REVUE SUISSE
DE
ZOOLOGIE
REVIE SUISSE DE ZOOLOGIE
-A.3Srisrj^ILjES
DE LA
SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE SUISSE
ET DD
MISÉE DHISTOIRE ^ATIRELLE DE GENÈVE
PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DE
Maurice BEDOT
DIRECTEUR DU MUSEE d' HISTOIRE NATURELLE
PROFESSEUR EXTRAORDINAIRE A l'uMVERSITÉ
AVEC LA COLLABORATION DE
MM. les Professeurs E. Béraneck (Neuchàtel), H. Blanc (Lausanne),
A. Lang (Zurich), Th. Studer (Berne), E. Yung (Genève)
et F. ZscHûKKE (Bâle)
ET DE
MM. V. Fatio, p. de Loriol, A. Pictet et H. de Saussure
Membres de la Commission du Musée d'Histoire naturelle de Genève.
TOME 6
Avec 14 planches.
GENÈVE
IMPRIMERIE W. KUNDIG & FILS, RUK DU VIEUX-COLLÈGE. 4.
1899
TABLE DES MATIÈRES
xV» 1. Sorti de presse le i*"" février 1899.
Pages.
M. Juge. Recherches sur les nerfs cérébraux et la musculature cépha-
hque de Silurus glanis, avec les planches 1, 2 et 3 1
R. KoKHLER. Sur les Echinocardiutn de la Méditerranée et principa-
lement sur les Ech. flavescens et Méditer raneum, avec la
planche 4 173
\V. VoLZ. Statistischer Beitrag zur Kenntnis des Vorkommens von
Nematoden in Vôgeln 189
iV" 2. Sorti de presse le'24 mai 1899.
H. Rothenbi'hler. Ein Beitrag zur Kenntnis der Myriapoden-F'auna der
Schweiz, mit Tafel 5, 6 u. 7 199
J. Cahl. Ueber Schweizerische Gollembola, mit ïafel 8 u. 9 273
A. Ghaeter. Les Harpacticides du val Piora, avec la planche 10 ... . 363
K. Bretscher. Beitrag zur Kenntnis des Oligochaeten-Fauna der
Schweiz, mit Textllguren 369
E. André. Anomalie de l'appareil génital mâle chez la Sanirsue 427
N^ 3. Sorti de presse le 12 juillet 1899.
G. SuRBECK. Die Molluskenfauna des Viervvaldstattersees, mit Tafel
H u. 12 429
J. Roux. Observations sur quchpies infusoires ciliés des environs de
(ienève avec la description de nouvelles espèces, avec les
planches 13 et 14 557
2 S 74
TABLE DES AUTEURS
ORDRE ALPHABÉTIQUE
Pages.
André, E. Anomalie de l'appareil génital mâle chez la Sangsue 427
Bretscher, K. Oligochaeten-Fauna der Schvveiz 369
Carl, J. Ueber Schweizerische Collembola 273
Graeter, a. Les Harpacticides du val Piora 363
Juge, M. Silurus glanis 1
Koehler, R. Echinocardium i63
Rothenbuhler, h. Myriapoden-P'auna der Sehweiz 199
Roux, J. Infusoires ciliés des environs de Genève 557
Surbeck, g. Die Molluskenfauna des Viervvaldstattersees 429
VoLZ, W. Vorkommen von Nematoden in Vogel 189
■^=^
SUR LES
NERFS CÉRÉBRAUX ET LA MUSCULATURE CÉPHALIQUE
DE
SILURUS GLANIS
PAR
Marc JUGE
Avec les planches 1 à 5
Introduction
Ce travail a été fait dans le Laboratoire de Zoologie et
d'Anatomie comparée de l'Université de Genève. Qu'il me soit
permis d'adresser à M. le professeur YuNG l'expression de ma
reconnaissance pour la bienveillance qu'il a manifestée à mon
égard et tout particulièrement pour la libéralité avec laquelle
il m'a procuré nombre d'ouvrages importants. J'ai aussi à re-
mercier vivement M. le professeur Bedot, directeur du Musée
d'histoire naturelle, auquel je dois une partie du matériel em-
ployé et la connaissance de plusieurs mémoires.
Au début, ces recherches devaient porter sur les nerfs céré-
braux d'un grand nombre de Téléostéens, mais, après avoir
poussé assez loin l'étude de quelques-uns, entre autres Esox,
Coregonus, Perça, Lota, etc., la connaissance plus approfondie
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 1
2 MARC JUGE.
de la littérature et l'apparition de nouveaux ouvrages, me don-
nèrent la conviction qu'il serait plus utile d'examiner d'abord
un seul type, mais plus en détail et en y joignant l'étude de la
musculature, laissée généralement de côté par les nombreux
auteurs qui ont écrit sur les nerfs des Poissons. Cette restriction
du sujet éloignait naturellement la possibilité de toute conclu-
sion générale, mais, dans notre pensée, elle devait faire de ce
travail un document plus profitable pour des recherches ulté-
rieures.
Sur les six exemplaires de Silure employés, l'un a été pré-
paré frais, deux avaient été conservés dans la formaldéhyde,
les trois autres ont été traités par l'acide nitrique. Cette der-
nière méthode a donné de bons résultats et a permis de pour-
suivre des ramifications très fines. Appliquée à des têtes entières,
elle cause souvent des gonflements considérables qui amènent
des déformations et des dislocations très fâcheuses. On atténue
ou l'on supprime même cet inconvénient en laissant séjourner les
pièces douze à vingt-quatre heures, suivant leur grosseur, dans
une solution de formol à 0,5 "/» '■> ^^ l^ve ensuite à l'eau courante
pendant un temps égal, puis on fait agir l'acide d'abord très
dilué (4 7o) 6t on augmente de jour en jour de 2 7„ jusqu'à la
dose de 12 à 16 7„- J'ai obtenu ainsi des têtes de Brochets, de
Truites et de Lottes sans aucune déformation.
MUSCULATURE DE LA TÈTE
Il existe peu de travaux concernant la musculature de la tête
des Poissons osseux ou, tout au moins, de travaux qui traitent
de l'ensemble de cette musculature. En outre, les auteurs qui
ont étudié le système nerveux ont très rarement donné des indi-
cations sur la musculature, ou ces indications sont tout à fait
isolées et peu comparables. L'exposé des muscles de la tête du
Silure a donc sa place ici, des renseignements sur ceux-ci étant
RECHERCHES Sl'R LE SILURUS GLANIS. 3
d'ailleurs indispensables pour parler avec quelque exactitude
du trajet et surtout de la distribution des nerfs crâniens. Les
choses déjà connues ne seront brièvement rappelées que pour
rendre plus facile la lecture de ce travail et permettre la com-
paraison avec les indications de la littérature; pour les détails
on devra recourir aux mémoires et aux traités généraux cités
dans l'index bibliographique.
A ma connaissance, l'ouvrage le plus important sur la mus-
culature céphalique des Poissons est celui de B. Vettee
{Untersuchungen zur vergleichenden Anatomie der Kiemen-und
Kiefermushulatur der FiscJie. Jenaische Zeitschr. 1874etl878),
dont les recherches ont porté sur Esox luc'ms, Perça fluviatiUs,
Cyprinus carpio et Barbus vulgarïs. Je suivrai autant que pos-
sible l'ordre et la nomenclature adoptés par cet auteur.
On peut distinguer les six catégories suivantes :
I. Muscles oculaires.
II. Muscles de la mâchoire et du barbillon maxillaire.
III. Muscles des extrémités dorsales des arcs viscéraux.
IV. Muscles des extrémités ventrales des arcs viscéraux.
V. Musculature longitudinale ventrale.
VI Musculature céphalo-scapulaire.
I. Muscles oculaires
L'œil du Silure est excessivement petit relativement au
volume de la tête, aussi les muscles qui le meuvent sont-ils très
faibles. Il y en a quatre droits et deux obliques.
Les quatre muscles, droit supérieur (fig. 6, Ds), droit infé-
rieur, droit interne (Di) et droit externe (De) sont minces et
très allongés. Leur origine se trouve sur la face externe de
l'alisphénoïde (Al) ' autour du trou de l'optique, qui est situé
' Sauf indication spéciale, les désiànations d'os se rapportent aux lii^ures 1 et 2
(Pl.l). ■ \
4 MARC JUGE.
à la partie antérieure de cet os. Ils commencent par quatre ban-
delettes tendineuses translucides, formant une gaine autour du
nerf optique, déjà muni d'une enveloppe résistante propre
depuis sa sortie du crâne. Ils ne deviennent plus épais qu'un
peu avant la moitié de la distance entre leur origine et l'œil,
c'est-à-dire que c'est à partir de là que commence la partie
contractile, laquelle reste peu considérable et dépasse de peu le
volume du nerf optique. Ce n'est qu'à leur insertion sur le
pourtour du globe oculaire que leurs extrémités antérieures
sont un peu élargies.
Les deux muscles obliques supérieur et inférieur (lig. 5, 6,
Os, Oi ) sont beaucoup moins longs que les droits ; ils naissent
au-dessous de l'élévateur palatin sur la face inférieure du pré-
frontal (Prf ), près de son bord latéral ou, plus exactement, sur la
face postérieure de la saillie antéro-latérale de cet os, sur
laquelle vient se fixer la pièce antérieure des sous- orbitaux (So).
Ils ont la forme de petits cônes allongés, réunis par leur sommet,
soit par leur origine qui ne montre pas de portion tendineuse ;
ils sont dirigés obliquement en arrière, latéralement et en bas
et ne s'écartent l'un de l'autre que pour s'attacher sur l'œil,
l'un au-dessus, l'autre au-dessous de l'insertion du droit interne.
L'innervation des muscles oculaires a lieu par un oculo-
moteur commun, un frocMéaire qui semble être un rameau de
l'oculo-moteur commun, mais ne lui est accolé que temporai-
rement et par un abducteur (voir p. 47 à 50).
IL Muscles de la mâchoire et du barbillon maxillaire
A. Adducteur mandibtdaire (PI. 3, fig. 5, 6, Am).
C'est une masse musculaire très puissante, étendue entre
l'angle de la mâchoire et le bord antérieur de l'opercule, limitée
en haut par le bord latéral du post-frontal (Psf) et du frontal
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 5
principal (Fp), par la pièce postérieure de l'anneau orbitaire, en
bas par le préopercule (Pop) et le carré (Qd). Il est divisé en
deux portions superposées.
La. 2)ortion superficielle (fig. 5, côté gauche, Am^) a son
origine sur la face externe du liyomandibulaire (Hm) dans la
région postérieure et inférieure, sur le préopercule, sur la partie
inférieure du carré, sur la partie latérale de la face inférieure
du post-frontal (Psf) et du squameux (Sq). En arrière, la por-
tion superficielle ne forme bien qu'un seul ventre, mais^ en
avant, elle montre une division en une partie médiate et une
partie latérale qui se terminent chacune par une masse ten-
dineuse distincte. C'est entre ces deux tendons que passe la
branche mandibulaire interne du nerf maxillaire inférieur. La
partie latérale {a) du muscle s'insère, par son tendon qui est
très court (a/i, sur le bord supérieur de l'articulaire (Art), à
une petite distance de l'articulation de cet os avec le carré, et
plutôt sur sa face médiale. En outre, le fascia (fAmJ qui la
recouvre du côté externe, s'étale en bas et en avant sur la face
externe de l'articulaire et se prolonge en haut sous forme d'une
bande étroite qui se fixe à la base du maxillaire (Mx), réduit
à un petit os servant de pièce basale au barbillon. Le tendon
de la partie médiale (fig. 5, côté droit, 6,), descend obliquement
en avant, contre la face interne de l'articulaire dont il est sé-
paré par la branche mandibulaire interne du trijumeau, et se
fusionne avec le prolongement de la portion profonde qui s'in-
sère sur le cartilage de Meckel (PI. 3, fig. 9, C. Mk) et sur
le dental (Dt). La portion superficielle ne devient pas tendineuse
jusqu'à sa face externe ; ses deux tendons apparaissent dans
l'intérieur du muscle, ils ne sont visibles que de la face interne
ou sur une section.
La portion profonde de Tadducteur mandibulaire (PI. 3,
fig. 5, 6, Am.,) prend naissance à la face externe du hyoman-
dibulaire, sur la partie antérieure de cet os, laquelle est se-
H MARC JUGE.
parée de la partie postérieure, plus considérable, par une crête
osseuse (CHm,Pl. l,fig.2) dirigée en avant et produite très pro-
bablement par ossification de l'origine du fascia de la portion
profonde. Une plus faible partie de ses fibres prend naissance
sur la région supérieure et postérieure du carré. La face interne
du muscle repose sur le métaptérygoïde (Mpt) et sur le carré ; la
face externe est séparée de la portion superficielle (Am^) par les
muscles élévateur palatin et dilatateur operculaire. Le bord infé-
rieur (latéral) est longé par la branche mandibulaire externe du
facial (fig. 5,6, mde); le bord supérieur par le nerf maxillaire
inférieur qui le sépare en avant de l'origine du muscle rétrac-
teur du barbillon. Les fibres musculaires sont dirigées, comme
celles de la portion superficielle, de haut en bas, d'arrière en
avant et de dedans en dehors, et convergent vers l'angle de la
bouche. En arrière de ce point, le muscle montre déjà une bande
moyenne devenue tendineuse (AmJ). La partie du muscle située
latéralement par rapport à cette bande moyenne, s'insère entiè-
rement sur l'articulaire, de la façon suivante : les fibres muscu-
laires du bord latéral se fixent sans former de tendon distinct
sur le bord supérieur de l'articulaire, entre son articulation avec
le carré et l'insertion de la partie latérale de la portion superfi-
cielle (Am^), tandis que le reste se prolonge en un tendon (c^)
qui longe la face interne de l'articulaire et s'insère en avant
sur celle-ci. La partie médiale du muscle, laquelle possède
presque entièrement la bande moyenne tendineuse, s'unit au
tendon formé par la partie médiale de la portion superficielle.
Il en résulte la formation d'une sorte de lame tendineuse {bf -j- c/^,
fig. 6, 9) dirigée obliquement en avant et en bas et appliquée
contre la face interne de l'articulaire. La partie inférieure (pos-
térieure) de cette lame se détache bientôt jiour constituer un
tendon qui s'attache à l'extrémité postérieure du cartilage de
Meckel (fig. 9, CMk); le reste, la plus forte partie, va plus
en avant et redevient presque complètement musculeux en arri-
RECH PERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 7
vaut dans la rigole du dental (Dt) qui loge le cartilage de
xMeckel. Ce prolongement musculaire (fig. 9, Amp) s'étend
sur le bord supérieur de ce dernier, à peu près jusqu'au milieu
de sa longueur et s'insère ainsi sur lui jusqu'à la face interne
du dental.
Le muscle adducteur mandibulaire est innervé par un fort
rameau qui part du commencement du tronc maxillaire commun,
traverse d'abord la [lortion profonde en lui donnant quelques
filets, en sort devant le bord antérieur de l'élévateur palatin
et se divise. Plusieurs de ses ramifications se replient en arrière,
au-dessus de ce dernier muscle, les autres continuent à aller
en avant et en bas, toutes pénètrent dans la portion superfi-
cielle de l'adducteur mandibulaire. Il serait très possible que, lors
de son passage sur la face interne du dental, la branche man-
dibulaire interne du trijumeau émît des filets destinés au pro-
longement de l'adducteur mandibulaire inséré en grande partie
sur le cartilage de Meckel, mais, malgré une recherche minu-
tieuse, je n'ai pu m'assurer de leur existence. C'est pourtant
dans cette région que le rameau alvéolaire (ra,) prend nais-
sance, mais ce dernier court à la surface du muscle et n'a pas
d'autres relations avec lui. Il semble, néanmoins, très probable
que la branche ou son rameau livre des filets au prolongement
musculaire.
L'action de ce muscle est d'attirer la mandibule contre la
mâchoire supérieure.
Vetter (^48) a trouvé, chez les quatre Téléostéens qu'il a étu-
diés, des états assez différents pour le muscle appelé souvent
masseter. Il l'a toujours vu différencié en deux, trois et même
quatre portions, et a regardé la portion la plus profonde, insérée
sur le cartilage de Meckel, comme étant la plus ancienne et
la seule correspondant exactement à l'adducteur des Sélaciens.
Le Brochet offrait, parmi les états décrits par Vetter, un état
moins différencié. Il semble que le Silure se rapproche, sous
8 MARC JUGE.
ce rapport, du Brochet et qu'il lui soit même inférieur en ce que
la portion superticielle a la plus forte partie de sa masse tendi-
neuse encore fusionnée avec celle de la portion profonde qui
se fixe sur le cartilage de Meckel. La division très nette des
deux ventres est probablement due à l'intercalation de l'élé-
vateur de l'arc palatin.
B. Muscles du harhillon maxillaire.
Le barbillon est formé d'un axe cartilagineux recouvert par
la peau et fixé sur le petit os qui représente un os maxillaire
rudimentaire. Ses mouvements sont variés; au repos, i! est
ordinairement dirigé en arrière, parallèlement et à une petite
distance du bord latéral de la tète. L'animal peut l'amener en
avant par un mouvement horizontal très rapide et le laisse
quelquefois assez longtemps dans cette position. Enfin, il peut
s'en servir également pour explorer aussi bien au-dessus de sa
tête que latéralement, en arrière ou en avant; il l'agite alors
comme un fouet.
Les deux paires de barbillons de la face ventrale, désignés
par H.-B. Pollard (95) comme tentacules mentonniers et sub-
mandibulaires, sont toujours courts et ne possèdent pas de mus-
cles spéciaux. La petite pièce cartilagineuse qui leur sert de
base est attachée au fascia du muscle génio-hyoïdien, et ce sont
les fibres environnantes de ce muscle qui agissent pour déter-
miner le petit tremblement caractéristique de ces appendices
tactiles qui se produit lorsque le poisson circule. Les nerfs
sensibles de ces barbillons dépendent du nerf mandibulaire
interne du trijumeau, de même que les quelques filets moteurs
qui pénètrent autour de leur base dans le muscle génio-hyoï-
dien.
Les mouvements variés du tentacule maxillaire (appelé par
H.-B. Pollard tentacule maxillo-coronoïdal) sont produits par
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 9
un groupe de trois muscles dirigés presque longitudinalement.
Ceux-ci sont aidés par des ligaments dont le plus important
(fig. 5, LmxX cité par Jobert (36), va du bord antérieur de
la partie proximale du barbillon, à l'extrémité latérale de l'etli-
moïde et à la partie voisine du prémaxillaire. Un autre liga-
ment, beaucoup moins fort, part de l'os maxillaire et va médiale-
meut et en arrière s'attacher au palatin; enfin, il y a encore la
faible bande aponévrotique fixée latéralement au maxillaire et
venant de l'adducteur mandibulaire. On trouvera, dans l'ou-
vrage de Jobert (p. 68-75), des renseignements sur l'articula-
tion du barbillon avec sa pièce basale, sur sa musculature et le
mécanisme de ses mouvements. Les indications qui viennent
d'être données ne font que compléter ces renseignements. Je
me bornerai maintenant à indiquer la situation et l'innervation
des muscles tentaculaires que j'ai trouvés au nombre de trois ',
deux extenseurs et un rétracteur.
Extenseurs supérieur et inférieur (PI. 3, fig. 5, 6, Esh,Eih).
Ces deux muscles tendent à amener le barbillon d'arrière en
avant ; ils s'étendent de la paroi latérale du crâne jusqu'à la
pièce basale du barbillon, presque horizontalement, et médio-
latéralement d'arrière en avant.
L'extenseur supérieur est le moins long et le moins épais;
c'est un muscle en forme de cône mince, dont la base est fixée
sur la partie postérieure de l'orbito-sphénoïde (Ors), un peu en
avant et au-dessus du trou de l'optique situé près de la limite
entre l'orbito-sphénoïde et l'alisphénoïde (Al). Son origine (Estjg)
est recouverte par la partie antérieure du dilatateur operculaire
(Do^) ; il n'est séparé de ce muscle que par une petite masse
adipeuse renfermant les deux rameaux (^ri, rs) de la branche
ophtalmique superficielle. En avant, il passe sous l'angle
' JijBERT parle de ijuatre inuscles leiitaciilaires, mais pour Silnrus glanis
(pi. III, fiLT. o"}). il n'en figure que trois : uu rétractenr, un pretracteur et un
adducteur.
10 MARC JUGE.
antéro-latéral du préfrontal (Prf) et s'insère par un tendon
étroit sur une petite apophyse du maxillaire, dirigée en haut
et latéralement.
L'extenseur inférieur est plus long et plus large que le pré-
cédent. Il a la forme d'une lame triangulaire dont la longue base
est attachée à la paroi crânienne; le long côté postérieur (latéral)
est longé par les branches maxillaire supérieure et ophtalmi-
que profonde (mxs, opr), tandis que le côté antérieur est très
court et presque perpendiculaire à l'axe longitudinal du corps.
Son épaisseur est peu considérable ; elle est plus forte vers la
base et le côté postérieur du triangle. Son origine (Mbo) com-
mence au niveau et immédiatement devant l'orifice de l'optique
et se prolonge en descendant faiblement sur la partie inférieure
de l'orbito-sphénoïde, puis en avant sur la partie latérale du
palatin (fig. 6, Pal), toujours à une petite distance du bord
latéral du parasphénoïde. L'origine de ce muscle est limitée
médialement par celle de l'adducteur palatin, et c'est latéralement
par rapport à cette limite que passe le nerf sphéno-palatin (sp)
avant d'arriver dans le vomer. Les fibres ont la même direction
à peu près que celles de l'extenseur supérieur^ leur trajet est
seulement plus horizontal ; elles se prolongent en avant en une
bande tendineuse qui s'insère sur la partie supérieure et infé-
rieure du maxillaire et dont le bord latéral vient se confondre
avec le tendon du muscle supérieur, près de son insertion.
Bétracteur du barbillon. Il est situé plus en dehors et dans
un plan un peu inférieur aux précédents ; il est moins long, mais
plus épais que ceux-ci. Il est dirigé d'arrière en avant, presque
horizontalement et tend à s'élever faiblement du côté du bar-
billon. Sa forme est celle d'un triangle dont la base serait fixée
sur la face externe du métaptérygoïde (Mpt), soit sur la moitié
antérieure de cet os. Son bord médial vient toucher le bord
latéral de l'extenseur inférieur, et c'est le long de leur ligne de
contact supérieure que passent les branches maxillaire supé-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 11
rieure et ophtalmique profonde. En arrière, il est croisé dorsa-
lement par l'optique et le nerf maxillaire inférieur, à une petite
distance de son origine, qui est recouverte par le bord médial
de la portion profonde de l'adducteur mandibulaire. En avant,
il devient étroit, mais conserve une forte épaisseur, de sorte
qu'il se termine par une lame verticale passant sous le sous-
oi-bitaire antérieur, près de son articulation avec le préfrontal
el s'insère, par un court tendon, sur le bord postérieur du bar-
billon, non loin de sa base.
Les deux extenseurs sont innervés par un rameau du tronc
hyoïdeo-mandibuiaire qui actionne aussi l'adducteur palatin
(v. p. 82). Le muscle rétracteur reçoit un nerf venant du tronc
maxillaire commun par la voie du rameau destiné à l'adducteur
mandibulaire (v. p. 69).
Stannius (16, p. 74) admet que les muscles extenseur et
rétracteur sont innervés par deux rameaux distincts venant du
tronc maxillaire commun; il doit y avoir une inexactitude dans
ces observations, comme il y en a une dans son indication d'un
seul extenseur.
Bien que l'innervation, telle qu'elle a été mentionnée ici et
telle qu'elle sera décrite plus loin (p. 69 et 82), ait été cons-
tatée d'une manière absolument certaine, il ne peut être émis
d'opinion définitive sur la provenance de la musculature du
barbillon maxillaire. En effet, d'après les branches qui livrent
les nerfs de ces muscles, les deux extenseurs semblent appar-
tenir au domaine du « facial » et auraient alors la même ori-
gine que l'adducteur de Tare palatin, c'est-à-dire qu'ils pro-
viendraient de la musculature de l'arc hyoïdien, tandis que le
rétracteur semble appartenir à l'arc précédent comme l'ad-
ducteur mandibulaire. Mais, il se peut aussi que le rameau
du muscle rétracteur soit formé d'éléments du facial joints au
tronc maxillaire et dont une partie passerait dans le rameau
de l'adducteur mandibulaire; dans ce cas, toute la muscula-
12 MARC JUGE.
ture du bai'billon serait parente de l'adducteur palatin. Une
alternative opposée est encore possible, quoique beaucoup moins
probable : le nerf des muscles extenseurs, qui semble sortir du
facial, dépendrait en réalité du trijumeau, et alors les trois
muscles seraient de même origine que l'adducteur mandibulaire.
Cependant, des caractères tirés de la situation des muscles ren-
dent ces deux dernières alternatives très peu probables. En
eiïet, les deux extenseurs ont leur origine en connexion avec
celle de l'adducteur palatin; la divergence de direction est peu
considérable et n'a, du reste, pas grande importance. Pour le
rétracteur, sa position et son origine montrent avec une plus
grande évidence sa parenté avec l'adducteur mandibulaire.
Enfin, l'hypothèse de la parenté des deux extenseurs avec la
musculature de l'arc hyoïdien et du rétracteur avec la muscu-
lature de l'arc maxillaire est encore appuyée par le fait que le
nerf destiné aux deux premiers est une ramification du rameau
de l'adducteur palatin, et que le nerf destiné au dernier est
une ramification du rameau adducteur mandibulaire.
III. Muscles des extrémités dorsales des
ARCS viscéraux
A. Muscles des arcs maxillaire et hyoïdien.
1. Élévateur de l'arc palatin.
2. Adducteur de l'arc palatin.
3. Adducteur hyomandibulaire.
4. Muscles de l'opercule : dilatateur, élévateur, adducteur.
B. Muscles des arcs branchiaux.
5. Élévateurs.
6. Obliques dorsaux.
7. Tranverse dorsal.
8. Rétracteur des deux premiers arcs branchiaux.
9. Dilatateur branchial ou rétracteur postérieur.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 13
A 3Iusdes des arcs maxillaire et hyoïdien-.
1. Élévateur de l'arc palatin (PI. 3, fig. 5, E})).
Ce muscle est très étalé ; il rappelle assez la forme d'un tra-
pèze dont la grande base représenterait l'origine du muscle.
Cette origine s'étend sur le préfrontal, le frontal principal et le
post-frontal. En arrière, sur ces deux derniers os, elle est res-
serrée entre l'origine de l'adducteur mandibulaire (portion su-
perficielle) et le bord latéral du dilatateur operculaire (fig. 6,
Dop) et prend la forme d'une lame, en grande partie tendineuse.
En avant elle est élargie, charnue; c'est la partie prenant nais-
sance sur la face inférieure du préfrontal et qui n'est pas recou-
verte par l'adducteur mandibulaire (fig. 5, côté gauche). Ses
fibres ont une direction perpendiculaire à celles de ce dernier
muscle dont il sépare les deux portions. Il constitue une lame
qui est charnue seulement dans sa région moyenne et ten-
dineuse dans la partie antérieure, postérieure et sur toute la
surface interne. Ce muscle s'insère sur le hyomandibulaire, sui-
vant une ligne oblique d'avant en arrière et de bas en haut^
allant de l'extrémité inférieure de l'arête servant à l'insertion
de la portion superficielle de l'adducteur mandibulaire, jusqu'à
l'angle antérieur et supérieur de l'opercule, en passant sur le
tronc hyoïdeo-mandibulaire au moment où il vient de sortir de
l'os hyomandibulaire et se bifurque en branches mandibulaire et
hyoïdienne.
Ce muscle soulève le hyomandibulaire en le tirant en avant,
ce qui revient à écarter la partie inférieure de l'arcade pté-
r3'go-palatine de la ligne médiane.
L'innervation a lieu au moyen d'un rameau venant du tronc
maxillaire commun et qui pourvoit aussi le dilatateur opercu-
laire (voir p. 69).
14 MARC JUGE.
Ce muscle ne semble pas pi'ésenter d'autre particularité que
d'être inséré exclusivement sur le hyomandibulaire, bien que
son origine paraisse être beaucoup plus étendue que chez les
Téléostéens examinés par Vetter.
2. Adducteur de Varc i)alatin.
L'origine de ce muscle s'étend sur le bord latéral du long
parasphénoïde (Ps), de la limite entre l'os pétreux et l'alis-
phénoïde (Al) jusqu'à son extrémité antérieure. Elle atteint
donc une grande longueur, mais, par contre, son épaisseur est
très faible ; elle est longée supérieurement par le nerf spliéno-
palatin. Les fibres ont une direction transversale, un peu
inclinée d'avant en arrière et de haut en bas. Le muscle devient
plus épais dans sa région latérale, par laquelle il s'insère sur
la face interne du métaptérygoïde en avant, et du hyomandibu-
laire en arrière, sans former de tendon. En avant, il est limité
par la partie latérale du vomer, en arrière par les élévateurs
branchiaux dont il est séparé par le tronc hyoïdeo-mandibulaire
qui sort du crâne et va traverser plus bas le hyomandibulaire ;
intérieurement il est recouvert par la muqueuse du plafond de
la cavité buccale. Sa partie médiate antérieure se trouve sous
l'extenseur inférieur du barbillon et sa partie médiale posté-
rieure sous la branche maxillaire inférieure. La contraction de
ce muscle produit donc le rapprochement de l'arc ptérygo-palatin
vers la ligne médiane.
Il est innervé par un rameau venant du tronc hyoïdeo-man-
dibulaire, destiné également aux deux extenseurs du barbillon
maxillaire (voir p. 82).
On voit que, d'après la situation respective des deux exten-
seurs du barbillon et de l'adducteur palatin, il n'y a pas de diffi-
culté à admettre la communauté d'origine de ces muscles, telle
qu'elle a été exi)osée précédemment (p. 11).
RECHERCHKS SUR LE SILURUS GLANI8. 15
3. Adducteur liyomandïbulaïre (PI. 3, fig. 5, Ahn).
L'adducteur hyomandibulaire du Silure est un muscle très peu
considérable qui présente plusieurs particularités intéressantes
par rapport à celui des autres Téléostéens. En eifet^ d'après
Vetter, son origine se trouverait généralement sur l'os pé-
treux (chez les Cyprins, sur le pétreux et une partie du para-
sphénoïde). Chez le Silure, elle se trouve complètement sur la face
inférieure du squameux (Sq), médialement par rapport à celle
de l'élévateur operculaire qui occupe le bord latéral de cet os ;
elle est repoussée en arrière probablement par les élévateurs
branchiaux qui prennent ici une extension particulière. Aussi, le
muscle n'est-il pas du tout situé sous le hyomandibulaire, mais
immédiatement en arrièie de cet os. Il est de forme triangulaire
(plus exactement trapézoïde). Son sommet est fixé sur le processus
operculaire du hyomandibulaire et son bord antérieur sur le
bord postérieur du même os ; il est limité en arrière par l'adduc-
teur operculaire et sa face médiale est recouverte par la mu-
queuse de la cavité branchiale. Il pourrait facilement être pris
pour un muscle de l'opercule, mais son insertion sur la face in-
terne du hyomandibulaire ne laisse aucun doute sur sa fonction.
Ce muscle est innervé par un rameau du tronc hyoïdeo-man-
dibulaire allant aussi dans l'élévateur et l'adducteur de l'oper-
cule.
4. Muscles de Vopercide.
Dilatateur operculaire (PI. 3, fig. 5,6, Do). Il est complè-
tement distinct de l'élévateur palatin, bien que sa région pos-
térieure et latérale située immédiatement derrière ce muscle
paraisse au premier abord en faire partie. Cette région posté-
rieure est la seule visible sur la figure 5 (DOj,); mais si on
enlève cette sorte de grand avant-toit formé par le frontal en
16 MARC JUGE.
dehors de la paroi latérale de la cavité crânienne, on découvre
une région antérieure beaucoup plus étendue que l'autre et
dont l'origine se trouve sur la face inférieure du frontal prin-
cipal, entre sa suture avec l'orbito-sphénoïde et l'origine de
l'élévateur palatin (fig. 6,I)0a)- En arrière, l'origine se continue
sur la saillie d'articulation du post-frontal avec le hyomandibu-
laire^ puis sur la face inférieure du petit avant-toit formé par
le squameux au-dessus de son articulation avec le hyomandibu-
laire. La région postérieure est une lame peu épaisse, la région
antérieure est un peu plus forte. Cette dernière a ses fibres
fortement dirigées en anière, et son bord antérieur devient
bientôt tendineux. En arrière, elle est en parfaite continuité
avec la région postérieure. Toutes les fibres du muscle conver-
gent vers la tète d'articulation de l'opercule, où l'insertion a lieu
par un tendon en forme de ruban .
Le dilatateur tend à tirer l'opercule eu avant et en haut, ce
(|ui revient à faire tourner ce dernier et le subopercule comme
un battant de porte autour du préopercule et, par conséquent,
à ouvrir la fente operculaire.
Il reçoit une ou deux ramifications d'un rameau sortant du
tronc maxillaire commun et se rendant à l'élévateur palatin
(voir p. 69).
Élévateur operculaire (PI. 3, fig. 5, Eo). Les fibres de ce
muscle ont une direction presque verticale . L'origine se trouve
en haut sur la face inférieure, au bord latéral du squameux, sur
la partie comprise entre le hyomandibulaire et le supra-clavicu-
laire (Se). Par sa face interne, il repose sur les adducteurs hyo-
mandibulaire et operculaire; sa face externe est recouverte par
la peau, et il s'insère en bas sur le bord supérieur de l'oper-
cule (Op).
Il agit simultanément avec le suivant pour produire l'occlu-
sion de la fente operculaire.
Adducteur operculaire (PI. 3, fig. 5, Ao). Il prend aussi
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 17
naissance sur la face inférieure du squameux, médialement par
rapport à l'élévateur. En avant, il est limité par l'adducteur
hyomandibulaire qui recouvre même un peu sa partie anté-
rieure ; sa face médiale est recouverte par la muqueuse de la
cavité branchiale. Il s'insère sur la face interne de l'opercule,
dans la région supérieure et postérieure de cet os.
L'innervation se fait par un filet d'un rameau du tronc hyoïdeo-
mandibulaire qui actionne aussi l'adducteur hyomandibulaire et
l'élévateur operculaire. Le plus souvent, les Téléostéens possé-
deraient, semble-t-il, d'après Vetter (48) et Goronowitsch
(100), un rameau commun pour les deux muscles operculaires,et
un autre pour l'adducteur hyomandibulaire. Chez le Silure, un
état plus simple s'est conservé par le fait que le dernier muscle
est assez loin en arrière du tronc hyoideo-mandibulaire, et qu'il
reste en contact avec les deux muscles operculaires.
B. Muscles des arcs branchiaux.
La musculature des arcs branchiaux présente des différences
assez considérables avec celle des autres Poissons osseux et
c'est surtout à cause de cela qu'il m'a paru nécessaire de faire
précéder ce travail sur les nerfs crâniens d'indications précises
sur les muscles de la tête.
Chacun des quatre arcs branchiaux, depuis le coude jusqu'à
l'extrémité dorsale, est formé de deux pièces, l'épibranchial et
le pharyngo-branchial (PL 3, fig. 7 et 8, Ebr I-IV, Pbr I-IV).
Dans les deux premiers arcs, les deux pièces sont à peu près de
même longueur et ne présentent rien de particulier, si ce n'est
que les deux pharyngo-branchiaux sont appliqués l'un contre
l'autre et se soudent médialement en une pièce commune (Pbr
I-f-II). Dans les deux arcs postérieurs^ les épibranchiaux s'inflé-
chissent plus fortement vers la ligne médiane que ceux des arcs
précédents, aussi existe-t-il entre répibranchiallll et le pha-
Rev. Suisse pe Zool., T. 6. 1898. 2
18 MARC JUGE.
ryngo-brancliial II un espace assez grand, qui va en augmentant
dans la direction latéro-médiale. Près de leur extrémité proxi-
male, ils possèdent chacun une apophyse, dont l'une, la posté-
rieure, est plus grande et entre en contact avec l'autre.
Les pharyngo-branchiaux III et IV sont deux pièces courtes,
entièrement ou en partie cartilagineuses. Ils présentent une dis-
position particulière : le dernier est dirigé obliquement d'arrière
en avant et de dehors en dedans, l'épibranchial IV s'appuie
contre son extrémité postérieure et l'épibranchial III contre
son bord latéral, près de son extrémité antérieure; enfin le pha-
ryngo-branchial III n'est plus en relation directe avec l'épibran-
chial III, il est devenu à peu près parallèle à l'axe du corps et
relie l'extrémité commune des pharyngo-branchiaux I et II avec
l'extrémité antérieure du pharyngo-branchial IV.
La plaque pharyngienne munie de dents (fig. 8. Pph, sup-
posée transparente) est simplement appliquée contre la face
inférieure des deux derniers arcs, dont elle recouvre l'extrémité
des épibranchiaux, la partie postérieure du pharyngo-branchial
III et le pharyngo-branchial IV.
5. Élévateurs branchiaux (PI. 3, fig. 7, Elhi.^).
Ils offrent, chez le Silure, un état assez différent de celui
décrit pour quelques autres Poissons par différents auteurs. Ils
sont au nombre de quatre, un pour chaque arc. Leurs origines
sont distinctes, mais rapprochées les unes des autres sur le
pétreux, au-dessous de l'articulation du hyomandibulaire.
Les deux premiers ont leur origine l'une à côté de l'autre, de
telle façon que le second est situé médialement par rapport au
premier. Ils sont formés chacun d'un seul faisceau aplati, dirigé
en bas, en arrière et un peu latéralement; leur extrémité infé-
rieure, plus large, s'insère, respectivement à l'extrémité médiale
des épibranchiaux I et II, sur une faible saillie du bord dorsal
postérieur.
RECHERCHES SUR LE 8ILURUS GLANI8. 19
Les élévateurs des deux derniers arcs sont plus forts et
montrent une disposition particulière. L'origine du troisième
(fig. 7, Elh^) est située derrière celle du quatrième {Elh,). Les
deux muscles sont dirigés en arrière, en bas et plutôt média-
lement et descendent dans l'espace entre le pharyngo-branchial II
et l'épibranchial III. Ils se croisent comme les deux branches
d'un X et de telle façon que l'élévateur du quatrième arc passe
latéralement par rapport à l'élévateur du troisième arc (fig. 8).
Ce dernier muscle, toujours dirigé en arrière, s'insère sur l'ex-
trémité médiale de l'épibranchial III, à son bord antérieur. Enfin
le quatrième muscle (fig. 8, Eïb,), le plus long, croise inférieu-
rement l'épibranchial III; il passe donc entre cet os et la plaque
pharyngienne dentée et vient s'attacher sur Textréraité médiale
de l'épibranchial IV, à son bord antérieur. L'insertion de ces
deux élévateurs postérieurs se trouve donc sur la face inférieure
des pièces, en grande partie cartilagineuses, servant d'appui à
la plaque pharyngienne dentée (Pph). De plus, une bonne partie
des fibres situées du côté ventral de ces deux muscles se fixe sur
la face supérieure de la plaque pharyngienne dentée, soit sur
une partie de sa moitié latérale. En résumé, l'extrémité infé-
rieure des deux muscles est engagée entre l'extrémité des épi-
branchiaux III et IV d'une part et la plaque pharyngienne d'autre
part; ils s'insèrent principalement en haut et en arrière sur les
deux premières pièces, puis en bas, et sans doute secondaire-
ment, sur la dernière pièce.
Ces muscles sont innervés par les rameaux branchiaux du
glosso-pharyngien et du vague. Le glosso-pharyngien, au mo-
ment où il passe derrière le muscle antérieur, lui envoie un filet.
Le premier tronc branchial livre un filet pour le second muscle
lorsqu'il est parvenu près du bord médial de son insertion. Il se
divise ensuite en un rameau passant devant le muscle (r. pos-
térieur du premier arc) et un autre, plus fort, passant derrière
(r. antérieur du deuxième arc). Ij'alternance entre les deux
20 MARC JUGE.
muscles postérieurs et les autres rameaux branchiaux du vague
n'existe plus ; le rameau antérieur du deuxième tronc, qui de-
vrait, dans la règle, passer devant le troisième élévateur, passe
en arrière des deux muscles. D'après ceci, on pourrait penser
que les deux élévateurs branchiaux postérieurs ne sont que des
parties du deuxième muscle, qui se sont séparées de celui-ci et
se sont insérées secondairement sur les troisième et quatrième
arcs. Mais le mode d'innervation ne permet pas d'admettre
cette opinion, les deux muscles étant actionnés par le deuxième
et le troisième tronc branchial. L'élévateur du troisième arc
reçoit très probablement un filet de la branche antérieure du
deuxième tronc lorsque celle-ci passe à une petite distance
de son bord postérieur; j'ai du moins observé la naissance
d'un filet qui prenait cette direction, mais je n'ai pas vu s'il
entrait réellement dans le muscle. Quant à l'innervation de l'élé-
vateur du quatrième arc, elle a été constatée plus exactement.
Elle a lieu par un filet qui sort de la branche antérieure du troi-
sième tronc branchial, descend entre l'extrémité médiale des
deux derniers épibranchiaux et pénètre dans l'extrémité infé-
rieure du muscle.
En résumé, on aurait donc chez le Silure quatre élévateurs
branchiaux qui appartiendraient, non-seulement par leur inser-
tion, mais aussi par leur provenance, à chacun des arcs, l'inner-
vation devant être regardée comme un caractère plus impor-
tant que le trajet des nerfs par rapport aux muscles. Cependant,
tout en admettant que les rapports de situation exposés plus haut
n'ont qu'une importance secondaire, il faut reconnaître qu'ils
sont inexplicables pour le moment.
Maintenant^ il faut ajouter que le Silure ne possède pas d'au-
tres élévateurs que les quatre qui viennent d'être décrits, tandis
que les autres Téléostéens ont ordinairement, autant que nous
le savons, des élévateurs externes, des élévateurs internes et
quelquefois des élévateurs postérieurs (Cuvier,Vetter,Vogt et
RECHERCIIE8 SUR LE SILURU8 GLANIS. 21
YuNG, etc.) Mais Vetter (48, p. 533) a montré que dans ces
cas, les externes seuls ont conservé leur situation primitive et
que les autres en sont dérivés secondairement. Le Silure pré-
senterait donc un état moins différencié, qu'il faut peut-être rap-
procher de l'état trouvé par C. Bruch (p. 11) chez le Saumon.
Ceci ne signifie cependant pas que les élévateurs branchiaux
du Silure soient restés dans leur situation primitive, ce qui n'est
vrai que pour les deux premiers. Les deux suivants ont éprouvé
des modifications notables qui pourraient les faire passer facile-
ment pour des muscles d'une autre provenance. Leur extension
sur la face inférieure de l'extrémité dorsale des arcs et le dépla-
cement de leurs origines montrent à la fois une adaptation des
deux muscles afin d'élever et de tirer plus facilement en avant
la pièce pharyngienne dentée, et une spécialisation du quatrième
muscle comme contracteur branchial. Le rôle des deux muscles
postérieurs n'est donc plus simplement d'élever les arcs, mais
aussi de les rapprocher les uns des autres et de plus, de faci-
liter l'acte de la déglutition ; en conséquence, ils sont plus forts
que les deux antérieurs.
6. Obliques dorsaux (PI. 3, fig. 7, 8, Od). ■
Il paraît exister, parmi les Téléostéens, des différences nom-
breuses dans la disposition de ces muscles. Vetter (p. 508-510)
en a trouvé entre les Cyprins, le Brochet et la Perche. Le Silure
semble offrir un état intermédiaire entre celui du Brochet et
celui de la Perche.
Les obliques dorsaux du Silure constituent une masse muscu-
laire assez épaisse, étendue sur la face supérieure de l'extrémité
dorsale des arcs. Ils comprennent deux couches dont l'antérieure
(Od„) recouvre presque complètement la postérieure (Od^).
La première prend naissance sur le bord postérieur du premier
22 MARC JUGE.
pharyngo-branchial, immédiatement avant la formation de la
pièce commune aux deux premiers pharyngo-branchiaux, sur le
bord postérieur de cette dernière pièce, puis sur le pharyngo-
branchial III ; ses fibres sont dirigées latéralement et en arrière
et s'insèrent sur l'apophyse de l'épibranchial III et sur la partie
voisine de l'apophyse de l'épibranchial IV. Près de son origine,
ce premier muscle semble être formé de trois faisceaux. En
arrière, il devient fusiforme et la séparation des faisceaux ne
peut pas être poursuivie, sauf pour celui (fig. 8, Odl) qui prend
naissance sur le pharyngo-branchial I, mais dont le sommet est
pourtant fusionné avec celui de l'oblique dorsal antérieur. La
deuxième couche a son origine sur une petite partie du pharyngo-
branchial III et sur le pharyngo-branchial IV. Elle s'insère en
arrière sur l'apophyse de l'épibranchial IV, mais une partie de
ses fibres se perd dans le constricteur du pharynx (Cph).
Ces deux muscles sont innervés par des rameaux des trois
troncs branchiaux du vague (v. p. 109). Leur action est de com-
primer la cage branchiale d'arrière en avant.
Les obliques dorsaux du Silure montrent donc une dispo-
sition qui rappelle parfaitement celle des obliques dorsaux
supérieurs du Brochet ; quant aux obliques dorsaux inférieurs
de ce dernier Poisson, ils manquent complètement, comme chez
la Perche. De plus, il existe chez le Silure un muscle (fig. 7, 8,
MpM) excessivement court reliant le coude du quatrième arc, ou
plus exactement l'extrémité supérieure du cérato-branchiallV, à
l'extrémité postérieure libre de l'os pharyngien inférieur (Phi). Ce
muscle reçoit un filet de la branche pharyngienne inférieure du
vague. Vetter a trouvé un muscle analogue, seulement chez le
Brochet (48 p. 509) et le rattache aux obliques dorsaux, sous
le nom d'oblique dorsal postérieur. Chez le Silure il est aussi
en rapport immédiat avec le constricteur pharyngien (Cph).
Comme il a été dit plus haut, le constricteur pharyngien est
également en continuité avec l'oblique dorsal postérieur et il
RECHERCHES SUR LE 8ILURU8 GLANIS. 23
faut encore ajouter ici qu'une partie du même muscle tend à se
spécialiser comme muscle de l'appareil branchial. Il s'agit d'un
contingent de fibres assez considérable occupant l'angle interne du
coude du quatrième arc, c'est-à-dire attaché en bas à l'extrémité
latérale du cérato-branchial IV et en haut sur l'extrémité laté-
rale de l'épibranchial IV. C'est donc un prolongement du
constricteur pharyngien en avant de la charnière du quatrième
arc, servant à rapprocher la moitié ventrale de l'arc, de la
moitié dorsale et à tirer en même temps l'os pharyngien infé-
rieur, garni de petites dents, contre l'os pharyngien supérieur.
Il est désigné dans les figures 7 et 8 comme constricteur du qua-
trième arc {Cons lY), de même que la partie du constricteur
pharyngien dont il est le prolongement.
7. Transverse dorsal (fig. 8, Td).
C'est une plaque musculaire peu épaisse, étendue à la face
inférieure du parasphénoïde et reliant ensemble les arcs des
deux côtés. Sa surface inférieure est recouverte par la muqueuse
de la cavité pharyngienne ; il naît donc sur la face interne (infé-
rieure) des extrémités dorsales des arcs. Il est fixé de chaque
côté sur la pièce osseuse provenant de l'union des pharyngo-
branchiaux I et II et sur la face inférieure du pharyngo -bran-
chial III. P]n arrière, il touche à la musculature pharyngienne,
mais s'en distingue nettement par les prolongements latéraux
qu'il forme pour se fixer sur les arcs, ainsi que par la direction
de ses fibres qui est franchement transversale, tandis que celle
des fibres du pharynx tend à être longitudinale eL n'est trans-
versale que près de la ligne médiane. L'innervation a lieu par
des rameaux des deuxième et troisième troncs branchiaux du
vague. ^Ils sortent de la branche antérieure des troncs, non
loin de sa naissance, vont en avant en passant à la face infé-
-4 MARC JUGE.
rieure des obliques dorsaux et pénètrent dans le transverse par
sa face supérieure.
Vetter a trouvé, comme muscle commun aux quatre espèces
examinées, un transverse reliant les quatrièmes arcs et quelque-
fois aussi les troisièmes arcs ; seule, la Perche avait en outre un
muscle antérieur distinct entre les épibranchiaux II. Le Silure
présenterait donc un état plus indifférent, puisque les trois arcs
antérieurs sont réunis avec ceux de l'autre côté par une seule
masse musculaire et que le quatrième arc ne possède pas encore
de trans verse, mais donne seulement insertion à des fibres du
constricteur pharyngien. Ces fibres, dirigées obliquement en
avant et médialement, sont situées immédiatement derrière le
transverse dorsal et sont innervées par des filets de la branche
pharyngienne inférieure.
8. Rétracteur des deux premiers arcs branchiaux ou rétracteur
antérieur (fig. 7, Bha).
Je désigne ainsi un muscle qui ne semble avoir de commun
avec les rétracteurs observés chez les autres Téléostéens, que la
fonction ; l'origine, l'insertion et l'innervation en sont complète-
ment différentes.
L'origine se trouve sur la face inférieure de l'exoccipital, près
de l'arête inféro-postérieure du crâne, médialement par rapport
à l'origine de l'adducteur operculaire, qui est située sur le
squameux. C'est un long muscle, ayant la forme d'un ruban, di-
rigé d'arrière en avant, de haut en bas et de dehors en dedans.
Sa face supérieure est tournée médialement et appliquée contre
la paroi du crâne, en arrière contre l'exoccipital, en avant
contre l'os pétreux où elle est croisée par le glosso-pharyngien,
qui va s'infléchir latéralement pour passer entre les élévateurs
brancliiaux. A sa face inférieure (en même temps latérale)
le muscle est croisé en arrière par les troncs branchiaux qui
RECHERCHES SUR LE SH.URUS GLANIS. 25
viennent de se diviser et le séparent de l'insertion des obliques
dorsaux ; plus en avant, il repose sur le faisceau antérieur du
premier oblique dorsal, passe médialement par rapport aux
élévateurs et s'insère enfin sur le bord supérieur et latéral
de la pièce formée par la réunion des extrémités des deux pre-
miers pharyngo- branchiaux (^Pbr I -f H) .
Il est innervé par le glosso-pliaryngien (voir p. 102).
Son action consiste à tirer en arrière les deux premiers arcs,
mouvement qui est, du reste, transmis aux arcs postérieurs par
l'intermédiaire des pharyngo-branchiaux disposés comme il a été
dit plus haut. Agissant seul, c'est un antagoniste des élévateurs
et surtout des deux élévateurs postérieurs; s'il agit en même
temps que ces derniers, les arcs sont alors comprimés les uns
contre les autres.
Enfin, j'ajouterai que, par son insertion et par la direction de
ses fibres, ce rétracteur de l'appareil branchial fait penser à un
oblique dorsal dont l'origine ne se trouverait plus sur les arcs
branchiaux, mais se serait déplacée vers le haut et en arrière,
et serait parvenue sur le crâne.
9. Dilatateur branchial ou rétracteur postérieur (fig. 7, Bbp).
Ce muscle ne paraît pas non plus pouvoir être homologué
aux rétracteurs branchiaux indiqués par les auteurs chez d'au-
tres Téléostéens; cependant, par son insertion, il se rapproche-
rait de celui de la Perche (Cuvier, 7, p. 303 , Vetter, 48, p. 5 1 1).
L'origine est sur la face ventrale du crâne, dans le voisinage
de l'angle postérieur et latéral de celui-ci ou, plus exactement,
sur l'arête inférieure de l'exoccipital, près de l'articulation de
cet os avec le supra-claviculaire (Scl)^ un peu en arrière et
latéralement par rapport à l'origine du rétracteur antérieur.
C'est un muscle moins long, mais plus épais et plus large que le
rétracteur antérieur, plus fortement incliné vers le bas. Il
26 MARC JUGE.
descend parallèlement à Farête postérieure et inférieure du
crâne, de telle façon que les branches du vague proprement dit
arrivent contre sa face médiale et qu'elles sont séparées par lui
en deux groupes, les unes allant en avant, les autres le croisant
en arrière. Plus bas, il est parallèle au bord postérieur du der-
nier oblique dorsal et s'insère sur la partie postérieure et mé-
diale du quatrième pharyngo-branchial, par conséquent sur l'une
des pièces cartilagineuses servant d'appui à la plaque pharyn-
gienne supérieure.
L'innervation a très probablement lieu par un rameau du
troisième tronc branchial (p. 112).
L'action de ce muscle peut s'ajouter à celle du précédent
pour tirer l'appareil branchial en arrière, mais son rôle le plus
important doit être, quand il agit seul, d'élever et de tirer en
arrière l'os pharyngien supérieur; il fonctionne alors comme
antagoniste principal des deux élévateurs postérieurs. Enfin,
lorsque sa contraction est combinée avec celle des élévateurs, il
dilate l'appareil branchial.
Quant à la provenance, on peut également appliquer à ce
muscle ce qui a été dit pour le rétracteur antérieur; son inser-
tion et la direction de ses fibres semblent indiquer qu'il est
parent des obliques dorsaux et, par conséquent, du constric-
teur pharyngien, avec lequel ces derniers sont, comme on l'a vu
plus haut, en continuité. La direction plus ou moins longitu-
dinale des fibres du rétracteur ne peut pas nous empêcher
d'admettre cette opinion. En effet, chez le Silure, la région du
constricteur pharyngien avoisinant l'insertion du muscle qui nous
occupe a ses fibres dirigées obliquement en arrière, presque
parallèlement à l'os pharyngien inférieur, soit dans un sens
plus longitudinal que transversal.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 27
IV. Muscles des extrémités ventrales des
ARCS VISCÉRAUX
A. Muscles des arcs maxillaire et hyoïdien.
1. Intermandibulaire.
2. Genio-hyoïdien.
3. H3'o-hyoïdien.
B. Muscles des arcs branchiaux et de l'arc pharyngien,
4. Pharyngo-arcuo-hyoïdien.
5. Transverse ventral.
6. Pharyngien trans verse.
7. Pharyngo-claviculaires [externe et interne].
A. Muscles des arcs maxillaire et hyoïdien.
1. Intermandibulaire (PI. 3, fig. 9, Im).
Muscle reliant les extrémités antérieures des deux dentaux
et fixé sur leur face interne. Il semble être plus fort, toutes
proportions gardées, que celui des autres Téléostéens. Ce qui le
distingue encore, c'est qu'il n'est pas complètement indépendant;
toute sa partie postérieure, la plus considérable, est enchâssée
dans le génio-hyoïdien, et la limite entre les deux muscles n'est
marquée .que par une étroite inscription tendineuse, visible aussi
bien sur la face supérieure que sur la face inférieure. Vu ven-
tralement, le muscle a ainsi la forme d'un losange, dont les côtés
antérieurs sont formés par l'échancrure des os dentaux et les
côtés postérieurs par l'inscription tendineuse. Chez les autres
Poissons osseux, le muscle intermandibulaire est séparé com-
plètement du génio-hyoïdien; les insertions de ce dernier ne
font que passer au-dessus et au-dessous des siennes.
28 MARC JUGE.
L'innervation a lieu par un rameau (fig. 9, rim) de la
branche niandibulaire interne du trijumeau; les rameaux du
tronc hyoïdeo-mandibulaire (facial) y restent sûrement étran-
gers (voir p. 77 et 78).
2. Génio-hyoïdien (fig. 9, Gh).
Il présente également des particularités intéressantes. C'est
une masse musculaire considérable remplissant l'espace entre
l'arc hyoïdien et la mâchoire inférieure et recouverte inférieu-
rement par la peau. Les muscles des deux côtés viennent se ren-
contrer médialement en avant.
Le génio-hyoïdien prend naissance sur la région inférieure
et postérieure de la face latérale du cérato-hyal (Chy) et sur
une petite partie de l'épihyal ( Ehy), soit sur la région située en
avant de la base des rayons branchiostèges 9 à 14. A son ori-
gine, le muscle est assez épais, mais en avant, il devient en
même temps plus mince et plus large ; il se réunit sur la ligne
médiane avec son congénère de l'autre côté, et cette place est
indiquée par une étroite inscription tendineuse, visible sur les
deux faces.
Le muscle conserve sa plus grande épaisseur à son bord
latéral, par lequel il s'insère en avant, sans former de tendon,
contre le bord inférieur du dental. Il s'amincit rapidement dans
la direction latéro-médiale et constitue alors une lame mince
recouvrant ventralement le muscle hyo-hyoïdien inférieur. Son
bord médial est libre et, se continuant avec celui de son con-
génère, donne lieu à une courbe en forme de cintre. Celle-ci est
visible de l'extérieur, parce que la peau se replie autour du
bord médial pour former au-dessus du muscle un cul-de-sac
assez profond. Ce dernier est relié en avant, par une membrane
fibreuse, avec le fond du repli membraneux qui forme un sillon
du plancher buccal contre la face interne du dental.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 29
Le génio-hyoïdien du Silure est innervé par un fort rameau
de la branche mandibulaire interne du trijumeau (fig. 9, c; voir
p. 77, 78, 89).
Voici, d'après Vetter (48, p. 515), l'action de ce muscle :
« Lorsque l'extrémité inférieure de l'arc hyoïdien est fixée, soit
tirée en arrière par contraction du coraco-hyoïdien, le génio-
hyoïdien transmet ce mouvement en l'amplifiant à la mâchoire
inférieure, il agira donc essentiellement comme rétracteur de
celle-ci... Mais si la mâchoire est fixée par l'adducteur mandi-
bulaire, le génio-hyoïdien tirera en avant les extrémités ven-
trales de l'arc hyoïdien et de tous les arcs branchiaux, étendra
la langue et élargira la fente branchiale par en bas. »
3. Hyo-liyoïdien (fig. 9, Rh).
Ce muscle comprend deux parties bien distinctes, quoique
incomplètement indépendantes l'une de l'autre. L'une, le hyo-
hyoïdien supérieur, est le muscle de la membrane branchio-
stège, l'autre, le hyo-hyoïdien inférieur, ou hyo-hyoïdien pro-
prement dit, offre, chez le Silure, une extension et une situation
particulières.
Le hyo-hyoïdien supérieur (Hhs) a son origine (fig. 5, Hhso)
sur la face interne de l'opercule (Op) , où elle s'avance assez haut,
jusqu'à quelque distance de l'insertion de l'adducteur opercu-
laire, puis sur la région postérieure de l'interopercule (lop). Il
forme alors une couche mince, très étalée, dirigée en avant et
en bas sur les rayons branchiostèges. Ses fibres cessent d'être
continues, elles sont divisées par ceux-ci en segments, qui s'at-
tachent au bord antérieur d'un rayon et au bord postérieur du
précédent. Le muscle est cependant étendu sur toute la largeur
de la membrane (fig. 9, Hhs). Du côté médial, il devient un
peu plus épais ; en avant du premier rayon, les fibres ont une
direction longitudinale et constituent un prolongement trian-
30 MARC JUGE.
gulaire qui va s'insérer sur la partie antérieure du cérato-hyal,
au moyen d'une lan\e tendineuse formée par sa couche supé-
rieure. Les fibres périphériques, soit la couche inférieure de
ce prolongement triangulaire, arrivent contre le hyo-hyoïdien
inférieur, à peu près au niveau du tiers antérieur du premier
rayon, s'infléchissent médialement et ne peuvent plus être dis-
tinguées de ce dernier muscle; elles se réunissent médialement
avec celles de l'autre côté par l'intermédiaire d'une mince
inscription tendineuse.
Le hyo-hyoïdien inférieur (Hhi) n'est pas une simple conti-
nuation du précédent, comme Vetter l'a indiqué pour d'autres
Poissons. Il est beaucoup plus considérable que chez ceux-ci, a
une origine parfaitement distincte, et s'étend sur la face infé-
rieure (externe) de l'arc hyoïdien.
Son origine est très étendue ; elle commence en arrière sur
l'extrémité antérieure et le bord supérieur de l'épihyal, se pro-
longe en avant, d'une part, sur le bord supérieur du long céra-
to-hyal, d'autre part, en bas sur la face externe de répihyal,le
long de la suture de cet os avec le cérato-hyal; elle n'atteint
pas la base des rayons branchiostèges postérieurs ', mais en est
séparée par l'origine du génio-hyoïdien. Elle se continue donc
en avant de cette dernière, sur la partie postérieure du cérato-
hyal, et parvient à la base du neuvième rayon à côté de l'ori-
gine du génio-hyoïdien, de laquelle on ne peut la séparer exac-
tement ; elle s'étend, plus en avant encore, sur la face inférieure
des huit premiers rayons branchiostèges, dont elle recouvre la
base et une partie qui va en augmentant des rayons posté-
rieurs vers les antérieurs. Elle atteint entin le premier rayon
dont elle recouvre tout le tiers antérieur.
Toutes les fibres naissant sur le bord supérieur de Tépiliyal
^ Les deux derniers rayons sont fixés sur l'épihyal; tous les autres, au nombre
de treize, sur les deux tiers postérieurs du cérato-hyal.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 31
et du cérato-hyal descendent sur la face externe de ces os, mais
elles vont moins en avant que ceux-ci et croisent par conséquent
leur direction sous un angle aigu. Celles qui naissent sur la face
externe de Tare hyoïdien et sur la base des rayons brancliio-
stèges ont une direction parallèle aux autres ; en avant du pre-
mier rayon vient s'ajouter à elles le faible contingent des fibres
superticielles du hyo-hyoïdien supérieur.
Eu résumé, tout le bord inférieur (médial) du muscle est
attaché soit sur la face externe de l'arc, soit sur la base des
rayons branchiostèges, et tout le bord supérieur (latéral) sur le
bord supérieur du cérato-hyal, sauf une petite partie antérieure
située sur riiypobranchial et dont nous allons parler bientôt au
sujet de l'insertion.
En avant, le muscle devient un peu moins large, mais conserve
la même épaisseur ; ses fibres prennent une direction transver-
sale et il se réunit alors sur la ligne médiane avec son congénère
de l'autre côté. Une inscription tendineuse mince se trouve seu-
lement dans la région postérieure de la ligne de réunion, dans
celle où le contingent d'éléments du muscle hyo-hyoïdien supé-
rieur vient se joindre au hyo-hyoïdien inférieur; en avant, il y a
passage complet des fibres d'un côté à l'autre.
Pour l'insertion sur des parties osseuses, il y a un tendon
rubané (Hliit), que l'on voit sortir du bord antérieur du muscle.
Il se dirige eu avant et descend sur le bord antérieur de l'hypo-
hyal inférieur sur lequel il s'attache, très près de la ligne
médiane.
Ce tendon ne peut pas être le prolongement de la partie du
muscle dont il sort, car la direction des fibres lui est alors pres-
que perpendiculaire. Lorsqu'on coupe ces fibres, on voit que le
tendon traverse toute la partie antérieure du muscle et que, en
arrière, il forme une lame tendineuse médiane, d'où part aussi
le tendon destiné à l'autre côté. La lame tendineuse médiane est
horizontale; elle commence à l'intérieur de la masse muscu-
32 MARC JUGE.
laire même, sur l'inscription tendineuse dont on vient de parler
et qui représente une mince lame verticale, peu élevée.
D'après ce qui a été dit plus haut, il est facile de voir que
rinscription tendineuse est surtout formée par le contingent de
fibres du hyo-hyoïdien supérieur qui vient s'adjoindre au hyo-
hyoïdien inférieur et que, par conséquent, la lame tendineuse
appartient en partie au muscle hyo-hyoïdien supérieur. Mais il
est certain qu'elle dépend aussi du muscle liyo-hyoïdien infé-
rieur, car, dans la masse de celui-ci, dans sa région médiale^
apparaissent des filets tendineux qui viennent s'unir à l'inscrip-
tion tendineuse médiane, en produisant une sorte de nœud. C'est
de ce nœud que part la lame tendineuse médiane, divisée bientôt
après en deux tendons, et dont l'insertion a été déjà expliquée.
On peut ajouter qu'il se sépare de chacun de ces tendons un
faible cordon médial {Hhit), qui va s'insérer de l'autre côté,
quelquefois au même point que le tendon symétrique, d'autre
fois, un peu médialement par rapport à celui-ci. Cette dispo-
sition rappelle tout à fait, en petit, celle décrite et figurée par
Vetter pour le muscle hyo-hyoïdien inférieur chez le Brochet
(48, p. 516, PI. 3, fig. 10, Hhi, et HhiJ. Enfin, par son apo-
névrose, le muscle est encore attaché an bord antérieur de l'hy-
pohyal et à la membrane formant le plancher buccal antérieur.
L'innervation des deux muscles a lieu par le nerf hyoïdien
(hy) ou branche postérieure du tronc hyoïdeo-mandibulaire
(facial). Le muscle supérieur reçoit un grand nombre de rameaux
latéraux fournis par le nerf alors qu'il passe sur la face supérieure
de la membrane branchiostège, tandis que le hyo-hyoïdien in-
férieur reçoit la branche terminale du nerf, qui traverse entre
le sixième et le septième rayon et pénètre donc immédiatement
dans le muscle (v. page 87 et 88).
L'action du premier muscle est de rapprocher les rayons
branchiostèges les uns des autres et de l'opercule et, par consé-
quent, de contribuer à l'ouverture de la fente branchiale; le
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 33
second, comme l'indique Vetter, est toujours antagoniste,
il écarte les rayons les uns des autres et tend à rapprocher l'arc
hyoïdien de la ligne médiane, ce qui a pour résultat l'occlu-
sion par en bas de la fente branchiale.
Comme on le voit, le muscle hyo-hyoïdien inférieur du Silure
n'est pas un simple prolongement du muscle hyo-hyoïdien supé-
rieur, « inclus dans la partie médiane de la membrane bran-
chiostège » (Vetter, p. 516). Il a même une origine très
étendue sur des parties osseuses, et ne reçoit du hyo-hyoïdien
qu'un contingent de fibres insignifiant auprès de sa masse. En
outre, une partie de son origine entoure celle du génio-hyoïdien,
de sorte qu'il est difficile de dire où est la limite des deux
muscles. Au premier abord, il semble que le génio-hyoïdien
soit une portion superficielle d'un muscle dont le hyo-hyoïdien
inférieur serait la portion profonde. Mais la connexion des ori-
gines ne signifie rien par elle-même, car elle peut être secon-
daire. En tout cas, elle n'a lieu que du côté médial du génio-
hyoïdien ; en avant et latéralement, les deux origines ne peuvent
pas être confondues. Enfin, le muscle profond n'entre aucune-
ment en relation avec la mandibule ; son insertion est stricte-
ment limitée à la pièce inférieure de l'arc hyoïdien, ce qui le
caractérise donc bien comme muscle hyo-hyoïdien.
Vetter a montré que chez les Téléostéens examinés par lui,
une forte portion du muscle génio-hyoïdien (la partie posté-
rieure) serait innervée par le rameau terminal du nerf hyoïdien,
ce qui n'a pas lieu chez le Silure (v. précédemment et p. 89).
Il est donc probable que chez d'autres Téléostéens la connexion
entre le hyo-hyoïdien inférieur et le génio-hyoïdien est plus
étroite que chez le Silure, ou encore qu'une partie importante
du hyo-hyoïdien inférieur s'est adjointe au génio-hyoïdien, et
alors le hyo-hyoïdien inférieur de ces Téléostéens ne serait
plus que le prolongement du supérieur. Dans ce cas, le Silure
aurait conservé un état plus primitif.
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 3
34 MAKC JUGE.
Enfin, on peut encore insister sur les points suivants : le liyo-
hyoïdien du Silure, par son origine sur le cérato-hyal, semble
avoir conservé un état plus inférieur que celui des quatre Pois-
sons osseux étudiés par Vetter. Par sa réunion médiane avec
celui de l'autre côté, il se rapproche de l'état de Barbus, tandis
que par la division du tendon médian, telle qu'elle a été décrite,
il rappelle l'état de Esox, avec cette différence que chez ce der-
nier c'est toute la partie musculeuse qui se divise, tandis que
chez Silurus, ce n'est qu'une faible partie tendineuse.
B. Muscles des arcs branchiaux et de Varc pharyngien.
4. Pharyngo-arcuO'liydidien (fig. 40, Pali).
Le muscle que je désigne ainsi ne correspond exactement
à aucun de ceux décrits par les auteurs chez d'autres Téléos-
téens. Ce n'est pas non plus une formation nouvelle, mais bien
un muscle qui a des liaisons avec les extrémités ventrales de
tous les arcs, depuis le pharyngien inférieur jusqu'à l'arc hyoï-
dien et qui réunit aussi chaque cérato-branchial (Cbr) à l'hypo-
brauchial (Hbr) du même arc. Il cumule donc les propriétés des
obliques ventraux, que Vetter a trouvés sous des états assez
différents suivant les espèces, d'un pharyngo-hyoïdien , connu
jusqu'à présent seulement chez la Perche, et d'un pharyngo-
arcual qui présente un aspect très différent chez le Brochet
d'une part, et les Cyprins d'autre part, et manque complètement
chez la Perche (voir 48, p. 517-521).
Ce muscle est très allongé; il atteint sa plus forte épaisseur
dans sa moitié antérieure et il est constamment situé à quelque
distance de la ligne médiane. C'est en arrière qu'il est le plus
éloigné de cette dernière; il s'en rapproche peu à peu jusqu'au
niveau du cérato-branchial II, à partir de là il lui est presque
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 35
parallèle. Sa face inférieure est recouverte par la muqueuse
des arcs, qui, dans cette région, porte encore des lamelles
branchiales.
En arrière, il commence par un fort faisceau semi-tendineux,
sur la partie horizontale de l'os pharyngien inférieur, latérale-
ment par rapport à l'insertion du pharyngo-claviculaire externe.
La partie latérale de ce faisceau va s'insérer sur la région
voisine du cérato-branchial IV, à son bord postérieur; cette
partie est assez nettement délimitée à la surface du muscle
(fig. 10), mais on ne peut cependant la séparer que d'une
manière incomplète. L'autre partie du même faisceau, la plus
forte, passe au-dessous de l'origine du transverse pharyngien
et se prolonge jusqu'à l'extrémité antérieure du muscle dont elle
constitue le bord médial.
De l'extrémité antérieure du cérato-branchial IV, part un
nouveau faisceau, moins considérable que celui qui a son origine
sur le pharyngien inférieur. Il envoie une petite partie de ses
fibres à la face postérieure de l'apophyse ventrale de l'hypo-
branchial III, tandis que le reste se prolonge jusqu'à l'extrémité
antérieure du muscle. Entre la crête ventrale de l'hypobran-
chial III et celle de l'hypobranchial II, il y a un court faisceau,
étendu dans le prolongement de la partie insérée sur la face
postérieure de l'hypobranchial III.
La même disposition se répète pour les arcs situés en avant,
avec cette différence que le faisceau naissant sur le cérato-bran-
chial envoie une partie de ses éléments s'insérei' sur la crête
inférieure de l'hypobranchial correspondant. Les deux autres
parties correspondent à celles du faisceau naissant sur le cérato-
branchial IV; la plus faible va à l'hypobranchial de l'arc pré-
cédent, la plus forte se prolonge jusqu'à l'extrémité antérieure
du muscle. Enfin, dans le prolongement des deux parties insérées
respectivement sur l'hypobranchial d'un arc et sur l'hypobran-
chial de l'arc précédent se trouvent aussi des fibres qui vont se
fixer sur l'hypobranchial situé en avant.
36 MARC JUGE.
Du cérato-brancllial I part aussi un faisceau. Celui-ci envoie
toutes ses fibres au prolongement commun à tous les faisceaux
d'origine, qui forme alors un fort muscle s'attachant en avant
par un tendon cylindrique {Palit) sur le bord supérieur et posté-
rieur (interne) de l'hypohyalj près de la suture entre ce dernier
et le cérato-hyal.
Si nous comparons les diverses parties de ce muscle à des
muscles d'autres Téléostéens, nous voyons que les faisceaux
naissant sur les cérato-branchiaux correspondent parfaitement
aux obliques ventraux. La partie de ces faisceaux insérée sur
Thypobranchial du même arc correspond, chez le Brochet,
à la partie que Vetter désigne par les lettres Ov, (48, PI. 13,
fig. 9) et la partie insérée sur la pièce inférieure de l'arc
précédent à Ov,. Il n'y a que des différences peu importantes;
ainsi chez le Silure, le faisceau du cérato- branchial IV n'envoie
pas de fibres à l'hypobranchial IV (ce qui s'explique par le
fait que le faisceau est séparé de ce dernier par le trans-
verse pharyngien) ; toutes les fractions représentant les Ov^
sont charnues et non pas en partie tendineuses comme chez
le Brochet. Le fort faisceau naissant sur l'os pharyngien
inférieur correspond au pharyngo-arcual du Brochet et des
Cyprins, qui se divise aussi en deux parties, l'une s'insérant
sur le cérato-branchial IV, l'autre se réunissant à l'oblique
ventral du quatrième arc pour se fixer à l'hypobranchial III.
La seule différence est que, chez le Silure, cette dernière partie
se prolonge plus en avant, jusqu'à l'insertion de l'arc hyoïdien
et rappelle parfaitement le pharyngo-hyoïdien de la Perche
(v. CuviER, PI. 5,n°35).
La comparaison avec le Brochet peut être poussée plus loin
encore en remarquant, avec Vetter, (p. 518), que chez ce
Poisson, les parties Ov, sont recouvertes immédiatement par la
couche relativement bien développée des muscles interbran-
çhiaux, et qu'en avant elles passent même directement dans
RECHERCHES SUR LE 8ILURUS GLANIS. 37
ceux-ci. Chez le Silure, ces muscles interbranchiaux sont évi-
demment représentés par les faisceaux étendus entre les liypo-
branchiaux consécutifs, et que j'ai considérés comme des pro-
longements de ce qui correspond aux obliques ventraux. En
outre, le Brochet possède une couche musculaire médiane
étendue au-dessous de la deuxième et de la troisième copule
(Vetter, ûg. 9, x). Vetter en trouvait la signification énig-
matique, mais il pensait que ce pouvait être une différenciation
des obliques voisins. Chez le Silure, cette couche n'est pas mé-
diane, elle est moins étalée, mais plus épaisse et unie au pro-
longement du faisceau naissant sur l'os pharyngien inférieur
pour constituer la plus forte partie du muscle pharyngo-arcuo-
hyoïdien, insérée sur l'hypohyal.
La comparaison avec trois catégories de muscles est donc
bien justifiée. Les différences qui se présentent n'ont qu'une
faible valeur; ce sont des variations secondaires dans le nombre
et le volume, comme celles qui ont été indiquées plus haut, ou
dans l'insertion : par exemple le pharyngo-hyoïdien très volumi-
neux de la Perche est fixé sur Turo-hyal, tandis que le faisceau
correspondant du Silure a son insertion avec les autres faisceaux
sur riiypohyal. Les différentes parties du muscle, si elles peu-
vent être ainsi comparées à des muscles distincts chez d'autres
Poissons, n'en sont pas moins en étroite connexion les unes
avec les autres, et jamais la séparation complète ne peut s'effec-
tuer naturellement. Même les faisceaux d'origine sont très vite
fusionnés d'une manière complète avec la masse commune.
L'innervation se fait par les prolongements des rameaux
branchiaux du glosso-pharyngien et du vague (fig. 10, rbg, rbv).
L'introduction de filets de la branche pharyngienne inférieure
dans le faisceau pharyngo-arcual naissant sur l'os pharyngien
inférieur n'a pu être constatée d'une manière absolument cer-
taine, à cause de la proximité des deux pharyngo-claviculaires
et du transverse pharyngien. Elle est cependant très pro-
38 MARC JUGE.
bable ; plusieurs filets traversant ces derniers ou passant à leur
surface ont pu être suivis jusque sur le muscle.
Ce muscle tire l'appareil branchial en avant, en compri-
mant les uns contre les autres tous les arcs, y compris l'arc
pharyngien incomplet.
5. Transverse ventral (fig. 10, Tv).
Muscle court, épais, naissant sur l'extrémité ventrale du
cérato-branchialIV,sur sa face inférieure et médiale,mais rece-
vant aussi un faisceau postérieur de la partie du pharyngo-
arcuo-hyoïdien qui naît sur l'os pharyngien inférieur. Les fibres
sont parfaitement transversales et se fixent sur le cérato-bran-
chial IV de l'autre côté. Seul, le faisceau venant de l'os pha-
ryngien va d'abord d'arrière en avant contre la face latérale
du pharyngo-claviculaire externe, puis s'infléchit médialement
devant le bord antérieur de celui-ci; à partir de là, il est tout
à fait transversal. Ce faisceau ne représente qu'une très faible
partie du transverse ventral dont on peut, du reste, le séparer
facilement. Je dois ajouter qu'il a été observé sur un gros
exemplaire, et qu'il n'a pas été trouvé sur un individu plus petit
(fig. 10).
L'innervation a lieu par un filet terminal de la branche pos-
térieure du troisième tronc branchial ou nerf antérieur du qua-
trième arc.
Ce muscle rapproche de la médiane les deux cérato-bran-
chiaux IV. Il dilate les interstices entre les arcs ; c'est donc un
antagoniste du muscle précédent.
6. Pharyngien transverse (fig. 10, Pht).
Il naît sur la face inférieure de l'arc pharyngien incomplet,
à peu près sur son tiers antérieur. Ses fibres sont dirigées
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 39
obliquement en avant et médialement, et se réunissent avec
celles de l'autre côté sur la ligne médiane en formant, au
moins en avant, une inscription tendineuse. C'est donc une couche
musculaire étendue. Elle est plus épaisse dans la partie anté-
rieure que dans la partie postérieure ; sa face inférieure forme le
plafond de la cavité oii est logé le cœur et son bord latéral est
longé ventralement par le pharyngo-claviculaire interne.
En arrière, le pharyngien transverse touche au constricteur du
pharynx (Qj/i), qui ne s'en distingue que par la direction moins
oblique de ses fibres.
Le pharyngien transverse est innervé pai un rameau de la
branche pharyngienne inférieure du vague ; ce rameau envoie
probablement aussi quelques filets dans la partie postérieure
(pharyngo-arcuale) du pharyngo-arcuo-hyoidien.
L'action de ce muscle, renforcée par celle du transverse ventral
et des muscles dorsaux dont il a été question plus haut, consiste
à écarter les arcs branchiaux les uns des autres en tirant média-
lement l'os pharyngien inférieur.
7. Pharijyigo-daviculaires (tig. 10, Pce et Pcï).
Le 'pliaryngo-claviculaire externe prerd naissance sur la
face supérieure de la clavicule, du côté latéral, à peu près au
tiers antérieur de la partie ventrale de cet os. Son origine {Pceo)
est enchâssée entre les fibres du sterno-hyoïdien, qui naissent
aussi sur la face supérieure de la clavicule. Il se dirige en
haut, un peu médialement et en avant ; sa face médiale forme
une partie de la paroi latérale de la cavité logeant le cœur.
L'insertion (Pcei), par un tendon court, mais épais, a lieu sur
la face inférieure de l'os pharyngien inférieur, vers le bord
latéral, entre l'origine du transverse pharyngien et celle du
pharyngo-arcuo-hyoidien.
Ce muscle tire l'arc pharyngien en bas et légèrement en arrière.
40 MARC JUGE.
luQ phari/ngo-claviculaire interne est aussi un muscle puissant ;
il est moins épais et plus long que l'externe. Son origine est
aussi sur la face supérieure de l'os claviculaire, mais plutôt du
côté du bord médial, plus en arrière et plus haut que celle du
muscle précédent, soit environ au tiers postérieur de la partie
ventrale de l'os. Il commence par un mince ruban tendineux
occupant à peu près le quart de la longueur totale du muscle ;
il va en avant et un peu médialement, en s'éievant faiblement.
Sa face supérieure recouvre ventralement le bord latéral, c'est-
à-dire l'insertion du trans verse pharyngien; sa face inférieure
forme, en partie, le plafond de la cavité logeant le cœur. En
avant, il croise médialement l'extrémité supérieure du pharyngo-
claviculaire interne et passe alors au-dessous du bord antérieur
du transverse pharyngien et au-dessus du bord postérieur du
transverse ventral et, se prolongeant un peu sur la face dorsale
de ce dernier, il s'insère sur l'extrémité antérieure de l'os pha-
ryngien inférieur. L'insertion semi-tendineuse {Pcii) se trouve
devant celle du muscle externe et plus médialement; elle est
très rapprochée de celle du congénère symétrique^ mais n'entre
pas en contact avec elle.
Ce muscle tire l'arc pharyngien, et par conséquent les arcs
branchiaux, en arrière et un peu en bas, aidé dans cette action
par des muscles dorsaux qui tirent l'appareil en arrière en
l'élevant un peu. Il fonctionne donc comme antagoniste princi-
pal du pharyngo-arcuo-hyoïdien.
Les pharyngo-claviculaires du Silure ne sont sûrement pas
innervés par la branche antérieure du nerf occipital comme
M. FuRBRiNGER (99) et Mac Murrich (72) l'indiquent pour
d'autres Poissons osseux, mais bien comme Vetter l'a trouvé
pour Esox et Perça, par la branche pharyngienne inférieure
(fig. 3,4,10, phi). Dans l'exemplaire que j'ai sous les yeux, le
rameau principal de la branche, après émission des rameaux pour
la muqueuse du pharynx, pour le transverse pharyngien et pro-
RECHERCHES SUR LE 8ILURUS GLANIS. 41
bablemeiit aussi pour la partie postérieure du pharyngo-arcuo-
hyoïdien, pénètre dans le muscle interne, vers le milieu de sa
longueur, à son bord médial (supérieur). Il s'avance horizontale-
ment dans le muscle en lui abandonnant des filets, en sort plus
loin, à son bord latéral (inférieur), un peu en avant du point où
ce dernier croise le bord postérieur du pharyngo-claviculaire
externe, pénètre dans ce muscle par sa face médiale et s'y ra-
mifie. Le rameau décrit ici ne semble pas avoir de relations
assez étroites et nombreuses avec des rameaux dépendant du
nerf occipital ou des premiers nerfs spinaux, pour que l'on
puisse douter de son origine.
Il reste inexpliqué que ces deux muscles, qui semblent pré-
senter une grande constance parmi les Téléostéens, soient
innervés tantôt par la branche antérieure du dernier nerf crâ-
nien, tantôt par la branche pharyngienne inférieure du nerf
vague ; mais l'existence de ces deux modes d'innervation sem-
ble d'autant plus probable que, si Vetter a trouvé le premier
chez Esox et Perça, il a trouvé le second chez Ct/prinus, au
moins pour une partie du muscle interne (48, p. 524).
V. Musculature longitudinale ventrale
1. Sterno-hyoïdien (PI. 3, fig. 10, Sth).
C'est, chez les Téléostéens, le seul représentant de la muscu-
lature longitudinale ventrale. Chez le Silure, il est très épais en
arrière et naît presque exclusivement sur la face supérieure de
la partie ventrale de la clavicule. L'origine (Stho) commence un
peu plus en avant que celle du pharyngo-claviculaire interne,
mais vers le bord latéral, et occupe, jusqu'à l'extrémité anté-
rieure, la surface de l'os tournée latéralement. Le muscle ven-
tro-latéral du tronc se fixe sur la face inférieure de la partie
ventrale de Tos claviculaire, et il n'y a qu'une mince couche
42 MARC JUGE.
superficielle de ses fibres qui passe sous le bord inférieur de
l'os pour s'ajouter au sterno-liyoïdien.
Le muscle a la forme d'une pyramide à trois faces, une des
faces est couverte par la muqueuse de la cavité branchiale, une
autre par la peau de la face ventrale, et la troisième est appliquée
contre le muscle congénère symétrique dont elle n'est séparée
que par son fascia. En avant, la face médiale forme une lame
tendineuse qui s'insère sur la crête sagittale de la face supé-
rieure de l'uro-hyal (os hyoïde); en outre, le muscle, sans for-
mer de tendon distinct, s'attache par sa pointe sur l'uro-hyal
(Uhy) dans l'angle formé par la face supérieure et la crête
verticale de cet os. En avant, l'os lui-même est solidement réuni
à l'hypohyal par deux forts ligaments cylindriques (LUhy) qui
se touchent médialement.
Le sterno-hyoïdien est pourvu par le rameau hypoglosse
frhpg) ou branche antérieure d'un nerf formé par le nerf occi-
pital et une partie du premier nerf spinal et qui se bifurque
vers le bord latéral inférieur du pharynx. Il tire l'os hyoïde et
la mandibule en arrière et fonctionne donc comme antagoniste
de l'adducteur mandibulaire.
VL Musculature céphalo-scapulaire
Il n'y a pas de muscle spécial indépendant, reliant le crâne à
la ceinture scapulaire ou à l'épine dorsale.
Jaquet mentionne et représente, dans sa monographie de la
Perche (90, p. 507, fig. 208, oc) un occipito-claviculaire
« entre l'occiput, le pharyngien supérieur et la ceinture scapu-
laire ». Ce muscle doit correspondre à ce que Cuvier(7, p. 288,
PL V, y) a indiqué comme « lambeau » du muscle latéral du tronc,
partant de la première côte et allant jusqu'à l'os mastoïdien.
Chez le Silure, nous trouvons un muscle indépendant
dans la même situation, semble-t-il, que ce muscle occipito-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 43
claviculaire, mais sans relation avec le pharyngien supérieur,
ni avec la région occipitale proprement dite. Son origine s'étend
sur la face inférieure du supra-claviculaire (fig. 1, 2, 5, Se), os
qui s'appuie, en avant et en haut, sur l'angle postéro-latéral du
crâne, soit sur l'exoccipital (Exo) et s'articule en arrière avec l'ex-
trémité supérieure de la clavicule (Cl) ; quelques fibres sont par-
fois repoussées jusque sur la partie voisine de l'exoccipital, mais
cette extension n'est probablement que secondaire.
L'insertion se trouve sur la partie supérieure de la clavicule,
à sa face antérieure, et va environ jusqu'à la moitié delà distance
entre l'extrémité dorsale de cet os et son articulation avec la
pectorale.
Ce muscle doit élever l'os claviculaire en le tirant en
avant et médialement. Il n'a pas son origine sur le crâne et ne
peut être compté comme partie de la musculature céphahque;
il appartient exclusivement à la musculature scapulaire et mé-
riterait mieuxle nom d'élévateur claviculaire. Cependant, il nous
à semblé utile de le mentionner ici, car il est innervé par un
rameau sortant du tronc pharyngo-intestinal du vague. Il est
partiellement visible dans la figure 5 (PI. 3, £Jc).
l. Prolongement du muscle dorso-latéral (fig. 5, Mdl).
La seule partie musculaire reliant le tronc au crâne est le
prolongement antérieur du muscle latéral. Ce prolongement est
constitué, en majeure partie, par la portion dorsale, mais il s'y
ajoute un faisceau venant de la partie ventrale. Des explica-
tions précises seront données plus tard sur cette musculature,
à propos du trajet des nerfs.
Il suffira de remarquer, pour le moment, que cette masse
musculaire est très considérable, qu'elle est paire jusqu'à sa
partie antérieure, c'est-à-dire que les deux parties symétriques
se touchent par leur fascia, sans se fusionner. Elle recouvre
44 MARC JUOE.
toute la moitié postérieure du couvercle crânien, où elle s'avance
sur le commencement du frontal principal jusqu'à une ligne en
relief indiquée dans la figure 2 comme ligne nucale ( Ln).
Ce muscle tire la tête à droite ou à gauche et un peu en
haut, mais ce dernier mouvement ne peut être qu^ excessivement
faible, vu la connexion entre les premières vertèbres et entre la
crête occipitale et l'arc supérieur des deuxième et troisième ver-
tèbres réunies.
L'innervation a lieu par les premiers nerfs spinaux.
NERFS CÉRÉBRAUX
La bibliographie concernant les nerfs cérébraux des Poissons
€st très vaste; nous n'en donnerons pas ici un aperçu général,
c e serait un long exposé dont on ne pourrait retirer qu'un faible
profit. Nous traiterons les nerfs crâniens du Silure dans l'ordre
suivant et nous donnerons les indications de la littérature au
fur et à mesure, dans tous les cas où elles pourront être utiles.
L — Nerf olfactif.
IL — Nerf optique.
IIL — Nerfs oculo-moteurs.
IV. — Nerfs trijumeau et facial.
V. — Nerf acoustique.
VI. — Nerfs glosso-pharyngien et vague.
VII. — Nerf occipital.
I. Nerf olfactif
(PI. 2, fig. 4, iiol.)
On sait depuis longtemps que le nerf olfactif des Poissons se
présente sous deux formes. Tantôt il sort d'un lobe ou bulbe
olfactif situé en avant du prosencéphale et traverse la cavité
orbitaire, tantôt il sort d'un bulbe olfactif placé à l'entrée de
la fosse nasale et relié au cerveau par un pédoncule plus ou
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 45
moins long, que Gegenbaur (35) et Sagemehl (63) ont appelé
tractus olfactif. Ce dernier auteur a montré que c'est le second
état que l'on doit considérer comme primitif.
Le nerf olfactif de Silurus glanis appartient à la deuxième
forme. Le tractus olfactif (t o) sort du prosencéphale par un
faisceau cylindrique peu épais. D'abord rapproché de la ligne
médiane du cerveau, il s'en éloigne bientôt et vient côtoyer la
paroi de cette sorte d'étui osseux qui prolonge la cavité crâ-
nienne jusqu'à la région rostrale. Il parvient dans la partie
antérieure de cet étui, laquelle est divisée en deux par une
cloison cartilagineuse médiane dépendant de l'ethmoïde (vue
en section horizontale dans la fig. 6, Ceth), puis traverse la
paroi pour pénétrer dans la fosse nasale (fig. 3, 4, 6, N). A cet
endroit, il forme un renflement dont le diamètre est trois à
quatre fois plus fort que le sien et qui correspond au bulbe
olfactif (Stannius, 16, p. 3 et 4, Baudelot, 38, p. 83). De
ce renflement part le nerf olfactif proprement dit, lequel est
excessivement court et se partage bientôt en deux ramifications
placées l'une à côté de l'autre, dans le prolongement du tractus
et dans l'axe longitudinal de la fosse nasale. De chacune des par-
ties sortent de nombreux et courts filets destinés aux lamelles
olfactives.
Le long prolongement de la cavité crânienne qui loge le
tractus olfactif est limité en bas parle parasphénoïde (fig. 1 , Ps)^
en haut par le frontal principal (Fr) et l'ethmoïde (Eth), latéra-
lement par l'alisphénoïde (Al) et le préfrontal (Prf). Le tractus
n'est qu'une partie de l'organe central.
IL Nerf optique
(PI. 2, fig. .3, 4, op.)
De même que le tractus olfactif, le tractus optique est très long.
Sa faible épaisseur est en rapport, d'une part avec les dimen-
46 MARC JUGE.
sions de l'œil, placé en avant et au bord latéral de la face fron-
tale, d'autre part avec la grosseur des lobes optiques, qui sont
presque entièrement recouverts par le cervelet.
Les deux nerfs sortent de la face inférieure des lobes opti-
ques, à peu près à la limite entre ceux-ci et les lobes inférieurs.
Ils apparaissent de chaque côté du trigonum fissum sous la forme
de deux petites saillies qui deviennent bientôt indépendantes de
la base du cerveau. Les deux nerfs viennent converger en avant
du court pédoncule de l'hypophyse et se croisent en ce point,
de telle manière que le nerf issu du lobe optique gauche et se
rendant à l'œil droit passe sous le nerf issu du lobe optique
droit. En arrière de ce croisement dans lequel il n'y a aucun
échange de fibres, se trouve une commissure entre les deux
nerfs, la commissure de Haller.
Après le croisement, chaque nerf est d'abord légèrement plus
rapproché de la ligne médiane que le tractus olfactif, mais
croise bientôt celui-ci pour venir longer la paroi de la cavité
crânienne. Il sort du crâne par un trou de la partie antérieure
de l'alisphénoïde (PI. 1, fig. 1, op). Son trajet, à partir de ce
point jusqu'à l'œil , représente encore plus de la moitié du
trajet total; il est alors entouré d'un névrilemme résistant,
puis, comme d'une seconde gaîne, par les quatre muscles ocu-
laires droits prenant naissance en arrière autour de l'orifice de
sortie du nerf.
Le Silure n'a pas de cavité orbitaire proprement dite. Depuis
sa sortie du crâne, l'optique est englobé dans une masse de
graisse qui enveloppe aussi de nombreux nerfs plus faibles, des-
tinés soit aux muscles oculaires, soit au globe de l'œil, soit à la
peau, et se trouve placé au-dessus du nerf maxillaire inférieur,
entre le bord, médial de l'adducteur mandibulaire profond et la
face interne de l'élévateur palatin (fig. 5, 6). Il pénètre dans le
globe de l'œil, un peu au-dessus de l'axe de celui-ci et un peu de
côté, dans la direction du muscle droit interne.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 47
III. Nerfs oculo-moteurs
(PI. 2, fig. 4, en rouge.)
Les nerfs de la 111% IV^ et VP paires sont représentés chez
le Silure par des filets excessivement ténus.
Ils sortent séparément du cerveau. Le premier, VOculo-
moteur commun , émerge de la moelle allongée par un seul fais-
ceau, immédiatement derrière le lobe inférieur, s'infléchit latéra-
lement pour contourner ce dernier, puis se dirigeant en avant,
vient se placer contre le bord interne et inférieur du tronc du
trijumeau-facial. Le suivant, le trochléaire, est le plus grêle des
oculo-moteurs. Il sort, comme chez les autres Poissons osseux,
de la partie postérieure du lobe optique, c'est-à-dire du sillon
qui sépare ce derniei' du cervelet. Il se dirige obliquement en
avant et descend contre la face interne du complexe trijumeau-
facial et là, il m'a paru s'appliquer contre le nerf de la IIP paire.
Il est très fin et s'est brisé au moment où je voulais m'assurer
de ce fait sur une préparation où les deux autres nerfs et leurs
ramifications avaient été obtenus en entier. Enfin VabcUicteur
ou nerf de la VP paire sort, également par un faisceau unique,
de la face ventrale de la moelle allongée, non loin de la ligne
médiane, donc près de son congénère de l'autre côté. Il se dirige
en avant et se place aussi contre le tronc du trijumeau-facial,
au-dessous de l'oculo-moteur commun.
Donc, à la face interne de la partie intra-cranienne du triju-
meau, on peut voir deux filets nerveux superposés et appliqués
contre ce tronc nerveux, jusqu'à une petite distance de sa sortie
du crâne. Ils s'en séparent alors, continuent à aller en avant en
s'éloignant un peu l'un de l'autre, le plus faible étant placé légè-
rement plus bas et plus médialement. Ces deux filets quittent
la boite crânienne par ^deux orifices distincts, situés dans l'ali-
sphénoïde (Al) entre ceux du trijumeau et de l'optique, plus bas
48 MARC JUGE.
que ceux-ci. Le trou antérieur (fig. 1 , om -|- tri) donne passage
au filet supérieur formé très probablement par l'oculo-moteur
commun et le trochléaire réunis, le postérieur au filet inférieur.
Les deux filets sont accompagnés à leur sortie d'une gaîne
résistante qui les rend difficiles à préparer.
Le filet inférieur, le plus mince, se rapproche beaucoup du
nerf optique et vient cheminer contre le bord latéral de celui-ci.
Il se divise en deux parties d'inégale grosseur, qui pénètrent
toutes deux dans la région moyenne du muscle droit externe,
soit dans celle qui fait suite à la portion effilée et tendineuse
fixée sur le crâne. D'après sa distribution, ce nerf est donc bien
l'abducteur ou nerf de la IV'^ paire (fig. 4, abd).
Le filet supérieur, quoique faible, est plus fort que le filet
inférieur. A environ 1 cm. de sa sortie du crâne, il se bifurque
en un rameau supérieur et en un rameau inférieur, qui vont se
diviser à leur tour. Le premier donne deux filets excessivement
fins, dont l'un se rend au muscle oblique supérieur, près de son
insertion sur le globe oculaire et représente le nerf trochléaire
(fig. 4, tri) l'autre entre dans la partie postérieure du muscle
droit supérieur et n'est qu'une branche de l'oculo-moteur com-
mun (omds). Le second rameau constitue la plus grande partie
du nerf ocido-moteur commun (fig. 4, om). Il est d'abord placé
au-dessus du nerf abducteur, puis il descend entre le nerf opti-
que et le muscle abducteur (c'est jusqu'à cet endroit qu'il est
représenté dans la fig. 4) et parvient ainsi au-dessus du nerf
optique. Il se divise alors en deux parties : l'une se termine
par deux filets allant dans le muscle oblique inférieur et le
muscle droit interne, l'autre pénètre dans la région posté-
rieure du muscle droit inférieur.
Stannius, dans son ouvrage fondamental sur le système ner-
veux périphérique des Poissons (16), dit qu'il y a généralement
un nerf oculo-moteur pour les muscles droit supérieur, droit
inférieur, droit interne et oblique inférieur, un trochléaire pour
RECHERCHES SUR LE SILURU8 GLANIS. 49
l'oblique supérieur et un abducteur pour le muscle droit externe.
Puis il ajoute quelques remarques au sujet de différences par-
ticulières à certaines espèces, et spécialement au Silure. Chez
ce Poisson, il voit le nerf oculo-moteur quitter la cavité crâ-
nienne par une ouverture qui lui est propre « tandis que les
fines racines des nerfs trochléaire et abducteur s'appliquent
immédiatement contre le nerf trijumeau, de sorte que si l'on n'a
pas recherché leurs racines et les points d'origine de celles-ci,
on doit regarder les nerfs se rendant aux muscles oblique supé-
rieur et droit externe comme des rameaux du R. primus
N. trigemini » (branche ophtalmique).
Le résultat de nos observations diffère notablement de ces
indications, mais tout porte à croire que les rameaux décrits
par Stannius comme nerfs oculo-moteurs ayant passé dans la
voie de l'ophtalmique (16, p. 35) ne sont autre chose que des
rameaux de l'ophtalmique, qui se détachent déjà lors de son
passage à travers la paroi du crâne et qui seront étudiés plus
loin comme filets du rameau oculo-nasal. Plusieurs de ces filets
sont en effet très fins, mais cependant plus forts que les moteurs
oculaires ; ils passent à la surface des muscles de l'œil et sem-
blent même parfois pénétrer dans leur épaisseur. En réalité,
ils ne font qu'adhérer très fortement à la périphérie de ces
muscles et, arrivés à leur partie antérieure, ils se replient en
arrière ou se prolongent en avant pour se distribuer dans le
tégument situé autour de l'œil ou dans l'enveloppe de l'œil. La
probabilité de cette erreur est rendue encore plus grande lors-
qu'on remarque que Stannius n'indique pas précisément s'il a pu
suivre les filets qu'il appelle trochléaire et abducteur de leur
naissance jusqu'à leur sortie du crâne. En outre, il ne parle pas
des filets dépendant de l'ophtalmique, qui s'appliquent contre les
muscles oculaires et se perdent dans le tégument qui environne
l'œil.
La recherche des nerfs oculo-moteurs vers leur sortie du
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 4
50 MARC JUGE.
crâne est, en effet, rendue très difficile par leur extrême finesse
et leur proximité du trijumeau. Une préparation heureuse m'a
cependant donné la certitude qu'il existe un nerf abducteur très
grêle, complètement indépendant, placé au-dessous d'un nerf
qui se ramifie et envoie des filets à tous les muscles de l'œil sauf
au muscle droit externe. Je n'ai pu découvrir de nerf complète-
ment indépendant pour le muscle oblique supérieur; ce muscle
est actionné par un rameau qui semble sortir de l'oculo-moteur
commun et qui n'est sans doute que le nerf trocliléaire uni à
l'oculo-moteur dans la cavité crânienne. Enfin, l'oculo-moteur
commun fournit un filet qui pénètre dans le globe oculaire au-
dessous du nerf optique. Je n'ai pu trouver aucune communica-
tion entre ce filet et le rameau de l'ophtalmique qui entre aussi
dans l'œil, pas plus qu'un ganglion ciliaire. Des recherches
spéciales comme celles de Schwalbe (54) et Schneider (60)
pourraient seules élucider complètement ce point.
IV. Nerfs trijumeau et facial
Sortie du cerveau et ganglion de Gasser. Sous le rapport de
leurs origines, ces deux nerfs doivent être traités ensemble.
Ceci se trouve déjà indiqué par le fait que d'anciens auteurs
comme Desmoulins (1825), Cuvier et Valenciennes (1828),
BucHNER (1835) ont regardé comme une simple branche du tri-
jumeau, appelée par eux tjranche operculaire, le tronc nerveux
qui, d'après les recherches récentes, doit contenir la majorité
des éléments du facial. Du reste, en 1845, Cuvier admettait
que la branche operculaire est constituée par le facial.
Stannius (1849), s'appuyant sur des recherches microscopi-
ques, étabht que les deux nerfs sont formés de cinq racines
(moins souvent de quatre, rarement de trois par juxtaposition ou
réduction) très rapprochées les unes des autres. De ces cinq
racines, les unes envoient tous leurs éléments à l'un des deux
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 51
nerfs, les autres les envoient aux deux nerfs. Enfin, les ganglions
qu'elles forment sont souvent reliés entre eux et peuvent même
se fusionner.
Baudelot (1883, œuvre posthume), voit le trijumeau naître
de la moelle allongée par une racine antérieure formée de
deux faisceaux et une racine postérieure formée de trois fais-
ceaux. Parmi ces trois derniers^ le faible faisceau postérieur est
un filet moteur « et nous devons le considérer ou comme le
représentant du facial, ou comme l'équivalent de la racine mo-
trice du trijumeau chez les Mammifères » (p. 53). Les éléments
de ce faisceau vont dans une branche que l'auteur n'appelle pas
branche operculaire, ni même facial, parce qu'une portion de
cette branche seulement se rend à l'opercule et qu'elle tire
presque en totahté son origine du trijumeau (p. 125); il la
désigne comme branche descendante postérieure du trijumeau.
Le « groupe du trijumeau », d'après Gegenbauk (31; 1874)
comprend des nerfs distincts, les nerfs moteurs oculaires^, et une
masse volumineuse formée de quatre (rarement trois ou cinq)
racines réunies en un plexus ganglionnaire. La partie antérieure
de cette masse constitue le trijumeau proprement dit; la partie
postérieure appartient au facial, lequel représente la racine
motrice d'un nerf ayant le type des nerfs spinaux et dont la
racine sensible serait le nerf acoustique. Une partie du facial
forme, avec une branche venue du trijumeau, le rameau oper-
culaire^ tandis que le reste du facial se continue comme rameau
hyo-mandïbulaire.
Friant (1879) comme Baudelot, voit le trijumeau constitué
par deux racines, mais il attribue à celles-ci une valeur mor-
phologique différente. La racine antérieure est faible et formée
d'un faisceau unique ; la racine postérieure se décompose géné-
ralement en deux faisceaux (ce nombre augmente ou diminue
par disjonction d'un des faisceaux ou par fusion des deux), les-
quels correspondent aux deux faisceaux postérieurs de Bau-
52 MARC JUGE.
DELOT, taudis que, du faisceau anlérieur du même auteui\
Friant fait naître le nerf facial. Pour lui, la branche descen-
dante postérieure du trijumeau (Baudelot) est complètement
indépendante du facial ; elle ne dépend absolument que du tri-
jumeau dont elle est la branche mandibulo-hyoïdienm.
WiEDERSHEiM (1893, p. 286), indique que le facial a primi-
tivement une origine commune avec l'acoustique, mais qu'il s'en
sépare secondainement et que, chez les Téléostéens en particu-
lier, ses racines forment, avec celles du trijumeau, une masse
commune non séparable dans les préparations.
GORONOWITSCH (1888, 1897) publie deux travaux qui éten-
dent aux Ganoïdes cartilagineux et aux Poissons osseux la
théorie développée par Gegenbaur sur la métamérie des nerfs
crâniens des Sélaciens. Ses recherches portent principalement
sur les centres d'origine et l'histologie des racines; le trajet
périphérique est traité d'une manière plus succincte. D'après
ces recherches, soit chez Âcipenser ruthenus (81) soit chez Lola
vulgaris (100), le trijumeau est formé de deux nerfs homody-
names de nerfs spinaux, naissant chacun par une racine dorsale
à fibres fines, portant un ganglion, et par une racine ventrale à
fibres épaisses. Le facial est homodyname d'un seul nerf spinal
et possède donc une racine sensible et une racine motrice.
Chez Acipenser, chacun des trois nerfs (trijumeau 1, triju-
meau II et facial) sort de la moelle allongée par deux racines
distinctes qui se rendent dans une masse ganglionnaire où
chaque nerf conserve cependant son individualité; il n'y a, entre
ces nerfs, que quelques communications peu importantes. Chez
les Poissons osseux {Lota et Esox), il se produit des réunions
de racines à l'intérieur même du cerveau, non loin des centres
d'origine; de plus, il arrive, entre autres particularités, que
la racine motrice d'un nerf peut arriver dans le tronc du
nerf suivant. Il en résulte que ces nerfs sortent de la moelle
allongée, non plus sous la forme de « racines », dans le sens
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 53
strict du mot, mais sous la forme de troncs senso-moteurs. Des
trois nerfs, le facial seul montre encore deux racines distinctes
à sa sortie du cerveau. Enfin, dans le renflement ganglionnaire,
ou immédiatement après, les troncs se divisent et se répartis-
sent de telle manière dans les voies périphériques, que chacune
d'elles renferme des fibres de deux ou même de trois nerfs
segmentaux.
Dans le tableau suivant, j'essayerai de résumer, d'après les
résultats de Goronowitsch, la répartition des trois nerfs pri-
mitifs (trijumeau I, trijumeau II et facial) dans les branches du
complexe de Lota vulgaris :
Trijumeau antérieur
Racine dorsale. Raciste ventrale.
1. Ophtalmique profond. Ophtalmique profond.
2. Maxillaire super' proprement dit. Maxillaire supérieur proprement dit.
3 '.
4. Maxillaire inférieur. Maxillaire inférieur.
5
6 . Tronc hj-oïdeo-mandibulaire. ?
7 . Nerf de Weber . Nerf de Weber .
Trijumeau postérieur
Racine dorsale. Racine ventrale.
1. Ophtalmique superficiel. Ophtalmique superficiel .
2
3 . Nerf rostral '.
4
5
€. Tronc hyoïdeo-mandibulaire. Tronc hyoïdeo-mandibulaire.
7 Nerf de Weber.
Facial
Eacine dorsale. Bacine ventrale.
1 . Ophtalmique profond .
2
3
4 . Maxillaire inférieur .
5. Palatin.
6. Tronc hyoïdeo-mandibulaire. Tronc hyoïdeo-mandibulaire.
7 . Nerf de Weber. Nerf de Weber
' Ce nerf rostral forme, avec le nerf maxillaire supérieur proprement dit, le
nerf maxillaire supérieur de Stanmus.
54 MARC JUGE.
Si j'ai donné un compte rendu un peu étendu des recher-
ches importantes de Goronoavitsch, c'est qu'elles confirment
l'idée que chez les Poissons osseux, les branches nerveuses
périphériques portant le même nom que chez des Poissons infé-
rieurs ou les Vertébrés supérieurs ne leur sont pas parfaitement
homologues. Par leur distribution périphérique, ces branches
le font souvent prévoir, car, au lieu d'être purement sensorielles
ou motrices comme leurs homonymes, elles se montrent mixtes
à des degrés divers. Maintenant, nous savons exactement que
l'échange des fibres se fait non seulement entre la racine dor-
sale et la racine ventrale de chacun des nerfs, mais d'une
manière compliquée entre les troncs des trois nerfs segmentaux
formant le complexe.
Le trijumeau-facial du Silure sort de la face latérale de la
moelle allongée apparemment par un tronc unique. Ce tronc est
d'abord relativement mince; sur un grand exemplaire, il mesu-
rait environ 3 millimètres dans le sens dorso-ventral, ce qui
représente son plus grand diamètre. Cette partie mince est
courte. Bientôt le tronc s'épaissit beaucoup et son diamètre
dépasse le double de ce qu'il était auparavant ; il va, du reste, en
augmentant légèrement durant tout le trajet intra-cranien. Une
section faite dans cette région, qui est la masse ganglionnaire
du complexe, serait de forme à peu près triangulaire, la base
du triangle étant appu3^ée sur le plancher du crâne.
Malgré son apparence compacte, le tronc du trijumeau-facial
peut être assez facilement décomposé en trois portions, surtout
si on l'a laissé séjourner suffisamment dans une solution à 10 " '^
d'acide nitrique. Jamais l'une quelconque de ces parties ne peut
être complètement isolée des autres depuis la sortie du cerveau
jusqu'à l'extrémité distale du renflement ganglionnaire. C'est
dans l'intérieur de ce dernier que les parties, d'ailleurs très
étroitement unies par du tissu conjonctif, font de nombreux
échanges de fibres, d'où l'impossibilité de séparer exactement
les divers composants.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 55
On peut constater que la partie inférieure et externe du tronc,
celle située contre l'angle formé par le plancher et la paroi de
la cavité crânienne, est occupée par une très forte portion dont
la délimitation est quelquefois rendue plus ou moins visible par
une strie sur la face latérale du tronc. Ce groupe d'éléments
entre presque entièrement dans le tronc hyoïdeo-mandibulaire,
mais il ne le constitue pas exclusivement; il forme aussi, en
grande partie, le nerf dorsal ou nerf de Weber. A sa face
inférieure, cette portion comprend un faible faisceau que l'on
peut voir émerger de la moelle allongée immédiatement en avant
de la portion antérieure de l'acoustique. C'est certainement la
racine motrice du facial, laquelle conserve, comme chez la
Lotte (100), une certaine indépendance.
La région inférieure et interne du plexus est occupée par une
portion volumineuse, qui forme principalement la partie infé-
rieure des deux nerfs maxillaires et ne peut être isolée que sur
un court trajet, dans la partie proximale du ganglion commun.
La troisième portion, la plus considérable, est située au-dessus
de la ligne de contact des deux autres portions. Elle renferme
des éléments pour la partie supérieure des deux nerfs maxil-
laires, ainsi qu'une quantité plus faible pour le tronc hyoïdeo-
mandibulaire et pour le nerf dorsal.
Enfin, il y a apparemment une quatrième portion, moins
forte, placée dorsalement par rapport à la précédente et for-
mant l'arête supérieure du tronc. Elle contient les éléments
allant dans les branches ophtalmiijues. Ses rapports avec les
autres portions montrent que ce n'est pas une véritable portion
du complexe, mais le produit d'union de faisceaux des deux por-
tions précédentes, déjà distinct du reste des éléments avant la
sortie du crâne.
Chacune des parties qui viennent d'être décrites participe plus
ou moins au renflement ganglionnaire. La première, celle qui
fournit au tronc hyoïdeo-mandibulaire la majorité de ses fibres,
56 MARC .TUGE.
ne présente qu'un faible renflement ; son épaisseur, assez consi-
dérable, reste à peu près la même dans toute sa longueur. La
racine ventrale du facial, qui lui est intimement liée, n'y prend
en effet aucune part (v. Stannius, p. 33). Les autres parties
montrent un épaississement assez considérable, mais elles n'at-
teignent pas leur dimension maximum à la même distance du
cerveau; c'est pour cela que le ganglion de Gasser s'étend
depuis le voisinage de la moelle allongée jusqu'à la sortie du
crâne et qu'il n'augmente qu'insensiblement d'épaisseur d'ar-
rière en avant.
Division en branches et sortie du crâne. — Immédiatement
après la formation du ganglion de Gasser, le tronc du triju-
meau-facial se résout en plusieurs branches. L'une d'elles, cepen-
dant, quitte le plexus ganglionnaire à sa partie postérieure, non
loin du cerveau. On la voit s'élever verticalement contre la face
médiale (interne) du tronc, puis se diriger en arrière sous le
plafond du crâne qu'elle traverse dans la région occipitale. Elle
sera désignée plus loin comme nerf dorsal ou nerf de Weber
(PI. 2, fig. 3, 4, nWb). En avant de ce dernier partent plu-
sieurs petits nerfs qui seront décrits comme rameaux ascendants
antérieurs (i-asc).
Plus distalement, se détache de la face latérale du plexus le
tronc volumineux, nommé tronc kyoïdeo-mandihulaire ou facial
(Stannius) (hmd). Il quitte la cavité crânienne par un canal de
l'os pétreux ( Pe), dirigé en avant et un peu latéralement.
Les autres branches du complexe restent plus ou moins dans
la même direction que le tronc du trijumeau-facial. La plus im-
portante sort de la ])artie inférieure et antérieure de la masse
ganglionnaire; elle constitue le tronc maxillaire commun, et
traverse la paroi du crâne par un orifice situé dans l'os pétreux,
près de l'alisphénoïde. La partie supérieure du ganglion donne
naissance à deux branches, dont l'une, la branche opMalmiqiie
profonde (opr), descend un peu et s'applique sur le bord dorsal
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 57
du tronc maxillaire pour sortir du crâne par le même orifice. La
branche ophtalmique superficielle (os) travei'se l'alispliénoïde par
un trou situé entre ceux de l'optique et du tronc maxillaire*
et un peu plus haut que ces derniers.
1. Branches ophtalmiques (PI. 2, fig. 3, 4, en jaune).
Nous comprenons sous ce nom un certain nombre de branches
nerveuses, formant un système compliqué qu'il n'est pas facile
de comparer au nerf ophtalmique décrit chez d'autres espèces
par différents auteurs.
La branche la plus élevée sort du plexus ganglionnaire du tri-
jumeau-facial sous forme d'un tronc (os), qui est très court. Ce
tronc s'engage dans un orifice de l'alisphénoïde et se divise déjà
en deux branches durant son passage à travers l'os ou immé-
diatement après. De la partie supérieure du ganglion sort éga-
lement une autre branche (opr), presque aussi forte que la pre-
mière ; elle se trouve d'abord accolée au bord externe de celle-ci
et lui est inférieure dans le reste de son parcours. Il semble
que cette branche n'ait pas toujours été prise en considération
ou qu'elle ait été objet d'intei-prétations différentes. Afin de
faciliter l'exposé de la comparaison avec les indications des
auteurs il ne sera d'abord question que de la première branche,
qui seule semble concorder avec ce que Stannius et d'autres
appellent branche ophtalmique.
Branche ophtalmique superficielle (fig. 3 et 4, os). Cette bran-
che est divisée en deux rameaux dès sa sortie de la boîte crâ-
nienne. Le rameau supérieur (rs), le moins fort, se ramifie peu
et doit correspondre à la branche ophtalmique supérieure de
Stannius. Le rameau inférieur (ri), branche ophtalmique infé-
rieure de Stannius, a un domaine plus étendu. Très près de sa
sortie du tronc, le rameau inférieur émet une ramification, qui
semble quelquefois naître directement du tronc et envoie des
58 MARC JUGE.
filets nerveux soit dans les enveloppes de l'œil, soit dans les
téguments qui l'entourent, soit encore aux orifices nasaux. Vu
* son importance, je la désignerai comme rameau oculo-nasal.
Le rameau supérieur (rs) se dirige en avant, à peu de dis-
tance de l'alisphénoïde (Al) et de l'orbitosphénoïde (Ors), qui
limitent latéralement le prolongement antérieur de la cavité
crânienne. Il s'avance entre l'origine des muscles extenseurs du
barbillon et le dilatateur operculaire (fig. 6), et, arrivé devant
le bord extérieur de ce dernier, il continue à aller en avant, en
s'élevant dans l'épaisseur du frontal principal. Il passe alors près
de la paroi médiale de la fosse nasale à laquelle il envoie plu-
sieurs filets. Enfin, il parvient, comme l'indique Stannius, sur
le prémaxillaire (Pmx) ; ses ramifications terminales se répan-
dent dans la peau.
Pendant ce trajet, le rameau supérieur a émis plusieurs ra-
mifications. Ce sont, d'abord, avant son passage à travers le
frontal, quelques filets peu importants, se perdant dans la
graisse qui enveloppe le nerf optique ou dans la peau qui entoure
l'œil. Le plus fort de ces filets est émis près de la sortie du crâne
et contourne le bord postérieur du dilatateur operculaire, pour
se rendre dans la peau, sur le frontal. Pendant qu'il traverse le
frontal, le rameau supérieur envoie plusieurs ramifications aux
canaux muqueux de la partie antérieure de cet os et à la peau
qui le recouvre (fig. 5, rros).
Le rameau inférieur (ri) (branche ophtalmique inférieure
de Stannius ), se rend dans la même région que le précédent.
D'abord placé juste au-dessous de celui-ci, il s'en écarte un peu
pendant le parcours entre le dilatateur operculaire et les
extenseurs du barbillon, puis s'en rapproche et le croise par
dessous durant le passage à travers le frontal. Il parvient ainsi
dans la région médiane du prémaxillaire et se divise à la surface
externe de cet os. Les ramifications terminales, dans cette partie^
sont moins nombreuses que celles du rameau supérieur et occu-
pent surtout le bord supérieur de la lèvre.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 59
Non loin de la sortie du crâne, un rameau grêle (PL 2, fig. 3,
4; n° 1) est émis ventralement par le rameau inférieur. Ce
rameau va longer le muscle oculaire droit externe, à la surface
duquel il est étroitement appliqué. Arrivé à l'extrémité anté-
rieure du muscle, il se bifurque : une partie va dans la peau au
voisinage latéral de l'œil, l'autre dans l'enveloppe de l'œil. A peu
près au premier tiers de sa longueur, le rameau inférieur envoie
encore de son bord latéral un filet mince destiné aussi à l'enve-
loppe du bulbe oculaire. Enfin se détache un rameau assez fort
qui passe sous le frontal et se bifurque. Ses deux filets parvien-
nent à la surface externe de l'os; l'un se rend au bord de l'orifice
nasal postérieur, l'autre se prolonge en avant et se ramifie aux
environs de l'orifice nasal antérieur. Ce rameau est indiqué dans
les fig. 3 et 4, comme nerf de la narine (PI. 2, fig. 3, 4, un).
Il reste à parler du fort rameau oculo-nasal (on) qui se détache
du rameau inférieur de la branche ophtalmique superficielle, au
moment où celle-ci sort du crâne. 11 est d'abord situé un peu
au-dessus du rameau ophtalmique inférieur et ne tarde pas à se
diviser. Il serait inutile de décrire le trajet de ses diverses rami-
fications, car elles présentent des variations d'un individu à
l'autre ou même entre les deux côtés de la tête chez un même
♦ individu, aussi bien sous le rapport du nombre que de la position.
Ce qui est constant, c'est le fait que la plus forte des rami-
fications, la plus rapprochée de la ligne médiane, après avoir
passé par-dessus le nerf fourni à la narine par le rameau infé-
rieur, longe le bord médial de l'orifice nasal postérieur auquel
il envoie de fins filets et se perd dans la peau près de la
paroi médiale de la fosse nasale. Cette ramification, donne elle-
même un filet très faible allant vers le globe de l'œil (fig. 3, 4,
n° 2); de plus, elle peut communiquer avec le nerf de la narine
(nn) par un filet anastomotique ou bien être fusionnée sur un
certain parcours avec un filet provenant du rameau inférieur
(ri), comme le montre la figure 4.
60 MARC JUOE.
Les autres ramifications du rameau oculo-nasal sont tou-
jours au moins au nombre de trois. Elles passent au-dessus du
nerf optique et se rendent vers le globe oculaire ; là, elles s'anas-
tomosent et se répartissent dans la peau autour de l'œil. L'une
d'elles (rc) a une destination différente ; elle perce la sclérotique
près du muscle droit supérieur et se divise en deux filets qui
semblent aller tous deux dans l'iris. Cette dernière ramification
doit avoir la même fonction que le rameau auquel on a donné
le nom de rameau ciUaire. Chez d'autres Poissons, ce rameau
est parfois indépendant et provient de la racine du trijumeau^
ou bien sort du ganglion de Casser, ou encore de la branche
ophtalmique.
11 est à peine douteux que c'est de quelques ramifications du
rameau inférieur (ri) et de son rameau oculo-nasal qu'il s'agit
lorsque Stannius dit (p. 37) : « bei Sïlurus endet der dtlnne
unbetrâchtliche, in zwei Aeste gespaltene R. ophtalmicus, nacJi
Ahgahe der ihm angescMossen geivesenen Ziveige fur den Musc.
obliquus superior und reclus externus und anderer Zweige fiir
die Stirnhaut, in den Umgebungen der Nasengrube und am
aufsteigenden Aste des Zwischenkiefers ». Je n'ai jamais pu
voir un des filets de ce rameau pénétrer dans les muscles ocu-
laires nommés. Il en est qui viennent s'accoler à leur face externe •
d'une manière très étroite, mais ils ne s'introduisent pas entre
leurs fibres : ils se replient généralement en arrière pour se
rendre dans les téguments qui environnent l'œil (iig. 5, rrp) ou
bien ils percent la sclérotique. D'ailleurs, j'ai trouvé des filets
nerveux d'une tout autre origine se rendant aux muscles ocu-
laires. 11 est donc permis de supposer que c'est par erreur
que Stannius voit dans les rameaux en question des éléments
des nerfs moteurs oculaires qui auraient passé dans la voie de
l'ophtalmique'. Cette supposition étant admise^ il devient très
' p. 35 : « Es ist hervorzuheben, dass bei iiiaiicheu Fischen Elemeiite der
Augeiimuskeliiej'ven in der Bahn des R. ophllialmicus verlaufen, wio bei
Sihtriis. »
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 61
certain que ce sont seulement les deux rameaux de la branche
ophtalmique superficielle que l'auteur a considérés comme un
nerf ophtalmique à deux branches.
Branche ophtalmique profonde (fig. 3, 4, 6, opr). En sortant
du ganglion de Gasser, cette branche importante est appli-
quée contre la face latérale du petit tronc qui représente la
branche ophtalmique superficielle avant sa division en deux
rameaux. Il semble, au premier abord, que les deux branches
ophtalmiques soient indépendantes l'une de l'autre ; on peut, en
effet, suivre d'avant en arrière, sur la face dorsale du plexus
ganglionnaire, une strie suivant laquelle il est facile de les sé-
parer sur une certaine distance. A partir de la moitié de la
longueur du plexus, il est impossible de les isoler complète-
ment l'une de l'autre et du renflement ganglionnaire ; mais en
arrière de ce point, on voit encore les deux branches réunies
former une petite éminence allongée sur le tronc du trijumeau-
facial. Cette éminence ressemble donc à un tronc commun qui
ne serait pas distinct du plexus ganglionnaire.
Seul^ Friant (49) parle d'une branche nerveuse analogue à
celle désignée ici comme branche ophtalmique profonde. Il l'a
trouvée plus ou moins développée chez les espèces qu'il a étu-
diées, mais elle serait complètement indépendante ; elle aurait son
origine propre dans la moelle allongée et ne serait que juxta-
posée au trijumeau. Il la désigne comme nerf facial. Sur ce point,
Friant diffère de tous ses prédécesseurs qui, eux, regardaient
comme facial la branche qui suit dans son trajet le deuxième arc
viscéral (Cuvier: branche operculaire du trijumeau; Friant:
branche mandibulo-hyoïdienne du trijumeau). Voici les raisons
qu'il donne : « La branche mandibulo-hyoïdienne du trijumeau
a été regardée comme l'analogue du facial par les anatomistes
qui n'ont considéré que son trajet à travers l'os temporal et la
distribution de ses filets dans les muscles de l'appareil respira-
toire.— Ce n'est pas par la simple analogie qu'il fallait la déter-
62 MARC JUGE.
miner, c'est par les usages. S'il y a des analogies entre les
organes, cela n'est qu'autant qu'il y en a entre leurs fonctions.
Le nerf facial des Vertébrés supérieurs a été appelé nerf res-
piratoire de la tête par Charles Bell, parce qu'il préside à la
dilatation des ailes du nez et, par conséquent, au passage de
l'air à travers les fosses nasales; mais, chez les Poissons, les fonc-
tions respiratoires s'accomplissent dans des conditions diffé-
rentes . Les narines sont complètement étrangères à la respira-
tion ; cette fonction s'opère par un acte de déglutition de l'eau
intimement lié aux mouvements d'ampliation et de resserrement
de la cavité buccale. Ce sont les muscles des appareils ptérygo-
maxillaire et operculaire qui sont ici les agents de la respiration,
et ils sont tous animés par le trijumeau. — Le nerf facial prési-
dant à l'expression de la physionomie, et cette expression et ce
nerf offrant dans l'échelle animale un développement propor-
tionnel, nous devions, chez les Poissons, rencontrer un facial peu
développé. Comme chez les autres Vertébrés, nous trouvons
encore placés sous l'influence du facial les muscles qui tiennent
sous leur domination l'orifice des narines, seulement ici les cons-
tricteurs et les dilatateurs de l'ouverture nasale n'ont plus pour
fonction de faire passer le courant d'air affecté aux voies respi-
ratoires, mais seulement de faire parvenir les émanations au nerf
olfactif - (p. 85-86).
Dans les traits essentiels, la description que Priant donne
de son facial, en particulier chez Esox et chez Lota, concorde
avec ce qui se voit chez le Silure. Les fibres de cette branche se
trouvent bien au-dessus de ce qu'il appelle « racine antérieure
du trijumeau » et elle se bifurque, comme chez la Lotte, un peu
après la sortie du crâne.
Le rameau supérieur (fig. 4, n"4) est aussi le moins fort. Il se
trouve au-dessus du muscle droit supérieur (dans la figure, il est
un peu déplacé vers la gauche) et se partage en deux parties
inégales : la plus grêle, l'interne, s'unit à un filet provenant du
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 63
rameau inférieur de la branche ophtalmique superficielle, et
le filet ainsi constitué se replie en arrière et vient se terminer
dans le tégument, près de l'orifice nasal postérieur; l'autre par-
tie, plus forte, envoie quelques filets à l'enveloppe de l'œil, puis
s'infléchit aussi un peu en arrière et se ramifie dans la peau à la
face latérale de la tête.
Le rameau inférieur semble être la continuation de la bran-
che qui est sortie du crâne au-dessus du tronc maxillaire
commun et par le même orifice. Il chemine appliqué étroitement
à la branche maxillaire supérieure et envoie dorsalement un filet
dans l'enveloppe de l'œil, à la partie inférieure de celui-ci (fig. 3,
n» 4).
Du bord dorsal du nerf maxillaire supérieur se détache un
cordon assez fort qui se fusionne avec le rameau inférieur de
l'ophtalmique profond. A part cette communication, le maxil-
laire supérieur et la branche de l'ophtalmique profond, quoique
unis par du tissu conjonctif, restent distincts l'un de l'autre. Les
deux branches superposées passent contre la face externe de
l'extenseur inférieur du barbillon (fig. 6) et, descendant un peu,
se trouvent à la limite inférieure de ce muscle et à la limite
supérieure du muscle rétracteur. C'est alors que les deux bran-
ches se séparent, le maxillaire supérieur descend en s'appli-
quant contre la face interne du muscle rétracteur, tandis que la
branche de l'ophtalmique passe au-dessus des muscles exten-
seurs du barbillon, en croisant les muscles oculaires obliques
au-dessous de leur origine.
Cette dernière branche se divise déjà en cinq ou six ramifica-
tions qui restent unies jusqu'au niveau de l'orifice nasal posté-
rieur; à partir de là, elles s'étalent en éventail, les unes vont
au pourtour de la fosse nasale, d'autres vers l'orifice nasal an-
térieur et sur l'os prémaxillaire. L'une d'elles se dirige vers
la base du barbillon auquel elle envoie un filet peaucier très
court, s'infléchit latéralement en passant devant l'os maxillaire
64 MARC JUGE.
et va jusqu'à l'angle de la bouche. Enfin, une autre ramification
assez forte s'enfonce dans l'os prémaxillaire et s'infléchit mé-
dialement. Elle se trouve alors à la base des dents qui garnis-
sent la face inférieure de cet os et se résout en plusieurs filets,
dont Fun s'anastomose avec l'un des rameaux terminaux du
nerf palatin. Par sa distribution et son anastomose avec le nerf
palatin^ cette ramification laisse supposer qu'elle est une déri-
vation du nerf maxillaire supérieur. En effet, si l'on suit vers la
périphérie les éléments du cordon qui a passé du nerf maxil-
laire supérieur dans la branche ophtalmique profonde, on voit
qu'ils restent à la face inférieure de cette dernière et qu'ils pas-
sent dans la ramification destinée à la face alvéolaire du pré-
maxillaire. Malgré l'apparence, cette ramification doit donc être
attribuée à la branche maxillaire supérieure.
La branche qui vient d'être décrite comme ophtalmique pro-
fond semble donc correspondre au facial de Friant. Mais la
dénomination de facial est à rejeter puisque cette branche,
forme, avec la branche ophtalmique superficielle, un tronc
commun, non séparé du plexus et alimenté par des éléments des
portions sous-jacentes du plexus ganglionnaire (v. p. 55). En
outre, dans cette comparaison des Poissons avec les Vertébrés
supérieurs, Friant met en parallèle les faibles muscles peau-
ciers de la narine des uns avec toute la musculature qui préside
à l'expression de la physionomie chez les autres, sans tenir
compte de la provenance de cette dernière ' . On peut cepen-
dant dire que l'auteur a eu partiellement raison si, avec GoRO-
NOWITSCH, on admet que l'ophtalmique profond contient des
éléments du facial segmentai ; ce seraient alors ces éléments qui
actionneraient les muscles peauciers de la narine. Mais, ceci ne
justifie nullement l'idée de regarder cette branche comme repré-
^ RuGK (102, p. 204) : « So lange eine raimische Muskulatur besteht, gelit auch
der Facialis zu ihr. Derselbe war ihr niemals freind; wohi batte sie als moto-
risches Facialis-Ei)dgebiet urspriiiigHcb mit dem Gcskhte nichts zu thuii ».
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 65
sentant exclusivement le facial, puisque d'autres branches du
complexe reçoivent aussi des éléments du facial segmentai.
On pourrait être tenté de comparer la branche en question
au nerf rostral du trijumeau postérieur de la Lotte (Gorono-
witsch). Celui-ci est intimement réuni sur un certain trajet
au nerf maxillaire supérieur (^homologue du nerf rostral du tri-
jumeau antérieur de Acipenser); il s'en détache distalement
pour se rendre aux os antérieurs de la série sous-orbitaire et aux
canaux muqueux de cette région. Une telle comparaison doit
être immédiatement abandonnée, parce que cette branche au-
rait, chez le Silure, un développement hors de proportion avec
l'état des os sous-orbitaires. En outre, son domaine d'innerva-
tion est beaucoup plus étendu que ne l'indiquent les observations
de Goronowitsch; elle semble partager celui de la branche
décrite comme branche ophtalmique superficielle.
Il parait donc, aussi bien d'après l'origine que d'après la dis-
tribution, qu'il soit juste de regarder cette branche comme
un ophtalmique profond .
En résumé, l'ophtalmique du Silure se compose de deux
branches importantes dont la superficielle est divisée dès la
sortie du crâne en deux forts rameaux. Il est à remarquer
que ces trois parties principales sont toujours parfaite-
ment distinctes les unes des autres et n'ont de communications
entre elles que par leurs ramifications. Mais, l'éloignement des
deux branches et la grande extension de leurs rameaux termi-
naux apparaissent comme une conséquence toute naturelle si l'on
remarque que l'étendue considérable de la tête du Silure dans le
sens latéral correspond surtout à un fort développement des
pièces squelettiques de la région médiane.
2. Branches maxillaires (PI. 2, fig. 3, 4, en bleu).
Les branches maxillaires, chez le Silure, sortent de la partie
antérieure et inférieure du plexus du trijumeau-facial par un
Rev. Suisse de Zool., T, 6. 1898. 5
66 MARC JUGE.
tronc commun court, mais très volumineux. Celui-ci quitte le
crâne neural par un orifice situé dans la partie antérieure du
pétreux, près de la limite de cet os et de l'alisphénoïde. L'ori-
fice est ordinairement simple du côté interne, tandis que du
côté externe, il est toujours divisé en deux parties par une petite
lamelle horizontale, conjonctive, quelquefois ossifiée, laquelle
partage le tronc maxillaire en deux portions superposées.
La division du troue maxillaire se continue en arrière et en
avant de l'orifice de sortie; elle est, du reste, rendue visible,
surtout sur la face médiale du tronc, par une strie longitudi-
nale souvent très accentuée. En avant, la séparation des deux
parties n'aboutit jamais, comme on pourrait d^abord le penser,
à la bifurcation du tronc en branches maxillaire supérieure et
maxillaire inférieure, mais se prolonge sur les deux branches
maxillaires. Tant que les deux branches maxillaires restent
rapprochées, elles ne sont exactement ni superposées, ni juxta-
posées, mais la branche inférieure est située un peu plus en
dehors (latéralement) que l'autre. Ainsi, le plan de sépara-
tion des deux portions^ d'horizontal qu'il était dans le tronc
commun, devient oblique de haut en bas et de dedans en
dehors, et le plan de bifurcation lui reste perpendiculaire
(v. le schéma, p. 68). En arrière de la lamelle osseuse, on ne
peut séparer les deux parties que sur une faible distance, car
on arrive bientôt dans la région du plexus où les nombreux
échanges de fibres rendent impossible la délimitation exacte des
portions.
On peut donc dire que cette sorte de boutonnière s'étend sur
le tronc maxillaire commun, sur la partie antérieure du ganglion
de Gasser et sur les deux branches maxillaires. Sur ces der-
nières, elle s'avance assez loin et, il est vrai, davantage sur la
branche inférieure que sur la supérieure. Les deux couches sont
intimement accolées, sauf au passage de la lamelle osseuse^ et
sont unies par du tissu conjonctif. Bien que la séparation exacte
RECHERCHES SUR LE SILURU8 GLANIS. 67
ne puisse pas être effectuée aussi loin en arrière, il est facile de
voir que la deuxième portion du plexus (v. p. 55) forme princi-
palement la partie du tronc maxillaire située au-dessous de la
lamelle osseuse et que la troisième portion va surtout dans la
partie supérieure du tronc.
D'après les connexions de ces portions du plexus avec les
autres portions, on peut, en admettant que le trijumeau-facial
est formé de trois nerfs segmentaux, évaluer approximative-
ment la part prise par chacun d'eux à la formation des deux
parties du tronc maxillaire. La deuxième portion, qui sort de
la moelle allongée inférieurement et antérieurement, doit con-
tenir surtout des fibres du trijumeau antérieur (I); quand à la
troisième portion, la plus forte, elle doit contenir la majorité
des éléments du trijumeau postérieur (II). Cette troisième por-
tion est en relation très étroite avec celle qui va principale-
ment dans le tronc liyoïdeo-mandibulaire, et il se fait entre elles
un échange réciproque de fibres. Elle doit donc contenir, à côté
des éléments du trijumeau postérieur, des éléments du facial;
mais ces deux sortes d'éléments ne peuvent être distinguées.
Tout ce qu'on peut dire, c'est que la partie faciale de la portion
se trouve du côté latéral et ne peut aller que dans la branche
maxillaire inférieure.
Il résulte de tout cela que le maxillaire supérieur est formé
d'une couche inférieure provenant du trijumeau antérieur et
d'une couche supérieure fournie par le trijumeau postérieur;
le maxillaire inférieur est constitué inférieurement par le tri-
jumeau antérieur et supérieurement par le facial.
Les figures schématiques ci-dessous peuvent donner une idée
de la disposition des éléments dans le tronc maxillaire et de leur
répartition dans les deux branches, mais elles ne tiennent pas
compte des relations existant d'une part entre les deux portions
du plexus qui alimentent le tronc maxillaire et, d'autre part,
entre ces deux portions et les autres. Par exemple, toutes les
68 MARC JUGE.
fibres du trijumeau postérieur ne vont pas dans le maxillaire
supérieur, une bonne partie de celles-ci se rendent dans la
portion du plexus d'où dérive l'ophtalmique.
Â
a--m^--^
a'
Sections transversales schématiques, A, du tronc maxillaire commun de gauche, B, des
branches maxillaire supérieure (1) et inférieure (2) à leur sortie de ce dernier,
ab, plan de séparation en denx portions superposées.
cd, plan suivant lequel le tronc commun se divise en deux branches.
Partie ponctuée = éléments du trijumeau segmentai antérieur (trij. I) .
Partie blanche ■= éléments du trijumeau segmentai postérieur (trij. II).
Partie noire = éléments du facial segmentai.
Il semble que l'on puisse expliquer ainsi la présence de ces
portions qui sont parfois si nettement délimitées, et particuliè-
rement cette division très constante du tronc maxillaire et des
deux branches qui en sortent, en deux portions superposées. Ces
observations acquièrent une plus grande valeur si on les compare
aux résultats beaucoup plus précis que Goronowitsch a obte-
nus par des coupes en séries (v. p. 53 du présent travail). D'après
cet auteur, le maxillaire supérieur de la Lotte est constitué éga-
lement par des éléments du trijumeau antérieur et du trijumeau
postérieur, le maxillaire inférieur par des éléments du triju-
meau antérieur et du facial. Je dois cependant ajouter qu'il
paraîtrait étonnant que, chez le Silure, une partie des fibres du
trijumeau postérieur ne soient pas réunies à celles du facial pour
former le nerf maxillaire inférieur.
Avant de se diviser en deux branches, le tronc maxillaire
commun donne naissance à plusieurs rameaux destinés à la
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 69
muqueuse buccale, à la musculature de la mâchoire, de l'arc
palatin et du barbillon. Ce sont les suivants :
1° Rameau de la muqueuse buccale. Ce rameau sort, en réa-
lité, de la face inférieure du ganglion de Gasser, mais il peut
être compté au nombre des rameaux du tronc maxillaire, car
il provient de la portion ganglionnaire qui fournit la partie infé-
rieure de ce tronc. Recouvert par ce dernier, il se dirige éga-
lement en avant et sort du crâne avec lui ou un peu au-dessous.
Tantôt il va encore dans la même direction en i)assant entre
l'os pétreux et le muscle adducteur hyomandibulaire, se replie
en arrière à la face inférieure du muscle pour arriver un peu en
avant du tronc hyoïdeo-mandibulaire, tantôt il arrive directe-
ment à la même place en suivant le bord postérieur du même
muscle. Il se ramifie dans la nmqueuse de la région postérieure
et latérale de la cavité buccale.
2° Hameau du muscle élévateur de l'arc palatin et du muscle
dilatateur operculaire. Il est émis par le tronc maxillaire du-
rant son passage dans le canal osseux, et en sort avec lui,
accolé à son bord latéral. Son origine se trouve dans la portion
inférieure du tronc; il est donc probable qu'il dépend du triju-
meau antérieur. Il va en avant en passant près du bord supé-
r-eur de la portion profonde du muscle adducteur mandibulaire
et, s'élevant un peu, il atteint la face inférieure du muscle élé-
vateur de l'arc palatin. Il se ramifie dans ce muscle après avoir
donné une ou deux ramifications qui s'avancent médialement et
pénètrent dans le muscle dilatateur operculaire, non loin de son
origine.
3° Rameau de Vadducteur mandibulaire et du rétracteur du
barbillon. Ce rameau est beaucoup plus fort que les deux pré-
cédents. Il parait sortir de la face latérale de la branche maxil-
laire inférieure, près de sa naissance, mais, en réalité, il arrive
jusqu'à ce point en étant appliqué contre le tronc maxillaire,
puis contre le maxillaire inférieur. Il sort du bord inférieur et
70 MARC JUGE.
latéral du tronc au moment où celui-ci quitte le canal de l'os
pétreux. Son origine est donc analogue à celle du rameau pré-
cédent. Le rameau se dirige latéralement, pénètre dans la por-
tion profonde de l'adducteur mandibulaire, traverse oblique-
ment la masse de ce muscle en lui abandonnant quelques filets,
et en sort à peu près au centre de la face externe. Il se trouve
alors devant le bord antérieur de l'élévateur palatin et se replie
en arrière et en haut pour entrer dans la portion superficielle
de l'adducteur mandibulaire. Ce rameau se divise beaucoup et
envoie ses filets terminaux dans la masse musculaire de la
mâchoire (fi g. 3, 4, 5, 6, ram).
Enfin, le rameau adducteur mandibulaire émet un nerf assez
fort (fig. 3, 4, Q, rrb), destiné au muscle rétracteur du bar-
billon. Sur un même exemplaire, nous avons observé que, du
côté droit de la tête, ce nerf se séparait du rameau de l'ad-
ducteur mandibulaire très près de son origine, tandis que, du
côté gauche, il s'en séparait plus distalement, c'est-à-dire seu-
lement à l'endroit où le rameau va pénétrer dans la portion
profonde de l'adducteur mandibulaire. Dans les deux cas, le
nerf chemine vers l'avant à la face externe du métaptérygoïde
et entre dans la partie postérieure et supérieure du muscle ré-
tracteur.
Stannius (16, p. 41, 5°) dit que le muscle rétracteur du bar-
billon est innervé par un rameau venant directement du tronc
maxillaire. Il est probable que l'origine de ce nerf, que j'ai tou-
jours constatée sur le rameau adducteur mandibulaire, mais à
des places variables, peut être reculée à tel point qu'elle se
trouve sur le tronc commun lui-même, un peu en arrière du
rameau adducteur mandibulaire. Quant au rameau venant
également du tronc commun et allant au muscle « qui tire le
barbillon vers l'intérieur », nous ne l'avons trouvé sur aucun
exemplaire malgré d'attentives recherches. Par contre^ il y
avait toujours, pour les deux muscles superposés qui accomplis-
RECHERCHES SUR LE 8ILURUS GLANIS. 71
sent cette fonction, un rameau du tronc hyoïdeo-mandibulaire
dont il sera question plus tard (v. p. 82).
4° Bameau spJié no-palatin (PL 2, fig. 4, sp). Il correspond
au nerf ptérygo-palatin de Cuvip:r et au nerf palatin de Stan-
Nius; son trajet et sa distribution justifient parfaitement sa
désignation comme sphéno-palatin (Priant, 49).
Stannius (16, p. 55) a vu le nerf palatin de la plupart des
Poissons osseux sortir du plexus ganglionnaire et montrer une
certaine indépendance vis-à-vis du trijumeau et du facial; chez
Sihmis glanis, il se détache du tronc maxillaire commun et n'a
aucune communication avec le facial ; enfin chez Chimaera et
Baja, il sort du facial.
Friant (49, p. 75-80) a trouvé, sur neuf espèces de Poissons
qu'il a examinées, huit espèces où le sphéno-palatin sortait de
la partie postérieure, inférieure et interne du ganglion du tri-
jumeau, et une seule {Perça fluviatilis) où il naissait aussi bien
du tronc mandibulo-hyoïdien (facial de Stannius) que du gan-
glion du trijumeau.
Gegenbaur (35, p. 281) a trouvé chez les Sélaciens un nerf
palatin venant du facial, et représentant le rameau pharyngien
d'un nerf homologue d'un nerf spinal. Chez les Poissons osseux
(31, p. 701), le nerf palatin dépend du trijumeau, mais il a des
rapports avec la branche représentant le facial. Cette dernière
indication ne se retrouve pas dans l'ouvrage paru tout récemment
sous le titre de : Vergleichende Aiiatomie der WirbeWiiere ; il y
est dit simplement (103, p. 810) que le nerf palatin est un ra-
meau du nerf facial et qu'il peut posséder une racine indépen-
dante ayant son propre ganglion.
CORONOWITSCH (100, p. 27), a montré que chez la Lotte, le
rameau palatin qui sort apparemment de la face ventrale du
plexus a son origine dans le facial. Ce fait est d'une grande
importance pour la théorie de la segmentation de la tête des
Vertébrés, car le palatin des Poissons osseux doit représenter
le rameau pharyngien du facial segmentai.
72 MARC JUGE.
RuGE (102, p. 206), pense aussi que le rameau palatin doit
toujours naître du facial, même lorsqu'il est i3lus ou moins étroi-
tement accolé au tronc du trijumeau. Cet auteur ne nous dit
pas si c'est par des recherches spéciales qu'il est arrivé à cette
conviction.
Chez le Silure, le rameau se détache du tronc maxillaire à
son bord médial et inférieur, ordinairement au moment où le
tronc vient de traverser la paroi crânienne. En essayant d'isoler
ses éléments en arrière, je ne suis jamais parvenu à les voir
s'éloigner de ceux qui représentent très probablement le triju-
meau antérieur. Mais ce procédé est trop primitif pour m'auto-
riser à penser qu'il ne puisse pas exister d'autre origine.
Une particularité que je n'ai pu constater exactement qu'une
seule fois est que le nerf sphéno-palatin émet, à une petite dis-
tance de sa naissance, un iilet grêle qui s'unit sur un long par-
cours à un filet du rameau adducteur palatin, qui dépend lui-
même du tronc hyoïdeo-mandibulaire. Ce fait semblerait indi-
quer que le nerf palatin dépend du nerf facial, mais malheureu-
sement, il ne s'agit pas là d'une vraie anastomose; le filet du
sphéno-palatin se sépare distalement et traverse l'os palatin
pour se perdre dans la muqueuse.
Dans le reste de son trajet, le nerf (fig. 6) suit le bord latéral
du parasphénoïde en passant entre l'origine de l'extenseur infé-
rieur du barbillon et celle de l'adducteur palatin, puis il s'en-
fonce dans le vomer et dans le prémaxillaire en s'approchant
de leur face inférieure. Pendant son passage sur le premier de
ces os, il émet un filet latéral et un filet médial qui vont dans la
muqueuse alvéolaire de cette région ; puis, sur le préniaxillaire,
il forme deux filets terminaux, l'un latéral, l'autre médial. Ce
dernier s'unit à un filet provenant du rameau du maxillaire
supérieur momentanément accolé à la branche ophtalmique pro-
fonde (v. p. 61). Le rameau ainsi constitué se rend, de même
que le rameau médial, dans la muqueuse alvéolaire du pré-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 73
maxillaire ; une seule de ses ramifications s'élève un peu et suit
le bord de la lèvre où elle se perd dans la peau.
Nerf maxillaire supérieur (PI. 2, fig. 3 et 4, mxs).
Le tronc maxillaire commun, après avoir émis les ramifica-
tions qui viennent d'être mentionnées, se divise en deux bran-
ches d'inégal volume. La branche supérieure est la moins forte;
elle se dirige presque horizontalement en avant et un peu obli-
quement vers l'extérieur. La branche profonde de l'ophtalmique
(opr) vient s'appliquer contre son bord supérieur et passe avec
elle sous- le nerf optique, puis au-dessous de l'origine des deux
muscles oculaires obliques (fig. 6). Les deux branches s'éloi-
gnent l'une de l'antre après s'être engagées entre les muscles
extenseur et rétracteur du barbillon. Le nerf maxillaire supé-
rieur descend un peu et longe la face inférieure du muscle rétrac-
teur ; il pénètre ensuite dans la base du barbillon et le suit
jusqu'à Textrémité. Le barbillon est soutenu, dans toute sa
longueur, par un axe cartilagineux, aplati dans le sens dorso-
ventral. Le nerf est situé entre la peau et l'axe cartilagineux, le
long de l'arête antérieure de ce dernier, et envoie de nombreux
filets à toute la surface de l'appendice tactile.
A quelque distance de son passage sous le nerf optique, la
branche maxillaire supérieure émet un cordon assez fort, qui
s'unit bientôt à la branche profonde de l'ophtalmique. Comme
il a été dit précédemment (p. 64), il n'y a pas là une anastomose
proprement dite, quoique distalement toute trace extérieure de
séparation ait disparu.
En effet, si on isole les éléments venant du maxillaire supé-
rieur, de ceux de l'ophtalmique profond, on arrive à une strie
latérale de plus en plus nette qui aboutit à la séparation des
deux parties. La partie maxillaire se rend à la face inférieure
74 MARC JUGE.
du prémaxillaire (Pmx), dans la muqueuse alvéolaire qui recou-
vre cet os; on peut donc l'appeler rameau prémaxillaire (pmx,
fig. 3 et 4). L'un de ses filets s'anastomose toujours avec Tun
des rameaux terminaux du nerf sphéno-palatin .
Le nei'f maxillaire supérieur du Silure a donc ceci de remar-
quable, que la plus forte partie de ses éléments constitue le nerf
sensible du barbillon, et qu'un contingent beaucoup moins fort
se rend à la face inférieure du prémaxillaire, oîi sa fonction est
également purement sensorielle.
D'après cela, le nerf ne recevrait des racines du trijumeau
antérieur et du trijumeau postérieur que des fibres sensibles, et
ne serait pas un homologue parfait du maxillaire supérieur de
la Lotte, lequel contient des éléments destinés au muscle adduc-
teur mandibulaire. De plus, la portion venant du trijumeau pos-
térieur ne se détache pas, comme chez ce dernier Poisson, pour
aller innerver les canaux muqueux des os sous-orbitaires, mais
pénètre dans le barbillon avec la majeure partie de celle qui
provient du trijumeau antérieur.
Nerf maxillaire inférieur (PI. 2, fig. 3 et 4, mxi).
En sortant du tronc maxillaire commun, la branche maxillaire
inférieure est formée dés deux parties superposées dont il a déjà
été question plus haut (p. 66). Ces deux parties peuvent être
facilement isolées l'une de l'autre sur une assez grande lon-
gueur, mais elles finissent par se fusionner si intimement qu'il
est difficile d'indiquer exactement quelle part chacune d'elles
prend à la formation des diverses ramifications du maxillaire
inférieur.
Le nerf suit d'abord la branche maxillaire supérieure contre
son bord latéral inférieur, puis s'en éloigne bientôt en se diri-
geant plus latéralement et en bas. Il passe ainsi obliquement
RECHERCHES SUR LE 8ILURITS GLANIS. 75
sur l'arc ptérygo-palatin et sous la portion profonde du muscle
adducteur mandibulaire. Durant cette partie de son trajet, il
est inférieur et parallèle au nerf optique.
Des rameaux destinés à la musculature de la mâchoire, de
l'arc palatin, du barbillon et de l'opercule sont livrés par le tronc
maxillaire commun et ont été décrits précédemment. D'autres
rameaux moins importants dépendent directement du nerf maxil-
laire inférieur. Une première ramification sort dorsalement du
nerf qu'elle accompagne jusqu'au-dessous du globe oculaire
(fig. 3). Là, elle se bifurque ; une partie va en avant et se perd
dans la peau située au-devant de l'œil, l'autre se replie en
arrière et va assez loin à la périphérie du muscle adducteur
mandibulaire (fig. 5, rrp). Avant de passer au-dessous du globe
oculaire, le maxillaire inférieur émet encore dorsalement un
rameau mince, qui traverse la membrane reliant l'anneau sous-
orbitaire au plafond de la cavité buccale et entre dans le revê-
tement cutané du barbillon, où il s'étend le long de l'arête pos-
térieure, sur une certaine longueur; c'est le nerf postérieur du
barbillon (fig. 3 et 4, upb).
Ensuite, la branche maxillaire inférieure s'infléchit vers l'exté-
rieur et en bas, en passant devant le bord antérieur et supérieur
de la portion profonde du muscle adducteur mandibulaire. En
ce point, elle est déjà divisée en deux parties qui restent super-
posées et accolées jusqu'à ce qu'elles arrivent sur la masse
tendineuse de la portion superficielle du muscle adducteur man-
dibulaire. Là, un peu en arrière de l'angle de la bouche, ces
deux parties se séparent. La supérieure contourne extérieure-
ment la masse tendineuse et se place contre la face externe de
l'articulaire oi^i elle est recouverte par le fascia du muscle adduc-
teur mandibulaire ; l'autre partie s'infléchit vers l'intérieur et en
avant, en passant entre les deux portions que forme la masse
tendineuse de l'adducteur mandibulaire et arrive à la face jn-
terne de l'articulaire. La première constitue la hranche man-
76 MARC JUGE.
dihuïaire externe (fig. 3, 4, 5 et 9, me), la deuxième la branche
mandibulaire interne (mi).
La branche mandibulaire externe, pendant son passage sur
l'articulaire, envoie plusieurs filets dans la peau de cette région.
Ensuite, elle se prolonge à la face externe du dental, au-dessus
de la branche mandibulaire du tronc liyoïdeo-mandibulaire. Ces
deux branches cheminent ainsi, très rapprochées, sans se fu-
sionner, mais réunies simplement par plusieurs filets anastomo-
tiques, puis, arrivées dans la partie moyenne de la mandibule,
elles s'éloignent l'une de l'autre. La branche du maxillaire infé-
rieur s'élève un peu et se bifurque. L'un des filets vient suivre
le bord de la lèvre, je l'appellerai rameau labial (ri) ; l'autre se
trouve plus en arrière et se ramifie dans la muqueuse traversée
par les nombreuses petites dents, c'est le rameau alvéolaire
antérieur (fig. 4 et 9, ra,). Ces deux rameaux terminaux vont
jusqu'à la symphyse de la mâchoire inférieure. Le premier
contracte plusieurs unions avec des filets de la branche mandi-
bulaire du tronc hyoïdeo-mandibulaire.
La branche mandibulaire interne est plus importante par son
volume et le nombre de ses ramifications. Elle passe entre l'ar-
ticulaire et la partie de la portion profonde du muscle adduc-
teur mandibulaire qui s'insère à la face interne du dental et sur
le cartilage de Meckel. Elle émet alors un rameau alvéolaire
(fig. 3, 4, 9, ra,) qui longe le bord supérieur et interne du car-
tilage de Meckel en se plaçant sur le prolongement du muscle
adducteur mandibulaire, puis s'élève à la face interne de l'os
dental. Ce rameau se termine par deux filets destinés à la mu-
queuse du dental et à la lamelle qui s'étend un peu en arrière ; il
a donc la même fonction que le rameau alvéolaire de la branche
externe, mais il est situé postérieurement par rapport à celui-ci.
La branche continuant à aller obliquement en avant et en
bas, entre dans la rainure du dental qui loge le cartilage de
Meckel, circule autour de ce dernier et se bifurque avant
RECHERCHES SUR LE SILURUS Gf-ANIS. 77
de réapparaître au bord inférieur de la rainure. Les deux
rameaux ainsi formés descendent sur la face interne du dental,
l'un dirigé en avant, l'autre en arrière, et viennent émerger à
la face inférieure de la mandibule, à la limite du muscle génio-
hyoïdien (fi g. 9).
Le rameau antérieur s'avance à la face inférieure de ce
muscle et ne tarde pas à se trifurquer. La plus forte ramification
(a) entre dans le barbillon antérieur (Ba) dont elle suit l'axe
cartilagineux jusqu'à l'extrémité. Une autre (b), va médiale-
ment jusqu'à la symphyse de la mandibule et se rend en partie
dans le muscle intermandibulaire {Imd), en partie dans la peau
environnante où ses filets entrent fréquemment en connexion
avec ceux de la branche mandibulaire externe et de la branche
mandibulaire du tronc hyoïdeo-mandibulaire. Enfin, la troi- *
sième ramification (c) va en arrière et s'enfonce dans le muscle
génio-liyoïdien^ de même que d'autres rameaux moins impor-
tants dépendant des deux ramifications précédentes.
Le rameau postérieur suit aussi la face inférieure de ce muscle ;
il fournit le nerf (d) du barbillon postérieur (Bp), se prolonge
en arrière (e) jusqu'à la base des rayons branchiostèges, puis
se replie en avant et médialement. Ses ramifications nombreuses
et très étendues se distribuent toutes dans la peau qui revêt le
muscle génio-hyoïdien et la membrane branchiostège.
Les deux branches du maxillaire inférieur du Silure, compa-
rées avec celles des autres Poissons, présentent quelques parti-
cularités de détail sur lesquelles il serait inutile d'insister. Il
suffira de faire ressortir ici deux points importants.
En premier lieu, la force et l'extension de la branche externe,
qui n'est généralement représentée chez les autres Poissons
osseux que par une faible ramification plus ou moins étendue et
n'est alors regardée que comme un filet latéral du nerf maxil-
laire inférieur (v. Friant, p. 41 et suiv.). Cette branche est
puissamment renforcée dans son action par une branche à peu
78 MARC JUGE.
près de même volume, venue du tronc hyoïdeo-mandibulaire,
et qui doit manquer aux autres Téléostéens (v. Stannius,
Priant, Goronowitsch). Une si riche innervation du tégu-
ment de la mandibule s'explique facilement comme adaptation
au genre de vie du Silure. En effet, celui-ci ne peut être que
faiblement secouru dans la recherche de sa nourriture par
son organe visuel, fort peu développé. Comme compensation à
cette incapacité de l'œil, nous voyons le sens tactile devenir
plus intense ; les deux branches en question étalent leurs nom-
breuses ramifications à la surface de la mandibule, laquelle est
d'une largeur considérable. Cette explication devient plus plau-
sible si l'on prend en considération le vaste réseau peaucier
formé par l'ophtalmique sur la face frontale (voir fig. 5 ), le fort
développement des barbillons et, enfin, la présence d'une bran-
che mandibulaire externe du maxillaire inférieur, chez la Lotte,
qui chasse ordinairement sur le fond des lacs.
Le deuxième point concerne l'innervation des muscles in-
termandibulaire et génio-hyoïdien par la branche interne.
B. Vetter (48, p. 513. PI. XIII, fig. 8) a indiqué que chez le
Brochet, cette branche, après avoir émis un rameau analogue
au rameau alvéolaire postérieur (raj, se fusionnerait avec
une branche du facial (notre branche mandibulaire interne du
tronc hyoïdeo-mandibulaire) et que le nerf ainsi constitué irait
dans les muscles intermandibulaire et génio-hyoïdien, ainsi
que dans la peau. L'auteur suppose cependant que les filets
moteurs doivent provenir seulement du maxillaire inférieur,
car le muscle intermandibulaire et la portion du génio-hyoïdien
innei'vée par eux doivent appartenir au premier arc viscéral.
Chez le Silure, les deux muscles ne sont sûrement innervés que
par la branche venant du maxillaire inférieur, parce que la
branche mandibulaire interne du tronc hyoïdeo-mandibulaire
ne fait que la croiser, sans entrer en communication avec elle.
Il est probable qu'il en est de même chez le Bi-ochet, car
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 79
Friant (49) ' nous donne sur ce Poisson des renseignements
qui concordent avec ce que j'ai observé chez le Silure,
Une raison plus forte peut pourtant faire admettre que les
muscles en question reçoivent par la voie du maxillaire inférieur
des éléments du trijumeau et du facial : c'est la composition
du maxillaire inférieur par ces deux derniers (p. 67). Mais, mal-
gré l'impossibilité de suivre les deux sortes d'éléments jusque
dans les dernières ramifications, il est à peine douteux que les
fibres du facial, par le fait qu'elles occupent dans le tronc du
maxillaire inférieur la région dorso-latérale, doivent, avant tout,
passer dans les deux rameaux dorsaux du tronc et dans la
branche mandibulaire externe. Ces éléments du facial seraient
donc tous sensibles ; ceux qui pourraient passer dans la branche
interne se rendraient également dans la peau, et le muscle in-
termandibulaire ainsi que le génio-hyoïdien seraient innervés
exclusivement par le trijumeau antérieur.
3. Branche hyoïdeo-mandihulaire ou facial. (PI. 2, 3, fig. 3, 4,
5, 6,hmd; fig. 3 et 4, en vert).
Comme nous l'avons déjà dit, le tronc hyoïdeo-mandibulaire
des Poissons osseux a reçu des appellations fort différentes et a
été regardé tantôt comme un simple rameau du trijumeau
(CuYiER et Yalenciennes, Friant) , tantôt comme un facial
dépendant plus ou moins du trijumeau (Stannius, Baudelot,
Gegenbaur). En réalité, c'est, au même titre que les branches
ophtalmiques et maxillaires, une branche du complexe triju-
meau-facial, car il ne contient pas uniquement des éléments du
' p. 42 : « Le rameau inférieur terminal du maxillaire inférieur, descend
(l'abord obliquement le long de la face interne de la mâchoire, se porle sous le
cartilage de Mkckel, puis se dirigeant presque horizontalement en avant et en
dedans, se place au-dessus du nerf mandibulaire (du tronc hyoïdeo-mandibulaire)
au bord supérieur duquel il s'accole, jiuis le croise. . . »
80 MARC JUGE.
facial et tous les éléments du facial n'entrent pas dans sa voie.
Nous allons d'abord chercher de quelle partie du plexus gan-
glionnaire la branche provient et reconnaître si celle-ci est
indépendante ou non des autres parties.
La branche hyoïdeo-mandibulaire sort latéralement et plutôt
ventralement du ganglion de Gasser. Elle tire principalement
son origine de la partie du plexus que j'ai désignée comme pre-
mière portion (p. 55), soit celle qui naît de la moelle allongée
le plus en arrière ; dans la masse ganglionnaire, elle est située
ventro- latéralement par rapport aux autres. Sans exclure la
possibilité d'échanges d'éléments dans l'intérieur de l'encéphale,
on peut donc admettre que cette portion contient la majeure
partie des éléments du facial. En tout cas, elle renferme toute
la racine ventrale du facial, car celle-ci peut être isolée de la
portion dès la sortie du cerveau. Ainsi, le reste de la portion est
surtout formé par la racine dorsale du facial ; il présente, du
reste, un renflement très sensible.
La première portion du plexus est en relation très étroite
avec la troisième (v. p. 67) ; immédiatement après la sortie
de la moelle allongée commence un échange réciproque de
fibres. La première portion envoie d'abord un fort contingent
de fibres à la troisième, puis elle reçoit de cette dernière une
quantité moins considérable d'éléments du trijumeau postérieur,
sous la forme d'un cordon court, mais assez facilement visible.
Je n'ai jamais observé de passage direct d'éléments entre la
première et la deuxième portion.
GoRONOWiTSCH (100 p. 28) dit que le tronc hyoïdeo-man-
dibulaire de la Lotte, est formé d'éléments des trois nerfs seg-
mentaux du complexe. Il se pourrait qu'il en fût de même chez
le Silure, mais, pour s'en assurer, il serait absolument nécessaire
de connaître très exactement l'origine centrale de tous les com-
posants de chaque portion du plexus ainsi que leurs relations à
l'intérieur de la masse cérébrale, recherche que je ne puis
RECHERCHES SUR LE SILURUS QLANIS. 81
entreprendre. Nous savons par Stannius (16, p. 26) que chez
le Silui'e de tels échanges intra-cérébraux doivent avoir lieu. Par
conséquent, les portions plus ou moins bien délimitées que l'on
reconnaît dans le plexus ne représentent certainement pas des
troncs de nerfs segmentaux. Il est donc bien possible que des
éléments du trijumeau antérieur se trouvent déjà dans la pre-
mière portion, avant qu'elle sorte du cerveau ou encore qu'elle
en reçoive par la voie du cordon qui lui vient de la troisième
portion.
Ce que l'on peut affirmer, c'est que le tronc hyoïdeo-mandi-
bulaire comprend une grande partie du facial, mais qu'il reçoit
aussi une certaine partie de ses éléments du trijumeau.
Le tronc en question ne peut donc être mieux désigné que
comme branche hyoïdeo-mandibulaire du trijumeau-facial '.Si,
pour ne pas compliquer la nomenclature, on laisse subsister le
terme de facial, il faut se souvenir que l'homonymie des nerfs
chez les Téléostéens et les Sélaciens par exemple, n'implique
nullement lïdée d'homologie.
Stannius (16 p. 47) a montré que chez la plupart des
Téléostéens, le tronc hyoïdeo-mandibulaire est renforcé par une
branche courte, issue du plexus du trijumeau et sortant de la
cavité crânienne avec le tronc maxillaire. Cette branche qu'il
ap))elle rameau communicant du trijumeau au facial manque-
rait chez Sïlurus ainsi que chez les Poissons oîi le facial ne
sort-pas du crâne par un orifice distinct (Gadoïdes, Lopli'ms).
Chez le Silure, le court faisceau (PI. 2, fig. 4, f) fourni au tronc
hyoïdeo-mandibulaire par la troisième portion du plexus, cor-
respond probablement à ce rameau communicant; ici, il est
simplement beaucoup plus court et se réunit au tronc dans Finté-
' Stannius a donné le nom de tronc hyoïdeo-mandibulaire à la continuation
du « facial » après qu'il a donné les rameaux opeiculaire et adducteur palatin, et
reçu le rameau communicant du trijumeau. Goroxowitsch (100) a appliqué ce
nom k la branche tout entière. C'est dans le dernier sens qu'il est employé ici.
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 6
82 MARC JUGE.
rieur du crâne. La même explication doit peut-être s'appliquer
aux cas où les branches du complexe ne se séparent qu'après
avoir traversé la paroi du crâne par un orifice commun.
Le tronc liyoideo-mandibulaire, ainsi constitué, se sépare de
la région moyenne et ventro-latérale du plexus ganglionnaire
en se dirigeant en avant et un peu vers l'extérieur. Il s'engage
dans un long canal oblique qui traverse l'os pétreux et débouche
contre la face médiale (interne) des muscles élévateurs bran-
chiaux. Tout en descendant légèrement, il s'avance entre la
paroi crânienne et ces muscles, puis contourne le bord antérieur
de ces derniers. Il prend alors une direction presque perpendi-
culaire à l'axe principal du corps et s'étend à la face inférieure
de l'os hyomandibulaire (Hm) en longeant le bord postérieur de
l'adducteur palatin. Entin, il traverse l'os hyomandibulaire
(fig. 6) et vient émerger à sa face externe, par un orifice situé
un peu en arrière de la crête (CHm) que forme cet os pour l'ori-
gine de l'adducteur mandibulaire profond.
Avant ce point, le tronc hyoideo-mandibulaire a émis les deux
rameaux suivants :
P Hameau des muscles adducteur palatin et extenseurs du
barbillon (PI. 2, fig. 3, 4, rap). Il se détache du tronc un peu
après que ce dernier a quitté le canal de l'os pétreux. Il est très
facilement visible, tout au moins à son origine, où il est relative-
ment fort. On peut déjà l'apercevoir par transparence, sous
l'aponévrose qui recouvre dorsalement l'adducteur palatin. Il
chemine, en efifet, vers l'avant, plutôt médialement, entre ce
muscle et son aponévrose, parallèlement au bord supérieur de
l'os hyomandibulaire. Il diminue rapidement de volume, car il
abandonne plusieurs filets qui s'enfoncent dans la masse mus-
culaire.
Parmi les ramifications livrées au muscle adducteur palatin,
la plus importante sort du rameau très près de son origine et
se divise beaucoup; les autres sortent plus distalement, l'une
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 83
d'elles atteint généralement aussi une grande longueur et montre
une fausse anastomose avec le nerf sphéno-palatin.
Le rameau se prolonge à la surface de l'adducteur palatin en
un filet de plus en plus mince, qui, se rapprochant davantage de
la ligne médiane, traverse l'aponévrose et atteint le bord latéral
du muscle extenseur profond du barbillon. (PI. 2, fig. 5, 6^ reib).
A cet endroit, il s'en détache une ramification grêle (resb), allant
obliquement en avant et en haut pour entrer dans le muscle
extenseur supérieur à sa face dorsale. Ces deux nerfs terminaux
se ramifient chacun dans l'un des muscles.
Stannius dit que le rameau destiné au muscle adducteur pala-
tin a été observé chez huit genres de Poissons osseux ', mais il
ne parle pas du Silure. En revanche, il attribue l'innervation du
muscle qui tire le barbillon vers l'extérieur, à un rameau fourni
par le tronc maxillaire commun'. Cette indication me parait
erronée ; il n'est pas douteux que les deux muscles extenseurs
soient actionnés par un rameau du tronc hyoïdeo-mandibulaire,
qui innerve auparavant le muscle adducteur palatin.
2° Piameau des muscles adducteur hyomandihîdaire, élévateur
et adducteur de V opercule (fig. 3,4, 5, rof). Ce rameau impor-
tant sort aussi du tronc hyoïdeo-mandibulaire lorsque celui-ci
commence à descendre contre la face interne de l'os hyoman-
dibulaire, mais il est émis par le bord postérieur du tronc et à
quelque distance de la naissance du premier rameau. Il se
dirige directement en arrière, en passant à la face interne de
l'hyomandibulaire, entre cet os et la membrane qui va du muscle
adducteur palatin, en avant, à l'adducteur hyomandibulaire, en
arrière. Il s'étend ensuite à la face externe des adducteurs hyo-
mandibulaire et operculaire situés l'un derrière l'autre, et à la
face interne de l'élévateur operculaire, qui recouvre ces deux
'P. (31 : Lîicioperca, Cottiis, Trigla. Scomber, Caranx. Belone. Esox,
Cypri7ius .
^ P. 41 .
84 MARC JUGE.
muscles. Il émet tout d'abord un filet pour le premier de ces
muscles, et quelquefois un second un peu plus en arrière. Enfin ^
après s'être accolé momentanément au rameau operculaire du
vague (rov), il se partage en trois ou quatre filets principaux
allant dans l'élévateur et l'adducteur de l'opercule.
L' « anastomose >^ entre le rameau operculaire du tronc
liyoïdeo-mandibulaire et celui du vague avait été trouvée par
Stannius (16) chez Diodon, et par Buchner (9), puis Stan-
Nius chez les Cyprins. Vetter l'indique chez la Perche.
Remarquons, enfin, le fait que les deux muscles antagonistes
de l'opercule sont pourvus par le même rameau. Vetter (48,
p. 502) et GORONOWITSCH ont trouvé un rameau destiné aux
adducteurs hyomandibulaire et operculaire, et un ou plusieurs
filets allant directement du tronc à l'élévateur operculaire.
Chez Sihmis, je n'ai pas pu découvrir de filet indépendant pour
ce dernier muscle.
Parvenu à la face externe de l'os hyomandibulaire, le tronc
hyoïdeo-mandibulaire se divise bientôt en deux fortes branches,
l'une, dirigée en avant et en bas, se bifurque un peu plus
loin, c'est le nerf mandïbiilaire (PI. 2, fig. 3, 4. md), l'au-
tre, dirigée en bas et en arrière et traversant l'os hyomandi-
bulaire pour venir à sa face interne, constitue le nerf hyoï-
dien (hy).
Nerf mcmdïbulcdre.
Le nerf mandibulaire, en descendant sur l'os hyomandibu-
laire, ne tarde pas à se diviser en deux branches très inégales
en volume. La branche supérieure ou branche mandibulaire
externe (fig. 5, 4, 5, 6, 9, mde) est de beaucoup la plus forte. Elle
va en avant et en bas, en reposant sur le bord inférieur de la
portion profonde de l'adducteur mandibulaire et arrive sur la
face latérale de l'articulaire, oii elle se place sous la branche
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 85
mandibulaire externe du nerf maxillaire inférieur. Les deux
branches, accolées l'une contre l'autre, cheminent vers l'avant
en étant recouvertes par le fascia de l'adducteur mandibulaire
et échangent quelques filets anastomotiques. Enfin, distalement,
elles se séparent ; la supérieure se rapproche du bord labial,
tandis que la branche du tronc hyoïdeo-mandibulaire s'en éloi-
gne, mais reste également superficielle. Ses ramifications termi-
nales s'avancent sous la peau jusqu'à la symphyse de la mandi-
bule, quelques-unes d'entre elles s'unissent avec celles du rameau
labial du nerf maxillaire inférieur.
La branche inférieure, beaucoup moins volumineuse, repré-
sente la branche mandibulaire interne (fig. 3, 4, 5, 9, mdi),
l'unique prolongement de la branche mandibulaire des autres
Téléostéens (d'après Stannius). Elle parvient contre la face
interne de l'os carré (Qd) en passant dans un canal dont l'orifice
externe se trouve à la limite entre cet os et le préopercule
(fig. 1, 2, 6; n" 2), descend contre le stylo-hyal, et traverse
le ligament très fort qui relie la région angulaire de l'articulaire
avec l'interopercule (PL 3, fig. 9, LIop). Pour traverser ce liga-
ment, elle s'aplatit et se divise au moins en trois parties situées
à quelque distance les unes derrière les autres ; celles-ci viennent
converger en un même point sous l'articulaire, et reconstituent la
branche unique. Ces ditterentes parties sont très fines et diffi-
ciles à suivre; parfois, on ne voit que l'une ou l'autre d'entre
elles, et il semble alors très étrange que le nerf diminue subi-
tement d'épaisseur, sans émettre de ramifications un peu impor-
tantes, et augmente plus loin d'une manière très sensible.
Arrivé sur l'articulaire, le nerf s'infléchit médialement et en
haut, et longe la face interne de la mâchoire inférieure, légère-
ment plus bas que le bord inférieur du cartilage de Meckel.
Avant de se bifurquer, il croise extérieurement la branche
interne du maxillaire inférieur, laquelle sort, divisée en deux
parties, de la rainure du dental (p. 76 et fig. 3, 9). Ses deux
80 MARC JUGE.
rameaux terminaux restent rapprochés et se ramifient principa-
lement dans le tégument de la région médiane de la mandibule.
J'ai déjà insisté (p. 78) sur le fait que les branches internes du
tronc hyoïdeo-mandibulaire et du maxillaire inférieur se croi-
sent simplement et qu'en ce point elles n'entrent nullement en
communication. Plus distalement, cependant, les derniers filets
des deux nerfs présentent plusieurs liaisons, mais les filets qui
en résultent paraissent se rendre tous dans la peau. L'inner-
vation du muscle intermandibulaire est donc dévolue entière-
ment au maxillaire inférieur.
Le nerf mandibulaire émet, avant de se diviser en branches
interne et externe, deux rameaux assez forts (fig. 3) qui, pas-
sant entre le muscle adducteur mandibulaire et l'os hyomandi-
bulaire, atteignent le bord du préopercule, se replient vers le
haut et se répandent dans la peau de la région latérale de la
tête, où leurs ramifications forment un réseau compliqué.
Une particularité que Stannius (16, p. 64) mentionne aussi
pour l'Anguille, est la division du nerf mandibulaire en deux
branches, analogues quant à leur trajet aux deux branches
interne et externe du maxillaire inférieur. Ces deux branches ne
semblent contenir que des éléments sensibles, puisqu'elles ne
prennent pas paît à l'innervation des muscles intermandibulaire
et génio-hyoïdien. Leur domaine terminal est franchement limité
à la mandibule ; les deux ensemble forment donc un tout com-
parable à la branche principale unique des autres Téléostéens.
La nécessité d'une innervation abondante de la face externe de
la mandibule (p. 77) rend parfaitement compréhensible la for-
mation d'une branche mandibulaire complètement superficielle
(externe). Elle explique aussi pourquoi cette formation nouvelle
acquiert un développement beaucoup plus considérable que la
branche interne qui conserve assez bien la situation de la bran-
che mandibulaire des autres Poissons osseux.
Friant(49, p. 62 à 71) a trouvé que la branche antérieure du
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 87
tronc hyoïdeo-manclibulaire donne généralement naissance à
deux nerfs: le nerf mandibulaire et le nerf dentaire, dont l'un ou
l'autre est le plus fort. Le nerf dentaire semble avoir reçu une
désignation peu appropriée et n'être qu'un rameau destiné au
plancher de la cavité buccale, peu constant chez les Téléos-
téens. En tout cas, ces nerfs mandibulaire et dentaire ne peu-
vent pas être envisagés comme étant ce que nous avons appelé
les branches externe et interne ; seul, le trajet du nerf mandibu-
laire de Friant peut être assimilé au trajet de la branche
interne chez le Silure.
Nerf liymdien (PL 2, 3, lig. 3,4, 9, hyj.
C'est la branche postérieure du tronc hyoïdeo-mandibulaire.
Elle va obliquement en arrière et en bas, sur l'os hyomandibu-
laire qu'elle traverse par un orifice situé au bord inférieur de
cet os et limité latéralement parle préopercule (fig. 1, 2, 6 ; n"* 3).
Puis elle croise, à leur face interne, le préopercule et l'intero-
percule; elle repose alors sur la membrane qui tapisse intérieu-
rement la cavité branchiale (fig. 9, y). Arrivée derrière l'extré-
mité supérieure de l'épiliyal (fig. 1, 9, Ehy), elle s'infléchit obli-
quement en avant et en bas, en suivant k une petite distance le
bord supérieur de cet os et parvient sur la membrane branchio-
stège. Là, elle chemine en croisant les rayons non loin de leur
base et en abandonnant de nombreuses l'amifications (fig. 9).
Son prolongement, considérablement réduit de volume, prend
une direction plus longitudinale^ descend légèrement pour passer
entre les sixième et septième rayons branchiostèges et pénétrer
dans le muscle hyo-hyoïdien inférieur (fig. 9, HM) dans la
masse duquel ses dernières ramifications se répartissent.
Pendant ce parcours, le nerf hyoïdien fournit de nombreux
rameaux qui sont :
88 MARC JUGE.
1° Un rameau sortant du bord postérieur du nerf, près de
la place où celui-ci sort du tronc hyoïdeo-mandibulaire. Il se
dirige en arrière sur le revêtement cutané de la face interne de
l'opercule (fig. 3 et 4).
2" Un rameau (fig. 3) naissant plus loin et destiné soit à la
partie du muscle hyo-hyoïdien fixée sur l'opercule, soit à la
membrane qui recouvre du côté interne l'interopercule et le
rayon branchiostège remplaçant le subopercule.
3° Plusieurs petits rameaux dirigés en avant et se distri-
buant dans la peau, au-dessous et autour de l'épihyal.
4'^ De nombreux rameaux destinés à la membrane bran-
chiostège. Ces derniers, plus ou moins forts, sortent au niveau
des espaces situés entre les rayons. Dans le reste de leur par-
cours, ils ne sont pas parallèles à ceux-ci, mais ils se dirigent
obliquement en arrière et vers la ligne médiane. Ceux destinés
à la partie antérieure de l'appareil branchiostège s'avancent
médialement, sur un certain trajet, du côté de la face interne.
Ils se divisent tantôt en deux, tantôt en plusieurs filets allant
dans la musculature qui relie les rayons entre eux, ainsi qu'à
l'opercule d'une part, et à l'os hyoïde d'autre part ; enfin, ils
innervent aussi le revêtement cutané tant interne qu'externe de
la membrane.
Stannius (16, p. 62) ne parle pas de l'nmervation du muscle
génio-hyoïdien par un rameau terminal du nerf hyoïdien. GoRO-
NOWITSCH (100) dit seulement que ce nerf émet, outre un rameau
operculaire, des branches destinées à la musculature de la mem-
brane branchiostège. Friant (49) et Vetter (48) admettent
tous deux que le muscle génio-hyoïdien est partiellement innervé
par une branche du nerf hyoïdien.
Le dernier auteur a pu se convaincre que, notamment chez
Esox, le nerf hyoïdien innerve la partie supérieure, la plus
grande, du muscle en question (p. 515). La partie inférieure du
même muscle serait actionnée par une branche issue de la réu-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 89
nioii d'un rameau du trijumeau et d'un rameau du « facial » \
laquelle livrerait aussi des filets au muscle intermandibulaire
Admettant que les éléments du facial, ainsi réunis à des éléments
du maxillaire inférieur, pouvaient bien n'être que des fibres sen-
sibles, il supposa que la faible partie antérieure (inférieure) du
muscle génio-hyoïdien pourrait dériver d'un autre segment mus-
culaire que la portion postérieure innervée par le nerf hyoï-
dien'. RuGE (102, p. 283), trouve cette opinion peu satisfai-
sante, mais il ne la considère pas encore comme réfutée.
Le Silure présente, sous ce rapport, une disposition intéres-
sante. L'innervation de son génio-hyoïdien dépend de la bran-
che externe du maxillaire inférieur et non pas de parties réu-
nies de la branche interne et du « facial» (v. p. 78). Donc ici,
le génio-hyoïdien appartient franchement au domaine du maxil-
laire inférieur, comme l'intermandibulaire. Le nerf hyoïdien,
après avoir passé de la face interne à la face externe de la mem-
brane branchiostège, arrive très près de l'origine du génio-hyoï-
dien, mais cependant médialement par rapport à celle-ci. Les
fibres musculaires dans lesquels il pénètre alors appartiennent
au muscle hyo-hyoïdien, dont une partie de l'origine est peu dis-
tincte de celle du génio-hyoïdien.
L'hypothèse de Vetter ne peut donc pas être soutenue après
l'examen de Sihirus glanïs. Il est probable que la prétendue
région du génio-hyoïdien innervée^ chez certains Poissons, par
le nerf hyoïdien n'est qu'une partie du hyo-hyoïdien inférieur,
dont l'origine est difficile à distinguer de celle du génio-hyoï-
dien, comme c'est le cas chez le Silure; ou bien il s'agit d'une
' Vetter appelle facial le nerf que nous (lésiirnons comnie braiiL-he liyoïdeo-
maudibulaire du trijumeau- facial.
'^ Vetter p. 537 ; « Dagegeu spric'it die Iniiervirung der untern (vordern)
Halfte des lelzteni (Geniohyoideus) diirch deu MaxHlaris inf. dniur, diesen Tlieil
uoch als Dilferenciruiig von Gsvi, aiitldn als zum Intermandïbularis gehorig zu
betracliten. DoL:h lasst sich in Erniangelung von erlauternden Zwisclienformen
dieso Frago nichi hestimint beantworlen. «
90 MARC JUGE.
partie de ce premier muscle qui se serait adjointe secondaire-
ment au deuxième, phénomène qui n'a pas eu lieu chez le Silure.
4. Branches ascendantes du trijumeau- facial.
Du plexus du trijumeau-facial, naissent une forte branche et
plusieurs rameaux beaucoup moins importants, que l'analogie
de leur naissance et leur trajet dorsal permettent de ranger
sous le titre indiqué. La forte branche naît le plus postérieure-
ment et constitue la branche dorsale du trijumeau-facial ou nerf
de Weher; les rameaux qui sortent plus en avant peuvent être
réunis sous le nom de rameaux ascendants antérieurs.
Bameaux ascendants antérieurs (fig. 3, rase).
Ces rameaux partent de la région proximale du ganglion de
Gasser, généralement sous forme de quatre cordons grêles,
situés les uns derrière les autres et parfois très rapprochés.
Leur origine dépend des différentes parties du plexus (v.
p. 55), en tout cas de trois d'entre elles. Le filet antérieur, très
faible, sort du bord dorsal du ganglion, soit de la partie qui
forme principalement les branches ophtalmiques. Les deux filets
suivants viennent de la face médiale de la masse ganglionnaire,
soit des deuxième et troisième portions, lesquelles alimentent
surtout les branches maxillaires. Enfin, le quatrième filet, plus
fort que les précédents, tire son origine, en partie de la deuxième
portion, en partie du nerf de Weber contre le bord antérieur
duquel il est appliqué dans la première partie de son trajet. De
cette manière, il se peut que le quatrième filet reçoive des élé-
ments de la première portion, puisque c'est surtout de celle-ci
que le nerf dorsal provient.
Ces quatre filets se rapprochent pour former deux rameaux ;
tantôt ils se fusionnent deux à deux, tantôt ce sont les trois
RECHERCHES SUR LE SILURUS r4LAMIS. 91
antérieurs qui se réunissent, tandis que le postérieur constitue
un rameau à lui seul. Les deux rameaux se dirigent en haut et
en avant, contre la paroi du crâne, en émettant plusieurs filets
qui se prolongent antérieurement et se perdent dans le tissu
graisseux de la cavité crânienne. Ils pénètrent ensemble dans la
partie supérieure de l'os pétreux, parviennent dans le squa-
meux, à l'intérieur duquel ils divergent, puis viennent se re-
joindre et se fusionner complètement à la face externe de cet
os. Le rameau qu'ils constituent s'infléchit en arrière, pour
descendre entre la peau et la partie postérieure de l'adducteur
mandibulaire et se perdre dans la peau qui recouvre le pré-
opercule et l'opercule. En passant sur la face supérieure du
muscle adducteur mandibulaire, il envoie quatre ou cinq filets
qui descendent dans le revêtement cutané de la partie latérale
de la tête.
Les rameaux ascendants peuvent présenter des modifications
nombreuses, aussi les cas d'asymétrie sont-ils très fréquents.
Les dispositions décrites ici m'ont paru être les plus constantes.
Il est certain que ces rameaux ne contiennent que des éléments
sensibles et que ceux-ci sont fournis par les divers composants
du plexus.
Nerf de TFeôer (fig. 3, 4, nWb).
Ce nerf a été découvert par E.-H. Weber (1820), chez Silii-
rus glanis. Il a été trouvé par Desmoulins chez les Gadoïdes
et les Siluroïdes. Stannius(16, p. 49) l'a rencontré chez envi-
ron vingt-cinq espèces. Il le décrit sous le nom de rameau laté-
ral du trijumemi et dit qu'il sort du plexus des racines du tri-
jumeau et du facial par deux branches distinctes. Cet auteur ne
précise pas davantage ses indications sur la provenance des
deux composants. Il mentionne le fait que, particulièrement
chez le Silure, leurs éléments constitutifs sont exclusivement
92 MARC JUGE.
des « tubes primitifs fins » et que l'excitation galvanique ne pro-
voque aucune contraction musculaire. Chez la plupart des Pois-
sons, le nerf reçoit, encore à l'intérieur de la cavité crânienne,
un filet venant des racines du vague ; Sihinis glams ne montre
aucune trace de ce rameau communicant (Weber et Cuyier
nient également son existence).
Friant (49, p. 98) dit que, généralement, son «nerf facial »
(probablement une branche de l'ophtalmique) « fournit un ra-
meau qui s'élève dans la cavité crânienne et en ressort pour se
répandre dans les canaux muqueux de la tête ou dans la peau
et les muscles du tronc. Ce rameau fait défaut chez la Lotte, et
il est remplacé par un tronc qui naU du ganglion du Triju-
meau ...» et qu'il décrit sous le nom de rameau latéral.
H.-B. PoLLARD (86, p. 529), en traitant de l'innervation du
système de la ligne latérale, attribue le nerf de Weber entiè-
rement au facial : « From a posterior dorsaliy placed gangliouic
extension arises the great Ramus dorsalis rectirrens facialis
(often wrongly called trigemini). » Ses recherches, qui n'ont
porté généralement que sur de jeunes spécimens, ont montré
l'existence d'un rameau communicant entre la première ramifi-
cation du rameau latéral du vague et le neif récurrent du facial,
chez Clarias, AitchenaspAs bisciitattts, CallicJithgs imleatus,
Cliaetostomusguairensis. Cette ramification, nommée rameau su-
pra-temporal, manque à Trichomycterus tenuis.
D'après Goronowitsch (100, p. 27) le nerf de Weber, chez
la Lotte, sort du ganglion du facial, mais il reçoit deux branches
connectives formées, l'une d'éléments du trijumeau postérieur
et de la racine ventrale du facial, l'autre, d'éléments du triju-
meau antérieur. « Le nerf de Weber est donc constitué par des
fibres de tous les nerfs segmentaux du complexe. »
Les indications de la littérature nous laissent, par conséquent,
dans l'embarras, soit par leur insuffisance, soit par leurs diver-
gences et leur manque de coordination.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 93
Chez le Silure, le nerf de Weber doit certainement être
regardé comme une branche du trijumeau-facial. Il s'élève contre
la face médiale et contre la partie postérieure du plexus gan-
glionnaire, et là, on peut reconnaître qu'il est formé de la réu-
nion de deux composants^ très inégaux en volume.
Le composant postérieur est de beaucoup le plus fort. A la
sortie de la moelle allongée, il forme un ruban aplati, enchâssé
entre les deux premières portions du complexe qui sont situées
au-dessous et la troisième portion située au-dessus (v. p. 55).
Un peu en arrière de la sortie, on peut voir que ce compo-
sant est alimenté en grande partie par la première portion,
mais reçoit aussi un contingent d'éléments assez considérable
de la deuxième. La première portion renferme la majorité des
éléments du facial et constitue en grande partie le tronc liyoï-
deo-niandibulaire, tandis que la deuxième portion doit contenir
des éléments du trijumeau antérieur et s'en va principalement
dans le tronc maxillaire commun (p. 67). Le composant vient
bientôt émerger entre la deuxième et la troisième portion à la
face médiale du plexus, tout près de la moelle allongée. Il se
dirige en haut et un peu en avant et reçoit le composant anté-
rieur, beaucoup moins volumineux.
Ce dernier représente un faible ruban, formé de deux ou trois
filets accolés, situés les uns derrière les autres et sortant de la
face médiale de la troisième portion. Cette portion doit contenir
des éléments du trijumeau postérieur et du facial ; ceux qu'elle
fournit au nerf de Weber ne dépendent très probablement que
du trijumeau postérieur. Le composant antérieur s'élève en
s'intléchissant un peu en arrière et se joint au fort composant
postérieur à une petite distance du bord supérieur du plexus.
Comme pour l'origine des autres branches du complexe,
on doit admettre la possibilité d'échanges d'éléments à l'inté-
rieur du cerveau. Je n'indique la répartition probable des tri-
jumeaux antérieur et postérieur que d'après la position des
94 MARC JU(4E.
portions à leur sortie de la moelle allongée et d'après les rela-
tions qu'elles montrent ensuite les unes avec les autres. Ce qui
est certain, c'est que le nerf de Weber ne reçoit pas ses fibres
d'une seule région du plexus, mais au contraire de trois régions
différentes, et que ces dernières appartiennent au facial et au
trijumeau. De plus, il est très vraisemblable que le nerf de
Weber, chez le Silure, tire son origine des trois nerfs segmen-
taux du complexe. Comme qu'il en soit, c'est le facial qui lui
fournit le plus fort contingent; le trijumeau antérieur vient en-
ensuite; le trijumeau postérieur n'envoie probablement que le
faible composant antérieur.
De même que Stannius, je n'ai pas trouvé de rameau com-
municant entre le nerf latéral du vague et le nerf de Weber.
On sait, d'après Pollard, que ce rameau manque aussi chez
TricJiomycterus temâs.
Le nerf de Weber s'élève au-dessus du plexus, sous l'aspect
d'un tronc très volumineux. D'après Stannius (p. 50), il forme-
rait, en devenant indépendant, un ganglion assez distinct. Mes
recherches ne me permettent pas de confirmer cette indication ;
le nerf, d'abord aplati, devient cylindrique, mais ne présente pas
de renflement appréciable en cet endroit. Appliqué contre la
paroi latérale de la cavité crânienne, il se dirige en haut, puis
un peu en arrière et médialement, et traverse le plafond du
crâne par un canal de l'occipital supérieur'. L'orifice externe
de ce dernier est une fente longitudinale, étroite (PL I, fig. 1,
nWb), située à la base de la crête sagittale de l'occiimt. En
arrière de l'orifice, la crête occipitale présente une dépression
bien visible, ovale, ayant son plus grand diamètre dans le sens
antéro-postérieur. Là, le nerf dorsal reçoit les rameaux dorsaux
des nerfs spinaux II et III, et montre un élargissement consi-
' PoLi.ARD (80) a trouvé, chez les espèces qu'il a étudiées, que le canal de sortie
était dans le pariétal.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 95
dérable ayant un peu l'aspect d'un ganglion (PI. 2, fig. 3). Ce-
pendant, le volume de la branche ne paraissant pas s'accroître,
il semblerait qu'il y ait plutôt aplatissement du nerf dans le
sens transversal. Le renflement commence quelquefois déjà <à
l'intérieur de l'occipital supérieur, donc avant l'arrivée du
rameau venant du deuxième nerf spinal, d'autres fois, il corn
mence plus en arrière, vers l'arrivée du rameau dorsal du qua-
trième nerf spinal. Il n'est jamais large, mais il est très étendu ;
dans le sens dorso-ventral, il offre ses dimensions maximales
aux points oii il reçoit les éléments venant des nerfs spinaux . La
figure 3 représente un cas où la plus forte dimension est atteinte
au point d'arrivée d'un rameau formé par des parties des deux
premiers nerfs spinaux qu'il reçoit (Ild et Illd), tandis que le
renflement est insignifiant à la place où aboutissent des filets
plus forts venant des rameaux dorsaux des nerfs spinaux II I
et IV.
Les rameaux dorsaux des nerfs spinaux II et III sortent res-
pectivement des deuxième et troisième ganglions spinaux les-
quels sont formés par la racine dorsale de chacun des nerfs.
Ils s'élèvent le long de la crête occipitale en se dirigeant un peu
en avant. Avant d'atteindre le nerf de Weber, ils se divisent
généralement, mais, sous ce rapport, on n'observe pas plus de
constance d'un individu à un autre que de symétrie chez un
même exemplaire. Tantôt, la plus forte partie du rameau posté-
rieur vient se fusionner au premier rameau, immédiatement
avant que celui-ci se joigne au nerf de Weber, tantôt, ce sont
les deux rameaux qui se bifurquent (fig. 3) et alors les deux
ramifications extrêmes se rendent indépendamment dans le nerf
de Weber tandis que les deux ramifications intermédiaires se
réunissent avant d'y pénétrer, tantôt enfin il y a formation de
ramifications plus nombreuses s'anastomosant d'une manière
variable. Souvent, le rameau postérieur est plus volumineux
que le premier, mais ce fait n'est pas général. La seule chose
96 MARC JUGE.
constante est que tous deux pénètrent entièrement dans le nerf
de Weber.
De la partie renflée du nerf partent plusieurs filets allant en
haut et en avant et qui peuvent être suivis dans les récrions
occipitale, pariétale et frontale où ils se perdent dans la peau.
Ensuite, la branche dorsale du trijumeau-facial se prolonge
en arrière, en passant entre le muscle latéral du tronc et la mem-
brane fibreuse qui, partant de la crête occipitale, relie entre
elles les apophyses épineuses des vertèbres; elle n'est alors sé-
parée de sa congénère de l'autre côté que par cette dernière
membrane. Contrairement à l'opinion de Stannius (p. 51), le
nerf de Weber ne se trouve pas directement sous la peau, mais
à une distance qui diminue d'avant en arrière. Il passe au ni-
veau des extrémités supérieures des apoJ)hyses épineuses, dans
l'angle formé par le fascia sagittal du muscle latéral et le fascia
latéral du muscle grêle supérieur ' (schéma, p. 133, x). Ce der-
nier fascia est presque vertical en avant et devient peu à peu
horizontal en arrière.
Durant son long trajet, le nerf de Weber, est le collecteur
des rameaux dorsaux de tous les nerfs spinaux à l'exception du
premier. Celui-ci est très faible et s'élève sur le supra-occipital
un peu en avant de l'orifice de sortie du nerf de Weber. Quel-
quefois, pourtant, des filets du premier rameau dorsal s'unissent
aux rameaux dorsaux suivants et pénètrent avec ceux-ci dans le
nerf de Weber, Les deux premiers rameaux dorsaux qui se
jettent dans le nerf (PI. 2, fig. 5, Ild, Illd) sont inclinés en
avant ; le troisième monte presque verticalement ou se dirige
' CuviER et Valenciennes d». 291 et -92) ont appelé ainsi la bande muscu-
laire paire intercalée du côté dorsal entre les deux muscles latéraux. Gliez Si/unjs
glanis, |'ai trouvé que cette bande comprend deux parties. L'une, en forme de
lame verticale, est mince et haute, et s'étend de la crête» occipitale à la faible
nageoire dorsale; l'aulre. moins haute et plus large, va de la nageoire dorsale à
la nageoire caudale.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 97
légèrement en arrière ; les suivants sont de plus en plus inclinés
en arrière. En général, chacun de ces rameaux se partage
non loin du ganglion spinal, en une partie antérieure et une
partie postérieure plus faible. La partie postérieure entre quel-
quefois directement dans le nerf de WEBER;le plus souvent, elle
s'unit à la partie antérieure du rameau dorsal suivant, là où
celle-ci atteint le nerf de Weber ou au-dessous. Très fréquem-
ment, les rameaux dorsaux, au moment d'arriver dans la bran-
che collectrice, forment un système de fines ramifications, plus
ou moins compliqué. Dans tous les cas, les ramifications passent
entièrement dans le nerf de Weber et il ne se forme pas de
nœuds aux points de jonction.
De son bord supérieur, le nerf de Weber livre des rameaux
(PI. 2, fig. 5), qui, dirigés en arrière et en haut, passent entre
les deux moitiés du muscle grêle supérieur ou entre le muscle
grêle et le grand muscle latéral (schéma, p. 133, rnWb), pour
venir innerver la peau de la région dorsale. Ces rameaux ne
sont ordinairement pas dans le prolongement des rameaux dor-
saux des nerfs spinaux. Leurs terminaisons sont souvent enche-
vêtrées.
Dans la région voisine de la nageoire dorsale, le nerf émet
deux rameaux un peu plus forts que les autres ; ils pourvoient
aussi bien les muscles de cette nageoire que son revêtement
cutané.
En arrière, le nerf de Weber diminue graduellement de
volume ; il va jusqu'à la nageoire caudale, oi^i son filet terminal
et ses dernières ramifications forment un réseau simple.
L'origine du nerf de Weber et son renforcement par les
rameaux dorsaux des nerfs spinaux justifient parfaitement
l'opinion avancée par Stannius (p. 72), que les « SchedelhôJilen-
dste » et le « Bamus lateralis » des Poissons osseux correspon-
dent aux rameaux dorsaux des nerfs spinaux. Chez le Silure,
on peut voir, d'après la description détaillée donnée plus haut,
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 7
98 MARC JUGE.
que le nerf de Weber doit contenir des éléments des rameaux
dorsaux de tous les nerfs segmentaux prenant part au complexe
trijumeau-facial. Quant aux rameaux ascendants antérieurs, il
faut probablement les considérer, en partie comme des ramifica-
tions secondaires des rameaux dorsaux du trijumeau- facial, en
partie comme des ramifications intra-craniennes des branches
du complexe.
V. Nerf acoustique.
(PI. -2. lit.'. 3, 4. ac.)
Le nerf acoustique sort de la moelle allongée, à son bord
latéral et inférieur^ en arrière du trijumeau-facial et en avant
du glosso-pharyngien. C'est un large ruban aplati, divisé aus-
sitôt en une partie antérieure et une partie postérieure.
La partie antérieure (fig. 4 ac,) émerge immédiatement der-
rière la racine ventrale du facial, mais elle en est complètement
indépendante. Elle constitue un ruban aplati, dirigé latérale-
ment et un peu en avant sur le plancher de la cavité crânienne
et donne naissance à deux cordons qui se bifurquent à leur
tour. Le premier de ces cordons, le plus faible, donne un ra-
meau antérieur se repliant un peu en haut pour entrer dans Tam-
poule du canal semi-circulaire antérieur et un rameau posté-
rieur destiné à la région antérieure de l'utricule. Le deuxième
cordon, plus large, envoie son faible rameau antérieur égale-
ment dans la région antérieure de l'utricule et son rameau pos-
térieur dans l'ampoule du canal externe.
La partie postérieure (ac,) du nerf acoustique sort de la
moelle allongée en avant du composant antérieur du nerf glosso-
pharyngien ; elle est beaucoup moins considérable que la partie
antérieure, mais son trajet est plus long. Elle va d'abord en ar-
rière, le long du bord inférieur de la moelle allongée, puis s'in-
riéchit latéralement et se place au-dessus du composant anté-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 99
rieur du glosso-pliaryngien (fig. 4). Elle se divise en deux
rameaux recourbés en avant; l'antérieur va dans le saccule,
l'autre dans l'ampoule du canal semi-circulaire postérieur.
En résumé, la partie antérieure de l'acoustique se distribue à
l'ampoule antérieure, à l'ampoule externe et à l'utricule, tandis
que la partie postérieure innerve le saccule et l'ampoule posté-
rieure.
Je n'ai jamais trouvé de communication entre l'acoustique et
le trijumeau, comme Weber (2) en a indiqué une pour Sikirus
glanis. A leur sortie du cerveau, le trijumeau-facial et l'acous-
tique sont très rapprochés, mais il n'y a pas de faisceau distinct
passant d'un nerf à l'autre.
En outre, ce qui vient d'être décrit comme partie postérieure
de l'acoustique correspond, sans doute, à V auditif accessoire de
Weber. La distribution répond bien à celle indiquée par -cet
auteur ; quant à l'origine, elle n'est pas différente de celle de la
partie antérieure, les deux cordons nerveux sont en contact à la
sortie de la moelle allongée, le postérieur se dirige en arrière
jusque vers le glosso-pharyngien, mais il n'a aucune relation ni
avec ce dernier, ni avec le vague.
VI. Nerfs glosso-pharyngien et vague
Les nerfs glosso-pharyngien et vague du Silure sont parfaite-
ment indépendants l'un de l'autre dès leur sortie du cerveau.
Cependant, il semble préférable de ne pas les traiter séparé-
ment, soit parce qu'ils se partagent l'innervation d'un même
domaine : les arcs branchiaux et leur musculature, soit parce
que nombre de travaux antérieurs établissent, par d'autres
voies, leur communauté d'origine.
Desmoulins (3j prétendait, en 1822, que le glosso-pharyn-
gien manquait aux Poissons, car il regardait comme branche
100 MARC JUGE.
antérieure du vague, le nerf définitivement reconnu plus tard
comme l'homologue du glosso-pharyngien.
De même, Longet (1 2, t. II, p. 235) admettait, en 1842, que
« dans les Poissons il n'existe point de nerf glosso-pliaryngien
proprement dit ».
Néanmoins, la plupart des auteurs reconnaissent l'existence
du glosso-pliaryngien chez les Poissons, ainsi que sa parenté plus
ou moins étroite avec le vague.
BiiCHNER (9) dit, en 1835, que chez le Barbeau, le glosso-
pliaryngien naît immédiatement devant le lobe du vague et qu'il
est presque contigu à la racine supérieure de ce nerf.
D'après Stannius (16, p. 74), le glosso-pharyngien est indé-
pendant du vague chez la plupart des Poissons osseux, mais,
chez quelques-uns d'entre eux, il y a encore entre leurs racines
des rapports très étroits.
Pour Gegenbaur (31, p. 704) : « Le premier rameau bran-
chial du nerf vague prend, peu à peu, chez les Sélaciens, les
Ganoïdes et Téléostéens la signification d'un nerf indépendant. . .
Il constitue le nerf glosso-pharyngien. »
D'après Beauregard (56), le glosso-pharyngien, chez le
Geratodus Forsteri, n'est encore que la branche antérieure du
vague.
D'après GoRONOWiTSCH (81), les deux nerfs naissent séparé-
ment chez Achpenser ruthenus.
Enfin, rappelons encore une indication récente et très précise
de B. Haller (101, p. 95 et 96) : « Der Glossopharyngeus ist
ein stets vor dem Vagus und in gleicher Hohe mit diesem aus
der Oblongata abgehender Nerv, der auch durch seinen aus-
seren Abgang als ein der Vagusgruppe angehorender Nerv sich
zu erkennen giebt. Auch was seinen Ursprung anbelangt, so ist
er als ein Abkommling der Vagusgruppe zu betrachten. » Cet
auteur ajoute que le lobe sensible du glosso-pharyngien est
détaché secondairement, aussi bien chez les Cyprins que chez
la Lotte, du lobe sensible du vague.
RECHERCHES SUR LE SILURUS C4LANIS. 101
Cet aperçu historique, très abrégé, donne cependant une idée
des diverses opinions qui ont été émises sur la question et
montre que toutes ces opinions tendent cà prouver la co-dépen-
dance du glosso-pliaryngien et du vague.
Ces deux nerfs présentent un état beaucoup moins compliqué
que le trijumeau-facial, aussi les indications des auteurs présen-
tent-elles moins de divergences que lorsqu'il s'agit de ce dernier
complexe.
1. Nerf glosso-pharyngien
(PI. 2.3, fig. 3. 4, 7, gp).
Le glosso-pharyngien sort de la partie latérale et postérieure
du bulbe rachidien par deux composants distincts de ceux du
vague.
Le composant antérieur est faible et sort juste au-dessus de
la partie postérieure du nerf acoustique; il se dirige en arrière
en suivant le bord inférieur et externe du bulbe et se joint au
composant postérieur. Celui-ci quitte la moelle allongée au-
dessous de la portion antérieure du vague, avec laquelle il est
d'abord si étroitement accolé qu'à première vue il semble en
dépendre. En le suivant attentivement, on reconnaît qu'il longe
inférieurement la portion radicale du vague et qu'il émerge du
cerveau au-dessous de celle-ci, soit plutôt de la face ventrale
que de la face latérale. Au point où les deux composants du
glosso-pharyngien s'unissent, un faisceau peu volumineux et très
court, provenant du composant antérieur du vague, s'adjoint à
eux (fig. 3 et 4).
Le nerf^ ainsi constitué, n'a qu'un court trajet dans la cavité
du crâne. Il chemine sur le plancher de cette dernière, à peu
près perpendiculairement à la direction longitudinale. Après
avoir passé sous l'ampoule du canal semi-circulaire postérieur, il
s'engage dans un canal particulier, qui traverse l'occipital la-
102 MARC JUGE.
téral en obliquant fortement vers l'avant. L'orifice externe du
canal se trouve à environ 0,75 cm. en avant de celui du vague.
Immédiatement à sa sortie du conduit osseux, le nerf, conti-
nuant à aller en avant, forme un ganglion (ggp) aplati et appliqué
contre la face externe de l'occipital latéral.
On doit remarquer qu'avant le renflement, le nerf se partage
en deux parties, dont la supérieure seule, un peu plus forte que
l'autre, prend part à la formation ganglionnaire. La partie infé-
rieure forme une sorte d'anse au-dessous du ganglion, sans
cependant s'éloigner de son bord inférieur et rejoint la première
immédiatement après le renflement (fig. 3). Ce dernier est en
communication avec le cordon sympathique situé au-dessous par
des filets très minces, au moins au nombre de deux.
Le glosso-pliaryngien est sensiblement plus volumineux après
le ganglion qu'avant. Il continue sa marche en avant, en passant
entre la face externe de l'os pétreux et le muscle rétracteur
branchial antérieur (fig. 7, Bba), puis, s'infléchissant latérale-
ment, s'introduit entre les muscles élévateurs des deux arcs
branchiaux antérieurs.
Jusque-là, le nerf fournit quelques petits filets musculaires.
Le premier part immédiatement à la sortie du crâne et entre
probablement dans le rétracteur branchial antérieur ; mais je
n'ai pu m'assurer de ce fait, le nerf ayant été cassé. Le suivant
sort de l'anse formée par la portion du nerf qui ne prend pas
part à la formation du ganglion; il se dirige latéralement et
vient se perdre dans le même muscle, ainsi que un ou deux filets
qui naissent un peu plus en avant. Un filet moteur est encore
livré par le nerf au naoment oii il s'engage entre les deux éléva-
teurs branchiaux; il s'élève un peu et pénètre dans l'élévateur
du premier arc. Enfin, un autre rameau est émis un peu avant
le dernier, mais il n'est pas moteur; il contourne par devant
l'insertion de l'élévateur du premier arc, se replie en arrière,
envoie un filet mince à la peau qui tapisse la cavité branchiale
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 103
et pénètre dans le premier arc branchial. Il s'étend à la face
antérieure de celui-ci, dans la muqueuse qui le recouvre, puis
passe par-dessus le nerf qui lui a donné naissance et se perd sur
le bord supérieur de l'arc (fig. 3 et 4).
Le glosso-pliaryngien du Silure ne fournit pas de branche
antérieure allant dans la muqueuse du palais et suivant l'arc
hyoïdien, comme c'est le cas chez la plupart des Poissons osseux.
Stannius (16, p. 76 et 77) a également remarqué que cette
branche hyoïdienne manque chez le Silure et le Brochet, et Ta
trouvée dans un état très rudimentaire chez Belone. Pour le
moment, il semble impossible de pouvoir avancer une explica-
tion ou une conjecture quelconque sur ces curieuses exceptions
à la disposition métamérique, rien d'anormal dans l'arc hyoï-
dien, ni dans le premier arc branchial ne paraissant les motiver.
Après avoir passé entre les deux élévateurs branchiaux, le
glosso-pharyngien s'infléchit latéralement et en arrière et entre
dans la rigole creusée le long du bord périphérique du premier
arc branchial. 11 est alors situé au-dessus de la veine branchiale.
Avant le coude de l'arc, il sort de la rainure et fournit un filet
descendant le long de la courbure interne. Ce filet va dans la
muqueuse qui recouvre la face antérieure de l'arc et dans celle
qui revêt les saillies dentiformes dont le premier arceau, de même
que les suivants, est pourvu du côté de la cavité buccale.
Le nerf descend ensuite sur la face antérieure de l'arc, non
loin du bord convexe, et vient se loger dans la rigole du long
cérato-branchial. Là, il se divise en trois filets principaux qui
courent parallèlement les uns aux autres, envoient des filets à la
muqueuse de l'arc, à la double rangée de lamelles branchiales,
aux vaisseaux sanguins qu'ils accompagnent, et s'atténuent de
plus en plus à mesure qu'ils se rapprochent de l'hypobrancliial.
Deux de ces filets situés près des lamelles branchiales, semblent
pourvoir plus particulièrement à leur innervation ; ils se termi-
nent avec le cérato-branchial. L'autre filet (fig. 2, gp) plus fort ,
104 MARC JUGE.
fournit très peu de rameaux durant le même trajet, aussi est-il
encore assez volumineux lorsqu'il pénètre dans le muscle pha-
ryngo-arcuo-hyoïdien. Il se prolonge à la face inférieure de
rhypobranchial et s'élève devant le bord antérieur de cet os
pour parvenir dans la muqueuse qui revêt la face supérieure de
la copule antérieure et de l'hypohyal.
2. Nerf vague.
La littérature concernant le nerf vague des Poissons est exces-
sivement volumineuse. La distribution nettement métamérique
d'une partie de ce nerf, après avoir été mise en relief par
Gegenbaur dans sa théorie de la polymérie du vague, a sus-
cité un grand nombre de recherches sur les centres d'origine.
Mais, si la répartition du vague dans les arcs branchiaux et
dans les viscères, ainsi que la question de son origine, ont été
très travaillées, il n'en a pas été de même de l'innervation des
muscles branchiaux. Enfin, il existe de fréquentes contradictions
dans les indications des auteurs au sujet des rapports du vague
avec les autres nerfs.
Sortie du cerveau. — Le nerf vague sort du bord latéral et
supérieur de la moelle allongée par deux composants situés l'un
derrière l'autre (fig. 3 et 4).
Le composant antérieur (fig. 4 cav) est moins considérable
que le composant postérieur (cpv), il est compact et sort du
bord inférieur et postérieur du lobe de la moelle allongée, au-
dessus du composant postérieur du glosso-pharyngien.
Le composant postérieur, un peu plus volumineux, quitte la
moelle allongée légèrement plus haut, c'est-à-dire plus près de
la face dorsale, mais passablement en arrière (au moins 3 mm.).
Il sort d'une place présentant un renflement à peine sensible,
correspondant peut-être au lobe du vague que Baudelot (38) a
trouvé chez quelques Poissons osseux. Ce point de sortie se
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 105
trouve dans le même plan vertical que le bord postérieur de
l'ouverture du quatrième ventricule. A sa sortie du cerveau, le
composant postérieur n'est pas constitué d'une seule masse
d'éléments, mais d'un fort faisceau supérieur et de deux fais-
ceaux inférieurs. Ces derniers sont très grêles, ils naissent un
peu au-dessous et en avant du faisceau supérieur auquel ils
s'unissent bientôt.
E.-H. Weber (2) a vu le vague du Silure naître par trois
racines. Stannius (16) parle de deux portions de racines : une
antérieure comprenant un seul faisceau et une postérieure for-
mée de deux cordons épais qui correspondent évidemment aux
deux dernières racines de Weber. Le même auteur montre que,
chez les Poissons osseux, la racine antérieure contient exclusi-
vement des éléments sensibles, mais il ajoute (p. 82) : « Zweil'el-
haft blieb mir das Verhalten der Primitivrôhren nur bei Silurus >■> ,
car il semble que, chez ce Poisson, des éléments fins soient
mêlés aux éléments larges, à double contour ; la portion pos-
térieure renferme des éléments des deux sortes, les éléments
moteurs y dominent.
Nous devons admettre que des différences individuelles assez
fréquentes peuvent se rencontrer dans les parties centrales du
vague. Le composant antérieur présente le moins de vai'iations,
taudis que le composant postérieur est formé de deux ou trois
groupes d'éléments qui tendent à se fusionner en un seul. Ainsi,
dans le dessin de Weber (PI. V, fig. 30), les deux racines posté-
rieures sont situées l'une derrière l'autre; je ne les ai jamais
vues dans cette situation. Généralement, elles sont superposées
et se fusionnent avant de s'unir au composant antérieur, ce qui
justifie parfaitement l'idée de Stannius de les regarder connue
parties d'un même composant. C'est donc par l'examen d'un cas
exceptionnel que Weber a été conduit à dire que le vague naît
par trois racines. Enfin, le composant postérieur peut être plus
compliqué, son cordon inférieur (ou postérieur) pouvant être
106 MARC JUGE.
représenté par deux faisceaux grêles, très rapprochés, ce que
je n'ai constaté exactement qu'une seule fois.
Les observations précédentes et l'indication de Stannius
(confirmée d'ailleurs par la répartition périphérique)^ que la
portion postérieure du vague est formée aussi bien d'éléments
sensibles que d'éléments moteurs, montrent bien que les parties
dont la réunion constitue le vague ne sont pas de véritables raci-
nes, comme celles que l'on distingue gL'néralement dans les nerfs
spinaux, et qu'il est préférable de les désigner sous le nom de
composants. Le composant antérieur, formé exclusivement de
fibres sensibles, ne peut être considéré que comme une partie de
la racine dorsale du vague, racine qui, d'après Gegenbaur, est
elle-même le produit de la concrescence d'un certain nombre
de racines dorsales homologues à des racines dorsales de nerfs
spinaux. Le composant postérieur comprend la racine ventrale
du vague, c'est-à-dire l'ensemble des racines motrices des nerfs
segmentaux qui ont formé le vague, plus une partie de la racine
dorsale de ce nerf. Cette manière de voir est d'ailleurs confirmée
par la présence d'un rameau dorsal partant du composant pos-
térieur et dont nous allons parler.
Trajet intra-cramen. — Bameau dorsal. — Le composant pos-
térieur du vague est dirigé obliquement en arrière et latérale-
ment. De §on bord supérieur, à une petite distance du cerveau,
part un filet nerveux très mince (fig, 3, rdv) qui s'élève dans la
cavité crânienne, en allant en avant, au-dessous du plafond du
crâne. Il chemine dans le tissu cellulo-adipeux qui entoure le
cerveau, et plusieurs de ses ramifications s'anastomosent avec
des filets dépendant du nerf dorsal du trijumeau-facial.
Stannius (16) pensait que le Silure, comme beaucoup d'au-
tres Poissons qu'il cite, n'a pas de rameau dorsal du vague.
Celui-ci existe bien, mais dans un état tout-à-fait rudimentaire,
tandis que le rameau dorsal du trijumeau-facial a acquis une
très grande importance. Le rameau intra-cranien du vague, qui,
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 107
cà défaut d'autres preuves, suffirait à montrer que le composant
postérieur contient des éléments sensibles à coté des éléments
moteurs, est donc un dernier vestige des rameaux dorsaux des
nerfs segmentaux qui ont pris part à la formation du vague.
E.-H. Webér (2 ; PI. Y, fig. 30) a représenté une ramification
intra-cranienne de ce nerf, mais sans lui mettre une désignation
quelconque. On remarquera qu'elle est plus forte que je ne l'ai
indiqué et qu'en outre, elle prend naissance à une plus grande
distance du cerveau, passablement plus distalement que la réu-
nion des « trois racines ». Il n'y aurait rien détonnantà ce que
ce filet nerveux, en voie de rétrogradation, fût soumis à des
variations de position et de volume.
Je dois rappeler ici que le rameau de renforcement envoyé,
d'après E.-H. Weber, par la racine antérieure du vague au nerf
auditif accessoire (cordon postérieur de l'acoustique v. p. 99)
n'existe probablement pas. Par contre, il y a un faisceau com-
municant entre le composant antérieur du vague et le compo-
sant postérieur du glosso-pharyngien (fig. 3, 4).
Le composant antérieur, après un trajet d'environ 4 mm., et le
composant postérieur, après un trajet d'environ 2 mm., s'appli-
quent l'un contre l'autre et sont accolés par du tissu conjonctif.
Ainsi réunis, ils passent derrière l'ampoule du canal semi-cir-
culaire postérieur et arrivent bientôt contre la paroi de la cavité
crânienne. Pendant ce parcours commun, les deux composants
sont d'aboi'd situés l'un à côté de l'autre, puis^ peu à peu, le
composant antérieur se place dorsalement. On voit alors partir
du composant postérieur un faisceau d'éléments peu considé-
rable qui s'élève légèrement et pénètre dans le composant anté-
rieur, à son bord inférieur. Ce fait avait été mentionné déjà par
Stannius, mais cet auteur ajoute que le cordon de renforce-
ment possède un ganglion distinct, ce que je ne puis pas confir-
mer. Il est très possible que ce cordon contienne des cellules
ganglionnaires, mais il paraît conserver le même diamètre
(3-4 mm.) dans toute sa longueur.
108 MARC JUGE.
Les composants du vague augmentant graduellement de vo-
lume en allant du cerveau vers la paroi du crâne, doivent cer-
tainement contenir tous deux des cellules ganglionnaires.
Sortie du crâne et division en branches. — Le vague passe donc
sur le plancher de la partie auditive de la cavité crânienne et
arrive dans l'angle postéro-latéral de celle-ci. Le canal de l'oc-
cipital latéral, qui doit le conduire au dehors, débouche exté-
rieurement par une ouverture largement évasée, qui occupe
presque entièrement l'arête postérieure et inférieure du crâne.
C'est pendant le passage à travers l'os que le cordon de ren-
forcement partant du composant postérieur vient rejoindre le
composant antérieur. Les deux composants continuent à aug-
menter de volume — l'antérieur (le supérieur dans le canal)
moins que le postérieur — et ils remplissent l'évasement qui
termine le canal. Immédiatement après, ils se séparent; l'an-
térieur se prolonge en arrière et forme le nerf latéral du vag^ue,
le postérieur s'infléchit latéralement et constitue le nerf vague
proprement dit ou nerf branchio-intesfinul.
A . Nerf vague proprement dit.
Le nerf branchio-intestinal se divise immédiatement en un
système de branches antérieures formant les troncs branchiaux
et une forte branche postérieure, le tronc pharyngo-intestinal.
Troncs branchiaux (PI. 2, 3, fig. 3, 4, 7).
Les troncs branchiaux qui sortent du renflement ganglion-
naire foi-mé par le composant postérieur du vague sont au
nombre de trois. Ils se dirigent d'abord en avant, le long de la
partie horizontale de l'occipital latéral et se séparent bientôt :
le premier s'éloigne des autres dès sa sortie du tronc commun,
les deux derniers restent unis sur un court trajet. Ces trois
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 109
troncs possèdent chacun un «'anglion distinct situé plus ou moins
distalement. Le plus éloigné est le ganglion du tronc antérieur;
ensuite, vient celui du deuxième et enfin celui du troisième qui se
trouve à sa base même (fig. 3,4, g ,.3). Ces ganglions ne sont pas
très gros, mais ils sont très nettement délimités en avant et en
arrière et leur forme est oblongue ; le deuxième est un peu plus
fort que les deux autres, ce qui correspond au volume plus
considérable du deuxième tronc.
Les trois troncs s'infléchissent en avant en passant entre le
rétracteur branchial antérieur et la partie supérieure (latérale)
des obliques dorsaux situés au-dessous (PL 3, fig. 7).
En cet endroit, chacun d'eux émet, de son bord inférieur, un
rameau (rod) dirigé médialement et en avant et qui pénètre
dans les muscles obliques dorsaux par leur face supérieure. Ces
rameaux appartiennent à ceux que Stannius a désignés comme
rameaux pharyngiens supérieurs (p. 90). Le premier est fin et
se rend au muscle antérieur. Le troisième est également faible;
je ne puis dire s'il sort bien du troisième tronc branchial ou
si c'est une ramification émise par le deuxième rameau, car
dans la préparation il a été cassé près de sa naissance. Il va
dans le muscle oblique inséré sur le quatrième arc branchial. Le
deuxième est le plus fort des trois ; il se divise en plusieurs filets
avant d'entrer dans les muscles obliques insérés sur le deuxième
et troisième arc. Quelques-uns de ses filets (fig. 8, rtd), se pro-
longent, passent entre les os pharyngo-branchiaux et parvien-
nent dans le transverse dorsal. Il serait très possible que la
partie du transverse dorsal qui relie l'extrémité supérieure du
premier arc avec celle de son congénère, reçut un filet du
premier rameau, mais je n'ai jamais pu en constater l'exis-
tence.
Le premier tronc branchial est celui qui a le plus long trajet
entre le rétracteur du premier arc et les obliques dorsaux. Par-
venu contre la face médiale des élévateurs brp'ichiaux, il envoie
110 MARC JUGE.
un filet à celui de ces muscles qui s'insère sur le deuxième arc,
et il se divise en une branche antérieure plus faible et une
branche postérieure, plus forte.
La branche antérieure (PL 2, 3, fig. 4, 7, baT,) continue à
longer la face médiale des élévateurs, puis s'infléchissant laté-
ralement, passe, en compagnie du glosso-pharyngien, entre les
élévateurs des deux premiers arcs branchiaux. Elle arrive sur
le premier arc dont elle constitue le nerf postérieur, tandis que
le nerf antérieur est formé par le glosso-pharyngien. Notable-
ment moins forte que ce dernier, elle suit le bord supérieur et
postérieur de l'épibranchial ; à partir du coude de Tare, elle se
place dans la rigole du cérato-branchial, au-dessous des ra-
meaux du glosso-pharyngien, c'est-à-dire plus près de la péri-
phérie. Elle va jusqu'à l'extrémité de l'arc, en longeant à sa
base la rangée postérieure de lamelles branchiales. Les filets
qui en sortent sont destinés, comme ceux du glosso-pharyngien,
aux lamelles branchiales, aux vaisseaux sanguins qui courent
dans le sillon médian et enfin à la muqueuse de l'arc.
La branche postérieure du premier tronc branchial (PI. 2, 3,
fig. 4, 7, bp T,) est aussi volumineuse que le glosso-pharyngien.
Elle s'infléchit latéralement pour passer entre l'élévateur du
deuxième arc et l'élévateur du quatrième arc (fig. 7, Elb^,Elh^)
ou bien, comme je l'ai observé une fois, à travers le premier
de ces muscles, séparant ainsi un petit faisceau postérieur du
reste du muscle. Ensuite, se repliant un peu en arrière, elle
vient longer la rainure médiane du second arc. Arrivée à l'en-
droit où cet arc forme un coude, elle descend sur sa face anté-
rieure et se rapproche du bord concave. Là, elle se bifurque ;
l'un des rameaux suit la courbure interne de l'arc jusqu'à son
extrémité ventrale; il innerve les saillies dentiformes et la mu-
queuse environnante. L'autre rameau descend davantage et vient
se loger dans la rigole du bord convexe de l'arc où il se com-
porte comme le glosso-pharyngien dans le premier arc : il s'y
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 111
divise, et l'un de ses filets va jusqu'à la copule du deuxième arc.
A l'endroit où la branche postérieure parvient sur répibrancliial.
elle émet un filet dont les ramirtcations s'étendent dans la mu-
queuse de la face antérieure, jusqu'au coude de l'arc.
Le premier tronc branchial se divise donc en une branche
antérieure, qui devient le nerf postérieur du premier arc bran-
chial, et en une branche postérieure plus forte, qui va dans l'arc
suivant dont elle forme le nerf antérieur. Les troncs suivants se
comportent de même vis-à-vis des autres arcs.
Le deuxième tronc branchial est un peu plus volumineux que
les autres. Il se divise tout près de son ganglion, et les deux
branches vont en avant sur une courte distance, puis s'infléchis-
sent bientôt vers les arcs. La branche antérieure (ba T,) passe
en arrière des élévateurs branchiaux et constitue le nerf posté-
rieur du deuxième arc. Son trajet y est analogue à celui du nerf
postérieur du premier arc, mais, avant d'y pénétrer, elle émet
un filet qui va jusqu'au coude de l'arc suivant et innerve la
muqueuse de la face antérieure. La branche postérieure (bp T J
du deuxième tronc se dirige tout de suite latéralement. Elle
atteint le troisième arc dont elle représente le nerf antérieur
et au coude duquel elle se divise en un rameau supérieur et un
rameau inférieur. Elle présente une particularité : à son entrée
dans l'arc, elle n'émet pas de filet pour la face antérieure, celui-
ci étant fourni, comme on vient de le dire, par la branche anté-
rieure du même tronc.
Le troisième tronc branchial, dont le ganglion tient par la
base au renflement ganglionnaire du tronc branchio-intestinal,
est immédiatement divisé en deux branches qui s'éloignent
aussitôt l'une de l'autre, ce qui peut les faire prendre pour deux
troncs indépendants. La branche antérieure (ba T J croise par
devant le dilatateui- branchial (ou rétracteur branchial posté-
rieur, Rhp^ fig. 7), passe entre les extrémités latérales et posté-
rieures des deux masses superposées des obliques dorsaux et
112 MARC JUGE.
livre alors un filet. Celui-ci descend sous la muqueuse, entre le
troisième et le quatrième arc, se replie médialement vers la
pièce pharyngienne supérieure et pénètre dans le muscle élé-
vateur du quatrième arc. La branche envoie, en outre^ un
rameau dirigé en arrière, destiné à la muqueuse du quatrième
arc. Elle forme le nerf postérieur du troisième arc et se com-
porte normalement durant son trajet. La branche postérieure
(bp T3) se dirige en arrière et latéralement pour contourner par
derrière le dilatateur branchial, puis elle s'élève à la face pos-
térieure du quatrième arc contre le constricteur du pharynx
(fig. 7, Cph) et le prolongement de l'oblique dorsal (Cons IV).
Elle ne parvient sur le bord convexe de l'arc que dans la
deuxième moitié de lepibranchial. A partir de ce point et jus-
qu'au coude, elle n'est pas située comme la branche postérieure
des autres arcs sur le bord antérieur, mais sur le bord posté-
rieur. Ce n'est qu'à partir de cette place qu'elle se rapproche
de la rangée antérieure de lamelles et qu'elle prend un trajet
normal. Cette branche m'a paru fournir un rameau au dilata-
teur branchial, au moment oîi elle passe contre sa face médiale,
et un autre rameau assez fort à la partie du constricteur du pha-
rynx qui s'insère sur le quatrième arc.
Le quatrième arc branchial reçoit un nerf postérieur (fig. 4,
7, nbp IV) qui ne provient pas de l'un des trois troncs bran-
chiaux dont il a été question jusqu'ici, mais sort de la forte
branche pharyngienne inférieure (phi) à l'endroit où celle-ci
s'éloigne des autres branches du tronc pharyngo-intestinal. Ce
nerf se dirige latéralement et un peu en avant, atteint le coude
du quatrième arc, à sa face médiale (postérieure), en passant
au-dessus de l'insertion du petit muscle qui relie l'extrémité pos-
térieure de l'os pharyngien inférieur ta l'extrémité distale du
quatrième et dernier épibranchial. En ce point, il fournit dorsa-
lement un rameau qui se replie dans la direction inverse de celle
du nerf et se rapproche donc de l'extrémité médiale de l'épi-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 113
branchial, en suivant la rangée postérieure de lamelles bran-
chiales. Entin, le nerf parvient sur le quatrième cérato-bran-
chial oi^i il longe la rangée postérieure de lamelles.
On peut voir, d'après cet exposé, que les nerfs branchiaux se
répartissent bien métamériquement selon le schéma indiqué par
GrEGENBAUR (31, 32, 35). Remarquons que, chez le Silure, les
deux troncs branchiaux postérieurs tendent à se diviser chacun
en deux branches, dès leur naissance, autrement dit qu'ils ten-
dent à former chacun deux nerfs indépendants.
Gegenbaur a montré (35, p. 276) que la bifurcation des nerfs
segmentaux en une branche destinée à un arc et une autre bran-
che destinée à l'arc suivant s'explique par le fait qu'un arc se
forme à la limite de deux métamères et que l'apparition de
fentes branchiales sur ces métamères entraîne la division du nerf
en deux branches, dont l'une va à la cloison antérieure, l'autre
à la cloison postérieure. Quant à l'individualisation des deux
branches ainsi formées, elle s'explique évidemment par des rap-
ports topographiques particuliers, tels que la faible distance
entre le tronc branchial et les arcs qu'il doit innerver et le déve-
loppement de la musculature. En effet, chez le Silure, le pre-
mier tronc branchial est très long et ne se divise que lorsqu'il
est parvenu en face des deux premiers arcs branchiaux. Le troi-
sième tronc^ au contraire, n'est représenté que par le ganglion,
qui n'est pas même complètement distinct de la masse ganglion-
naire du vague proprement dit. Des deux branches qu'il forme,
la première peut pénétrer immédiatement dans le quatrième arc,
tandis que la deuxième est fortement déviée vers l'arrière pour
passer derrière le dilatateur branchial.
Des détails sur les rameaux livrés à la musculature des arcs
par les troncs branchiaux ont déjà été donnés à propos des
muscles de l'appareil branchial.
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898.
114 MARC JUGE.
Tronc pJiaryngo-intestinal.
Ce tronc est formé de la partie postérieure du vague propre-
ment dit. En sortant de la masse gangliomiaire de ce dernier,
il présente un renflement moins distinct, quoique plus volumi-
neux, que ceux des troncs branchiaux. Il se divise immédiate-
ment en branches de grosseur différente qui restent étroitement
accolées sur un trajet assez long.
Ces branches descendent contre la face médiale du dilatateur
branchial, à peu près jusqu'au milieu de sa longueur et le croi-
sent inférieurement pour se diriger latéralement. Jusqu'ici, elles
sont placées les unes derrière les autres, de manière à former
une sorte de ruban aplati, large, avec des stries longitudinales.
La plus forte de ces branches est celle qui occupe le bord pos-
térieur et plutôt médial du ruban; elle devient la branche intes-
tinale. Celle du bord antérieur et plutôt latéral est environ de
la grosseur du premier tronc branchial ; sa partie la plus impor-
tante constitue la brandie pharyngienne inférieure. Enfin, la
branche intermédiaire, peu volumineuse, donne naissance au ra-
meau cardiaque et se distribue principalement à la musculature
et à la muqueuse des os pharyngiens supérieurs ; je la désigne
comme branche pharyngo- cardiaque.
Avant de se diviser, le tronc pharyngo-intestinal envoie un
rameau à l'élévateur claviculaire (v. p. 43). En poursuivant
dans le tronc les fibres des trois branches, on reconnaît que ce
rameau sort, en réalité, de la base de la branche pharyngienne
inférieure. Il va latéralement et en arrière, et se place sous le
nerf latéral ou bien entre ce dernier et le nerf occipital situé un
peu en arrière. Il est alors accolé étroitement à l'aponévrose du
muscle latéral et son trajet est difficile à suivre; souvent, on
serait tenté de le prendre pour un rameau du nerf latéral ou
encore pour un nerf indépendant qui naîtrait entre le vague et
RECHERCHES SUR LE SILURUS C4LANIS. 115
l'occipital. Arrivé vers la région moyenne de la barre osseuse
allant du supra-claviculaire à la base du crâne, le rameau se
dirige un peu en avant, traverse l'aponévrose du muscle latéral
et arrive contre le bord médial de l'os claviculaire, à une petite
distance de l'articulation avec le supra-claviculaire. Il pénètre,
déjà divisé en deux ou trois filets, dans le muscle élévateur cla-
viculaire par la face postérieure appliquée contre la clavicule.
Branche phar y mjïenne inférieure {V\. 2, 3, fig. 3, 4, 10, phi).
Cette branche a de nombreuses ramifications dirigées, comme
la branche elle-même, en avant et en bas, parallèlement aux
arcs branchiaux. Il y a pourtant deux fins rameaux qui font
exception; ils naissent, très rapprochés l'un de l'autre, du
bord interne delà branche, alors que celle-ci est encore accolée
aux deux autres branches du tronc pharyngo-intestinal. Ces
deux rameaux accompagnent la branche pharyngienne inférieure
jusqu'au bord latéral supérieur du pharynx ; là, ils s'infléchissent
médialement et en avant pour se rendre dans la partie dorsale
du constricteur du pharynx. Ils fonctionnent donc comme des
rameaux pharyngiens supérieurs.
Un peu plus loin que l'origine de ces deux rameaux, naît
un rameau plus important, qui descend d'abord le long de la
branche, puis va horizontalement vers l'extérieur et atteint le
coude du quatrième arc branchial dont il devient le nerf posté-
rieur (v. p. 112).
Enfin, un autre rameau est émis par la branche pharyngienne
intérieure. Il se dirige latéralement et passe derrière le petit
muscle qui réunit l'extrémité postérieure de l'os pharyngien
inférieur au coude du quatrième arc branchial. Le rameau
envoie un filet à ce muscle et, de l'autre côté, un filet au cons-
tricteur pharyngien; puis il continue son parcours sur la face
antérieure de l'arc pharyngien, dans la muqueuse duquel il se
ramifie (fig. 3).
Après l'émission de ces différents rameaux, la branche pha-
116 MARC JUGE.
ryngienne, restée encore assez forte, s'avance à la face ventrale
du pharynx, à une petite distance et médialement par rapport
à l'os pharyngien inférieur. Elle se rapproche de cet os et se
divise en deux rameaux destinés aux muscles pharyngo-clavi-
culaires interne et externe (PI. 3, fig. 10). Quelquefois, elle
pénètre dans le muscle interne par son bord médial et vers le
milieu de sa longueur; elle lui abandonne des filets en le traver-
sant et entre ensuite dans le muscle externe (v. p. 40).
Pendant la partie ventrale de son parcours, la branche fournit
encore plusieurs rameaux. Le premier est dirigé latéralement ;
il innerve la muqueuse qui recouvre l'arc pharyngien du côté
alvéolaire. Les autres sont dirigés médialement eu avant. Il y
en a toujours au moins trois, mais deux sont plus forts; ils se
ramifient beaucoup, pénètrent dans le trans verse pharyngien
(fig. 10, Pht) et là^ leurs extrémités ténues forment un réseau
compliqué, dont quelques filets peuvent être suivis jusque dans
la muqueuse du pharynx.
La branche pharyngienne inférieure pourrait être comptée
comme un quatrième tronc branchial. Elle présente certains
caractères qui permettent de lui attribuer cette valeur mor-
phologique. En premier lieu, elle contient aussi bien des élé-
ments sensibles que des éléments moteurs, puis son rameau
antérieur devient le nerf postérieur du quatrième arc branchial,
tandis qu'un autre de ses rameaux va dans l'arc pharyngien
incomplet. Les différences, si évidentes soient-elles, qui existent
entre le parcours dorsal des nerfs branchiaux antérieurs et celui
des deux rameaux qui viennent d'être nommés, n'ont aucune
importance; elles sont la conséquence de modifications secon-
daires, telles que le développement de la musculature dorsale des
arcs branchiaux et la réduction de toute la partie supérieure
de l'arc pharyngien. Des différences beaucoup plus importantes
se montrent dans le trajet ventral, mais elles ne concernent
que le rameau postérieur, l'antérieur se comportant tout à fait
normalement comme nerf postérieur du quatrième arc.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 117
En effet, pour être conforme au schéma général des troncs
branchiaux du vague, la branche pharyngienne inférieure, après
avoir émis ses rameaux pharyngiens supérieurs et, plus loin, le
nerf postérieur du quatrième arc, devrait constituer le fort nerf
antérieur de l'arc suivant. Il n'en est pas ainsi; elle n'envoie à
ce dernier qu'un faible rameau, tandis que la plus grande partie
de ses éléments se continue comme branche presque exclusive-
ment motrice destinée aux deux pharyngo-claviculaires et. au
transverse pharyngien. Cette anomalie n'est encore qu'une modi-
fication secondaire. L'arc pharyngien ayant perdu toute fonction
respiratoire, son nerf branchial ne peut contenir des fibres ner-
veuses destinées aux lamelles branchiales et doit se réduire con-
sidérablement. Mais, l'arc réduit a reçu d'autres attributions;
il a un rôle actif dans l'acte de la déglutition. Son extrémité
inférieure est tirée en bas, en arrière et latéralement par deux
muscles puissants, les pharyngo-claviculaires, tandis que le
trans verse pharyngien le ramène en avant et médialement. Il
n'est donc pas étonnant que la partie motrice de la branche
soit assez considérable et qu'elle se soit séparée du petit contin-
gent d'éléments sensibles destiné à la muqueuse de Tare. Nous
ne pouvons voir autre chose dans la branche pharyngienne
inférieure, qu'un tronc branchial adapté très étroitement aux
fonctions actuelles de l'arc pharyngien, lesquelles fonctions ont
certainement été acquises très anciennement.
Brandie pliaryngo-cardiaque. — Cette branche est, de beau-
coup, la moins volumineuse de celles qui sortent du tronc plia-
ryngo-intestinal. Elle envoie une partie de ses éléments à la mu-
queuse des os pharyngiens supérieurs et à la musculature dorsale
du pharynx. D'après cela, on pourrait l'appeler branche pharyn-
gienne supérieure, mais cette désignation aurait l'inconvénient
de lui prêter une valeur morphologique autre et plus importante
que celle qu'elle semble avoir. En effet, elle n'est pas seule à
innerver la région dorsale du pharynx ; elle partage ce domaine
118 MARC JUGE.
avec des nerfs provenant des troncs branchiaux et de la branche
pharyngienne inférieure. En outre, la branche pharyngo-car-
diaque n'est pas exclusivement destinée au pharynx, elle émet
un rameau assez foit destiné au cœur. Les filets qu'elle envoie
au pharynx ne sont probablement réunis que secondairement à
la branche cardiaque et ont la même signification par rapport
au tronc pharyngo-intestinal que les rameaux pharyngiens supé-
rieurs précédents par rapport aux troncs branchiaux.
La branche pharyngo-cardiaque se divise en trois parties
avant d'atteindre le pharynx, c'est-à-dire pendant son trajet
commun avec les deux autres branches du tronc pharyngo-intes-
tinal. Deux des rameaux s'infléchissent médialement et en avant,
pénètrent dans la région dorsale du constricteur pharyngien
auquel ils abandonnent plusieurs ramifications. Le second de
ces rameaux est le plus fort ; il peut être suivi jusqu'à la face
inférieure des os pharyngiens supérieurs dans la muqueuse
desquels il se résout en de nombreux filets.
Le troisième rameau de la branche pharyngo-cardiaque est
\e rameau cardiaque (P\. 2, fig. 3, 4, rcd). D'après Stannius,
AYeber {Anatom. comp. N. symp. p. 63) n'aurait vu qu'une
partie de ce rameau chez Lttcioperca. G. BiiCHNER (9) a trouvé
que chez Cyprinus harbus, il est émis par la branche intestinale
et qu'il est très fin ; il l'a suivi jusque dans l'oreillette. Stan-
nius (16, p. 91) l'a observé chez Perça, Gotfus, Gyclopterus,
Belone, Gadiis, Esox, Salmo, Cyjmnus, Alosa, Acipenser, Spi-
nax. Voici ce qu'il en dit : « Dieser bemerkenswerthe Zweig ist
sehr fein, tritt von einem B. p)hari/ngeus oder B œsopliagus ab
und begleitet den Biictus Cuvieri seiner Seite zum Vorhofe des
Herzens. » C.-E.-E, Hoffmann (21, pp. 8 à 10) dans sa courte
recherche anatomique sur le vague des Poissons, donne une des-
cription détaillée du rameau cardiaque chez Cyprinus car-
pio, Perça fltiviatUls, Barbus fluviatUis, Leuciscus vulgaris et
rutikcs, Esox luciiis, Gadus Iota et morrliua. Il indique le trajet
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 119
et l'endroit précis oîî se terminent la plupart des rameaux et
constate la présence de corps ganglionnaires bipolaires dans
plusieurs de ces rameaux. Cette recherche minutieuse était
faite dans le but d'étudier les mouvements du cœur.
Chez le Silure, le rameau cardiaque semble être une ramifi-
cation d'un « rameau pharyngien », ce qui correspond aux
indications de Stannius rappelées ci-dessus. Il nous semble
plus juste de le considérer, avec Buchner, comme un rameau
de la branche intestinale, qui se serait séparé de celle-ci dès sa
naissance et se serait uni, sur un court trajet, avec les rameaux
que le tronc pharyngo-intestinal livre au pharynx. Le rameau
descend sur la face laté^'ale du tube digestif, dans l'angle formé
par la branche intestinale et la branche pharyngienne infé-
rieure, parallèlement à cette dernière. Il atteint la partie
postérieure et ventrale du sinus veineux, passe près de la base
du canal de Cuvier et arrive sur la face dorsale de l'oreillette
dans laquelle il se termine.
Branche intestinale (PI, 2, 3, fig. 3, 4, 10, bi). C'est la plus
forte des branches du tronc pharyngo-intestinal. Lorsqu'elle
est parvenue au niveau supérieur du pharynx, elle se dirige
en arrière, le long de l'œsophage, en se plaçant dans le repli
mésentérique latéral. Il faut indiquer ici que l'œsophage n'est
pas soutenu par un mésentère dorsal médian, mais par deux
replis latéraux du péritoine, qui atteignent l'œsophage de chaque
côté, plutôt doi'salement. La présence de ces deux replis laté-
raux au lieu d'un repli sagittal est probablement une consé-
quence de l'extension de la vessie natatoire vers l'avant, carac-
tère commun aux Ostariophyses. Ce double mésentère ne s'étend
que le long de l'œsophage; le reste du tube digestif est maintenu
par un mésentère dorsal médian.
La branche intestinale longe donc latéralement l'œsophage
et parvient sur la paroi de l'estomac dans laquelle elle s'épanouit
en de nombreuses et fortes ramifications. Pendant son trajet le
120 MARC JUGE.
long de l'œsophage, elle émet de nombreux rameaux. La
plupart de ceux-ci se dirigent ventralement et médialement
sur la paroi du canal; seuls, les antérieurs vont en avant, vers
le pharynx. Leurs ramifications sont très nombreuses et sont
enchevêtrées dans la couche musculaire, mais des filets termi-
naux vont également dans la muqueuse. En outre, la branche
intestinale émet de son bord dorsal un rameau qui va en arrière
et en haut et se répand dans la paroi de la vessie natatoire.
Les rapports entre la branche intestinale et le nerf splanch-
nique ont été exactement décrits par Stannius : les deux nerfs
se côtoient sans se confondre, mais de fréquentes unions ont
lieu entre leurs ramifications.
B. Neef latéral du yague.
(PI. 2, fig. 3, 4, nlv)
Le nerf latéral du vague, chez les Poissons, a été l'objet d'un
nombre considérable de recherches anatomiques et physiolo-
giques. D'après celles-ci, le nerf latéral présente plusieurs
types, soit sous le rapport de sa composition et de ses relations
avec les autres nerfs, soit sous le rapport du nombre et du
trajet de ses rameaux, soit encore sous le rapport de sa situa-
tion et de ses relations avec la ligne latérale. Il ne sera
rappelé ici que les indications des auteurs ayant un intérêt
général, puis nous examinerons le trajet et la division en bran-
ches du nerf latéral du Silure.
CuviERet Valenciennes (7, p. 527) disent : « Dans beau-
coup de Poissons, notamment dans la Perche, après avoir donné
un filet superficiel qui suit le commencement de la ligne latérale,
ce nerf marche en ligne droite dans l'épaisseur des muscles
latéraux, entre les côtes et leurs appendices, i-ecevant de tous
les nerfs de l'épine des filets particuliers différents des intercos-
RECHERCHES SUR LE SILURUS C4LANIS. 121
taux, et en donnant à la peau, au travers de tous les interstices
des couches musculaires. »
BùCHNER (9, p. 27) confirme l'indication de l'union du nerf
latéral avec les nerf spinaux. «L'anastomose est fine et a lieu
avec la branche superficielle des nerfs spinaux ».
ScHLEMM et d'Alton (10) décrivent le nerf latéral des Pétro-
myzons. Ce nerf est formé par des éléments des deux racines
du vague et par une branche du facial. Il s'unit avec le rameau
supérieur du premier nerf cervical et touche les rameaux supé-
rieurs des autres nerfs cervicaux sans se fusionner avec eux.
D'après Prévost (14), le nerf latéral du Congre est divisé
en deux faisceaux parallèles qui ne s'unissent que rarement
par une ou deux anastomoses. Le faisceau interne envoie quel-
ques petits filets nerveux vers la ligne médiane et la colonne ver-
tébrale. Le faisceau externe émet des filets destinés aux pores
de la ligne latérale ; «ils se subdivisent souvent sur leur chemin
et s'anastomosent probablement quelquefois avec les nerfs rachi-
diens. »
Stannius (16, p. 92 à 110) a montré différents états sous
lesquels le nerf latéral des Poissons peut se présenter. Un certain
nombre de ses indications, dont quelques-unes concernent spécia-
lement le Silure, ne sont pas d'accord avec ce que j'ai pu obser-
ver ; aussi la description qui va suivre insistera-t-elle surtout
sur ces points. Cet auteur nie le passage d'éléments des nerfs
spinaux dans le tronc même du nerf latéral.
Dans ses « Eecherches sur le système latéral du nerf pneumo-
gastrique des Poissons », Félix FÉE (29) reconnaît trois types
principaux qui se rattachent aux différentes positions que le
canal latéral peut occuper par rapport au plan de séparation des
deux masses musculaires des flancs. Il n'admet pas non plus le
renforcement du tronc latéral par les nerfs spinaux et n'affirme
même pas qu'il y ait de véritables anastomoses entre ces der-
niers et les rameaux ventraux de ce tronc.
122 MARC JUGE.
C. Gegenbaur (35) regarde le nerf latéral comme un ou plu-
sieurs rameaux dorsaux ayant acquis une grande extension dans
un domaine étranger à la partie céplialique du corps.
Suivant Beauregard (56), le nerf latéral du Ceratodus
est formé d'une partie du vague renforcée par un rameau du
facial.
Dans « The Latéral Lïne System in Siluroids » , Pollard
(86) ne s'occupe que de la partie céplialique ' . Pour ce qui con-
cerne le nerf latéral du vague, il ne parle donc que du premier
rameau «muqueux», le rameau surtemporal, qui innerve le
dernier organe sensitif crânien du système latéral. Une com-
missure part de ce rameau pour rejoindre dans le pariétal le
« grand rameau récurrent dorsal du facial » (nerf de Weber).
Disons tout de suite que cette commissure n'a été trouvée ni
par Stannius, ni par moi chez Sllunis glanis et que sur les
cinq Siluroïdes qu'il a examinés (*S'. glanis n'en fait pas
partie), Pollard l'a vue chez tous, sauf chez Tricliomycterus
te nuis. *
Le nerf latéral du Silure sort de la moelle allongée par un
unique faisceau désigné plus haut comme composant antérieur
du vague. Il se dirige latéralement en arrière et vient s'appli-
quer contre le bord antérieur du composant postérieur du vague.
Il commence à former un ganglion qui est alors assez consi-
dérable en diamètre dorso-ventral, mais très peu en diamètre
transversal. Le composant du nerf latéral s'élevant un peu,
se place alors sur le composant du vague proprement dit, et
reçoit de ce dernier un petit faisceau d'éléments (v. p. 107).
Ensuite, il atteint la paroi du crâne, passe à travers l'occipital
latéral par le même orifice que l'autre composant. Le volume
continue à augmenter considérablement et cela provient sûre-
» Il a déjà été question de ce travail à |)ropos du nerf de W'kbeh. Voir pour
plus de détails au\ p. .56, o7 et 58.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 123
ment davantage de la grande accumulation de cellules gan-
glionnaires que de la réception du faisceau de renforcement. Ce
dernier ne peut être qu'une petite fraction des éléments sen-
sibles (dorsaux) réunis à la racine ventrale du nerf vague
pour constituer le composant postérieur.
En sortant du crâne, le nerf latéral se place sur l'aponévrose
qui relie la portion dorsale du muscle latéral du tronc à l'arête
inféro-postérieure du crâne neural. Il continue à aller latérale-
ment et en arrière, en passant d'abord derrière l'extrémité
supérieure du dilatateur branchial, puis au-dessus du premier
nerf spinal (PI. 2, fig. 4). Il n'est séparé de ce muscle et de ce
nerf que par l'aponévrose dont il vient d'être ques.tion.
A une très petite distance du trou de l'occipital latéral, le nerf
latéral émet dorsalement un rameau qui suit l'arête inféro-
postérieure du crâne dans une petite rainure de l'exoccipital.
Ce rameau s'infléchit latéralement pour traverser l'arête osseuse
non loin de son bord et se poursuivre à la face inférieure de
l'exoccipital, puis du squameux au bord latéral duquel il vient
émerger. Là, il se divise en deux parties. L'une va en bas et en
avant entre les muscles élévateur et adducteur de l'opercule; elle
s'accole temporairement au rameau operculaire du tronc
hyoïdeo-mandibulaire et se rend dans la muqueuse de la face
interne de l'opercule, sans avoir livré de filets aux muscles
operculaires qu'elle traverse. Cette partie semble être la seule
que Stannius ait observée. L'autre partie descend sur la face
latérale de l'élévateur operculaire (PI. 3 fig. 5, rov) et se ra-
mifie dans la peau qui recouvre extérieurement l'opercule et le
rayon branchiostège élargi remplaçant un sous-opercule.
Ce premier rameau est donc le rameau operculaire du vague
(fig. 3, 4, 5, rov). Le nerf latéral émet un peu plus loin un autre
rameau dorsal qui est sans doute l'analogue du rameau supra-
scapulaire de Stannius (16, p. 97) et du rameau surtemporal
de Pollard; mais je préfère le nommer rameau supra-clavi-
124 MARC JUGE.
cuJaire (fig. 3,4, sel) d'après l'os sur lequel il se rend en partie'.
En outre il faut remarquer que Stannius décrit (i). 96) les
rameaux operculaire et supra-scapulaire comme ramifications
d'une même branche; je n'ai jamais observé une telle disposition.
En effet, lorsque le nerf latéral donne naissance à son second
rameau dorsal, il est déjà parvenu dans le voisinage delà pointe
postérieure de l'exoccipital. Le rameau s'élève sur l'aponévrose
du muscle latéral (portion dorsale\ puis sur la partie principale
de l'os supra-claviculaire, soit celle qui se fixe sur l'exoccipital.
Là, il envoie un filet au canal muqueux qui est situé dans le supra-
claviculaire et qui communique en arrière avec le canal de la
ligne latérale du tronc. Arrivé sur la face supérieure de l'os^
le reste du rameau s'y résout en plusieurs ramifications destinées
à la peau de cette région, sauf Tune d'elles qui va un peu plus
loin en arrière.
Stannius a donné { 16, p. 106 et 107), pour le reste du trajet
du nerf latéral chez le Silure, une description, qui, à part plu-
sieurs points qu'elle laisse obscurs, présente des divergences évi-
dentes avec ce que j'ai observé. Par exemple, Stannius dit que
le tronc latéral « traverse sous la ceinture scapulaire » et cette
indication semble avoir été répétée par d'autres auteurs, sans
aucun contrôle. Pour le Poisson qui nous occupe, c'est certaine-
ment une erreur et on comprend facilement qu'elle n'est pas sans
importance, par exemple pour la signification de la branche
nerveuse.
Le nerf latéral, après avoir donné les deux rameaux décrits,
les seuls qui se distribuent dans la région céphalique, continue
à aller à peu près horizontalement en arrière. Il est toujours
situé sur l'aponévrose de la masse dorsale du muscle latéral et
' Le nom de supra-scapulaire a été appliqué, postérieurement à Stanmus, à
un os neltement déterminé chez certains Poissons et existant à côté d'une autre
pièce, le supra-claviculaire. C'est l'homologue de ce dernier que nous trouvons
chez le Silure (voir Sagemehl. Craniiun der Cliaraciniden. 1885).
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 125
croise dorsalement la partie antérieure de la pièce qui doit être
regardée comme l'arc inférieur (apophyse transverse) de la
deuxième vertèbre. Cette partie antérieure ne paraît être qu'une
apophyse devenue excessivement puissante en raison de sa fonc-
tion comme appui de la ceinture scapulaire; elle dépasse de
beaucoup, en volume, la partie postérieure. Cette dernière repré-
sente l'arc inférieur proprement dit, c'est une simple pointe
osseuse dirigée en arrière, semblable quant à la forme aux
arcs inférieurs des vertèbres suivantes (PI. 1, tig. 2, Ai j.
Le nerf croise l'apophyse antérieure près de son extrémité
latérale qui est réunie à la partie postérieure du supra-
claviculaire par de courts ligaments. Les modifications des
pièces squelettiques de cette région sont très nombreuses, elles
se rapportent toutes à l'appareil de Weber et compliquent
beaucoup l'explication du trajet des nerfs. Malgré cela, on ne
peut se rendre compte de l'erreur de Stannius qu'en supposant
qu'il n'a pas suivi le nerf latéral dans toute sa longueur. Ce nerf
reste situé médialement par rapport à la ceinture scapulaire. Il
croise un os qui se relie à celle-ci, mais ne lui appartient pas,
car c'est une dépendance de la deuxième vertèbre. Enfin il passe
au-dessus et non au-dessous de cet os.
Pour faciliter l'exposé du trajet dans le tronc et dans la queue,
il est nécessaire de donner quelques renseignements prélimi-
naires sur la disposition de la musculature dans ces régions.
On sait que de chaque côté du corps se trouve un muscle
latéral divisé en métamères par des myocommes et que ce
muscle comprend une portion supérieure ou dorsale et une por-
tion inférieure ou ventrale (schéma, p. 133 md, mv). Les auteurs
parlent fréquemment de l'une ou de l'autre de ces portions,
mais il est rare que l'on indique exactement ce qui leur sert de
limite. Chez le Silure, tout au moins, cela n'est pas clair. En
efltet, lorsqu'on enlève la peau sur l'un des côtés du corps, on
peut voir une ligne légèrement sinueuse, mais très accentuée,
12G MARC JUGE.
commençant au point de jonction du claviculaire et du supra-
claviculaire. Elle longe le flanc, d'abord à mi-hauteur, exacte-
ment en face de l'extrémité des côtes, puis se rapproche de la
face ventrale vers ia région anale. Enfin, dans la région caudale
qui représente à peu près les deux tiers de la longueur totale,
elle se trouve au niveau de l'extrémité des apophyses infé-
rieures, c'est-à-dire au niveau de l'union de celles-ci avec les
osselets interépineux ou raj^ons porteurs de la nageoire anale.
Cette ligne est la limite extérieure d'un interstice très faible
renfermant les côtes et la mince aponévrose qui les relie
(schéma, p. 133, ap) ; je l'appellerai ligne des côtes.
Au-dessus de cette première ligne s'en trouve une autre, dont
le commencement s'observe un peu en arrière de la tête et qui
s'accentue peu à peu d'avant en arrière. Elle descend légèrement
et se relève ensuite sur la plus grande partie du tronc et sur la
région caudale. Sur une section transversale du tronc, on
voit que cette ligne est la limite d'un interstice (schéma,
p. 133, ii) bien distinct, qui commence le long de la colonne ver-
tébrale, au-dessus de l'origine des côtes, et s'étend latéralement
en présentant une courbure à concavité supérieure. C'est cet
interstice que je regarde comme limite des masses dorsale et
ventrale du muscle latéral.
En considérant seulement la partie antérieure du tronc, on
serait plutôt tenté de considérer la ligne des côtes comme ligne
de séparation, car elle est beaucoup mieux marquée extérieure-
ment et elle commence immédiatement derrière la ceinture sca-
pulaire. En outre, la portion musculaire située entre ces deux
lignes — peu considérable en avant, mais très importante en
arrière — ne peut être délimitée en avant d'avec la portion
dorsale; elle constitue avec elle une masse qui s'insère sur l'os
supra-claviculaire et la partie postérieure du crâne. Enfin, la
direction des fibres dans les myomères est sensiblement la même
dans la région supérieure à la ligne de séparation et dans la
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 127
région située entre la ligne de séparation et la ligne des côtes :
cette direction tend à former avec celle des fibres situées au-
dessous des côtes un V couché dont la pointe serait tournée
en arrière.
La forme des myocommes ne peut être invoquée en faveur ni
de l'une, ni de l'autre des alternatives. En effet, au-dessus de la
ligne de séparation, leurs limites périphériques sont obliques de
haut en bas et d'avant en arrière: au-dessous de la ligne des
côtes, elles sont obliques dans le sens inverse, et dans la partie
comprise entre les deux lignes, les limites se raccordent avec
celles de dessus et de dessous, en formant une ligne sinueuse rap-
pelant une sorte de V à pointe tournée en arrière et à branches
très écartées.
Xous avons examiné les caractères d'après lesquels il sem-
blerait juste de considérer la ligne des côtes comme ligne de
séparation des deux masses musculaires du tronc. Quels sont
ceux qui militent en faveur de l'alternative opposée? En premier
lieu, la présence d'un gros sinus lymphatique, tout le long de
la ligne de séparation, caractère indiqué par F. Fée (29).
Puis le fait que la ligne de séparation devient très accentuée
en arrière et prend l'aspect d'un sillon longitudinal. Une section
transversale dans la région caudale montre, à ce niveau, un
espace triangulaire, rempli par une bande musculaire de cou-
leur gris brun, non divisée en segments et semblable aux bandes
ventrale et dorsale trouvées par Cua'IER chez la Perche et pré-
sentes aussi chez le Silure. Dans cette même région, enfin, la
ligne reste toujours au niveau de la colonne vertébrale, ce qui
fait que les deux masses musculaires ont à peu près un volume
égal. Si, au contraire, la ligne des côtes devait être la ligne de
séparation, ce serait la portion dorsale qui formerait la muscu-
lature presque entièi'e de la queue, tandis que la portion ven-
trale serait réduite aux faisceaux longeant les rayons porteurs
de la nageoire anale.
128 MARC JUGE.
Nous reconnaissons' donc la ligne supérieure comme ligne de
séparation des masses dorsale et ventrale du muscle latéral.
Celle-ci ne commence à être visible qu'à quelque distance de la
téte^ parce qu'une partie de la masse ventrale se joint à la masse
dorsale, de telle manière que toute trace extérieure de sépa-
ration disparaît. La masse musculaire commune ainsi formée
passe au-dessus de l'extrémité supérieure de l'os claviculaire et
se fixe sur la face supérieure de la tète. La portion dorsale pro-
prement dite s'attache, par une large aponévrose et par divers
cordons tendineux, à la crête inféro-postérieure du crâne for-
mée par l'occipital latéral et l'exoccipital, à la face supérieure
du squameux, du pariétal, de la partie postérieure du frontal
principal, sur le supra-occipital et sa crête sagittale ; la petite
partie de la masse ventrale qui est jointe à la portion dorsale
se fixe à la face dorsale du supra-claviculaire et, plus en avant,
sur la région latérale du squameux. L'extension de cette partie
sur la face supérieure du crâne ne peut être que secondaire ;
elle est du reste très peu importante si on regarde le supra-
claviculaire comme une pièce de la ceinture scapulaire. On n'est
donc pas bien loin de pouvoir dire que la portion dorsale du
muscle latéral s'insère en avant sur le crâne et la portion ven-
trale sur la ceinture scapulaire. Mais l'insertion ne peut servir
de critère pour délimiter les deux portions l'une de l'autre, et
l'emploi exclusif de ce caractère pourrait, dans des cas particu-
liers, comme celui du Silure, conduire à de grosses erreurs.
Il est nécessaire de donner encore quelques explications sur
la ligne latérale de Silurm glanis. Extérieurement, celle-ci est
fort peu visible, car, comme on le sait, les écailles manquent
complètement. Il faut même avoir soin d'enlever la couche de
mucus qui recouvre la peau pour apercevoir la ligne mince et
très légèrement en relief. Elle correspond à un canal longitu-
dinal (schéma, p. 133, cl) logé dans le derme et dontledia nètre
ne semble pas dépasser 0,5 mm.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 129
Ce fin canal commence à l'extrémité postérieure du supra-
claviculaire et entre en communication, par le canal renfermé
dans cet os, avec les canaux des os de la tête. Il est alors situé
au dessus de la ligne des côtes et au-dessous de la ligne de sépa-
ration des deux masses musculaires, même plus près de la pre-
mière que de la seconde. Il se trouve au niveau de cette der-
nière, lorsqu'elle devient nettement visible. Ceci, soit dit en
passant, permet de penser que la ligne de séparation devrait
commencer au même endroit que la ligne latérale du tronc,
mais qu'elle disparaît dans cette région parce que la masse mus-
culaire ventrale, ayant crû davantage à la périphérie qu'à l'in-
térieur, a redressé un peu le bord de la masse dorsale et a même
recouvert latéralement une partie de cette masse.
Le canal latéral reste vis-à-vis de la ligne de séparation, donc
à peu près à mi-hauteur sur le flanc, jusqu'à la nageoire caudale.
Un peu au-dessous du canal latéral, on observe de petites émi-
nences cylindriques de la peau (schéma, p, 133, e), percées d'un
canahcule qui débouche dans le canal latéral. Ces éminences,
très courtes, ressemblent plutôt à de petits boutons et sont
dirigées obliquement de haut en bas et d'avant en arrière. Dans
la partie antérieure du tronc, elles sont distantes de 3 à 5 mm,
du canal latéral, mais vers l'arrière, elles s'en rapprochent
insensiblement et à l'extrémité de la queue, elles sont au même
niveau que lui. Enfin, leur disposition est nettement segmentale,
chacune d'elles se trouvant en face ou près d'un myocomme ;
rarement il s'en trouve deux très rapprochées et, dans ce cas,
on peut voir qu'il s'agit de la division d'une éminence primitive-
ment unique.
Après cette parenthèse, nous reprenons l'examen du nerf
latéral à partir de l'endroit oii il arrive sur l'arc inférieur de la
deuxième vertèbre.
Le nerf latéral, encore très volumineux, s'infléchit main-
tenant en arrière et s'introduit dans l'interstice entre les
Rev. Suisse de Zool., T. G. 1898. 9
130 MARC JUGE.
masses dorsale et ventrale du muscle latéral (schéma, p. 133,
md, mv). Dans le commencement du tronc proprement dit, il
est situé plus près delà colonne vertébrale que de la périphérie,
un peu au-dessus des côtes, soit dans la partie horizontale de
l'interstice (schéma, nlv). En allant en arrière, il se rapproche
de la périphérie, si bien que dans la région caudale, il est logé
au fond du sillon à section triangulaire occupé par la bande
musculaire non-segmentée. Il diminue graduellement d'avant
en arrière, mais on peut le suivre jusqu'à l'extrémité postérieure
du corps. Là, le sillon latéral s'atténuant jusqu'à s'annuler, le
nerf devient tout à fait superficiel et se divise en deux rameaux
dont les ramifications se répandent dans la peau de la nageoire
caudale.
Durant ce trajet, le nerf latéral ne se trouve pas constamment
sous la forme d'un faisceau unique. Un peu en arrière de la
ceinture scapulaire, il est régulièrement divisé en deux parties
qui restent toutes deux dans l'interstice, mais s'éloignent l'une de
l'autre. L'interne, par son volume et par sa direction, peut être
regardée comme le prolongement du tronc. L'externe ne devient
jamais superficielle ; en arrière, elle se rapproche du faisceau
interne, peut même quelquefois le rejoindre, puis s'en éloigne
de nouveau et s'en rapproche encore; elle se fusionne définitive-
ment avec lui dans la région avoisinant les vertèbres Vlll à X.
Des rameaux communicants, sortant irrégulièrement du faisceau
interne, viennent renforcer le faisceau externe et forment géné-
ralement entre les deux un réseau compliqué. On observe
très souvent des variations individuelles ou même des différences
entre les deux côtés d'un même animal, soit sous le rapport
des points de bifurcation et de réunion des deux faisceaux, soit
dans leur volume et leur éloignement, soit encore dans le nom-
bre et la force des filets anastomotiques. (La division en deux
faisceaux n'a pas été représentée dans les figures 2 et 3, afin de
ne pas compliquer davantage les dessins).
RECHERCHES SUR LE SILURU8 GLANIS. 131
Voyons maintenant quelles sont les branches livrées par le
nerf latéral après les rameaux operculaire et supra-claviculaire
qui ont été examinés précédemment.
Il y a d'abord, pendant le passage au-dessus de l'arc infé-
rieur de la deuxième vertèbre, un dernier rameau dorsal qui
contourne l'extrémité postérieure de l'os supra-claviculaire et se
rend dans la peau de cette région.
La ramification suivante^ que je désigne comme hrancJie
superficielle du nerf latéral, est une branche assez forte (fig. 3,
4, bs), dont le diamètre peut atteindre 1,5 mm. ; elle naît du
bord ventral du tronc, un peu plus en arrière que le rameau
qui vient d'être décrit. Quelquefois sa naissance se trouve beau-
coup plus en avant et alors la branche peut avoir un trajet
différent; je citerai un cas exceptionnel de ce genre, après
avoir montré l'état qui parait être le plus fréquent.
La branche superficielle se dirige d'abord médialement et
parallèlement au supra-claviculaire et vient se placer au niveau
des côtes, à mi-distance entre leur extrémité distale et la péri-
phérie; puis, obliquant légèrement, elle vient affleurer au niveau
de la ligne des côtes, exactement à la limite entre le deuxième
et le troisième myomère. A partir de ce point, la branche
(schéma, p. 133, bs) court entre la masse ventrale du muscle
latéral et la peau, à une petite distance de la ligne des côtes;
elle se rapproche donc rapidement de la face ventrale du corps
et se termine toujours avant d'atteindre la région caudale.
Elle fournit elle-même plusieurs rameaux, dont le premier
(PI. 2, fig. 3, 4, r;), livré en face de l'extrémité posté-
rieure du supra-claviculaire, descend sous la peau parallèlement
au bord postérieur de l'os claviculaire et se perd dans le tégu-
ment vers la base de la nageoire pectorale. Ce premier rameau
arrive à la périphérie du muscle exactement à l'endroit où
commence la ligne des côtes et descend le long du premier
segment musculaire du tronc. Le second rameau (r„) est aussi
132 MARC JUGE.
émis pendant le trajet à travers le muscle latéral; il vient
affleurer à la ligne des côtes, dans le second myomère sur le
flanc duquel il descend. A partir de là, la branche devenue
superficielle livre au niveau de chaque myomère un rameau qui
est d'autant plus petit qu'il appartient à un segment plus posté-
rieur (schéma, p. 133, rbs). La branche superficielle du nerf
latéral innerve donc la peau des flancs au-dessous de la ligne
des côtes.
Les indications de Stannius au sujet de cette branche sont
très sommaires, mais je pense que les deux rameaux qu'il a vus
sortir du tronc latéral et se rendre à la peau du membre anté-
rieur et à la peau de la région ventrale ne sont que les deux
premiers rameaux de la brandie superficielle. J'ai toujours vu
ces deux rameaux naître de la branche superficielle, mais Stan-
nius a peut-être observé un cas remarquable de variation indi-
viduelle, dans lequel le point oii la branche superficielle se
détache du tronc latéral se trouverait repoussé loin en arrière ;
les deux premiers rameaux de la branche devraient alors se
détacher directement du tronc pour pouvoir se rendre à leurs
domaines respectifs, la région du premier et du second myo-
mère.
L'existence d'une telle disposition ne paraît pas impossible
si l'on sait que le point de séparation de la branche superfi-
cielle a une situation assez variable. Ce ne serait du reste qu'un
cas extrême, opposé à celui que je puis relater ici. La branche
superficielle se séparait du nerf latéral à une petite distance du
passage de celui-ci à travers l'occipital latéral, presque en face
de l'origine du rameau operculaire. Elle se plaçait sur l'apo-
névrose de la masse musculaire dorsale et s'élevait un peu au-
dessus du nerf latéral, en suivant de près l'arête inféro-posté-
rieure du crâne; puis elle croisait le nerf latéralement cà peu
près à l'endroit où elle naît ordinairement. Jusque là, il y avait
entre le nerf latéral et la branche superficielle quelques commu-
RECHERCHES SUR LE. SILURUS GLANIS.
133
nications par de petits filets qui, suivant leur direction, établis-
saient un passage d'éléments tantôt dans un sens, tantôt dans
l'autre. Plus distalement, la branche se comportait d'une ma-
nière normale en émettant ses rameaux ventraux, y compris
les deux destinés au premier et au second métamère. L'état le
plus fréquent serait donc intermédiaire entre ce dernier et celui
qui a été décrit par Stannius.
rv
Schéma représentant une section trans-
versale faite dans la région antérieure du
tronc du Silurus glanis. v, vertèbre, an, arc
neuial. c, côtes, f, tégument, ce, cavité du corps.
p, péritoine, i, intestin, vn, vessie natatoire.
ntd, masse dorsale du muscle latéral, mv, masse
ventrale, x, y, buides musculaires dorsale et
ventrale, ap, aponévrose intercostale, vl, vais-
seau lymphatique, ii, interstice iiitermusciilaire.
cl, canal latéral, e, éminence de la ligne laté-
rale, rv, rameau ventral d'an nerf spinal, rv',
prolongement principal de ?•«. ri, rameau inter-
médiaire issu de rv. ris, rii, rameaux supérieur
et intérieur de ri. nlv, nerf latéral du vague,
ri, rameau interstioiel de nlv. bs, branche
superficielle de nlv. rbs, rameau ventral de bs.
rd, rimeau dorsal d'un nerf spinal. nWb, nerf
de Weber. rnWb, rameau de 7iWb destiné à la
peau de la région dorsale.
Les autres ramifications du nerf latéral sortent toutes latéra-
lement; ce sont des rameaux très fins, livrés assez régulièrement
à raison de un par métamère (schéma, p. 133, ri). Chacun d'eux
s'avance dans l'interstice entre les deux masses musculaires, en
134 MARC JUGE.
suivant de près le myocomme postérieur du segment auquel il
appartient. Dans ce trajet, il est accompagné par un rameau
également grêle (ri) qui se détache de la branche ventrale de
chaque nerf spinal non loin du canal neural. Le rameau ven-
tral (rv) du nerf spinal traverse le fascia qui recouvre les côtes
(rameau intercostal) et se prolonge sur la face interne du muscle
ventro-latéral tandis que le rameau (B. médius Stannius,
R. intermédiaire F. Fée) qu'il a émis reste dans l'interstice des
deux masses musculaires et se divise généralement en arrivant
près du nerf latéral en deux filets très fins, dont le supérieur
(ris) — plus rarement l'inférieur (rii) — envoie un petit fais-
ceau d'éléments au rameau du nerf latéral que les deux filets
accompagnent.
Vers la périphérie de l'interstice, le rameau issu du nerf
latéral (ou rameau latéral) et les deux filets du rameau intermé-
diaire commencent à se diviser en ramifications très délicates
qui s'entre-croisent et se fusionnent souvent. On peut toujours
suivre l'un des filets du rameau latéral jusque dans le canal de
la ligne latérale et, généralement, on réussit à trouver que ce
filet, ou plus souvent le rameau dont il dérive, a reçu une
anastomose du rameau intermédiaire du nerf spinal. Les autres
filets du rameau latéral, parvenus au bord de l'interstice, s'élè-
vent et forment un réseau très riche et très compliqué sous la
peau qui revêt la masse dorsale du muscle latéral. Ils partagent
d'ailleurs ce domaine d'innervation avec le filet supérieur du
rameau intermédiaire, tandis que le filet inférieur du même
rameau se ramifie dans la peau recouvrant la masse musculaire
ventrale. Dans la région où le nerf latéral est divisé en deux
faisceaux, c'est le faisceau externe (latéral) qui livre les rameaux
de l'interstice.
Pour ce qui concerne la question du renforcement du tronc
latéral par des éléments des nerfs spinaux, je pense que les
auteurs qui ne l'admettent pas ont raison (voir la revue de
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 135
bibliographie, p. 131 à 132). L'erreur de Cuvier et de BtlCHNER
doit être surtout attribuée, comme l'indique Fée, à la bifurcation
du rameau intermédiaire près du tronc latéral. Les relations qui
existent entre le nerf latéral et les nerfs spinaux n'ont lieu qu'à
la périphérie et seulement entre de fines ramifications.
Xous avons constaté que, chez Silunts glan'is, les rameaux
livrés par le tronc latéral pendant son passage dans l'interstice
intermusculaire envoient un filet au canal latéral, puis se rami-
fient dans la peau qui recouvre les métamères correspondants.
Cet état est, sans doute, plus primitif que celui qui a été inter-
prété exactement pour la première fois par Baudelot (38,
p. 135) et dans lequel les rameaux s'infléchissent en arrière et
soudent leurs extrémités. De cette manière, il se forme une
« branche superficielle » qui court à côté du canal latéral et se
trouve l'eliée au tronc latéral par des rameaux communicants
(p. ex. chez la Perche).
Stannius ignorait la véritable origine d'une telle branche
que l'on pourrait très bien appeler fausse branche superficielle.
De même, il semble n'avoir pas connu la continuité qui existe
entre le canal latéral du tronc et le système de canaux contenu
dans le couvercle crânien, l'opercule et la mâchoire inférieure.
C'est sans doute de là que provient « la confusion dans la partie
de son travail concernant le système latéral du vague » (Fée,
p. 34).
Pour ce qui concerne spécialement le Silure, Stannius dit à
la page 99 : « les plus fortes branches du nerf latéral sont
dépourvues de relations quelconques avec le canal latéral»,
puis plus loin (p. 106) : « il se sépare (du tronc latéral) une
branche longitudinale superficielle, qui descend d'avant en
arrière, intérieurement au canal latéral ...» tandis que le
tronc latéral passant entre les deux masses du musiile latéral
«émet des filets qui, longeant les ligaments intermusculaires,
vont de la profondeur à la périphérie ... où ils se répandent
généralement sous la peau ».
136 MARC JUGE.
D'après ces trois passages, il est facile de trouver ce qui a
causé des divergences entre les indications de Stannius et la
description donnée ci-dessus : 1° Stannius a considéré comme
canal latéral un vaisseau lymphatique qui court à la superficie
du tronc, le long de l'aponévrose reliant les côtes à la peau, soit
le long de la ligne des côtes (schéma, p. 133, vl); c'est en effet
un peu au-dessous de celle-ci que passe la branche superficielle
(bs) du nerf latéral; 2° il n'a pas eu connaissance de ces
petites éminences (e) en forme de papilles, rangées en une
série segmentale le long de la ligne de séparation des masses
musculaires dorsale et ventrale et qui ne s'aperçoivent que
très difficilement sur un animal mort, si on ne racle pas le
mucus blanchâtre recouvrant la peau; 3° il semble avoir
regardé la ligne des côtes comme ligne de séparation des deux
masses musculaires. Stannius indique, il est vrai, que le tronc
latéral passe entre les deux masses musculaires, mais ceci
ne diminue pas la valeur de notre supposition; en effet, dans la
région antérieure du corps, le tronc latéral se trouve situé à
l'intersection de l'aponévrose intercostale et de l'interstice inter-
musculaire (comme dans le schéma, p. 133) ou un peu plus laté-
ralement, soit alors dans la partie médiale de l'interstice.
Nous comprenons maintenant pourquoi Stannius dit que les
plus fortes branches sont sans relation avec le canal latéral,
tandis que réellement le tronc latéral lui-même (la plus forte
branche) innerve ce canal par des ramifications de ses filets
latéraux. Quant à la branche superficielle, il serait bien éton-
nant que, passant si près du prétendu canal latéral, elle ne lui
envoyât pas de nerfs, surtout si elle était l'homologue de la
branche superficielle de la Perche par exemple, comme Stan-
nius l'a pensé.
Ceci nous amène à examiner quelle est la signification de la
branche superficielle du Silure. Il est facile de reconnaître qu'elle
n'est pas compai'able à celle qui se rencontre chez beaucoup
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 137
de Poissons (Percoïdes, par ex.) et que l'on pourrait appeler
fausse hranche superficielle. En effet, une fausse branche super-
ficielle est toujours produite par la réunion des rameaux du tronc
latéral. Au contraire, la branche superficielle du Silure semble
devoir être considérée comme formée par les deux premiers de
ces rameaux dont la séparation d'avec le tronc latéral a été
reportée du côté de la tête, tandis que leurs ramifications ont
gagné une grande extension dans la région ventrale située au-
dessous de la ligne des côtes. A la grandeur du domaine d'in-
nervation correspond naturellement un énorme développement
des rameaux. Le déplacement du point de séparation vers l'avant,
de telle manière que les deux premiers rameaux semblent être
deux ramifications d'une branche issue du tronc latéral, offre
évidemment l'avantage de rapprocher plus rapidement les nerfs
de la région à innerver. Les deux rameaux envoient chacun un
filet à la partie du canal latéral située sur les deux premiers
segments musculaires, (on se souvient que dans cette région le
canal latéral est voisin de la ligne des côtes), puis quelques
ramifications à la peau environnante. Ce filet et ces ramifica-
tions correspondent donc à chacun des rameaux suivants du nerf
latéral. Le prolongement commun des deux rameaux et les
branches ventrales émises au niveau de chaque myomère du
tronc proprement dit ne sont que le résultat d'une extension
secondaire.
La conception de la branche superficielle du Silure comme
résultat d'un grand développement des deux premiers rameaux
latéraux est renforcée par l'observation de cas exceptionnels
tels que celui décrit comme normal par Stannius, cas dans
lequel la branche superficielle ne livrerait pas les rameaux
destinés aux deux premiers segments, ceux-ci étant fournis
directement par le tronc latéral. Un tel état est dû simplement,
comme nous l'avons déjà dit, au fait que la branche reste plus
longtemps en connexion avec le tronc latéral. L'objection qui se
138 MARG JUGE.
baserait sur le fait que la branche naît ventralement tandis que
les autres rameaux sortent latéralement du nerf latéral ne
semble pas avoir de valeur si on remarque que la branche
superficielle est devenue une branche destinée surtout à la
région ventrale, tandis que les autres rameaux continuent à
innerver un domaine situé au même niveau que le tronc latéral
et même plus élevé.
Le système latéral du Silure qui, d'après les auteurs, sem-
blait difficilement réductible à un type général, s'y rattache
donc d'une manière facile et complète, La conséquence de ces
considérations est que le nerf latéral possède une unité de plan
beaucoup plus grande que les anciens auteurs ne le laissent sup-
poser. Baudelot (38), Fée (29) et d'autres anatomistes ont
déjà fait la lumière sur différents points et les recherches futures
pourront peut-être donner des résultats analogues pour beau-
coup d'autres cas.
On sait depuis longtemps que le nerf latéral ne doit avoir
aucune propriété motrice(v. Stannius, J. Mtjller,C. E. Hoff-
mann, Fée, etc). L'idée que le canal latéral serait un organe
destiné à sécréter une mucosité et que le nerf latéral présiderait
à cette fonction a été combattue avec autorité par Leydig (17)
et bien d'autres après lui. D'après Fée : « Si le nerf latéral
exerce une influence quelconque sur la sécrétion du mucus^ c'est
par ses branches cutanées et non pas par celles qui se distri-
buent au prétendu canal muqueux. » Son action sur l'acte respi-
ratoire semble encore problématique.
Ce qui paraît certain pour le moment, c'est que le nerf latéral
est un nerf de sensibilité générale en relation avec des organes
des sens particuliers, situés dans le canal latéral. Cela suffit
pour comprendre comment il se fait que le Silure possède un
tronc latéral très volumineux, tandis que le canal latéral est
très faible, et pour faire repousser l'idée émise par Fée (29)
qu'il y ait généralement proportionnalité entre le nerf et le
RECHERCHES SUR LE 8ILURUS (iLANIS. 139
canal. Si le canal est fortement développé, on conçoit que le
nerf doive être plus volumineux, mais la réciproque n'est pas
toujours vraie. Ainsi, chez le Silure, et probablement chez les
autres Poissons dont la peau nue peut percevoir facilement les
sensations, un fort canal latéral n'est pas nécessaire. Le nerf
envoie la majeure partie de ses éléments dans la peau elle-
même ; il conserve donc la même importance et peut même en
acquérir une plus grande, tandis que le canal se réduit.
Quand à la signification morphologique du nerf latéral, l'in-
terprétation avancée par Baudelot (38) et appuyée par Fée,
semble satisfaire le mieux aux exigences de la critique et des
connaissances actuelles. Je le considère donc aussi comme homo-
logue d'un rameau intermédiaire de nerf spinal, ou peut-être
plus exactement, d'une réunion de rameaux intermédiaires.
Cette opinion est basée sur les observations et les réflexions
persuasives des deux auteurs nommés et sur le fait que, chez le
Silure, les rameaux intersticiels du nerf latéral partagent cer-
tainement leur domaine d'innervation (peau du flanc et canal
latéral) avec les rameaux intermédiaires des nerfs spinaux.
VII. Nerf occipital.
Le dernier nerf crânien des Poissons, appelé souvent hypo-
glosse, di, été l'objet d'interprétations diverses . Nous passerons
en revue les principales opinions, non pas dans l'ordre chrono-
logique, ce qui serait très long et fastidieux, mais en groupant
autant que possible les auteurs d'après l'affinité de leurs
conceptions. Ceci permettra d'examiner de plus près les
travaux récents qui ont placé la question sur un terrain plus
solide.
Beaucoup d'anciens auteurs disent simplement que l'hypo-
glosse manque complètement chez les Poissons, par exemple :
Desmoulins (1822), Longet (1842) et Girgensohn (1846).
140 MARC JUGE.
Baudelot (11875, publication posthume 1883), ne parle pas
non plus d'un nerf crânien postérieur au vague, et rien dans ses
observations sur les premiers nerfs spinaux ou sur le vague ne
montre qu'il se soit préoccupé de chercher si une branche de
ceux-ci pouvait en tenir lieu.
D'autres constatent qu'il y a encore un nerf sortant du crâne
après le vague et le considèrent comme un nerf cérébral parti-
culier^ toutefois sans le regarder comme hypoglosse ; de ce nom-
bre sont Weber (1820), Cuvier et Valenciennes (1828),
Prévost (1846). Leurs indications sur le trajet périphérique
sont, comme celles de beaucoup d'autres auteurs du reste, ou
complètement nulles ou très incomplètes.
Parmi les anatomistes qui ont accordé un hypoglosse aux
Poissons, il faut citer : BiiCHXER (1835), Schlemm et d' Al-
ton (1840), Cuvier {Anat. comp. T. III, 1845), Owen (1866,
d'ap. FliRBRiNGER 1897), Beauregard (1881), Jaquet {Anat.
comp. de Vogt et Yung, T. Il, 1894).
BtiCHNER est parmi ces auteurs celui qui donne les indications
les plus exactes sur la répartition de ce nerf. De même que
Cuvier, il dit qu'il se divise en deux branches, dont l'antérieure
innerve les muscles des os pharyngiens et le sterno-hyoïdien
(Cuvier : muscles coraco-hyoïdiens et muscles de l'hyoïde),
tandis que la postérieure, unie au premier nerf spinal, va dans
les muscles de la nageoire pectorale.
D'après Stannius (1849), le nerf en question n'est que le pre-
mier spinal naissant par deux racines, une antérieure et une
postérieure, qui sortent souvent ensemble par un trou de Tocci-
pilal latéral. Ce nerf pouvant être intervertébral et livrant
régulièrement des éléments au plexus brachial , Stannius
ne le considère pas comme hypoglosse, et ajoute (p. 124) :
« vielmehr wird letzterer Xerv bei den Fischen nur durch
einen Ast des ersten Spinalnerven reprâsentirt. »
L'hypoglosse serait représenté chez les Poissons par le ou
RECHERCHES SUR LE SILURU8 GLANIS. 141
les premiers nerfs spinaux, telle est l'opinion de GtEGEnbaur
(Auat. comp. 1870, trad. fr. 1874) et de AViedersheim {Anat.
comp. 1895). Yetter (1878), admet que Tinnervation du ster-
no-hyoïdien a lieu par le rameau antérieur des deux premiers
nerfs spinaux réunis. Chez Acipenser riithenus, Goronowitsh
(1888) trouve trois nerfs entre le premier sjîinal et le vague;
ce sont des parties de racines ventrales de nerfs spinaux. Le
premier s'unit, après la sortie du crâne, avec les branches ven-
trales des trois premiers nerfs spinaux ; la distribution des deux
derniers n'est pas connue.
En 1871, Gegenbaur admet que les racines naissant chez les
Sélaciens au-dessous et en arrière du vague sont des « racines
ventrales du vague ». Chez les Poissons osseux, celles-ci sont
réduites, rapprochées et unies à des racines dorsales du vague
pour former l'accessoire de- Weber, nerf qui, chez les Vertébrés
supérieurs, deviendrait l'hypoglosse et l'accessoire de ^YILLIS.
Schneider (1878), Wiedersheim (1880), Ahlbohrn (1884),
d'après des recherches sur Petromyzon et Amniocoetes, admet-
tent aussi que l'hypoglosse est une partie du groupe du vague.
Sagemehl appelle nerfs occipitaux des nerfs devenus crâ-
niens par suite de l'adjonction de vertèbres au crâne primor-
dial, le dernier nerf du crâne primordial étant le vague. Chez
les Sélaciens, il n'y a pas de nerfs occipitaux; ils n'apparaissent
que chez les Poissons à squelette ossifié, car c'est chez eux
que l'assimilation de vertèbres au crâne commence à se montrer.
Chez Amla calva (1883), il doit y avoir au moins trois vertè-
bres ajoutées au crâne primordial: la première a son corps
soudé à l'occipital basilaire et son arc supérieur à l'occipital
latéral ; le nerf qui lui correspond sort donc par un trou de
l'occipital latéral. Les corps des deux autres vertèbres sont
soudés aussi au basilaire; leurs arcs supérieurs ne se sont pas
fusionnés avec le crâne et sont désignés comme arcs occipitaux
libres. Le second nerf occipital sort donc entre l'arc soudé
142 MARC jugp:.
au crâne et le premier arc libre, et le troisième nerf occipal
entre les deux arcs libres. — Chez les Characinides (1885), qui
sont des Ostariophyses , il y a un seul nerf occipital qui naît par
une forte racine ventrale et une racine dorsale très faible, formant
un petit ganglion intra-cranien. Ce seul nerf occipital corres-
pond au deuxième de Amia; il sort de l'occipital latéral, car
chez les Téléostéens, le deuxième arc occipital est toujours soudé
au crâne. Les Poissons osseux possèdent souvent un deuxième
nerf correspondant au troisième de Amia, mais son état est
variable et dépend du sort du dernier arc occipital auquel il
correspond. Ce dernier, chez les Ostariophyses, est transformé
en daustrum et la mobilité de cet osselet de l'appareil de
Weber contre l'occipital latéral motive la disparition du nerf.
— Dans un troisième travail (crâne des CyprhwlJes, 1891),
Sagemehl a exposé, en passant, les différents cas qui se présen-
tent chez les Poissons osseux sous le rapport du dernier arc
occipital
En 1888, Gegenbaur' reconnaît que les soi-disant «ra-
cines ventrales du vague » des Sélaciens n'appartiennent réelle-
ment pas au vague et qu'elles ne sont parvenues que secondai-
rement dans le domaine de la tête. Le nerf des Téléostéens
interprété comme hypoglosse a la même signification. Ces cor-
dons nerveux offrent des variations dans leur origine et leur
composition; de plus, ils s'unissent avec des nerfs spinaux pour
innerver une région comprenant le domaine de l'hypoglosse plus
un domaine étranger à celui-ci ; donc « nous ne pouvons attri-
buer la signification d'un hypoglosse ni à ces racines inférieu-
res du vague, ni aux nerfs spinaux qui leur sont réunis et
encore moins aux deux ensemble. On ne peut dire que ceci :
l'hypoglosse se sépare seulement de ces nerfs ».
' Gegenbaur résume les indications de Ahi.uorx, Schxeidkr, NViedersheim sur
les Cyclostomes, de Stannius, Jackson et Clarke. Vetïer, O.xodi sur les Séla-
ciens. Voir cet ouvrage pour ces indications qui ne pouvaient trouver place ici.
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 143
M. FiiRBRiXGER (1897)' admet aussi que les prétendues ra-
cines du vague des Sélaciens n'ont rien à faire avec le vague. Ce
sont des nerfs spinaux incorporés depuis longtemps au crâne et
il les appelle nerfs occipitaux. Des nerfs spinaux incorporés plus
récemment leur font suite, ce sont des occipito-spinaux; l'en-
semble constitue les spino-occipitaux. Chez les Poissons osseux,
il n'y a que des occipito-spinaux (nerfs occipitaux de Sage-
mehl), les occipitaux ont complètement disparu. Amia a trois
nerfs occipito-spinaux a, h, c, les Téléostéens n'en ont que deux
b, c, dont le sort varie avec celui des arcs occipitaux auxquels
ils correspondent. Hors du crâne, ces nerfs forment avec le pre-
mier nerf spinal un complexe cervico-bracliial, dont la faible
partie antérieure (plexus cervical) innerve la musculature spi-
nale hypobranchiale, et la partie postérieure (plexus brachial
ou ptérygial),la nageoire pectorale. Le plexus cervical est un
rameau formé surtout par une partie de b, ou quand c existe
par une partie de b plus une partie de c, cette dernière étant
toujours la moins forte ; il innerve les pharyngo-claviculaires
interne et externe (deido-brancMaUs 5 internus, cleido-blan-
chialis 5 extermis), et se termine dans le sterno- hyoïdien (coraco-
Jiyoideus s. cleido-liyokleiis).
Mac Murrich (1885) n'admet pas comme Sagemehl que
des vertèbres se sont fusii)nnées avec le crâne chez les Poissons
osseux, mais il admet simplement que des corps de vertèbres se
seraient soudés au basi-occipital, tandis que leurs arcs auraient
disparu; les nerfs qui leur correspondaient se seraient réunis en
un premier nerf spinal. C'est seulement chez les Amniotes que
deux ou trois vertèbres se seraient soudées au crâne et que
leurs nerfs réunis formeraient un véritable nerf crânien, l'hypo-
glosse. Cet auteur a trouvé que les deux pharyngo-claviculaires
sont innervés par son premier nerf spinal.
' Voir dans cet ouvrage la récapitulation des résultats de Fritsch (1878),
Saxders{1887), Mayser (1881), Me Murrioh (1884) et R. ^YHHIGï (1884).
144 MARC JUGE.
D'après Haller (1897), le nombre des prétendues racines
ventrales du vague peut se réduire de 5 à 1. Le seul nerf qui
persiste chez les Ganoïdes, les Téléostéens et les Dipnoïques est
désigné comme nerf postvagàl. Chez Sahno, £Jsox, il est formé
seulement de deux racines antérieures et s'unit aux deux premiers
nerfs spinaux pour innerver la nageoire pectorale ; la région
correspondant au domaine de rh3q)oglosse ne reçoit pas de nerfs
de lui, mais bien d'une branche du vague. Chez Gyprinus carp'io,
le postvagal, uni à des éléments venant du trijumeau et du vague,
devient un accessoire de TFe5erquise divise en deux branches.
La postérieure entre en relation avec le premier nerf spinal et
actionne la musculature de la nageoire pectorale, l'antérieure va
dans la région innervée chez Sahno par la branche hypoglosse
du vague. Cette dernière branche manque complètement à
Gyprinus carpio. On peut donc dire que chez Salmo, ni les
deux premiers nerfs spinaux, ni le postvagal n'ont un rapport
quelconque avec l'hypoglosse des Vertébrés supérieurs. Chez
Gyprinus, le postvagal qui tendait à s'avancer vers le vague et
la partie hypoglosse du vague qui tendait à s'en séparer et à
s'éloigner vers l'arrière se sont réunis en un accessoire de
Weber. Dans son recul, la partie hypoglosse a entraîné avec
elle la portioa du ganglion spinal du vague lui appartenant, ce
qui explique la présence d'une racine dorsale dans l'accessoire
de Weber. L'étude histologique des origines confirme cette
manière de voir, d'où l'on peut conclure que, chez les Poissons,
l'hypoglosse provient toujours d'une partie du vague.
La question de l'origine de l'hypoglosse est donc encore en
controverse, l'ingénieuse explication de Haller demandant à
être confirmée par l'étude d'un plus grand nombre d'espèces.
Le seul résultat définitif de toutes ces recherches est que, chez
les Poissons, il n'existe pas de nerf crânien indépendant qui
puisse être regardé comme hypoglosse.
Chez le Silure, le dernier nerf crânien sort de la moelle
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 145
allongée par deux racines, l'une supérieure munie d'un ganglion,
l'autre inférieure, située ordinairement un peu plus en avant que
la supérieure. La distance entre ces racines et celles du vague
est généralement peu considérable, elle présente cependant des
variations assez importantes qui ne sont pas toujours propor-
tionnelles à la taille des individus et sont quelquefois même très
sensibles entre les deux côtés d'un même animal. Voici les me-
sures qui ont été prises sur trois exemplaires dont le premier
mesurait 60 cm. environ, le second 90 cm. et le troisième l'"40.
Toutes les longueurs sont des distances horizontales et longitu-
dinales, elles ont été mesurées à plusieurs reprises et ce sont
les moyennes des résultats qui figurent dans le tableau. La lon-
gueur du cerveau est comptée depuis le bord antérieur du pros-
encéphale jusqu'au bord postérieur de la fosse rhomboïdale,
soit par conséquent jusqu'au niveau du composant postérieur du
vague ; les distances entre ce dernier et l'une des racines du
nerf occipital sont prises du bord postérieur au bord antérieur.
Distance du composant
Distance du composant
postérieur du vague
postérieur du vague
LONGUEUR
à la raciue dorsale du
à la racine ventrale du
DU CERVEAU
nerf occipital.
nerf occipital.
Côté gauche Côté droit
Côté gauche
Côié droit
mm
mm
mm
mm
mm
l»'" exemplaire.
io,o;»
2,00
-2.00
1,25
l,2o
:2'"^ exemplaire.
18,0!)
l,7o
3,o0
2,00
2,50
.')'"« exemplaire.
20,o0
1,00
0,00
l,2o
4,50
On voit, d'après ce tableau, que les points où les racines du
nerf occipital émergent de la moelle allongée sont assez varia-
bles. Cependant, ces chiffres, malgré le soin que l'on peut mettre
à les obtenir, n'ont qu'une valeur très relative, par le fait que
les racines sont d'abord dirigées d'avant en arrière et qu'elles
Rev. Suisse te Zool., T. (3. 1898. 10
146 MARC JUGE.
sont alors appliquées contre la moelle. Il est donc assez difficile
de dire à quel point exact elles se séparent réellement du cer-
veau, ceci surtout pour la racine dorsale qui est toujours très
grêle et que l'on voit quelquefois se prolonger dans la direction
du composant postérieur du vague, sans pourtant faire saillie
sur la moelle. Mais, même en tenant compte des différences pro-
venant de ce fait^ on peut être certain qu'il y a des variations
notables et réelles d'un individu à un autre et entre les deux
côtés chez un même individu.
La racine ventrale, dont le diamètre ne semble pas dépasser
I mm., sort nettement du cordon inférieur de la moelle, soit sur
sa face ventrale près du bord inféro-latéral. La racine dorsale
est toujours beaucoup plus faible que la racine ventrale ; elle
est généralement plus courte puisqu'elle naît ordinairement
plus en arrière et sort de la face latérale de la moelle à mi-
hauteur, ou légèrement au-dessus. Elle longe d'abord le bulbe
d'avant en arrière, puis s'en éloigne bientôt et se trouve alors
au-dessus de la racine ventrale oii elle forme un ganglion
ovoïde.
Le ganglion (PI. 2, fig. 3,4, go) a un diamètre transversal
plus fort que la racine ventrale ; il est formé à une petite dis-
tance du cerveau, puisque son bord médial touche la face laté-
rale de la moelle (dans la fig. 4, il en a été éloigné un peu, à
dessein). Inférieurement, il repose sur la racine ventrale et, à
son extrémité distale, il est soudé avec elle. Sur le côté droit, le
ganglion se trouvait à 3 mm. en arrière du composant posté-
rieur du vague chez le premier exemplaire, et à 8 mm. chez le
troisième.
Le nerf constitué par la réunion des deux racines se dirige
obliquement en arrière et latéralement sur le plancher de la
cavité crânienne, mais son trajet y est toujours court (2 à 3 mm.)
II atteint la base de la paroi du crâne formée par l'occipital
latéral et traverse cet os par un canal particulier situé en
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 147
arrière et légèrement plus bas que celui du vague. La distance
entre les orifices internes des canaux du vague et de l'occipital
varie sensiblement dans les mêmes proportions que la distance
entre le vague et le ganglion du nerf occipital, tandis que la
distance entre les orifices externes (en moyenne 2 à 3 mm.) ne
varie pas au delà de ce que la taille des individus permet
d'admettre comme normal. L'orifice externe (fig. 1, oc) se
trouve donc un peu en arrière de celui du vague, soit à environ
5 mm. au-dessus de la barre osseuse (B Se) qui part du supra-
claviculaire et se fixe sur la base du crâne.
Après la sortie du crâne, le nerf (fig. 3, 4, oc) placé contre
la face inférieure de l'aponévrose du muscle dorso-latéral, s'en
va latéralement et un peu en arrière, en suivant de près le
bord supérieur de la barre osseuse qui vient d'être mentionnée
et se trouve alors très rapproché, souvent même en contact
avec le fin rameau que le vague envoie au muscle occipito-
claviculaire. Le nerf chemine d'abord horizontalement, puis il
s'infléchit vers le bas et croise par devant la barre osseuse du
supra-claviculaire, à peu près à son tiers médial, soit plus près
du crâne que le point oii le nerf latéral passe au-dessus de la
même barre. Jusque là, le nerf occipital n'émet qu'un fin filet
ventral qui sort non loin de l'orifice de Toccipital latéral ; ce
filet est peut-être en communication avec le système sympathi-
que, mais je n'ai pas pu m'en assurer exactement. Je n'ai pas
trouvé de rameau dorsal.
Au moment où il descend devant la barre osseuse du supra-
claviculaire, le nerf occipital entre en connexion avec le premier
nerf spinal. Celui-ci est très faible ; sa branche ventrale (Iv)
vient descendre aussi sur la face antérieure de la barre osseuse
et s'applique contre le bord supérieur du nerf occipital. Les deux
nerfs sont réunis par du tissu conjonctif sur une longueur de
plus d'un centimètre et, au premier abord, il semble que la
fusion soit complète. Mais, du bord dorsal du ruban aplati résul-
148 MARC JUGE.
tant de cette union, part un filet nerveux qui longe inférieure -
ment la barre osseuse et va se jeter dans le tronçon principal
de la branche ventrale du deuxième nerf spinal. Si on débar-
rasse le ruban nerveux du tissu conjonctif, on voit qu'en réalité,
le premier nerf spinal se divise en deux parties : l'inférieure,
très courte, s'unit au nerf occipital ; l'autre, accolée encore à ce
dernier pendant un court trajet, s'en sépare et se joint au
deuxième nerf spinal (fig. 3). Les deux parties semblent être
de même force; s'il y a une différence, c'est plutôt à l'avan-
tage de la première. Continuant à descendre tout en se dirigeant
latéralement, le nerf occipital quitte la barre osseuse et se place
sur la partie de la membrane péritonéale s'étendant plus en
avant que la vessie natatoire. Il émet alors un rameau assez
fort qui s'en va horizontalement et latéralement et passe entre
le claviculaire et l'élévateur de cet os ; parvenu au bord latéral
de la clavicule, ce rameau s'infléchit en arrière et se ramifie
dans la peau, près de l'articulation de la nageoire pectorale
(fig. 3, 4).
Le nerf occipital, toujours situé sur la membrane péritonéale,
descend maintenant verticalement, à peu près à égale distance
entre la paroi latérale de l'œsophage et le bord médial de la cla-
vicule. Au moment de s'infléchir pour prendre un cours ven-
tral par rapport au pharynx, il se bifurque.
La partie postérieure est quelquefois un peu moins forte que
l'autre; elle descend sur la paroi de la cavité du corps, en obli-
quant en arrière, s'engage entre le muscle ventro-latéral et la
clavicule et s'unit avec le fort tronçon antérieur du deuxième
nerf spinal ( branche ventrale) lequel a reçu plus haut la com-
munication du premier nerf spinal.
La partie antérieure (rameau hypoglosse, rhpg, tig. 3, 4, 10)
se dirige en avant et en bas et parvient sur la face ventrale du
pharynx. Là, elle repose directement sur l'enveloppe péricar-
diaque et s'avance entre le bord médial de l'os pharyngien infé-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 149
rieur et le bord latéral du cluctus Cuvieri. Plus loin, elle s'in-
fléchit latéralement et inférieurement, passe au-dessous du
pharyngo-claviculaire interne, puis contre la face médiale du
pharyngo-claviculaire externe. Elle atteint enfin le muscle lon-
gitudinal reliant la partie inférieure de la ceinture scapulaire à
l'os li3^oïdien, le muscle sterno-hyoïdien (PL 3, fig. 10, Sth).
A l'intérieur du sterno-hyoïdien, la branche nerveuse encore
assez forte se divise en plusieurs [rameaux et quelques-uns de
ses filets se prolongent ventralement jusque dans la peau. Sur
tout le reste de son parcours ventral, elle ne livre aucun rameau
et, par conséquent, n'actionne pas les muscles pharyngo-clavi-
culaire comme Fûrbringer et Mac Murrich l'ont trouvé chez
d'autres Poissons. Ces muscles sont d'ailleurs sûrement innervés
par un rameau provenant de la branche pharyngienne inférieure
du vague.
Si maintenant nous comparons ce que nous avons dit du nerf
occipital du Silure aux indications de la littérature, nous devons
d'abord examiner le fait que ce nerf possède deux racines, une
ventrale plus forte et une dorsale plus faible, munie d'un gan-
glion. Une telle origine fait immédiatement penser à un nerf
spinal dont la racine dorsale a subi une certaine réduction.
Cependant, d'après les recherches de Haller (101) sur la
Carpe, il se pourrait que nous eussions affaire à un accessoire
de Weber. Dans ce cas, le composant ventral serait formé par
les racines ventrales de nerf spinaux réduits et incorporés au
crâne et par la portion hypoglosse du vague ; le composant
dorsal serait la partie des éléments dorsaux du vague jointe à
la portion hypoglosse et qui aurait suivi celle-ci dans sa migra-
tion en arrière. Le Silure aurait donc un accessoire de Weber
qui ne se distinguerait de celui de la Carpe que par Labsence
de rameaux communicants du trijumeau et du vague.
La recherche des centres d'origine éluciderait peut-être com-
plètement la question. Sans prétendre la trancher par d'autres
150 MARC JUGE.
moyens, il me semble que deux faits s'élèvent contre cette
manière de voir. En premier lieu, la distance assez considé-
rable qui peut exister entre les racines du vague et celles du
nerf occipital; en deuxième lieu, le fait que la distance entre les
orifices de sortie du vague et du nerf occipital est toujours faible
et à peu près la même, tandis que la distance entre les points
oiî ces nerfs sortent de la moelle peut augmenter considérable-
ment. Il semble alors plus naturel de regarder le nerf occipital
comme un nerf spinal incorporé au crâne, et dont la racine
dorsale est en voie d'atrophie.
Pour ce qui concerne les rapports du nerf occipital avec le
premier nerf spinal, je pense que l'union d'une partie de ce
dernier avec le premier est constante. Je ne l'ai pas trouvée sur
un exemplaire, mais il s'agissait probablement d'une détériora-
tion due à la recherche des autres nerfs. Différentes variations
peuvent se présenter, notamment le premier nerf spinal ne vient
pas toujours s'appliquer contre le bord dorsal du nerf occipital,
il peut même en rester assez éloigné ; sa division en deux filets
est alors plus nette et le filet antérieur qui se fusionne au nerf
occipital est plus long. L'état décrit plus haut était celui d'un
exemplaire disséqué spécialement pour la préparation du nerf
occipital et des premiers nerfs spinaux. Il est donc certain qu'au
moment où le nerf descend devant la barre osseuse du supra-
claviculaire, c'est un complexe formé des éléments ventraux et
des éléments dorsaux de ses deux racines et d'un faible con-
tingent sensible ou moteur, ou peut-être senso-moteur, prove-
nant du premier nerf spinal. En tout cas, une bonne partie des
éléments sensibles ne prend pas part au trajet ventral du nerf;
elle se détache pour constituer le rameau peaucier destiné au
coude de l'os claviculaire.
Le complexe du nerf occipital et du premier nerf spinal,
débarrassé d'une forte fraction de ses fibres sensibles, se bifurque
comme nous l'avons vu. ISa partie postérieure prend part à la
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 151
formation du plexus brachial ; sa partie antérieure devient le
nerf de la région située entre l'extrémité inférieure de la clavi-
cule et l'os hyoïde. Pour connaître exactement la provenance
des éléments de ce nerf, il faudrait savoir d'où proviennent
ceux du rameau peaucier de la clavicule et comment le reste
des éléments du complexe se répartit au moment de sa bifur-
cati(m. Cette étude n'étant pas faite, on doit s'abstenir de con-
clusions précises. On peut cependant affirmer que la branche
ventrale du complexe est constituée en majeure partie de fibres
motrices fournies par la racine ventrale du nerf occipital. Elle
peut recevoir aussi des éléments moteurs du premier neif spi-
nal ; ceux-là ne pourraient cependant représenter qu'une fraction
très faible de la partie motrice. En outre, la branche ventrale
est formée d'une partie sensible peu importante, comprenant
quelques filets destinés à la peau qui recouvre la face inférieure
du muscle sterno-hyoïdien; cette partie sensible peut également
dépendre du nerf occipital, du nerf spinal ou des deux à la fois.
D'après nos observations sur le Silure, les relations du nerf
occipital ne seraient pas si simples que BiiCHXER et Staxî^^ius
l'ont pensé. En effet, le nerf occipital ne se divise pas simple-
ment en une partie antérieure qui devient la branche ventrale
et une partie postérieure qui s'unit au premier nerf spinal, mais
c'est le premier nerf spinal qui envoie un rameau de renforce-
ment au nerf occipital et c'est seulement le tronc produit par
cette union qui se bifurque en une brauche ventrale et en un
tronçon pour le plexus branchial. Il ne s'agit pas non plus du
fusionnement du premier spinal avec le nerf occipital, comme
FiiRBRiNGER l'a trouvé et représenté chez le Brochet (99, PI. 8,
fig. 5), mais d'un état ressemblant à celui que le même auteur
a rencontré chez Caranx tracJmrics i^Pl. 8, fig. 7).
Les nerfs qui naissent postérieurement au nerf occipital son
152 MARC JUGE.
des nerf spinaux. Je dirai quelques mots des premiers, pour
autant que ces renseignements peuvent faire comprendre ce
qui a été exposé précédemment, car ils présentent des modi-
fications nombreuses causées, en partie par le voisinage du
membre antérieur, en partie par la présence de Tappareil de
Weber.
Jusqu'au niveau de la première apophyse épineuse indépen-
dante (PL 1, fig. 1, A,), c'est-à-dire non soudée à l'apophyse
épineuse d'une autre vertèbre ou avec le crâne, on compte
quatre nerfs spinaux. Le quatrième passe devant l'arc supérieur
qui porte cette première apophyse épineuse indépendante. Il
sort par une racine ventrale et une racine dorsale qui lon-
gent la moelle épinière d'avant en arrière sur un petit trajet,
et quittent le canal neural par deux trous distincts. Les deux
racines se rejoignent à l'extrémité distale du ganglion formé
par la racine dorsale. Le ganglion est logé dans l'angle anté-
rieur situé entre la paroi du canal rachidien et cette forte pièce
osseuse à deux prolongements qui doit représenter l'arc inférieur
(apophyse transverse) de la deuxième vertèbre (fig. 2, Ai,). Du
ganglion, part le rameau dorsal (PI. 3, fig. 3, TV d), qui s'élève
entre les deux masses dorsales du muscle latéral en s'inclinant
légèrement en arrière et se divise en deux à quatre filets qui
entrent dans le nerf de AVeber. La branche ventrale (fig. 3,4
IVv), très forte par rapport aux branches ventrales des nerfs
spinaux postérieurs, s'infléchit latéralement et en arrière et
passe sous la forte apophyse du deuxième arc inférieur qui sert
d'appui à la cehiture scapulaire ; elle réapparaît dans l'échan-
crure située entre la pointe postérieure et l'apophyse du deuxième
arc inférieur, descend entre le muscle ventro-latôral et la peau et
atteint la nageoire pectorale vers la pièce basale postérieure. Le
quatrième nerf spinal est le dernier qui prenne part à l'inner-
vation du membre antérieur ; de plus, il ne contribue pas à la
formation du plexus brachial, ses relations avec les nerfs pré-
RECKERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 153
cédents n'ayant lien qu'entre des rameaux tout à fait périphé-
riques.
La distance entre le quatrième et le troisième nerf spinal est
presque normale, elle est seulement un peu plus faible que la
distance entre les nerfs postérieurs. Par contre, la distance
entre le troisième et le deuxième, et entre le deuxième et le
premier, est beaucoup moins grande; elle est réduite environ de
moitié.
Le troisième nerf est le plus volumineux des quatre. Ses
racines se comportent, dans le canal neural, comme celles du
quatrième, mais elles ont ceci de particulier qu'elles sortent
en même temps que les racines du deuxième nerf spinal, par un
trou assez grand recouvert d'une membrane résistante. Ce trou
est limité en avant par l'un des osselets de l'appareil de Weber,
le stapes (fig. 2, S; arc inférieur de la T'^ vertèbre) et il est
beaucoup plus grand que ne le demande le passage des racines.
Il s'agit probablement ici d'une modification due à la présence
de l'appareil de Weber, la partie membraneuse de la paroi
du canal neural facilitant évidemment beaucoup les mouve-
ments du stapes. Enfin, l'arc vertébral percé de ce tmu doit
être regardé comme produit par le fusionnement des arcs supé-
rieurs des deuxième et troisième vertèbres, dont les corps sont
également soudés sans qu'il reste de traces de leurs limites.
Le troisième nerf spinal a également son ganglion au point
de réunion des deux racines, soit immédiatement à la sortie du
canal neural ; pour 3^ parvenir, celles-ci s'infléchissent un peu
en avant. Du ganglion part un fort rameau dorsal (fig. 3 , III d)
qui s'élève dans l'interstice médian en s'inclinant un peu en
avant, de telle façon qu'il passe d'abord au-dessus de la racine
dorsale du deuxième nerf spinal ; il se divise et se rend dans
le nerf de Weber, comme le quatrième, mais auparavant, sa
plus forte partie se réunit généralement à une partie du rameau
dorsal du deuxième nerf spinal. La branche ventrale, la plus
154 MARC JUGE.
forte de toutes, passe au-dessus du maUetis {ûg. 2, M; arc
inférieur de la 3"^ vertèbre) et reçoit un peu plus loin un fort
faisceau venant du deuxième nerf spinal. Ensuite, elle longe
inférieurement l'apophyse scapulaire du deuxième arc inférieur,
arrive contre la face interne de la clavicule et s'infléchit en
arrière en passant contre l'origine du fort muscle adducteur
supérieur de la nageoire ; elle pénètre donc dans la muscula-
ture de la face postérieure de la pectorale.
Les deux racines du deuxième nerf spinal ont aussi un court
trajet d'avant en arrière contre la moelle épinière. Elles se
replient vers l'avant, une fois sorties du canal, et se réunissent
au point oîi la racine dorsale forme son renflement. Le rameau
dorsal (fig. 3, II d) est également fort, incliné un peu vers
l'avant et croise aussi, au départ, la racine dorsale du nerf
précédent. La branche ventrale (II v) très forte encore, quoique
un peu moins que celle du troisième nerf, passe au-dessus du
maliens et se bifurque. Le faisceau postérieur s'unit à la branche
ventrale du troisième nerf. Le faisceau antérieur descend der-
rière la barre osseuse du supra-claviculaire, s'unit avec un
rameau du premier nerf spinal, puis parvient contre la face
médiale de la clavicule oîi il reçoit encore un faisceau venant du
complexe formé par le nerf occipital et le premier nerf spinal.
Le tronc ainsi constitué envoie des rameaux à la musculature
de la face antérieure de la nageoire pectorale et se prolonge
dans la partie du muscle ventro-latéral insérée sur la face
inférieure de la clavicule.
Enfin, le premier nerf spinal est très faible. La racine ventrale
est grêle et la racine dorsale l'est encore davantage ; elles ont
aussi un court trajet d'avant en arrière, le long de la moelle,
sont immédiatement accolées l'une contre l'autre et sortent
par une petite fente entre le sfapes (S) et le daustnim (Clt). Le
filet ainsi formé n'atteint pas 1 mm. de diamètre. En sortant
du canal rachidien, il n'est séparé du deuxième nerf spinal que
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 155
par l'étroite branche montante du stapes\ il s'infléchit en avant
et latéralement en passant au-dessous du deuxième rameau
dorsal et ne forme un petit renflement qu'après s'être beaucoup
rapproché du nerf occipital. De ce ganglion part un faible
rameau dorsal (I d) qui s'élève contre l'occipital latéral et l'oc-
cipital supérieur et ne s'unit pas au nerf de Weber comme les
rameaux dorsaux des nerfs suivants; il passe contre la crête
du supra-occipital, un peu en avant de l'orifice de sortie du nerf
de Weber, et se rend dans la peau, après s'être anastomosé avec
des filets sortant du nerf de Webeh. La branche ventrale va
latéralement et un peu en avant, descend devant la barre osseuse
du supra-claviculaire, se divise, comme je l'ai déjà expliqué, en
un court faisceau antérieur qui se joint au nerf occipital et en
un faisceau postérieur qui s'unit à la branche ventrale du
deuxième nerf spinal.
L'espace situé entre les racines du premier nerf spinal et
celles du nerf occipital est toujours beaucoup plus considérable
que les intervalles séparant les quatre premiers nerfs spinaux ;
elle atteint et dépasse 1,5 cm. Entre deux, il n'y a aucune
trace du nerf qui devrait sortir entre le bord de l'occipital
latéral et le daastrum et qui correspondrait au troisième nerf
occipital décrit par Sagemehl chez Amia. On sait que, d'après
cet auteur, le damtrum est probablement un arc occipital resté
libre, fonctionnant comme osselet de l'appareil de Weber^ et
que c'est à la mobiUté de cet osselet contre le bord de l'occi-
pital latéral qu'il faudrait attribuer la disparition du nerf cor-
respondant .
Résumé et Conclusions
A. Musculature.
Chez le Silure, les six muscles oculaires sont présents, les
quatre droits sont très allongés et minces, les obliques relative-
ment courts.
156 MARC JUGE.
L'adducteiii- mandibiilaire comprend une portion superficielle
et une portion profonde dont les ventres sont parfaitement dis-
tincts. Chacune de ces portions s'insère en partie sur l'articu-
laire, mais elles ont un prolongement tendineux commun qui
redevient musculeux en avant et s'insère sur le cartilage de
Meckel et sur la face interne du dental. C'est un stade moins
différencié que celui de la plupart des autres Téléostéens et en
particulier du Brochet.
La musculature du barbillon maxillaire se compose de deux
extenseurs et d'un rétracteur. D'après leur situation et leur
innervation, les deux extenseurs semblent provenir de la mus-
culature de l'arc hyoïdien et appartenir au domaine du facial,
tandis que le rétracteur dérive de la musculature de l'arc maxil-
laire et appartient au domaine du trijumeau.
La musculature dorsale des arcs maxillaire et hyoïdien pré-
sente les particularités suivantes : l'élévateur palatin est, en
grande partie, intercalé entre les deux portions de l'adducteur
mandibulaire ; d'autre part, sa parenté avec le dilatateur oper-
culaire est rendue très évidente : V par la présence chez ce
dernier d'une longue portion antérieure contiguë à l'origine de
l'élévateur palatin et d'une portion postérieure (la seule qui
existe chez les autres Téléostéens) ; 2" par l'innervation des
deux muscles par un même rameau du tronc maxillaire com-
mun. L'adducteur palatin et les deux extenseurs du barbillon
sont innervés par un même rameau du tronc hyoïdeo-mandi-
bulaire; l'adducteur hyomandibulaire, l'élévateur et l'adducteur
operculaires par un autre rameau de ce tronc.
La musculature dorsale des arcs branchiaux se compose :
1" De quatre élévateurs offrant un état moins élevé que ceux
des autres Téléostéens, car ils ne correspondent qu'aux éléva-
teurs externes de ceux-ci; de plus, les deux postérieurs, des-
tinés aux acs III et IV, montrent dans leur origine et leur inser-
tion une disposition tout à fait spéciale, qui doit résulter de
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 157
l'adaptation de ces deux muscles comme élévateurs de la plaque
pharyngienne dentée.
2" D'obliques dorsaux situés seulement sur la face supérieure
des extrémités dorsales des arcs. Ils ne sont pas divisés en mus-
cles distincts pour chaque arc et leurs fibres postérieures se
prolongent, en partie, dans le constricteur pharyngien.
3" De deux parties du constricteur pharyngien qui tendent à
se spécialiser comme muscle de l'appareil branchial. L'une
relie le coude du quatrième arc à l'extrémité voisine de l'os
pharyngien inférieur, l'autre, l'épibranchial . du quatrième arc
au cérato-branchial correspondant.
4 ' Des transverses dorsaux représentés par une plaque mus-
culaire non divisée, étendue d'un côté à l'autre à la face infé-
rieure des trois premiers arcs, et touchant en arrière au cons-
tricteur pharyngien. L'innervation par les deuxième et troisième
troncs branchiaux montre que cette plaque est bien Thomologue
d'au moins deux des traverses dorsaux d'autres Poissons.
5- D'un rétracteur antérieur et d'un rétracteur postérieur,
non comparables aux rétracteurs connus chez d'autres Téléos-
téens. Leur situation et leur innervation indiquent qu'ils pro-
viennent probablement d'obliques dorsaux modifiés.
La musculature ventrale des arcs maxillaire et hyoïdien
comprend :
1' Un muscle intermandibulaire représenté par la partie anté-
rieure du génio-hyoidien dont il n'est rendu distinct que par
une étroite inscription tendineuse.
2 ' Un muscle génio-hyoïdien appartenant exclusivement au
domaine du trijumeau.
3 " Deux hyo-hyoïdiens dont l'inférieur n'est pas un simple pro-
longement du supérieur, mais possède une origine très étendue
sur Tare hyoïdien. Les deux muscles ne sont pas complètement
indépendants l'un de Tautre; ils ont un prolongement tendineux
commun inséré sur l'hypohyal. Chez les autres Téléostéens, une
158 MARC JUGE.
partie du liyo-liyoïclien inférieur doit s'adjoindre au génio-hyoï-
dien, ce qui explique en même temps pourquoi ces Téléostéens
ont une région postérieure du génio-hyoïdien innervée par le
nerf hyoïdien et pourquoi le hyo-hyoïdien du Silure a un si grand
développement.
La musculature ventrale des arcs branchiaux comprend :
V Un pharyngo-arcuo-hyoïdien, masse musculaire commune
à l'arc pharyngien incomplet, aux arcs branchiaux et à l'arc
hyoïdien. De ce muscle, on peut faire dériver les obliques ven-
traux présents sous des états variables chez la plupart des
Poissons osseux, le pharyngo-hyoïdien que l'on ne connaît encore
que chez la Perche et le pharyngo-arcual, connu sous des formes
différentes chez le Brochet et les Cjqjrins.
2° et 3" Un transverse ventral et un pharyngien transverse.
4° Deux pharyngo-claviculaires appartenant au domaine du
vague et non à celui du « rameau hypoglosse » dont ils dépen-
dent chez d'autres Poissons, d'après des ouvrages récents.
La musculature longitudinale ventrale est représentée seule-
ment par le sterno-hyoïdien, naissant presque exclusivement sur
la face interne de la clavicule.
La musculature céphalo-scapulaire ne possède pas de muscle
trapézoïde différencié. Le fort prolongement du muscle dorso-
latéral qui en tient lieu s'avance jusque sur l'os frontal.
B. Nerfs.
L'olfactif appartient au type primitif, dans lequel le bulbe
olfactif, situé à l'entrée de la fosse nasale, est relié au prosen-
céphale par un long tractus logé dans la cavité crânienne.
L'optique est allongé et mince ; vu l'absence de cavité orbitaire
proprement dite, il passe entre les muscles de la mandibule et
de la voûte palatine.
Les nerfs moteurs oculaires sont indépendants de l'ophtalmi-
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANI8. 159
que, mais le trocliléaire se joint à l'oculo-moteur commun dans
la cavité crânienne et en sort avec lui, de telle manière que le
nerf destiné au muscle oblique supérieur semble être un rameau
de l'oculo-moteur commun. L'abducteur est complètement indé-
pendant. Le trocliléaire et l'abducteur décrits par Stannius
comme sortant de l'ophtalmique ne peuvent être que des ramifi-
cations de celui-ci, destinées au globe de l'œil et au tégument
environnant. Pas de ganglion ciliaire visible. Les trois nerfs ont
chacun leur origine distincte sur la moelle allongée comme géné-
ralement.
Les nerfs trijumeau et lacial'forment un complexe dans le
tronc duquel on peut reconnaître trois composants senso-moteurs,
mais que l'on ne peut pas séparer complètement à cause des
passages d'éléments de l'un à l'autre.
L'existence de ces composants ne peut être expliquée qu'en
admettant la formation du trijumeau facial par trois nerfs seg-
mentaux. Le composant postérieur entre en grande partie dans
le tronc hyoïdeo-mandibulaire et dans le nerf de Weber, le
composant antérieur forme la région supérieure des deux nerfs
maxillaires et une partie de l'ophtalmique, le composant moyen
constitue la région inférieure des deux nerfs maxillaires et une
partie de l'ophtalmique.
Branches du trijumeau- facial :
1" Il y a deux branches ophtalmiques. La branche superfi-
cielle comprend deux rameaux, un supérieur et un inférieur,
qui se distribuent à la peau et aux canaux muqueux des régions
frontale, ethraoïde et prémaxillaire ; de plus, le rameau inférieur
émet un rameau oculo-nasal comprenant un nerf ciliaire et
d'autres ramifications destinées aux orifices nasaux, aux envi-
rons de Toeil et aux canaux muqueux des os sous-orbitaires. Les
deux rameaux de la branche ophtalmique superficielle correspon-
dent aux ophtalmiques supérieur et inférieur de Stannius. La
branche ophtalmique profonde se distribue dans la peau autour
160 MARC JUGE.
de la fosse nasale, à l'orifice nasal antérieur, dans la région
prémaxillaire et à la base du barbillon. La grande extension
du nerf ophtalmique du Silure et sa division en nombreuses
ramifications correspondent simplement à la grande largeur que
les pièces squelettiques médianes de la tête acquièrent chez ce
Poisson.
2° Les branches maxillaires supérieure et inférieure sortent
d'un tronc commun court. Ce dernier et la base des deux bran-
ches sont divisés en deux parties superposées, alimentées prin-
cipalement par les composants antérieur et moyen du complexe.
La situation et les connexions de ces composants permettent
d'admettre que le maxillaire supérieur est surtout formé
d'éléments du trijumeau antérieur et du trijumeau postérieur,
le maxillaire inférieur du trijumeau antérieur et du facial. Le
tronc commun émet les rameaux suivants avant de se bifur-
quer : un rameau de la muqueuse buccale, un rameau de l'éléva-
teur palatin et du dilatateur operculaire, un rameau de l'adduc-
teur mandibulaire et du rétracteur du barbillon, et enfin le
rameau sphéno-palatin qui parait être sans relation avec le
tronc hyoïdeo-mandibulaire.
La branche maxillaire supérieure devient le nerf sensible du
barbillon ; elle émet un seul rameau qui se fusionne temporai-
rement avec l'ophtalmique profond et constitue un rameau
alvéolaire prémaxillaire anastomosé avec le sphéno-palatin.
La branche maxillaire inférieure fournit le nerf postérieur du
barbillon maxillaire et se divise en deux branches. La branche
mandibulaire externe, très forte par rapport à celle des autres
Téléostéens, se termine par un rameau alvéolaire et un rameau
labial. La branche mandibulaire interne ne se fusionne nulle-
ment avec la branche mandibulaire interne du troue hyoïdeo-
mandibulaire ; elle innerve donc seule les muscles intermandibu-
laire et génio-hyoïdien; en outre, elle émet un rameau alvéolaire,
les nerfs sensibles des deux barbillons mandibulaires et de nom-
breux rameaux destinés à la région environnante.
RECHERCHES SUR LE SILURU8 GLANIS. 161
3" La branche hyoïdeo-mandibulaire est formée principale-
ment par le facial, mais elle reçoit aussi des éléments du triju-
meau postérieur. Il existe un rameau communicant venant du
tronc que forme le reste du complexe trijumeau-facial, mais il
est très court. La branche fournit un rameau destiné à l'adduc-
teur palatin et aux deux extenseurs du barbillon, un autre ra-
meau innervant l'adducteur hyomandibulaire, l'élévateur et
l'adducteur operculaires, puis elle se divise en un nerf mandi-
bulaire et un nerf hyoïdien.
Le nerf mandibulaire comprend deux branches. L'interne
correspond à l'unique branche des autres Téléostéens ; l'externe
destinée complètement à la peau de la mandibule acquiert, comme
la branche externe issue du maxillaire inférieur, une très grande
extension. Une innervation aussi riche du tégument n'est qu'une
compensation de l'insuffisance visuelle. Les deux branches man-
dibulaires interne et externe ne sont pas homologues aux rami-
fications appelées quelquefois nerfs mandibulaire et dentaire.
Le nerf hyoïdien innerve les deux hyo-hyoïdiens et donne des
rameaux peauciers à la membrane branchiostège ; il reste com-
plètement étranger à l'innervation du génio-hyoïdien.
4" Le nerf de Weber, ou branche dorsale du trijumeau-facial,
tire son origine des trois composants du plexus; il peut donc être
regardé comme le rameau dorsal du trijumeau antérieur, du tri-
jumeau postérieur et du facial. Il n'est pas en communication
avec le nerf latéral du vague et son trajet n'est pas superficiel.
Il est le collecteur des rameaux dorsaux de tous les nerfs
spinaux et envoie des ramifications peaucières à toute la région
dorsale.
Le nerf acoustique comprend deux rubans, contigus à la sortie
de la moelle allongée; le premier innerve les ampoules des
canaux antérieur et externe et l'utricule, le second le saccule et
l'ampoule du canal postérieur. L'acoustique ne reçoit pas de
taisceau du facial. En outre, il n'existe pas d'auditif accessoire
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. 11
162 MARC JUC4E.
(Weber) ; c'est probablement le cordon postérieur que l'on avait
à tort désigné ainsi.
Le nerf glosso-pharyngien sort de la moelle allongée par deux
composants distincts de ceux du vague, mais renforcés par un
faisceau provenant de ce dernier nerf. Le ganglion se forme
à la sortie du crâne ; la partie motrice du nerf se sépare alors
de la partie sensible et s'y réunit ensuite. Le nerf envoie des
rameaux au rétracteur branchial antérieur et à l'élévateur
du premier arc, puis devient le nerf antérieur de cet arc; ses
rameaux terminaux vont dans la partie antérieure du pharyngo-
arcuo-hyoïdien et dans la région avoisinante de la muqueuse
buccale. Une branche antérieure longeant l'arc hyoïdien man-
que complètement.
Le nerf vague naît par deux composants, dont l'antérieur,
compact, représente une partie de la racine dorsale et devient
le nerf latéral, et dont le postérieur, formé de trois faisceaux
très rapprochés, représente la racine ventrale plus une partie de
la racine dorsale et devient le vague proprement dit. Le com-
posant postérieur émet un faible rameau dorsal qui se perd dans
la cavité crânienne et il reçoit du composant antérieur un fais-
ceau de renforcement.
Le vague proprement dit comprend :
1° Trois troncs branchiaux munis chacun d'un ganglion à
leur base et répartis dans les arcs selon le schéma général. Ils
innervent les obliques dorsaux, le transverse dorsal (2^ tronc),
tous les élévateurs branchiaux sauf le premier, le rétracteur
postérieur (3' tronc), le constricteur du quatrième arc (S"" tronc),
le pharyngo-arcuo-hyoïdien et le transverse ventral.
2" La branche pharyngienne inférieure envoie des rameaux
à la région dorsale du constricteur pharyngien, d'autres à la
région latérale et ventrale du même muscle, à la muqueuse de
l'os pharyngien inférieur et du pharynx. La branche pharyn-
gienne inférieure peut être comparée à un tronc branchial dont
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 163
la branche antérieure devient le nerf postérieur du quatrième
arc et dont la branche postérieure a subi des modifications
secondaires. L'arc pharyngien ayant perdu sa fonction respi-
ratoire et acquis un rôle actif dans l'acte de la déglutition, les
éléments sensibles et vaso-moteurs de la branche ont été soumis
à une réduction ; au contraire, les éléments moteurs ont acquis
un développement proportionnel à celui de la musculature spé-
ciale de l'arc (transverse pharyngien, pharyngo-claviculaires,
et probablement partie postérieure du pharyngo-arcuo-hyoï-
dien).
3" La branche pharyngo-cardiaque envoie à la région dor-
sale du pharynx des filets qui ne lui sont probablement adjoints
que temporairement. Le rameau cardiaque va dans l'oreillette.
4" La branche intestinale court le long de l'œsophage et de
l'estomac et livre de nombreuses ramifications à la musculature
et à la muqueuse.
Le nerf latéral du vague, formé exclusivement d'éléments
sensibles, ne livre à la tête qu'un rameau operculaire entrant
en connexion momentanée avec le rameau operculaire du tronc
hyoïdeo-mandibulaire, et un rameau supra-claviculaire. Dans le
tronc, il est situé entre les masses dorsale et ventrale du muscle
latéral. En avant, il émet une branche superficielle placée bien
au-dessous de la ligne latérale ; elle innerve seulement les deux
premiers pores de cette dernière et livre un rameau ventral au
niveau de chaque myomère du tronc. Dans chaque segment du
tronc (à part les deux premiers) et de la région caudale, le nerf
latéral envoie un filet qui s'avance dans l'interstice intermuscu-
laire, accompagné du rameau intermédiaire du nerf spinal cor-
respondant, se ramifie à la périphérie et innerve le canal latéral
(possédant un pore par myomère), ainsi que la peau située au-
dessus. Il y a de fréquentes anastomoses, à la périphérie, entre
les filets du nerf latéral et ceux des rameaux intermédiaires,
mais il n'y a pas renforcement du nerf latéral par des éléments
des nerfs spinaux .
164 MARC JUGE.
La branche superficielle du nerf latéral, chez le Silure, ne doit
pas être comparée à celle de la plupart des Téléostéens qui se
forme par juxtaposition des extrémités périphériques de tous
les rameaux de l'interstice. Elle ne peut, au contraire, avoir
été produite que par le déplacement vers l'avant du point où les
deux premiers rameaux se séparent du nerf. Il se forme ainsi
une branche qui fournit alors les rameaux des deux premiers
myomères et acquiert un grand développement dans la région
ventrale des autres myomères du tronc, domaine qui lui est
primitivement étranger.
Le système latéral du Silure n'offre donc pas un état anormal
comme d'anciens auteurs l'ont pensé, mais peut être parfaite-
ment rattaché au plan général. Enfin, le Silure montre que le
nerf latéral peut être très volumineux, même lorsque le canal
latéral est très peu développé. C'est un nerf de sensibilité géné-
rale, en relation avec les organes sensoriels de la ligne latérale ;
lorsque la peau est dépourvue d'écaillés, l'utilité du canal latéral
diminue, celui-ci est soumis à une réduction, mais les ramifica-
tions du nerf latéral forment un réseau peaucier plus riche et le
nerf conserve toute son importance.
Le nerf occipital a bien conservé les caractères d'un nerf
spinal. Il naît par deux racines distinctes, dont la dorsale a
un ganglion situé dans la cavité crânienne, mais ne donne pas
de rameau dorsal. Le nerf sort, en arrière du vague, par un ori-
fice particulier de l'occipital latéral. Il reçoit un court rameau
communicant de la branche ventrale du premier nerf spinal
(très faible), envoie un rameau peaucier au coude de la cla-
vicule et se bifurque. La partie postérieure s'unit avec une
partie du deuxième nerf spinal, déjà renforcée par le premier
nerf spinal; la partie antérieure se rend dans le sterno-hyoïdien
et dans le revêtement cutané. Il n'y a donc pas d'hypoglosse
proprement dit, mais un complexe formé du nerf occipital et
d'une partie du premier nerf spinal et dont la branche antérieure
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 165
innerve la région située entre les extrémités ventrales de la
clavicule et de l'arc hyoïdien, laquelle comprend le domaine de
l'hypoglosse.
Enfin, on rencontre chez le Silure un grand nombre de varia-
tions individuelles et de cas d'asymétrie, par exemple dans les
ramifications de l'ophtalmique, dans le rameau adducteur man-
dibulaire, dans les rameaux ascendants du trijumeau-facial,
dans les rameaux dorsaux des nerfs spinaux se jetant dans le
nerf de Weber, dans la branche superficielle du nerf latéral,
et dans la distance entre le nerf vague et le nerf occipital. Ces
variations ont une grande importance, parce que, le plus sou-
vent, elles accompagnent des modifications en vue d'adaptations
spéciales et en sont ou des formes de passage^ ou des stades
extrêmes.
Addenda
Le mémoire de M. Jaquet : Recherches sur Vanatomie et
r histologie du Silitras glanis (avec 13 pi. Arch. des Sciences
médicales de Bucarest, n°* 3 et 4, mai et juillet, Paris 1898)
m'est parvenu alors que l'impression de mon travail était ache-
vée. Bien que cet ouvrage ne comporte ni l'étude de la muscu-
lature, ni celle des nerfs, je regrette de n'avoir pas pu tenir
compte de ses indications, qui diffèrent des miennes au sujet de
l'interprétation de quelques pièces squelettiques. La comparaison
des figures suffira, du reste, à éclairer le lecteur.
166 MARC JUGE.
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE.
Les ouvrages que l'auteur n'a pas pu consulter sont marqués d'un astérisque,
1. — Gall et Spurzheim. Anatomie et physiologie du système nerveux en
général et du cerveau en particulier. 4 vol. et atlas. Paris, 1810-1819.
2. — E.-H. Weber. De aure et auditu hominis et animalium. av.pl. Leipzig-,
1820.
3. — Desmoulins. Rechercivs anatomiques et physiologiques sur le système
7ierveux des poissons. Magendie, Journal de Physiologie. Tome 2, 1822, p. 127-135
et p. 348-353. — En allemand, dans : Meckel's deutsch. Archiv. f. Physiol. Bd. 7.
1822, p. 566-571 ; Bd. 8. 1823, p. 185-190.
4. — Flourens. Recherches expérimentales sur les propriétés et les fonctions
du système nerveux dans les animaux vertébrés. Paris, 1824.
5. — Desmoulins et Magendie. Anatomie des systèmes nerveux des animaux
à vertèbres. 1 vol. et atlas. Paris, 1825.
6'. — E.-H. Weber. Uebcr vier Làngenyierven bei einigen Fischen, von denen
zwei voti dem Trigeminus und ztvei von deni Vagus entspringen, die die ganze
Lange der Rumpfes durchlaufen. Mit Abbildgn. Meckel's Arch. f. Anat. u. Phys.
1827, p. 303-308.
7. — G. CuviER et A. Valenciennes. Histoire naturelle des Poisso^is. Vol.
1-18 et cahiers de pi. 1-25, in-8». Paris, 1828-45.
8'. -— BiscHOFF. Nervi accessorii Willisii anatomia et physiologia. Heidelberg,
1832.
9. — G. BiicHNER. Mémoire sur le systètne nerveux du barbeau Cyprinus
barbus L., av. 1 pi. Mém. de la Soc. d'hist. nat. de Strasbourg. T. II, 1835.
57 p. —Extrait dans l'Institut. T. IV, 1836, N° 174, p. 296-298.
10. — ScHLEMM und E. d'Alton. Ueber das Nervensystem der Petromyson.
Mûller's Archiv. f. Anat. 1838, p. 262-273. Erklàrung der hierzu gehoi-igen
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11. — Leuret etGRAïioLET. Anatomie comparée du système nerveux. Paris,
1839-1857. 2 vol. 8», atlas f».
12. — LoNGET. Anatomie et Physiologie du système nerveux. 2 vol.. 8 pi,
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13. — G. CuviER. Leçons d'anatomie comparée. Paris, 1845. T. I-llI.
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43*. — E. Baudelot. Note sur un procédé relatif k la dissection du système
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44. — J. V. RoHON. — Das Centralorgan des Nertensystems der Selachier . Mit 9
Taf. Wien, 1877.
45'. — Bridge. The Cranial Osteology of Aniia calva. With 1 PI. Journ. of
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46. — C. Gegenbaur. Ueber das Kopfskelet von Alepocephalus rostratiis Risso,
nebst Bemerkungen ilber das « Kiemettorgan » von Alausa vulg. C. V. Mit 2 Taf.
u. 1 Holzschn. Morphol. Jahrbuch, 1878, 4 Bd. suppl. p. 1-42.
47. — J. V. RoHON. Ueber deti Ursprung des Nert^us vagiis bel Selachiern mit
Berûcksichtigung der Lobi electrici von Torpédo. 1 Taf. Wien, 1878.
48. — B. Vetter. Untersîichungen zur vergleichenden Anatomie der Kiemen
tmd Kiefermuskulatur der Fische. 2. Theil. Jen. Ztschr. Bd. XII, 1878. 3.
Heft, p. 431 -550.
4P. — A. Fri.\nt. Recherches anatomiques sur les nerfs trijumeau et facial
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1879, p. 1-108. — Aussi séparément : Nancy, Berger-Levrault et C% 1879, roy. 8°.
50. — M. FiiRBRiNGER. Zur Lehre von den Umbildungen des Nervenplexus .
Morphol. Jahrb. Bd. V, 1879, p. 324-394.
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Mit 1 Taf. Jahreshefte d. Ver. f. vaterl. Naturk. ^^'iirttemb. 35. Jahrg. 1879, p. (36-
126.
53. — A. KoLLiKER. Ueber die Entivicklung des peripherischen Nervensystems.
Verh, d. phys. medic. Ges. Wiirzbourg. N. Folge, 13. Bd. 1879, Sitzungsber. f.
1878, p. XIX-XX.
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55. — R. AViEDERSHEiM. Morphologische Stiulien. 1. Heft. 3 Taf. Jena, Fischer,
1880. 8°. 85 S.
1. Das Gehirn von Arnmocœtes und Petroniyzon Planeri mit besonderer
Beriichsichtigung der spinalartigen Hirnnerven. Mit Abbildgn. p, 3-26. —
Aussi dans : Jen. Zeitschr. 14. Bd. 1880, p. 1-24. — V. aussi: Zool. Anz.
2. Jahrg. 1879, p. 589-592 et 3. Jahrg. 1880, p. 446-449.
III. Das Shelet U7id Nervensystem von Lepidosiren annectens (Protopterus
annectens) . Mit 2 Taf., p. 43-82. — Aussi dans: Jen. Zeitschr. 14. Bd, 1880, p. 155
192.
56. — H. Beauregard. Encéphale et nerfs crâniens du Ceratodus . 1 pi.
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d. Ver. f. Natiirk. Win-ttemb. 37. Jahrg. 1881. p. 325-360.
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lialistes capriscus und Accipenser ruthenus . Mit 3 Taf. Jena. Zeitschr. 17 Bd.
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Q6. — A. VON Klein. Beitràge zur Bildung der Schddels der Knochenfische.
Mit 2 Taf. Jaheslirefted, Ver. f, Naturk. Wurttemb., 40. Jahrg. 1884, p. 129-257.
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170 MARC JUGE.
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88. — R. AViedersheim, Grundriss der vergleichenden Anatomie der Wirbel-
thiere.3. Auflage, 1893.
89. — F. PiNKUs, Ueber einen noch nicht beschriebenen Hirnnerven des Pro-
topterus annectens. Mit 4 Ahlildgn. Anat. Anz. 1894. 9. Bd. N" 18. p. 562-566.
89bis. — F. PiNKUS. Die Hirnnerven des Protopterus annectens. Mit 1 Ts.U
Morpliol. Arb. Schwalbe, 1895, 4. Bd. 2. Heft. p. 275-335 et 336-346.
90. — C. VoGTetE. YuNG. Traité d'anatomie comparée pratique. T. II. Paris,
1894.
91'. — Edav.-Ph. Allis. The Cranial Muscles and Cranial and First spinal
Nerves in Amia calva. Journ. of Morphol. Boston, 1895. Vol. 11, n" 2, p. 485-
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92. — W. Collinge. The Unsymmetrical Distribution of the Cranial Nerves of
Fishes. Journ. of Anat. and Physiol. 1895, Vol. 29 (N. S. Vol. 9) P. III. Apr. p.
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93. — J. Deyl, Ueber den Sehnerven bei Siluroiden und Acanthopsiden. Mit 5
[16j Abbildgn. Auat. Anz. 1895, 11. Bd. N» 1, p. 8-16.
94'. — B. Haller. Ueber den Ursprung des Nervus vagus bei dcn Knochen-
fischen. Verhandlgn. deutsch. zool. Ges. 5. Vers, Strassbg. 1895. p. 55-61.
95. — H. B. PoLLARD, The Oral Cirri of Siluroids and the Origin of the Head
in Vertébrales. With. 2 ^\. Z. Vol. Jahrb. Morph. Abth. 1895, 8. Bd. 3. Hft.
p. 379-424. T. 24,25.
96'. — B. TiEsiNG. Ein Beitrag zur Kenntnis der Augen — , Kiefer und
RECHERCHES SUR LE SILURUS GLANIS. 171
Kiemen-Muskulaticr de r Haie und Rochen. 3Taf. Jena. Zeitschr. 1895. Bd. XXX,
N. F. XXIII. 1. Heft, p. 75-119, 120-126.
97. — Frank-J. Cole. The Cranial Ncrves of Chimaera monstrosa. With 1 tig.
Proc. Roy. Soc. Edinbg. Vol. 21. March. 49-56.
98*. — Fraak J. Cole. On the Cranial Nerves of Chimaera monstrosa ivitk
a discussion of the Latéral Line System and of the Morphology of the Chorda
tympani. With2pl. Edinbg, Rob. Grant, Williams a. Norgate, 1896, 4°. — Trans.
Roy. Soc. Edinbg. Vol. 38. P. III. N» 19., p. 631-675, 676-680.
99. — M. FuRBRiNGER. Ueber die spino-occipitalen Nerven der Selachier und
Holocephalen. Feslschrift f. C. Gegenbaur, 1897. III. Bd. p. 349-788.
100. — N. GoRONOWiTSCH. Ueber Trigernino-Facialis-Komplex von Lota
vulgaris. Festschr. f. C. Gegenbaur, 1897. III. Bd. p. 1-44.
101. — B. Haller. Der Urspriing der Vagusgruppe bei Teleostiern, Festschr.
f. C. Gegenbaur. 1897. III. Bd. p. 45 101.
102. — G. Ruge. Ueber das peripherische Gebiet des Nervus facialis bei
Wirbelthieren. Festschr. f.G. Gegenbaur. III. Bd. p. 193-348.
103. — C. Gegenbaur. Vergleichende Anatomie der Wirbelthiere . I. Bd.
Leipzig, 1898.
SUR LES
ECHUSTOC^RDIUM
DE LA MÉDITERRANÉE
ET PRINCIPALEMENT SUR LES
Ech. flavescens et mediterràneum
PAR
R. KŒHLER
à Lyon.
Avec la planche -4.
Ou ne connaissait, jusqu'à ces derniers temps, que trois
espèces à^ EcMnocardium en Méditerranée: les Ech. cordafum,
flavescens et mediterràneum. Dans une note publiée récemment
par le Zoologischer Anzeiger', j'ai signalé la présence, dans
cette mer, d'une quatrième espèce, VEcli. pennatifidum. Cette
dernière a été trouvée à Tamaris-sur-Mer (Var) par le pêcheur
de la Station biologique fondée dans cette localité et les échan-
tillons m'ont été communiqués par mon collègue, M. le profes-
seur R. Dubois, directeur de cette station. Ces échantillons, au
nombre de huit, ont été capturés dans des fonds vaseux de la
baie de Tamaris, à une profondeur de deux à trois mètres.
De toutes les espèces vivantes actuellement connues du genre
* Sur la présence, en Méditerranée, de l' Aster ias rubens et de V Echinocardium
pennalifidum. Zoologischer Aiizeiger, n" o67.
174 R. KŒHLER.
EchinoccDxVnim, YEch. pennatifulum se rapproche surtout de
VEch. fJavescens. Les échantillons adultes de la première espèce
se distingueront toujours facilement par leur taille de VEdi.
flavescens, mais il n'en sera pas toujours de même pour les
exemplaires jeunes. La découverte de VEch. pennatifidum sur
nos côtes de Provence montre que cette espèce peut se rencon-
trer dans des parages où vivent également YEcli. cordatmn et
VEch. flavescens : il est donc indispensable de rechercher les
caractères différentiels des Ech. pennatifidum et flavescens et
de les indiquer d'une manière précise.
J'ai pubhé dernièrement une description détaillée et accom-
pagnée de plusieurs dessins de VEcli. pennaUfdîim', d'après
des exemplaires provenant de la Manche et de l'Océan Atlan-
tique. Je n'ai rien à ajouter à cette description, à laquelle les
exemplaires de Tamaris se rapportent très bien. Mais VEch.
flavescens n'a été jusqu'à présent décrit que d'une manière assez
succincte, et surtout il a été représenté d'une manière insuffi-
sante. Je crois donc utile de donner ici une description assez
détaillée de cette espèce, avec des dessins représentant quel-
ques exemplaires de différentes dimensions, et qui servira de
base pour la comparaison entre VEch. flavescens et VEcli. pen-
natifidîmi.
On peut faire une remarque analogue au sujet de VEch.
mediterraneiim dont il n'a jamais été publié de dessins d'en-
semble : c'est sans doute la raison pour laquelle la validité de
cette espèce, qui me paraît cependant l'une des mieux caracté-
risées du genre, a été contestée par Prouho qui n'a pas cru
devoir la distinguer de VEch. cordatum. Il m'a donc paru oppor-
tun de décrire avec quelques détails VEch. m éditer raneiim et de
' Résultats des campagnes scientifiques accomplies sur son yacht par Albert /ei',
Prince de Monaco, XII. Echinides et 0[)hiures provenant des campagnes du
yacht ['Hirondelle: p. 24-28. PI. III, tig. 7 : pi. IV, lig. 9, 10 et 11 ; pi. VIII,
iig. 40, 41 et 42.
SUR LES ECHINOCARDIUM DE LA MEDITERRANEE. 175
donner des dessins d'ensemble de cette espèce qui ne paraît pas
être très répandue en Méditerranée.
Quant à VEcJi. cordatum, il est trop connu pour qu'il m'ait
paru nécessaire de le décrire ou de le figurer à nouveau.
Echinocardium mediterraneum Forbes.
PI. 4, fig. l, 2. 3, 4 et 14.
Voir pour la bibliographie : Ludwig. Die Echinodermen des Mittelmeeres.
Prodromus. Mittli. Zool. St. Neapel, Bd. I, p. S6i, 1879, et ajouter les travaux
suivants postérieurs à cette publication :
Echinocardium mediterraneum Kœhler. Recherches sur les Echinides des côtes
de Provence. Ann . Mus. Hist. Nat. Marseille,
t. I. p. 132, 1883.
n » Eïïmo. Saggio d'un Cataïogo metodico dei princi-
pali e pin comuni Animali Invertebrati délie
Sardegna. Boll. Soc. Rom. Zool. I, p. 233,
1893.^
» » Kœhler. Echinodermes recueillis à La Ciotat.
Mém. Soc. Zool. France, vol. VII. p. 420^
1894.
-) )) Kœhler. Note préliminaire sur les Echinides des
premières campagnes de la « Princesse Alice. »
Bull. Soc. Zool. France. Vol. XX, p. 230,
1893.
Le test, à peu près aussi large que long, est élevé, aplati sur
la face dorsale avec la proéminence interradiale postérieure
très marquée. Vu par en haut, le contour est anguleux et ordi-
nairement quelque peu asymétrique. Les deux faces antérieure
et postérieure sont tronquées et verticales, les faces latérales
tombent presque verticalement. L'ambulacre antérieur impair
est marqué par un sillon étroit et peu profond qui se trouve
limité à la région verticale antérieure et s'arrête exactement au
bord antérieur du fasciole interne, sans passer à la face dorsale
du test ; il se termine donc à une grande distance du pôle api-
cal. L'ambulacre antérieur qui correspond à ce sillon est formé
de deux séries alternantes de plaques, portant des tubercules
d'une finesse extrême ; les pores ambulacraires alternes sont
176 K. KŒHLER.
très écartés les uns des autres. Les ambulacres pétaloïdes sont
assez déprimés, moins triangulaires que dans VEcJi. cordatiun ;
les deux ambulacres de chaque côté se réunissent par un arc
concave, les pores postérieurs de l'ambulacre antérieur se
continuent, sans interruption, avec les pores antérieurs de
l'ambulacre postérieur. La plus grande partie des pétales anté-
rieurs se trouve située sur les faces latérales presque verticales
du test; au lieu de s'étendre horizontalement sur la face dorsale.
Voici les chiffres de pores que j'observe sur deux échantillons
de St-Raphaël ayant respectivement 36 et 33 mm. de longueur :
Ambulacre antérieur, série antérieure : 7-8 pores.
» série postérieure : 11-12 pores.
Ambulacre postérieur, série antér. ou externe : 11-12 pores.
» série poster, ou interne: 9-10 pores.
La face ventrale est presque plane. Son contour se rapproche
d'un quadrilatère offrant deux côtés antérieurs plus petits et
deux côtés postérieurs plus grands ; ceux-ci se réunissent sui-
vant un angle très aigu. Au point de réunion du côté antérieur
au côté postérieur correspondant, on observe également un
angle très marqué situé sur la ligne transversale de la bouche.
Le plastron sternal est triangulaire^ assez étroit. Les avenues
ambulacraires sont très larges et occupent une assez grande
partie de la face ventrale. Les avenues postérieures sont allon-
gées et ont les bords parallèles ; les ambulacres latéraux ont la
forme d'un triangle dont le sommet atteint l'ambitus ; l'ambu-
lacre antérieur est très court. Les pores ambulacraires qui en-
tourent le péristome sont gros, assez nombreux et entourés
d'une large dépression ovalaire.
Le péristome est assez grand, allongé transversalement. Le
périprocte est mince, très allongé suivant le sens vertical; sa
largeur est comprise environ deux fois dans sa hauteur.
Le fasciole interne est très apparent et la dépression qui le
SUR LK8 ECHINOCARDIUM UK LA MÉDITERRANÉE. 177
forme est large et profonde; il limite un espace étendu et trian-
gulaire deux fois plus long que large, arrondi en avant, élargi
dans la région située en avant du pôle apical^ et se terminant
en une pointe allongée postérieurement.
Le fasciole sous-anal est triangulaire, à bord dorsal droit
ou déprimé en son milieu ; il est aussi large que long, et il se
termine inférieurement en une pointe qui se réunit à Tangle
très saillant formé par l'extrémité postérieure du plastron ster-
nal. La région qui sépare le fasciole sous-anal du périprocte est
toujours plus ou moins fortement déprimée.
Les orifices génitaux occupent à peu près le milieu de la ligne
antéro-postérieure ; ils sont plus rapprochés de l'angle posté-
rieur du fasciole interne que du bord antérieur de celui-ci.
Les tubercules de la face ventrale sont notablement plus gros
que ceux de la face dorsale. Dans les régions interambulacraires
de la face ventrale, ces tubercules sont disposés en séries régu-
lières ; ils sont assez volumineux au voisinage des ambulacres,
mais leur taille diminue rapidement à mesure qu'on s'approche
de l'ambitus. Les tubercules qui recouvrent le plastron sternal
deviennent aussi progressivement très petits en s'approchant de
la ligne médiane et de l'angle postérieur. Dans les avenues am-
bulacraires, les tubercules sont excessivement fins et à peine
visibles ; sur la lèvre postérieure ils sont un peu plus gros.
La face dorsale est uniformément couverte de tubercules fins
et serrés, qui, en s'approchant de l'ambitus, s'écartent légère-
ment les uns des autres tout en devenant un peu plus gros. Sur
les côtés du sillon ambulacraire antérieur, les tubercules sont
aussi un peu plus gros. La région triangulaire limitée par le
fasciole interne offre, en avant des orifices génitaux et de
chaque côté de la ligne médiane, quelques tubercules assez
volumineux et serrés, dont la taille diminue à mesure qu'on se
rapproche du contour du fasciole ; en arrière des pores géni-
taux, les tubercules sont très fins.
Rev. SinssE DE Zuoi.., T. G. 189S 12
178 R. KŒHLER.
Les piquants du plastron sternal sont larges et gros, forte-
ment élargis en spatule et même plus ou moins recourbés ; les
autres piquants ventraux sont longs et forts, plus ou moins
recourbés, non élargis à l'extrémité. Les piquants de la face
dorsale sont très fins, pointus, feutrés, de longueur uniforme,
sauf dans le milieu de cette face où l'on observe quelques
piquants longs et forts.
Les matériaux que j'ai eus jusqu'à ce jour à ma disposition
ne m'ont pas permis d'étudier d'une manière satisfaisante les
pédicellaires de VEch. mediterraneum. Tous les exemplaires que
je possède de la Méditerranée sont secs ; le seul échantillon en
alcool que j'ai pu étudier provient des côtes du Portugal ; il est
d'assez petite taille et la face ventrale, brisée, manque en partie.
J'ai rencontré sur cet exemplaire quelques pédicellaires à valves
charnues, constitués comme ceux que j'ai déjà indiqués chez
VEch. flavescens et que j'ai décrits et figurés chez VEch. pen-
natifidum ': ils ne s'en distinguent que par leurs valves calcaires
un peu plus longues. Ces pédicellaires se trouvaient disséminés
sur les ambulacres ventraux latéraux et sur la face antérieure
du corps. J'ai également trouvé sur ce même échantillon un
pédicellaire gemmiforme dont les caractères me paraissent assez
particuliers (fig. 14). Les valves ne sont pas rétrécies en leur
milieu ; elles sont seulement un peu élargies à l'extrémité où
elles sont très finement denticulées, tandis qu'elles offrent sur le
reste de leur longueur trois ou quatre grosses dents, très sail-
lantes et très fortes. Je ne puis pas décrire les caractères des
pédicellaires tridactyles qu'il m'a été impossible de rencontrer.
VEch. mediterraneum ne parait pas atteindre les grandes
dimensions que peuvent présenter VEch. cordatum et pennati-
fidum. Les plus gros exemplaires que j'ai observés mesuraient
37 X 37 mm.; les spécimens de 35 x 35 sont fréquents.
' Echinides et Ophinrca dea campagnes de « l' Hirondelle «.PI. VIII, fig. 42.
SUR LES ECHINOCARDIUM 1)10 LA MÉIMTERRANÉK. 179
JJEch. mediterraneum a été signalé en différents points de la
Méditerranée. Sur nos côtes de Provence^, je l'ai trouvé assez
abondant dans deux localités, sur la plage de Foz (Bouches-du-
llhone) et à !St-llapliaël (Var), mais tous les échantillons
recueillis étaient desséchés et avaient été rejetés du large sur
la plage.
Je ne crois pas qu'on ait eu connaissance d'un exemplaire
authentique iVEch. 'mediterraneuiii provenant de l'Atlantique
avant 1895, époque à laquelle j'ai signalé un EcU. ntediterra-
neunt au cap Sagres (Portugal) où il avait été recueilli, à la
côte, par la « Princesse Alice » en 1893. Dans son Prodromus,
LuDWiG indique bien comme localité de cette espèce les côtes
occidentales de France ; cette indication est évidemment donnée
sur la foi de Fischer qui a signalé, en 1869, V Amphidetus (jth-
hosiis (terme ordinairement synonyme à^Ech. mediterraneiim)
sur les côtes du sud-ouest de la France. Or je me demande si
l'oursin appelé par Fischer Aniph. gihbosus ne serait pas un
Ech. pemiatifidum plutôt qu'un Ech. mediterranemn. Il faut
remarquer, en eff"et, que ce même terme spécifique gihbosus ou
gibhosuni est, pour certains auteurs, synonyme de înediterra-
^/e^/m (Agassiz et Desor, Gray, par exemple) tandis que pour
d'autres comme Barrett, il est synonyme de pemiatifidum.
Quoiqu'il en soit, la découverte faite par la « Princesse Alice »
d'un Ech. mediterranemn sur les côtes du Portugal suffit à
prouver que cette espèce existe dans l'Atlantique et cette dé-
couverte est très intéressante. Je ne doute pas que d'autres
exemplaires (TEch. mediterraneuni ne se rencontrent dans
l'avenir sur les côtes de la péninsule Ibérique, soit même, plus
au sud, sur les côtes occidentales du Maroc et peut-être aux
Açores.
Uapports et différences. — UEch. mediterraneum se dis-
tinguera facilement des autres espèces du genre qui habitent
180 11. KŒIILER.
nos eûtes. La présence d'un sillon ambulacraire ne permettra
pas de le confondre avec les Ech. fiavesœns et pannatifidum
dont il s'écarte d'ailleurs par la plupart des caractères. Il offre
plus d'affinités avec VEch. cordatum qu'il rappelle par la pié-
sence d'un sillon ambulacraire antérieur. Il se distingue de cette
espèce par la forme même de ce sillon ambulacraire qui est
étroit, peu piofond, ne dépasse pas les limites de la face verti-
cale antérieure et s'arrête au bord antérieur du fasciole interne
qui marque le point de réunion des faces antérieure et dorsale
du test. Chez VEch. cordatum, ce sillon est profond, très large et
s'étend sur une grande partie de la face dorsale du test, jus-
qu'aux orifices génitaux ; les pores qu'il offre sont nombreux et
disposés de chaque côté de la ligne médiane en une file régu-
lière et serrée, tandis que chez VEcli. mediterraneum ces pores
sont moins nombreux, peu distincts et alternent largement de
chaque côté de la ligne médiane. Les deux ambulacres latéraux
antérieurs, au lieu d'être situés sur la face dorsale du test, sont
en grande partie situés sur les faces latérales du test et par
conséquent s'étendent en direction presque verticale chez VEcli.
mediterraneum. Enfin le périprocte très allongé verticalement,
le fasciole interne plus petit, très pointu à l'extrémité posté-
rieure, et la forme du test avec ses faces antérieure et posté-
rieure tronquées, ses faces latérales tombant presque verticale-
ment, son contour anguleux et l'aplatissement des faces dorsale
et ventrale, ne permettront pas de confondre VEcli. mediterra-
neum avec VEch. cordatum.
Echinocardium flavescens O.-F. Miiller.
PI. 4, fig. oà 13.
Voir |)aiu' la bibliographie : Ludwig, Prodvomtis. [». 501 et J. I5i:ll, Cata-
logue of Ihe Brilish Echinoderms in the British Muséum, p. 171, et ajouter :
Echinocardium omUum Danielssen. Norske Nordhavs Expédition, XXI. Zoologi.
Echinida p. 5, 1892.
Echinocardium llavescens Kœhler. Echinodermes recueillis à La Giotat. Mém.
Soc. zoologique Frinue, t. VII, p. 421, 18î)4.
SUR LES ECHINOCARDIUM DE LA MEDITERRANEE.
181
Echinocardium flaoescens Meissiier et Colin. Beitvàge zur Fauna der siidôst-
lichen nnd ostlichen Nordsee. Wiss. Meeresunter-
suciiungen. Echinodermen, p. 342, 1894.
» » Grieg. Om Echinoderm-faiimen i de vestlandske fjorde.
Bergens Muséum Aarbog, n° 12, p. 11, 189o.
» » Sluiter. Die Echiniden-Sammlung des Muséums zu
Amsterdam. Bidjr. Dierk. vol. XVII, p. 74, 1895.
» » Kœh]ei'. Dragages profonds exécutés à bord du « Caudan »
dans le golfe de Gascogne. Rapport préliminaire sur
les Echinodermes. Revue biologique, vol. VII, p. 39,
189o.
» » Kœhler. Résultats scientifiques de la Campagne du
« Caudan » dans le golfe de Gascogne. Echinodermes,
p. 97, 1896.
» 0 Grieg. Om Bukkenfjordens Echinodermer og Mollusker.
Stavanger Muséums Aarberetning for 1896, p. 38,
1897.
Le test est mince, à contour régulièrement ovalaire, plus
long que large; la face dorsale est régulièrement arrondie, la
face postérieure est tronquée et verticale. La proéminence
interradiale postérieure est large, mais elle n'est pas très pro-
éminente. L'ambulacre antérieur impair reste à fleur du test et
présente une dépression à peine sensible au niveau de Tambitus.
Les ambulacres pétaloïdes sont peu déprimés, triangulaires sur
les grands exemplaires ; les deux ambulacres de chaque côté se
réunissent par un angle très obtus.
Le tableau suivant indique le nombre de pores ambulacraires
dans chaque rangée chez trois Ech. flavescens de taille diffé-
rente :
<u
^
a>
^ s
^ S
■^ S
s S
c S
c S
-2 h.
g /
§ X
§ X
1
■§ f-
t ^
■§ ^
1
Uj CN
l4J «T)
ki Vf
Anibulacre antérieur, série antérieure
6
10
9
7
9-10
9
7
11
10
» » série postérieure
Anibulacre postérieur, série antérieure (ou externe).
» » série [ostérieure (ou interne).
9
9
10
12^
182 R. KŒIILER.
La face ventrale offre un contour régulièrement ovalaire,
très légèrement échancré au niveau de l'ambulacre antérieur
impair ; l'angle postérieur qui termine le plastron sterual est
très marqué. Ce dernier est très étroit. Les avenues ambula-
craires sont assez étroites ; les avenues postérieures, longues,
ont les bords parallèles ; elles sont à peine divergentes. Les pores
ambulacraires au voisinage de la bouche sont fins, linéaires,
sans dépression ovalaire bien apparente.
Le péristome est grand, mais très peu élargi transversale-
ment ; il est presque aussi long que large. Le périprocte est
très, grand, à peu près aussi large que long^ plutôt élargi trans-
versalement.
Le fasciole interne est large, mais relativement court dans le
sens antéro-postérieur. Dans les exemplaires de grande taille et
de taille moyenne (30 mm. de longueur) son contour est penta-
gonal ; le côté antérieur est transversal ; les côtés latéraux
allongés se réunissent aux côtés postérieurs, qui sont courts, par
des angles très obtus, et ces derniers côtés forment ensemble un
angle arrondi (fig. 6 et 10). Chez les petits exemplaires, la
largeur relative du fasciole est moindre que dans les exem-
plaires plus grands, et l'angle latéral est moins marqué (fig. 5);
souvent même les côtés latéraux s'infléchissent simplement vers
l'extrémité postérieure du fasciole sans former d'angle distinct.
Voici les dimensions en longueur et en largeur du fasciole
interne que j'ai relevées sur cinq exemplaires de grandeur diffé-
rente :
imensions des
exemplaires.
Dimensions du fasciole
21 X 17 ini
24 X 21
27 X 22
30 X 27
40 X 34
illimètres.
>
»
»
7,5 X 5 milliiiièlres
9X6
10X6
10,5 X 7
17X11
Le fasciole sous-anal est triangulaire avec le bord dorsal
SUR LES ECHINOCARDIUM DE LA MEDITERRANEE. 183
très convexe, et l'extrémité inférieure terminée en pointe sail-
lante. La région qui sépare le périprocte du bord dorsal de ce
fasciole est peu ou pas du tout déprimée.
Les quatre orifices génitaux, disposés suivant les quatre
angles d'un trapèze, occupent à peine le milieu de la ligne
antéro-postérieure.
Les tubercules sont comparativement moins serrés sur la face
ventrale que chez les autres espèces ; ils y sont aussi un peu
plus gros et moins régulièrement distribués en files radiaires. La
face dorsale est couverte de granules fins et serrés, répartis
sur toute son étendue en dehors du fasciole interne. On trouve
en outre de chaque côté et le long de l'ambulacre antérieur, en
dehors du fasciole, une rangée simple ou double, mais irrégu-
lière, de gros tubercules qui s'étendent jusqu'à l'ambitus où
ils se confondent avec les tubercules de la face ventrale. Cette
rangée est très apparente . En outre, dans Tinterradius anté-
rieur, on rencontre toujours, au milieu des tubercules ordi-
naires très fins qui recouvrent toute la face dorsale du test,
quelques autres tubercules plus gros, qui sont plus ou moins
nombreux et irrégulièrement distribués (fig. 5, 6, 10 et 11);
ces tubercules se montrent aussi dans les interradius latéraux,
mais d'une manière moins constante. Il me semble que ces gros
tubercules sont plus nombreux dans les petits exemplaires (fig.
5, 6 et 11 ) que dans les gros (fig. 10).
En dedans du fasciole interne on observe aussi, en avant des
orifices génitaux, quelques tubercules plus gros que sur le reste
de la face dorsale.
Les piquants du plastron sternal sont grands et élargis en
spatule à l'extrémité; sur le reste de la face ventrale, ils sont
plus fins et pointus. Les piquants de la face dorsale sont très
fins et plus ou moins feutrés, sauf ceux qui s'insèrent dans la
partie entourée par le fasciole, qui sont longs et forts.
Dans mon travail sur les Echinides des côtes de Pro-
184 R. KŒHLER.
vence', où j'ai donné une courte diagnose de VEch. flavescenSy
j'ai indiqué chez cette espèce quatre sortes de pédicellaires :
P des pédicellaires gemmiformes, gros, à hampe courte, à
valves légèrement rétrécies au milieu, dentées à l'extrémité ;
2° des pédicellaires tridactylesà valves larges, rapprochées,
assez allongées, à hampe courte ;
3" des pédicellaires à tête petite, à valves triangulaires
finement dentées sur les bords et dont la tige calcaire de la
hampe est séparée de la tête par une portion membraneuse très
longue;
4° enfin des pédicellaires plus gros, à valves charnues, d'une
couleur pourpre très foncée et irrégulièrement répartis sur la
face dorsale du test seulement.
Je n"ai rien de particulier à dire sur les pédicellaires de la
troisième sorte que j'ai représentés dans le travail cité plus
haut (PL VII, fig. 57).
Les pédicellaires à valves charnues sont conformés comme
les pédicellaires analogues que j'ai décrits et figurés récemment
chez VEch. pennatifidum ' et comme ceux que j'ai mentionnés
plus haut chez VEch. medUerraneiim ; ils ne s'en distinguent
que par leur taille plus réduite et par leurs valves calcaires plus
minces et plus fines.
Les pédicellaires des deux premières sortes, tout en rappe-
lant les pédicellaires correspondants de VEch. j^ennatifldum,
offrent néanmoins des formes différentes. Les pédicellaires
gemmiformes ont la tête arrondie ; les valves sont rétrécies en
leur milieu puis elles s'élargissent de nouveau en une extrémité
en forme de spatule. Les denticulations, très fines, ne se ren-
contrent guère que sur cette portion élargie ; elles sont très
rares et font ordinairement défaut sur la partie rétrécie des
valves.
' Anaales du Musée d'histoire naturelle de Marseille, t. I, p. 129.
^ Echinides et Ophiures des campagnes de « f Hirondelle ». PI. VIII, fig. 42.
SUR LES ECHINOCARDIUM DE LA MEDITERRANEE. 185
Les pédicellaires tridactyles (fig'. 13) sont grands et plus déve-
loppés; l'extrémité des valves est fortement élargie et finement
denticulée; sur le reste des valves, on observe des dents assez
fortes, pointues et écartées les unes des autres.
UEch. flavescem paraît conserver habituellement une taille
peu élevée et ne dépasser que rarement une longueur de 3 cm.
J'ai observé dans le golfe de Mai'seille quelques exemplaires
atteignant et même dépassant 4 cm., mais cette taille parait
tout à fait exceptionnelle.
l/Ech. flavescem possède une extension géographique très
vaste. J'ai indiqué en 1883 ses stations dans le golfe de Mar-
seille. Depuis cette époque, je l'ai dragué à La Ciotat et
Prouiio l'a signalé à Banyuls.
En dehors de nos côtes, VEcli. flavescens a aussi été
signalé, en Méditerranée, à Capri. En Méditerranée, VEch.
flavescens vit habituellement à une profondeui- comprise entre
30 et 60 m.; il est probable qu'il peut descendre beaucoup plus
bas dans cette mer, car on sait que dans l'Océan Atlantique, on
le capture à de grandes profondeurs.
Bapports et différences. — UEch. flavescens se distingue
très nettement des Ecli. cordatum et mediterraneum, mais il
est assez voisin de VEcli. pennatifldîim, dont il partage le con-
tour assez régulièrement ovalaire, l'ambulacre antérieur à fleur
du test et les pétales peu déprimés. Il se distingue facilement
des échantillons adultes de cette dernière espèce par la minceur
du test, par sa taille qui reste ordinairement très petite et sur-
tout par la forme et les dimensions relatives du fasciole interne.
Ce fasciole est large et court chez VEch. flavescens. Ce carac-
tère a été exactement représenté par Danielssen et Koren
dans l'Echinide appelé par eux AmpJiidetus ovatus et par
Forp.es dans ses dessins de VAniph. roseus ; en outre, le con-
tour de ce fasciole est régulier et symétrique, l'impression est
186 11. KŒHLER.
large et assez j)rofoiide. Chez ÏEch. pcnnatifidinK, au contraire,
le fasciole interne est relativement étroit mais très allongé, et
son bord antérieur est beaucoup plus rapproché de Tambitus
que ciiez V Ech. flavescens; de plus, le contour de ce fasciole est
un peu irrégulier, sinueux et il est souvent asymétrique, le bord
antérieur n'étant ordinairement pas transversal mais très
légèrement oblique par rapport à l'axe antéro-postérieur ; l'im-
pression est étroite et peu profonde.
Dans la description de VEch. flavescens, j'ai indiqué les
dimensions du fasciole interne dans des échantillons de diffé-
rente taille ; chez un Ecli. pennatifldiim de 38 mm. de longueur,
et voisin par conséquent du plus gros Ech. flavescens que j'aie
eu à ma disposition, le fasciole interne mesure 21 mm. de lon-
gueur sur 9,5 de large, tandis que dans VEch. flavescens ayant
40 mm. de long, ce fasciole mesure 17 sur 11 mm. On se rendra
compte facilement de cette différence en comparant les deux
dessins (tîg. 10 et 15) qui représentent ces deux Eclànocardium
et dont les contours du test, du fasciole, des pétales, etc. ont été
calqués sur des photographies.
Je n'ai pas eu à ma disposition d'Ech. liennatîfiduni plus petit
que l'échantillon que j'ai figuré ici et je ne sais pas si les dimen-
sions relatives du fasciole sont exactement conservées sur les
exemplaires plus jeunes.
Il est un autre caractère qui permettra de distinguer les EcJi.
pennatifldum, même ti'ès jeunes, de VEch. flavescens : c'est la
forme des tubercules de la face dorsale du test. Dans la pre-
mière espèce, ceux-ci sont très régulièrement distribués et d'une
taille uniforme sur toute l'étendue de cette face (sauf bien en-
tendu en dedans du fasciole interne). Au contraire, chez VEch.
flavescens on observe toujours, de chaque côté de l'ambulacre
antérieur, une rangée plus ou moins régulière de tubercules
beaucoup plus gros que les autres et tranchant nettement par
leur taille sur ces derniers. En outre, ces mêmes gros tuber-
SUR LES ECHINOCARDIUM DE LA MEDITERRANEE. 187
cules se retrouvent plus ou moins nombreux dans les deux
régions interradiales antérieures et parfois môme dans les inter-
radius latéraux.
Je remarque également que les ambulacres pétaloïdes anté-
rieurs et postérieurs forment ensemble, de chaque côté, un angle
plus ouvert chez VEclt. flavescens que chez VEcli. pennatifiduni
où les ambulacres antérieurs sont plus rapprochés du diamètre
transversal du test. Il en résulte que les régions interradiales
antérieures sont plus petites, tandis que les régions interradiales
latérales sont plus allongées chez VEch. flavescens que chez
VEcJi. pennatifldum.
J'ajouterai enfin que les pédicellaires pourront, dans certains
cas, fournir un élément précieux pour la distinction des deux
espèces ; la forme des pédicellaires tridactyles de VEch. flavescens
notamment est très caractéristique. Malheureusement ces or-
ganes ne sont pas toujours très abondants, sui'tout dans les
petits échantillons, et ils ne peuvent être étudiés sur les spéci-
mens desséchés.
La table dichotomique suivante permettra d'arriver facile-
ment à la détermination des Echinocardium de nos côtes.
ILe sillon ambulacraire antérieur, large, se continue eu s' at-
ténuant jusqu'aux pores génitaux, en traversant le fasciole
interne ; pétales antérieurs horizontaux Ech. cordalum.
,,,....,....-...,... V Le sillon ambulacraire antérieur, étroit et court, est limité
antérieur i à la face antérieure verticale tlu test et s'arrête brusquement
1 au bord antérieur du fasciole interne ; pétales antérieurs verli-
\ eaux Ech. méditer ranewn.
Le fasciole interne est large et court; le sillon ambulacraire
antérieur est bordé d'une rangée de gros tubercules et les
régions interradiales de la face dorsale du test offrent des
tubercules analogues irrégulièrement distribués ; espèce de
petite taille Ech. flavescens.
Le fasciole interne est très allongé et étroit ; la face dorsale
est uniformément couverte de tubercules égaux ; espèce pou-
vant atteindre une grande taille Ech. pennatifidum.
Lyon-Monplaisir, 13 juillet 1898.
Andiulacre
antérieur à
lleur du test
STATISTISCHER BEITRAG
ziir
Kenntniss des Vorkommens von Nematoden
in Vogelu
von
Walter VOLZ.
Arheit aiis der zoologischen Anstalt der Universitdt Basel
Im zoologischen Institut wurden von Herrn K. Wolff-
HiiGEL eine grosse Anzahl von Vôgeln auf Darmparasiten
untersucht. Die Nematoden liât mir derselbe in verdankens-
werter Weise zur Bestimmung ûberlassen ; die ubrigen Wiirmer
werden von anderer Seite untersucht. Herrn Prof. Dr. F.
ZscHOKKE, der mich bei dieser Arbeit mit Rat und Tat unter-
stûtzte, spreche ich hiermit meinen Dank aus. Die Arbeit be-
schaftigte mich von Mitte Dezember 1897 bis Mitte Marz
1898. Ich werde mich begniigen, die Resultate dazu zu ver-
wenden, eine Uebersicht liber das Vorkommen und die Ver-
breitung der gefundenen Nematoden zu geben.
In den Zusammenstellungen werden nur die vollkommen
sicher bestimmten Arten aufgetûhrt. Es fanden sich noch ca.
6 Arten, deren Bestimmung einstweilen unmôglich war, letztere
stammen aus folgenden Wirten : Corvus cornix, Corvus corone,
Garndus gkmdarius, Upupa epops, Chunga Burmeisteri, Ardea
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1898. . 13
190
WALTER VOLZ.
cinerea, Gallïmda cJilorojms. Icli behalte rair vor, eventuell
spâter darauf zurtickzukommen und die daruiiter sicli findenden
neuen Species zu besclireiben.
Wo keine spezielle Bemerkung beigefiigt ist, stammt der
betreffende Vogel aus der nàheren Umgebiing von Basel oder
Freiburg i. B.
Es wurde fast ausschliesslich der Verdauungstractiis auf
Parasite!! ui!tersucht.
Folgeiide Tabelle !ï!ag zur Orientierung tiber die gefundei!ei!
und bestimmten Nematoden dienen :
Parasit
Wirt
Bewohntes Organ
1 . Ascaris spiralis , Otus vulcjaris.
Rud.
Ascaris depressa
Rud.
3 . Ascaris spiculi-
gera Rud.
4 . Ascaris ensicau-
data Rud.
Heterakis inflexa
Rud.
Heterakis vesicti-
laris Frôl.
7 . Strongyluspapil-
latus V. Linst.
8. Strongylus dimi-
diatus Dies.
Astur palumbarius, Accipiter ni-
sus, Buteo vulgaris, Circns
cyaneus .
Podiceps minor.
Corvus corone, Corvus frugile-
gus, Garrulus glandarius,
Alauda spec, Turdus viscivo-
rus.
Tetrao nrogallus, Tetrao tetrix,
Tetrao bonasius (Russland).
Tetrao urogallus, Perdix saxa-
tilis, Starna cinerea, Gallus
domesticus, Phasianus colchi-
cus, Phasianus pictus, Cros-
soptilon mantschuricus (in Ge-
fangenschaft), Polyplectron bi-
calcaratum (in Gefangensch.),
Pavo cristatus.
Tetrao tetrix.
Bhea americana (zoologischo.r
Garten).
Intestinum .
Intestinum, Ventri-
culus .
Intestinum, Cavum
abdominale (?)
Intestinum, Cœcum,
Intestinum, Cœcum.
Co'cum.
VORKOMMEN VON NEMATODEN IN VOGELN.
191
Parasit
IV/rt
Bewohntes Organ
9.
IriehosoiitaPico-
rum M. C. V.
Dryocopus Martius.
10.
Tricliosoma resec-
Pyrrhocorax alpinus (Schweiz),
Intestinum.
tiim Diij .
Lycos monedula,
rone, Gorvus frug
rulus glandarius,
data.
Gorvus co-
legus, Gar-
Pica cau-
11.
TricliOsoma Ion-
Tetrao tirogallus, Starna cine-
Iiitestinum, Cœcum.
(jicolle Rud.
rea, Phasianus colchiciis.
12.
Trichosoma hre-
Otis tarda (zool. Garten).
vicolle Rud.
13.
Trichosoma obtu-
sum Rud.
Otus vulgaris, Bra
Uistris.
chyotus pa-
Intestinum .
14.
Trichosoma Fal-
conum Rud.
Accipiter nisus.
Intestinum .
15.
Trichosoma cun-
Gorvus corone, Gorvus cornix.
Oesopliagus.
tortum Crepl.
1(3.
Filaria tricuspis
Gorvus coro7ie, Cor
vus cornix,
Cavum abdominale.
Fedtsch .
Corvus frugilegus,
garis.
Merula vtil-
17.
Filaria horrida
Bhea americana (zoologischer
Cavum thoracale u.
Dies.
Garten) .
Musculat. d. hin-
tern Extremitât.
18.
Filaria îeptopte-
ra Rud .
Accipiter nisus.
Ventriculus, Intes-
tinum.
19.
Filaria attenuata
Rud.
Garrulas glandarius
Cavum abdominale.
20.
Dispharagus an-
Corvus corone. Cor
vus cornix,
Unter der Tunica
thiiris Rud.
Gorvus frugilegus
glandarius.
, Garrulus
ventriculi .
21.
Dispharagus la-
ticeps Rud.
Accipiter nisus.
22.
Spiroptera trun-
cata Crej)!.
Upupa epops.
23.
Physaloptera
alata Rud.
Accipiter nisus.
Oesophagus,' Inglu-
vies, Ventriculus.
24.
Angiostomum
sanguinolentum
(?) V. Linst.
Otus vulgaris.
Cavum abdominale.
192 WALTER VOLZ.
ûber die Nematodenfauua jedes einzelnen Wirtes.
I Rhea americana Lam. (zool. Garten).
Strongylus dimidiatus Dies. çf und Ç in zahlreichen Exem-
plaren.
Filaria horrida Dies. çf iind Ç iu zahlreichen Exemplaren.
II. ASTUR PAUIMBARIUS L.
Ascaris depressa Rud.
III. ACCIPITER NISUS L.
Von 16 untersuchten Individuen waren 12 mit Nematoden
besetzt. Ascaris depressa Rud. bewohnte 3, Trichosoma Fal-
conum Rud. ebenfalls 3, Filaria leptoptera Rud. 4, Dispharagiis
latïceps Rud. 1, Physaloptera alata^uà.. 5 Individuen.
Maximalzahlen : Ascaris depressa 7 (1 ç^ , 6 Ç), Trïclio-
soma Falconum 3, Filaria leptoptera 1, Dispharagus latïceps 1,
Physaloptera alata 9 (2 ç^ , 7 Q).
1 Accipiter nisus enthielt 2 Species {Ascaris depressa und
Dispharagus latïceps). 2 enthielten je 3 Species (Trichosoma
Falconum, Filaria leptoptera, Physaloptera alata ; Ascaris de-
pressa, Filaria leptoptera, Physaloptera alata).
IV. BuTEO VULGARIS Bechst.
Untersucht wurden 16 Stiick, von diesen enthielten 5 Rund-
wurmer und zwar nur Ascaris depressa Rud., im Maximum 5-7
Stiick.
V. CiRCUS CYANEUS L.
Ascaris depressa Rud. (1 cf , 1 9).
VORKOMMKN VOX NKMArODKN IN VOGELN. 193
VI. Otus vulgaris Flemm.
Ascaris spiralis Rud.
Trichosoma ohtusum Rud.
Angiostomum sanguinolentum (?) v. Linst.
VII. Brachyotus palustris Foi'St.
Trichosoma ohtusum Rud.
VIII. Pyrrhocorax alpinus L. (Schweiz).
Trichosoma resectum Diij.
IX. Lycos monedula L.
Trichosoma resectum Du j .
X. CORVUS CORONE L.
Im ganzen wurden 155 Stiick untersucht, davon waren 67
frei von Nematoden.
Von Ascaris ensicaudata ivud. wareu 5, von Trichosoma re-
sectum Duj> 7, von Filaria tricuspis Fedtscli. 5, von Disphara-
gus anthuris Rud. 77 p]xemplare bewohnt; das einzige, dessen
Oesophagus untersucht wurde, enthielt von Trichosoma contortum
Crepl. 10 Ç.
Maximalzahlen : Ascaris ensicaudata 1, Trichosoma resec-
tum ca. 40 {çj' und Q), Trichosoma contortum 10 Ç>, Filaria
tricuspis 8 {çf und Q), Dispharagus anthuris 12 (2 (^f , 10 Q).
12 Individuen von Gorvus corone beherbergten 2 Arten von
Nematoden gleichzeitig {Trichosoma resectum, Dispharagus
anthuris; Filaria tricuspis, Dispharagus anthuris; Ascaris
ensicaudata, Dispharagus anthuris ; Trichosoma contortum , Dis-
pharagus anthuris).
XI. CORVUS CORNIX L.
Von den 6 untersuchten waren 4 bewohnt und enthielten :
Trichosoma contortum Crepl., Filaria tricuspis Fedtsch., Dis-
pharagus anthuris Rud .
13*
194 WALTEll VOLZ.
XII. CORVUS FRUGILEGUS L.
16 von 47 untersuchten Exemplaren waren von Nematoden
frei, allerdings wurde der Oesophagus nie berticksichtigt.
Es beherbergten : Ascaris ensicaudata Rud. I, Trichosoma
resedum Duj. 15, Filaria tricuspis Fedtsch. 3, Dispharagus
anthîiris 21 Saatkràhen.
Maximalzahlen : Ascaris ensicaudata 1, Trichosoma resec-
tum 43 (8 o*, 35 Ç), Filaria tricuspis 4 (1 çf, 3 Q), Disj^ha-
ragus anthuri s 47 {18 (j' , 29 Q).
10 Individuen von Corvus frugilegus enthielten 2 Arten von
Rundwiirmern {Trichosoma resertum, Dispharagus anthuris;
Filaria tricuspis, Dispharagus anthuris). 1 Individuum enthielt
3 Species zugleich {Trichosoma resectum, Filaria tricuspis und
Dispharagus anthuris) .
XIII. PiCA CAUDATA Boie.
Trichosoma resectum Duj .
XIV. Garrulus glandarius L.
Es wurden im ganzen 76 Exemplare (9 ohne Magen) unter-
sucht, von denen 18 Nematoden enthielten.
Bewohnt von Ascaris ensicaudata Rud. waren 5, von Tri-
chosoma resectum Duj. 2, von Filaria attenuata Rud. 5, von
Dispharagus anthuris Rud. 6.
Maximalzahlen : Ascaris ensicaudata ca. 20 {çf und Ç>),
Trichosoma resectum 1, Filaria attenuata 6 Ç, Dispharagus
anthuris 5 Ç .
Von 2 Nematodenspecies zugleich bewohnt waren 4 Indivi-
duen {Ascaris ensicaudata, Filaria attenuata; Trichosoma resec-
tum, Filaria attenuata ; Filaria attenuata, Dispharagus anthu-
ris).
XV. Dryocopus Martius L.
Trichosoma Plcorum M. C. V.
VORKOMMEN VON NEMATODEN IN VÔGELN. 195
XVI. Upupa epops L.
Spiroptera truncata Crepl.
XVII. Merula vulgaris Leach.
Filaria tricuspis Fedtsch.
XVIII. ÏURDUS VISCIYORUS L.
Ascaris ensicaudata Rud.
XIX. Alauda spec.
Ascaris ensicaudata Rud.
XX. Tetrao urogallus L.
Von 47 untersuchten Exemplaren beherbergten 19 keine
Rundwurmer.
Es wurden bewohnt von Heterakis inflexa Rud. 21, von
Heterakis vesicularis Fr6\. \, von Trichosoma longicoUe Rud. 9.
Maximalzahlen : Heterakis inflexa 58 (27 (^f, 31 Ç), Hete-
rakis vesicularis 1, Trichosoma longicoUe ca. 26 (1 q*, ca.
25 9).
3 Auerhàhne enthielten je 2 Arten (Heterakis inflexa, Tri-
cJiosoma longicoUe), 1 enthielt 3 Arten zugleich {Heterakis in-
flexa, Heterakis vesicularis, Trichosoma longicoUe).
XXI. Tetrao tetrix L.
Von den 10 untersuchten waren 6 frei von Rundwiirmern,
die andern enthielten Heterakis inflexa Rud. (Maximum 2 çf ,
8 Ç) und Strongyliis papillatus v. Linst. in grosser Zahl.
XXII. Tetrao bonasia L. (Russland).
Heterakis inflexa Rud. (3 ç^, 5 Ç).
XXIII. PtRDIX SAXATILIS M. W.
Heterakis vesicularis Frôl. (ca. 15 q* und Ç).
196 WALTEK VOLZ.
XXIV. Starna cinerea L.
1 1 von deu IG untersuchten waren von Nematoden unbe-
wohnt, 4 enthielten Heterakis vesicularis Frol., 1 Trichosoma
longicoUe Rud.
XXV. Gallus domesticus Briss.
Heterakis vesicularis Frol.
XXVI. Phasianus colchicus L.
Im ganzen wurden 10 untersucht, davon waren 7 von Nema-
toden besetzt, aile dièse enthielten Heterakis vesicularis Frol.
(Maximum iiber 20) und 1 ausseidern Trichosoma longicoUe Rud.
XXVII. Phasianus pictus L.
Heterakis vesicularis Frol. in grosser Zabi.
XXVIII. Crossoptilon mantschuricus Swinhol.
(in Getangenschaft).
Heterakis vesicularis Frol.
XXIX. POLYPLECTRON BICALCARATUM Gray.
Heterakis vesicularis Frol. (iiber 20).
XXX. Pavo cristatus L.
Heterakis vesicularis Frol. (ca. 15).
XXXI. Otis tarda L. (zoolog. Garten).
Trichosoma brevicolle Rud.
XXXII. PODICEPS MINOR Gm.
Ascaris spiculiger a Rud. (ll(2f,4 Q).
Der Reichtum an Nematodenspecies ergîbt fur die untersuch-
ten Vôgel folgende Reihenfolge : Accipiter nisush. 5 Species,
Corvus corone L. 5, Corviis frugilegus L. 4, Garrulus glan-
darius L. 4, Otus vulgaris Flemm. 3, Corvus cornix L. 3,
VORKOMMEN VON NEMATODEN IN VÔGELN. 197
Tetrao iirogallus L. 3, Folgende enthielten 2 Species : Bliea
americana Lam., Tetrao tetrix L., Starna cinerea L., Pha-
sianus cokhicus L., die ûbrigen nur eine Species.
Am regelraâssigsten scheinen die Bahenvôgel, Rauhvogel und
HuJiner von Nematoden besetzt zu sein^ gleichzeitig treten bei
ihnen die Rundwûrmer in grôsster Individuenzahl auf.
Sitz der Nematoden :
Intestinum 10 Species.
Cœcum 4
Cavum abdominale 4 »
Ventriculus 3
Oesophagus 2
Cavum tlioracale 1 »
Musculatur 1 »
Tunica ventriculi 1 »
Ingluvies 1 »
Fiir folgende Arten wurden neue Wirte gefunden :
Ascaris ensicaudata Rud. in Alaiida spec.
Heterakis inflexa iiud. in Tetrao tetrix und Tetrao honasia.
Heterakis vesicidarls Frol. in Grossoptilon mantschuricus und
Foli/plectron hicalcaratum .
Strongylus papiïlatus v. Linst. in Tetrao tetrix.
Trichosoma Picorum M. C. V. in Dryocopus Martius.
Trichosoma resectum Duj. in Pyrrhocorax alpinus, Corvus
corone und Pica caudata.
Trichosoma brevicoUe Rud. in Otis tarda.
Trichosoma o6^^/s^^m Rud. in Brachyotus palustris.
Filaria tricuspis Fedtsch. in Menda vulgaris.
198 WALTER VOLZ.
Zur Bestimmung wurde folgende Litteratur benutzt :
DiEsiNG, C. M. — Systema Helminthum, 1851.
DuJARDiN, F. — Histoire naturelle des Helminthes, 1845.
Eberth, J. — Untersuchungen liber Nematoden, 1863.
V. LiNSTOw, 0. — Compendium der Helminthologie, 1878 uiid 1889.
— Archiv fur NaturgeschiclUe, XXXIX, 187;3.
— Ibidem, XLI, 1875.
— [bidem, XLJll, 1877.
— Ibidem, XLV, 1879.
— Ibidem, XL VI, 1880.
— Ibidem, XLVIII, 1882.
— Ibidem, XLIX, 1883.
— Ibidem, IV, 1884.
LiNTON, E. — Notes on avian entozoa. Smithsonian lustitulioii, 1892.
MoLiN, R. — Denkschrift der k. Akademie, XIX, 18(51.
Schneider, A. — Monographie der Nematoden, 1866.
Stossigh, m. — Bolletino délia Società Adriatica ^di Scienze Naturali in ïriesle,
IX, 1887.
— Societas Historico-Natiualis Croatica, IV, 1<S89.
— Il Génère Physaloptera Rudolphi. Lavoro Monogralico, 1889.
— Societas Historico-xXatm-alis Croatica, V, 1890.
— // Génère Trichosoma Rudolphi. Lavoro Monografico, 1890.
— Societas Historico-Naturalis Croatica, VI, 1891.
— Il Génère Dispharagus Dnjiiniin. Lavoro Monotjralico, 1891.
— // Génère Angiostomum Dujardin, 1893.
— Bolletino délia Società Adriatica di Scienze naturali in Trieste.
XIV, 1893.
— // Génère Ascaris Linné. Lavoro Monografico, 1896.
— Filaria e Spiroptere. Lavoro Monografico, 1897.
Studer, Th. und Fatio, V. — Katalug der schweizerischen Vôgel, 1892.
Anmerkung. — Warend des Druckes erschien :
MiiHMNG, p. — Die Helminthen-Fauna der WirbcUiere Ostpreussens. Arch. f.
Naturgesch. I. 1898.
Ein Beitrag
ziir Kenntnis der Myriapodenfauna der Scliweiz
von
Hans ROTHENBÙHLER.
Hiei'zu Tafel o, 6 und 7.
EINLEITUNG
Seit dem Ersclieinen von Prof. Dr. Latzels Fundamentalwerk,
welches die moderne Myriapodenforschung begriindete, wird
diesem Zweige der Naturwissenschaft stets wachsende Auf-
merksamkeit zugewendet. Walirend voii den âltern Autoren
zum grossen Tlieil nielir oder weniger iinklare, aiif Farbe und
anssern Habitus beziigbche und oft vieldeutige Beschreibungen
geliefert wurden, treifen wir in Latzels Bucb zum ersten Maie
klare und scbarfe, auf bestimmte morpbologische Merkmale
gegriindete Diagnosen. In den letzten Jabren baben eine Reibe
von Forscbern auf dieser Basis weiter gearbeitet und einen
ungeabnten Reiobtum von Formen bekannt gegeben : die Zalil
derselben vergrossert sicb stetig, je mebr bis dabin unerforscbte
Gebiete in die Untersucliung einbezogen werden. So kennen wir
die Mj'riapodenfauna Steiermarks durcb Attems, und diejenige
Rheinpreussens durcli Veiihœff, von diesem Autor ausserdem
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 1899. 14
200 HANS ROTHENBUHLER.
eine grosse Zahl neuer Formen aus Osterreich imd aiidern Lâii-
dern; ûber die ^fyriapodeii Fraiikreichs haben wir die Arbeiten
Brôlemanns imd Latzels, liber italieiiische diejeiiigen von
Fanzago, Berlese, Fedrizzi uiid Silvestri.
Die Scliweiz aber war trotz ihrer centralen Lage lange Zeit
eine « Terra incognita. » Ausser gelegentliclien, kurzen Bemer-
kungen besitzen wir aus friihern Jahren nur die Arbeit von
Am Stein(I) ^ ûber die Myriapoden (Traul)undens aus deui Jahr
1857, in welclier 22 Arten von I)ii)loi)()den und 16 Arten Cliilo-
poden aufgefiihrt werden ; von den erstern wurden 15 als gute
Arten von Verhœff anerkannt ; von den letztern diirften 5 Arten
schwer zu identiticiren sein. Neuern Datums ist die Arbeit
Yerhœffs (57) vom Jahre 1894, worin 17 teils ganz, teils fur
das Gebiet der Scliweiz neue Arten niitgeteilt werden; dazu
kommen noch 9 von Am Stein nacligewiesene, aber von Ver-
hœff nicht wiedergefundene Arten. t'ber die Myriapoden der
Umgebung von Clenf publicierten ini Jahr 1 89 5 Henri de Saussure
und Dr. Zehntner eine nacligelassene Arbeit des fîir die Wissen-
scliaft leider zu frtih verstorbenen Aloïs Humbert (22), in welclier
wir 21 Arten genannt tinden; von diesen sind 15 als unzweifel-
haft richtig anzusehen, wiihrend die Beschreibungen der Ubrigen
nicht zum Abschluss gelangen konnten.
Es war also von einer Untersuchung iiber scliweizerische
Myriapoden zu erwarten, dass sie neue Resultate ergeben wûrde.
Wenn sich dièse Yoraussetzung auch als richtig erwiesen hat,
so macht doch die nachstehende Arbeit nicht Anspruch darauf,
nur einigermassen vollstandig zu sein; dazu gehort ein viel
lângerer Zeitraum des Sammelns, als er mir zur Yerfiigung
stand. Sie will bloss in ihreui Telle beitragen zur Erweiterung
unserer Kenntnisse ûber die MjTiapodenfauna der Scliweiz.
Bei der topographisch so vielgestaltigen Obertlachenbeschaf-
^ Siehe Litteraturverzeichnis.
MYRIAPODENFAUNA DER SCH\\nEIZ. 201
feiiheit dièses Landes war es ni dit mrtgiich, in der angegebenen
Zeit das ganze (lebiet zii beriicksichtigen ; es miisste eine Aiiswalil
getroiïen werden. die ni()gliclist viele der vorkominenden Ober-
flâchenfonnen aiifwies ; daher erstreckt sich das Untersuchungs-
gebiet aiif das Berner-Oberland. den niittlern Teil des Kantons
Bern, umfassend das Mittelland, das Emmenthal und den Ober-
aargau, aiif den Jura und das Rlionethal. Dal)ei sind aile H()ben-
lagen von 400 — 4000 m. vertreten, was fiir die Beobachtung
der vertikalen Verbreitung der Arten von Vorteil war. Geologiscli
umfassen die genannten Gebiete folgende Stufen : Alpine Kalk-
und Kreideformation im Berner-Oberland und am Genfersee,
Juraformation im Jura, Molasse und Diluvium im Emmenthal,
Mittelland und Oberaargau, krvstallinische Schiefer und Dilu-
vium im AVallis.
Das bearbeitete Material habe ich selber wâhrend des
Jahres 1897 und im Friihjahr 1898 gesammelt ; ausserdem
ilberliess mir Herr Dr. Th. Steck eine Anzahl von ihm gesam-
nielter Tiere.
Zur Bestimmung dièses Materials war ich auf die Litteratur
a]]ein angewiesen, da mir keine Vergleichstiere zur Verfiigung
standen.
Die italienische Litteratur wurde nur insoweit beriicksichtigt,
als sie sich auf Grenzgebiete der Schweiz bezieht, und soviel zur
Feststellung der neuen Arten erforderlich war.
202 HANS ROTHENBÛHLER.
I. Ordiuing' Chilopoda Latreille.
1. Famille SCUTIGERIDiE Gervals.
Gattiing SCUTIGERA Lamarck.
lera coJeoptrata L.
Paul Godet giebt im « Rameau de sapin » (16 a) ^ eine
Besclireibung dièses Tieres, iiach welclier dasselbe am Neueii-
burgersee keine selteiie Erscheinung ist. Am Genfersee bel
Montreux wurde es von Herrn Prof. Dr. Studer beobachtet und
icli fand ein Exemplar auf einem Schuttplatze bei Sion im Wallis.
2. Famille LITHOBIIDtî: Newport.
Gattung LITHOBIUS Leach.
Lin. 3, 15, 17, 26. '
In der Anordnung der einzelnen Arten dieser ausserordentlich
monotonen Chilopodengattung folge icli der Gruppierung, wie sie
von Laïzel (26, p. 36) vorgeschlagen und von Atïems (3) durcli-
gefûhrt wurde.
1. Subgenus Oligobothrus Latzel.
1. Gruppe Archilithobius Stuxberg.
LifJiobms crassi2^es L. Koch.
Lut. •26, p. ll>8.
Bern und Umgebung, liremgartenwald, Dalilhôlzli, niclit
bauiig.
^ Dnrch die nnter Lift, ansfffuhrtcn und in ( ) eingeschlossenen Zahlen wird
auf das Litteraturverzeichnis am Schlusse hingewiesen.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 203
Lith. œruginosus L. Koch.
Lut. 26, p. 126.
Bremgartenwald uiid Emmenthal, unter Moos uiid Laub,
îiicht liiiufig.
Lith. pusiUus Latzel.
Lia. 26, p. 108.
Wie vorige, an bemoosten Baumstâmmen.
LifJi. mutabUis L. Koch.
Litt. 26, p. 97.
Wàlder, unter Laub und ^loos, Umgebung Berns, Courtclary,
Jura.
Lith. lucifugus L. Koch,
Litt. 26, p. 120.
Im Ennnenthal an einem Waldrand 1 Mânnchen, 1 Weibchen.
2. Gruppe Lithobms s. str. Stuxberg.
Lith. forficatus L.
Litt. 26, p. 57.
In der westHchen Schweiz ist er der gemeinste LitJiohius und
tiberall hâufig anzutreffen mit Ausnahme der Wâlder, wo er
Lithobius piceus und andern an Zabi entscliieden nachsteht;
tiefer im Walde drimien habe ich ihn iiberhaupt nicht gefunden,
wohl aber in Hecken, Gebiischen und an Waldrandern, Mit Vor-
liebe bewohnt er die Umgebung der Hâuser, Hôfe und Dôrfer,
Gebtische in offenem Feld, Weg- und Waldrânder, Hecken und
Scbuttpbltze. Im Terrariuin wurden Gefangene mit Assebi er-
niihrt, dereii Ringe sie sauber ausnagten. Eine Hâutung konnte
ich an denselben nicht beobachten. Nach mehr als halbjiihnger
Gefangenschaft benutzten sie eine giinstige Gelegenheit und ent-
wichen. An keinem der von mir besucliten Orte vermisste ich
204 HANS ROTHENBÛIILER.
dièse Art. Im Oberlaiid geht er bis auf 2 100 m. Hôlie; dièse
ali)iiien Tiere zeichiieii sicli diirch eine auiï'alleiid diinkle Fârbung
ans, ebeiiso diejeiiigen ans deiii Wallis. Es wurdeii imtersucht
95 (5, 53 Ç ; die Mânnchen sind also bedeutend in Ueberzahl,
was im Hinblick aiit" das iiingekehrte Verlialtnis bei den Diplo-
poden ûberrasclit. Beifiigeii ^vill ich iiocb, dass sich obige Zahl
imr auf reife Tiere Ijezieht.
Lltli. pi cens L. Koch.
Lin. 26, p. (34.
In Wâklern und Gebiiseben sehr verbreitet und zahlreich.
Emmenthal, MitteHand, Oberaargau, Jura, am Genfersee, im
Wallis, im Berner-Oberland ; hier auch liber der Waldgrenze in
2100 m. Hohe; dièse letztern Exemplare sind auffallend dunkel.
Llth. (jlahratus C. Koch.
Litt. 26, p. 74.
Bernisches Mittelland, selten.
LifJi. fricuspis Meinert.
Litt. 26, p. 76.
Findet sich mit L. piceiis an denselben Orten und ni ungefiihr
gleicher Anzahl.
Lifh. (lentatns C. Koch.
Litt. 26, p. 80.
Verbreitung wie bei L. p)keus, tritt jedocli lange nicht so
zahlreich auf.
LltJi. agilis C. Koch.
Litt. 26, p. 78.
Villeneuve, am Genfersee, zwei Weibchen.
LifJi. auJcKXipus Latzel.
Litt. 26, p. 84.
Courtelary, Jura, im Walde, 1 Mânnchen, 2 Weibchen.
MYRIAPODENFAUXA DER SCHWEIZ. 205
L'dli. p^ifinKVds Latzel.
L'at. 26, p. 86.
Bex, Rlioiiethal, 1 ^laiincheii.
2. Siibgt'iius PoLYBOTHRUS Latzel.
Litli. Jeptopus Latzel.
Lia. 26, p. o.i.
Bremgartenwald, Jura, Urbaclitlial (Berner-Oberland), zu-
sammen 6 Exeinplare.
Von Oswald Heer (20 '-") wird ein Lifhohius alpinus ans den
Graiibundner Alpeii bekannt gemacht, gegen welchen vorlâufig
niclits einziiweiideii ist, bis Tiere von denselben Fimdorten
untersiicht worden sind; docli vermiite ich, dass es sich uni Litli.
forficatus oder Lith. piceus handeln konnte.
Ferner weist Am Stein (1) aus deni Prâttigau den Lithohius
erytlirocephalus C. Koch nach. Die iibrigen von Am Stein aufge-
fûhrten Arten, einschliesslich einer neueiiArt, diirften scliwer zu
erkennen und zu deuten sein und konnen daher hier niclit in
Betracht kommen.
Ausser den vorstehend angefilhrten Arten besitze ich noch
eine ziemhche Anzahl Tiere von zweifelhafter Zugehôrigkeit,
fur deren Bestinnnung ieli erst in den Besitz weitern und haupt-
sâchHch frischen Materials gelangen niuss, weil zmn Beispiel
die Farbenverhâltnisse an âltern Alkoholexeniplaren nicht niehr
mit Sicherheit nachgewiesen werden konnen. Zweifellos wird
sich noch manche fiir das Schweizergebiet neue Art iinden lassen
und filr verschiedene der schon nachgewiesenen Arten werden
die Angaben in Bezug auf Verbreitung und Hiiutigkeit des Vor-
konnnens noch moditicirt werden miissen; ich lioffe, in einer
spâtern Arbeit darauf zurtickkommen zu konnen.
206 HANS ROTHENBÛHLER.
3. Familie SCOLOPENDRIDiî: Newport.
Litt. \, 3, 18, 26.
Gattung CRYPTOPS Leach.
Cryptops anomolans Newport.
Syn. Crfjpiojis punclatxs C. Koch.
Litf. 26, p. 151.
Von meinen Exemplaren erreicht keiiies die von Latzel ange-
gebene Grosse, wâlirend die iibrigen Merkmale ubereinstimmen.
Grôsste Lange 22 mm.
Vorkommen : In der Umgebung von Bern an alten Baum-
striinken, an Waklrandern unter liaub und Steinen, Botan. Gar-
ten, Bremgartenwakl. Bei Bex an aken Kastanienbâumen.
Cryptops Jiorfensis Leack.
Litt. 26, p. im.
Nickt kâufig ; an denselben Orten, wie der vorige.
4. Familie GEOPHILIDiE Leach.
Litt. 1, 3, 18, 26, 47.
Gattung GEOPHILUS Leach.
GeophUus Sfuderi n. sp.
Dièse neue, zii Ehren von Herrn I*rof. Dr. Studer benannte
Art, koïkmt in ikrem âussern Habitus GeophUus longicornis am
nâcksten, iintersckeidet sick aber von diesem leickt durck die
stark vortretenden Pleuren der Analbeine mit zakh'eicken, un-
gleick grossen Poren mid durck die Kieferfusse, deren Piand iniien
giatt und nickt wie bei longicornis gekerbt ist.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 207
Lange des Weibchens, ich besitze 5 solche, aber kein Mann-
chen, 29 bis 35 mm. Kôrper nach vorn kaum merklich, nacb
hinteii bedeiiteiid verschmalert ; iiberall sparlicli kiirz behaart.
Kopfschikl langer als breit, Stirnschikl nicht abgesetzt. Fiihler
sehr lang, 3,5 — 4,7 nnn,
Mundwerkzeuge denen von Jongicornis âhnlich, mit dem Unter-
schiede jedoch, dass die beiden Tasterkappenpaare der Unter-
kiefer statt einer mehv rimdlich langgezogenen eine breite, drei-
eckige Form zeigen.
Hilften des Kieferfusspaares seitlich tiber das Kopfschild vor-
tretend ; ihre Chitinlinien abgekûrzt, auf der Mitte eine schwache
Lângsfiirche. An der Basis des Klaiiengliedes bemerkt man ein
kk^ines, stumpfes Zahnchen. Die Kkiiien iiberragen geschlossen
die Kopfspitze nur wenig ; ihr Innenrand ist nicht wie bei Jongi-
cornis gekerbt, sondern ganz glatt.
Die Sculptur der Iliicken- und Bauchschikle zeigt Ueberein-
stimmung mit longicornls; auf ersteren bemerken wir also zwei
Lângsfiirchen, auf letzteren im Vorderteile des Kôrpers ein tiefes
Griibchen, das auf den hintern Schiklen in eine Langsfurche
iibergeht. Die Bauchporen stehen in einem bandformigen, nacli
beiden Seiten verschmalerten Porenfelde vor dem Hinterrand der
Bauchschikle.
Der Hinterrand der 17 bis 18 ersten Bauchschikle ist in ein
kurzes Zâi)fchen mit abgerundeter Spitze und nur wenig ver-
breiteter Basis ausgezogen, welches die Vorstreifen des nâclist-
folgenden Schildes trennt. Bei G. longicornis sind die entspre-
chenden Bildungen viel weniger differenziert, indem dort die
zâpfchenartigen Vorsprtinge allmâhlich in den Hinterrand der
Schilde sich verflachen. Letzter Bauchschild breit, mit geraden,
nach hinten konvergierenden Seitenkanten. Zahl der Beinpaare
53 — ^57 ; das vorletzte derselben nur wenig dûnner, aber bedeu-
tend ktirzer, als das Analbeinpaar. Das letztere lang, mit deut-
lichen Krallen versehen ; die Analpleuren auffallend verbreitert ;
208 HANS ROTHENBÛHLER.
aiif (1er Unterseite befindeii sich je 1 5 — 2 1 ungleicligrosse Poren
in iiiireiieliiiassi,i>er Lai^ening; jo-e\V()lmlich sind eiiiige dersellien
vom Seiteiirand des Bauclischildes lialb verdeckt. Die zwei Aiial-
poren sind gut sichtbar.
Vorl^ommen : Unter Steinen und totem Laub ini Walde, Breni-
gartenwald, Moosseedorl Jura.
Geoph. Jinearis C. Koch.
Liti. 26, p. 189.
In der westlichen Schweiz iiberall gemein, wenn auch infolge
seiner versteckten Lebensweise nirgends bautig anziitretïen. In
Inniiusreiclier Gartenerde, im Walde unter Steinen, in faulen
Baumstrtlnken, in den tiefern Laubschichten sammelte icli an
die 40 Exemplare.
Geopli. Ion g} corn Is Leacli.
Litt. 26, pag. 179.
Findet sich mit der \ origen Art an denselben Orten in ziem-
licher Haufigkeit. Ein intéressantes Vorkonmniis will ich hier
erwâhnen, welches unser Tier als kûhnen Eâuber kennzeichnet.
Im Jura fand ich nâmlich unter einem Stein ein Exemplar
dieser Art mit einem grossen Piegenwurm im Kampfe. Der
Tausendfiissler batte seine Giftkrallen tief in den Leib des Wur-
mes geschlagen, welcher augenscheinlich von langem Kampfe
schon ganz ermattet war, denn seine Bewegungen und Win-
dungen waren langsam und trage ; sein Angreifer jedocli sclilug
immer von neuem seine Giftkrallen in den Leib seines Opfers ;
plôtzlich mochte ihm indes die verânderte Situation tiihlbar
werden, er liess los und suchte zu entHiehen; meine Pincette
hinderte ihn daran. Es war ein grosses Weibchen von 37 nnn.
Lange.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHAVEIZ. 209
Geoph. eJectrkus L. var. alpesfris Yerh.
Litl. '26, pag-. 187 ; o9, pag-. :\ï9.
An dem iiacli vorii uiul hiiiteii bedeiitend versclimalerten Kor-
per, verbiinden mit seiner ansehnlichen Grosse, ist dièse Geo-
pliilide leicht von andeni Art en zu uiitersclieiden. Sehr gut
charakterisiert ist sie feriier durch die breit niereiifOrmigen
Vordergruben der Veiitrali)latten auf deii vordeni Bauclischildeii,
wie Verhœff (59) sie abgebildet bat.
Ein Weibcben von 35 mm. Lange bat 65 Beinpaare. Aiif dem
nicbt vom Bauchschild bedeckten ïeil der Analpleuren stehen
jederseits 7 Poren in folgender Anordnimg: 2 grosse am Rande
des Bauchschildes, 4 kleinere daneben in einer gebogenen Lângs-
reihe, 1 Porus entfernt auf dem bintern Teil der Pleure. Anal-
poren gross.
Vorkommen : Ein Weibcben fand icb im Bremgartenwald in
einem faulen Baumstrunk. Seitlier erbielt icb durcb Herrn Se-
minarlehrer F. Siegenthaler zwei ïiere dieser Art, welcbe
anfangs November 1898 in den Anlagen des Seminars auf dem
Muristalden bei Bern gesammelt worden waren, wo sie sich durch
ihr starkes Leucbten in der Abenddjimmerung bemerkbar ge-
maclit batten.
Amnerhung : Geopliihis ferrugineus wird von Am Sïein aus
dem Prâttigau angegeben.
GattLing SC0L10PLANES Bergsoe und Meinert.
Litt. 1, 3, 18, 26, 47.
Scolioplanes acuminatus Leacli.
Litt. 26, pag. 192.
SâmmtbcbeMânncben, welcbe icb von dieser Art besitze, haben
39 Beinpaare, die Weibcben 41 — 43. Die Farbe der Tiere ist
210 HAN8 ROTHENBUHLER.
am i^anzen Korper, mit Aiisnahme der etwas hellern Bauch-
schilde, ein gleichmâssiges Iiostrot.
Vorkonunen: Umgegend von Beni an verscliiedenen Orten,
Jura ini Walde unter Steinen, Bex in alten Kastanienstrûnken,
Villeneuve an einer feuchten Kalksinterwand.
y Scol. crassipes C. Koch.
Lin. 26, pag. 19i.
In der Farbe der vorigen Art gleicli, die Baucliscliilde jedoch
etwas melir aufgeliellt ; weniger hâufig, als die vorige Art.
Icli sammelte liievon inir 2 AVeibchen und 1 Mânnclien. Die
erstern besitzen 55, das letztere 51 Beinpaare.
Anmerkung. Verhœff zielit die beiden Arten dieser Gattung
als Subspecies zu einer neiien Art, Scol. varlahUis, zusammen, weil
sich zvvischen beiden vollstândige Uebergânge linden sollen.
II. Ordnung Symphyla Ryder.
Familie SGOLOPENDRELLID^E Newport.
Gattung SCOLOPENDRELLA Gervais.
Lut. 3, 19, 27.
ScolopendreUa notacardha Gervais.
Liit. 27,pag. 11.
Dièse Tierchen fand icli mit Scolopendr. immaculafa zns-àmmen
auf einem alten Schuttplatze bei Bern, beide Arten in ungefâhr
gleicher Anzahl, an andern Orten habe icli sie nicht beobaclitet.
Aile besasseu nur 1 1 Beinpaare.
Scol. immacidcda Xewport.
Litt. 27, pag. 15.
Mit der vorigen Art zusammen, alleTiere mit 12 Beinpaaren.
MYKIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 211
Die (Iritte Ordnuiiii:, Pauropoda Lubbock, habe icli bis jetzt
nicht iiefiiiideii, docb diirfte sie ebenfalls ini Gebiet vorhaiiden
sein.
IV. Orclmiiig Diplopoda IMainville-Gervais.
I. Unterordnung PSELAPHOGNATHA l.atzel.
Famille POLYXENIDiE Gray and Jones.
Gattung POLYXENUS Latreille.
' Litt. 3, 2-2, 27, 67.
Polyxenus lagurus Latr.
Vorkommen : Berner-Oberland, Mittelland, Emmentlial, Jura,
Villeneuve, Wallis, miter der Borke von Obst- und Waldbiimnen;
im Winter schart er sich zu Kolonien bis zu 30 Stiick zusannnen.
Im Engadin unter Steinen von Herrn D^' Carl gefunden.
II. Unterordnung GHILOGNATHA Latreille.
1. Familie GLOMERIDiE Leach.
Subfamilie GLOMERIDIA Brandt.
Gattung GLOMERIS Latreille.
Die Glomeriden sind in der Schweiz, soviel bis jetzt bekamit
ist, durch sechs Arten vertreten; dieselben linden sich mit einer
Ausnalime liber das ganze Untersuchungsgebiet ziemlicli gleich-
mâssig verbreitet, wobei aber einige Unterschiede fur die ver-
schiedenen Arten bemerkbar sind. Gl. transalpina ist beinahe
ausschliesslich auf dasWallis, Graubtinden und Tessin beschrânkt ;
zwei andere Arten, nandich connexa und ornata, finden sich zwar
auch nordwârts der Alpen und ini Jura nicht selten, jedoch lange
nicht so zahlreich wie im AVallis, wo sie stellenweise fast aus-
schliesslich anzutreffen sind.
212 HANS ROTHENBÛHLER.
Es scheint, dass eiiiige Arteii mit (li'rhoheiniKh'dlichenBreite
an Grosse abnehnien ; fiir coyispersa, oriutfa uiid connexa ist dies
erwiesen, die beideii letzten Arteii zeigeii schoii ftir nord- und
sûdwârts der Alpen gelegene und raundich niclit weit entfernte
Orte namliafte Grôssenunterscliiede.
Glomerif! vonsperm ('. Kocli.
Litt. 22, 27. 37. 42, 52, 57, 63.
Keine andere Art ist in der ^littelschweiz so liaufig anziitreffen
Avie dièse. In den Wâldern der schweiz. Hocliebene, sowie auf
den Hiigeln des Alpenvorlandes ist sie die gemeinste Glomeris.
Mit Vorliebe ein Bewohner der feuchten Laubschichten des
Waldbodens, gebt sie jedocb aiicb liber die Baumgrenze binauf.
Im Berner-Oberland babe icb sie noeh in 2()()() m. HObe auf
sonnigen Alpweiden unter Steinen und in Gesellschaft von Gl.
onuita biiuiiggesannnelt. Im Jura und bei Villeneuve amGenfer-
see fand icli die Art ebenfalls zablreicb. Die Tiere von letzterm
Orte zeiclmen sicb dadurcb aus, dass sie eine viel stattlichere
Grosse erreicben. als die tibrigen, und teihveise aucli intensivere
Fârbung besitzen. In Bezug auf Grosse und Ocellen stimmen die
Scbweizer Tiere durchaus mit Latzels Bescbreibung iiberein.
Aucb die Furcbung ist meistens typiscb, docb finden sicb niclit
selten Tiere mit nur zwei Brustscbildfurcben. Die selir kurzen
strichfôrmigen Nebenfurcben fehlen.
Die Fârbung genau zu bescbreiben. diirfte scbwer balten, da
man kaum zwei Individuen mit annâbernd gleicber Zeicbnung
findet. Immerbin lassen sicb folgende Yarietâten obne Scbwie-
rigkeit von einander trennen :
a. Glom. cotfspersa C. Kocb forma tjipka.
Dièse Form besitze icb nur von Villeneuve am Genfersee. Die
Cxrundfarbe ist ein leucbtendes Rot, das an denFlanken in Gelb-
rot iibergebt und mit scliwarzen Flecken bespritzt ist. Zudem
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 213
zeiclmeii sich die Tiere (liii'ch ilire Grosse augenfâllig ans. Ein
Mâmicheii inisst 15,7 mm., ein Weibclien 18.8 nmi. ; viele andere
sind niir uiibedeuteiid kleiner.
Die t'bereiiistimmuiig in Farbe und (livisse mit der Diagnose,
wie sie Verhœff gibt (42, i)ag. 277), veranlasst micli, dièse
Tiere der typischen Form beizuzâblen.
b. GJoni. (vi/spersa C. Kocli r((i\ f/cnuai/ica Verli.
Dièse Varietiit bildet iii meinem ^laterial bei weitem die Melir-
zabl. Die Fiirbung entspricht der Diagnose Verhœffs. Diirch-
schnittlich ist ibre Grosse bedeutender, als die der Tiere aus
dem Rheinland. Die Weibclien messen meistens 12—16 mm.;
die Mânnchen 8 — 12 mm.
c. Glom. conspersa C. Koch var. grisea Verh.
Vereinzelt, al)er nicht selten, mit f/ermanica gemischt, anzu-
treiï'en; Riicken grau oder schwarzgrau ; die bunte Farbe ist nur
am liellen Saume des Briistscbildes, manchmal in einzebien ganz
schwachen Andeutmigen aiif dem Riicken und auf dem Anal-
schikle zu erkennen.
d. Glom. coNspersa C. Kocb rar. pentastidia Latzel.
Das dunkle Pigment ist vorlierrschend, so dass von der bellen
Grundfarbe ausser dem Vorderrande des Brustschikles und der
charakteristischen Fârbung des Analschikles nur vier gelbrote
Lângsstreifen vorbanden sind ; in ihrer Anordnung erinnern die-
selben lebhaft an die Fleckenzeicbnung von Gl. connexa, bei der
bekanntlich die Fleckenreihen aucb zu Lângsbandernzusammen-
treten konnen. Ûber den Seitenrand der Rtickenschilde verlâuft
je ein schmaler, iiber die Oberflanken je ein breiter, diiukler,
fast schwarzer Lângsstreifen, liber die Riickenmitte ein breites,
vorn und binten verschmiilertes, dunklesLiingsljand. Dièse dunk-
len Partien lassen von der Grundfarbe nur Spuren erkennen.
oô
20 9
6Ô
17 9
-ô
13 9
9Ô
14 9
OÔ
17 9
iÔ
49
2Ô
119
lÔ
3 9
214 HANS ROTHENBÛHLER.
Icli faiid dièse Tiere iiii Berner Oberlaiid in 2000 m. Hohe in
(Tesellschaft der typischen P'orni iind mit GL ornata zusammen
unter Steinen, Auch in der Elfenaii bei Bern sammelte ich s(dche,
nur ist ilire Fârbung niclit so ausgepragt wie bei den Oberlânder
Tieren , weil das dunkle Pigment niclit scliarf von den liellen
Partien getrennt erscheint.
Vorkonmien : Filr aile Varietâten gemeinsam.
Bremgartenwald bei Bern III. und lY. 97
Diirrgraben, Emmenthal III. und IV. 97
Oberland (Faulliorn) 27. VIL und 1. X. 97
Elfenau bei Bern 29. IX. 97
Villeneuve 3. X. 97
Jura 13. X. 97
Bern, div. Orte d. Umgebung IX. und X. 97
Sion 14, IV. 98
Anmerkm/f/ : In folgendem soll die Anzahl der untersuchten
mannlichen und weibliclien Individuen nach Standorten genau
angegeben werden, weil sich nur auf dièse Weise eine sichere
Einsiclit in das Verliâltnis der Gesclilecliter gewimien lâsst.
Gloni. hexastkha Brandt.
Litt. 19, 27, 37, 32, (32, «3.
Sie gehôrt, wie die vorige, zu den in der Schweiz liaufigem
Formen ; an mehr trockenen Standorten, wie Waldrandern und
somiigen Gebiischlialden, ist sie sogar ausscliliesslich anzutrelïen.
Die weitaus grossie Melirzahl der Schweizer Tiere zeigt auch die
médiane Iliickenlinie gut ausgebildet. Im t'brigen variiert dièse
Art in Furchung undFleckenzeichnungausserordentlich. Latzel
tremit sie in verschiedene Farhenvarietdten und in eine Ya-
rietât mtermedia mit zwei durchlaufenden Brustschildfurchen;
dièse wird von Verhœff zur Basse inter média erhoben, weil
sie sich wieder in einen Varietâtencyklus gespalten hat ; ich be-
MYRIAPODENFAI'NA DER SCHWEIZ. 215
zeiclme dieselbe der Koiisequenz wegeii als Subspecies interme-
dia ; gleiclizeitiii" kami ich eine zweite Siibs])ecies trisuJcata bei-
fiigen mit drei durchlaiifeiiden Brustschildfurcben, welche eben-
falls miteinemAnliang- von Farbenvarietâten auftritt.
In der Anzalil der Ocellen und in der Grosse zeigen die ty-
pische Form und die beiden Siibspecies intermedia iind trisulcata
keine Unterschiede. Von Latzels Bescbreibung- weichen die
Scliweizer Tiere niir insofern ab, als ich nie mehr als 9 Ocellen
gezahlt habe; die Anzalil schwankt zwisclien 7 luid 9.
Die Mânnchen haben 7 — 9 mm. Lange imd 3 — 4 mm. Breite;
die Weibchen entsprechend 8 — 13 und 3,5 — 6 mm.
Zur Untersuchung lagen nahezu 100 Individuen vor, die sicli
folgendermassen gruppieren.
a. GJom. liexasticha^YMiài forma tjipka.
Am Brustschild eine durchlaufende Furche, entw^eder die erste
oder zweite ; Anzahl der Nebenfurchen 1 — 4; Gesammtzahl der
Furchen 2 — 6. Bei einzelnen Individuen steigt eine zweite Furche
bis fast auf dieHohe desScheitels, und es bildensomit dièse Tiere
einen Ubergang zu Subspecies intermedia. Die Furchung steht
in keiner Beziehune; zur Grftsse des Tieres.
Lân^e
Breite
Yor-
Haii|)t->îe
beii furchen
Ocellen
0
12,5
()
1
3
6 + 1
Q
II
5
0
2
6 4- 1
9
8
4
0
2
6 + I
9
7,5
3,5
0
2
6 -f 1
9
8
4
0
2
6 + 1
9
10
5
0
2
7 + I
9
10,5
0
1
4
' + 1
9
10.5
5
1
2
8 -f 1
ô
7,5
3,5
0
2
6 -f 1
ô
8
4
0
3
6 + I
ô
8
4
0
3
6 4- 1
Revue Suisse de Zool., T. 6. 1899. 15
216 HANS ROTHENBÛHLER.
Farbenvarietâten : Var. (jenuina Latzel, Grundfarbe dunkel-
braun, 6 — 7 mehr oder wenit^er scharf al)i»egTenzte Fleckeii-
reihen.
Var. tenebrosa Verliœff. Gruiidfarbe sehr verdunkelt ; die
Flecken verschwimden ; das Tier unterscheidet sich von GL mar-
ginata niir durcli die Sculptur des Brustschildes.
Vorkommeti: Lichte Wàkler, Gebiische, Waklrânder, miter
Steinen und Laub.
Emmenthal und Bremgartenwald III. u. W. 97
3 Ô
7 9
Seedorf 24. X. 97
1 Ô
■2 9
Banticjer (an Sandsteinfelsen). . 13. XI. 97
1 9
Elfenau (miter Laub) .... 29. IX. 97
2 9
Courtelary, Jura 13. X. 97
1 9
h. Glomeris Jiexasticha Brandt suhspecies infermedia Latzel.
Man findet sie in Gesellscliatt der vorigen, jedoch viel zahl-
reicher als dièse. Der Brustschild besitzt typisch zwei durcli-
laufende Furchen ; eine dritte Furche ist oft nur auf dem Scheitel
auf eine kurze Strecke unterbrochen, und es leiten dièse Tiere
ul>er zu der folgenden Form trisulcata.
Eine Vorfurche ist innner vorhanden ; die Zabi der Neben-
furchen betragt 1 — 5 ; die (xesannntzahl schwankt zwischen 4
und 8.
Farbenvarietâten : Var. genuina Latz. Auf der mehr oder
weniger dunkelbraunen Grundfarbe 6, hâufiger 7 Fleckenreihen,
die entweder scharf abgegrenzt, oder mehr oder weniger ver-
wischt sein konnen.
Var. biguttata Verh. Nur die beiden Flecken des Analschildes
sind noch deutlich vorhanden.
Var. tenebrosa Verh. Von Gl. manj'wata nur in der Sculptur
des Brustschildes verschieden.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 217
Voi'kommeu : ^ Ç
Emmenthal und Bremiiarteiiwald III. u. lY. 97 10 24
Seedorf 24. X. ÎJ7 — 4
Bantiger (auf Saiidsteinft'Is) . . 13. XI. 97 — 1
Elfenau 29. IX. 97 2 2
Jura (auf Kalkfelsen uiiter Laiib) 13. X. 97 — 12
c. Gfomeris hexasticha Brandt siihsp. fristilcata n. subsp.
Das Brustsi-hild zeigt drei durclilaufemle Furchen; Yor-
fuichen 1 oder 2 ; Zahl der Nebenfurchen 1 — 4, Gesammtfurchen-
zahl 5 — 8, iiamlich :
Vor-. Haiipt-, Nebenfurchen.
1 3 2
1 3 3
1 3 4
2 3 1
2 3 3
1 3 4
1 3 1
2 3 2
1 3 2
Die grosse Zahl der Furchen erinnert an G-lomens multi-
striata; zu dieser konnen die Tiere aber nicht gestellt werden,
weil der Bau ilirer Copulationsfiisse es nicht zulâsst; am Fémo-
ral und Tibialgliede derselben betindet sich der langbeborstete
Grifïel und am ersten Tarsale die lange Borste. Dièse neue Sub-
species ist durch zwei Farbenvarietâten vertreten, nâmlich durch
var. genu'ma und var. Inguttata.
Vorkomnien : ^ Ç
Emmenthal und Bremgartenw. III. und lY. 97 4 7
Seedorf 24. X. 97 — 1
Elfenau 29. IX. 97 — 1
Jura 12. X. 97 — 1
218 HANS rothenhChler.
Glomerls on/dfa (\ Kocli rar. Iiel retira Verli.
LiU. 27. o2, 57.
Glomeris ornata scheiiit in (1er Scliweiz iiur in (1er Vatietaf
helvetica Verli. vorzukominen. die von (1er typischen Forni (1er
Ostalpen (lui'cli das Felilen der 5. Fleckenreihe auf der Iliicken-
niitte untersc'hieden ist. Ein weiteres charakteristisches Merk-
mal bildet die Anzahl der Brustschildfurchen. Latzel sagt
iiber die ostalpine Form : Das Brustschild zeigt jederseits 6 — 7
feine Querfurchen (selten weniger), von denen die 2. und 4.
oder die 3. und 5., seltener bloss die eine von ilinen dnrclilauft.
Im Gegensatz hiezii besitzt helreUca Y erh. typiscli 3 oder 4 Fur-
chen ; von diesen laufen wenigstens zwei, nicht selten aucli drei
durch. Oft sind neben den durclilaufenden Fiirclien keine kiir-
zern vorhanden. Bei Tieren mit zwei durchlaufenden Furchen
ist eine dritte oft nur auf eine kurze Strecke auf der Rlicken-
initte unterbrochen, oder die Unterbrecliung Undet sich neben deni
IScheitel, entweder nur auf einer Seite, oder auf beiden; eine
kui'ze Vorfurcbe konnte ich nur in wenig Fâllen konstatieren :
nie aber iibersteigt die Gesammtzahl der Furchen die Zabi 4. Bei
Tieren au s deni Wallis babe ich ini Gegensatz zu denjenigen des
Berner-Oberlandes stets nur zwei durchlaufende Furchen gefun-
den, dagegen (ifter eine Vorfurcbe, im ganzen ebenfalls nie mehr.
als 4 Furchen.
Zabi der Ocellen 7 — \) ; die Zabi 9 wird oft erreicht; seltener
sind nur 7, am hautigsten 8 Ocellen vorhanden.
In Bezug auf die Grôssenverhâltnisse weisen die Tiere aus dem
Wallis einerseits und diejenigen aus dem Berner-Oberland und
dem Jura andererseits aulfallende Unterschiede auf, indem die
letztern bedeutend kleiner bleiben ; die Milnnchen derselben baben
6,5 — 7,5 unn. Lange und 3 — 3,5 mm. Breite, die Weibchen
8 — 10 mm. Lange und 3,5 — 4,5 mm. Breite. Die Walliserïiere
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 219
dagegeii haben: Mâniichen 7 — 10 mm. Lange iiiid 3 — 4 mm.
Breite; Weibcheii 8 — 12 mm. Lange imd 4 — 5 mm. Breite.
Sehr gut cliai'akterisiert ist die Art diirch den gliinzenden,
leicht zu beobaclitenden Hocker aiif dem Analschild und durch
diesen sofort von Gl. connexa zu unterscheiden.
Von den Tieren ans dem Oberland habe ich nocli zu erwâhnen,
dass diesell)en einen aiisgesproclienen (Teschlechtsdimorphisnms
zeigten, den ich bei andern (llomeriden nicht beobachtet liabe.
Die Mannchen waren olme Ausnahme mit kleinen, runden, roten,
die Weibcben dagegen mit grossen, dreieckigen, weisslichen Fle-
cken gezeichnet.
Vorkommen: Die Art bevorzugt entschieden mehr trockene
Orte, sobald dieselben geniigend (lelegenheit zum Unterschlupf
t)ieten. Im Berner-Oberland trafich an sonniger (lertUlhalde am
Faulhornwege in 2000 m. Holie ganze Gesellschaften dieser Tier-
clien unter Steinen, an iihnlichen Standorten auch im Wallis, im
Jura und bei Villeneuve.
ô 9
01)erland 1. X. 97 î) 28
Villeneuve o. X. 97 2 4
Twann, Jura 13. VIL 97 5 5
Bantiger, Bern .... 13. XL 97 1 1
Sierre, Wallis .... 13. IV. 98 14 43
Sion, Mont Tourbillon . . 12. IV. 98 12 29
Glomeris connexa C Koch.
LiH. 3, 20. 27. 52.
In der Schweiz ist dièse Art vertreten durch die Varietâten
alp'ina Latzel, deren Flecken sich in blassen bis gelben Tônen
halten, und f/eniiina Latzel mit mennigroten Flecken, aber mit
typischer Furchung; letztere Varietiit habe ich nur am Genfer-
see gefunden. Die Tiere aus dem Wallis zeichnen sich sodann
aus durch gennge Furchenzahl des Brustschildes, wie nach-
220 H ANS ROTHENBUHLER.
steliende Tabelle zeigt; icli fasse dieselbeii daher als Lokal-
varktàt zusamiueii iind bezeichiie sie als var. valesiaca n. var.
Von Glomeris oruata untersclieidet sich G. conue.ra leicht
1. durch die grossen, vom Vorder- bis zuin Hiiiterrande der
Schilder reicheiiden, lânglich viereckigen Fleckeii der beiden
obern Reilien,
2. durch dasFehlen desHôckers auf dem Hinterrande des Aiial-
schikles.
Das Maxiiinim der von Latzel angegebenen Grosse erreichen
meine Tiere bei weitem nicht. Auch bei dieser Art macht sich
ein bedeutender Unterschied in Grosse, Fiirchiing des Brust-
schikles imd Zabi der Ocellen bemerkbar zwischen Individiien,
die ans dem Walhs, nnd solchen, die von dernordhchen Abdach-
img der Alpen, der Ebene nnd voni Jura herstannnen, w ie fol-
gende Tabelle zeigt :
Tiere aus dem Wallis, var. valesiaca.
Haupt-, Nebenfurchen. Ocellen.
1 8 +
1 8 4-
1 8 +
1 8 4-
2 8 -f
2 7 4-
1 6 +
2 7 +
Es wurden an die 50 Individuen untersuclit und nie niehr als^
8 Brustschildfurchen gefunden,
Tiere von andern Orten.
Lange und Breite. Vor-. Haupt-, Nebenfurchen. Ocellen.
Ç 9 mm. 4 nnn. 1 2 5 . 7 -f 1-
Ç 8,5 -> 4 ^> 1 1 5 7 4-1
Ç 9 - 4,5 » 1 2 5 7 4-1
Lange
und Breite.
Vor-,
Haup
9
14
mm.
6
mm.
()
2
9
12
»
0
»
0
2
9
13,5
»
5,5
»
0
2
9
12
»
^,5
»
0
1
9
13
»
5,5
»
0
1
ô
9,5
>>
4,5
»
0
1
ô
9,5
>>
4,5
»
0
2
Ô
9
»
4,5
»
0
1
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 221
Lange
und Breitp.
Vor-,
Haupt-,
Nebenfurchen.
Ocelle ti.
9
9
»
4,5 ■>
2
5
7 4- 1
9
9
»
4,5 »
2
7
7 + 1
ô
8
»
3,5 >
2
3
7 + 1
ô
6
»
3
2
5
7 4- 1
ô
6,5
»
3
2
3
6 + 1
Ô
9
3
4
4
7
4
3
26
66
Als Aufenthaltsort wahlt œnnexa sowohl trockene als feuchte
Lokalitaten iiiid scheint sich demnach leiclit zii accliiiiatisireii.
lui Wallis traf ich sie gleich niasseiiliaft sowohl auf der heissen
Siidseite des Mont-Tourbillon bel Sion, als auch in zerfalleneni
(lemâuer aiif einer feuchten Talwiese. Nordwarts der Alpen
scheint sie nicht haiiiig zu sein und sammelte ich sie hier immer
in den feuchten Laubschichten des Waldes :
Vorkommen :
Elfenau bei Bern, ani Aarufer . . 29. IX. 97
Twannschlucht, Jura 13. VII. 97
Amsoldingen 25. VII. 97
Sion 12. IV. 98
Glomeris niargifiata Villers.
/.///. 27, :{7. o2, 63.
Nâchst conspersa und neben hexasticha die hâufig'ste Art. Sie
bewohnt ausschliesslich die feUchte Waldregion und geht nie
hoher, als die Laubholzer. Im Jura traf ich sie nicht haufig und
iimner an Stellen, \vo kleine Sickerwasser die Laubdecke des
IJodens feucht halten. Im Wallis scheint sie zu fehlen.
Die grossten Exeniplare fand ich bei Villeneuve im Walde.
VAn (5 hat 15 mm. Lange und 5,3 nnn. Breite, ein Ç ent-
sprechend 16 und 5,5 nnn. Die Furchung ist bei dieser Art sehr
constant: eine durchgehende Hau])tfurche und zwei Neben-
furchen, wovon die hintere die kiirzere ist. Hievon zeigten unter
!)0 Exemplaren 9 eine Abweichung, nândich :
222 HANS ROTHENBUHLER.
2 Tiere 1 Nebenfurche.
3 Tiere 3 Nebenfurchen, in ciiiem Fail die er.ste unlerbrochen.
1 Tier 3 Nebenfurcben, die mittlere die langste.
2 Tiere 2 Nebenfurchen. die erste viel kiirzer als die zvveile.
1 Tier 1 Xebenfiirche, dièse unterbroohen.
Viele der Tiere aus der Umgebuiig Berns uiid aus dem
Emmenthal zeigeii eine etwas weniger dunkle Fârbung, als die
librigen. Mit blossem Auge ist zwar iiicht die geringste Spiir
eiiier Fleckenzeichnung walirzunehmeii, iinter einer starken
Loupe jedoch bemerkt maii auf dem Brustschild auf brâunlichem
Grundesehrzahlreichekleiiie, scliwarzeSpritzflecken. Bei eiiizel-
iieii Exemplaren sind nur zwei grosse rundliclie Felder zu beiden
Seiten des Scheitels in dieser Weise gezeiclmet.
YorJ^ommen :
Emmenthal und Bremgartenwald III. und IV. 97
Umgebung von Bern IX. und X. 97
Villeneuve 3. X. 97
Jura, Courtelarv 13. X. 97
Jura, Twannschlucht 12. VII. 97
Elfenau (Bern) 29. IX. i)7
Bex 14. IV. 98
Glomeris trausalpiua C. Koch.
Lin. 1, 27, o7. 62.
Bisher war dièse Art nur aus den sudliehen Alpenthalern be-
kannt ; sie ist jedoch auch auf der nordlichen Abdachung der
Alpen heimisch. Am 1. X. 97 fand ioh im Berner Oberland am
Wege von der Schynigen Flatte nach dem Faulhorn in 2000 m.
Hôhe ein Weibchen von Gl. fransal^nna in Gesellschaft von GJ. or-
nafa; weiteres Suchen war zwar vergeblich, doch kann iiber die
Zugehorigkeit dièses Exemplares kein Zweifel l)estelien. Im
Wallis ist fransalpina an feuchten Standorten haufig anzutreffen;
auch aus dem Engadin erhielt ich sie von Herrn D'' Cakl.
ô
9
15
19
4
9
6
11
— -
6
1
5
6
14
2
3
MYRIAPODENFAUNA DER 8CHWEIZ. 223
In Bezug auf die Furchen des Brustschildes zeigen die Stamm-
forin und die Yarietât mtercedefts Latzel keine Unterschiede.
Glomeris transaljnna C. Koch.
Vorkomnien : (5 9
Saas (Material von Herrn Dr. Steck) 5 8
Faulhorn 1. X. 97 — 1
Sierre (Wallis) 13. IV. 98 2 14
Glomeris transaîpina C. Koch rar. intercedens Latzel.
Saas (Material von Herrn Dr. Steck) 9 12
Engadin (von Herrn Dr. Carl) 2 15
Amnerlmng : Am Stein fiihrt fur die Art den Namen « alpina »
ein (1). Veehœff macht neuerdings den Vorsclilag, (62, p. 35)
den Namen « alpina » C. Koch (Verh.) zu acceptieren, weil
« transaîpina » unrichtig sei. Dièse Aenderung ist aber
1° « unnôtig. Transaîpina ist ein wechselnder Begriff, fur den
Italiener sind die Schweizer Tiere doch transalpin ». (Ver-
HŒFF 57, p. 28.)
2*' nach Art. 56 der « Rèfjles de la nomenclature des êtres or-
ganisés adoptées par les Congrès internationaux de Zoologie,
Paris 1895 » nicht statthaft, wenigstens fur diejenigen Zoo-
logen, welche sich diesen Regeln anschliessen.
2. Famille POLYDESMIDiE Leach.
Subfamilie POLYDESMIA Sauss. und Humbert.
Gattiing POLYDESMUS Latreille.
Polydesmus vomplanatus L.
Litt. -22, 27, 37, 57, 63.
In der Schweiz der hâufigste Polydesmide, besonders im Flach-
und Hugellande. Er bewohnt in gleicher Weise den Wald und
224 HAN8 ROTHENBÛHLER.
(las Freie, die Umgebungen der Wolmungen imd die abge-
legeiieii Waldschlucliten. Aiif Zimmerplatzen iîndet er sich
zahlreich iiiiter Holz imd Brettern, in Hecken, Gebilschen imd
Wâlderii miter Steinen ; aucli im Gebirge ist er heiinisch. Im
Berner-Oberland traf ich ihn iiocli in 2000 m. Hohe an. Doch
scheint er in der Scliweiz nicht die Grosse zu erreichen, wie in
Deutschland. Niir wenig Exemi)lare messen 20 mm; meistens
variert die Lange zwisclien 15 — 17 mm., weniger oft zwischen
17 — 19 mm. Auf alten Coinposthaufen fanden sicli zahlreiclie
Junge der Stnfen Pullus III — VII.
Vorkommen :
Umgebnng Berns III. 97
Oberbalm 27. IV. 97
Emmenthal 17. VII. 97
Schiiss-Schlucht, Biel 24. VII. 97
Frinvillier, Biel
24. VIL 97
Schosshalde, Bern
12. IX. 97
Aarwangen
26. IX. 97
Elfenaii, Bern
29. IX.
Faulhorn
l.X.
Gsteig, Interlaken
l.X.
Villeneuve
3. X. 97
('oiirtelary, Jura
13. X. 97
Umgebung von Bern
X. 97
Seedorf, Bern
2L X. 97
Bantiger, Bern
13. XL
Sion
14. IV. 98
Ô
9
15
4a
—
2
4
5
1
1
12
3
11
6
17
38
4
5
1
1
2
2
10
15
1
1
11
6
8
8
3
7
29
25
Folydesmus helvetictis Verliœff.
Tafel n, Fig. 1 — ia.
Lilt. 57, p. 284.
F. helvetkus iindet sich meist in (ilesellschaft von 1\ conipla-
natus, wenn auch nicht so zahlreich wie dieser ; ftir die nâhere
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 225
Besclireibimg- sei hier auf Verhœfp^ verwiesen (57). Aiif-
falk'iid ist fiir dièse Art die starke Variation im Bail der Co])u-
latioiistiisse; luiter ineinen Praparateii tiiidet sicli keiiies, das
sich nicht durch ein besonderes kleines ^Nlerkiiial von allen andern
imterschiede (Fig. 1 — 4 a). Dies betritft hauptsâchlich die Enden
des Aussenannes und des kiirzern Innenarmes. In Fig'. 1 gebe
ich zur Yergleichinigmit Verhœff's Al)l)ildiing eine solche eines
C()])ulationsfiisses ; dieser zeigt alsneii hinzukonimende Merkmale
1 . einen aiif dem Basalteil B sitzenden Lappen h,
2. den der Innenseite des Innenastes -/ aiifsitzenden kiirzen
H()cker >,
3. den Widerhacken u, in welchen der innere Zapfen i des
Endteiles E ausgezogen ist ; dieser Widerhacken fehlt nie,
ist aber in gewisser Lage nicht leicht zu sehen.
Die Figuren 2 und 4 stellen die Enden eines Aussen- imd des
zugehorigen Innenarmes je eines Copidationsfusses dar, Fig. 3
einen Aussenast inid die beiden Innenâste beider Copulations-
fiisse, welche miter sich wieder bedeiitend verschieden sind.
Oiï'enbar liaben wir es hier mit einer Art zu thun, bei welcher
der Gestaltungstrieb noch niclit zur Iiuhe gekommen, und die im
lîegriffe ist, sich in neue Arten zu spalten.
Vorkommen :
Umgebung Berns III. 97
Oberbahn 27. IV. 1)7
FrinvilHer, Biel 24. VII. 97
Bern, Schosshakle 12. IX. 97
Aarwangen 26. IX. 97
(jsteig, Interlaken l.X. 97
Villeneuve 3. X. 97
(Vjurtelary, Jura 13. X. 97
Sion 12. IV. 98
Bex 14. IV. 98
ô
9
3
7
1
3
4
—
2
14
26
1
1
26
8
1
—
1
5
1
1
226 HANS ROTHENBÛHLER.
P. dentkukdufi C. Koch.
/.///. -27, :}7, 57, 6:{.
Ein Maiinchen fand icli ini Berner-Oberland bei Breitlauenen
in 1700 111. Holie, zwei andere bei Villeneuve.
P. siihintegey Latzel rar. Hiimherti n. var.
Tafel 5, Fig:. 5.
Lin. 22, 28 (1884). 37, 57, 63.
Korper schlank, bandfôrmig, vorn und liinten niir wenij? ver-
schmâlert. auf der Oberseite liellljraun bis braiin, Unterseite
lieller, Beine hell bis brânnlich.
Lange 14 — 17 mm. Breite 1,7 — 2 nnn.
Kopfschild mit medianer Lângsfii relie; Halsschild querellip-
tisch, die Hinterecken kauin angedeiitet, der Hinterrand in der
Mitte eingebogen.
Der folgende Rilckenschild vorn breiter alshinten, der Vorder-
rand in abgerundete Ecken vorgezogen. Hinterecken stiimpf-
winklig abgerundet.
Der dritte und vierte Piiickenschild el)enfalls nach vorn er-
weitert, mit abgerundeten Yorder- und Hinterecken.
Die iibrigen lîuckenscliilde zeigen abgerundete Vorderecken.
Yom 7. oder S. Sehilde an sind die Hinterecken in stumpfe, etwas
nach innen gedriickte Fortsâtze ausgezogen, welche auf den fol-
genden Schilden immer langer w erden.
Die Seitenrander derFliigel sind uberall mit 3 oder 4 stumpfen
und mit kurzen Borste verselienen Zalinen besetzt. Die Sculptur
auf der Oberseite der Segmente zeigt die gewolinliclien drei
Felderreiheii. wovon die erste selir scliwach entwickelt ist.
Die Pustein auf den Seitenflugeln erstrecken sich vom Vor-
der- bis zum Hinterrande unter Freilassung eines scliinalen
Saumes, neliinen bis zum 9. oder 10 Segment allmalilicli an Hohe
zu und vertlachen sich von hier an gegen das Hhiterende des
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWKIZ. 227
Kôrpers liin iuniier melir; aiif deii drei letzten Segmenten siiid
sie ganz versVli\viiii(leii.
Die Copulatioiisfûsse der Varietât (P'ig. 5) unterscheiden sich
von denjeiiigen der typisclien Foriii liauptsâchlich durcli deii
breiten, stuinpfen Zaliii < auf der concaven Seite des laiigerii
Astes; demi dort ist das entsprechende Gebilde iiur durcli eiiie
schwache Ausbiegung aiigedeiitet.
Vorkounneu : Unter Steinen imd Laub bei Sierre, Sion uiid Bex
im Khonethal, 4 5,19,13. und 14. lY. 1S9S.
Anmerhmg. In Humberts « Myriapodes des environs de
Genève » (22, pag. 10) findet sicli die Beschreibimg eines Poly-
destiiHS macilentus C. Koch, Syn. edentulus Fedrizzi ; in der Litte-
ratiirangabe ist zudem auf Latzels Werk, pag. 1 54, verwiesen,
\vo die Beschreibimg des PoJfjd. ederdidus steht. Ans der zuerst
genannten Beschreibnng, noch mehr aber aiis den beigegebenen
Abbildimgen der Copulationsfiisse geht mit Sicherheit liervor,
dass HuMBERT nicht Polyd. edentulus C. Koch, sondern Folyd.
subinteger Latzel vorgelegen hatte.
Die voranstehend beschriebene Varietât ist zu Ehren des uni
die Wissenschaft verdienten Autors Aloïs Humbert benannt.
P. trunculus n. sp.
TafelS, Fig. 6.
In Grosse und âusserem Habitus sehr âhnhch IHyd. compla-
natus, vondiesem aber durch folgende Merkmale unterschieden:
HalsschiUl nur wenig schmâler als der zweite Riickenschild,
fast queroval, da sein Hinterrand mit einer kaum merklichen
Biegung in den Seiten- und Vorderrand ubergeht.
Die erste Wârzchenreihe der Ptûckenschilde nicht in Felder
geteilt ; Seitenrand der FUigel mit 3 — 4 Zâhnen versehen, vorn
abgerundet, liinten in einen starken Zahn ausgezogen, welcher
grôsser ist, als bei compJanatus. Oberseite der FUigel aufgeblasen,
so dass vorn und hinten nur ein schmâler Rand Ubrig bleibt.
228 HANS ROTHENBUHLER.
Beiiie laiig imd blass.
Copulatioiisfilsse (Fig. 6) selir primitiv gebaut, oliiie Fortsâtze,
stuin])f uiid gedruiigen ; das Ende ist ziigeruiidet und zeigt eine
flaclie Iiiiiiie. welche in der Riclitung (1er (j)iieiaxe des Kôrpers
verlauft. Aiif der Imienseite erheben sieli drei Langswûlste, von
Avelclien der mittlere (r) sicli bis zumdistalen Ende liinzieht; der
eine der beiden aussern (r^i bricht voy der tiachen Yertiefung
(v) plotzlich ab, und hier betindet sicliderSpermabip])arat (.s/>.).
Der basale Teil ist mit kràftigen Borsten diclit besetzt, von
welchen einige eine ganz betrachtliche Lange erreichen kônnen.
Das Htifthôrnchen ist gelblicdi durchscheinend, lang und im letzten
Drittel rechtwinklig abgebogen.
Vorliegende Besclireibung ist nach einem Mannchen entworfen,
welchesich am 14. IV. 1898bei SionimWallisunter denSteinen
einer zerfallenen Gartenmauer fand.
3. Famille CHORDEUMIDiE C. Koch.
In Bezug auf die îSystematik der Chordeuniiden liaben sicli
mit dem Bekanntwerden neuer Formen gewisse Mângel und das
Bediirfnis nach scharferer Fassung der Gattungen und Unter-
gattungen tuhlbar gemacht. Diesem lîediirfnis ist Yerhœff durch
eine neue Gruppirung der C-hordeumidenfamilie entgegengekom-
men (71. pag. 120), worin sich die scharfe Beobachtung und
grosse Erfahrung dièses Autors von neuem beweist. Als erster
Verwandtschaftscharakter sind die Copulationsfiisse in Betracht
gezogen ; Zabi und IJeschalitenheit der Segmente, welche bisher
als Hauptcharaktere galten. kommen erst in zweiteroder dritter
Linie in Betracht. So wird die Famille der Chordeuniiden in 27
Gattungen und Untergattuiigen mit circa 40 Arten zerlegt. Zum
Schlusse spricht der Verfasser die F^rwartung aus, die neue
Gruppirung werde F^rfolg haben. auch aus dem Grunde, weil
<' dadurch in Zukunft aile Autoren gezwungen werden, genauer
mid ausfiihrlicher zu arbeiten ».
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 229
So verdienstlich imn aiicli die geiiannte Arbeit ist, so hat sie
doch auch ihieMîiiii>el. In Bezug auf die Walil des Hauptprincips
fur die (jrruppiruiiiï bleibt die Frage iioch otï'en, ob es angezeigt
sei, fur die Chilognathen ausnahmsweise eiii einzelnes Merkmal,
die Copulationsfusse, zum Hauptcharakter zu erheben; demi auf
eiiie aiidere Arthropodenordiiung kôimte dasselbe iiicht ange-
wendet werden, uni zu einer natiirlichen Gliederung derselben
zu gelangen. Aus diesem Grunde behalte icli die Latzelschp:
Einteilungsweise bei, die ich auf Grund meines gesammelten
Materials zu liberblicken im Stande bin.
Gattung ATRACTOSOMA Fanzago.
Atractosoma montivagum Yerh. var. sUvaticum n. var.
Tafel 5, Fig. 7—9.
Litt. o7, pag. 287.
Die 4 Exemplare dieser Yarietât, welche icli besitze, stannnen
von A^illeneuve, wo ich sie ini Walde samnielte ; es sind 2 Mann-
chen und 2 Weibchen,
Lange der Mânnchen 18 mm., 48 Beinpaare. Lange des einen
Weibchens 17, des andern 19 mm., beide mit 50 Beinpaaren.
Die Copulationsfusse zeigen grosse Aelmlichkeit mit den Ab-
bildungen, Avie sie Verhœff (57) gegeben hat, weisen jedoch
verschiedene Abweichungen auf, weshalb ich sie in Fig. 7
bis 9 darstellte. Die beiden aussern Telle des vordern Paafes
(Fig. 7 und 7 a) fallen als graue gliinzende Gebilde ins Auge. Sie
sind wenig diiï'erenzirt und zeigen gerundete Conturen. Gegen
das distale Ende hin, das in gewisser Lage einem Fusse âhnlich
sieht. nehmen sie stark an Dicke zu; die Endtiâche ist breit ge-
wolbt und tragt zwei (Fig. la) oder drei (Fig. 7) grôssere oder
kleinere Hocker (/O. Die in natiirlicher Lage vordere Seite ist
loffelformig ausgehohlt; die Aushohlung wird von der mit einem
kurzen Einschnitte (e) versehenen Endflache einerseits urid eiiieni
280 HANS ROTHENBUHLER,
auf der Aussenseite inserirten, gebogenen, dreieckigen Zahn (^)
andererseits teilweise verdeckt. Am ])roxiinaleii Ende des Hiiiter-
raiides entspriiigt ein langer, iiach liiiiteii gerichteter Fortsatz
(/), dessen Ende nacli innen abbiegt.
Ein \'ergleicli mit der typischen Form ergibt fiir diesen ganzen
âussern Teil folgende Unterscliiede :
1 . Die Grundforni des Ganzen ist bei vieler Aehnlichkeit doch
anders gestaltet.
2. Die Differenzining des distalen Endes ist bei der typischen
Form weniger ausgeprâgt.
3. Der Fortsatz [z) ist bei der typischen Form kiirz iind ge-
rade, bei der Varietât lang und gebogen.
Die Innenteile des vordern Paares der Copulationsfiisse (Fig. 8)
zeigen almliclien Bail, wie sie Yerhœff abgebildet bat. Eigen-
ttimlicli ist ilnien jedoch ein auf ilirer Innenseite nach iinten ge-
richteter, blattartiger Anhang (h), wek-her den dornfôrmigen
Fortsatz [d] teilweise verdeckt und in Verhœffs Abbildung fehlt,
Unter dem langen Dorn d erblickt man nur nocli eine kleine,
warzenformige Erhebung w. In Verhœffs Abbildung stehen
statt derselben zwei bedeutend grôssere Fortsâtze.
Die Ventralplatte (r) des hintern Paares der Copulationsfiisse
(Fig. 9). tràgt ebenfalls den langen, stiletfôrmigen Fortsatz (/),
die Innenteile (b) endigen je in 2 wohlausgebildeten Spitzen. Einen
H auptunterschied zeigen die Aussenteile («). Dièse sind nicht rund-
lich, sondern gestreckt, deutlich zweigîiedrigundmitdunklem Pig-
ment erftillt. Das ganze Organ ist mit spârlichen Borsten besetzt.
Die typische Form A. montiva/jum Verh. besitze ich nicht;
da jedoch Verhœffs Exemplare in ihren Copulationsftissen einen
im allgemeinen weniger vollkonnnen differenzirten Habitus zeigen
und auch etwas kleiner sind, so bleibt die Môglichkeit offen,
dass es junge, noch nicht vollkommen ausgebildete ]\Iannchen
waren ; in diesen Falle wiirden sie dann mit der Varietât iden-
tisch sein.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 231
Attactosoiua lu'nùitinnt ii. sp.
Tafel o, Fiu'. 10—12.
Kôrper rosenkranzformig, Craspedosomen-âhnlich, einfaibig
hellbrauii, Rûckeninitte mit eiiiem schwacli verdunkelten Lângs-
streif, in den Flanken je eine Reihe ebensolcher Punkte.
Lange der ^Nlannchen 6,5 — 7 mm., der Weibclien 7 — 7.5 mm.
Aiigenfeld dunkel bis schwarz, dreieckig.
Ocellen: 5 ^- '"*• -^^ - ^^^^' ', 6, 5, 3, 2
5, 5, 4, 2 » 7, 6, 5, 2, 1
Ç 5, 4, 3, 2, 1 Oder 7, 6, 4, 3, 1
5, 4, 3, 2, 1, 1 » 7, 6, 5, 4, 1
Die Mànnchen liaben 30 Segmente inid 47 Beinpaare, die
Weibchen 30 Segmente und 49 Beinpaare. Die drei letzen Seg-
mente tragen am Hinterrand steife, leicht abfallende Borsten.
Ûber die lUickenmitte zieht sich eine schmale, veitiefte
Lângslinie. Die Rlickenschilde sind stark beulenaitig aufge-
trieben ; auf der âussern Kante der Pustehi verlâuft ein scbmaler
Langskiel. Anf jedem Segment stehen jederseits drei weiss
durchscheinende, cylindrische Borsten, die i)lotzlieli in eine
stumpfe Spitze auslaufen; davon ist die innerste am Innenrande
der Piistel, die zweite nahe der vordern. aussern Ecke und die
dritte liinten auf der Kante inserirt ; wâhrend die beiden ersten
vom Kori)er abstehen, ist die dritte horizontal nach hinten
gerichtet und liegt in iln^em bintern Teile dem folgenden
Segment auf.
Die beiden ersten Bein])aare der ^Mànnchen sind seh\vach
und dûnn ; die 5 folgenden doppelt so dick, als die zwei ersten,
die tibrigen niclit ganz so stark.
Vor dem Copulationsap])arat stehen 7 normale Laufbeinpaare.
Zu eigentlichen C'opulationsfiissen sind nur die Anhânge des
7. Segmentes umgewandelt unter teilweiser Und)ildung des hin-
tern Ilinges des 6. Segmentes; dieser triigt namlich ein normales
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 16
232 HANS ROTHENBÛHLER.
Laufbeinpaar, auf derVentralplatte jedocli eiiien plattenfôrmigen
Aufsatz, welclier sich in eiiier latéral coiupriiiiirten, kiiieforniig
abgebogenen und horizontal nach hinten gerichteten Cliitin-
lamelle fortsetzt. In Fig. 10 ist dièses Gebilde dargestellt. Die
Chitinlamelle ist ini Priiparat abgeknickt und nach links auf die
Seite gedrûckt. Fig. 1 1 zeigt das vordere Paar der eigentlichen
Copulationsftisse, bestehend aus eineni Paar langer, sclirâg nach
hinten gerichteter Stticke und einem Paar seitKcher Teile ; filr
die erstern ist der tief abgeschnurte Kndteil charakteristisch,
welcher sich aus zwei aufeinanderliegenden Blâttern mit viel-
fach gezâhnten Rândern zusamniensetzt. Die lateralen Teile
bilden je ein gewundenes Hôrnchen, welches durch den Zapfen
^ in einem der Yentralplatte r autliegenden Kissen artikuhrt;
das lângere Ende ist in natlirlicher Lage schrag nach vorn,
das ktirzere nach aussen gerichtet.
Das hintere Paar des 7. Segmentes (Fig. 12) wird repriisentirt
durch zwei der Ventralplatte aufsitzende. gedrungene schwarz
pigmentirte und je eine einzige lange Borste tragende Bein-
rudimente.
Vorkonimeu : Yon dieser kleinen Afrarfosoma-Art besitze ich
2 Mânnchen und 3 Weibchèn, welclie von Herrn D^' Carl im
Engadin in 1400 m. Hôhe auf einer somiigen Alpweide gesam-
melt wurden.
Gattung CRASPEDOSOMA Leach-Rawlins.
Craspedosoma Baniinsii Leach siihsp. simUe ^^erh.
LItt. ±i, 29, 37, 60, 62. 6:5.
Die genaue Untersuchung und Darstellung dieser Art, wie sie
von Verhœff gegeben wurde (60, 62), ist auch filr die Schwei-
zerTiere zutreftend, und habe ich in dieser Beziehungnichts bei-
zufiigen.
Die Tiere tindeii sich hilutig unter der Borke alter, bemooster
MYRIAPODENFAUNA DER 8CHWEIZ. 233
Baunistamme. Am 29. IX. 1897 samnielte ich in derBorke eines
alten Weidenstamiiies 9 Maiiiiclieii iiiid 8 Weibcheii, danmter
S unreife, welclie sanitlich in diinnen weissen, aber selir zâhen
Gespinnsten ruhten und sich reclit trâge benalimen. Audi unter
Steinen sind sie nicht selten anzutreffen.
Anamorphose. Unter deni gesammelten Material fanden sich
am gleicben Orte mit reifen Tieren zusannnen 4 unreife Mânn-
cben und 20 Weibchen. Sie unterscheiden sich von den ausge-
wachsenen Tieren dadurch, dass die Fârbung eine lebhaftere ist,
indem der dunkle Ruckenstreif, die Streifen an den Seiten und
die beiden Punktreihen an den Obertianken scharf hervortreten.
Auch ist der Kôrper feinkornig rauh und ohne Glanz.
Die ^lânnchen l)esitzen 28 Segmente, eine Lange von 9—10
mm. und 20 Ocellen. Das 7. Korpersegment ist auf der Bauch-
seite weit oiïen, wie bei ausgewachsenen Miinnchen, jedochnicht
blasig aufgetrieben. Die Copulationsftisse sind noch nicht dilîe-
renziert, sondern nur als stiirkere oder schwâchere Erhebungen
auf der Yentralplatte zu erkennen.
Die Weibchen mit 28 Segmenten messen 10 — 11 mm. und be-
sitzen 18 bis 20 Ocellen. Ehi Weibchen von 27 Segmenten misst
8,5 mm. und besitzt 1(3 Ocellen, ein anderes von 29 Segmenten
10 mm. und 18 Ocellen.
Ô
9
Botanischer Garten,
Bern
27. III.
97
2
4
Oberbalm
27. IV.
97
1
1
Frinvillier, Jura
24. VII.
97
—
1
Botanischer Garten,
Bern
8. IX.
97
4 reife
4 unreife
1 4 reife
) 16 unreife
Elfenau, Bern
29. IX.
97.
9
5 reife
3 unreife
Breitlauenen, Oberl;
ind
l.X.
97
5
2
Villeneuve
3.x.
97
1
1
Botanischer Garten,
Bern
7.x.
97
2
2
Ô
9
19. X. 97
—
1 iinreif
24. X. 1)7
1
—
8. XI. 97
s
8
234 H ANS ROTHENBÛHT.ER,
Einmeiithal
Seedorfwald, Berii
Bantiger, Beni
Von Craspedosoma RiuvVmm kaimte iiian bis dahiii keiiie m\-
reifen Tiere, d.li. solche wurdeii iiacliLAïZELsYeriimtiinii- unter
deiii Nameii Atractosoma athesinum Fedr. beschriebeii. Ini liie-
sigen botanischen Garten fand ich aber die erwachseiieii iind die
oben beschriebeiieii iinreifen Tiere ziisammen an deniselben
Baiimstinnpf; dièse letzteren nnterscheiden sicli von den ersteni
ausser der Segnientzahl niir durch Farbe und Glanz ; das Beispiet
von Julus albipes zeigt aber, dass derartige Unterschiede kein
Grund sind, solche nicht fertig entwickelte Individuel! als eigene
Art hinzustellen.
Craspedosoma flavescens Latzel rar. helvetictDii Verh.
Tafel o. Fig. i'.i und 13 rt.
Lia. 57, \ra<^ 291.
In der « Berliner Entom. Zeitschrift 1894 » beschreibt YvAl-
HŒFF ein(^ Yarietat helreticum von Crasp. flavesceus Latzel
und gibt zwei Abbiklungen von den Copulationsorganen dièses
Tieres. Ich besitze ebenfalls einMannchen dieserA^arietat, dessen
Copulationsfûsse mit Vf^rhœffs Abbiklungen iibereinstinnnen
bis auf einen Punkt ; es betrifft den in Verhœffs Fig. 8 mit J
bezeichneten Innenteil, von dem der Autor folgendes sagt: «Der
Teil J zeigt von der andern als der hier dargestellten Seite ge-
sehen eine tiefe, halbkreisformige Ausbuchtung ; am untern
Rande der Ausbuchtung aber tritt die Ecke stark zahnartig vor. »
Damit vergleiche man meine Fig. 13f/; daraus ergibt sich, dass
dieser Innenteil niclits anderes ist als ehi Blàttchen r. àhnlich
dem bei h (hirgestellten, nur dass es kleiner und anders situiert
ist ; es steUt nâmhch einen blattâhniichen Lappen dar, der sich
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 235
als Fortsetzung eines etwas lôffelfôrmig ausgeliôhlten, bei a am
Eiide des Telles B slcli erhebenden Kammes nach unten zieht.
In Flg'. 13 Ist dleser Lappeii nach elnem andern Prâi)ai'at und In
âlmllclier Lage gezelchnet wle In Verhœffs Flg. 8 und bletet
€in âlinliches Blld wle dlese ; an der Unterselte des fragllchen
Blâttchens blelbt lelcht etwas Luft hângen, und dann entspiicht
das Blld Latzels Besclirelbung (27 pag. 208). Der Kamm a
schelnt in melnem Prâparat an selner Ansatzstelle abgerissen
und auf die Selte gedriickt zu sein, und da nilr gegenwârtig wel-
teres Mateiial nlcht zur Verfiigung steht, so muss die genaue
Feststellung des Sachverhaltes elner spâtern Untersuchung vor-
behalten blelben.
Vorkommen : Untenher ven Breltlauenen, Berner Oberland,
Im Walde.
Gatlung CHORDEUiMA C. Kocli.
Chordeiima sUvestre C. Koch.
Un. 27. 37, 39, 57, 63.
Ueber die Cop. Ftisse von (li. s///restre sagt Latzel In selnem
Werke (27), Selte 210, folgendes: « Hlnter deni vordern, \iel-
schenkllgen Paare der Copulatlonsf tisse llegt eln vlel grôsseres,
zweltelllges Paar. Der dlcke Vordertell trâgt belderselts an der
Spltze elne braune, chltlnôse, lelcht abfallende Kappe, deren belde
Hâlften da, wo sle zusammenstossen, manclmial verwachsen slnd. »
Hlerzu bemerkt Verhœff (37), auf Selte 131, nachdem er die
soeben angefûhrte Stelle aus Latzel auch cltiert bat : « Damlt Ist
das, worauf es hier ankommt, ganz unverkennbar bezelchnet.
Alleln elne lelcht abfallende Kappe konnte Ich nlcht bemerken
und halte derglelchen fur anormal. Ich erklare jenes Organ fur
elne aus- und elnstiilpbare Blase. »
Verhœff erklàrt also die von Laïzel angefûhrte, lelcht ab-
236 HANS ROTHENBiJHLER.
fallende Kappe und das von iliiii selbst zum erstenmal beschrie-
bene Blaseiiorçaii fiir ein uiid dieselbe Bildimg.
Dies ist jedoch unrichtig' ; beides siiid ganz verscbiedeiie Ding"e.
Unter ineinen Tieren fandeii sicli ans den verschiedensten Landes-
teilen solcbe, welche an der Spitze des zweiten und drittenCopu-
lationsfusspaares eine Chitinkappe trugen. In allen Fâllen be-
stand dieselbe ans einem Stiick, Hess jedoch deutlich eine médiane
Verwachsiuigsnaht erkennen ; Uniriss und Oberflaclie sind un-
regehniissig rundlich und uneben. Dieselbe kappenfôrmige Bil-
dung fand sich auch liber denValven derWeibchengelagert und
zwar nicht selten ; nur ist sie hier viel grôsser und ist weniger
leicht als bei den Mannchen wegzuprâparieren, da ihr Rand unter
der Ventralplatte liegt. Wahrscheinlich handelt es sich hier um
ein Ausscheidungsprodukt der Geschlechtsorgane ; wie dasselbe
aber zu stande kommt, ist râtselhaft. Verhœff erkliirt dièse
Gebilde fiir anormal ; nur ist ihr verhâltnismâssig hâuiiges Vor-
kommen dabei merkwtlrdig, weil Anomalien bei Diplopoden sonst
nicht in dieser Hâufigkeit aufzutreten pflegen.
Was nun das von Verhœff entdeckte Blasenorgan betrifft, sa
ist dasselbe hautig bei Mannchen in vorgestiilptem Zustande zu
beobachten und nicht zu iibersehen. Es sitzt an dervordern Basis
des vierten Paares der Copulationsfiisse und bildet zwei lânglich-
runde, prall gefiillte Sâckchen, die oft die dicken scheiben-
formigen Aussenteile des zweiten Paares der Copulationsfiisse
weit iiberragen; ihr Ende trâgt auf der Riickseite zwei spitze,
schwach hackenformig gebogene Austreibungen.
Vorkonimen : Die Art liebt feuchte Pliitze und tindet sich unter
Moos und Steinen im Walde und im Freien auf Schuttplâtzen. In
den Voralpen geht das Tier liber die Baumgrenze hinaus: am
Schwarzhorn traf ich dasselbe auf Alpw^eiden unter Steinen nock
in einer Hohe von 2o()() m.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 237
Ô
9
27. III. 97
5
11
24. YII. »
1
1
8. IX. »
7
12
28. IX. »
5
11
27. IX. »
—
4
29. IX. »
1
1
1. X. »
1
3
2. X. »
2
—
Bot. Garten, Bern
Taiibenloch, Jura
Bot. Garten, Bern
Bremgartenwald, Bern
Aarwangen
Elfenaii, Bern
Breitlaiienen
IScheidegg', ani ISchwarzhorn
Chord. nodîdosum Verhœff.
Lin. 57, p. 292.
Verhœff beschreibt ans (1er Scliweiz eine neiie (Jliordeuma-
Art, welche sich durcli den Besitz von auffallend grossen Knot-
chen auf den sechs letzten Kôrpersegmenten auszeichnet. Er
giebt den Hauptcharakter folgendermassen an :
« Die sechs vorletzten Segmente tragen auf deni Rucken jeder-
seits drei runde bis langliclie, sehr grosse, knotige Erhohungen,
welche meistens die lialbe Lange des sichtbaren Segmentteiles
erreichen. >> Eine beziighclie Abbildung ist beigegeben. Die Be-
schreibung ist nacli zwei unreifen Weibchen entworfen, welche
von den Rochers de Naye stammen.
Ich besitze ebenfalls sieben Tiere, welche die charakteristischen
Kncitchen ti'agen; drei Weibchen mit 30 Segmenten und 10, 11
und 12 mm. Lange ; ein: Weibchen mit 28 Segmenten und 10 nnn.
Lange ; zwei Mânnchen besitzen 27 Segmente, 39 Beinpaare und
vier fusslose Endsegmente, eines 28 Segmente und aile drei 1 0 nnn.
Lange.
Wir kennen denniach ])is jetzt aus den Chordeumiden viei*
Vertreter mit einem Entwicklungsstadium von 27 Segmenten,
namlich : Craspedosoma flavescens, Bhiscosoma alpestre, Cras-
pedosoma BawUnsii und Chordeuma nodusolum.
238 HANS ROTHENBUHLER.
Die Lîinge (1er Knotcheii variert zwischen V2 bis V^ der Lange
des Segmentes. Nur die vier mittlem Reilien zeigen dièse Grosse,
die beiden âiissersten Reihen sind von gewohnliclier Beschaffen-
lieit. Auf deni letzten Segmente erheben sich links mid rechts von
der vertieften Mittellinie zwei gerade, cylindrische Hornchen,
welche je eine Borste tragen.
Ynihonniu'ii :
Schynige Flatte 2000 m. 1 Q . 30 Segm.
Sâgisthal 2000 » 1 9. 30 »
Am Scliwarzhorn 2300 » 1 (^, 1 9. 28
Schuss-Schlucht, Biel 19.30 »
Frinviîlier, Biel 1 (5.27
Bex 15, 27 »
(Jliord. paHidum n. sp.
Tafel 5, Fig. 14—18.
Dièse neue Art zeigt in Habitus. Grosse, Ocellenzalil, Anzahl
der Beine, Beschafifenheit der Piinge und Aufentlialtsorte voll-
kominene Ubereinstimmung mit Chordemjia sUrestre, ist jedoch
auf Grund verscliiedener, abweichender Merkmale, besonders
aber diircli deii Bau der Copulationsfiisse als eigene Art charak-
terisiert.
Die meisten Individuen sind von blasserer Fàrbung, als sil-
vestre, besonders im liintern Teil des Korpers ; doch giebt es aucli
solche. die liierin kanm einen Unterscliied zeigen. In dei* Grosse
der l)orstentragenden Knotclien. welche viel kleiner und nur auf
den letzten Segmenten gut sichtbar sind, ist eiii erstes sicheres,
unterscheidendes Merkmal gegeben.
Die zwei ersten Beinpaare sechsgliedrig. entschieden diinner,
als aile librigen ; das letzte Tarsale trâgt unten eine Làngsreihe
langer Borsten in kammformiger Anordnung; Endklaue mit
Nebenklaue.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 239
Aile folj^enden Beinpaare siebengliedrig. mit doppelter Eiid-
klaue; das 3. bis 6. Paar vieldicker, als aile aiiderii. Aile letzteii
Tarsalia zeigen eiiieii eigentuiuliclieii Besatz auf der Unterseite,
bestehend in zwei Reilien diirchscheineiider Lamellen, von der
Fonii wie sie Fig. 14 zeigt.
Zu Copulationsfiissen sind vier Extremitâtenpaare umge-
wandelt. namlicb das liintere Paar des seclisten, die beiden
Paare des siebenten iind das vordere Paar des achten Segmentes,
Fig. 15—18.
Das erste Paar (P'ig. 1 5) besteht ans zwei gebogenen Stticken
mit gegabeltem Distalende iind verdickter, dér Ventralplatte v
aufsitzender Basis; diesen sind mit kurzem, dickem Stiel zwei
rundliche. llach bobnenformige Seitenstiicke eingefiigt; jedes
derselben zeigt am distalen Ende einen scbwarzen Pigmentfleck
und dariiber ein stumpfes Zahnchen ; zahlreiche Borsten stehen
auf ihrem apicalen, sowie auf dem basalen Telle der Innenstiicke.
Das zweite Paar (Fig. 1(3) bat leierfôrmige Gestalt ; die beiden
seitlichen Arme tragen auf der Hinterseite einen nacb innen ge-
wendeten papillosen Lappen. In der Mitte stelit ein langer un-
paarer Fortsatz mit breiter Basis und gedrebter Spitze. Auf der
zugehôrigen Ventralplatte (v) sitzen beiderseitig zwei runde
Hocker {h).
Den koinplizirtesten Bau zeigt das dritte Paar der Copulations-
fiisse, an welcbem wir vier Paar verscbieden geformte Telle er-
kennen (Fig. 17). Das innerste und grôsste Stiick {!) besteht aus
einer der Lange nacb zusammengefalteten Chitinlamelle, deren
apicaler Rand mannigfacb verbogen und in verschiedene Zâhne
ausgezogen ist. In der Einfaltung liegt als zweites Stiick ein mit
k()rnigem Inbalt erftillter, zarter Scblauch (^), dessen Ende viel-
fach geteilt und zerschlitzt erscbeint. und der seiner Zartheit
wegen niclit iibersehen werden darf. Der dritte Teil (.9) stellt den
eigentlicben Spermalapparat dar; er bat Aebnlicbkeit mit einer
Pipette mit verlângerter Spitze und etwas erweitertem Bauchteil.
240 HANS ROTHENBÛHLER.
Der Eingaiig in dieFovea ist mit einem Randwulst umgeben und
der AusHusskanal derselben ist bis ziir Spitze sichtbar. Der vierte
Teil {4} eiidlicli bildet eine spitz ziilaufeiide Chitiiilanielle mit
schwach papill()ser obérer Hâlfte. Auf der kissenartig erweiterten
Basis dièses dritten Copulationsfusspaares bemerkt maii ein Netz
sich schneidender Linieii und seitlich zwei schwarze Pigment-
tiecke. Ueber die nâhere Beschaff'enheit und Bedeutung dieser
Gebilde habe ich mir nocb nicht Aufscliluss verschaffen konnen;
sie machen deii Eindruck von Coxalsackchen.
Das vierte Copulationsfusspaar (Fig. 18) zeigt in den blasig
aufgetriebenen Hiiften die Coxalsackchen Co, darunter die Ven-
tralplatte v. Als Anhânge unterscheiden wir zwei kurze, mit
Borsten besetzte Stummel, die nach innen konvergiren ; dièse
werden iiberragt von zwei âhnlichen, aber lângern und nacli
aussen gewendeten Anhangseln, welche ebenfalls beborstet und
an der Spitze mit zw ei schwarzen Pigmentflecken gezeiclmet sind.
Vorkonimen : Chordeiima paUidum findet sich mit Cli. sUvestre
zusammen an denselben feuchten Orten, im Wald unter dem
Moosrasen und in den tiefern Laubschichten, in Gebiischen und
(lehôlzen in faulenden Baumstrtinken.
Bremgartenwald, versdiiedene andere Orte der Umgegend
Berns, im Jura, zusammen 13 (^ und 22 Q.
Chmdeuma paUidu)}! n. sp. rar. fulvum n. var.
Tai'el 6, FiS'. 19 und 20.
Dièse Varietât ist gegriindet auf ein Mânnclien, welches sich
sowohl durch die Farbe, als auch durch den Bau der Copulations-
fusse von der Hauptform unterscheidet.
Flanken und Oberseite gelbbraun, mit unregelmâssigen weiss-
lichen Flecken besprengt und aufgehellt; die Vorderteile der
Segmente zeigen die gelbl)raune Farbe unverwischt, wodurcli
eine Ringelung zustande konnnt.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ, 241
Ventralseite uiid Beine bis zur Tibia weisslich; Tibia und
Tarsus blaulich iind diirch ein Netzwerk breiter, graublauer
Linieii gezeichnet.
Die Copulationsfusse haben haiiptsàchlich im ersten mid
zweiten Paar abweichende Beschaffenheit. Die ruiidlichen flaclien
Seitenteile des ersten Paares (Fig. 19) sitzeii direkt aiif den der
Yeiitralplatte aufliegeiideii Polsteni ; dieseii Polstern sind die
gewimdeiieii in natiirliclier Lage gekreiizten, tiagellum-alinlichen
inneni Teile eingefiigt; die Spitze derselben ist ungeteilt und
nidit wie bei der typischen Form gegabelt.
Am zweiten Paar fallt auf (Fig. 20), dass der médiane Pro-
cessus stinnpf abgerundet bleibt und nur die halbe Lange der
lyra-artigen beiden aussern Stiicke erreicht ; dièse selbst baben
etwas andere Gestalt und sind koniplizirter gebaut, als bei der
typischen Form ; eine Vergleichung der beiden Abbiklungen kann
dariiber am besten Klarheit verscliaffen.
Am dritten und vierten Copulationsfusspaar sind die Unter-
schiede niclit so autïanend, wie bei den beiden ersten. Die spitz
zuLaufende Cliitinlamelle (4) des dritten Paares bleibt bei der
Varietât viel ktirzer, als bei der Hauptforin, und erreicht mit
ihrer Spitze kaum die Hohe der Fovea des dritten Telles (6*),
wâhrend das vierte Paar demjenigen der typischen Form durch-
aus âhnlich bleibt.
(Jhord. pallidum n. sp. iiwnstrositas.
Tafel 6, Fi^-. 21—24.
Unter den mânnlichen Individuen von CJwrdeuma pallidum
fand sich ein Exemplar, welclies durch die eigentûmliche Aus-
bildung seiner Copulationsfusse hohes Interesse verdient. Eine
genaue Vergleichung mit einem normalen Miiimchen ergab
Uebereinstimmung zwischen beiden Tieren bis in aile Einzel-
heiten, mit Ausnahme eben der genannten Organe. Dièse beste-
242 HAN8 ROTHENBÛHLER.
lien ebeiifalls ans vier Paareii, deni zweiten Paar des sechsten,
dcii beideii Paareii des siebeiiteii uiid deiu ersteii Paar des achteii
Sei'iiientes. Ftir das erste Paar(Fii;-. 21) làsst sich eine grosse
Aelinlichkeit mit deiu entspreclieiiden uonualen Orgaii leiclit
erkemien ; iiur ist dièses hier iiiclit vollkoiiiinen eiitwickelt iiiid
rudimentâr geblieben; die Abweichuiigen der eiiizehien ïeile
ergeben sich aus eiiiem Yergleich der Abbihhuigen 15 iind 21.
Das zweite Paar (Fig. 22) ist im Vergleich zu einem vollkoni-
inenen Organ in seiiier Entwicklung zurilckgebliebeii, ist jedoch
nach demselben Typus gebaut.
(iaiiz al)weichende Gestaltung zeigt iiiiii aber das dritte Paar
(Fig. 23) ; dièses ist zu einem Laufbeinpaar geworden, welches
sich von einem gewôhnhchen Laufbeinpaar durch nirlits unter-
sclieidet als durch die etwas breitere Ventralplatte v.
Weniger autiallend ist die A'erânderung am letzten Paar der
Copulationsfiisse (Fig. 24). Die Ventralplatte (v) âhnelt sehr
derjenigen des vorhergehenden Paares ; an denHuften fehlen die
Coxalsâckchen ; die Anhânge sind im Gegensatz zum normalen
Organ deutlich zweigliedrig. diclit borstig behaart und endigen
in einer langen einfachen Klaue.
Wollen wir die vorliegende Abnormitàt in der Beschaffenheit
der Copulationsfiisse richtig beurteilen, so kann dies wohl nur in
der Weise geschehen, dass wir dieselbe als einen Fall von Ata-
vismus, ein Zuriickgreifen auf ein frilheres Stadium in der phylo-
genetischen Entwicklung dieser Art auffassen, auf welchem noch
nicht vier P)einpaare zum Zwecke der Copulation umgewandelt
waren. P]r ist zugleich ein Beweis fur die Ptichtigkeit der zwar
nicht stark angefochtenen Hypothèse, nach welcher die Copu-
lationsfusse der Diplopoden aus ursprtinglichen Laufbeinen sich
herausgebildet haben.
MYRIAPODENFAUNA DER 8CHWEIZ. 248
4. Famille JULIDiE Leach.
Gattung BLANIULUS Gervais.
Um spatere Wiederliolimi'en zii vermeiden, seieii einiiçe Be-
merkuiigeii liber das yorkoiiiiiieii dieser Tiere vorausgeschickt,
da ich die verschiedenen Arten ineist an denselben Orteii durcli-
einander geniischt sammelte.
Die Haiiptfimdstâtte war der liiesige botanische Garten, zii
dessen Areal eine gegen die Aare geneigte, scliattige und mit
verschiedenen Laiibbaimien bestandene Hakle geliort. Alte, zu
ebener Erde abgesclniittene Baumstriiidve boten in ihreni ver-
modernden Holze den Tierclien ein inigestortes AsyL Ein aiif
eineni sok lien Stinnpf wuchernder grosser Polyporus war von
ilnien biiclistablich bedeckt. Den Sommer tiber fanden sie sich auch
zahlreicli in alten Compostliaufen, gegen Ende Oktober unter
dem feuchten, frischgefallenen Laiib, das auf die blosse Erde zu
liegen kam; bel einer Temperatiu' von 4°C. zeigten sie sich noch
ganz lebhaft ; einige Tage spâter liatten sich aile, trotz der etwas
hohern Temperatur, in die Wnrmpfropfen und Wurmlôcher des
Bodens zurllckgezogen.
Von andern Orten seien in Bezug auf das Yorkommen dieser
ïiere genannt: Sandsteinbruch Stockern bei Bern, unter Sand-
steinbrocken, Elfenau in alten Weidenstâmmen. Im Wallis fand
ich Blaniuliis venustus ebenfalls hâuhg im Mulm alter Weiden,
Aus dem Engadin wurden mir einige Exemplare von Herrn Dr.
Cael iibergeben.
Die hiibsche Fleckenzeichnung der Blaniuliden verliert sich
bei trockener Conservirung und im Alkohol bald und macht einer
unansehnlichen dunkeln Fârbung Platz.
BJaniulus gutUdatus (Bosc) Gervais.
Lia. 22, 27, 63.
Die Beschreibung Latzels (27, pag. 250) ist auch fur die
244 HANS ROTHENBÛHLER.
SchweizerTiere giiltig-. Voji deii Copulationsfiissen liât Humbert
(22) eiiie gute Abbildung gegebeii. Die Art ist in unserm (lebiet
(lie hâufigste. Untersucht wurdeii 67 ^ urid 253 Ç.
BJaN. venustus Meinert.
Litl. 22, 27. 37, 57, 63.
Ziemlicli hautig-, aucli mit der vorigeii Art zusammen.
Untersuclit 21 5, 155 Ç.
BloN. fti.sc us Am Steiii.
Lilf. 1. 27.
Dièse Art sclieint aiicli in der westlichen Schweiz selten zu
sein ; icli fand bloss zwei Mannclien, deren Copulationsfiis.se aber
mit Latzels Abbildung und Beschreibung ûbereinstimmen.
Blatf. fhnhylafus n. sp.
Tafel 6, Fig. 25—27.
ImHabitus âlinlichi?/. venustus, kleinundzart. Auf gelblicher,
bis braunlicher rrrundfarbe jederseits eine Lângsreihe runder,
dunkelbraunerFlecken. Fiihler lang, keulenformig ; eine Sclieitel-
furche felilt ; zwei feine, mit diinnen Borsten versehene Sclieitel-
gruben vorhanden. Ocellen 6 — 7 in einer Lângsreihe, glânzend
schwarz.
Backen der Mânnchen am untern Rande tief ausgeschnitten,
so dass zwei gegen einander gericlitete krumme Zâhne entstehen.
Lange der Mânnchen 6 — 10 mm. Dicke (),3 — 0,5 mm. mit
31 — 43 Segmenten. Die Weibchen haben 10 — 14 mm. Lange,
0,4 — 0,5 nmi. Dicke und 39 — 50 Segmente.
Halsschild zu beiden Seiten stumpfdreieckig, Spitze schwach
vorgezogen, der vordere Rand dessell)en aufgeworfen ; ausser-
dem verlâiift eine Furche parallel dem Rande jederseits bis fast
auf die Hôhe des Riickens.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 245
Hinterrand der Segmente mit langeii Wimperborsten besetzt,
Analsegmeiit zugeruiidet, imgeschwiiiizt , Analklappen vor-
stehend.
Rûckeii uiid Obertlankeii glatt, ohne Furchung; dièse begiimt
erst ziemlich tief unterhalb derForamina. Die Furcbeii siudderb
uiid erstrecken sicb bis anf die Hâlfte der Breite des vordern
Segmentriiiges, welcber durcli eiiie bierverlaufeiide Querfurche
balbiert wird.
Mânnlicbe C'C>]nibitioiis()i'gaiie: Das erste Beiiipaar sechsglie-
drig (Fig. 25), gedrmigen imd zangenfôrmig ; das letzte Glied,
das lângste, ist quer nacli iiuieii veiiangert uiid trâgt an seinem
abgestutzten Ende drei kurze, stmnpfe Klauen.
An den vordern Beinpaaren sitzen die aucb von andern Bla-
niuliden bekannten, durchscbeinenden, spitz lanzettlichen Cxe-
bilde, welcbe die Borsten liberragen.
Die Copulationsfûsse liegen vôllig frei, nacb hinten gericbtet,
und erreicben mit iliren Spitzen die Hiiften des niicbstfolgenden
Laufbeinpaares, sind also kurz; das vordere und bintere Paar
sind gleicb bmg.
Die langen Innenscbenkel des vordern Paares(Fig. 26) liegen
eng aneinander, trennen sicb jedoch durcb den Druck des Deck-
glases; sie sind gegen das Ende liin allmahbcb verschmalert ;
ibre in natiirlicher Lage untern Kanten sind sanft geschwungen.
Die kurzen aussern Schenkel tragen am Ende eine krâftige, leicht
al)fallende Borste.
Das bintere Paar (Fig. 27), von gleieber Liinge wie das vor-
dere Paar, ragt seitbch etwas iiber dasselbe hinaus. Seine Enden
sind scbaufelformig verbreitert, so dass eine oblonge Flâche ent-
stebt; der Rand derselben ist tief und regelmâssig ausgescbnitten
und erscheint wie mit Wimpern besetzt.
Untersucbte Tiere : 12 (^ und (io Ç), wovon 1 (^ von Bex
aus dem Pbonethal.
246 HANS ROTHENBiJHLER.
Gattung JULUS Brandt.
Fiir die Artsystematik der Juliden siiid die Copulationsftisse
das erste Charakteristikiim. Dieselbeii wurden eiiip;eheiid durch
Yerhœff (51, 54, 55, 60, 73) iiiid Atïems (2, 3) uiitersiicht
uiid beschrieben.
Verhœff iialim sodann aiif (Trund seiner Untersiichungen
eine iieue Gliedenmg der alteii (Tattuiig Juins vor, die er in ver-
scliiedene Gênera und Siibgenera einteilte. Seine Ausfuhrungen
fanden jedoch in Fachkreisen niclit iingeteilte Zustinnnung.
Bezliglicli der Auliosimg der (iattung J^//w.s maclite Attems
geltend, dass bei dem einlieitlichen Habitus der Juliden eine
Spaltimg derselben in verscliiedene Gênera niclit angezeigt sei ;
dieser Autor will die Copulationsfiisse flir die Gruppierung liaiipt-
saclilich in Beziig aiif das Vorhandensein oder Fehlen eines Fla-
gelhims beriîcksichtigen ; hiernacli bekonnnt er die beiden Siib-
genera MasUgolulus mit Flagellinn und EtHintiulus obne Flagel-
lum. In beiden Abteilungen finden sich zwei Grade der Trennung
des liintern C'opulationsfusspaares in Mittel- und Hinterblatt.
Das System von Attems bat den grossen Vorzug, dass es die
Einheitlicbkeit der Gattung Julus in richtiger Weise zum Aus-
druck bringt, und dalier soll es in folgendem eingebalten werden.
I. Untergattung Mastigokdus Attems.
Julus londinensis Leacli.
Taf. 6, Fifi'. 28.
Litt. 22, 37, 57, 6:\, 73.
Juins londinensis kann als Cbaraktertier fiir das Gel)iet der
schweizerischen Hocbebene und des Hiigel- und Yoralpenhindes
bezeichnet werden. Seine bevorzugten Aufentbaltsorte siud das
freie Feld, Hecken, liclite Gebiiscbe, und ganz l)esonders Scbutt-
und Holzplâtze, wo er oft massenhaft aul'tritt. Dagegen meidet
MYRIAPODENFAUNA DER SCHAVEIZ. 247
er die Wâlder und lioher gelegeneii Gegendeii; iiber 1000 m.
Hôlie liabe ich ilm nie getroffeii. Nicht selteii kaiiii man die Tier-
clien aucli aiu Tage aiif deii Landstrassen erblicken, wo sie im
Sande ilire charakterifstischeii Spuren hinterlassen; dièse Spuren
finden sicli manclimal selir zalilreich am Morgen, wo sie nocli
nicht verwischt siiid.
Fiir die iiàhere Beschreibung sei auf Verhœffs Darsteiliing
(37, p. 136) verwiesen. Dagegeii gebe ich eine Zeichimiig der
Copulationsfiisse nach Entfernung der Muskidatur diirch Beliand-
luiig mit Kahlaiige (Fig. 28). P^inerseits geschieht es in der Ab-
sicht, fiir vorhegende Arbeit eine môglichst vollstândige Dar-
stellung des betreffenden Organs zu haben, andererseits zeigt
meine Abbildimg am Hinterblatt die Ausbuchtung h, welche in
Verhœffs Zeiclnnnig nicht zu sehen ist.
Jtthis Farisioniiii Brôl. und Verh.
Suhsp. niiraculus Vei'h.
Tafel 6, Fig. 29—31.
Litl. 8 (Nr. 3dl).
Mit diesem Namen bezeichne ich vorlâulîg Tiere, welclie nach
der Beschreibung und den etwas mangelhaften Abbildungen im
« Feuille des jeunes naturalistes » mit den dort beschriebenen
identisch sind. Ich sammelte dieselben mit Julus nitidus subsj).
spinifera, von welchem sie sich durcli geringere Grosse und diirch
das abgerundete, nicht in ein Spitzchen ausgezogenen Kiicken-
schild des Analsegmentes leicht unterscheiden,
Farbe blass bis blassbraun, entsprechend der verborgenen
Lebensweise dieser Tiere. In derHohe derForaminazweiReihen
rotlicher Flecken, welche in Spiritus bald verschwinden.
Lange der 6 grossten Mannchen 12 mm. bei 41 Segmenten,
Lange der Weibchen 14 — 1(;,5 nnn. bei 41—49 Segmenten.
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 1899. 17
248 HANS ROTHENBÛHLER.
Scheitelgruben fehlen, vier Labralgruben vorhanden.
Augenfeld ilach, Ocellen erst bei starker Vergr()sserung sicht-
bar. Bei trockener Prâparatioii wird das Augenfeld mit deii reiheii-
weise angeordneten Ocellen deutlich sichtbar ; Forni desselben
beini Mânnchen dreieckig, beim Weibchen lânglichrund bis fast
viereckig. Zabi der Ocellen oft auf beiden Augenfeldern ver-
schieden, beim Weibchen grosser als beim Mânnchen, wie fol-
gende Tabelle zeigt :
5 linke Seite : 1, 3, 4, 5, G, 5 = 24 bis 1, 3, 4, 5, 2 = 18
redite » 1, 2, 4, 5, 6, 6 = 24 » 2, 3, 5, 4, 4 =18
9 linke » 2, 3, 5, 6, 6, 5 = 27 » 1,4, 5, 6, 6, 6 = 28
redite » 2, 3, 4, 6, 6, 4 = 25 » 3, 5, G, 6, 5 = 25
Fiihler am fiinften iind sechsten Segmente mit Sinneszapfen.
Hintere Hâlfte der Somiten leicht lângsgefurcht ; vordere
Hâlfte fein nadelrissig. Die Foramina liegen liinter der Naht,
dièse bertihrend oder in einer Ausbuchtung derselben Hegend.
Das erste Beinpaar der Mânnchen weicht in seiner Form et-
was Yon Verhœffs Darstellung ab. Nebst der plattenformigen
Hûfte C(fruh.yentralplatte,VERH. 73) sinddeutlich das Zwischen-
stiick Z mid der Fémur F sichtbar, an welchen sich der Uncus
mit papilloser Spitze anschliesst.
Die Copulationsftisse sind ziemlich einfach gebaut. Die Vorder-
blâtter J. (Fig. 30 und 31) sind mit ihren Rândern der Lange
nach zusammengebogen und bilden eine Rinne zur Aufnahme der
Mittelblâtter />. Den kompliziertesten Bau zeigen die Hinter-
blâtter C; sie bilden eine Duplicatur, deren Rânder auf der Hhiter-
seite zusammentreten. Der obère Rand zeigt die Blattspitzen a,
h, c, d ; die Spitze a, noch redit gut sichtbar, besteht wie
die Spitze eines zusammengebogenen Blattes aus zwei Lamellen ;
die innere setzt sich in die Innenseite fort, welche den durch-
sichtigen und nur bei gewisser Beleuchtung sichtl)aren Zahn h
trâgt. Auf dem Aussenrande sitzen die drei kleineii Zâhnchen (d)
und die stumpfe, ebenfalls durchsichtige Hervorragung c. Auf
MYRIAPODENFAUNA DER 8CHWEIZ. 249
dem liintern Ranci des Hinterblattes sitzt auf (1er Innenseite der
kleiiie Kegel e, wâhrend der Aussenraiid die kleine Ecke /'bildet;
voii dieser Ecke zieht sicli quer iiber das Hiiiterblatt eiiie
S-tôrmige Leiste als Ansatzstelle zahlreicher Muskeln.
Vom ^permalapparat sagt Verhœff: «Le canal sperniatique-
est très visible dans la partie médiane de son parcours, mais aux
deux extrémités il est plus difficile à reconnaître. Il n'existe pas
d'ampoule (Fovea).»
Was Verhœff hier als Spermalkanal besehreibt, ist nicht
dieser selbst, sondern es sind einige Chitinleisten, deren Verlauf
allerdings nacli Analogie bei andern Juliden seine Annahme recht-
fertigt. Ein gliicklicher Zufall fiihrte micli zur Beobachtung der
Samenrinne und der Fovea. In einem Priiparat waren dièse nâm-
lichzumTeil mitSpermaballen angefullt und so konnten sie genau
dargestellt werden, sowolil die Fovea Sb als aucli die Rinne *S^>-.
Vorkomnien : Die Art fûlirt eine recht verborgene Lebens-
weise in den tiefen Laubschichten des Waldes, in alten Compost-
liaufen und vermoderndem Eichenholz.
Ueber ein auffallendes und intéressantes ^^orkommnis bericli-
tete mir Herr (lutsbesitzer JoH. Witschi in Hindelbank. Auf
einem KartofFelacker, der auf altem Torf boden lag, beobachtete
er im Frûhjalir 1896 auf den Blâttern der jungen Pflanzen zahl-
reicli die ihm unbekannten Tiere. Eine Anzahl derselben wurde
gesannnelt und dem hiesigen zoologisclien Institut iibergeben.
Julus Parisionim subsp. miracidus gehôrt also aucli zu denjeni-
gen Diplopoden, welche zu Zeiten ihre versteckten Schlupfwinkel
verlassen, um sich auf griinen Pflanzen zu tummeln.
Merkwiirdig bleibt dabei sein unvermitteltes massenhaftes
Auftreten, da die Tiere weder vorher noch seither wieder gesehen
Ô
9
Kartottelacker bei Hindelbank
71
124
Botanischer (larten, Bern
41
117
Verschiedene Orte, Wald
6
12
250 HANS ROTHENBÛHLER.
Juins a//()hr()(jicHS linileiiiaiiii.
Lia. 8 (N" 308. :K)9). 62 pa-. 230.
Zur Untersiu'luiiii'' lageii vor 10 Miiiiiiclieii imd Kl WeibclieiK
welche von Herrn Dr. Sïeck bei Saas uiid von mir bei Siders ini
Wallis gesammelt waren.
Kopf und die beiden ersten Segmente, sowie das letzte Segment
orangerot oder braunrot; der librige Korper olivenfarbig, mit
dmd^ler llingelung: Hinterrand der Segmente gelblich; Beine
gelb. Das 5. Fiihlerglied mit Sinneszapfen ; Scheitelfurche vor-
handen, Sclieitelgruben fehlen.
Processus analis kurz. stnmpf und cylindrisch, an der Spitze
desselben stehen zwei seitliche Borsten.
Die Klannnerblatter sind von Brôlemaxn (8) und Verhoeff
(62) abgebildet worden.
Juins nitidus Yerh. suhsp. sp'mifera n. subsp.
Tafel 6, Fig. 32-35.
Lin. 37, 57, 63.
Den Juins nitidusYeYh. habe ich niclit gefimden ; aile von mir
gesammelten Tiere zeigen so abweichende Merkmale, dass sie
richtigerweise nicbt mit der typischen Form vereinigt werden
und daber als Subspecies sptulfera zusammengefasst werden
sollen.
Korper glanzend, von bélier Fârbung; in den Flanken ver-
lâuft dicht unter den Foramina eine Lângsreihe brauner Flecken;
dieselben sind durcb ein etwas belleres, braunes (^)uerband, wel-
ches ul)er den Rûcken lâuft und den gefurcbten Teil der Segmente
bedeckt, verbunden ; zalilreicbe belle Tupfen geben demselben
ein marmoriertes Ausselien. In den Untertlanken, am lîauche
und auf den Vordersegmenten sind die Tiere einfarbig bell und
zeigen eine scliwacbe Bingelung. Fin breites, braunes, nacb vont
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 251
ausgeschwungenes Qiierband verbindet die dunklen Augenfelder.
Nicht selten versdiwindet jede Zeiclinuiig oder ersclieint ver-
wisclit.
Die liintern Segmentteile seiclit undweitgefurcht; ihrHinter-
rand hiibsch gekerbt ; vordere Segmentliâlften feiii nadelrissig,
ebenso das Brustschild. Processus analis lang, spitz iiiid borstig.
Foramina in der Naht, dièse nach vorn ausgeschwungeii. Die
Mânncben siiid durcbschnittlich kleiiier iiiid schlanker. als die
Weibchen, welcbe wieder miter sicb starke Grossenuiiterscliiede
aufweiseii.
(5 Lange, Dicke, Segmente
17 nmi. 1.2 mm. 46
48
55
51
50
48
53
Stirn und Scheitel fein eingestochen punktirt, IScheitelgruben
fehlen ; Scheitelfurche und vier Labralgriibchen vorhanden.
Ocellen tiach, nur bei trockener Pràparation gut sichtbar.
5 linke Seite 3, 3, 4, 2, 5, 4, 4, 1 = 27 Ç 2, 3, 6, 7, 6, 5 = 29
redite Seite 2, 4, 4, 5, 4, 3, 3 = 25 2, 3, 6, 7, 6, 5 = 29
Q linke Seite 3, 4, 5, 6, 5, 4, 3 = 30 9 2, 3, 5, 6, 6, 4 = 26
rechte Seite 1, 3, 5, 4, 5, 4, 3 = 25 3, 5, 5, 5, 4, 4 = 26
Fiihler am 5. und 6. Gliede mit Sinneszapfen,
Mânnliche Copulationsorgane. Erstes Beinpaar (Fig. 32) glasig
durchscheinend; an der Umbiegungsstelle sitzt der Hôcker k.
Die Hiiften des zweiten Beinpaares tragen auf der Vorder-
seite zwei horizontal nach vorn gerichtete gerade î^'ortsâtze,
welclie bei der Untersuchung sotbrt auHallen.
Die CopulationsfUsse zeigen die Figuren 34 und 35. Auf die
16 »
1^"-^
21 >
1.6
17 >
1,2
17 >
1,3
15 »
1,2
22 »
1,5
Lange,
Dicke,
Segmente
22
1,6
54
22,5
1,7
51
19
1,4
50
18
1,4
51
22
1,7
52
29
2
61
28
2
61
252
HANS ROTHKNBUHLER.
(Ireiteiligen Mittelblatter (B) liât Yerhœff wiederholt liinge-
wieseii. Die Hinterblâtter siiid aiii llande teilweise selir zart und
diirclisichtig ; Fig. 35 stellt das stark vergrôsserte Ende eiiies
solclien dar. Der giit siclitbare Fortsatz (a) ist scliwach gebogen
und endet in mehreren 'zarten Spitzchen ; eine Forni, wie sie
Verhœff darstellt (37, Fig. 43) habe icli nie gesehen. Eine sehr
zarte, schwach gefranste Membran (v) verbindet diesen Teil mit
dem folgenden h, wovon Yerhœff nicbts erwâhnt ; die Spitze h ist
zerscblitzt nnd zart ; von ihr zu d liber c zieht sich ebenfalls eine
sehr zarte, vielfach gefaltete Membran. Eine Samenrinne mit
Fovea ist lucht zu erkennen, man wollte denn die mit dem ge-
fransten Hâutchen v verseliene Ausbiifhtung i^hiefiir ansprecben.
Stellen wir die unterscheidenden Merkmale von JhIms nitidus^
Verb. und der Subsjiecies zusannnen, so ergibt sich folgendes:
J. aifidifs.
1. Scheitelfurche fehk.
2. Vordere Segmentteile ghitt.
Subspecies spinifera.
1. Scheitelfurche vorlianden.
2. Vordere Segmentteile nadel-
rissig.
3. Erstes Beinpaar der 5 '^^
der Umbiegung mit kegel-
formigem Fortsatz.
4. Huftfortsàtze am2. Beinpaar
der (5 vorhanden.
5. Erste Spitze der Hinterblât-
ter schwach und nicht ha-
kenfôrmig gebogen, das Ende
mehrfach geteilt.
C). Einedoppelte, durchsichtige
gefranste Membran verbin-
det die Telle a und h
(Fig. 35).
Vorhmmen: In den Laubschichten der Wâlder, so weit die
3. Erstes Beinpaar der (y an
der Umbiegungsstelle eckig.
4. Hiiftfortsatze fehlen.
5 . Dièse Spitze hakenformig ge-
boiïen und ungeteilt.
6. Dièse Membran fehlt.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 253
Buchenbestânde geheii, geradezu iiiassenliaft, ebenso in verino-
(lerndein Eicheiiliolz im liiesieen botaiiisclien Garten.
Ô
9
Bot. Garten
III. bis X. 97
181
326
Elfenaii, Bern
IX. iind X. 97
26
28
Courtelary, Jura
13.x. 97
27
35
Villeneuve
3. X. 97
8
13
Bex
14. IV. 98
9
10
Ein Schaltstadium scheint bei dieser Art nicht vorzukomnien;
iiberhaupt fanden sich iinter der grossen Zabi untersiichter
Tiere sebr wenig iinreife Mânnchen.
Es mnss iiberraschen, dass ich Juins nitidus Verh. nicht aiif-
gefiniden habe nnd zwar an Orten, wo er von Verhœff selber
nachgewiesen ist; andernteils ist nicht anzunehinen, dass Merk-
male wie Hiiftfortsatze iind Baii der Hintei'blâtter seinem ge-
iibten Auge entgangen sein sollten.
Juins (demannicus Verh.
Litt. :i, 46. 53, o7, 62, 63.
Die typisclie Farm kenne ich nur aus dem Engadin, von wo
mir Herr Dr. Carl ein Mânnchen niitbrachte. Die Varietât shn-
plex Verh. ist dagegen in der Schweiz sehr verbreitet und zieni-
lich hâutig anzutreffen. -/. alemannicus ist hâuptsâchlich ein
Bewohner der Bergwâlder und der darûber liegenden Région.
Doch geht er stellenweise tief in die Tâler hinunter und ani
Genfersee bei Villeneuve ist er z. B. hâutig. Andererseits lindet
er sich noch an derGrenze der Schneeregion und innerhalb der-
selben an giinstigen Lokalitâten. Auf der Kammliegg, einem aus
Sclmeefeldern bervorragenden sonnigen Grate im Gebiete des
(iauligietschers (Berner-Oberland) fand ich ani 6. VII. 97 ein
grosses Weibchen dieser Art unter einem Stein in 2700 m. Hôhe.
Bei Sion und Sierre im Wallis sannnelte ich viele unreife
Mânnchen, darunter zwei Schaltmânnchen.
254 HANS ROTHENBUHLER.
ô 9
Julus ahmannicus : Scliiils IV. 08 1
J. alemannicus, var. simj)lex : Chasserai, Jura 24. VII. 97 — 12
Breitlaueiien 1. X. 97 1 —
Faulliorn 2. X. 97 — 5
Villeneuve 3. X. 97 5 7
Courtelary,Jura 13. X. 97 2 5
Sion 13. IV. 98 8 11
Sierre 13. IV. 98 16 23
Jtilus Bertkaui Verh.
Litt. 63, 64.
Dièse Art war bis dahiii iiur aus cler Umgebuiig von Bonn be
kannt. Meine Tiere stimmen mit Verhœffs Beschreibung (64
pag. 5) und Darstellung der Copulationsfûsse durchaus iiberein.
Seine Zeichnung ist nur in eineni Punkte zu berichtigen. M^as
dort als Spermagang bezeichnet wird, ist nacli seinen eigenen
Worten der Austiihrungsgang der Prostata; dessen Miindung
liegt aber nicht an der angegebenen Stelle, sondern am distalen
Ende des Hinterblattes, bis wohin er sich ununterbrochen ver-
folgen lâsst (Fig. 39). Das letzte îStiick ist verbreitert und mag
zugleich die Funktion der Samenrinne ûbernehmen, da eine solclie
sonst nicht zu entdecken ist.
Vorhommen : In Laubschichten am Aarufer in der Elfenau, an
Baumstiimplen im botanischen Garten in Bern. 8 (5 , 7 Ç .
Jidus f/raci/is n. sp.
Tafel 7, Fip-. 36.
LUI. 53. pag-. 26 und TaM II. Fig-. 6.
Nachstehende Beschreibung griindet sich auf 2 Mânnchen,
MYRIAPODEÎS'FAUNA DER SCHWEIZ. 255
welche icli am 29. XI. 97 am Aarufer in der Elfeiiau beiBern in
der mit Moos bewachsenen Rinde eines alten Weidenstannnes
iingefalir 2 m. liber der Erde fand. Farbe des einen Tieres hell-
braun mit 2 Reihen dunkler runder Flecken in der Hôhe der
Foramina: das andere dunkelbraun, ohne Flecken. Ueber die
Ruckenmitte verlauft bei beiden eine feine, belle Lângslinie.
Brustscliild lieller als der iibrige Korper. vorn mit dunkler Quer-
binde ; Sclieitel und Stirne schwarz, Beine braun, die zweiten Tar-
salia der vordern Paare mit Haftpolstern versehen.
Korper scblank und dliim, Lange 18 und 19 mm.; 46 bezw.
47 Segmente mit je 78 Beinpaaren.
Ocellen deutlich convex: 3, 4, 5, 7. 7, 8 = 34
3 4 5 6 7 7 = 32
Fiibler lang, 1,8 und 2 mm., schwacli keulenfurmig, das zweite
Glied das lângste. Das filnfte und secliste Glied tragen am Rande
die bekannten Sinneszapfen.
Zwei borstentragende Scheitelgruben sind vorhanden, ebenso
4 Labralgruben ; eine Scheitelfurcbe fehlt.
Riickenscliilder fein lângsgefurcht, die vordern Segmentteile
nadelrissig, Hinterrand aller Segmente mit langen Borsten be-
setzt ; Foramina klein, weit hinter die Xabt gerûckt. Analklappen
fast glatt, spârlich lang behaart, ebenso der liintere Teil des
Kôrpers. Processus analis lang und gerade, auf dem Querschnitt
dreieckig, behaart. Ventrale Analschuppe dreieckig, mit stum-
pfer, etwas abstehender S])itze.
Mânnliche Copulationsorgane. Das erste Beinpaar hâkchen-
formig, die Hiiften des zweiten Beinpaares ohne Anhange. Das
7. Segment ventralwârts aufgeworfen ; die Genitalklappen be-
rûhren sich nur in der hintern Halfte und lassen vorn eine breit-
herztormige Oeftnung zum Durchtritt der Copulationsfiisse frei.
Dieselben (Fig. 36) zeigen die typische Gliederung inVorder-,
Mittel- und Hinterbliitter. Vorder- und Mittelblatt sind eigen-
tumlich gestaltet ; das Vorderblatt A tragt nâmlich, dem Innen-
256 H ANS ROTHENBÛHLER.
1-ande i^fenahert. einen gerundeteii Langswiilst /.', wahreiid der
Aussenraiid iii ziemlicli gerader Richtuiig schrag iiacli iiiiten ver-
lauft, Auf seiner Hinterseite sitzt in eiiier iimldenforinigeii Ver-
tiefung die wohl als Femoralrest zii deutende zuckerhutformige
Erhebiiiig V. Das dicke, keulenformige Mittelblatt B zeigt auf
seiner Vcrderseite eine zur Aufnahme des Lângswiilstes des
Vorderblattes bestimnite Lângsrinne und in seinem obersten,
]<)ffelfoT'niig ansgehohlten Teil den geriindeten Lângskamm k '.
Ein kraftiges Flagelknn F ist vorhanden.
Das Hinterblatt C biklet eine vielfach lângsgefaltete Chitin-
lanielle mit den Endigimgen a, h, c, d, e. Die Teile a, h, c sind
mehr oder weniger spitz, durchsichtig, aber immerhin giit siclit-
bar, d und e aber gerundet, farblos, zart und schwerer zu sehen;
der obère Rand der Spitze c ist vielfach zerschlitzt und erinnert
an ein ahnliclies entsprechendes Gebikle bei alemannicus, nur
dass dasselbe dort tiefer inseriert ist. Ani Grunde des Mittel-
zahnes h niiindet die Samenrinne *SV-, die sich nach unten albnah-
lich zur Samenblase erweitert. Auf deni hintern Rande sitzt un-
gefâhr in halber Hôhe des Blattes der schlanke Zalin /'.
Juins fj médis ist ein schnelles Tierchen, das sich durch hurtige
Bewegungen der Verfolgung zu entziehen suclit.
Juins llgidifer Latzel.
LUi. 3. 27, 54, 63.
In der Schweiz bis dahin nur aus dem Rhonethal bekannt;
drei Mânnchen fand ich aui 14. IV. 98 zwischen Martigny und
Bex ani Wege unter Steinen.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 257
II. Untergattuiig EHmifiuJus Atteins.
J'ulus nanus Latzel.
Tafpl 7, Fifi. :\7 und 38.
Litt. :i, 20, il. o'i, o5.
Die Besclireibung, wie sie Latzel gegebeii bat, passt in den
Hauptziigen luid vielen Einzelheiten aucli fiir die Tiere der
Scbweiz.
Kôrper schlaidv nnd giânzend, etwas kleiner als Latzel an-
giel)t. Die Mânncben haben 10 — 11 mm. Lange, 0,7 mm. Dicke
und besitzeîi 45—47 Segmente.
Die Weil)cben variieren in der Grosse mebr als die Mânncben
und haben 13 — 19 nnu. Lange, 0,9 — 1,1 mm. Dicke mid 52 — 60
Segmente.
Farbe grauweisslich, gegen den Rtlcken hin anmâhlich braun,
liier durch viele runde, belle Flecken aiifgehellt; die vordern
Segmente dinikler als die bintern ; eine Lângsreibe brauner,
lunder oder lânglicber Flecken verlâuft in der Hôbe der Fora-
mina ; eine breite braune Binde, welche die beiden dmikeln
Augenfelder verbindet, feblt bei keinem meiner Tiere.
Die Vordersegmente glatt, die Hintersegmente weit und leicht
gefurcht, der Hinterrand hlil)sch gekerbt, im letzten Kôrper-
drittel mit langen diinnen Haaren besetzt. Processus analis lang,
etwas nacli unten gebogen und spitz. Die Analklappen spârlicli
lang bebaart. Die Foramina hinter der Naht gelegen, dièse
bertihrend.
Die schwach keulenformigen Fiihler tragen nicht nur am
Knde, sondern auch am Kande des 5. und 6. Gliedes die bekannten
Sinneszapfen. Das letzte Glied zeigt zudem am Ende einen palli-
sadenàbnliclien Besatz von schmalen, gleich breiten, oben stumpf
zugerundeten Erhebungen. Lange der Ftihler 2 — 2,5 mm.
258 HANS ROTHENBÛHLER.
Das Augeiîfeld ist duiikel, die Ocelleii sind flach und scliwer
imterscheidbar. 8ie lassen sich jedoch leiclit siclitbar luaclieii.
iiideni inan deii Kopf der Lange iiacli halbiert, wodurch er rascli
austrocknet; sofort erscheinen die Ocellen als sehr deutliche
schwarze Puiikte aiif deiu imii hellen P>lde und konneii mit
Leichtigkeit abgezâlilt werden
linke Seite 4, 3, 3 = 10 linke Seite 3, 3, 3, 4 = 13
\ rechte »^ 4, 3, 4 = 1 1 ] rechte » 3, 4, 4, 4 = 15
^ linke »' 5, 4, 5 = 14 ^ ) linke » 4, 5, 3 -- 12
redite » 3,4,6 = 13 ^redite » 4' 4, 5 --13
Scheitelfurdie fein, aber deutlicli, Stirngruben fehlen, dagegen
sind 4 l)orstentragende Griibdien liber dem Mundrande vor-
lianden.
Das ei'ste Beinpaar der Mannchen (Fig. 37) ist liakclien-
formig, aufgeblasen und verjiingt sich nach der Umbiegung rasch
gegen das Ende hin.
Die Copulationsfiisse stimmen im Prinzip mit Lx\tzels Dar-
stellung iiberein, lassen aber doch einige Abweidiungen hievon
erkennen. weshalb ich in Fig. 38 eine Abbildung derselben olme
die Muskulatur gebe. Das Vorder- und ^Vlittelblatt {A und B)
zeigen eine auffallend stark papillose Bescliaffenheit, am Mittel-
blatte /) ist der Vorsprung h nidit zu tibersehen. Das Hinter-
blatt C endet in drei Teilen : Der Teil r ist sanft germidet,
a vielfach geteilt; bei sj) mtindet die Samenrinne *SV-, wâlirend
die Strecke von .s^) bis a mit zarten, spitzen Lamellen / be-
deckt ist.
Unter dem dureh die Linie k angedeuteten kammartigen Vor-
sprung liegt die Fovea F mit ilirer Oeffnung Oe.
Das von Attems (3) nadigewiesene Schaltstadium konnte ich
in zwei Fâllen ebenfalls beobachten.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 259
Vorîioniwen : Elfeiiau, Bern, im Miilni eiiies alten Weideii-
baumes. Villeneuve, im Laiib aiif dem Waldbodeii ; Courtelaiy,
Jura, uiiter Steinen im Wald; Breitlauenen 1500 m. unterMoos.
Im ganzeii wurdén untersucht 12 (^ und 15 Ç.
JnI. iiiediterraneus Latzel.
Lin. il. 28, 34, 37, 62, 63.
Die ersteii Tiere von dieser Art sammelte ich am 24. VIT. 1897
auf eiiier Landstrasse im Jura, wo sie in der heissen Julisonne
herumspazierten. Im Wallis ist das Tier an sonnigen (leroll-
lialden niclit selten. Geradezu massenhaft traf ich aber dasselbe
am Monte Bré bei Lugano an, wo der abgestorbene Rasen form-
licli davon wimmelte.
JhL sahuJosus L.
Lut. ;{, 22, 27, 37, 53, 54, 62, 63, 75.
Unter den Diplopoden der Schweiz ist Juins sahuJosus durcli
die beiden liber den Rticken laufenden Langsbtinder autî'allend
ausgezeichnet. Fiir das Weitere sei auf obige Litteratur ver-
wiesen. Sein Vorkommen beschrânkt sicli auf das Oberland,
den Jura, das Wallis, das Engadin und Tessin.
Sâgistal, 2000 m., 27. VII. 1897; Bâttenalp, 1800 m., 28. VIL
1897; Urbachtal, 1700 m., 24. VII. 1897; Orvin und Twann,
Jura, 7. VII. 1897; zusammen 3 ^ und 10 Ç ; 8aas, Wallis,
3 (^ und 9 Ç der Varietat bifasciatus. ISion, 12. IV. 1898,
verscliiedene unreife Tiere.
Jid. albipes C. Kocli.
Lin. 1. 22, 37, 57, 62, 63, 75.
Ùber das Vorkonnnen von Jules albipes sagt Verhœff (57
p. 254) : « Nirgends selten, aber von mir immer nur einzeln
gefunden. » Dem kann ich beifûgen, dass die Art iiberall in
260 HANS ROTHENBÛHLER.
Walderii recht liâufig uiid aucli i^esellii»' getroften wird; wie
J. loniUnensis fur das Kulturlaiid, so kaiin alhipes neben /. nifi-
dus subsp. spinifera fiir deii Wald als hâutigster Julide gelten
iiiid zwar filr die Ebeiie wie ftir die Bergwâlder. t'ber der
Waldgreiize ist er nocli bis 2000 m. Hôhe an Gerôllbalden
unter Steinen zu tindeii. In bohern Lagen scheint er sogar besser
fortzukomnien iind erreiclit eiiie viel stattlichere Grosse, als in
der Ebene ; zwei Weibcben vom Faulborn baben 45 mm., eines
sogar 52 mm. Lange.
Hôcbst cbarakteristisch fur die Art sind die flach wellenfôr-
migen Querfurchen auf den vordern Segmenthâlften, woran die-
selbe allein schon sicher erkannt w erden kann. « Albipes » sind
dagegen kamn die Halfte der Tiere ; die andern baben rotbraune
Beine.
SchaJtmànnchen . Bei Tieren dièses Entwicklungsstadiums ist
der 7. Ring unten geotînet; die Copulationsfûsse sind jedoch
nocb nicbt differenziert. Das erste Beinpaar bestebt aus der
plattenfôrmigen Coxa und vier GHedern, deren letztes eine Klaue
trâgt, und entspricbt durcbaus der Abbildung Humberts (22).
Das grosste Mânncben dieser Stufe misst 21 mm. und besitzt
85 Beinpaare.
AnamorpJiose. Bekanntlicb zeichnen sich die jungen Tiere
durch eine auffallend bunte Fârbung aus, welche im Alter wie-
der verschwindet ; auch fehlen ihnen die Querfurclien ; die Làngs-
stricbe jedocb, in welcbe dièse in den Unterflanken auslaufen,
sind friih entwickelt und scbon bei einem Tiercben von 7 nnu.
Lange und 42 Beinpaaren ganz ausgeprâgt.
Die Gattungen Isohafes Menge und roliizoniuni Brandt
nachzuweisen, gelang mir bis jetzt nicbt ; doch werden sie sich
jedenfalls nocb linden, da dieselben filr Deutscbland und Frank-
reich bekannt sind.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 261
ZUSAMMENFASSUNG.
Die Zahl der vorstehend angefûhrten Myriapoden belauft
sich auf 6!) ISpecies, Subspezies und Varietaten; von den Arteu
gehôren 1 zur Gattung' Scutigem, 14 zu Litliohms, 2 zu Cry2^-
tops, 5 zu Geopliilus, 2 zu ScoUoplanes, 2 zu Symphyla, 1 zu
Folyxenus, 7 zu Glomeris, 5 zu Polydesmus, 2 zu Atractosonia, 2 zu
Craspedosowa. 3 zu Cliordeuma, 4 zu Blcmndus uiid 12 zuJulus.
Neu beschrieben sind 7 Species, 2 Subspecies, 3 Varietâteu
uiid eine Moiistruositât.
Nehmen wir dazu die von mir nicht aufgefundenen und nur \ on
Verhœff publizierten Arten, nâmlich Craspedosoma oribates La-
tzel,Cras2)edosomaalticolumYeY\\.,Afractosomahelveticu'niVeY\i.,
Julus helveticus Yerh., Julus Braueri Verh., Julus alpivagus
Verh., ebenso zwei durcli Humbert beschriebene und als sicher
anzusehende Species. namlich Polydesinus jnlideus C. Koch und
StrotHjylosoma palJlpes Olivier, so wacbst die Zabi der bisher
in der Schweiz mit Sicherheit nachgewiesenen Arten und Varie-
tàten auf 77/'')
In Bezug auf die Verbreitung derselben verhalten sich die
riiilopoden und Diplopoden verschieden.
Die einzelnen Arten der erstern haben entsprechend ihrer
grôssern Lokomotionsfahigkeit einen viel weiteren Verbrei-
tungsbezirk als die letztern, und wir tinden desshalb innerhalb
v^eiter Lânderkomplexe dieselben Chilopodenformen wieder ;
von den in dieser Arbeit genannten Arten sind z. B. aile mit einer
einzigen Ausnahme schon in Latzels Werk aus Osterreich
aufgefùhrt.
*) Die Durchsicht der Korrekturbogen dieser Arbeit gibt mir Gelegenheit,
beizufugea, dass ich im Laufe des letzten Herbstes iiot-h einige Arten auffand,
welche in dieser Arbeit nicht mehr erwâhnt werden konnten, so Atraclosoma
mendionale. Juins alpivagus undverschiedeue neue Arten, welche spâter {jubliziert
werden sollen.
2fi2 HAN8 ROTHENBÛHLER.
Die Diplopodenfauna (lai2:egen zeigt eine nach verschiedenen
Landerii weclisebide ZiisainineTisetzimg. In ihroiu Aiiftreten sind
dièse Tiere von iiiannigiacheii ausseni Bedingungeii abliaiigig; am
giinstigsten sind zu ilirem Fortkommen solcheOrte, wo das Grund-
gestein zu Tage tritt, iind Brocken desselben unilier liegen, also
hauptsaclilich das Oberland, das Rhonetbal und der Jura. Weni-
ger giinstig gestahen sich die Verliâltnisse in der Ebene und
derHûgeb'egion, wo dieTierchen vielfacli nur auf die Laub- und
Moosdecke des Waldes angewiesen sind.
Die Verbreitung der einzelnen Arten iiber das Untersuchungs-
gebiet lasst manche Unterschiede erkennen. Wâhrend eine An-
zabl von Formen innerhalb der Grenzen von 400 — 2000 m. an
keine bestimniteHolienstufe gebunden sind und sich hier tiberall
tinden, gibt es wieder andere, weh'he auf ein l)estimmtes Gebiet
beschrânkt bleiben ; es sind dies teils alpine Arten, welche haupt-
sâchhch in der Alpenregion leben, aber auch bis in die Thalsohle
und unter 1000 m. Hohe hinunter steigen, teils sind es Arten der
Ebene und der Hiigelregion, welche hier ihren Standort haben,
aber auch bis zu 1000 m. Hohe zu tinden sind.
In meinem Sammelgebiet zâhle ich zur alpinen Fauna das
Berner Oberland und das Bhonethal bis Villeneuve; in dgfs Ge-
biet der Ebene und der Hiigelregion gehoren der ganze mittlere
Teil des Kantons Bern mit dem Mittelland, dem Emmenthal so
weit hier gesammelt wurde, und dem Oberaargau.
Dem Jura konnnt insofern eine Ausnahmestellung zu, als er
einesteils Formen aufweist, welche er nur mit dem Wallis gemein
bat, andernteils aber auch solchedort heimisch sind, welche ent-
weder sonst nur in den Alpen oder nur in der Ebene und im Hii-
gelland auftreten.
Im Wallis und Engadin sodann finden wir besondere Arten,
welche diesen Thalern eigentiimlich sind, neben solchen, welche
sie mit anderii Orten teilen.
Wemi ich in folgendem eine Uebersicht iiber die Verbreitung
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ. 26P>
(1er gesammelteii DijjlojxHleii zii gebeii versuche, so lieschielit es
mit deni Hiiiweise, dass dieselbe iiach deiii iiegeiiwàrtigen Staiide
uiiserer Keiiiitiiisse in iiiancheiiPiinktennicliteine définitive sein
kann.
1. Im Berner-Oberland, in der Ebene mid ini Htigelland, ini
Jura und ini Rhonetlial sind verbreitet 10 Arten:
Glomeyis conspersa Chordeuma silvestre
» ornata Juins londinensis
Fohjdesmus complanatiis » nitidus. subs]). spinifercr
» lu'Jvefkns » narius
Craspedosoma RawUnsii » aJhipes
siibsp. simile,
2. Als alpine Fonnen sind anziisehen 8 Arten:
Glomeris transalplna Juins (dlohrofjicus
Polydesmus denticulatus » alenianmcuy
Craspedosoma flavescensYSiY.helveticum » ligiil'tfer
Chordeuma nodulosnni » sahulosus
Hievon sind aucli ini Jura vertreten:
Cîiordeuma noduJosum, Julus alemannicus und J. sahu-
losus :
Dagegen wiirden von mir luir ini AVallis gefunden :
Jidus allohrof/icus und Julus liqulifer.
3. ïiere, welclie iiii Berner-Oberland zu felilen scheinen,
hauptsâchlich ini Hiigelhuid und der Elbene, aber auch ini
Jura und ain (lenfersee verbreitet sind .S Arten:
Glomeris hexasticha Blaniulus guttidatus
conne.ra » vemistus
» marfi'niata » fuse us
(liordeuma pallldum » fiiuhriafns
Rev. Suisse de Zool.. T. (3. 1899. 18
2(14 H ANS ROTHENBÛHLER.
4. Nur im Hiigelgebiet und in der Ebene fanden sich drei
Arteii :
JmIhs J'arisiorum ^i\h])^. iii/ni<y4hfs, J. Bertkaui und J.
gmcllis.
5. Nurini Jura und nu Rhonetal nachgewiesen, sind4 Arten:
Polydesmus suhinteger Atnirfosoma monUvagum
var. silvatkum
» trunciilus Juins m éditer ran eus.
(). Zwei Arten kenne icli nur aus deni Engadin, nâmlicli:
Atmctosoma miD'nniuii und Jtdus alemannicus, forma
typica.
Suchen wir nacli dem Zusammenhang der l)is jetzt bekannten
Diplopodenfauna der Scliweiz mit derjenigen ihrer Nacbbar-
lander, so erweist sicb der Anteil Deutscblands viel grosser als
derjenige Frankreichs; dieserletztere beschrânkt sich auf wenige
Arten, von denen (Jlomsris ïnarginata, Glomerisconspersa, Poly-
desmus subiidegef, Julus mediterraneus und Julus Farlsiormn
genannt seien, wâhrend eine weit grôssere Anzahl, nâmlich circa
20 Arten sieh auch in Deutschbind wiederiinden ; etwas kleiner
ist der Anteil Oesterreichs. nâmlich circa 1 5 Arten.
Bemerkenswert ist die Thatsache, dass einige Arten, welche
in dem nordlicher gelegenen Deutschland verl)reitet sind, in der
Scliweiz nur in den Alpen und im Jura die Bedingungen zu
ihrem Fortkommenzu tinden scheinen ; es sind Polydesmus denti-
cdatus, Julus sabulosus, Julus ligulifer und Julus alemannicus.
Eine genaue Uebersicht liber die Zusammensetzung der
Schweizer-Myriapodenfauna und ihren Zusannnenhang mit der-
jtnigen anderer Lânder kann erst gegeben werden. wenn die
ostliche und stidliche Scliweiz, besonders Graubûnden, Tessin
und Wallis besser bekannt sein werden.
MYRIAPODENPAUNA DER SCHWEIZ. 265
BEOBACHTETES MAXIMUM IN DER VERTIKALEN VERBREITUNG
EINIGER ARTEN.
bis 2700 m. Julm alemannicus.
» 2300 » Chordeumanodulosiim, Gh. sUvestre.
» 2100 » Lithobius forflcatus, L. piceus.
» 2000 » Glomeris cons2)ersa, G. ornata, G. transalpina,
Folydesmus compIanatKS, Jidus cdlohroglcus,
J. sahulosus, J. aJhipes.
» 1700 » Folydesmus denticulatus.
» 1500 » Cras2)edosoma Raivîinsii.
» 1400 » Atm.ctosoma minimum.
» 1200 » Glomeris he.mstic]i(i m\à G. marginafa.
» 1100 » Craspedosomaflavescens.
> 1000 » Fast aile Arten.
2(;r)
II ANS ROTHENBUHLER.
Systematische Uebersicht.
I. Ordnung CHILOPODA Latreille.
1. Familie SCUTIGERID^ Gervais.
Gattung Scutigera Lamark.
Scutigera coleoptrata Linné.
2. Familie LITHOBIID^ Newport.
Gattung lAthobius Leach.
Subgenus Oligobothrus Latzel.
I. Gruppe Archilithobiiis Stuxb.
Lithobius seruginosus L. Kocli.
» pusillus Latzel.
» mutahiUs L. Koch.
» lucifiigus L. Koch.
» crassipes L. Koch.
IL Gruppe Lithobius s. str. Stuxb.
Lithobius forficatus Linué.
pi cens L. Koch.
tricuspis Meinert.
deiitafus C. KocIi.
leptopus Latzel.
glabratus C. Koch.
aulacopus Latzel.
agilis C. Koch.
pygmseus Latzel.
3. Fam. SCOLOPENDRID^ Newport
Gattung Cryptops Leach.
Cryptops anomolans Newport.
■< hortensis' Leach.
4. Familie GEOPHILID.î: Leach.
Gattung Geophiîus Leach.
Geophilus Studeri n. sp.
> îiuearis C. Koch.
•> longicornis Leach.
electricus Linné.
Gattung Scolioplanes Bergsœ und
Meinert.
Scolioplanes acuminattis Leach.
» crassipes C. Kocli.
II. Ordnung SYMPHYLA Ryder.
Familie SCOLOPENDRE LLIDJi
Newport..
Gattung Scolopendrella Gervais.
Scolopendrella notacantha Gerv..
» immaculata Newport..
III. Ordnung PAUROPODA Lubbock.
Noch nieht nachsewiesen.
IV. Ordnung DIPLOPODA Blainville-
Gervais.
L Unterord. P:>ELAPHOGNATHA
Latzel.
Fam. POLYXENID.E Gray and Jones.
Gattung Pulyxenus Latreille.
Polyxenus Lagurus Latr.
IL Unterord. CHILOGNATHA Latr.
L Familie GLOMERID^ Leach.
Subfainilie Gîonieridia Brandt.
Gattung GLOMERIS Latr.
Glomeris conspersa C. Koch.
» hexasticJia Brandt.
» ornata V.. Koch.
» connexa C. Koch.
» marginata Villers.
» transalpina C. Koch.
2. Familie POLYDESMID^ Leach.
Subfomilie Folydesiiiia Sauss. und
Humb.
Gattung POLYDESMUS Latr.
Polydesmus complaiiatus Linné.
» helveticus Verh.
» deuticuîafus C. Koch.
» subiuteger Latzel.
» trimculus n. sn.
MYRIAPODENFAUNA DER SCHWEIZ.
267
S. Fam. CHORDEUMID.E C. Koch.
Gatt. ATRACT0S(3MA Fanzago.
Atractosoma monticagum Verh.
» minimum ii. sp.
Oattung CRASPEDOSOMA Leach-
Rawliijs.
Craspedosoma Bawlinsii Leach.
» flavescens.
Gattung CHORDEUMA C. Koch,
Chordenma silvestre C. Koch.
» nodulosum Verh.
jMllidum n. sp.
4. Familie 3UL1DJE Leacli.
Gattung BLAXIULIJS Gervais.
Blaniulus guttulatiis (Bov.c)Gery .
» venu-stus Meinert.
9 fuscus Am Stein.
Blaniulus fimbriatus u. sp.
Gattung JITLUS Brandt.
1. VntergdttnQgMastigoiuhisAttems.
Julus londiiiensis Leach.
-) Parisiorum Brôliniiaiia
und Verh.
» allohrogieus Brôl.
» iiitidus Verh.
" alemannicus Verh.
» Bertkam Verh.
" gracilis n. sp.
» ligtilifer Latzel.
2. Uutergattung EnanfÀulus Attems.
Juins rmnus Latzel.
» mediterraneus Latz.
)> sabulosus L.
» alhvpes C. Kocli.
268 HANS ROTHENBÛHLER.
LITTERATURVERZEICHNIS. '
1. Am Stein, J. h. Mijriapoden und Cnistaceen Graubûndens. Jahres-
bericht der Naturforschenden Gesellschaft Graubiindens. Chur
18o7.
2. Attems Grat' Cari. Vorldufige Mitteilnng iiber die Copulations fusse
der Juliden. Zool. Anzeigrer 1894. N. 4o8.
3. — Die Mi/riapoden Steiennarks. Sitzungsberichte der Akad. der
Wissensch.mathematisch-naturvvissenschaftlicheKlasse. Wienl895.
4. Brôlemann h. Contributions à la faune mijriapodolofiiqne méditer-
ranéenne. Annales de la société Linéenne de Lyon. 1889.
5. — Contributions à la faune myriapodologique méditerranéenne . Annales
de la société Linéenne de Lyon. 1892.
6. — Contributions à la faune mijriapodologique méditerranéenne. Mé-
moires delà société zoologique de France. Paris 1894.
7. — Note sur deux myriapodes nouveaux du midi de la France. Bulletia
de la société zoologique de France. Paris 1894.
8. — Matériaux pour servir à une faune des Myriapodes de France.
Feuille des jeunes naturalistes. 1894. Nr. 290,298: 1896, Nr. 306,
307, 308, 309, 311 ; 1897, Nr. 317, 318.
9. — Genre Latzelia. Zool. Anzeiger. 1895. Nr. 490.
10. — Deux Julides de la faune méditerranéenne. Bulletin des séances de
la société entomologique de France. Nr. 3. Paris 1896.
11. — Myriopodes de Bex. Revue suisse de Zoologie. Genève 1897.
12. Chalande Jules M. Recherches anatomiques sur l'appareil respiratoire
chez les Chilopodes de France. Bulletin de la soc. d'histoire naturelle
de Toulouse. 1885.
13. — Contributions à la faune des Myriapodes de France.
14. — Recherches sur le mécanisme de la respiration chez- les Myriapodes.
Bulletin de la Société d'histoire naturelle de Toulouse 1886.
15. C.ARBOWSKi Tad. Phyletische Deutuny der Litltobinsformen. Zool.
Jahrbiicher. Jena 1897.
16. Gazagnaire J. Grand nombre de Polyzoniuni ycrmanicum dans les
bois de Semoy. Ann. Soc. entom. de France, 1894.
16a. Godet Paul. La Scutigère. Le Rameau de Sapin. Neuchàtel. 1892.
17. Haase Erich. Schlesiens Chilopoden. I. Chilopoda anamorpha. Inau-
gural-Dissertation. Breslau 1880.
18. — Schlesiens Chilopoden. II. Cliil. epimorpha. Zeitschrift fiir Entomolo-
gie. Breslau 1881.
' Wenn hinter dem Xitel einer Publikation keiue Angabe ûber Ort und Zeit
ihres Erscheinons steht, so gilt fur dieselbe die zuniichst folgende derartige Angabe.
MYRIAPODENFAUNA DER 8CHWEIZ. 269
18a. Haase. E. Beitrag zur Phulogcnie und Ontogenie der Chilopoden.
Zeitschr. fiir Entoniol. Breslau 1881.
19. — Scfdcsiem Sipnpkylen und Pauropoden. Zeitschrift fiir Entomologie.
Breslau 1885.
20. — Srliirsieiis Diplo])odeii. Zeitschrift fiir Entomologie. Breslau 1886
uud 1887.
20a. Heer Oswald. Ueber die obersten Grenzen des tierischen und yflanz-
lichen Lebens m den Schweizeralpen. Neujahrsblatt der Ziirich.
Naturf.-Gesellschaft 1845, Stiick 47.
21. Heymons Richard. Milleilnag iiber die Segmenlifum) und den Korper-
bau der Mipiapoden. Sitzung-sbericht der Akad. der Wissenschaften.
Beriin 1897. XL. XLI.
22. HuMBERT Aloïs. Myriapodes des environs de Génère, œuvre posthume,
coUotionnêe et publiée par H. de Saussure. Mémoires de la société
de physique et d'histoire nat. de Genève. Genève 1894 — 1895.
2:i. V. Kennel J. Das Verwandtschaftsverhdltnis der Arthropoden. Schrif-
ten der Naturforscher-Gesellschaft. Dorpat 1891.
24. KocH G. L. System der Myriapoden. Regensburg 1847.
25. — Die Myriapoden. I. und II. Halle 1863.
26. Latzel BoiiERT. Die Myriapoden der usterreickiscli-unyarischen Mo-
narchie. I. Halfte: Die Chilopoden. Wien 1880.
27 . — Die Myriapoden derijsterreichisch-unyarischen Monarchie. II. Hiilfte :
Die Syinphylen, Pauropoden und Diplopoden. Wien 1884.
28. — Les Myriapodes de la Normandie, publié par H. Gadeau deKERViLLE.
Bulletin de la S'jc. des amis des sciences nat. de Rouen, F^ liste
1884. IP' liste 1886.
29. Nemec Bohumil. Znr Kenntnis der Diplopoden Buhnens. Sitzungsbe-
richte der bohmischen Gesellschaft der Wissenschaft. Prag 1896.
30. PoRAT V. G. 0. Nya Bidrag till Skandinaviska Halfons Myriapodo-
logi. Entomologisk Tidskrift von Spanberg. Stockholm 1888.
31. Rath v. Otto. Beitrdge zur Kenntnis der Chilognathen. Inaugural-
dissertation. Bonn 1886.
32. — Ueber die Fortpflanzung der Diplopoden.
33. — Zur Biologie der Diplopoden. Berichteder naturforschenden Gesell-
schaft zu Freiburg. 1890 und 1891.
34. — Die Sinnesorgane der Antenne und der Unierlippe der Chilognathen.
Archiv fiir niikroskopische Anatomie. Band XXVII.
35. HosicKY F. V. Die Myriapoden Bohmens. Prag 1876.
36. ScHMUJT P. Beitrdge zur Kenntnis der niedern Myriapoden. Zeitschrift
fiir vvissenschaftliche Zoologie. Leipzig 1895.
37. Verhoeff Carl. Ein Beitrag zur mitteleuropaischen Diplopoden-
fauna.
38. — Veber einige nordafrikanische Chilopoden. Rerliner Entomol. Zeit-
schrift. 1891.
270 HANS ROTHENBÛHLER.
;{!(. Vkuhoeff Orl. Ein Beifrag zur Kenntnis dcr Galtuhf/ Chordciimn
loid cinige jXotizeu zur deuhrlicn Diplopodcnfauim.
'lO. — Zfu- Kt'nntnis di'r Analploni'ndriisi'u bci Scolopprahidini.
41. — Uebey Proh'i'dudrie der Diplopodoi. Berl. Ent. Zeitsclir. 189!2.
42. — Nene Dlp/opoden ans dem osterreichischen Kiistni/aitih'.
4.5. — Ueber einige paldarktisclie Ckilopoden.
44. — Diplojjoden des oslerreichiscken Adrltigi/hietes. Berlinei" Kni. Zeit-
schrift. 189;^.
45. — Vorldnpge Mittrilung iiher eine ni'uc ilciifsche Chordetimfj-Art.
4(). — ^ene Diplopoden der pa/i((ni>iisclien Région. Zool. Aiizeiger. 1892,
.NO :}86 und 403.
47. — Ueber ein nenes Stadium in der Entnickinng der Jiilidennidnnclwn.
48. — Aotiz znm Schaltstadiurn der Jnlidenindnnchen.
49. — Nene Diplopoden der portngiesischen Fanna.
50. — Ueher Ckordeuma germanicum Ver h.
51 . — Vorltïufige MiUeilung iiber neue Schaltstadinmheobachtnugen bei Jii-
liden, eine nene Gruppierirng der alten Gatinng Jnlns nnd einige
neue und seltene Diplojxjilen ans Tirol. Zool. Anzeiger 1893,
NO 410. 414. 418, 430.
52. — Ein Beitrng zur Kenntnis der Glomeriden. Verhandlg'. des natur-
liistorischen Vereins der preussisehen Bheinlande und Westfalens.
Bonn 1895.
53. — Beitrdrp' zur Diplo})oden fanna Tirais.
54. — Beitrdge zur Anatomie und Sgslemali/i der Juliden. Verhandlg. der
zoolog.-l)otaii. Gesellschaft in Wien. 1894.
55. — Zur Kenntnis der Copulationsorgnne de) Juliden, und eine neue
Tachypodoinlus-A rt.
56. — Bemerkungen iiber A. Berlese's Gruppiruug der Juliden. Zoolog.
Anzeig*='r. 1894, No, 456 und 457.
57. — Beitrdge zur Diplopodenfauna der Schweiz. Berl. Ent. Zeitschr.
1894.
5«. — Ueber einige neue Mgriapoden der ester reichisch-ungarischen Monar-
chie. (1. Aufsatz.) Verhandig. der zoolog.-botan. Gesellschaft in
Wien. 1895.
59. — Ueber milteleuropdische Geopkiliden . (II. Aufsatz.) Archiv fiir Natnr-
geschichte Berlin. 1895.
60. — Aphorisinen zur Biologie, Morphologie, Gattungs- und Artsy.stematik
(1er Diplopoden. Zoolog. Anzeiger. 1895. No. 476. 477, 478.
61. — Zoolog. Ergebnisse einer von D' Escherich unternominenen Reise
nach Klein-Asien. Bearbeitung der Myriapoden nebst. anatom.
Beitragen.
62. — Beitrdge zur Kenntnis paldarktischer Myriapoden. III. Aufsatz:
Zusammenfassende Darstelhmg der Aufenthaltsorte . IV. Aufsatz :
Ueher Diplopoden Tyrols, der Ostalpen und anderer Gegenden
MYRIAPODENFAUNA DER SOHWEIZ. 271
Envopas iiehst revfjleichi'nd morpltolo/jisrlu'n inid biofog. Mil-
tf'l/uiii/eH. Ai'chiv fiir Naturgeseliiclite. Berlin 1896.
63. Verhoeff (Jarl. Diplopoden Rheinpreussens nnd Beitrâge zur Biologie
UHfl rcrglcicki'nde Faunislili europàischcr Diplopoden. Verhandlg.
des natiirhistorischen Vereins der preussischen Rheinlande und
Westfaleiis. Bonn 1896.
64. — JiiIn.s liertliuui, ein neaev deutscher Julide.
6o. — Geopkiliden und Scolopendriden aus Portugal nnd Tnhelle enro-
paisr.her Geophilusarteii .
66. — Ziir Phijloçjenie der Mgriapodenordnungen.
67. — Notizeu iiber Polyxenus lagurus.
68. — Ueher Polydesmus germanicus n. sp. undSubg. Propolyilesnius \erh .
69. — yochmals einige Beinerkiiugen zur Phglogenie der Myriapodcnord-
nmigen. Zoolog. Anzeiger. 1896, No. 493, 496, 500, 508, 519.
70. — Polydesmus speJœorum. Verhandl. der zoolog. -botan. Gesellschaft.
Wien 1896.
71. — Beitrag zur Kenntnis pah'iarktischer Myriapoden. V. Aufsatz :
Uehersicht der mir genauer bekannten europtnschen CÂordeu-
midengatiungen.
72. — Ueber Diplopoden aus Bosnien. Herzegowina und Dalmatien. I. Teil :
Polydesiuidœ. II. Teil : Cho?-deumidœ und Lysiopetalidœ. Archiv
fiir Naturgeschichte. Berlin 1897. II. Heft.
73. — Bfitrdge zar vergl. Morphologie . Gattnngs- und Artsystematik der
Diplopoden mit besonderer Berilcksichtigung derjenigen Sieben-
hiirgens. Zoolog. Anzeiger. 1897, No. 527 und 528.
74. VoGES, E., Beitrag zwr Kenntnis der Jnliden. Zeitschrifl fiir wissen-
schaftliche Zoologie. Leipzig 187cS.
75. W.\LCKEXAR et Gervais. Histoire nat. des Insectes aptères. Suite à
Buffon. Paris 1847.
Ueber Schweizerisclie Collembola.
Von
Johann CARL.
Hiezu Tafel 8 und 9.
Vorliegende Arbeit entstand aiif Anregung von Herrn Pro-
fessor ly Studer und wurde wahrend der Zeit vom October
1897 bis Jiili 1898 im zoologischen Laboratorium der Univer-
sitât Bern ausgefllhrt,
Meineni liochverehrten Lelirer, Herrn Prof. D'' Th. Studer, sei
fur aile Anregung, die er niir wahrend meiner Studienzeit in
Bern gab, und ganz besonders filr die geschâtzten Ratschlâge,
mit w elchen er niir wahrend der Ausfiihrung dieser Arbeit jeder-
zeit an die Hand ging, an dieser Stelle mein wânnster Dank
ausgesprochen. Auch Herrn D'" Steck in Bern, der mir bei der
Herbeischaffung der Litteratur in ausgezeichneter Weise be-
hiilHich war, sowie Herrn D' Schàffer in Hamburg und Herrn
I)'^ VOGLER in Schaffhausen fiihle ich mich sehr zu Dank ver-
pfiichtet.
274 JOHANN CABL
EINLEITUNG.
Im Jahre 1843 erscliieii NicoLETS Monographie der Podureii
« Becherches pour serrir à J'hisfoire des IhdureUes, » eine fur
ihre Zeit mustergûltige Arbeit, Leider sammelte Nicoleï imr
iiiiierhalb eiiies sehr eng begrenzien Gebietes, eines Gebietes,
welclies daiik seiiien topographischeii und geologischen Ver-
lialtiiissen auch fauiiistisch eine eigene Stellung einninmit. So
konnten denn die Ergebnisse des Neuenburger P'orschers nicht
fiir die ganze Scdnveiz in Anwendung gebracht werden, sondern
behielten ilire voile Giiltigkeit blos fiir einen Teil des Jurage-
birges. Aucli die Zalil der Formen, die er ini Ganzen zusammen-
brachte. ist. xon unsereni heiitigen Standpunkt aus betraclitet,
als geringzu bezeiclmen. Indem ganzen iibrigen, die zwei andern
Stiifen, Alpen und Mittelland, umfassenden Teil der Schweiz
wurde dieser interessanten Abteilung der Apterygogenea bis
lieute wenig Aufmerksamkeit geschenkt. Was in der Litteratur
dariiber zu linden ist, l)eschrânkt sicli auf zerstreute Berichte
liber das massenhafte Auftreten verscliiedener Formen, die teils
NicoLET'schen zugewiesen, teils als neu beschrieben wurden.
So beschrieb Perty 1849 die Podf ira Ni col efti, G. Haller 1880
(Entomologische Notizen, in Mitteil. d. schweiz. entom. Ges.,
Bd. VI.) den AcJi ondes SchiqypJti und die Luhhockia Cœrulea.
Erstere Art hat sich als gut charakterisierte, selbstândige Form
erwiesen: die LnhhocMa dagegen ist nicht wieder aufgefunden
worden. Henzi (Mitteil. d. schweiz. naturf. Ges. in Bern, N"^711,
1871) und Godet (Bull. soc. se. natur. Neuchâtel, 1879) stellen
Formen, die sie massenhaft auf Schnee beobachtet haben, zu
Achorutes similutcis Nie, einer Art, die môglicherweise selber
spater unter einem andern Namen wieder beschrieben worden
ist. Bei allen diesen Mitteilungen tritt das biologische Moment
stark in den \^ordergrund, wâhrend die eigentlichen Beschrei-
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 275
bimgen meist uiigeiiiigeiid sind und iiicht liinreicheii, uni eiiie Art
s])iit('r mit Siclierheit wiedererkenneu zii lassen.
In neuesterZeit liatYoGLERinScliaffliausen dieCollenibolideii-
forschung wieder aiifgenommen und einige neue Arten beschrie-
ben, ieider aber die iinentbehiiiche nordische Litteratiir nicht
herangezogen. (Beitrdge z. Kenntnis der Sjyringschwânze. IIlu-
strierte AVoclienschrift ftir Entomologie, Neudamm 1896.)
Um so grossere Fortscliritte liât die Collembolidenforschung-
w àhrend dieser Zeit in andern Lândern gemaclit. Den Anfaiig
maclite Lubbock mit seinemWerke: «Monograph oftJie Thysa-
nura and CoUemhola, » 1873. Ungefahr gleichzeitig initerzog
ÏULLBERG die Collemboliden Schwedens einer genaiieren Bear-
beitung; dann folgten die Arbeiten von Reuter iind Schott,
welclie ein gutes Bild von der Ziisammensetziing der Griippe in
Nordeuropa lieferten. In Norddeutscliland wiirde sie diircli
SCHÀFFER zum Gegenstand eingehender Forscliung. Aiicli fur
Bôlimen. Tirol und Italien ist die Abteilung bearbeitet worden.
Mit dem Erscheinen der TuLLBERG'schen Arbeiten, vvelclie
jene sclione Eeihe von Publikationen dernordiscben Collembolo-
gen einleiteten, begann die systematisclie Collembolidenforscliung
eine neue Riclitung einzuschlagen, insofern als sie an Stelle der
tïuher innerlialb der einzelnen Gattungen fast allein verweii-
deten, oft trtigerischen Farbencharaktere ûberall da, wo es mog-
lich war, gute und sichere morpliologische Merkmale zur Unter-
scheidung der Arten heranzog. Die natiiiiiche Folge davon war.
dass viele von den âlteren Autoren aufgestellte Arten zu andern
liingefiihrt werden mussten, wâlirend andere, weil ungenûgend
definiert, sicli gar nicht melir identiticieren lassen.
Bei diesem Stande unserer Kenntnis von der Yerbreitung der
Collemboliden erschien es notwendig, auch in den in dieser
Richtung nocli niclit erforscliten Teilen der Schweiz zu sammeln.
Bei der Mannigfaltigkeit der orograpliiscben Veiiialtnisse, die
besonders dem Alpengebiet eigen ist und die dazu angethaii
276 JOHANN CARL.
erscheint, die verschiedenartigsten Lebensbedingungen zu er-
fiilleii, erotfnete sich dem Sammler voii vonilierein die Aus-
siclit, niclit nur eine betrachtliclie Anzalil voii l)ereits bekannten
Foniien, sondeni auch fur die Wissenschatt gaiiz iieue Arten
aufzutindeiL In den Alpeii bot sich ferner iioch (lelegenheit, die
verticale Verbreitung der einzehien Formeii iialier iiis Auge zu
fassen. Bei der kurzenZeit. die uiir zur Verfiiguiig stand, musste
ich niicli im Mittelland und in den Alpen je auf ein kleineres
Gebiet beschranken. Ersteres ist hauptsâchlich durch die Um-
gebung von Bern, letztere sind durch das Unterengadin vertreten.
Innerhalb des Alpengebietes wurde ferner noch gesammelt in
der Umgebung von Chur und ini Berner-Oberhind. an jedeni
Orte auf je einer Exkursion. Das Material aus der Umgebung
von Bern wurde hauptsachhch iui Spatherbst. Winter und Som-
mer, dasjenige aus dem Engadin in den Monaten Se])tember und
Oktober, Mârz und April gesammelt. I)ie01)ertlâclienbeschaft'en-
lieit der beiden Sammelgebiete ist eine wesentlich verschiedene,
Wâhrend im Engadin in der Taisohle die zahlreichen Aufschliisse
des Granitfelsens und weiter oben die zerklufteten Dolomitmassen
sich als gute Fundorte erwiesen, felilen dem Mittellande eigent-
liche Felspartien. Der Molassesandstein, welcher an einigen
Orten ansteht, ist kompakt und bietet daher den Tierchen keine
8chlupfwinkel. In der Umgebung von Bern mussten daher ilire
Standorte in Feld und Wald aufgesucht werden. In dem durch-
suchten Telle der Alpen tinden sich nur Nadelwaldungen, wâhrend
im Mittelland der Laubwald tiberwiegt. Neben diesen Faktoren
bat sich auch die Hohenlage des Sammelgebietes als mehr oder
weniger bestinmiend fiir den Charakter seiner Fauna erwiesen.
Der hochste Punkt, an welchem in der Umgebung von Bern ge-
sammelt wurde, ist die Holie des Gurtens, eines Molassehiigels
im Siiden der Stadt (860 m.). Das Material aus dem Engadin
fand sich innerhalb des Hohengiirtels von 1250 — 2000 m. ii. M.
Tiefer gelegene Punkte der Alpen, an denen gesammelt wurde,
ÛBER SCHVVEIZERISCHB COLLEMBOLA. 277
sind die Umgebuiig- von Chur (600 — 700 m. ti. M.) und die G-e-
geiid von Zweiliitschinen im Berner-Oberland (800 — 1100 m,
ii. M.). Bas Juragebiet musste ich fur eiiistweileii uiiberiicksich-
tigt lassen.
Iii Bezug auf die sj^stematische Einteiluiig imierhalb der
Oriippe folge ich Schàffer. Das S^ystem, welches er in seiner
Arl)eit liber «Die CoUemholen der Unigebum/ von Hamhurg» gibt,
erwies sich besonders auch fiir denZweck einer leichten Bestini-
nuing als sehr gtinstig. I)a mir schon von Anfang an bei der
grossen Ûbereinstimnmng, welche die schweizerische Collembo-
lidenfauna mit derjenigen Norddeutschlands zeigt, dk Bestim-
mungstabellen von Schàffer ausgezeichnete Dienste leisteten,
glaubte ich diirch Aufnahnie derselben in die vorhegende Arbeit
ihr einen allgemeineren Wert zu verleihen. Herr Dr. Schàffer
erteihe mir denn auch bereitwilligst die Erlaubnis hiezu. Fiir
einige ftattungen sind die Tabellen durch Hineinfiigen neuer
Arten erweitert worden. P'erner sah ich mich gen(>tigt, einige
Diagnosen meinen Beobachtungen entsprechend umzuândern.
Von Synonymen habe ich aussser den mit Sicherheit zu identifi-
cien^ndenNicoLEï'schen Arten nurnoch einige aufgenommen, die
nacli der neuesten Litteratur sich als solche erwiesen haben. In
Bezug auf die ersteren folge ich in der Hauptsache Schôtt.
Zur Conservirung der Tiere eignet sich starker Alkohol; nur
in einigen wenigen Fâllen, worauf bei den betreiïenden Arten
noch besonders hingewiesen ist, zeigten die im Alkohol aufbe-
wahrten Tiere einen Unterschied in der Fârbung gegeniiber den
lebenden Exemplaren. Die Untersuchung geschah in Wasser,
Alkohol oder Grlycerin imter dem Deckglase. Zur Feststellung
der Zâhne auf den Krallen, der Lage und Beschaft'enheit der
Ocellen und des Postantennalorgans wurde 30 Voige Kalilauge
ancewendet.
278 JOHANN CARL.
BESTIMMUNG8TABELLEN UNI) DIAGNO^EN.
UBERSICIIT DER FAMILIER.
1. — Fnrca felilend. Kopf wagreclit. Tli. I. von oben deiitlich
siclitljar. Fusse mit 1 — 2 Kralleii. Antemieii viergiiedrig.
Sclmppen felilend. Haut kornig. Postaiiteiinalorgan meistens
vorlianden, ans getremiten Hôckern besteliend.
1. Fam. Ap]u)nirldœ.
Fnrca vorlianden 2
2. — Korpergestreckt, niclit kuglig. Abdomen von (I Segmenten
gebildet 3
Kôrper fast kuglig. Thoracalsegmente selir knrz. Abdomen
nur von einem grossen und einem kleinen Segment gebildet.
Furca am grossen Segment befestigt. Kopfsenkrecht. Fiisse
mit 2 Kiallen. Schuppen fehlend. Haut nicht kiirnig. Post-
antennalorgan fehlend. Antennen viergiiedrig.
4. Fam. Sm/idJunidœ.
3, — Furca an Abd. IV. befestigt. Kopf wagreclit. Th. I. von
oben deutlich sichtbar. Antennen viergiiedrig. Fusse mit
1 — 2 Krallen. Schuppen fehlend. Haut deutlich kornig. Post-
antennalorgan meistens vorlianden. aus getreimten Hockern
bestehend. 2. Fam. rodimdœ.
Furca an Abd. V., selten (bei einigeii Isotomaarten) an
Abd. IV. befestigt. Kopf schriig geneigt. Th. I. von oben
nicht oder kaum sichtbar. Fiisse mit 2 Krallen. Schu])i)en
fehlend oder vorhanden. Haut nicht kiirnig. Postantennal-
organ selten vorhanden (nur in der Gattung Isotoma), aus
einer in sich zuriicklaufenden, vors])ringendeii Chitinlciste
bestehend. Antennen vier- bis sechsgliedrig.
3. Fam. Eidouiohrifidœ.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 279
1. Famille APHORURIDiE A. D. Mac. G.
ÛBERSICHT DER GATTUNGEN.
1. — Kôrperoberseite mit Hockern. Abdomen mit vier nmden
Hôckern eiidend. Postantemialorgaii felileiid oder vorliaii-
den, Neamira A. I). Mac Gr. = Anura Gerv.
Kôrperoberseite ohne Hôcker 2.
2. — Pseiidocellen vorlianden. Untere Kralle vorhanden. Post-
aiitennalorgan fast immer vorhanden, meistens lang-
gestreckt. Anaklornen 0 oder 2. Aphoriira A. D. Mac G.
= Liptira Burm.
Pseiulocellen fehlend. Untere Kralle fehlend ... 3
3. — Postantennalorgan vorhanden, Anaklornen fehlend.
Anurida Laboulb. Tullb.
Postantennalorgan fehlend. Anaklornen fehlend.
Anurophorus Nie.
1. Gattung NEANURA.
Einzige einheimische Art :
Necmura miisconim Templ.
NicoLET 1841 . Achonites tuhen-iildlxs. Rcch.p. scit. à l'IIist. d. Pod. pag. ol .
Postantennalorgan fehlend. 3 Ocellen jederseits. Lange 2 nnn.
Dièse Art scheint im Mittelland, im Jura und in den xAlpen ge-
mein zu sein. Im Engadin kommt sie noch bei 1600 m. iiber M.
unter Baiimrinde vor (April 1898). In der Umgebmig von Bern
fand ich sie auf stagnierendem Wasser. Nicolet erwâhnt sie
ans dem Jura (Hauterive). Einige junge Exemplare aus dem
pjigadiii sind ganz weiss.
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 19
280 JOHANN CARL.
2. Gattung APHORURA A. D. Mac. G.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Postantennalorgan fehlend. Untere Kralle in eine borsten-
formige Spitze auslaufeiid, ungefâhr die Mitte der oberen
erreicliend. 3 Pseudocellen auf jeder Anteimenbasis. Anal-
dornen vorhanden 1 mm. A. minor n. sp.
Postantennalorgan vorhanden 2
2. — Analdornen vorhanden 3
Analdornen fehlend 8
3. — Untere Kralle an der Basis lappenformig erweitert. 2 Pseudo-
cellen auf jeder Antennenbasis. Postantennalorgan mit 22
Hôckern. Hautkôrner sehr grob. Bis 1,7 mm.
A. tiiherculata Moniez.
Untere Kralle an der Basis ohne lappenfôrmige Erweiterung 4
4. — Untere Kralle mit Fadenanhang wenigstens V* so lang,
wie die obère Kralle 5
Untere Kralle die Mitte der oberen nicht oder kaum er-
reicliend 7
5. — Jede Antennenbasis mit 2 Pseudocellen. Jedes Postantennal-
organ mit 12 — 14 Hôckern. 2 mm. A. amhulans (L.) Nie.
.Tede Antennenbasis mit 3 Pseudocellen. Postanteiuialorgan
mit mehr als 14 Hôckern 6
6. — .Jedes Postantennalorgan aus 18 — 34 Hôckern. Farbe weiss.
Analdornen lang. l'/a mm. A. armata TuUb.
Jedes Postantennalorgan aus 28 — 32 Hôckern. Farbe gelb-
lich weiss bis ziegelrot. Analdornen ganz kurz. l'/a i»m-
A. alhorufescens Vogler.
7.- — Jedes Postantennalorgan mit 23 — 28 Hôckern. Jede An-
tennenbasis mit 3 Pseudocellen. Bis 1.2 mm.
A. debilis Moniez.
ÛBER SCHWEIZERI8CHE COLLEMBOLA. 281
Jedes Postantennalorgan mit 18 — 20 Hôckern. Jede An-
tennenbasis mit 3 Pseudocellen. Bis 1,5 mm.
A. negleda Schâffer.
^. — Jedes Postantemialorgan mit 14 — 16 Hôckern. Jede An-
tennenbasis mit 2 Pseudocellen. Hinter jeder Antennenbasis
ausserdem noch eine Pseudocelle. 1 mm. A. inermis TuUb.
Jedes Postantennalorgan mit 8 Hôckern.
A. fimetaria (L.) Lubb.
ApJiorura minor n. sp.
ïaf. 8. Fig. 1, 2, 3.
Organa postantennalia nulla. Basis antennarum punctis ocelli-
formibus tribus instructa. Spinse anales graciles, arcuatse. Ungui-
culus superior unguiculo inferiore duplo longior. 1 mm.
Im Februar 1898 fand icli in der Umgebung von Bern unter
der Rinde alter Baumstriinke einige Exemplare von einer Aplio-
ruraart, welclie durch das Fehlen des Postantennalorgans aus-
gezeichnet ist. Auch bei Anwendung von Kalilauge und mit
starker Vergrôsserung war niemals ein solches Organ wahrzu-
nehmen. Pseudocellen sind liingegen in grosser Zabi vorhanden.
An jeder Antennenbasis liegen ihrer drei, Fig. 1 ; manchmal schien
es mir, als ob noch eine vierte kleinere vorhanden wâre, die mit
den tibrigen ein rautenfôrmiges Feld einschloss. Indessen kônnte
hier eine Tâuschung vorliegen. Am Kopfhinterrand, auf Th. I.,
Abd. IV. und V. jederseits 2 Pseudocellen, au den tibrigen Seg-
menten 3 — 4 jederseits, Fig. 1. Im Antennalorgan stimmt die
Art mit A. armata Tullb. ilberein. Die obère Kralle ist zahnlos,
die untere zieht sich in eine feine borstenfôrmige Spitze aus, die
ungefahr bis zur Mitte deroberen Kralle reiclit. Die Analdornen
sind schlank und mïssig gebogen. Die Analpapillen sind verhàlt-
nissmiissig bedeutendkleiner, als bei A. arniciH. Die Kôrperlànge
betrâgt 1 mm.
282 JOHANN CARL.
Aphor. amhuUms (L.) Nie.
1841. NicoLET. .4 nnrophoytis finidailus. /iecJi.p. sen:. à l'Hist. d. /V/. pag. 53.
Ist voii (1er îSehweiz iiur aus deiii -hira bekaniit (Xicolet).
Aphor. armata Tiillb.
Die Zabi der Hôcker im Postanteniialorgan ist iioeli variabler
als mail bislier aimabm. Sie betrui;' in einem Falle imr 18, in
eineiii anderii jedoeb 34. Dièse weitverbreitete Art ist in der
Umgebung von Bern, ini Berner Oberland und im Engadin sehr
gemein. kdisammelte sieanTeiclieniuidTiimpebL miter Bbimen-
tôpfen mid unter Rinde. Im Engadni fand sie sicb an der bnkeii
Thalseite noch bei 1500 m. iib. M.
Aphor. (ilhorufesceHS Vogler.
1896. Vogler. Lipura alborufesccns. Beilr. zur Kenninis der Springschw.
pag. 2.
Unter dem Material, welcbes mir Herr Dr. Vogler ziisandte.
befand sicli aueli die von iliin bescbriebene Aphorura alhorufes-
cens. Die genaue Untersucliung ergab, dass es sicb hier uni eine
giit charakterisierte selbstândige P'orm handelt. Die Art stelit
A. armata Tullb. am nâclisten. Icb zâhlte im Postantennalorgan
je 28 — 32 Hocker. An der Basis jeder Antenne liegen 3 Pseudo-
cellen wie he'i Aj^honira armata. Aiicb die Verteihing der Pseudo-
cellen auf dem iibrigen Korper stinimt mit der bei der letzteren
Art beobacliteten iiberein. Am Kopfhinterrand und am Hiiiter-
rand von Abd. Y. finden sicb jederseits constant 3 Pseudocellen.
Tb. I. entbehrt ibrer ganz. Die untere Kralle ist ungefabr ^a so
lang als die obère. Sie verscbmâlert sicb von ibrer Basis an ganz
allmablicb, um zuletzt in einen fadenfôrmigen Spitzenanbang
iiberzugeben. An der oberen Kralle konimt ein Zabn, wie er bei
A. armata liâufig auftritt, niemals vor. Die beiden Analdornen
ÛBER SCHWEIZERI8CHE COLLEMBOLA. 283
sind schwach gekrûmmt und viel kiirzer, als bei den andeni
Arten der Gattung'. die ich ans eigener Anschauung keniie.
Wie YoGLER schoii liervorliebt, ist flir dièse iVrt die keuleii-
fôrmige Anscliwellung a'oiî Ant. IV. und die dichtere Behaaruiig
dièses Gliedes charakteristisch (vgl. Yogler Beitr. z. Kenntnis
d. Springschivcmze. Fig. 4, 5). Die Bescliaffenheit des Antennal-
organs ist dieselbe wie bei A. armata. Yon letzterer unterscheidet
sich die vorliegende Forni besonders auch diircli die Fârbung.
Xur gaiiz junge Exemplare sind weiss, altère dagegen geib bis
rostrot. Lange 1 '/o mm. Die Art ist alpin. Sie fand sicli am Col
de Fenêtre 2786 m. iib. M. auf dem Schnee und ant Kistenpass
2000 m. iiljer :\r. (Yogler.)
SCHERBAKOW (Zool. Anzeiger Bd. XXI. Nr. 550, 1898) fiilirt
als Beispiel einer weiten Yerbreitung der Arten die Tullhergia
mitardica Lubb., aus Kerguelenland bekamit, an. Er willsie-bei
Wien aufgefunden haben. Herr Prof. Dr. Studee, der seinerzeit
nach den Originalexemplaren von dieser Art Abbiidungen ge-
geben hat. versichert mir, dass hier ein Irrtum vorliegen miisse,
und dass sowohl die Grosse, als die ganze Gestalt des Wiener
Exemplares von deijenigen der T. antarcfica zu stark abweiche,
als dass es sich um dasselbe Tier handeln konnte. (Ygl. Studer
Forschungsreise S. M. S. Gazelle III. Teil Zoologie und Géologie.
Berlin 1889 pag. 128. Fig. 7.)
3. Gattung ANUROPHORUS.
Einzige einheimische Art :
Anuropliorns laricis Nie.
Schwarzblau. Postantennalorgan fehlend. 16 Ocellen. Lange
1 mm. Fand sich sehr zahlreich im Engadin unter der Rinde gefall-
ter Baumstâmme. Herr D^' Yogler fand die Art bei Schaffhausen
« unter Puppen. » In der Umgebung von Bern scheint sie ziemlich
selten zu sein. Im Jura kommt sie ebeufalls vor. (Nicolet.)
284 JOHANN CARL.
2. Famille PODURIDiE Tômosvary.
UBERSICHT DER GATTUNGEN.
1. — Hinterleibsende vierzahnig. Eigentliclie Analdornen, Post-
antennalorgan inid Ocellen felilen. Untere Kralle vor-
liaiiden. Spriiiggabel bis ziim Ventral tiibus reicliend.
Tetrodontophora R enter.
Hinterleibsende abgerimdet, manchmal mit Analdornen 2
2. — 2 oder 0 Analdornen 3
Mehr als 2 Analdornen 8
3. — 30 Ocellen; Analdornen fehlend. Podurhippus Megnin.
10 oder 16 Ocellen 4
4. — 10 Ocellen, 2 kleine Analdornen. Postantennalorgan fehlend^
untere Kralle fehlend. XenyUa Tullb.
16 Ocellen. Analdornen 2 oder 0 5
5. — Springgabel bis ziim Ventraltubns reichend. Dentés stark
gekriimmt. Analdornen fehlend, Postanteimalorgan fehlend,
mitere Kralle fehlend. Podura L.
Springgabel nicht bis znm Ventraltubns reichend. Anal-
dornen 2 oder 0 6
6. — Postantennalorgan fehlend. Untere Kralle fehlend. Anal-
dornen fehlend. Mundwerkzeuge reduzirt, saugend. An-
tennen kegelformig. Pseudachorutes Tullb.
Postantemialorgan vorlianden. Mundwerkzeuge kauend.
Analdornen 2 oder 0 7
7. — - Untere Kralle vorhanden. AcJiorutes Templ. Schaffer.
Untere Kralle fehlend SchoUella Schiiffer.
8. — Antennen \ iergliedrig 9
Antennen fiinfgliedrig. 4 Analdornen. Luhhockia Haller?
9. — Untere Kralle vorhanden. Postantennalorgan vorhanden.
4 Analdornen. Tetracanthella Schôtt.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 285
Untere Kralle felilend. Postantennalorgan fehlend. 3 Anal-
domen. Spriiiggabel sehr verkiimmert. Frisea Dalla Torre.
= Trianea Tullb.
4. Gatlung XEiNYLLA.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Springgabel sehr klein. Deiis und Miicro zusammen kaiim
langer, als die Fusskrallen. Analdornen klein, auf Papillen,
welche wenig grosser, als die Hautkorner sind ... 2
Springgabel langer. Dens und Mucro zusammen weit langer,
als die Fusskrallen 3
2. — Dunkelblaulich, glânzend. Lange 1 mm. X. nitida Tullb.
Graublau, bereift. Lange 1 mm. X. brevicauda Tullb.
3. — Mucrones ni dit vollstândig von den Dentés abgegliedert,
(bei X. longispina nach Uzel's Zeichnung allerdings ein
deutlicher Absatz) vgl. Schaffer Fig. 40, 41 und 42 . 4
Mucrones wie bei Achorutes vollstândig von den Dentés ab-
gegliedert. (Schaffer Fig. 43.) Mucro am Ende nicht an-
geschwollen, spitz auslaufend. Haut nicht gefeldert. Dunkel-
blau 1 '/.2 — 2 nnn. X. humicola Fabi'.
4. — Springgabel (Seitenansicht) an der Grenze von Mucro und
Dens mit deutlichem Absatz an der Unterseite (Schaffer
Fig. 40). Mucro in der Mitte mit 2 nebeneinanderliegenden
niedrigen Zâhnen. Graublau. Lange 1,7 mm.
X. longispina Uzel.
An der Grenze zwischen Mucro und Dens kein solcher Ab-
satz.(SCHÀFFERFig.41.) Mucro ohneZâhne, amEnde stumpf,
etwas angeschwollen (Schaffer Fig. 42). Hautkorner auf
grôsseren gewolbten Hautfeldern. Graublau, bereift, bis
1,8 mm. X. marUlma Tullb.
XenyJla nitida Tullb.
In der Umgebung von Bern fanden sich einige Exemplare unter
Fohrenrinde und Flechten, Januar und Februar.
286 JOHANN CARL.
Xenylla brevicauda Tullb.
Viel hâufiger, als die vorangehende Art. Im Engadin fand sic
sich in grosseii Coloiiien unter rissiger Riiide bei 1250 — 1400 m.
ub. M. Ebenso ist sie in der Umgebung von Bern weitverbreitet
iind erscbeint besonders zablreicb vom Dezember bis April.
Xenylla longispimi Uzel,
Aus der Nâbe von Bern bekani ich zwei etwas beschâdigte
Exemplare, die sicb unter der Rinde eines auf einem Teiche
schwimmenden Aststiickes fanden. Leider gingen mir beide Indi-
viduen bei der Priiparation zii Grunde. Docb konnte der Bau der
Mucrones noch festgestellt werden.
Xenylla marithna Tullb.
Dièse Art ist niir nur aus dem Unterengadin bekannt, wo man
sie im Friilijahr unter Hollunder- und Fôhrenrinde ziemlich hâufig
antrifft. 1250—1400 m. tib. M.
5. Gattiing PODURA.
Einzige europaisclie Art :
Podura aquatka L.
Im Engadin fand sich dièse Art sclion im Mârz in grosser
Menge auf der Oberflâche von Teichen ein. Aus der Umgebung
von Bern erhielt ich sie ebenfalls (Belpmoos). Durch Nicolet ist
sie aus dem Jura bekannt.
6. Gattung ACHORUTES.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Kopf gross, ca. Vs der gesamten Korperlânge. Antennen
dick, kegelformig. Untere Kralle plotzlich borstenartig
verschmâlert ; obère Kralle mit 2 kleinenZâhnen. Tibia mit
ÛBER SCH^\^IZERI8CHE COLLEMBOLA. 287
1 Keuleiiliaar. Dentés der Furca dick ; Mucro wie Fig. 1 3
undl4. Aiiteimalorgan vorhanden. Postantennalorgan aus
5 Hôckern besteliend. Anaklonieii kurz, schwach gebogen.
^3 mm. Â. Schu'pplii Haller,
Kopf nicht so lang wie '/s der gesamten Kôrperlânge. Obère
Kralle zahnlos oder luir mit eiiiem Zahn versehen . . 2
2. — Anakloriien wenigstens balb so lang wie die obère Kralle. 3
x4.naldornen nicht halb so lang wie die obère Kralle, oft
scliwer siclitbar 5
3 . — Das violette bis braune Pigment gleichmâssig verteilt. Tibia
mit 1 Keulenhaar. Analdornen gerade. Postantennalorgan
aus 6 Hôckern gebildet, Fig. 4, 5. Mucro an der Dorsalseite
mit grossem Zahn (Fig. 7 und Schàffer Fig. 52).
A. sigiUatus Uzel.
Analdornen mehr oder weniger gebogen ..... 4
4. — Das graublaue bis violette Pigment tieckig verteilt. Anal-
papillen sich mit der Basis beriihrend. Tibia mit einem
deutlichen Keulenhaar. Mucro vgl. Schàffer Fig. 46. Bis
1,2 mm. A. armât us Nie.
Das dunkelblaue Pigment gleichmâssig verteilt. Analpa-
pillen mit der Basis deutlich von einander entfernt. Anal-
dornen schwach gebogen. Keulenhaare der Tibien undeut-
lich. Mucro vgl. Schàffer Fig. 45. 2 mm.
A. longispinus TuUb.
5. — Jede Tibia mit 1 — -3 Keulenhaaren 6
Tibien olme Keulenhaare. Obère Kralle sehr gross (fast
doppelt so gross als bei A. viaticus). Dunkelblau. Untere
Kralle plôtzlich verschmâlert. Mucrones nicht konvergi-
rend. 1 mm. A. Tri/homi Schott.
6. — Untere Kralle plôtzlich borstenfôrmig verschmâlert . 7
Untere Kralle langsam verschmâlert (Fig. 19). Mucro
schmal olme deutliche Lamellen. Postantennalorgan vgl.
Fig. 18. A. Schôtti Reuter.
288 JOHANN CARL.
7. — Mucrones breit, meist mit deutlichen Lamelleii. . . 8
Mucrones schmal, oline deutliche oder mit sehr schmaler
Lamelle, im letztern Fall die Mucrones halb so lanj^' wie die
Dentés 13
8. — Jede Tibia mit 3 Keiilenhaaren. Mucro vgl. Schàffer
Fig. 48. Dunkelblaii. Antennalorgan Fig. 8, 9.
A. viaticus (L.) Tullb.
Jede Tibia mit 1 Kenlenhaar .9
9. — Analdornen vorhanden, auf grôsseren oder kleineren Pa-
pillen 10
Analpapillen vorhanden, aber sehr klein iind ohne Anal-
dornen. A. SaMhergi Reuter.
10. — ^ Mucrones viel kiirzer als Va der Dentés 11
Mucrones so lang wie Vs der Dentés (Schàffer Fig. 53).
Braun 1 mm. A. naimidaris Schôtt.
11. — Rippe der Mucrones in eine schmale, etwas gebogene
Spitze auslaufend. Schàffer Fig. 49. Blauschwarz. Bis
1,7 mm. A. Schffelderi Schàffer.
Mucrones ohne solche Spitze; Rippe der Mucrones am
Ende abgestutzt und (bei seitlicher Ansicht) zu einem fast
viereckigen Stiick erweitert 12
12. — 4 oder 5 Chitinhocker an der Oberseite der Dentés zu
spitzen, dornahnlichen Hockern vergrôssert (Schàffer
Fig. 50). Dunkelblau. 1 — 1,5 mm. A. socialis Uzel.
Oberseite der Dentés mit 20 — 25 solchen Dentaldornen
(Schàffer Fig. 51). Dunkelbraun. 1 mm.
A. spinifer Schàffer.
13. — Analpapillen gross und deutlich 14
Analpapillen sehr klehi. Manubrium so lang wie Dens und
Mucro zusammen. Mucrones fast halb so lang wie die
Dentés. Schwarzblau. 1 mm. A. manubrlaUs TiiWh.
14. — Analdornen leicht gekrûmmt 15
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 285
Aiiaklornen gerade. Kôrperfarbe (luiikelblau ohne rôt-
lichen Schimmer. Pigment nicht tieckig' verteilt.
A. Theeli Tullb.
15. — ^ Kôrperfarbe dimkelblan mit rotlicliem Schimmer. Tibien
mit 2 oder 3 Keulenhaaren, Bis 3 mm.
A. ptirpurascens Lubb.
Kôrperfarbe dimkelbhiii ohne rôthchen Schinnner. Pig-
ment tieckig verteilt (nur bei starker Vergrôsseriing er-
kemibar.). 1 mm. A. dnhius ïullb.
Achorutes ScJmppUi Haller.
Taf. 8, Fig. 10—17.
1893 VoGLER. Achor. pluvialis. Festschr. z. oOjahr. Best. d. nat. Museuru zu
Schaffh., p. 36.
Im Jahre 1880 beschrieb (t. Haller in den Mitteilimgen der
schweiz. entomolog. Gesellschaft, Band G, eine neue Achorutes-
art, die er AcJiorutes Scliupplu nannte. Die Beschreibiing ist un-
genau inid unvollstandig. Ûber den feineren Ban der Fnrca
und der Krallen giebt er gar nichts an. Ich verdanke niin Herrn
Prof. Dr. Studer ein Canadabalsam-Prâparat, weîches dieselben
Exemplare enthielt, aiif welche sich Hallers Beschreibung griin-
det. Es gelang niir, die stark eingeschrumpften Tierchen ans dem
alten Prilparate, nach welchem eine detaillierte Beschreibung
immôglich gewesen ware, heransznbekommen und durch sorg-
fiiltiges Auswaschen in Chloroform und Wasser zum Quellen zu
bringen. Nachdem die so behandelten Exemplare der Einwirkung
von Kalilauge ausgesetzt worden waren, liessen sich an ihnen aile
Einzelheiten erkennen. Was einem an dieser Form zuerst auffallt,
ist das Missverhâltnis in der Grosse des Kopfes und des iibrigen
Kôrpers. Die Liinge des Ko])fes betragt ungefâhr 'A der gesamten
Kôrperlânge. Fast so bedeutend ist auch die Breite des Kopfes. Die
kurzen und dicken kegelfôrmigen Antennen erinnern an diejenigen
290 JOHANN CARL.
von Neamira muscm^um (Fig.l6). Sie tragen an ihremEnde ein
Antennalorgan, âlmlicli rtenijenigen, welches ^cmnT im: Anurida
marit'nna nacligewiesen bat. Hier besteht es aber stets nur ans zwei
Cliitintuberkebi, wovon die eine apical liegt luul iiber das Ende
der Antenne hinausragt, wâhrend die andere auf der Dorsalseite
€twas weiter innen eingefiigt ist (Fig. 15). Eigentliche Scbutz-
l)orsten, wie sie beim Antennalorgan der Aphorura-Arten auf-
treten. sind bier nicbt vorbanden. Docb entspringt an der Basis
der seitlicben Tuberkel ans einem Hofe eine kurze Borste, die
aber stets nach unten gebogen ist und dem Antennengliede fest
anzuHegen scbeint, somit kaum den Zweck des Schntzes baben
kann. Das ganze Antennalorgan ist bier sebr deutbcb und ver-
liabnismâssig gross, so dass'es sogar G. Haller aufgefallen ist,
der von einem « sebr kurzen, dicken Taststift an der Spitze der
Antennen » spricbt.
Die Anordnung der in der Acbtzabl vorbandenen Ocellen ist
kaum verscbieden von derjenigen, die icb bei andern Acbcrutes-
arten beobacbtet babe (Fig. 14). Das Postantennalorgan bestebt
ans fiinf Hôckern, von denen vier grosser sind und sicb um einen
centralen kleineren Hôcker zu einer Rosette gruppieren. Sie
waren scbon in jenem 20 Jabre alten Canadabalsampriiparat ganz
deutlicb als fiinf violette Punkte vor jedem Augentieck wabrzu-
nebmen (Fig. 17).
Die Beine sind kurz und verbâltnismâssig dick; jede Tibia
trâgt ein Keulenbaar. Die untere Kralle verscbmâlert sich rascb
und i)l()tzîicb zu einem borstenformigen Anbang (Fig. 11). Die
starke obère Kralle trâgt an der Innenseite zwei kleine Zâbne,
ein Verbalten, welcbes meines Wissens den tibrigen Acborutes-
arten fremd ist. Die Furca reicbt nacb \orn fast bis zum Ventral-
tubus. DasManubrium trâgt auf breiter Ansatzflâcbe die plumpen
cylindriscben Dentés, die an der Spitze fast so dick sind, wie an
der Basis. Die Mucrones stellen breite Lamellen dar. In der
Seitenansicbt erscbeinen sie nierenformig, von oben betracbtet
tJBER sch>\'t:izerische collembola. 291
breit kahiifoniiig mit zwei gegeii die Cavitât eiiigeschlageneii
Zahneii [eineii aiif jeder 8eite] (Fig. 12, 13. 14). DasMaimbrium
zeigt dorsahviirts aiif jeder Seite einen sclirag iiach vorn gericli-
teteii kleinen Zapfen (Fig. 12). Dièses Gebilde habe ich sonst
aiich iiirgends beobachtet. Die zwei kiirzeii, schwach gebogeneii
Anaklornen sitzen auf ganz kleinen Papillen. Die Behaarung der
Tiere ist ahidich wie diejenige von Achor. arnuifus (Reuters
III. Typiis). Neben kurzen. uber den ganzen Korper aiiftretenden
Borstclien tinden sich zerstreut lângere. mehr oder weniger ge-
bogene Borsten. Uber die Fârbimg lâsst sich nach den Exem-
plaren, die niir konserviert vorliegen, niclits Sicheres aiissagen.
Haller giebt folgendes an : « Kopf hellbraunrot, Fiihler diinkel-
violett ». — « Korper in der Farbe wesentlich variierend. bald
hell ziegelrot, ahnlich Achorutes rufescens Nie, bakl nielir wie
AchondespurpurascensLuhh.; zwischen beiden Fârbungen sind
aile nioglichen Abstiifimgen vertreten. » Lange V^ nnn.
Wie ans der Beschreibung hervorgeht, nâhert sich die Art in
einigen unwesentHchen Punkten den tieferstehendenAplioriiriden.
Das gilt z. B. in Bezug auf die Form der Antennen iind Beine und
das Antennalorgan. In den wichtigeren Merknialen hingegen, wie
in der Beschaffenlieit des Springapparates, dem Vorliandensein
einer imtern Kralle, der Zahl imd Anordnung der Ocellen und
der Form des Postantennalorgans ordnet sie sich der Gattung^
Achorutes unter. Die kolossale Entwickhnig des Kopfes liess micli
anfânghch vermuten, dass es sich hier um eine Jugendform han-
delnwtirde. Dagegen sprechen aberverschiedeneUmstande : Ein-
mal miissten unter den 50 Exemplaren die ich untersucht habe^
doch einige sich tinden, wo sich dièse Verhâltnisse etwas weiter
ausgeglichen liâtten, die also den ausgewachsenen Tieren nâher
stehen wlirden. Uberall aber tindet sich dieselbe abenteuerliche
Gestah. Ferner haben aile Organe ihre vollstândige Ausbildung*
erreicht, und endlich ist von keiner Art der Gattung bekannt^
dass die Jugendstadien den ausgewachsenen Individuen gegen-
292 JOHANN CARL.
tiber in den Grossenverhâltnissen zwisclien den eiiizelnen Teilen
solche Differenzen darbieten. Eiiçeiiartig wie die Gestalt, ist auch
das Auftreten dieserForm. DieTierchenfandensichimMai 1878
l>ei Oberthal im Emmenthal. Sie bildeten in dicker Laiçe auf
«inem feuchten Waldwege in kleiner Entfernunjn- von einander
drei runde, rote Flecken, von welchen der grôsste ca. l'A cm. im
Durchmesser gemessen haben mag (Schuppli).
Nachdem die Hallerschen Exemplare schon untersucht waren,
bekam icli von Herrn Dr. Vogler in Schaffhausen Material von der
von ihm ïà^AcliorutesplmmUs beschriebenen Art, Die eingehende
Untersuchung ergab, dass dièse Form mit J^c/^or. Scliuj)pliiYl?i\\Qv
identisch ist. Nur gestiitzt auf dieBeschreibung Hallers hâtte ich
die Art allerdings auch nicht wieder erkannt. Das Postantennal-
organ stimmt genau mit demjenigen der bei Oberthal gefundenen
Exemplare liberein. Ebenso liess sich bei starker Vergrôsserung
das Vorhandensein von zwei Zâhnen auf der Innenseite der obern
Kralle nachweisen, wenigstens an den vordern Extremitâten-
j)aaren. Der Mucro weist ebenfalls auf Achorutes Schupplii hin.
In bestimmten Lagen bietet er ganz das gleiche Bild, wie es in
Fig. 13 and 14 fur den Mucro der letztgenannten Art gegeben
ist. Fiir eine andere Lage stimmt die Abbildung bei Vogler
(Be'dr. z. Ker?ntnis d. Spr in gsch iv. ) recht gut. Ebenso weisenBe-
haarung und Grosse den Tieren iliren Platz hier an. Das abnorme
Verhâltnis zwischen der Grosse des Kopfes und des iibrigen
Kôrpers tritt hier bei diesen gut konservierten Tieren zwar nicht
so stark hervor, wie bei den Exemplaren, welche in Canadabalsam
eigebettet waren. Doch lâsst sich dies zweifellos darauf zurllck-
flihren, dass bei den letzteren die Korpersegmente noch starker
eingeschrumpft waren, als der Kopf. welcher infolgedessen ein
noch grosseres Ûbergewicht zu hal)en schien. Immerhin erreicht
auch bei den Exemplaren, die mir Herr Dr. A^ogler zu iibermitteln
die Gùte liatte, der Kopf annâhernd '/' der gesamten Korper-
lânge. Die von Vogler in der « Festschrift zum ôOjahrigen Be-
ÛBER 8CHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 293
Stand des naturhist. Muséums in Schaffhausen » gegebene Ab-
bildung von A. pluviaJis stellt dièse Lângenverhâltnisse niclit
zutreftend dar.
Beziiglich des niassenhaften Vorkommens dieser Art im Friih-
jahr auf Lachen verweise ich auf die Arbeiten von Vogler.
Ausser- der Umgebung von Schaffhausen werden die Umgebung
von Luzern und von Zihlschlacht als Fundorte angefiihrt.
Achorntes sujUlatiis Uzel.
Taf. 8. Fi^. 4, o, 6.
Die zahh'eichen von mir untersuchten Exemplare stimmten im
Bau der Krallen und des Mucro gut mit der Beschreibung und den
Abbildungen Uzels iiberein. Hingegen zeigte das Postantennal-
organ. UzELS « OrganumsigiUiforme» eine wichtige Abweichung.
Ein reichlicher Fund setzte mich in die Lage, das genannte Organ
bei einer grôssern Anzahl von Individuen genauer untersuchen
zu kônnen. Im âusseren Umriss vollkommen mit der Abbildung
bei Uzel harmonierend, wies es jedoch stets eine grôssere Zahl
vonHôckern auf. Bei ailenbestand es aus sechs scharf begrenzten
Hôckern, indem zu den von Uzel abgebildeten noch ein centraler
hinzutritt, der zwischen den beiden vordersten grôssten — von
Uzel wie es scheint als einen angesehen — Hôckern liegt. Fig. 4
und 5. Da er aber in der Bildflâche etwas hôher liegt, als dièse,
ist er nur bei einer ganz bestimmten Einstellung des Mikroskops
wahrzunehmen. Uzel scheint diesen centralen Hocker uber-
sehen zu haben.
ScHÀFFER hat nun, mit allem Vorbehalt zwar, den Achorutes-
arten als Maximum fiinf Hocker im Postantennalorgan zuge-
schrieben und gestiitzt auf dièses Merkmal und das Vorhanden-
sein oder Fehlen der unteren Kralle die Gattungen Âchondes und
SrhofeUa abgetrennt. Der vorliegende Fall zwingt uns nun, die
Zahl der Postantemialhocker bei Achorutes weiter zu fassen und
294 JOHANN CARL.
auf sechs festziisetzen. Doch ist meiner Ansiclit nach dièses Organ
heute nodi zu uii^entigeiid bekaimt, iim systematisch verwertet
zii werdeii, inid es wiirde demiiacli das Vorhandenseiii oder Fehleii
der luitern Kralle das einzige sichere Kriteriuin bei der Unter-
sclieidiing der beidej^ Gattungen bildeii.
A. sifjiUafus gehort mit Piticksicht auf die Lange der Anal-
dorneii iii die Nahe von A. armatus Nie. imd A. loinjispinus
Tullb. Die Aiiaîdornen sind langer, als die Hâlfte der obern Kralle,
ilire Papillen wie bei A. kmnispwus an der Basis deutlich von
einander entfernt. Behaarnng II. ïy])us.
Ich fand die Art selbst niir einnial, aber in grôssern Kolonien,
und zwar iinter Steinen îiart am Kande des schmelzenden Sclinees
bei Schuls im Unterengadin 1350 m. ilb. M. Das Kolorit ist bei
lebenden Tieren violett bis braim, nacli Konservierung ini Alkohol
rotbraun.
Wie Aclwrntes armatus, so tritt aiicli dièse Art dann imd
wann in grossen Schwârmen auf dem schmelzenden Scbnee auf.
Die Kenntnis von einem solchen Yorkommen verdanke ich Herrn
Dr. Steck, der mir drei Glâschen voll getrockneter Exemplare
dieser Art iiberliess. Dieselben wurden ihm von Herrn Dr. Fank-
HAU8ER zugesandt und waren im Mârz 1806 bei Bischoffszell
(Thurgau) von einem dritten auf dem Scbnee gesammelt worden.
Dank der guten Erhaltung der ïiere konnte ihre Identitât mit
der in Rede stehenden Art sicher festgestellt werden. Sie weichen
von meinen Engadiner Exemplaren imr darin ab, dass die Anal-
domen bei ilmen eine ausserst scliwaclie Kriimmung zeigen,
wiihrend sie bei jenen voîlkonmien gerade sind ; dieser Unter-
schied hângt moglicherweise mit der verschiedenen Art der Auf-
bewahrung zusammen. Das trocken konservierte ^laterial war
fiir die Untersuchung des Postantennalorgans aucli viel weniger
geeignet, als das Alkoholmaterial.
Aus derUmgebungvonSchaffhausen erhielt ich die Art durch
Herrn Dr. Yoglek.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMKOLA. 295
Achihdtvs (iniiafiis Nie.
1841 ISicoLET. l*()dnrii (iiHiahi. liccli. p. srrv. à / Hist. d. Pod. p. 57.
NicoLET verzeicliiiet dièse Art ans deiii .Jura. In der Um-
gebimg voii Berii ist sie niclit selten an Hiitpilzen, besonders
Polyporeen zii tinden. Sehr haulig traficli sie iin Frlihling' 1.S98
iin Unterengadin auf stag'nierendein Wasser und miter trockeileni
Diinger an. Bei Fettan traf icli ini Marz in Holien von KJOU
und 1700 m. iib. M. ganze Kolonien nnter Steinen in umnittel-
barerNàlie grosserer SclnieeUâchen, Dièses letztere Vorkonnnen
liess vermiUen, dass sicli der A. annatus aiich auf deni schmel-
zenden Scbnee tinden k(>nnte. Meine diesbeziiglichen Nach-
Ibrscbungen ini Engadin fiihrten aber zu eiiiem negativen Ilesul-
tate. — In der Sannnhuig des zoologischen Institutes in Bern
fand sich nnn ein Canadabalsamprâparat von einer ini Winter
1(S69 in der Umgebnng von Bern in Menge als « Schneetioh »
erschienenen Podiiride. Dank der guten Erhaltiing und giinstigen
Lage der Tiere iiii Prâparate liess sich ihre Identitat mit Acho-
mtes armatus mit Sicherlieit feststellen. Die Anali)apillen be-
riihren sich an ihrer Basis wie bei diesem, î'.benso herrscht
Ubereinstimmung ini Bau der Krallen und des Mucro und in der
Behaarung. Dainit ist also auch ïxw Adionites armât as die ]\Iog-
Hchkeit eines massenhaften Auftretens auf deni Schnee erwiesen,
und meine auf die Funde im Engadin gegrtindete Yermutung be-
statigt. Es hegen mir zuverliissige Berichte iiber das invasions-
artige Auftreten dieser Species im Winter 1869 in der Nâhe von
Bern vor. Herr Prof. Dr. Studer berichtet. die ïiere hâtten sich
bei Zolhkofen in solchen Massen auf den Eisenbahnschienen an-
gesamineh, dass der Bahnwârter sie fortwahrend mit deni Besen
wegvvischen musste. Auch die Schneetiecken rechts von der
Bahnhnie gegen den Wakl hin und im Walde selbst waren von
ihiien ganz bedeckt.
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 20
296 JOHANN CARL.
Aclioridcs Sclwtti Rcuter.
Taf. 8. Fiff. 18, 19.
Dièse bislier nur ans Fiiiiilaiid bekaiinte Art trat im Mai 1898
im Mittellande an melireren Orteil masseiiliaft auf Lachen auf.
Besoiiders zahlreich war sie in der Nâhe von Diingerstockeu zu
iindeii, wo die Pfiitzen davon wie mit einem braunvioletten Staub
bedeckt schienen. Heir Dr. Rotenbûhler bracbte sie iiiir von
Aarwangen(Oberaargaii) iiiid von Trachselwald (Emmenthal). Ich
selbst fand sie bei Kehrsatz, in der Nâhe von Bern, und Herr
Dr. VoGLER sammelte viele F.xemplare bei Schaffhausen. Die
untere Kralle zeigt ausnahmslos auf der Innenseite einen ganz
kleiiien Absatz, der auf der Abbildung von Keuter iiicht hervor-
tritt (vergl, Fig. 10). Das Postantennalorgan setzt sich aus ftinf
annâhernd gleich grossen Hôckern zusammen (Fig. 18).
Ackorufes riatkus (L.) Tullb.
Taf. 8. Fig. 8, 9.
Bei Scliuls im Unterengadin sammelte ich vier Exeinplare auf
stagnierendem Wasser (1250 m. iib. M.), wovon zwei jiingere
brauii, die zwei ausgewachsenen schwarzblau waren (April 1898).
Etwas spâter traf ich die Art bei Bern wieder an, und zwar unter
ganz inerkwtirdigen, von Schôtt auch schoii beobachteten Ver-
hâltnissen. Auf der Oberflâche eines ruhig fliessenden Bâches be-
fanden sich nâmlich sehr zahlreiche ausgewachsene Individuen,
die sich passiv vom Wasser mitfuhren liessen und sich hie und
da in grosseren Mengen in kleinen Buchten ansainmelten, aus
welchen sie aber baldwiederfortgeschwemmt wurdeii. Bei dieser
Gelegenheit liess sich auch eine intéressante biologische Beob-
achtung anstellen : Einige Centimeter iiber der 01)erflâche des
Wassers bewegten sich verschiedene Arteii von Fliegen, ineist in
der dem Fhessen des Wassers entgegengesetzten Richtung. Jedes-
i'BER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 297
mal wenn wieder eiii Achorutes dahergetriebeii kam, Hess sich
eiiie Fliege blitzschnell auf das Wasser nieder, liielt das ïierchen
mit iliren Flissen eineii Augenblick auf und betastete wiederholt
mit ilirein Riissel desseii Rûcken, mu es daim unverletzt wieder
fabreu zu lassen und das gleiche an einem andern Exemplar zu
wiederbolen. Offenbar scheidet der Achorutes ein Hautsekret
ab, welches von den Fliegen mit Begierde aufgesogen wird.
Bei der \ orliegenden Art trâgt Ant. IV aucb ein Antennal-
organ. welcbes aus einem isolierten grôsseren und einer drei-
zâbligen Gruppe von kleineren Tuberkebi bestebt (Fig. 8, 9).
Achorutes sociaUs Uzel.
Schott erwâhnt von dieser Art das Vorkommen auf Schnee.
Icb fand sie im Unterengadin ebenfalls zerstreut aufdemscbmel-
zenden Scbnee und zwar auf einer Strecke ^'on ungefâhr G km.
lângs des Waklrandes (Miirz 1898). ZugieicberZeitwar sie aber
auch unter der Rinde verschiedener Baume anzutretfen, von wo
aus sie auf den Schnee geiangt sein dtirfte. Die Zahl der grossen
Hôcker auf der Dorsalseite der Dentés betrug durchgehends vier.
Es sind aus der Schweiz noch einige Poduren beschrieben
worden, die massenhaft auf dem Schnee erschienen. In den Mit-
teil. der naturforsch. Ges. in Bern 1849, beschreibt Perty
die Poclura Nicoletti, 1871 Henzi den Achor. similatus Nie. Da
mir von diesen Formen keine Prâparate zur Yerfûgung stehen
und die Beschreibungen ungeniigend sind, kann ich mir kein be-
stimmtes Urteil darilber biklen. Aus dem gleichen Grunde konnte
auch Achorutes rufescens Nie. nicht in die Ubersicht aufgenom-
men werden.
7. Gattung SCHÔTTELLA Schàffer.
UBERSICHT DEM ARTEN,
1. — Anaklornenvorhanden, kk^iii, auf deutlichen Papillen. D.'u-
tes 2 — 3 mal so langwie dieMucrones, allmahlich nach dsn
298 JOHANN CARL.
Miicroiies liin verschinalert. Mucrones rinnenftirmic? ohne
eigentliche Lamelle. 1 min. S. ummcjuiciiUifa Tullb.
Analdoriien fehlend 2
Dentés kiirz, dick
Dentés schiank, gegeii die Mucrones hin alhnâhlieh ver-
schmalert . 4
3.— Dentés kurz, dick; Mucrones breit, Postantennalorgan au&
etwa 1() stark seitlich abgeplatteten Hockern bestehend.
*S'. Jhppcl Scliiiffer.
Dentés kurz. dick ; ^hicrones rinnenformig in der Seiten-
ansicht ohne deutliche Lamellen, fast Vs so lang als die
Dentés, schwach gebogen. Postantennalorgan sehr regel-
mâssig, breit elliptisch ans 14 — 16 seitlich schwach abge-
platteten Hockern bestehend. 1'/:, mm. Fig. 20 — 24.
S. rhœtica n. sp.
4.— Dentés mehr als doppeît so lang, als die Mucrones. Mucrones
rinnenformig, spitz, gerade. in der Seitenansicht ohne deut-
liche Lamellen. Postantennalorgan aus 7 Hockern.
S. parvula Schâffer.
Dentés kaum doppelt so lang, als die Mucrones ... 5
5. — Mucrones rinnenfôrmig, spitz. gerade, in der Seitenansicht
ohne deutliche Lamellen. ^S*. inermis Tullb.
Mucrones in der Seitenansicht mit deutlichen Lamellen.
Rippeder Mucrones amEndeumgebogen(ScHÀrFERFig. 62).
Postantennalorgan aus 8 H<>ckern (Schàffer Fig. 34).
S. corticicola Schaif'er.
SchoUeUa rJiâtica n. sp.
Taf. 8. Fig. 20— 2i.
Dentés furcula; crassi, mucronibus acuminatis non duplo
longiores. Organa postantennalia tumoribus 14 — 16 composita.
Spin^e anales nullîe.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 299
Die Behaarung" ist kurz und spiiilich. Kralle ohne Zahn
(Fig. 21). Tibia ohne Keuleiihaare. Die Mucrones siiid rinneii-
fôrmig. olme deutliche Laiiielleii. Ihre Lange betrâgt niehr als
V'o (fast V3) derjenigen der Dentés (Fig. 20). Letztere sind dick
und grob gekornelt. Das veiiiâltnismâssig grosse, sehr regel-
niâssig elliptische Postant ennalorgan besteht aus 14 — 16 seit-
lich ganz scliwach abgeplatteten Hockern, durcli deren Mitte
ein Ring geht wie beim entsprechenden Orgaii der Anuriden
(Fig. 23). Durch den Besitz dièses Einges und durch die Regel-
mjissigkeit seines Umrisses unterscheidet sich das Postantennal-
organ nieiner Art von demjenigen der S. Foppei Scliâffer, mit
welclieni es die Zabi der Hocker gemein bat. Ein weiterer
Unterschied zwischen den beiden Formen liegt ferner in der
Forni und Lange der Mucro, die an S. inermis Tullb. erinnern.
Leider tinden sich von letzterer Art in der Litteratur keine An-
gaben ûber das Postantennalorgan. Docb kann es uinnogiicb so
bescbatten sein, wie bei den mir vorliegenden Tieren, sonst wâre
es TuLLBERG gewiss aufgefallen, da es auch sclion ohne Behand-
lung mit Kalilauge sehr deutlich hervortritt. Die Farbung der
Tiere ist dunkelviolett. — Ich fand zwei Exeni])hire dieser Art
im Unterengadin, bei Schuls (1250 m. iiber M.), auf stagnie-
rendem Wasser.
3. Familie ENTOMOBRYIDiE Tomosvarj/.
ÛBERSICHT DER UNTERGATTUNGEN UND 8ECTI0NEN.
1. — Abd. III und IV fast gleich hmg. Mesonotum nicht ûber den
Kopf vorragend. Schuppen fehlend. 1. Unterfam. Isotominœ.
Abd. III. und IV. deuthch verschieden lang. Mesonotum oft
liber den Kopf vorragend . 2
2. — Abd. IV. langer als Abd. III. 2. Unterf. Enfomohr)/irKP 3
Abd. III. langer als Abd. IV. Schuppen vorhanden
3. Unterf. Tomocerinœ.
800 JOHANN CARL.
;-). — Sclmppen fehlend. Mesonotum iiieistens nicht vorrageiid
1. Section: PiJosœ.
Schuppen vorhaiideii 2. Section: Squamosœ.
1. Unterfamilie ISOTOMINiE.
ÙBERSICHT DER GATTUNGEN.
]. — Rticken mit gewimperten Keulenborsten. Mucrones seîir
klein. Postantennalorgan fehlend . CoryncthrLx ïullb.
Rticken mit gewohnlichen Haaren oder Borsten oder mit
gewimperten Borsten. Mucrones etwas grôsser. Postanten-
nalorgan meistens vorlianden Isotoma Boiirl.
2. Unterfamilie ENTOMOBRYINiE.
UBERSICHT DER GATTUNGEN.
1. Section: F'âosœ.
1. — Antennen deutlicli 6-gliedrig. Abd. IV. 2 mal so lang wie
Abd. III. 12 Ocellen OrchesellaTm\\±
Antennen 4-gliedrig 2
2. — Tibia ohne Keulenhaar'e. Abd, IV. etwa omal so laiig als
Abd. III. 0,4 oder 12 Ocellen 5'Me/7« Brook.
Tibia mit 1 Keulenhaar. Ib Ocellen. Abd. IV. 3 — llinalsa
lang wie Abd. III. Eukmiohrija Rondani.
2. Section: Squamosœ.
1. — Antennen r)-gliedrig, aber oft unvollstàndig. Ant. V. gerin-
gelt. Ant. I. sehr kurz. Abd. IV. 2mal so lang wie Abd. III.
Mesonotum nicht vorragend. 2 Ocellen. Teiiiplefoi/ia ]A\hh.
Antennen 4-gliedrig. Endglied nicht geringelt ... 2
2.— Mesonotum vorragend 3
Mesonotum nicht vorragend. Abd. W. 4nuil so lang wie
Abd. III. 1 6 Ocellen Sira Lubb.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 301
3. — Dentés hôchstens 4mal so laiig wie die Mucrones. Abd. W.
3 bis 4mal so laiiiH" wie Abd. TH. Ocelleii fehlend
Ci/pliodenis Nie.
4. — Dentés viel langer als die sehr kleinen Mucrones . . 4
Der ganze Riicken mit langen Keulenborsten besetzt. An-
tennen langer als der lialbe Korper. Abd. IV. Tnial so lang
wie Abd. III. 12 Ocellen.
CalisteUa Reuter.
Niclit der ganze liticken mit Keulenborsten besetzt. An-
tennen hôchstens so lang wie der halbe Korper, meistens
viel kiirzer. 16 Ocellen. Abd. IV. 3 bis 4 mal so lang wie
Abd. III. Lepidocyrtus Bourl.
3. Unterfamilie : TOMOCERINiE.
ûbf:rsicht der gattungen.
1. — Ant. III. etwa so lang wie Ant. IV. Ocellen fehleiul
Heferomurus Wankel.
Ant. III. viel langer als Ant. IV .2
2. — Ocellen 12. Mucrones lang. Ant. langer als der halbe .Kor-
per. Ant. m. und IV. deutlich geringelt. Mesonotum vor-
ragend Tomoeerus Nie.
Ocellen fehlend TritomiiniH Frauenfeld.
1. Unterfamilie: ISOTOMINiE.
8. Gattiing ISOTOMA.
ÛBERSICHÏ DER ARTEN.
1. — Kopf gross, so lang wie Th. IL und III. zusammen, fast so
breit wie das Abdomen an der breitesten Stelle. Postanten-
nalorgan fehlend. 14 Ocellen. Keulenhaare an den ïibien
fehlend. Antennen nicht langer als der Kopf. Jede Fuss-
302 JOHANX OARL.
krallt' iiiiit'ii mit 1 Zaliii. Mucro mit o Zahiieii. Grauyiolett.
3 mm. 7. firumViccpH Ileuter.
Kopf l<leiiier. iiiclit so laiii; wic Tii. II. imd III. zusammen 2
2. — Postanteimaloruaii tVlileiid. Occlit'ii fehleiid. Keulenhaare
an (leii Til)ieii fehlend. Dentés schlank zugespitzt, 2\'2 mal
so lanjL;' wie das ÏNIanubrium. Mucrones mit 3 spitzen Zâhnen,
die beiden letzten nebeneinander stebend. Blaulicbweiss
0,8 nnn. 1. minor Schàifer.
Postant ennaloriian vorbanden. Ocellen meistens vorbanden
(nur bei Isotoma timetaria feldend) ...... 3
3. — Dentés plump, an der Ansatzstelle der Mucrones fast so
dick wie an der Basis. Manubrium so lang wie Dens und
Mucro zusannnen: 16 Ocellen 4
Dens und Mucro zusammen meist langer, als das Manu-
brium 5
4. — Dentés dicker als die Tibien. Mucro vgl. Schâffer (96)
Fig. 67. Scbwarzblau 1 mm. /. erassicauda TwWh.
Dentés nur so dick als die Tibien. Aile Ocellen etwa gleicb
gross. Mucro vgl. Schâffer Fig. 68. Rotbraun. 1 nnn.
7. Si-lxifti D. T.
5. — Dentés plump. an der Ansatzstelle der Mucrones wenig
dinnier. als an der Basis. Fig. 27 Mucro i)lump, zweizâhnig,
von einer langen Borste iiberragt. Fig. 25. Obère Kralle
mit 1 Zabn. untere Kralle zabnlos, in ibrer zweiten Hâlfte
nacb innen concav. Fig. 26. (Irtin 7. lanuginosaw. sp.
Dentés schlank. nacb dem Ende zu allmâblicb verscbma-
lert 6
6. — Dentés nebst Mucrones nicbt langer als das Manubrium
16,6 oder 4 Ocellen 7
Dentés nebst Mucrones langer als das Manul)rium 16, 14
oder 0 Ocellen 10
7.— 16 Ocellen 8
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 303
Weniiier als IG Ocellen. Furca an Alxl. IV. Mucro mit 2
Zahiieii . 9
8. — Mucro mit 3 Ziilmeii. Furca an Alxl. IV. Tibieu oline Keu-
lenliaare. Graublau. Bis V* lii"^- I- minuta Tullb.
Mucro mit "2 Zalmcii. Furca an Abd. III. IV und V. Tibien
mit 1 Keulenhaar. Postantennalorgan breit elliptisch. Blau-
schwarz. 1,5 — 2 mm. /. davata Schott.
y. — 4 Ocellen. Postantennalor,i>an scbmal, mit fast paralellen,
schwach gekriinunten Ràndern (Schàffer Fig. 71) Grau-
blau bis fast weiss, 1,3 nnn. /. quadrioculata Tullb.
6 Ocellen. Postantennalorgan schmal, geknickt (Schàffer
Fig. 72) Grau oder braun. 1,3 mm. I. sejoculata Tullb.
10. — Ocellen fehlend. Dens fast 2malso lang wie das Manubrium.
Furca an Abd. YV. Mucro mit 2 Ziihnen Fig. 43. Postan-
tennalorgan schmal elliptisch. Fig. 44. Weiss 1 nnn.
/. fimetaria L. Tullb.
16 oder 14 Ocellen 11
11. — Tibien ohne Keulenhaare 12
Tibien mit Keulenhaaren ......... 29
12. — Mucro dick mit 2 piumpen Zâhnen, von einer besonders
langen und starken Borste iiberragt. 1() Ocellen. Proxi-
malocellen kleiner als die andern. Blauschwarz. Bis 2 nmi.
/. hidenticuJata Tullb.
^lucro mit 3 oder 4 Zahnen 13
13. — Mucro mit 3 Zâhnen, (selten an der ^'entralseite ein vierter
angedeutet : /. virkUs) 14
Mucro mit 4 Zâhnen. 1 G Ocellen 19
14. — Die 3 Zâhne der Mucrones hintereinander liegend, wenn
auchnicht ni derselbenEbene. Schàffer Fig. 74, 75, 78.
16 Ocellen 15
Die beiden letzten der 3 Mucronalzâhne nebeneinander
oder doch fast nebenehiander liegend 18
15. — Aile 3 Zâhne der Mucrones fast gieichartig. . . .16
.W4 JOHANN CARL.
Der liiiitere Zahn ist eiii nach der !S})itze des Mucro o;e-
ki'iiiiiiiiter Dorn, Schàffer Fig\ 79. Graublau 1 mm.
I. fi(jrina Nie. Tiillb.
K). — (Jraiiblau. Mucro vgl. Fig. 74 bei Schàffer
/. marithiKt Tullb. (J. (/risea Lubb.)
Weiss oderblaiiscbwarz. Postantemialorganbreit elliptisch
(Hchaifer Fig. 76} 17
17. — Lange des Postantemialorgans gleich etwa 2 Ocellenbrei-
ten. ScHÂFFER Fig. 76. Apicalzahn der Mucrones phimp.
ScHÀFFER Fig. 75. Proximalocelleii etwas kleiner als die
anderii. Blauscliwarz 2 mm. /. tridenticulata Schàffer.
Lange des Postantennalorgansmindestens gleich 5 Ocellen-
breiten. Schàffer Fig. 77. Apicalzahn der Mucrones
sclilank. Aile Ocellen gleich gross. Weiss. 1,4 mm.
/. nirea Schàffer.
18. — Postantennalorgan breit elliptisch, kleiner als die ein-
zelnen Ocellen. IG fast gleich grosse Ocellen. Farbe griin,
schnmtzig braun oder violett. Ant. IV. wenig langer als
Ant. III. Antennen etwa doppelt so lang wie der Kopf.
Mucro \g\. Schàffer Fig. 80. Obère Kralle innen mit 2
Zàhnen 4 — 5,5 mm. /. rfrldls Bourl.
Postantennalorgan elliptisch, so lang wie der ganze Augen-
Heck (Schàffer Fig. 81) Mucro vgl. Schàffer Fig. 65.
Anteimen wenig langer als der Kopf. Hell graublau
I. notahflis Schiiffer.
1 V). — Der eine der ersten 3 Mucronalzàhne liegt an der Yentral-
seite der Mucrones und ist viel kleiner als die andern ; der
vierte liegt an der Aussenseite Fig. 31, 38 . . . .20
Kein Mucronalzahn an der Ventralseite. 3. und 4. Zahn
nebeneinander 23
20. — Dentés gebogen Fig. 32. Mucro selir klein. Ventralzalm
verhàltnismâssig gross. Fig. 31. Krallen zahnlos. (ianz
schwarz. /. sultans Ag.
€BER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 305
Dentés gerade; Farbe des Tieres iiiemals ganz schwarz 21
21. — Obère Kralle ohne Zahn. Postantemialorgan elliptisch,
meistens etwas uiiregeliiiâssig. Gelblicli bis dunkelviolett.
Miicro vgl. SCHÀFFER Fig. 82. 2 — 4,5 inm.
/. 2Mlustris Muller.
Obère Kralle mit 1 oder 2 Zâhiieii . . . . . .22
22. — Obère Kralle sehr lang iind schnial. aiisser dem in der 2.
Hâlfte gelegenen kleinen Zahn aiicli an der Basis mit einem
hakenartig nach hinten gerichteten Zahn versehen.
Fig. 37. Untere Kralle médian in 2 Lamellen gespalten.
DnnkelgTiin bis braiin. liber dem Riicken eine breite vio-
lette Lângsbinde 2 — 4 nmi. I. alticola n. sp.
Obère Kralle mit 1 Zahn. Untere Kralle kurz, vgl. UzEL
Fig. 11. Mucro vgl. Schàffer Fig. 83. Olivbraun bis-
weilen dunkelgraugriin /. palliceps Uzel.
23. — Miicro mit ]>Iumpem Apicalzahn. Fig. 35 nnd Schàffer
Fig. 84 ........ 24
Mucro mit schlankerem Apicalzahn. Fig. 41 . . . 25
24. — Antennen wenig langer, als der Kopf. Obère Kralle ohne
Zahn. Blaii. 1,5^2,5 mm. /. hienialh Schott.
Antennen doppelt so lang wie der Kopf. Obère Kralle mit
einem kleinen Zahn (P'ig. 35). Mucro plump vgl. P'ig. 36.
Schwarzviolett. Furca und Beine mit Ausnahme der vio-
letten Enden der Tibien gelb. 2 '^ mm. /. Theolnddi n. sp.
25. — Obère Kralle innen mit 2 Zâhnen. Fig. 47. Postantemial-
organ elliptisch; seine Lange gleich einer Ocellenbreite.
Die 2 vordersten Ocellen bedeutend grôsser als die an-
deren. Dritter ^lucroiialzahn gross und plump. Fig. 46.
Dunkelgriin. 27-2 nnn. I. paradoxan. sp.
Obère Kralle zahnlos oder hochstens mit 1 Zahn . .26
26. — Ende der Dentés mit je zwei starken gebogenen Borsten,
von denen die eine den Mucro weit iiberragt. Fig. 41.
Obère Kralle mit 1 kleinen Innenzahn, untere Kralle zahn-
WQ JOHANN CARL.
los. Fig. 40. Dunkelviolett (lieller als /. Theohaldi) Appendi-
culare Telle gelblichgrim bis fast weiss. 2 — 3 mm.
I. ehifians n. sp.
Ende der Dentés oline liesonders starke, den Mucro ûber-
rageiide Borsten 27
27.— Braim 28
Grau. Postantemialorgan langgestreckt mit parallelen
Randerii. Lange dessell)en gleich wenigstens 4 Ocellen-
breiten. Mucro vgl. Schàffer Fig. 87. 1,7 mm.
I. grisescens Scliâffer.
28. — Olivbraun. Mucro vgl. Schàffer Fig. 85. 1,5 nnn.
I. oUvacea Tulll). = 7. voraginum Uzel.
Dunkelbraun oder violett. Postantemialorgan breit ellip-
tiscli, seine Lange etwas kleiner als eine Ocellenbreite.
Mucro vgl. SCHÀFFER Fig. 86. 1,5 — 2 mm.
/. vloJacea Tullb.
21). — Mucro mit 2 Zalmen, etwa wie bei /. davata. 2 Keulen-
haare an jeder Tibia (nacli Reuters Figur nur 1, nacli der
Diagnose aber 2). Antennen etwas langer als der Kopf.
Untere Kralle die Mitte der oberen erreichend. Grau
7. ^'>;e//ff Reuter.
^lucro mit 3 oder melir Zahnen 30
30. — Beide Mucrones gleichartig . . 31
Rechter und linker Mucro verschieden (Schàffer Fig.
97, 98). Bei dem Unken der zweite, bei dem rechten der
dritte Zahn am grossten. Apicalzahn scblaidv. 16 Ocellen.
Proximalocellen klein (Schàffer Fig. 99) und undeutlich.
Lange des Postantennalorgans etwas grôsser als die Breite
einer der grossen Ocellen (Schàffer Fig. 99). Dentés 3 V^
mal so lang wie das Manubrium. Blâulichweiss. Bis 1,2 mm
7. monstrosa Schàffer.
31. — Dentés etwa 4 mal so lang, als das Manubrium (Schàffer
Fig. 88), 2V2 mal so lang als Abd. III. 14 Ocellen (Schàf-
iJBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 307
FER Fig. 90), Tibia mit 3 Keiilenliaaren. Postantennal-
orgaii breit elliptisch. ^lucro mit 3 deutliclieii Dorsal-
zâlmen uiid 1 scliwer sichtbaren Imieiizahii (Schàffer
Fig. 88). Hell violett. 1,2 mm. /. lonçiidens Scliatîer,
Dentés huchstens 2V2 mal so lang wie das Mamibrium.
leOcellen 32
32. — MiKTO vierzâlmig lang iind schmal, ventraler lîand voll-
kommen gerade (Schaffer Fig. 21). Apicalzahn spitz.
Krallen iinbezahnt. Tibia mit 2 Keulenhaaren. Blau
1 '/♦ nnn I. cinerea Nie.
Ventraler Rand der Mucrones gekriimmt . . . . 33
33. — Erster Miicronalzalin wenigstens so gross wie der zweite,
Vordertibien mit 2, Hintertibien mit 3 Keulenhaaren 34
Erster (ventraler) Mucronalzahn kleiner als der zweite.
Mucro vierzâlmig, der dritte Zahn neben oder fast neben
dem vierten (Schaffer Fig. 94, 95). Tibienmit 3 Keulen-
haaren 35
34.— Mucro lang und schmal, dreizâhnig, der letzte Zahn
meistens am grossten. (Selten ein vierter Zahn.) (Schaf-
fer Fig. 92). Krallen unbezahnt. Grûn bis violett 2 mm
/. sensïbUls Tullb.
Mucro breit und stumpf, vierzâlmig, Apicalzahn gespalten
Schaffer Fig. 93). Grauviolett. I. duUa Reuter.
35.— Untere Kralle ohne Zahn, Mucro vgl. Schaffer Fig. 94.
Dunkel violett. 1,5 mm. I. BefderiSchDtt.
Untere Kralle mit grossem Zahn (Schaffer Fig. 96).
Mucro vgl. Schaffer Fig. 95. Schwarzviclett. Bis 1,5 mm.
I. dcnficidata Schaffer'
Isotoma lanuginosa n. sp.
Taf. 8. Fi^'. 2o— 29.
Viridis. Antenn(e capite duplo longiores, articule ultime omniuui
longissimo. Ocelli 16,8 in utroque latere capitis. Furcula
usque ad tubum ventralem pertinens. Dentés furculae manu-
308 JOHANN CARL.
brio duplo longiores. subcrassi. Mucrones bidenticulati. Uii-
l^'iiiciihis siiperior gracilis. uiiidenticulatiis; unguiciilus inferior
bitissus. Long. 2 V2 111111.
In (1er Bildiing des zweizâhnigen Mucro abnelt die Art sebr
Isotoma hidenficuJata Tiilll). Wie bei dieser wird der Mucro
von einer sebr langen, aiif dey Innenseite der Dentés ent-
springenden Borste liberragt. die bier aber verbaltiiisniâssig
nocb binger erscheint als dort. Aucb beben sicb die lieiden Ziibne
des Mucro (P^ig. 25) meist starker von der abgestutzten Flâcbe
ab, als bei der TuLLBERG'scbeii Art. In eniigen Fâllen schien es
niir, als ob nocb ein dritter Zabn in Forni eines Basaldomes vor-
lianden wiire. Derselbe ragt indessen niemals liber den dorsalen
lland der Lamelle beraus und diirfte nur eine Verdickung an
der Lamelle selbst darstellen. Fig. 25. Die Dentés der Furca
sind etwa doppelt so lang aïs das Manubrium, und verhâltiiis-
mâssig plump und dick, an ibrem Ende wenig diinner als an der
Basis. Fig. 27. Durcli letzteres Merkmal nâbert sicb die vor-
liegende Art /. Schotti D. T. und I. cmssicanda Tullb., von
welcben sie sicb aber sofort durcb die Lange der Dentés unter-
scbeidet. Sie scbeint gewisserinassen von den genannten zwei
Arten zu den iibrigen Formen der Gattung Zsofowa ilberzuleiten,
Furca lang. bis zum Ventraltubus reicbend. an Abd. V angesetzt.
Die olîere Kralle ist lang und schmal, iiinen mit einem klenien
Zabn versehen. Fig. 26. Hocbst eigentiimlicb ist die Bescbafïen-
heit der unteren Kralle. Dieselbe erreiclit fast ^/i der Lange der
oberen Kralle. Ilir breites Basalstiick gelit plôtzlicb in einen
langen, scbmalen und nacb innen schwach konkaven Endteil
tiber. Das Basalstiick ist sagittal ni zwei Lamellen gespalten
(Fig. 26). die aber unten zusammenbangen und so eine Langs-
riniie zwiscben sicb scliliessen, die wabrsclieinlicb zur Aufiialime
der oberen Kralle dient. Da die Art auf dem Scbnee lebt, wiire
der Zweck einer solcben Einricbtung leiclit zu begreifen. Da-
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA 309
durch. dass die beiden Kralleii zu einem Stuck zusammenge-
schlosseii wiirden, wâre einerseits beiin Eindriii,i>eii in deii
Schiiee der Widerstaiid, deu zwei weit otteiie Kralleii ottenbar
leisteii iiiiissen. bedeiiteiid heral)gesetzt, andrerseits eine viel
starkere ^'orrichtiiiig zuiii Entfernen der harten Scbneekônier
liergestellt. Es wàre feriier iiocb deiikbar, dass eiii abwechseln-
des Offnen iiiid Scbliesseii der Kralleii statttiudeii wûrde, wo-
diircb die Schneeteilchen wie mit eiiier Scbeere durchschnitten
und ans dem Wege gerauiut wiirden. Indessen sind dies nur Ver-
nnitungen ; iinter den von niir untersucbten Exeniplaren befand
sicb keines, bei deiu die obère Kralle in die untere hineinge-
kbii)pt gewesen wiire. Die Muskeln in den Tibien zeigen eben-
falls keine besonders starke Entwickkmg, wie sie bei einer leb-
haften Scbliessthatigkeit zu erwarten wàre.
An den Tibien tinden sicb keine Keulenbaare. Die Antennen
sind gut doppelt so lang als der Kopf ; die Antennenglieder neh-
nien von I l)is l\ gleiebniàssig an Lange zu. Ant. l\ ist ani
làngsten. Fig. 28. Ocellen sind 1() vorhanden, die Proximalocellen
etwas kleiner als die iibrigen. Das Postantennalorgan ist ellip-
tisch und hat ungefâbr die Grosse einer Ocelle. Fig. 29. Der
Korper ist gleichuiâssig mit kurzen feinen Haaren bedeckt. Die
Farbe der Tiere ist griin. an den Seiten des Korpers und an den
Extremitâten meist bélier als am Riicken. An den Seiten der
Segmente finden sicb ferner oft braune Punkte in unregelmàs-
siger Yerteilung. Ùber die Mitte des Riickens lâuft meistens ein
àusserst feiner, violetter Lângsstreifen. Violett sind ferner der
Kopfliinterrand. die Basis der Antennen und ein Fleck oben in
der Mitte des Kopfes. Die Unterseite der letzten Abdominal-
segmente ist meist gelblicbgriin und ebenso die Furca; dasEnde
der letzteren gegen die Mucrones liin ist mancbmal fast weiss.
Lange 2i/2 mm.
Dièse Art kam im ^Nlàrz 189S bei Schuls im Unterengadin
(1250 m. iib. M.) am Waldrande in grosser Zabi, aber zerstreut,
810 JOHANN CARL.
auf dem schnielzenden Sclinee vor. Wâhrend drei Wochen er-
schieneii die ïiercheii tai^siiber re,s:elmâssig auf der Oberfiâche
des Sclinees, uni gegeii ISoiiiieiuiiitergaiig wieder nach der ïiefe
hin in den Schnee zu verscliwinden. Nach der Sclineeschmelze
fand icli vereinzelte Exemplare ani Inniifer ini Angeschwemm-
ten und im Gebiisch nnter Steinen. Von solchen Standorten ans
wandern die Tiere wahrsclieinlicli auf den Schnee. Ob dièses
Massenauftreten mit der Fort])tianzung irgendwie in Beziehung
steht, ist eine Frage, die noch nicht entschieden werden kann.
Jedenfalls wâre es intéressant die auf deni Sclniee gesamnielten
Exemphire auf ihr Geschlecht liiii zu uiitersuchen.
Isotoma (jnadriocidata Tullb.
Meine Exemplare stammen aus dem Dàhlholzli bei Bern, wo
sie sich an feuchten Stellen unter abgefallenen Âsten fanden. Sie
weisen eine braune Netzzeichnung auf hellerem Grunde auf.
Isotoma flmetaria Tullb.
Taf. 9. Fig'. i:î, 44.
Wurde im Engadin, in Chur und Bern hautig unter Blumen-
tôpfen gefunden. ImFreien aber traf ich sie nur einmal in einem
einzigen Exemplar. nâinlich auf derHôhe desGurtens, unter der
Rinde eines Baumstrunkes.
Isotoma tigrina Nie. Tullb.
1841 >*i(:0LET. Dt'soria tigrina. Rnh. p. serv. à l'Hist. tJ. Pod. pg. 59.
Von dieser sehr gemeinen Art vezeichne ich folgende Fund-
orte: Gurtenhr)he auf einer Holzbank (Januar). Bern im/iunner
unter Blumentopfen, Bremgartenwald (bei Bern) unter Rinde;
Engadin unter Blument(>pfen zusammen mit I. fimetaria und
Aphoi'ura armata, im Angeschwennnten am Innufer und unter
Rinde (1400 m. iib. M.). Die Exemplare aus der Umgebung von
IBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 311
Bei'ii besasseii ausiiahmslos eineii Ideiiieii Zaliii auf (1er Iinieii-
seite der oberen Kralle, walireiul derselbe deii iiu Engadin getaii-
geiieii Tiereii nieistens fehlt. Nicolet hat dièse Art ans deiii Jura
beschriebeii.
Isotoma viridis Bourl.
1841. Nicolet. Dcsoria cylindrica. Recli. p. serv. à /'Ilisl. d. Pod. p^. 60.
1841. Nicolet. Desoria vialica. Becli. p. serv. à l'Hisl. d. Pod. pg. 61.
1841. Nicolet. Desoria pallida. Rech. p. serv. à l'Hist. d. Pod. pf^-. Gl.
1841. Nicolet. Desoria ehriosa. Rech. p. serv à J'Hist. d. Pod. pg. (51.
1841. Nicolet. Desoria aniin/ala. Rech. p. serv. à l'Hisl. d. Pod. pi>-. 61.
1841. Nicolet. Desoria riparia. Rech. p. serv. à l'Hisl. d. Pod. pg. 61.
Die Hauptform dieser Art ist inir bekaiint ans deiu Enga-
din, \vo sie im Mârz nnd April auf schmelzendem Sclmee (1250
m. iib. M.) und unter Steinen (1400 m. iib. M.), im Herbst unter
Holzstiicken ini Walde gesaninielt wurde ; ferner kenne icli einige
Fundorte ans der Umgebung von Chur und in der Nâlie von
Bern. An letzterem Orte trafich sie hâuiig auf feuchten Wiesen
unter Steinen und allerlei Gegenstânden. IiiBezugaufdieliieher
gehôrigen Arten von Nicolet scliliesse ich midi der Auffassung
SCHôTTS an mit Weglassung von Desoria fusca Nie. Die Art
wiirde denmacli auch im Jura verbreitet sein, woher durch Nico-
let aucli die rar. riparia {Desoria riparia Nie.) bekannt ist.
Isotoma paJustris Millier.
IS'JG. VoGLER. Isotoma janthiita. Beilrdf/e z. Kenntnis d. Sprinyschw. py. 3.
a. Forma principalis.
Auf dem Boden eines ausgetrockneten Weiliers ausserhalb
Bern fand sicli dièse Hauptform selir zahlreieli zwisclien verwe-
senden Sumpfpllanzen und abgefallenem Weidenlaub, und zwar
sowohl Exemplare mit Eiicken- und Seitenlângsstreifen, als
solclie, die nur die breite Làngsbinde in der Medianlinie des
Buckens besassen. Ein weiterer Fundort ist Fettan im Unter-
engadin (1600 m. iib. M.). Die dort im April aufgefundenen Tiere
Rev. Suisse de Zool.. T. 6. 1899. 21
312 JOHANN CARL.
sind vor denjenigen des Mittellaiides. durch eine viel dunklere
Grundfarbe ausgezeicliiiet. Sie sind dunkelgrliii bis braun.
b. Var. prasina Reuter.
Yon der Hauptform unterscheidet sie sich hauptsâchlich durch
die schwache Ausbildiing der Lângsbinden. Die Grundfarbe ist
hellgriln bis schmutzig gelbi'ot. Botanischer Garten, auf dem
Teiche, Gurten. Herr Dr. Steck sammelte dièse Abart bei
Batterkinden (Oberargau).
c. Var. maculata Schâffer.
Gut charakterisiert durch die oft zu einem fôrmUchen Netz-
werk sich vereinigenden Flecke und den an Isotoma viridis er-
innernden Typus der Behaarung der letzten Abdominalsegmente.
Dièse Varietât kenne ich aus den Gewâchshâusern des hiesigen
botanischen Gartens und aus dem Berner Oberlande (Wald ob
ZweiUitschinen).
d. Var. aquatilis Mûller.
Nâhert sich in der Fârbung var. maculata Schâffer ; in Bezug
auf die Behaarung hâh sie die Mitte zwischen dieser und der
Hauptform. Als charakteristisch erachte ich die schmalen Quer-
streifen am Yorderrande der Abdominalsegmente (vergl. Schôtt.
FaJaearkf. CoIIemh. Taf. Y, Fig. MI). Die wenigen Exemphire
meiner Samndung sind hn hiesigen botanischen Garten auf dem
Teiche gefunden worden.
e. Var. fucicoJa Beuter.
d89(3. VoGLER. Isotoma janlhina. Beilr. z. Knmtnis d. Springsckiv. \)<^. ^].
Hieher stelle ich zunâchst mit einigem Zweifel ehi beschâdigtes
Exemplar, wek-hes sich zwisclien angeschwenmiten Ptlanzen-
resten am Innufer fand. Beine und Antennen waren abgebrochen.
ÛBER 8CHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 313
Die dimkehiolette Kôrperfarbe iind der Bau der Mucrones wiesen
aut'ol)ige Varietat hin. Exemplare, die mir Herr Dr. Vogler mit
<ier Bezeichmuif^ Tsofoma jantJii iu( im Gelatiiiepraparat zusandte,
wiesen gaiiz denselbeii Bau der Mucrones auf, wie er fur dièse
Abart als charakteristisch beschrieben ist, und wie ich ihn auch
an deni ini Engadin gefundenen Exemplare beobachtet habe.
Vogler scheint den konstant auftretenden kleinen Zabn auf
der Ventralseite ubersehen zu baben ; wenigstens fehlt er auf
seiner Abbildung vom Mucro dieser Form. Aucb die Befunde
an den Krallen sprechen fur die Zugeborigkeit dieser Tiere zur
Reihe von I. pokistiis. Das Kolorit der Tiere stinnnt im allge-
meinen gut mit dem der REUTER'schen Varietat uberein, mit
Ausnahme der drei letzten Antennenglieder, die niemals blau,
sondern stets gell)licb sind. Nur an der Spitze von Ant. IV tindet
sich ein blauer Fleck. Dièse Abweichung erweckt einiges Be-
denken; man wird sich vielleicht spâter genôtigt sehen, aus der
vorliegenden Form eine neue Varietat von /. palustris zu machen.
Isotoma saltans Ag.
Taf. 8, Fig. 30, 31, 32.
1841. XicoLET. Dfsoiid glacialis. Rech. p. serv. à l.'Hial. d. Poil. pg. 58.
Zuerst durch Desor und Agassiz aus den Schweizer Alpen
bekannt geworden, wurde sie spâter durch Nicolet wieder be-
schrieben. V. Dalla Torre giebt mehrere Fundorte aus den
Ostalpen an. Ich fand sie am untern Grindelwaldgletscher, am
Faulhorn. und am Lischannagietscher (Unterengadin).
Isotoma altlcola n. sp.
Taf. 8, Fig-. 37, 38, 39.
Fusco-viridis, linea dorsali média atrocœrulea. Antenn^e capite
fere duplo longiores. articulis tribus uhimis inter se longitudine
subteipialibus, articulo primo omnium brevissimo. Ocelli Ki, quo-
rum S in utroque latere capitis. Dentés furculse nranubrio duplo
.314 JOHANN CARL.
longiores. Mucroiies qiiadridenticiilati; denticuhis quartus miiii-
mus. Uiigiiiculus siiperior gracilliiims, bideiiticiilatiis. Uiigiiiculus
iiiferior bifissus. Long. 3 inm.
Der Miui'o ist iiacli deiii Tv])iis von 1. paha-tr/s Millier und
J. paUicepsVzel gebaiit, jodocb meist scblanker als bel diesen.
Der vierte Zabn ist an der Aussenseite inseriert, ganz klein, dorn-
artig imd stark nach vorn gericlitet (Fig. 38). Der A])icalzalin
ist sclilank, der A^entralzabn klein. Die lange Furca reicht bis
ziini Ventraltiibus. Die Dentés sind schlank iind zusannnen mit
den Mucrones gut doppelt so lang als das Manubriuni. Stinniien
die Tiere in Beziig aiif Denticulation der Mucrones und aut'
Kôrperfarbe gut mit jenen dunkleren Exemplaren der Hauptform
von I. palustris, die icli im Unterengadin fand. iiberein. so ge-
stattet der abweichende Bau der Krallen eine A ereinigung mit
diesen oder mit I. paUicejh^ Uzel doch nicbt. Die obère Kralle
ist ungemein scblank. Ausser dem in der zweiten Hâlfte inse-
rierten Zalni, der aucli 1. paUiceps zukommt, besitzt sie bei dieser
Art auch nocli nahe ihrer Basis innen einen grosseren liaken-
fôrmigen Zahn, der gegen die Basis der Kralle hin gerichtet ist
(Fig. 37). Die untere Kralle zeigt ganz den gleicben eigentiim-
lichen Bau. wie er oben scbon fur I. lamifiiuom bescbrieben
wordeii ist. Weini die Deutung dieser Einriclitung, die dort ge-
seben wurde, riclitig ist, so wiirde der Zahn an der Basis der
Obern Kralle wahrscheinlich in eine Yertiefung am Grunde der
Ptinne der unteren Kralle eingreifen und so die obère Kralle in
der eingekla])pten Lage lixieren. Das Langenverhaltnis der bei-
den Krallen weiclit von dem bei I. lanufjijwsa vorgefundenen
insofern ab. als hier die untere Kralle verliàltnismassig kiirzer
ist und nur bis zur Mitte der obern reicht (Fig. 37). Keulenhaare
an den Tibien fehlen. Die Antennen siiul doppelt so lang. als der
Kopf ; ihre drei letzten Glieder sind unter sich ungefâhr gleich
lang, wahrend UzEL von I.paUkcps sagt : « Articulo (juartolongis-
simo. » Ocellen 16, Postantennalorgan schmal elliptisch.
ÛBER 8CHWEIZERI8CHE COLLEMBOLA. 315
Die Grundfarbe ist dunkelgruii bis l)raun. Ûber den Rûcken
lâiift einebreite, dimkelviolette Lângsbiiide, die an den Sei^iuent-
grenzen unterbrochen ist und gegen das Ende des Abdomens bin
sieb verwischt, Ant. III und IV sind violett, die Antennenbasis
und ein breiter dreieckiger Fleck am Kopfhinterrand schwarz-
violett. Die Tiere sind schwacb bebaart.
Bis jetzt kemie ich einen einzigenFundort dieser Art, bei Fettan
im Unterengadin, 1600 m. iib. M., wo sicb einige Exemplare anf
einem kleinen, schneefreien Fleck unter Brettern aufbielten, Der
Standort war sehr feucbt. Ich halte es fiir wahrscheinlich, dass
die Art auch auf deni schmelzenden Sclmee vorkommt.
Isotoma Theohaldi n. sp.
Taf. S, Fïg. n—M).
Nigra, pedibus dentibusque tlavis. x\ntenna^ capite duplo vel
fere triplo longiores, articule secundo tertio parum longiore,
quarto onmium longissimo. Ocelli 16, quorum H in utroque latere
capitis. Denticuli mucronum quattuor, primus post secundum in-
sertus, tertius juxta quartum. Unguiculus superior unidenticu-
latus. Long. 2 mm.
Theobald erwiihnt in sehiem «Le'ttfaden der Natunjieschichte
fiir hôhere Schulen » 1869 eine Isotoma, die im Friihling zahlreich
auf dem schmelzenden Schnee erscheine. Sie sei « gleich der
Besoria glacial Is, aber mit gelben Beinen. » WeitereBeschreibung
und Autorangabe fehlen. Es ist moglich, dass hier die vorliegende
Art gemeint sei. Da sie aber in der gesammten mirzugànghchen
Litteratur nicht figuriert, und bei meinen Tieren nicht nur die
Beine, sondern auch die Dentés der Furca gelb gefârbt sind,
sehe ich micli genotigt, die Art als neu zu beschreiben, um so
mehr, als Theobald keine Détails liber den Bau der Krallen und
Mucrones giel)t.
Der Mucro ist plump, vierzahnig, Apicalzahn kurz und
plump, der zweite Zalm schlanker. Die beiden letzten Zâhne
H16 JOHANN CARL.
liegeii neben einander, der grossere aussen, der kleinere innen
uiid îiiehr auf der Seite eingetiigt (Fig. 36). Das Ende der
Dentés trâgt je eine starke, auf der Iiineiiseite entsprmgeiide
gerade Borste, die aber den Mucro iiieiiials iiberragt. Dentés
luid Mncrones zusammen bedeiitend langer, als das Manu-
brium ; letzteres an seiner Basis breiter, als bel den nâchst-
stehenden Arten. Tibien ohne Keiilenhaare. Obère Kralle mit
kleineni Innen- iind grossemAussenzalm. An ihrer Basis ragt das
Pigment sackartig in sie hinein. Die initere Kralle tragt eben-
falls einen kleinen Zahn (Fig. 35). Durcli die Bewaffniing der
Krallen unterscheidet sich die Art gut von /. lùemalis Schôtt,
mit welcher sie in andern Punkten. wie in der Beschaffenheit der
Mncrones und in der Bebaarung grosse Ûbereinstimmnng zeigt.
Ein weiteres gutes Unterscheidungsmerkmal aiicli gegeniiber
/. violacea Tiillb. und I. oUvacea Tullb. ist die Lange der Anten-
nen. Dieselbe betrâgt stets etwas mehr als das doppelte der
Kopf lange. In seltenen Fâllen erreicht sie sogar nahezu das drei-
fache derselben. Ocellen sind in der Zabi von 16 vorbanden; das
Postantennalorgan ist elliptiscb, wenig grosser als eine Ocelle
(Fig. 33).
Die Korperfarbe der lebenden Tiere ist schwarz; die Beine
sind gelb, oft mit violetten Lângsstreifen. Das âusserste Ende
der Tibien und das Manubrium sind blauscliwarz bis violett, die
Dentés der P\irca gelb oder gelblichweiss. Ausser den kurzen,
liber den ganzen Korper verteilten straffen Haaren finden sicb
auf den Abdoininalsegmenten nocli je eine oder mebrere lângere.
scbwacb gebogene Borsten (Fig. 34).
Die Art fand icb auf schmelzendem Scbnee zusammen mit
]. lanuginosa und Achorufes sociaUs, aber stets in grosserer
Individuenzahl als dièse. Am 4. Mârz fiel sie mir zum ersten jNIal
auf am Waldrande bei Schuls (1300 m. iib. M.). Je weiter die
Scbneescbmelze fortscbritt, um so zahlreielier trat sie auf, und
zwar nun aucb im Walde selbst, wo sie an manchen Stellen, be-
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 317
sonclers unter Bauinen iind an Wegràndern, durch ihre Meiige
dem Sclmee eine schiimtziggraiie Farbiing verlieh, Im Mittel
môgen etwa 200 Exemplare aiif einen m.^ gefallen sein. Vertical
fanden sich die Tiere ini Walde noch bis 1 600 m. Ein weiteres
Hinaiifdringen war niir bei den grossen Scluieemengen, die noch
lagen, iinmôglich.
Wie mil* von zuverlassiger Seite mitgeteilt wiirde, soll inner-
halb dièses Gebietes ini Februar an einigen Orten « schwarzer
Schnee » beobaclitet worden sein. Mein Gewàhrsniann ver-
sichert niir, dass es genaii dasselbe spâter von niir aiifgefimdene
Tier gewesen sei, welches bei Beginn der Schneesclmielze in
dicken Lagen, auf einzehie Flecken lokalisieit, den Sclmee be-
deckte. Ich liess niir die betreffenden Stellen genaii bezeichnen
und fand dort wirklich die vorliegende Isoto)H(i, nun aber niclit
niehr gehaiift, sondern zerstreiit, wie sie aiich auf der tibrigen
weitbegrenzten Flâclie vorkam. Es ist iiiôglich, dass die Er-
scheinung inimer mit jenem lokalisierten Auftreten in Flecken
beginnt, von welchen ans sicli die Tiere liber ein grôsseres Ge-
biet verbreiten.
Ich traf die Art gegen Ende Mârz auch in der Xâlie der Hâiiser
in einigen Exemplaren, anch hier aber ausschliesslich auf dem
Schnee.
Sobald die Schneeschmelze so w eit gediehen war, das grôssere
Flecke sich absonderten, zwischen welchen schneefreie Streifen
lagen, nahm die Zabi der Tiere auf ihrer Oberflâche rasch ab,
und bald war kein einziges mehr zu hnden. Nachdem aber im
April wieder Schneefall eingetreten war, erschienen sie wieder,
diesmal aber spârlicher und nur auf kurze Zeit.
Isotoma purado.ra n. sj).
Taf. 9, Fig. 4o-48.
Fusco-viridis vel fusca. Antenn» cai)ite fere duplo longiores,
articulis tribus ultimis inter se longitudine tcqualibus. Ocelli 1(5,
318 JOHANN OARL,
quorum 8 in utroque latere capitis. Furca ad tubuni ventraleui
l)ertiiieiis. Dentés furcuhi' manubrio uuilto longiores. Denticuli
uiucronum quattuor, primus gracilis, tertius niaxiuius. Unguiculus
superior bidenticulatus; unguiculus inferior uno dente arniatus.
Long. 2 V2 nnn.
Dièse Art ist gut cliarakterisiert durch die Beschaiïenheit der
Mucrones und der Krallen. Der etwas plumpe Mucro trâgt vier
Zâhne, Yon denen der erste sehr sclilank ist, der dritte aber breit
und stark. Fig. 46. Die beiden ersten liegen hintereinander, der
dritte und vierte fast nebeneinander. Der ganze Mucro ist relativ
kurz. und die Zabne gedrângt. Die Dentés der Furca sind scblank
und bedeutend langer als das Manubrium. Keulenhaare am Ende
der Tibien waren niclit wabrzunehnien. Die Bezalmung der
Krallen ist ganz gleicb wie bei /. rirldis, namlicli zwei Zâhne
innen an der oberen und ein Zalni an der unteren Kralle. Hie-
durcli unterscheidet sicli die Art gut von 7. olivacea ïullb, mit
welcher ich sie anfânglich glaubte vereinigen zu miissen. Fig. 47.
Die Antennen sind fast doppelt so lang als der Kopf, das II.,
III. und IV. Glied unter sich gleicli lang. Yon den (S Ocellen jeder-
seits sind die zwei vordersten sehr gross, die Proximalocellen
kleiner als die andern. Das elliptische Postantennalorgan hat die
Grr)sse einer der mittelgrossen Ocellen. Fig. 45. — Der ganze
Korper ist mit kurzen Haaren gleichmâssig bedeckt; nur die
hinteren Abdominalsegmente besitzen einige etwas lângere
Borsten. Die Farbe der Tiere kann als dunkelgriin bis braun be-
zeichnet werden. DieHinterrânder der Segmente sind meist etwas
dunkler. Yorderrand des Kopfes und Seitenrânder von Th. II
dunkelviolett. Furca hellbraun. Bis jetzt bekam ich ein einziges
Exemplar dieser Form. Es stammt aus dem Unterengadin, wo
es bei 1400 m. iib. ^I. im Walde auf dem Boden gefunden wurde.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLl.EMBOLA. 319
Isotoma elegafis n. sp.
Taf. 8, Fig. 40, 41.
Fusco-cœrulea, antemiis pedibusque tlavis, dentibus furculae
margineque posteriore capitis pallide-ilavis. Anteima? capite fere
diii)l() loiigiores; articulus secuiidus et tertiiis longitudine fere
îoquales. articulus quartus oniiiiuni longisshims. Ocelli IG, quo-
rum 8 in utroque latere capitis. Dentés furculœ manubrio duplo
longiores. Denticuli mucronuni quattuor; denticulus primus post
secundum insertus, tertius juxta quartuni. Denticulus primus se-
cundo minor. Unguiculus superior unidenticulatus, unguiculus in-
ferior muticus. Long. 1,8 nmi.
In der Fàrbung des Korpers und seiner Anhange stimmen die
Tiere auffallend iiberein mit I. Ileuteri Scliott, von welcher sie je-
doch durcli das Felilen der Keulenliaare an den Tibien ab-
weiclien. Im ilbrigen stelit die Art /. riolacea TuUb. nalie.
Der Mucro ist vierzâlmig, Fig. 41. Der erste und zweite Zalm
sind liintereinander, der dritteundvierte nebeneinander inseriert.
Im (legensatz zu /. riolacea und iibereinstimmend mit /. hiemaUs
8ch(")tt ist hier der erste jMucronalzahn (Apicalzahn) kleiner als
der zweite. Dritter und vierter Zalni sind klein und decken
sicli bei seitlicher Ansiclit fast ^ollstândig, wodurcli der Mucro
dann dreizâhnig erscheint. Ein Hauptcliarakter liegt im Besitz
zweier starker, gebogener Borsten, die am Ende der Dentés ent-
springen und von denen die eine den ^lucro weit iiberragt. wali-
rend die andere demselben an Lange ungefâlir gleichkommt.
Dièse Borsten fehlen bei /. riolacea. Auch die Forni und die
Bezalmung der Krallen schliesst eine Yerwechslung mit der
genannten Art aus. Die durch ihre geschwungenen Bander aus-
gezeiclmete untere Kralle ist zalmlos; die obère Kralle trâgt
stets einen kleineren Zahn auf der Innenseite. Fig. 40. Es liegen
hier die ^^rhiiltnisse also gerade umgekehrt als bei /. violacea,
wo die untere Kralle mit einem Zahn versehen ist. (Nach Schàf-
320 JOHANN CARL.
FER sol] sich eiii solcher aiuh an (1er oberen Kralle vorfinden.)
Eine sai^ittale Spaltiiiig der iinteren Kralle in zwei Lamellen
glaube ich einmal an einem der vorderen Beinpaare beobachtet
zu haben. Wenn sie aiuh an den Krallen der iibrigen Beinpaare
Yorhanden ist, so greift sie jedenfalls niemals so tief ein, wiedies
bei /. kmufjinosa iind 7. alticola der Fall ist.
Die Lange der Anteinien variert zwischen 1 V2 bis 2 fâcher Kopf-
lânge. Die mittleren Antennenglieder sind ungefâhr gleich lang;
das vierte Glied ist langer als die iibrigen. Ocellen 16; Postan-
tennalorgan schmal-elliptisch. Behaarung kurz gleichmâssig,
nur aiif deiii letzten Abdominalsegment etwas làngere, feinere
Haare. DerKorper ist schwarzblau. Dièse Farbe dehnt sich aiich
auf die Scheitelpartie des Kopfes ans. Beine und Antennen braiin-
gelb. Fiirca (aiich das Manubriiim iniGegensatz zu /. Theobaldi),
Hinterrand iind Seiten des Kopfes hellgelb bis fast weiss.
Drei Exeniplare dieser Art wnrden ini Engadin auf schniel-
zendem Schnee gefangen (1300 m. iib. M.).
Isotoma HoUingeri Vogler, von welcher niir nur ein Prâparat
zurVerftigung steht, âhnelt im Colorit sehr der vorliegenden Art.
Ebenso ist der Mucro, abgesehen von den zwei starken Borsten,
die hier felilen, bei den beiden Arten iibereinstimniend gebaut.
Isotoma Hottingerl Vogler besitzt aber gar keine Zâhne an den
Krallen. Abw eichend von meiner Form sind bei ihr die Dentés
der Furca fast dreimal langer als das Manubrium und âusserst
dtinn. Ich konnte niir nur auf Grund des Préparâtes kein be-
stinnntes Urteil liber dièse Art bilden und habe sie deshalb
auch nicht in die Bestimmungstabelle und in die systematische
Ûbersicht aufgenonnnen. (Vgl. Vogler Beïtr. z. Kenntnis (L
Springschw. 1896.)
Isotoma cinerea Nie.
1841. NicoLBT. Desoria cinerea. Rech. p. seiv. à VHist. d. Pod. pg. 60.
Von dieser Art habe ich im Januar 1898 ein Exemplar auf
der Hôhe des Gurtens unter der Piinde eines morschen Bauni-
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 321
strimkes gefiinden. Zwei aiidere Exemplare staminen aus der
Umgebuiig voii Langnaii iiii Emmenthal. Die Art scheint im
Mittellande nicht gerade liauiig zii sein. Im Engadin habe ich
sie niemals gefunden. Nicolet berichtet von einem reichlichen
Fiinde imter Baumrinde in der Nâhe von Hauterive (Jura).
Isotoma duhla E enter.
Taf. 8, Fip-. 42.
Dieser Art weise ich ein etwas beschâdigtes Exemplar zn^
welches im Februar 1898 am Abhange des Gurtens bei Bern ini
Nadelwakle gefunden wurde.
Isotoma denticulata Schâffer.
In der Umgebung von Bern und im Engadin fand sich im
Winter und Friihling liilutig unter Baunninde eine Isotomaart^
fur welche in Bezug auf Krallen und Mucro die Beschreibung
SCHÀFFERS von /. denticulata sehr gut passt. Die Behaarung ist
die gleiche, wie sie Schâffer fiir die letztgenannte Art angiebt
und Avie sie im Ganzen auch /. Reuteri Schôtt zukommt. Ich
sehe micli gen()tigt, meine Exemplare der iSchatïerschen Art zu-
zuweisen, obwohl sie in der allgemeinen Korperfarbe von der-
selben abweichen. Keines der untersuchten Tiere war ganz dun-
kelblau. Dièse Farbe beschrânkte sich gewohnlich auf einen
schmalen Querstreifen am Hinterrand der Segmente und ging
auch hier hâuiig in dunkelviolett liber. Der iibrige Ptiicken war
grau oder braun, meist netzartig gezeichnet.
Die Art war im Winter 1898 in der ganzen Umgebung von
Bern unter der Rinde von Baumstriinken und gefallten Fôhren-
stâmmen sehr gémein. Im t^ngadin kam sie an ahnlichen Orten
noch 1500 m. iib. M. vor.
322 JOHANN CARL.
9. Gattuiig- ORCHESELLA.
ÛBERSICHÏ DER ARTEX.
1 . — Ab(l. III ganz scliwarz oder mit breiter schwarzer Quer-
biiide 2
Abd. III ohiie scliwarze Querbiiide oder docli mit ganz uii-
terbrochener, am Hiiiterraiid vielfacli von helleii Flerken
zerrissener Querbiiide 5
2. — Nur Abd. III oder Abd. III iind IV mit breiter scbwarzer
Qut'rbiiide 3
Aiisser Abd. III oder A])d. III uiid lY iioch andere Segmente
ganz oder fast ganz scliwarz 4
3. — Ant. I, III und Basis von Ant. II violett oder braunscliwarz.
Spitze von Ant. II gelb oder weiss. Grundfarbe gelblicli oder
braunlich. Abd. III oder Abd. III und TV mit breiter scbwar-
zer (^)iierbinde. Bis 4 mm.
0. chiota L. forma ])rm dp.
Antennen ganz gelb oder luir mit seitlichen Flecken an
Ant. III. Grundfarbe gelb bis rotbraun. Nur Abd. III mit
breiter scliwarzer Querbinde. Bis 3 mm.
0. cincta L. var. imifasciata N.
4. — Fast der ganze Korper schwarz, Hinterrand von Abd. II
gelblich. Antennen dunkler als bei der Hauptform. Bis 4 mm.
0. cincta (L.) Lubb. rar. rar/a L.
Abd. II und III mit breiter, scbwarzer Querbinde. K()rper
sonst grosstenteils gelblicb oder briiunlich. 2 mm.
0. bifasciata Nie.
5.— Al)d. R' mit scbwarzer Querbinde C
Querbinden gânzlich felilend oder docli unterbroclien oder
am Hinterrand vielfach von bellen Flecken zerrissen . 8
6. — Nur Abd. IV mit scbwarzer Querbinde. Kopf. Ant. I, III,
IV und Basis von Ant. IL oft violett. Grundfarbe braunlich.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 323
Bis 4 111111. 0. nifesœns Lubb. forma princip. Reuter.
Aiisser Abd. IV aucli andere Segmente (abernicht Abd. III)
mit schwarzer Qiierbinde 7
7. — Niir Abd. IV mid Th. III mit schwarzer Qiierbinde. Bis 4 mm.
0. yiifescens var. melanocepha/a Nie.
Abd. IV. Th. III imd Abd. II mit schwarzer Qiierbinde. o mm.
0. nifescens var. spjectahiUs Tullb.
8. — Kein scliwarzer Mittelhliigsstreifauf Thorax iind Abdomen 9
Ein schwarzer. hie und da unterbrochener Mittellangsstreif
aiif Thorax und Abdomen. Aiisserdem zahh"eiche schwarze
Flecke. Endhalfte von Ant. II dunkelgefarbt mit Ausnahme
des hâiifig gelblichen âussersten Endes.
0. viUosa (Geotï'roy) Lubb.
9. — Meistens 4 braune Liingsstreifen auf dem gelbUclieii Tliorax
und Abdomen. Grossere schwarze Flecke vorhanden oder
fehlend. Manchinal jede Zeichnung fehlend. Bis 4. mm.
0. rnfescens var. palUda Ileuter.
Keine vier braunen Langsstreifen. Querbinden fehlend oder
doch unterbrochen oder am Hinterrande vielfach zerrissen.
Ant. II und IV unten und an den Seiten grauviolett oder
gelblich. 3 mm. 0. alticola Uzel.
Orchesella chicfa (L.) Lubb.
a. Forma principiaris.
Die Haiiptform ist bei uns ziemlich seiten. Im Engadin habe
ich sie niemals gefunden. Hingegen habe icli ein Exemplar von
Miinchenbuchsee (Wald, uiiter Steuien) und mehrere aus dem
liiesigen botanischen Garten, wo sie an Blumentôpfen lebt.
b. Var. ra</a L.
1841. NmoLET. Oirlicsclla fastuosa. Rech. p. serr. () l'ilisl. d. Pod. pg. 78.
Viel hautiger als die Hauptform. Bern, in denGewâchshâusern,
unter Platanenrmde ; Biel, unter Moos. In der Sammlung des
324 JOHA>JN CARL.
HeiTii Dr. Steck befanden sich eiiiige Exemplare aus Bâtter-
kiiiden (Oberaargau), gesammelt iui Juli 1897. Iiii Engadin war
sie iiuHerbst uiid iniFruhjahr in grosserZahl an abbrockelnden
Oranitfelsen und unter Fobreurinde zu tinden.
c. Var. unlfasciata Nie.
18il. NicoLET. Orche.'iella unifasciaia. Rech.p. s('n\ à l'Hist. dePod. pg. 79.
1898. ScHERBAKOw. Ovchesplln cincta (L.) Lnhb. rar. rufa. Zool. Anz.,
B(l. XXI, Nr. 550.
Die mil" vorliegendeii Tiere stimmen ganz genau mit der Be-
schreibuiig und Abbildimg iiberein, die Nicolet von seiner 0.
unlfasciata giebt. Mit der Hauptform von 0. cincta und mit der
var. vaga teilen sie die nie fehlende Querbinde auf Abd. IIL Hin-
gegen unterscheiden sie sich von diesen durch die Farbe der An-
tennen. Dièse sind meistens ganz gelb ; nur selten findet sich an
der Aussenseite von Ant. III ein violetter Fleck. In Bezug auf die
tibrige Zeichnung verweise ich auf die Beschreibung und Abbil-
dung bei Nicolet.
Im Zoologischen Anzeiger, Bd. XXI. 1898, beschreibt Scher-
BAKOW aus der Gegend von Kiel eine neue Varietat von 0. cincta,
deren Griindung sich auf ganz dieselben Abweichungen stiltzt und
die ich hieherzustellen mich genôtigt sehe. Auch bei der var.
unlfasciata geht die Grundfarbe nicht seken in rotbraun (iber.
Dièse Form fand sich in vielen Exemplaren unter Sandstein-
blocken und unter Moos in den Steingruben von Ostermundigen
bei Bern; andere lebten auf feuchten Wiesen in der Nahe der
Stadt (November, Januar).
OrcheseJJa hifasciata Nie.
Zusammen mit 0. cincta rar. nnifasciataXm Ostermundigen
unter Steinen. Ferner kenne ich sie aus der Umgebung von Chur und
aus dem Unterengadin. An letzterem Orte war sie im Herbst wohl
die gemeinste Form. Ihre Verbreitung erstreekt sich vertikal bis
ÛBER SCHW'EIZERISCHE COLLEMBOLA. 325
zu eirka 2000 m. iib. M. Noch an der Baumgrenze war sie unter
Steinen und Moos zahlreich zu finden. Fur den Jura bezeichnet
sie NicoLET als gemeine Form. Intéressant ist es, dieExemplare
der lioheren Lagen mit denen des Mittellandes zu vergleichen.
Bei ersteren ist die Grundfarbe viel dunkler als bei letzteren ; sie
ist nianchmal so dunkel, dass die beiden schwarzen Querbinden
nur sehr schwach hervortreten. Je kleiner der Hôbenunterschied
ist, um so schwâcher werden dièse Differenzen ; sie machen sich
indessen schon zwischen Exempbiren von Osterniundigen und
solehen, die von der Gurtenhohe stannnen, benierkbar. Da ich
ganz das gleiche Verhâltnis auch bei Arten der Gattung Isotoma
und Lepidocyrtus konstatieren komite, liegt hier der Gedanke an
einen direkten Einfluss durch die grôssere Lichtintensitât in
hoheren Lagen nahe. Auch die Grosse nimmt mit zunehmender
Hohe des Standortes ab.
Orchesella rufescens Tullb.
a. Forma principalis Reuter.
Taf. 9, Fig. 52.
1896. VoGLER. Orchesella crassicornis. Beitr. zur Kenntnis der Siiringschw.
pg-. 0.
Die Hauptform ist in derUmgebungvonBern in allenWâldern
sehr gemein: Gurten unter Laub, Mûnchenbuchsee unter Tannen-
nadehi. Im Frtlhling bewohnt sie auch die Laubbâume ; ich be-
kam sie beim « Klopfen » in grosser Menge. Sie scheint sich auf
der Unterseite der P)latter aufzuhahen. Aus dem Berner-Ober-
lande habe ich sie von Zweiltitschinen 800 m. iib. M. und von
Isentiuli 1100 m. iib. M. Hier trifft man sie schon nicht mehr so
hâuflg wie im Mittelland. Im Engadin ist sie geradezu selten,
Icli fand dort nur zwei aberrante Exemplare. Bei beiden sind die
vier ersten Antennenglieder, auch die Spitze von Ant. II, ganz
schwarz ; Ant. V und VI blendend weiss. Die Làngsstreifen auf
32(î JOHANN CARL.
Th. II imd Abd. III sind iiur schwach aiigedeutet. (1 300 m. iib. M.).
Es liegt mil' zii wenig Material vor, uni liber die etwaige Selb-
standigkeit dieser Form zii iirteileii. Fig. 52. — Hielier geliort
aucli 0. crassicornis Vogler. Die Dicke der zwei ersteii An-
teiiiieiigîieder ist hier, wie icli iiiich ain Prâparat tiberzeugen
kornite, wirklich selir autfalleiid. Ob sie vielleicht diirch die Art
der Koiiservierung veriirsacht ist, oder ob wir es hier mit eiiier
Moiistrositât zii thuii habeii, kaiui ich iiicht eiitscheideii. Doch
halte ich das letztere fiir wahrscheiiilich.
b. Var. mclaiîocejjliala Nie.
1841. NicoLET. OrcheseUa mcliinocepliala. Rcclt., p. sero. à l'HisL d. Poil.
pg. 77.
Ziisammeii mit der Hauptform vorkommend, in der Unigebimg
von Bern sehr gemeiii : Dahlliolzli, Bremgartenwald, Mtmchen-
biichsee.
c. Var. palUda Reuter.
Taf. 9, Fig. 49, 50, SI.
Bei Bern an den gleichen Orten wie die vorhergehenden. Exem-
plare, die ioli im botanischen Garten aiif dem Teiche sammelte,
zeichneten sicli denjenigen anderer Standorte gegeniiber diircli
stârkere Behaarung bei Fehlen jegiicher Zeichnung imd dickere
Antemien ans. Ans dem Dahlholzli bei Bern habe ieli neben
Exemplaren mit charakteristisch gefârbten Antemien au chsolche,
bei wekdien die Antennen gar keiiie Zeichnung aufwiesen und
die also zu der heilen Yarietat von 0. spectahllis Tullb. zu
stellen waren. Fig. 49. Doch konnte ich dièse Erscheinung auch
bei Tieren wahrnehmen, die sich durcli die Fârbung der Segmente
teils als fornui pr'mcipcMs, teils als var. melanocej^hala charak-
terisieren, und lege dalier der Abweichung keinen System atischen
Wert bei.
Dièse Varietat konmit auch im Berner Obedand vor : Zwei-
ÛBER SCHAVEIZERISCHE COLLEMBOLA. 327
liitschinen 800 111., IseiiHiili lloo m. iib. M. Iiii Eiigadiii ist sie
ebenfalls selir liautii»-, bis KiOO m. iib. M. Sie faiid sicli iiaiiient-
lich am Bodeii uiiter ïliiideiistiickeii iiiid zwiscben abgefalleiien
Nadelii; dieZeichnuiig' felilt meist ganz, iiiid die Gruiidfarbe hat
bei einigeii eiiieii griinlicheii Ton aiigenommen.
Ich sehe luicli veranlasst, die Greiize fiir dièse Varietât etwas
weiter zii fassen âls Sohàffer, umdie DiagnoseauchaiifExeiii-
plare anwendbar zii iiiachen, die der Qiierbiiide aiif Abd. lA^ eiit-
behreii, an den iibrigen Segmenten aber grussere Flecke besitzen.
Fig. 51.
OrcheseUa viUosa (Geoffr.) Liibb.
In der Umgebiing von Bern fand ich die Art nur einiiial. am
Giirten iinter Steinen. Dagegen ist sie im Berner Oberhmd bei
800 — 1100 m. iib. M. iind im Unterengadin auf beiden Thal-
seiten sehr genieiii. Ich saminelte im September 1897 zwei Exem-
plare auf einer Alp bei 1900 m. iib. M. Im Mârz iind April war sie
im Thaï an schneefreien Abhangen fast iinter jedem Stein zii
finden.
NicoLEï verzeiclmet sie ans dem Jura.
OrcheseUa alticola Uzel.
Die mil' vorliegenden Tiere stimmen besser mit der Beschrei-
bung von Schàffer als mit derjenigen von Uzel iiberein, inso-
fern die Querbinden auf dem liiicken nicht so deutlich ausgebildet
sind, wie auf der UzEL'schen Abbildung, und sicli vielfach in
Querreihen grôsserer Flecken autiosen.
Von dieser Form fand ich drei Exemphire im Engadhi bei
1300 m. iib. AI., zwei unter Fohrenrinde, das dritte auf stagnie-
rendem Wasser. Bei ersteren ist die Grundfarbe fahlgelb, bei
letzterem schmutzigweiss.
Rev. Sdisse de Zool., T. 6, 1899. 22
328 JOHANN CARL.
10. Gattuni^- ENTOMOBRYA.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Antennenlâiige wenigstens V^ der K()ri)erlânge. iVbd. IV
wenigstens 7 mal so lang wie Abd. III. Obère Kralle irmen
dreizalinig. Geiblich, Zeichnungbramioderbraunscliwarz. 2
Anteiiiieiilànge hôchstens 'A der Kr^rperlàiige (vgl. E. ])fd-
chella) .3
2. — Riicken voii Al)d. IV (ausgenommen das vordere Viertel),
Th. II (ausgenommen 2 Flecken am Hinterrand), Th. III
(ausgenonnnen die mittlere Partie) schwarz. Abd. Ilund III
mit Andeiitung von schwarzen Flecken. Kopf hinten dunkel.
Keine Lângsbinden. Abd. IV. 1 1 mal so lang wie Abd. III.
Mesonotum ein wenig liber den Kopf vorragend. Mucrones
mit 2 gleich grossen Zahnen ohne Basaldorn. 3 — 3,3 nnii.
E. dor.mUs Uzel.
Abd. IV mit grossen Dorsalflecken, welche vorn meistens
dnrch eine schmale Querbinde verbunden sind. Th. II bis
Abd. III mit parigen Dorsaltiecken, welche sich meistens
zu 2 Liingsbinden aneinander schliessen. Auch die Lateral-
fiecke bilden 2 Lângsbinden, welche sich auf dem Kopf bis
zu den Augenfiecken fortsetzen (Schàffer, Fig. 5). Nur G
Ocellen sind jederseits wohl ausgebildet, die 2 Proximal-
ocellen jederseits sehr klein, Plg. 54. Abd. IV 7 — 8 mal so
lang wie Abd. III. Mucrones mit 2 Zahnen und Basaldorn
(Schàffer, Fig. 114). Ant. I, manchmal auch Ant. II mit
undeutlich abgegliedertem Basalring, Fig. 55. Bis 3,5 mm.
?1 orcheselJoides Schàffer.
3. — Grundfarbe dunkel. Thorax und Abdomen oben ohne weiss-
liche oder gelbliche Partien 4
Grundfai-be lielblich oder weisslich, oder doch wenigstens
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 329
gelbliclie oder weissliche Partien (Querbinden) vor-
liandeii 5
4. — Yiolett bis graubraun. Hiiiterrânder der Segmente scbwarz.
1,5 niin. E. nmrf/inafa/TnWh.
Graiiviolett. Hiiiterrânder der Segmente nicht dunkler.
Ant. III iind IV dunkelviolett, I mit dunkelblauem Ring, II
gelb mit violetten Rândern, Beine und Furca farblos
E. n/aritima Reuter.
5. — Abd. IV nicht niir mit dunklen Flecken am Hinterrand
sondern noch mit anderen Zeiehnungsteilen .... 6
Abd. IV hochstens am Hinterrand mit dunklen Flecken
oder jede Zeichnung fehlend 17
6. — Nur der hintere Teil des Kopfes und von Th. II, der vordere
von Abd. IV, ferner Abd. V und VI ganz weisslich. 1,5 mm.
E. alhocincta Templ.
Grôssere Partien des Riickens weisslich oder gelblich . 7
7. — Von Th. III bis Abd. III ziehen sich auf dem Rticken 3
Làngsreihen von dreieckigen schwarzen Flecken. Schwarze
Flecke auf Abd. IV zu einer mehrfach unterbrochenen
Querbinde angeordnet. 1,5 — 2 mm. E. disjuncta ^ic.
Flecke des Riickens nicht in 3 Làngsreihen angeordnet 8
8. — Je eine schwarze Querbinde am Hinterrand von Th. III
und Abd. II (hier sehr schmal), nahe dem Vorderrand auf
auf Abd. III und Abd. IV. 1,5 nnn. E. specfahiUs Reuter.
Zeichnung anders •>
9. — Abd. IV mit vielen punktfôrmigen dunklen Flecken. Th. III,
Abd. I, II, III mit mittlerem Lângsstrich. Beiderseits klei-
nere dunkle Flecken. Querbinden fehlen. Mucrones mit 2
Zàlmen ohne Basaldorn. 3 — 3.5 mm. E.xyuncieola Uzel.
Abd. IV ohne punktformige Flecken 10
10. — Abd. III bis auf einen schmalen Vorderrandstreifen braun-
schwarz. Abd. IV mit Querbinde. Rilckenseite von T h. II
330 JOHANN CARL.
und III ringsuin mit diiiiklcin Raiul. Abd. A' und VI braiin-
schwarz. 1 — 1,5 mm. E. cortkalis Nie.
Abd. III imr am Hiiiterrand mit Querbinde oder ohne Quer-
biiide 11
11. — Hinterrand der Segmente mit schmaler bramier Biiide.
vor welcher zahireiclie nicht verschmelzende kleine Flecke
liegen. Abd. IV mit deutlicher Querbinde. 1,5 mm.
£. arhorea Tu 11b.
Segmente olme solche Flecke vor der Hinterrandbinde 1 2
12. — DorsalHecke, gross, deutlicli, nicht durch (^Hierbinden ver-
bundeu, fast 2 Lângsbinden bildend. Mittlerer ïeil der
Querbinde auf Abd. IV fast dreieckig.
E. intermedia Brook,
Dorsalflecke kleiner und liaiifig verschwommen, jedenfalls
immer dann, wenn sie nicht durch Querbinden verbunden
sind 13
13. — Th. III oben ganz schwarz. Th. II luir an den Rândern
schwarz. Abd. I ohne Querbinde. Fig. 56.
E. imlehella Ridley.
Th. III iKichstens am Hinterrand schwarz . . . . 14
14. — Lateralilecke nicht in die Dorsalflecke iibergehend (Schàf-
FER Plg. 3). Querbinden (auch an Abd. IV) in der Mitte
meistens unterbrochen (Schàffer Fig. 4), jedenfalls ver-
schwommener als bei E. niultifasciata. Hinterrandflecke
von Abd. IV mit der Querl)inde oder ihren lîesten meistens
durch einen kraftigen Pigmentstreifen verbunden. Letzterer
bisweilen fehlend. 1,5 umi.
E. musconim Tullb. (nec. Nie.)
Forma principalis Schaffer.
15. — Lateralflecke, wie tiberhaupt die ganze Zeichnung, mei-
stens sehr deutlich. Querbinden meistens vnllstandig.
Querbinde auf Abd, IV wenigstens angedeutet (Schàffer
Fig. 2), meistens sehr deutlich (Schàfp^er îlg. 1). Die fast
UBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 331
dreieckigen Hinterrandflecke von Abd. IV mit der Quer-
binde meisteiis diirch sehr feine Pignientstreifen verbunden.
1,5 mm. E. multifasciafa TuUb.
Lateraltiecke weniger deutlich. Querbimle auf Abd. IV
stets fehlend. Auf Abd. IV fehleii eigeiitliche Hinterrand-
flecke. Die Lângsstreifen, welche auf Abd. IV die Dorsal-
flecke mit dem Hinterrand verbinden, setzen sich also di-
reckt an den Hinterrand an 1 G
16. — Zeichnung krâftig. Lângsbinden auf Abd. IV deutlich.
1,5 mm. E. nivalis (L.) forma principalis Schâfter.
Zeichnung sehr schwach entwickelt. Lângsbinden nur an-
gedeutet. 1,5 nnn. E. nivalis var. paUida Schàiier.
17. — Grunlichweiss oder gelb. Jede Zeichnung fehlend, abge-
sehen von den schwarzen Augenflecken 18
Gelblich oder weisslich. Abd. IV am Hinterraïui mit dunk-
lenFlecken 19
18. — Grunlichweiss. 1,5 — 2 mm. Nicht mit E. wiva^^s zusammen
vorkommend. E. lanuginosa Nie.
Gelb, bis 1,5 mm. Hâufig zusammen mit der typischen E.
nivalis nebst Ûbergangsformen vorkonmiend.
E. nivalis var. immaculata Schâffer.
19. — Gelb. Bis 1,5 mm. Meistens zusammen mit zahlreichen
Individu en der typischen E. nivalis nebst ïlbergangsformen
vorkommend. E. nivalis var. maculata Schâfter.
Weisslich. Nicht zusammen mit zahlreichen Individuen von
E. nivalis vorkommend, dagegen hâufig mit E. nmseorum
Tullb., nebst Ûbergangsformen
E. muscorum var. Nicoletti (Lubb.)
Entomobrya oycheselloides Schâfter.
Taf. 9, Fig. 53, 54,55.
Der Autor dieser Art weist schon darauf hin, dass sie gewis-
sermassen eine Mittelstellung zwischen den Gattungen Entomo-
382 JOHANN CARL.
brya imd Orchesella einnelmie, die iiaiiientlioliinderBeschaffen-
heit der Proximalocellen iind iiii Vorliaiidensem eiiies lîasal-
ringes an Aiit. I zuin Aiisdruck gelange. Dieser Auffassunginuss
icli iiiich aiicli aiischliesseii, iim so mehr, als die Amiàlieniiig an
Orcheselhi bei nieinen Exemplaren sich iiocli deutlicher aiis-
spricht. Ich konnte nâmlicli bei vielen Individuen beobacliten,
(biss am Grunde von Ant. 11 aiich wie bei Ant. I ein Basalring
sich abziigliedern beginnt. Fig. 53, 55. Von einem solchen Ver-
balten bis ziir Ausbildimg der sechsgliedrigen Orchesella-An-
teinie ist nun nur noch ein sehr kurzer Scbritt. Noch interes-
santer gestaltet sich dièses Ûbergangsverhahnis diirch die Auf-
findiing einer Fonn, welche aiich in derselben Richtung al)er in
schwâcherem Grade von den iibiigen Arten von Enfomobri/a ab-
weicht luid so E. orcheseUoides mit diesen verkettet. Dièse Foi'ni
ist gegeben in der E. pidchella Ridley, bei welcher mit der Re-
duktion der Proximalocellen das Anfangsstadium der Abgiie-
dennig eines Basalringes an Ant. 1 combiniert ist.
E. orcheseUoides ist im Her})st in den Waldern des Mittel-
landes sehr hâufig. Pleine Exemplare stammen vom Bremgarten-
wald (zahlreiche belle Exemplare unter abgefallenen Kiefer-
nadeln), vom Gurten (Nadelwald), von Miinchenbuchsee und vom
Osternuindigerberg (Nadelwald).
Entomohryu pidchclhi Ridley.
Taf. 8, Fig. 56—59.
Dièse sehr schone Form fand ich im Unterengadin bei Schuls
aiii Inmifei- 125(1 m. iib. M. Sie hait sich mit Vorliebe an etwas
feiichten, abbrOckelnden Granitfelsen auf und zwar in den Spalten
nnd Rissen sowohl, als auch iinter den prismatischen, ganz miir-
ben Felsbrocken (September, Oktober, ^larz). Auf der Sonnen-
seite des Thaïes fand ich sie nur einmal und in geringer Zabi.
Die Ûbereinstinnnung mit der Orighialdiagnose von Ridley, die
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA, 333
mir HeiT D' Schâffer zii iibenuitteln die (nite batte, ist in Beziig
auf die Fârbinig des Tborax eiiie fast volllvoiiiiuene. Bei nieiiien
Exemplareii war Abd. III oben iminer gaiiz scbwarz, wâlireiid
KiDLEY (lies imr bei aiisgewachsenen Tieren beobachtet
liaben will. Abd. I zeigt oft Spureii eiiier bhiiiscbwarzen Zeicb-
iiuiig-. Die Gniiidfarbe ist ofter schinutzigweiss, als gelb, iind
liisst die s('liwarzl)hiuen, breiten Querbinden sehr scbarf hervor-
treteii, so (Uiss die Art sclioii mit blossein Auge selir leicbt zu
erkeimeii ist. « This species bas broader black bands then any
other with wich I am acquainted, wich give it the appearance of
beiiig regularly baiided witli alternate black and vellow. »
Lângsbinden treten ganz zuriick. Fig. 56.
Nicht ganz einverstanden kann ich luicb mit den Angaben
KiDLEYS liber die Lange der Antennen erklâren. Dieselbe ist
ziemlicli variabel ; in einigen Fallen betrug sie mehr aïs V^ der
Korperlange, wjibrend sie im Durchschnitt iingefabr der Hâlfte
derselben gleicbkommt. Ant. I bat oft an der Basis einen undeut-
licb abgegliederten Ring. Die Proximalocellen sind kleiner als
die iibrigen, wie bei E.orcJteselJoides. Fig. 59. Die langen Dentés
der Springgabel endigen in einem eigentihnlicb gestalteten Miicro.
Derselbe ist dreizabnig, der letzte Zahn dornartig iind nach
îiinten gerichtet{Basaldorn). Der Mucro wird jederseits von einer
langen geliederten Borste (Fig. 57) iiberragt. Das ganze Gebilde
erinnert an (lasjenige von E. specfahiUs Reuter einerseits iind
von Orchcsella aUkola Uzel anderseits. Auf die Bedeutung dieser
Détails fiir die systematische Stellung der Art wurde schon oben
hingewiesen. Die obère Ki'alle ist selir scblank und triigt drei
Zabne. Fig. 58. Die Behaarung des Riickens ist viel schv^âcher
als bei den meisten iibrigen Art en der (xattung. Abd. lY ist
ungefahr 5 mal so lano- als Abd. III.
.'i^-Ji JOHANN CARL.
Entomobrya spectabUis Reuter.
SCHÔTT âussert einige Bedeiikeii iiber die Zugehôrigkeit dieser
Art zur Gattung- Enfomohn/a uiiter Hinweis auf den Bau des
Mucro. die sparliclie Haarbekleiduiig uiid die Bescliaffenheit der
tibialeti Spiirhaare. Was das Endsegmeiit der Gal)el aiibe-
trifft, so wiederholeii sich dieselben Eigentumliclikeiteii bei
einer typischen Entomobrija. der E. lyuk'heJJo Ridley, die
ich genaii daraufhin initersuclit habe. In Bezug auf Beliaaruiig
bildet die letztgenannte Art einen Ûbergang von E. spectabUis
zu den iibrigen Fornien dieser Gattung.
Die Zugehorigkeit der vorliegenden Forrn zur Gattung Ento-
mobriia ist daniit sichergestellt.
Dièse nach Schôtt bisher nur aus Finnland und Brasilien
bekannte Art fand ich ziemlich zahlreich im Orchideenliaus des
liiesigenbotanischen Gartens an BIuniento])fen, aber nur wahrend
drei Wochen im Dezember. Auffâllig ist, dass ihr Auftreten ge-
nau mit der Zeit der Orchideenbliite zusammentiel.
Entomobrya corfkalis Nie.
1841. XicoLET. Degeria corticalis. Rech. p. serv. à l'Hid. d. Pod. pg. 72.
In der Umgel)ung . von Bern sehr gemein, unter rissiger
Foiirenrinde. Im Jura ist sie ebenfalls hâutig (Nicolet); hingegen
fand ich sie im Engadin nicht.
Entoniobrt/a. arborca Tullb.
Ich fand dièse Art zusammen mit verschiedenen Si)ecies von
Sira an Baumstâmmen unter Flechten in ehier Allée bei Bern.
Sie scheint im Engadin ebenfalls zu fehlen.
Entoniobri/a muscorum Tullb. (nec. Nie.)
Bei Bolligen und am Ostermundigerberg ting ich je ein Exem-
plar dieser Art unter Laub. (Xovember 1S!)7.) Auchmir scheint
dièse Form mit E. muscorum Nie. nicht indentisch zu sein.
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 335
Entomobrya multifasclafa Tulll).
18il. NicoLET. Degeriii nivalis. Rcck. p. serr. à l'Hial. d. Pod. pg. 70..
Die Merkmale, die Schàffer angiebt, dieneii i^ut zur Unter-
scheidiiiiiî dieser Forni, besonders die Treiinuiig' der Dorsal- iind
Lateralriecke. Weniger constant und charakteristisch scheint
mil- liiniiegen der dreieckige Hinterrandfleck auf Abd. IV.
NiCoLET fiihrt dièse Art an als Begeria nivalis und fiigt hinzu,
die âlteren Autoren hâtten sie auf dem Schnee gefunden, wâhrend
er sie nur unter Rinde antraf. Ich konnte ini Engadin, wo sie
sehr hâutig ist, das Vorkonnuen an beiden Orten konstatieren.
An warnien Tagen ini Marz fand sie sich in der Nâhe der Hauser
regelmâssig auf dem Sclmee ein. Dièse Exemplare zeichneten
sich vor den unter Rinde gefundenen durcli ilire auffallend
dunkle Grundfarbe aus, die ini Extreni in schnmtzigbraun iiber-
ging. Ferner ist niir die kri von Cluir bekannt (Marz 1898).
Entomobrya nivalis L.
Dièse Art ist niir in der Hauptforin und in den Varietâten in
der Umgebung von Bern und in den Alpen begegnet. Bei Exeni-
plaren, die ich am Gurten auf Schnee fand, zeigte sicli in Bezug
auf die Grundfarbe dieselbe Erscheinung wie bei der vorigen Art.
Die vor. maculafa Schàffer ist im Engadin sehr gemein beson-
ders zur Zeit der Schneeschmelze. Auch im Sommer bewohnt
sie trockene Standorte. Sie kommt in den Rissen der Kalkfelsen
noch bei 1800 m. iib. M, (Scadthal) vor, hier aber selten mit der
Hauptform zusammen, die tiefere und schattigere Lagen vorzu-
ziehen schehit.
Entomohriia kuNir/iHOsa Nie.
1841. NicoLET. Begeria Innujjinom. Reck. p. serv. à l'Hist. d. Pod. pg. 74.
Bei Bern fand ich dièse Art selten, im Engadin gar nicht. Sie
lebt auf feuchten Wiesen unter Holzstûcken, Steinplatten u. s. w.
Nach der Angabe von Nicolet ist sie im Jura gemein.
336 JOHANN CARL.
11. Gattiiiig TEMPLEÏONIA.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
Augenflecke oft mideiitlich iiifolge inangelnden Pigments
(daiiii oft aiich die Ocelleii scliwer auffiiidbar), voni iiicht
diiicli eiiieii Pigmentstreifen verbimden. Weiss, in Alkohol
mit schwach brâimlichen Flecken 1 — 2 mm.
T. iiiiida Templ.
Augenflecke vorn diircli einen Pigmentstreifen verbunden,
Farbe dunkel (« très foncée ») 3 mm. T. major Moniez.
Templetonia nitida Templ.
Unter verwesendem Lanb, in Walderde, unter Rinde gefunden
(Bolligen, Bremgartenwald). Die Exemplare der ersteren Stand-
orte waren ancli nach Konservierung in Alkohol weiss. Die-
jenigen ans dem Bremgartenwald hingegen trugen zalilreiche
kleine rostrote Flecke, die sich an den Seiten der Segmente oft
zn einem feinen Netz vereinigten. Auch iinterschieden sie sich
von den ersteren dadnrch, dass die obère Kralle bei scliarfer
Einstellung an ihrer Innenseite zweiZâtme zu tragen schien, die
nebeneinander lagen. Aiich Schàffer schreibt dieser Art zwei
Zalme an der oberen Kralle zu. ohne aber ihre gegenseitige Lage
nâher zu prâzisieren.
12. Gattung CYPHODERUS.
Einzige Art :
CypJiodt'nis albinos Nie.
Die zwei Flxemplare, die mir von dieser Art vorliegen, sind im
hiesigen botanischen Garten auf dem Teiche gefangen worden.
Im Jura soll sie nach Nicolet sein- verbreitet sein.
ÛBER 8CHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 337
13. Gattuiig LEPIDOCYIITUS.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Nur mit wenigen Schuppen. Sclmppen des lebenden Tieres
iiiclit irisiereiid, Braimlicligelb 1 V2— 2 mm.
L. rivuJaris l)Oiirl.
Diclit mit Schuppen bekleidet. Schuppen des lebenden Tieres
irisierend 2
2. — AVeiss, lebend silberglânzend. Nur die Augenilecke und ein
Fleck zwischen den Antemien schwarz. Ant. III und IV so-
wie die Spitze von II hellblau. Ant. I, II, III zusammen
langer als der Kopf. Ant. III fast so lang wie Ant. IL
Dentés wenig langer als das Manubrium. Mesonotum wenig
vorragend 1 — -1 V2 mm. L. albicans Reuter.
Gelblich oder briiuidich (etwas violett), blâulich, dunkel-
blau oder fast schwarz 3
3. — Blâulich, lebend silberglânzend, Riicken mit weisslichen
Querbinden. Antennen hellblau bis fast weiss. Furca weiss.
Ant, I, II, III zusaunnen so lang wie der Kopf, Ant. III
etwas kiirzer als IL Dentés wenig langer als das Manu-
brium, Mucrones olmeBasaldorn. Anteapicalzalm sehr gross.
Mesonotum ziemlich weit vorragend. l'a nnn.
L. paUklus Reuter.
Nicht hellblâulich 4
4. — Gelblich oder brâunlich. Ant. II am Ende, III und IV ganz
grauviolett. Ant. I, II, III zusammen etwa so lang wie der
Kopf 5
Violett oder dunkelblau 6-
5.— Ant. III so lang oder wenig kiirzer als Ant. IL Dentés
langer, als das Manubrium, Mesonotum ziendich stark vor-
ragend. Abd. IV hinten und die Hiiftglieder bisweilen
violett. 1 Va — 2 nnn. L. fucatus UzeL
338 JOHANN CARL.
Ant. III wenigstens uni V'* kurzer als IL Dentés wenig oder
kaum langer als das Maïuibriuni. Mesonotum mâssig vor-
ragend. Etwas lieller getarbt als L. fucatus. 1 '/s nim.
L. Januginosus (Gniel.) TuUb.
6. — Mesonotum mâssig vorragend. Dunkelblau-violett. Beine,
Dentés, Ant. I und Basis von Ant. II weisslich oder gelblich ;
Segmentrânder oft weisslicb. Ant. III so lang oder wenig
kurzer als Ant. IL Beide zusammen fast so lang wie der
Kopf. Mucro mit Basaldorn 1 — 1 'A mm.
L. et/an eus Tullb.
Menosotum sehr weit liber den Kopf vorragend . . . 7
7. — Ant. III kaum ktirzer als IL Dunkelblau. Zwischen den
Augenfiecken eine weissliche, gekrtimmte Binde. Kôrper
mit zerstreuten weisslichen Flecken. Segmentgrenzen weiss-
lich. Dentés und Beine weiss 2 — 3 mm. i. i)aradoxus LTzel.
Keine belle Binde zwischen den Augentlecken. Korper oline
zerstreute weissliche Flecke. ISegmentgrenzen nicht weiss-
lich. Furca und Beine grau 1 V^ — 2 Va nnn.
L. insignis Reuter.
Leindocyrtiis albicans Reuter.
Hierher stelle ich eine Form. die ich im botan. Garten auf dem
Teiche uiul in den Gewâchshâusern sammelte.
Lepidocgrfus fucatKS Uzel.
Konnut sehr hâutig an Blument()pfen vor. Die Exemplare, die
ich aus dem botanischen Garten habe, zeichnen sich durch ihre
Grosse aus. Sie erreichen 3 nmi. Ausserdem ist mir die Art aus
dem Unterengadni bekannt, wo sie sich besonders zahlreich in
Felsspalten in schattigen Schluchten vorfand. (Herbst 1897,
1250— 1600 m. iib. M.)
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 339
Lepidocyrtus lamiginosns (Gincl.) Tullb.
In den (Tewachshaiisern faiiden sich zusaininen mit L. albicans
einige Exeiiiplare, die mit jener Art im Besitze eines schwarzen
Flecks zw isclien den Antennen tibereinstimmten, sich aber von
ilir diircli die gelbe (Tiundfarbe iind das stârkere Vorragen des
Mesonotiims imterschieden. Ich stelle dièse Form einstweilen zii
Lep. lanufiinosus. Die Art ist mir ferner am Gurten, bei Chur
und im Engadin begegnet. Nirgends scheint sie jedoch so hâulig
zu sein wie die vorangehende Art, von welcher sie sich durcli
das bedeiitend schwachere Vorragen des Mesonotums deutlich
unterscheidet.
Lepidocyrtus cyaneus Tullb.
Umfasst Reuters L.purpureus nnd L. assimilis. Bei Tieren
die wegen des Lângenverhâltnisses der Antennenglieder zu L.
2Mrpnreus hâtten gereclmet werden sollen, fand sich stets am
Mucro ein Basaldorn vor Fig. 67. Auch das Verhâknis der Lange
der Antennen zur Lange des Kopfes kann hier, weil zu wech-
selnd, nicht zur Abtrennung zweier Arten herangezogen werden.
Ich bin daher mit Schàffer einig, der die beiden Arten
Beuters wieder in L. cyaneus Tullb. vereinigt, und neJime nur
dièse in die Bestimmungstabelle auf.
Dièse Art fand icli in der Umgebung von Bern melirnials an
alten Baumstâmmen, unter Moos und imAVeidenmuIm. Im Enga-
din war sie im April an schneefreien, sonnigen Abliangen der
linken Thalseite sehr haufig, und zwar hielt sie sich hier mit Vor-
liebe unter grossen îSteinplatten. Vertical habe ich sie bis 1700
m. iib. M. angetroffen. Auch Exemplare mit weisslichen Seg-
mentrândern waren besonders unter dem Material aus der Um-
gebung von Bern nicht selten.
340 . JOHANN CARL.
14. Gattuiig SIR A.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Ab(l. lY mit zwei blauschwarzen Flecken 2
Abd. IV nicht mit zwei deutlichen blauschwarzen Flecken 3
2. — Lebend bleigrau, konserviert gelblich bis grau. Abdomen IV
mit zwei blauschwarzen Flecken. Hinterrand von Abd. III
mit ununterbrochener schwarzer Querbinde oder doch mit
zwei schwarzen Flecken. Seiten desTieres mit blauschwarzer
Lângsbinde. Bis 2 mm. S. nigromacidata Lubb.
Abd. IV mit zwei grossen violetten Flecken, die sich oft
durch einen schmalen Streifen in der Mitte zu einer Quer-
binde vereinigen. Am Hinterrand von Abd. III, Abd. II und
Th. II je eine schmale, zackige. violette Querbinde (Fig. 62).
Seitenriinder der Segmente blauschwarz. S. corticalisïi. sp.
3. — Weiss, mit brâunlichen Flecken oder amRiickenvier graue
(^Hierbifiden 4
Ganz oder zum Teil violett oder schwârzlich, aber dièses
Pigment nicht in Querbinden. Kopf zum grossten Teil
gelb 6
4. — Ohne Querbinden 5
Th. III. Abd. I, II, III, mit je ehier grau en Querbinde
1 72 — 3 mm. S. doniesfica Nie.
5. — Abd. IV so lang wie die vier vorhergehenden Segmente
2 nnn. 'S'. cJoi/gafa Nie. nec. TuUb.
Abd. IV nicht langer als die drei vorhergehenden Segmente
2 nnn. *S'. erudita Nie.
6. — Thorax ganz gelb S. crassicornis Nie.
Thorax nicht ganz gelb, hochstens Th. II mit Ausnahme des
\^orderrandes deutlich gelblich 7
7. — Abd. I blass orangegelb: Al)d. II und III schwarz: Abd. IV
mit breiter, unregelmâssiger, schwarzer Querbinde und
tJBER SCHWEIZERISCIIE COLLEMBOI.A. 341
schwarzem Hinterraiid. Hinterraiid von Abd. IV scliwarz,
Th. II und Ko])f dunkel orangegelb, vorn schwarz begrenzt;
Th. III schwarz. S. platani Nie.
Abd. I, II, III iiicht so deutlich verschieden gefarbt, Kopf
aelblich, Vorderrand meistens schwarz oder violett. Thorax
und Abdomen oben mit schwarzem oder violett em Pigment.
Wenn der Riicken gelblicli gefarbt ist, so ist dièses am
stârksten auf Th. II der Fall, und zwar nahe der Mittellinie,
Das Hinterende des Abdomen und Ant. III und IV sind
inmier deutlich violett. S. Buski Lubb.
Sira )i'ipromacidata Lubb.
1872. TuLLBERG. Sira elongata.
Meine Exemplare dieser Art stinnnen vollkonunen mit
LuBBOCKS Beschreibung iiberein. Die Flecke auf Abdomen III
sind stets durch eine (^)uerbinde verbunden. In der Umgebung
von Bern ist sie im Herbst sehr hâutig. Ich fand sie im Wald
unter Tannenrinde, in den Alleen unter Flechten in grossen
Kolonien uiul unter Platanenrinde zusammen mit 0, cmcta var.
vaf/a. An sonnigen Tagen im Januar beobachtete ich sie in un-
geheurer Zabi in den Rissen der Rinde junger Baume.
Sira corticalis n. sp.
riumbea, squamis detritis tlava, fascia nigra tenui in margme
posteriore segmenti tertii thoracis et segmenti secundi tertiique
abdominis. in segmento abdominali (piarto maculis nigris magnis
saepe in medio contiuentil)us. Long. "2 nnn.
Die Art fand ich zusannnen mit S. nigromaciilata . Sie unter-
scheidet sich von dieser durch das Vorhandensein von schmalen,
zackigen. blauschwarzen Querbinden am Hinterrand von Th. III
und Abd. II, und auch durch die viel grossern. oft durch einen
schmalen Streifen in der Mitte zu einer Querbinde verbundenen
342 JOHANN CARL.
Flecken aiif Abd. IV. Wie bei jener ist Th. Il schwarz umrandet
iiiid die SeiteiiriuidtT der ubrii>'en Segmente siiid schwarzviolett.
Der Vorderraiid des Kopfes ist schwarzviolett. Die Seiteii tragen
je eine schwarzviolett e Lâiigsbinde, die die Fortsetziing der
seitlichen Lângsbinde des Korpers bihlet (Fig. 62). Die Streifung
der Schiippeii tritt stârker hervor als bei -S*, nigromaculata. Von
S. platani Nie, entfernt sich die neue Art in der Farbmig von
Th. III, Abd. II iind III, deren vordere Halfte bei meiner Art
immer gelb ist, wâhrend sie bei S. pJatmri g^^nz schwarz sind.
Mit der Abbildimg von Nkolet stimnien meine Exemplare vol-
lends nicht iiberein. Von Situ platani findet sich eine Abbildimg
bei Lie Petteesen (Bergens Muséum), die aber kaiimziimVer-
gleich herbeigezogen werden kann.
AnBâiinien unterPdndenndPlechten. Dâhlhôlzli, Schosshalde.
Sir a elongata Nie.
Zwei Exemplare, die Herr Dr. Steck sammelte, stimmen in
Bezug auf das Lângenverhâtnis der Segmente gut mit Nicolet's
Beschreibiing iiberein. Die Farbe ist ein schmutziges Braim ; die
Hinterrânder der Segmente sind dunkler. Die Behaarung ist
stârker als bei allen andern mir bekannten Siraarten. Die Schiip-
pen weisen eine grosse Mamiigfaltigkeit der Form aiif, wie ich
sie in solchem Grade mxv noch bei Lepidocyrtus cyaneus ange-
troffen habe.
Das eine Exemplar stannnt ans dem hiesigen naturhistorischen
Muséum (zwischen Biichern), das andere aus einem Garten
(Mattenhof bei Bern).
Sira domestiva Nie.
Dièse Art verdanke ich ebenfalls Herrn Dr. Steck. Er fand
sie im naturhistorischen Muséum. Spâter fand ich selbst ein
Exemplar unter einem Blumentopf vor dem Muséum in Biel. Die
grauen Querbinden auf den Segmenten fehlen oder sind sehr un-
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 343
deutlich ausgebildet. Die Tiere gleichen nielir (1er Abbikhing
LuBBOCKS als der von Nicolet. Bestiinineiid fiir midi war neberi
dem Vorkonimen die Lange der Antennen, die auch an der Ni-
colet'sclien Abbildimg liervortritt.
. ■ Sira Bush} Lnbb.
In der Umgebung von Bern konnnt sie hautig vor iind zwar
initer Steinen, Flechten und Platanenrinde. Im Unterengadin
traf icli sie auf der Sonnenseite noch in Hohen von 1600 ni. in
grossen Kolonien. (Fettan, April 1898). In der Nahe der Hâiiser
war sie besonders unter Brettern und miter Bhnnentopfen im
Garten hâulig zii finden.
15. Gattung TOMOCERUS.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1. — Antennen viel langer als der Kôrper. Dens mit 7-9 einfa-
chen Dornen, der innerste klein. Obère Kralle am 3. Paar
nieist mit zwei, am 1 . Paar meist mit drei Zahnen. Untere
Kralle mit borstenformiger Spitze. 4 mm.
T. plumheus (L.) Tnllb.
Antennen niclit langer als der Korper 2
2. — Dentaldornen einfach, hochstens mit Andeutung einer Drei-
teihing 3
Dentaldornen deutlich dreispitzig. Dens mit 10-11 Dornen.
Obère Kralle mit 5-6 Zahnen. Untere Kralle breit. 4 mm.
T. fridenUferus Tullb.
3. — Obère Kralle mit 4-6 Zahnen, untere Kralle ohne Zaline,
lanzettlich 4
Obère Kralle mit hochstens 3 Zahnen 5
4. — Dens mit 12-17 Dornen. Obère Kralle mit 4-6 Zahnen.
T. vulgaris Tullb.
Rev. Suisse de Zool.. T. 6. 1899. 23
344 JOHANN CARL.
Dens mit 7-8 Dornen, der innerste klein. Obère Kralle mit
4-5 Dornen. Oline Schuppen hellgelb. 4 mm,
T. ariikus Schôtt.
5. — Dens mit 10-11 Dornen. Obère Kralle mit 2-3 Zâhnen,
untere Kralle breit lanzettlicli. 1,5 mm. T. minutusTviWh.
Dens mit 7-8 Dornen. Untere Kralle lanzettlich ... 6
6. — Der am nachsten bei (1er Basis der Dentés befestigte (in-
nerste) Dorn klein. Obère Kralle mit 3 Zâhnen ; 3 nnn.
T. Hvidus TuUb.
Innerster Dorn gross ; obère Kralle mit 2 Zâhnen ; ohne
Schuppen gelb. 4 mm. T. flarescens Tullb.
Tomocerus ruif/aris Tullb.
Dièse Art fand sich zahlreich bei Bern, unter Steinen, Brettern
und totem Laub, in einem Komposthaufen im botanischen Garten,
bei Munchenbuchsee unter Laub. Hr. Dr. Steck sammelte einige
Exemplare bei Bâtterkinden (Oberaargau). Im Engadin ist sie
ebenfalls sehr hâufig und teih mit den iibrigen Arten der Gat-
tung die grosse vertikale Verbreitung, bis 1800 m. iiber Meer.
Ferner ist sie mir aus der Gegend von Chur bekannt.
EinExemplar aus dem hiesigen botanischen Garten besass 17
spiuie dentium.
Tomocerus plumhem (L.) Tullb.
1776. MCller. Macrotomtt longicornis.
Bei dieser Art fand ich eine grosse Verânderlichkeit in der
Denticulation der Krallen. Nicht einmal die beiden Krallen des-
selben Beinpaares weisen innner dieselbe Zahl der Zâhne auf.
Was die Krallen des vorderen Beinpaares anbetrifft, so besassen
zwei Exemplare an der einen drei, an der andern nur zwei Zâhne.
Bei einem andern, aus dem Berner Oberlande stammenden Exem-
plare fanden sich an einer Kralle des vordern Beinpaares drei,
an der andern sogar vier Zâhne, wâhrend diejenigen des hintern
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 345
Beiiipaares die normale Zalil von zw ei aufweisen, l \ \ \\\.
In einem weitern Falle trugen die obern Krallen des 3. Bein-
paares je drei Zahne. Die Dornen an der Furka konnen in der
Zahl ebenfalls varieren. Neben zahlreichen Exeniplaren mit 7
und S « spinaî dentium » waren in meiner Sannidung zwei, die 9
Dornen aiif jedem Dens besassen, der innerste klein, im iibrigen
aber gaiiz mit den andern iibereinstimmten.
Dièse Abweicbungen sind insofern von Belang, als wir nun mit
grosserer Sicherheit die von Lubbock dl^MavrnUyrnalongk'oriik
Millier (1872) beschriebene und von Uzel und Schàffer als
mit T. plumheus identisch angesehene Art hieherziehen konnen.
ScHôTTS Bedenken gegen dièse Identitizierung sind durch das
Auftreten jener Anomalien in dei* fîewaffnung der Krallen und
der Dentés entkrâftet. Die Art ist in der Umgebung von Bern,
im Berner Oberland und im Engadin sehr verbreitet. Icb fand sie
unter Steinen und Laub in nachster Nâhe der Stadt, Grurtenhôhe
900 m. liber Meer, Berner Oberland 800-1100 m. liber Meer.
Im Unterengadin trifft man sie an âhnlichen Standorten von der
Thalsohle (1250 m.) bis zur Baumgrenze 2000 m. lib. M. Sie ist
hier die gemeinste Tomocerusart.
Tomocems tridentifenis TuUb.
1872. Macrofoma tridentifcra Tiilll».
Eine sehr gemeine Art. Unter iSteinen, Brettern und Laub
fand ich sie zahlreich bei Bern, Ostermundigen, an und unter
Blumentopfen in den (Tewâchshâusern. Herr Dr. Steck bekam
sie bei Batterkinden. Im Engadin, wo sie besonders im Septein-
ber zahlreich auftritt, reicht sie auf der rechten, bewaldeten
Thalseitebis 1800 m. lib. M. Aufder Sonnenseite ist sie seltener.
Tomocerus flavescens Tullb.
Im Mittelland ist sie hautiger als die vorangehenden Arteu.
Bremgartenwald unter Laub und Steinen, Ostermundigen uud
346 JOHANN CARL.
Mimclieiibiichsee. In hoherii Lagen sclieint sie iiiclit so haufiii:
vorzukoinnien ; (loch liegeii iiiir Exeuiplare aus dem Berner Ober-
laiide 1100 in. (Isentinh) nnd einige ans dem Engadiii vur.
1250— Ksoo m. iib. M.
Tomocerus Jividiis Tnllb.
Von dieser bisher luir aus dem liohen Norden bekannten Art
bekam ich im November zwei Exemplare. Sie fanden sich iinter
Brettern in der Nahe eines Bauernlianses bei Bern. Die Art
scheint also nicht aiisgesprochen nordisch zu sein.
4. Famille SMINTHURIDAE Tullb.
ÛBERSICHT DER GATÏUNGEN.
1.— Ant. IV kiirzer als Ant. III. Ant. IV nicht geringelt.
Rticken des Abdomen mit 2 grossen Papillen. 1 6 Ocellen.
Fapuius Lubb.
Ant. IV stets langer als Ant. III. Ant. IV oft deutlich ge-
ringelt. Riicken des Abdomen ohne grosse Papillen.
Sminthurus Latr.
16. Gattung PAPmiUS.
tJBERSICHT DER ARTEN.
1. — Obère Kralle sclilank, olme Tmiica 2
Obère Kralle mit Tunica, dariim pliimp erscheinend . 5
2. — Letztes Abdominalsegment mit einigen krâftigen, stum-
l)fen Borsten 3
Letztes Abdominalsegment ohne besonders krâftige,
stum]ife Borsten, Antennen ganz violett 4
3. — Scliwarz; Beine, Fnrca, Ant. I und II griin. Ocellen anf
schAvarzem Fleck, 1 V^ mm. P. chloropus Tullb.
ÛBER SCHWEIZERI8CHE COLLEMBOLA. 347
Schwarzbraiin ; Antennen an dei" Spitze weiss, so lang wie
der Korper, 1 ^/4 mm. 1\ ater L.
4. — Ocellen auf hellem Fleck. Schwarzbrauii (heller als P.
ater), 1 '/s mm. 1\ fuscus (Lucas) Lubb.
Ocellen auf schwarzem Fleck. 2 belle Papillen zwischen
den Aujj^enflecken. Graubraun, 1 V2 «mi.
P. silvaticus Tullb.
5. — Kiicken des Abdomen am Ende ohne scliwarzen vierecki-
gen Fleck 0
Rticken des Abdomen am Ende mit viereckigem schwar-
zem Fleck. Gelb, Seiten des Abdomen oft mit braunen
Flecken. Diiese Zeiclinung bisweilen sicli auf den Rucken
fortsetzend (var. Couloni) Nie, 1 '/s mm.
P. minutus 0. Fabr.
6.— (lelb 7
Griingelb, Seiten und Riicken mit sehr ausgedehnter,
scharfer und regelmâssiger brauner oder violetter Zeich-
nung, 1 \/2 mm P. ornatus Lubb.
7. — Seiten des Abdomnen braun mit gelber Zeiclinung.
P. flavosigriatus Tulll).
Seiten des Abdomen fast ganz schwarz. Dièse Fârbung
nur liie und da durcli kleine, gelbe Flecke unterbrochen.
1 mm. P. dor salis Reuter.
Papirius fuscus (Luc.) Lubb.
LuBBocK. P. cursor.
Dièse Art ist von Herrn RoTHENBtJHLER zwischen Schutt
und Holzstiicken in der Nâhe des hiesigen Waisenhauses ge-
sammelt worden (Mai 1898).
Papirius silvaticus Tullb.
Im Spâtherbst 1897 fing ich einige Exemplare dieser Art bei
Zweiliitschinen im Berner Oberland (800 m.). Die sehr agilen
848 JOHANN CARL.
Tierchen fanden sicli zerstreut auf deiii Rauhfrost, der am Wald-
rande an St
setzt hatte.
rande an Steinen und Baiimstriinken sich in dicken Lagen ange
Pap. mhinf?is 0. Fabr.
Die Hauptform scheint ziemlicli selten zu sein. Einige Stiicke
erhielt ich in den Sandsteingruben von Bolligen bei Bern unter
feucliteni, verwesendem Laube.
Hâiitig hingegen ist die var. Couloni Nie. Sie fand sicb in der
Umgebung von Bern in allen Waldern auf deni Boden. Die
Exemplare meiner Sannnhmg weisen eine sehr ausgedehnte nnd
scharfe braune oder violette Zeichnung an den Seiten des Ab-
domens nnd aiif dem Biicken anf, wie sie fur F. on/afns ange-
geben wird. Sie besitzen aber ausnahmslos den charakteristischen
Fleck am Ende des Abdomens. Hieher scbeint mir auch NiCO-
let's F. ornafns zu gehôren. Var. Couloni kommt auch im
Jura vor (Nicoleï).
17. Gattung SMINTHURUS.
ÛBERSICHT DER ARTEN.
1 . — Rticken ausser der kurzen Behaarung mit besonders langen
Borsten 2
Rucken ohne besonders lange Borsten ausser dei* kurzen
Behaarung 8
2. — Tibien ohne Keulenhaare 3
Tibien mit 2 — 4 Keulenhaaren 7
3. — Obère Kralle mit sehrweit abstehenderTunica. Antennen
wenig langer als der Kopf. Rânder der Mucrones gezâhnt.
Dentés meistens mit Keulenhaaren. Gelbbraun bis violett
oder blau. 2 mm. .S'. f/(scus L.
Obère Kralle mit anliegender Tunica oder ohne Tunica 4
4. — Abdomen ohne belle Querbinden »
tJBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 349
Blauscliwarz, mit gaiiz oder teilweise aiisgebildeteii gelb-
liclieii Querbinden iind ebensolchen Flecken. Obère Kralle
ohne Timica. Râiider der Miicrones iiicht gezâhnt. 1,5 mm.
S. multifasciatus Reiiter.
5. — Abdomen hellbraun mit vielen grosseii, iim-egelmâssigeri,
tiefsdiwarzeii Flecken. Furca iind Beine gelb. Antennen
viel langer als der Kopf. Obère Kralle innen mit einem
Zahn, ohne Tunica. 3 nnn. S. varieijatus Tiillb.
Fârbung des Abdomen gleichmâssiger ..... (i
6. — Braimlicli, graiigrun, griingelb, gelb oder weiss. Kleines
Abominalsegment manchmal mit sehwarzen Flecken
Grosses Abdominalsegment liâufig mit brâimlicher Zeich-
nung. Obère Kralle innen mit einem Zahn. Tunica dicht
anliegend. Antennen viel langer als der Kopf. Dentés
olme Keiilenhaare. Rânder der Mucrones ungezâhnt.
1,5 — 2 nnn. S. viridis L
Thorax iind Abdomen rotbraim, unregelmâssig hellgelb
pmdvtiert. Kopf weisslich. Ant. IV fast doppelt so lang wie
die iibrigen Glieder zusammen. Obère Kralle ohne Tunica,
am Aussenrand mit einer Anschwellung, innen mit einem
Zahn. Rânder der Mucrones gezâhnt. 1,5 nnn.
S. marginatus Schôtt
7. — Tibien mit einem Keulenhaar. Obère Kralle mit ab-
stehender Tunica. Rânder der Mucrones gezâhnt. Schwarz-
braun, Kopf wenigstens vorn gelblich. 1 mm.
*S'. flaviceps Tullb.
Tibien mit '2 — 3 Keulenhaaren. Obère Kralle ohne Tunica
Dentés mit sehr langen Borsten, besonders an der Innen-
seite. Mucro breit. fast elliptisch. Entweder gelblich, Ab-
domen mit neun braunen Lângsbinden oder fast einfarbig
gelb oder braunviolett. Bis 1,5 nnn. S. novemUneatiiH Tullb.
8. — Mucrones mit breiten, quer gerippten Lamellen . . 9
Mucrones ohne quergerippte Lamellen, rinnenformig 11
350 JOHANN CARL.
9. — UiitereKrallenahe demEnde mit einer einfaclieiiBorste 10
Untere Kralle in eine pinselfOnnig- zerschlitzte Borste aus-
laufend. Tibien ohne Keuleiihaare. Ant. IV deutlich .sje-
ringelt. Obère Kralle olme ïuiiica, ohne Zahn. Abdomen
am Riicken mit zwei breiten, blauschwarzen Lângsflecken,
Seiten des Abdomen mit Je einer blauschwarzen Langs-
binde. 7* mm. S. periicillifer Schâffer.
10. — Mucrones wenigstens halb so breit wie lang, an der Spitze
nicht mit Einschnitt. Tibien mit zwei bis drei Keulen-
haaren. Ant. TV nicht geringelt. Gelbgrtin, blâulich oder
violett. Vs — 1 mm. S. aquatlcus Bourl.
Mucrones hochstens ein Drittel so breit wie lang, an der
Spitze mit Einschnitt.
10.— Tibien olme Keulenhaare. Ant. lY nicht geringelt, Ober-
flâche nur schwach gewellt. Ganz rotviolett (Hauptform)
oder hellviolett mit 3 dunkelvioletten Lângsbinden (var.
elegantida Reuter). Bis 7^ imn. S. Malmgrenl Tullb.
11. — Tibien ohne Keulenhaare 12
Tibien mit Keulenhaaren 14
12. — Ocellen fehlend. Mucrones V* so lang wie die Dentés.
Weiss, fein rotbraun punktiert S. cœcns Tullb.
Ocellen vorhanden. Korperfarbe nicht weiss mit braunen
Punkten 13
13. — Ant. IV nicht geringelt. Obère Krallen ohne Tunica und
ohne Zahn. Dentés divergent. Mucrones convergent, un-
geziihnt. Violett. 7* mm. S. violaœus Reuter.
Ant. IV germgelt. Obère Kralle mit Tunica. Mucrones
kurz, gezâhnt. Schwarz 1 nnn. S. Luhhocki Tullb.
14. — Ant. IV nicht deutlich geringelt 15
Ant. IV deutlich geringelt 21
15. — Abdomen ganz schwarz oder schwarzbraun bis violett oder
dunkelgriin 16
Abdomen gelb oder braungelb, ndt braunen oder schwar-
ÛBER SCHAVEIZERISCHE COLLEMBOLA. 351
zen Lâng'sbindeii oder oline solche. Die Lang.sbiiHlen
kômien sicli soweit ausdehnen, dass das Tier aui liuckeii
ganz schwarz ist. Dann aber siiid die Rander der Mucroiies
nie gezâhnt) 19
16. — Kopf schwarz, nur je eine Papille an der Innenseite der
Aiigenflecken weiss. Obère Kralle ohne Tunica. Rander
der Mucrones gezâhnt. (lanz jiinge Tiere weiss oder grau.
Vs mm. S. niger Lubb.
Ein grôsserer Teil des Kopfes hell gefârbt . . . .17
17. — Kopf oben hinter den Augen schwarz oder violett, sonst
im wesentlichen gelblich oder weiss 18
Kopf schwarzbraiin, ein quadratischer Fleck zwischen
den Augen weiss. Obère Kralle ohne Tunica Vs mm.
S. aJbifroiis Tullb.
18. — Abdomen oben schwarz. Mucrones ungezâhnt. Obère
Kralle ohne Tunica. Antennen kurz Vs imn.
S. igniceps Reuter.
Abdomen oben dunkelgrim mit einigen violetten Flecken.
Obère Kralle ohne Tunica. Rander der Mucrones unge-
zâhnt. 0,5 — 0,8 mm. S. rex Uzel.
19. — Rûcken ohne dunkle Lângsbhiden. Braungelb, Kopf hel-
1er. P'ig. 68 und 69. 1 nnn. 8. aureMS Lubb.
Riicken mit dunklen Lângsbmden (oder ganz schwarz) 20
20. — Nur der Riicken mit 2 dunkelbraunen Lângsbinden. Obère
Kralle ohne Tunica. 1 mm. S. hilineMus Bourl.
Ausser den 2 Riickenbmden noch an jeder Seite eine
dunkelbraune Lângsbmde. Obère Kralle ohne Tunica.
Mucrones mit ungezâhnten Rândern. Variirt mit ganz
schwarzem Riicken. 7^ mm. S. quadrilineatus Tullb.
21.— Grundfarbe gelb 22
Grundfarbe dunkler, blaugriin bis blauschwarz . .23
22. — Ganz gelb, Ant. IV. hell violett. Obère Kralle ohne Tunica.
Rander der Mucrones glatt. '/s mm. S. luteiis Lubb.
352 JOHANN CARL.
Abdomen oben mit 2 grosseii hinter einaiider liegenden
schwarzeii Flecken, zwisclien ihiien eine gelbe Querbiiide.
72 «1111. S. cinctus Tullb.
23. — Miicro von der Seite gesehen sichelfôrmig gekriimmt.
Obère Kralle olrne Tunica. Blauschwarz, ein quadratischer
Fleck zwischen den AngenHecken weiss, 73 mni.
S. Tidlhergi Eeuter.
MiuTo nicht sichelfôrmig gekriimmt 24
24. — Der blaiischwarze Kopf zwischen den Aiigenlîecken mit
undeutlich begrenztem, fast rechteckigem, hellviolettem
Fleck. Am Hinterende eines jeden Augenflecks eine weisse
kreisrunde Papille. Abdomen oben gleichmâssig blau-
schwarz. Antennen iind Beine violett. Obère Kralle olme
Tiinica. Rânder der Miicrones nicht gezâhnt. 1,3 mm.
/S', atratus n. sp.
Kopf olme solche Zeichnimg 25
25. — Hchwarzbraim bis violett. Antennen iind Tibien gelblich.
Obère Kralle ohne Tunica. Vs mm. ^- palUpes Lubb.
Gelbgrûn oder blaugrun bis dunkelviolett. Abdomen oben
mit rotvioletten oder gelben Punkten und Strichen. Blau
«bereift». Zwischen den Augen ein brauner Fleck. An
der Innenseite der Augenllecke je ein hellgelber Fleck.
Obère Kralle ohne Tunica. 1 nnn.
S. pnànosus Tullb. (= 8. fronfaUs Uzel.)
18. Gattung SMINTHURUS.
Sminthurus fuscus L.
1841 NicoLET. Sminthurus sigiKitH.s. Rock. p. serv. àl'Hist. d. Pod. pag. 81.
Von dieser Art fand ich zahlreiche Exemplare bei Langnau
im Emmenthal, am Abhange des Gurtens und im Bremgarten-
wald bei Bern, an allen drei Orten an Baumstriinken im Nadel-
iTBER SCHWEIZERISCHE COLI.EMBOLA. 353
wald. Die Forin, die Nicolet als S. signatus Latreille ans dem
Jura anfuhrt, gehôrt iiioglicherweise auch liieher.
Sminth. viridis L.
1841. Nicolet. Smittilinrm viridis. Rech. p. serr. à l'Hist. d. Pod. p^. 81,
Von dieser in vieleii Varietâten bekannten Art besitze ich nur
eiii Exein])lar der Haiiptform, welches ans deni liiesigen bota-
nischen Garten stamnit. Nicoleï erwahnt sie ans dem Jura.
Sminth. aquaticus L.
Bei Bern ungemein haulig auf allen stehenden Gewâssern,
\)\% Forma principal is fand ich in sehr grosser Menge auf dem
Teiche des botanischen Gartens und in der Nâhe der Gasfabrik.
Var. viridula Reuter zusanimen mit der Hauptform und Uber-
gângen zu dieser.
Sminth. Malmgreni Tullb.
Var. elegantula Reuter.
Nui" die var. elegantula Reuter ist mir bekannt. Die zwei
Exemplare meiner Sammlung fanden sich auf der Oberflâche
eines Teiclies an der Aare zusammen mit S. aquaticus. Ihre
Grundfarbe weicht von der in der Diagnose angegebenen ab ; sie
sind nicht hellviolett, sondern gelblich und nahern sich daher in
der Fârbung ^S'. peniciUifer Schâffer, von welcher Art sie sich
aber (hircli die Bihlung der Krallen leicht unterscheiden lassen.
Sollte sich dièse Abweichung als constant erweisen, so mtisste
man die vorhegende Form wohl zu einer neuen Varietat
erheben.
Sminth. igniceps Reuter.
Zusammen mit Pap. minutus, var. Couloni und mit S. fuscus
fand sich im Nadelwakle bei Langnau ein kleiner Sminthurus^
der durch seine Fârbung als S. igniceps Reuter charakterisiert
354 JOHANN CARL.
ist. Der Rand der Mucroiies trui^t iiidessen i>anz feine Zâhne,
die aber niir mit starker Vei'gTosserung-, uiid auch daim nicht bei
allen Exemplareii wahrzuiiehnieii siiid.
Da iiuii aber Schôtt (PalœarU. Collemh. p. 33) die Moglich-
keit des Auftretens « fast iinbemerkbarer Zâhnchen >> an den
RânderndesMiicro bei derREUTER'schenSpezies zugiebt, haiidelt
es sieh bier wohl iim obige Form imd iiicbt um den nabesteben-
den S. nlger, dessen Mucronalrander « deutbcbe Zâhne »
tragen.
Sminth. aurxus Lubb.
Seit ihrer Aufstellung durcb Lubbock ist die Art nur ans
Upland, Bôbmen iind neuerdings aus Norwegen bekannt gewor-
den. Icb iing ein Exemplar derselben im Januar 1898 an einem
Baiinistannne am Waldrande bei Bern. Da weder der Autor noch
an(h'e Detailfiguren geliefert baben, môgen hier zwei niitgeteilt
werden (Fig. 68 und 69).
Sminth. hilineafiis Bourl.
Sehr zablreich auf Bbittern, Grâsern und an Holzstiicken im
Tannenwalde bei Langnau.
Sminth. luteus Lubb.
Ich traf die Art im Sommer in der Umgebung von Bern sehr
hâutig auf Sumpfwiesen und im Walde an. Weitere Fundorte
sind der botanische Garten und der Wald bei Langnau. Herr
Dr. VoGLER liess mir einige Plxemplare zukommen, die er bei
Scbaftbausen in einem Weinberg sammelte. Im Berner Ober-
land fand sieh die Art noch bei 2340 m. (Zâsenberghorn) in un-
mittelbarer Nâhe des Viescher-Gletschers.
Sminth. pruinosns Tullb.
Ist mir aus dem Kanton Bern und aus dem Engadin bekannt.
Die letztern Exemplare sind etwas kleiner und stimmen genau
ÛBER SCHA\TEIZERISCHE COLLEMBOLA. 355^
mit der Beschreibiing ïullbergs iiberein. Aiich die drei traiis-
versalen Furcheii am Vorderteil des Abdomen waren melir oder
weiiiger deutlich wahrzuiiehmen. Ihiieii folgeii die kleinen,
gelbeii Flecke (Schuls 1300 m. tib. M. auf der Oberflâche von in
Fâssern stagnierendem Wasser. April). Die Berner Exemplare
sind durchschnittlich grôsser und selieinen der Form nâlier zu
stehen, welcbe Schôtt aus Jiimtland und (lotbxnd anfuhrt. Fund-
orte : Botanischer Garten auf Steinen, Mattenhof bei Berii im
Garten (Dr. Steck), Batterkinden und Biiren an der A are.
(Dr. Steck, Juli 1897), Langnau, Berner Oberland ; obGrindel-
wald 1000 m. iib. M. und Zâsenberghorn 2340 m. tib. M. auf
JLachen.
Zusammenfassung.
Die Zabi der durch vorliegende Arbeit aus der Schweiz l)e-
kannt gewordenen Arten und Varietâten von Collemboliden be-
trâgt 86, namlich 72 Arten und 14 Varietâten. Dazu kommen
von NicoLET nocb vier Arten und eine Varietât, die icb in der
iibrigen Schweiz niclit fand, die aber von spâtern Autoren be-
stâtigt sind. Die Gesamtzahl wiirde sich demnach, den Jura mit-
gerechnet, auf 76 Arten und 15 Varietâten belaufen. Damit ist
aber die Collembolidenfauna der Schweiz noch lange nicht er-
schopft. Weit entfernt, etwas Vollstândiges bieten zu wollen, bin
ich fest liberzeugt, dass das Gebiet noch manches liefern werde,
konnte ich doch in der kurzen'Zeit von neun Monaten, wâhrend
welcher ich sammelte, eine annâhernd so grosse Zahl von Formen
zusammenbringen, als sie von Lândern bekannt ist, wo die Gruppe
seit Dezennien erforscht wird. Aus dem Jura namentlicli, dessen
Durchsuchung icli mir ftir spâtere Gelegenheit vorbehaUen muss,
hisst sich wohl noch manche selbstândige Form erwarten. Von
den bis jetzt bekannten Formen sind acht Arten den Alpen, deni
356 JOHANN OARL.
Mittelland und dem Jura, 22 Arteii und Varietâten den Alpen
uiid dem Mittellaiide f>eineinsam. Das Alpengebiet lieferte 48
Arteii und Aharteii, wovon 17 ihm allein gehôren. Von den 69
Arten und Varietâten des Mittellandes sind 25 aus den Alpen
und dem Jura niclit bekannt.
Der Einlluss der Hôlienlage des Sammelgebietes auf den
Charakter der Fauna zeigte sich in einigen Fallen sehr klar. Ein
Beispiel bietet OrcJiesella rufescens forma principalis, die im
Mittelland ungemein liâuiig ist, mit zunehmender Hohe immer
seltener wird (Berner Oberland, 800 m. iib. M.) und an der
obersten Grenze ihrer Verbreitung (Engadin, 1250 m. ûb. M.) in
«ine seltene aberrante Form tlbergeht. Umgekehrt erweisen sich
andere Arten als Bewohner der hochgelegenen Gebiete (Orche-
sella vïllosa), indem sie innner seltener werden, je tiefer man
heruntersteigt. Bei Arten, die in allen Hohenstufen vorkommen,
liess sich ein Einfluss des IStandortes auf die Farbung und Grosse
konstatieren in dem Sinne, dass mit zunehmender Hohe die
Orundfarbe der Tiere, wohl als direkte Folge der intensiveren In-
solation, inmier dunkler wurde, und ihre Grosse successive ab-
nahm. Ein weiterer Faktor, der moglicherweise mit der Er-
nâhrung zusammenhângt, liegt im Charakter der Végétation
eines Gebietes. So lassen sich auf derselben Hôhenstufe bis zu
einem gewissen Grade Formen des Laubwaldes und solche des
Nadelwaldes sondern.
Wie schon von vornherein zu erwarten war, zeigt die Collem-
bolafauna der Schweiz eine auffallende Ûbereinstimmung mit
jener Xordeuropas. 51 Formen, die Schàffer aus Norddeutsch-
land verzeichnet, fanden sich hier wieder. Zieht man die gut
durchforschten Gebiete von Schweden, Norwegen und Finnland
zum Vergleich heran, so ergeben sich ungefâhr 60 gemeinsame
Arten und Varietâten. Dem gegenûber teilt die Schweiz mit dem
nâchstgelegenen gut untersuchten Gebiete im Nord en, Bohmen,
bedeutend weniger Formen, nândich bloss 42. Dièse Zalilen
ÛBER SCHWEIZERISCHE COLLEMBOLA. 357
môgen geniigen, um das starke Ûberwiegen nordischer Typen in
der Zusaiumensetzung der schweizerischen Collembolidenfauiia
darzuthun. Besonders luerkwiirdig ist es auch, dass gerade zwei
Arten, die aus dem Nordeii bekamit sind, Sminthurus pruinosus
Tullb. und Achorutes Schotti Reuter, im schweizerischen Mittel-
land so hâufig sind und in so weiter Verbreitung vorkonmien.
Letztere Art ist meines Wissens in den dazwischen liegenden Ge-
bieten gar nicht aufgefunden w orden.
Von Tliymnuren ini engern Sinne habe ich nur drei Arten auf-
gefunden :
1. Machïlis polypoda L., sehr gemein in den Alpen und ini
Jura, weniger hâufig im Mittellande.
2. Lepisma sacharina L., tiberall in Hâusern.
?>.,Caynpodeafra(]iUs Meinert. Ist mir bekannt aus den Alpen,
dem Emmenthal und der Umgebung von Bern. Besonders
hâufig in Nadelwaldungen unter Moos und Steinen.
In der folgenden Ûbersicht habe ich versucht, die Verteilung
der einzelnen Formen der CoUemhola auf die drei topographischen
Stufen des schweizerischen (lebietes darzustellen. Die beige-
fiigten Hôhenzahlen beziehen sich immer auf den hochstgelegenen
Fundort. Das Vorkommen einer Art innerhalb der einzelnen
Stufen ist durch einen Strich angedeutet.
358
JOHANN CARL.
Systematische Uebersicht ûber die aus der Schweiz bekannten
und sicher zu indentificierenden Arten.
I. Famille: APHORURIDAE.
1. Gattung : NEANURA.
1. N. muscorum Templ.
2. GattLino : ANUROPHORUS.
2. A. laricis Nie.
3. Gattung : APHORURA.
3. A. armata Tullb.
4. A. minor n. sp.
5. .4. amlmlans (L.) Nie. .
6. A. (ilbo7iifescens Yoglev
II. Famille: PODURIDAE.
4. Gattmig : XENILLA.
7. .X. nitida Tullb.
8. X. brericauda Tullb.
9. X. maritima Tullb.
10. X. lorif/ispina Uzel .
5. Gattimg- : PODURA.
11. P. aquntica L. .
6. Gattung : ACHORUTES.
12. A. Schupplii Haller .
13. A. armatiis Nie.
14. A. s ifi Hiatus Uzel
15. A. Schutti Reuter .
16. A. viaticus (L) Tullb. .
17. .4 . socialis Uzel .
7. Gattung : SCHÔTTELLA.
18. .S", rlifïlicii 11. sp.
III. Famille: ENTOMOBRYIDAE.
8. Gattung : ISOTOMA.
i'J. I. /aniif/inosa n. sp.
20. /. qiKidiioculata Tullb. .
21. y. limt'iana Tullb. . . .
Aipeo Jura
mu uD.ffl,
in m.
1600
— 1500
1400
1400
1250
— 1700
— 1350
— 1250
1250
1250?
1400
22.
n.
:il
In
iï.
a)
(1)
2o.
t')
26.
27.
iH.
21».
;!o.
;{i.
:\-2.
(■'ISKK SCMWKI/.KKISCHK COLLKMBOI.A.
Alimi Jura
fffiriiiii i-Nir) Tiilllt. .
riiidis (Boui-I.)
fiHiiut pnncijuilis
nir. iijiiirid Nie.
puluslris .Miillei'.
forma priihnpaU.s
var. pnifiina Heiiter .
var. iKjUdtilis Millier
rar. fiicii'ohi Hoiitei" .
ntr. iiKicnliild SdljiHei"
sdllfiiis Aix.
fiflicn/u 11. s|i.
TIh'I)I)hI(/i (I. sp. .
jiinddn.nt \\. s|i. .
l'/c/ltilis II. S|l.
(hil)i(i ht'iilcr. .
(Ii'iiliciildlti Scluirref
cnii'icti Xic.
i». (iiilliiii-: ((hCHKSKLLA.
;{;{. <i. ciiitiii (L.).
:i 1 fiiinid priiiri palis
II) car. rafpi (L.)
(•) rar. uiilfasciafa Nie.
:H. 0. hlfasciata Nie.
."î."). (K ra f'i'sreus i\Mhh.).
:i ) f'oniia p/ iiiripa/is
\i) rar. pallula Heiiter .
(*) nn\ int'laiiorrpluifa }i'\c
M), a. ril/o.ia ((ieollr.) Liilih.
:{7. <>. all'n-ola V/aA . . .
10. C.iilliiiu
K.NTO.MOBRY.A.
.■{8. E. orchr.^rlloliJcs Sclliilïer
:{9. E. siKrJahilis Mruler
4(1. E. corlicalia Nie.
'i I . E. ili.yaia:la Nie.
'i2. E. arhorra Tiillh.
'a. E. palchcUa Ridicy . .
\\ . E. muscaram Tiillli. uee.
4.*). E. nnillifasciala Tullli. .
Rev. SrissK DK ZdOi.., T. (i. 18!)!).
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;i ) /(inmi priiiciiiiihs
Iti rar. pdl/ida Scliiillt'i'
(•) nif. Jmiiniçiihild Scli
d) riir. iiKtculahi Scli.
i7. E. Iniiiif/nKisii Nie. .
II. (iîiHiiii^ ; TKMI'LETO.MA.
'i(S. T. niliihi Tftiip/.
1-2. Ciithin- : CVIMIODHIirs.
'il*. (1. it/liinos Nie. .
i:!. (îaUmi- ; LKI'IDOCYRTIS.
riO. fj. (i/hicdiis Heiitei- .
"il . L. fiicahis l'zel .
'vl. L. Iti inu/i liosKs i{]m. ) 'V\
■ )'■'). L. Cl/Il lu'ii.s Tulll».
11. (ialtiiii;^ : SII'.A.
."i'i. S. it'KjroïïKiciihtln Liilih.
•"io. N. <-<irticii/is 11. s[». .
o(>. S. (Itiiiii'slivn .Nie.
.■>7. N. cloiHinta >'ic. .
oH. N. cnidila Nie. .
.")9. S. platmii Nie. .
(50. S. /:.'//.</,•/ Lul)b. .
lo. (iatliinj; ; TOMOCKIUS.
•31. T. phiiiihi'Hs \ L.) 'l'iillli.
6:2. T. Irith'iitif'i'nis Tiillli.
0:i. 7'. ru/fpiris Tiilll».
(i't. 7'. liridiis TiiUl».
().■). 7'. fhiri'scriis Tiillh. .
IV. Famille : SMINTHURIDAE.
Kl. (iiilliiiij^- : I'.\I'1HIIS.
<it). /'. fusciis Liihl».
(17. P. silriiticiis Tiillli.
(iS. I'. jiiiuiilKs ((». Falir.)
a I fiiniHi prIiKUpiihs
h) rar. Couloni Nie.
17. Cattiiii- : SMINTHlUrS.
(Ji). S. fil SI- Il s (L.)
lin Milldland HiiiieDiih.M.
JD M.
— i:{()0
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1800
1800
1800
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i'BKK SCHVVKIZKKISCIIK COLI.KM U< )I,A. .-îO l
Âlpen .liii'i )littell;iiiiJ HdlieoiibJ.
JD II).
~i). S. riiiilis (l> — —
7 1. N. ii(/ii(iflciis Hoiii'l.
il) fontiii ininc) jKilis ... —
In nrr. ririihihi .... —
.S. inn/itif/iriii Tuilli.
rar. e(('(j(inlii/a Ueiiler . . . —
72. S. if/iiircfis heiitor .... —
73. S. iiiin'iis Liibli. .... —
7*. N. liiHiu'iiliis lUmrl —
7o. N. Iidrxs Lultlt — — 2:i40
Tt^i. S. iinniKisns Tiillli — ? — 2340
L[TTi:hATrHVKhZH:i(:iiMs.
1. C'ii.i.AN. r. (hii /'iiii'/.dm.sli'ii (ifi'ii l*(iih(ii(l ( Isiiloiini sji.). Meddel. af
Soc. prn Kiiiiiia et Kl(»i'a l'eiiii. hd. 1. 1881.
i. l)M.r, \ Tiiitiii;. K. W. v. Dit' Thi/sfiiinn'ii 7V;o/.v. Zeilsrlirilt des KtM'di-
iiandeiiins fin- 'l'inil iiiid Voi'arlh. :{. Fj4'. Hel't 32.
3. — IHj' (idUidifn'ii iinil Arien ili'iAjih'rtjfioficiiCd Biniici'. 46. Pfogi'. d.
kk. StaHtso'ymnasiiims in liiiisltriick. 1895.
'i . FAtiiiicii s. .1. Oi. Si/sli'iiia EnloiiKilogiae, Flciisbiir;^' ri Lipsiae. 177o.
o. CoKKT. I'. yiilicf. Bull. soc. se. iiiitiir. .Neiiehàtel. .\l. 1879.
(■). IIm.i.i;i;. (i. Enlomohxiisi-ht' yntizi'ii. Mitteil. d. schweiz. entoriiol. (ies.
l'.d. VI. .Nr. 1. 1880.
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c) Beilr(ï(je zur Keiuilui.'s der Spr'nitisrJiuduzc. Illustr. Knlouiol.
Wochensclir. Xeudanun. 1896,
Les Harpacticides du Val Piora
et iiofr sur mic :iii(>iii;ili«' de la turc;» clie/ (\i/(/oj)s (iffliùs Hav^.
par
A. GRAETER
Av»'c l.-i phiiiclM' 10.
P'ri coiiiiiar.nit les faniillt.'s des ( opéinules (reau douce, on
reinar(|iie de suite un curieux aiitajuonisuie entre les Cydopides
et l<'s Harpacticides en ce (|ui concerne leur noinln-e et leur dis-
tribution.
D'une ))art nous avons vu nos 1 ')() espèces de Cj/c/ops se
réduire c(Mip sur couj». jus(|u"à arriver à un nombre de formes
bien établies dé))assaiit à peine la viniitaine! ^
D'autre ])art nous voyons iiran<lir de joui" en jimr le nombre
des Harpacticides. 11 uv })arait jtas. sur cette famille, de ])ubli-
cation <pii n'aui>niente la liste d'un nouveau nom. De deux
espèces {\v C(Hffli()<-(UHjff/(s (sftij)/ii///i/Hs et niinnffis) on en est
arrivé pour les Har))acticides à ))!usit'ui"s n(Hiveaux l'enres et à
un nouibic d'espèces attei.miaiit celui (pie n(ujs venons de constater
]H)\\y ]vs ( '//(■/( )/>s. -
' ScHMKii.. Deutsdihitids f'reikbende Sms'ivasser-Copej)odetL l. 'IVil : Cydopidœ.
BibliotlM'.'!) zool. Ifpft 11. lft!»2. p. 18tl.
PiiunAiti). Hecherehes- sur le s if.sfè me glandulaire et sur le si/.stème nerveux des
Copépodes libres d'eau douce, suicies d'une revisimi des espèces de ce groupe, qui
rirent en France. Anii. scieiic. nat. /ool. T. XII. 1891.
- Mra/kck : Beifrag zur Keanh/is der HarpacHcidenfaimu des Siissirassers.
iîool. -Jalirt). Al»tpil. fiir SvstiMnatik Bd. VII. 1HH2.
864 A. GK.KTKK
Ce dernier iieiii't'. an coiiti'aire. ne s'enrichit uiière. iiialiiré
les nombreuses recliei'ches faites dans tontes les contrées euro-
péennes. Dans les lies Britainii(iiies aussi bien ([uen Hongrie ou
en jMacédoine on ne retrouve (|ue les formes déjà siiiiialées dans
l'Europe centrale. A une ou deux exceptions |)rès. nous retrou-
vons ces mêmes formes en Afri((ue. en Australie, a-ux Ktats-l'nis,
aux Philippines etc. ('lia(|ue nouvelle étude sur les faunes étran-
gères ne contribue (iu"à accentuei- toujours jdus le cosuioitolitisuie
de ce seul genre des('vcloi)ides d'eau douce.
En considérant ces faits, nous nous attendions a |)rioii à ren-
contrei" des conditions analogues pour la distribution verticale.
En effet, jus(|iïMci, les recherches uuHlKtdicjues. o]»érées dans les
hautes Ali>es ])ar /schokkk. n"ont fait découvi-ir aucune nouvelle
espèce de (Ji/c/ojts. F*ar contre, sur les six ('(iNfl/ocan/pf/is ([u"il a
trcmvés, trois ont été reconiuis connue formes nouvelles ])ar
SCHMEIL qui les a décrites sous les noms de Cauf//. rhailcfts,
0. ZscJiokkei et ( '. c/fsj)i(f(if/is. '
Létude des Harpacticides du \'al l*i(U'a ([ue son exploiateur
a bien voulu nous confier, n'était donc ]»as dépourvue^ d'intérêt et
les résultats obtemis, sans être abondants, cuit moiitiT <|ue nous
ne nous éti<ms ])as tromi)és dans nos ]»révisions. Nous avons
constaté deux ('ai/f/iocdiiijtt/ts pcuir le \'al IMora. dont l'un se
tnmve être le ('(iiifliocuiiiptiis c/i^jùdatHs du lllueticon et l'autre
une espèce nouvelle. Jus(|u"ici le (\ ctisjHdafns n'avait été décou-
vert que dans une source ])rès de Partium et le fait (|u"il existe
un second habitat sur le versant sud (\v^ Al]»es. nous ])rouve
clairement que nous n'avons pas affaire à des variétés locales,
mais certainenuMit à des forn)es distinctes, répandues sur \\\\
i-rand te)i-it(tire.
' ScHJiEJi-. (^opepodeit des HJidlilton-Gfhirfjes. A1i1i;iih11. d. Xatiu'f. (ifscllschiil't
zu Halle. Bd. XIX. 1S9:-;.
ScHMEiL. Einige neue Harpactieidevfonnen dex Siïssirds.sers. Z*'itsihi-ift tûr
Natnrwissenschaft. Halle. Kaiul ()7. 1894.
i.Ks nAUPA<"ri(iJ)Es nr \al imoka ofiô
Nous n'avons i)as grand chose à ajoutci- à la dcsc rii)ti<»ii faite
par SCHMKIL. dans l'ouvra,i»e ])ré('ité.
La loniiueiir de nos exemplaires, les soies de la t'uica non
comprises, vai'ie de O.lil mm. à ().(»') mm. ])oui' les femelles
ovii>'èivs. et 0.4") et ().') ]Knir des mâles en (•o])ulatioii.
La des('ri])tion (|ue ScilMKU. doinie du dernier seiiiiient abdo-
minal ne cinu-orde pas avec ce que luuis avons pu constater sur
nos e.\emi)laires. Ce seiiinent ])orte. selon ScuMEli.. les mêmes
oi-in'm{>nts dans les deux sexes. Or nos exemplaires mâles ne ])os-
sèdent à leur (»])ercule anal (jue dix di'nts. soit la moitié ui(»ins
(pie la femelle et la moitié du nondtre (pie Sciimkii, indi(pie dans
son dessin de ro])ercule mâle. Ceci iKUis montre à (piel point Ton
doit être ))rudent dans le choix des caractères.
I^e second ('autlioraniptiis trouvé ))ar FiHlîM.vXN n'a ])ii éti'e
identifié avec aucune autre forme, nous Tavons nommé Caiiili.
HiNsrfif/cr. en l'aison dune particularité de sa furca. 11 a])])artient
au même ,urou])e (pie le ('(ii/fli. ciisjnddtiix. mais se i-attache ])lus
j)articu]ièrement au ('aHtIiovainptMs rhaiints.
11 s"en distinii'ue surtout par son oi)ercule anal. Le nombre des
dents est éi^al, il est vrai, mais les dents de notre fornu' sont
c(uirtes. lariies et se touchent entre elles par la base. desort(>(pie
le contact nest interrom])u nulle part. Celles du (\ r/ucf/t/is. au
('(Uitraire. sont longues, etfilées; les basesne se touclieiit pas. mais
laissent une sorte de diastème entre elles.
Les antennes ant(^rieu]"es nous fVmrnissent une seconde ditté-
rence. Le bâtonnet sens(n"iel qui, ])Our les espèces des Alpes rlié-
ti(pies, atteint ou dépasse la fin du huitième article, c'est-à-dire
la fin de rantenne. dé])asse à ])eine le pénulti(Mue article (le iioti'e
nouvelle forme. ,
jja bi'anche intei'ne des ])attes natatoires de la ]n"emièi-e paire
est biarticulée.
Les ])attes de la ciiupiiéme ])aire (tnt le même as])ect (pie celle
(les ('(iiifliocaiiiptns ^lisons. Le deuxième article i)ortesix a|)iten-
:)l)(i A. (iR.KTEU
(lict's coimiu' le ('(n/f/i(>r(ni//)f/fs(ffspi(l(ifHs. vt iioii pjis ciiui coiimio
\v ( '. r/udicfis.
li.i paivnté avec cette deniière espèce apparaît de nouveau
dans les dimensions et les contours généraux de la t'urca. Les
bords internes sont iiarnis de deux l'aniiées tiansversales de cils,
connue chez le Canthocanipfns rhaiinis.
Pourtant il est impossible de confondre la t'urca des deux
es])èces. car c'est justement dans cet organe (]ue nous ti"ouv(>ns
le caractère principal du Caiff//. niiiscUrjcr. celui (pii le <listini>ue
de toutes les autres formes et (pii lui a valu son nom.
Des deux pandes soies médianes (pii terminent chacune des
deux branches de la furca. W(\iiitli. Kuisctificrw'inx possède (|u'une
seule. L'externe se trouve réduite à une minuscule j)roéniiiuMH*e.
On jKmrrait attribuer cette lacune à (piel(|ue umtilation. mais le
fait (piellese retrouved"unemanièreideiiti(pieaux deux branches,
nous montre (pie n(ms avons affaire à un caractère s])écitique.
La hm^ueur. les soies de la furca non comju'ises. est de(),42mm,
N«ms espérons que de iKmvelles lecherches ])ermettront de
compléter cette descri])tion. faite (ra])i"ès un seul exemplaii-e
(femelle ovigère). Des ])êches ultérieures n<ms feraient évidem-
ment aussi comuiître de nouvelles formes: du moins, les expé-
liences faites dans les Al])es rhéti(pies nous i)ermettent de le
cj<»ire. En effet, les premières recherches (pion ytit ne (humèrent
)»as un seul rejuTsentant de notre iienre. tandis (pie les suivantes
])roduisirent trois espèces et (pie ce dernier nombre se trouve
(h'jà doublé à la suite d'une tr(Msième série de pêches.
Sur l'NK AXOMAl.IK I»K I.A iri!( A ( tlK/ I.K
([i/c/<)j>s (tffiiiis Sais.
Peu de temps a|)rès avoir fait rétudedu ('(H/fl/<>(<inij>f/fs tmisp-
fif/cr. nous avons rencontié dans un étaui; de Hunini;ue un Ciiclops
(hmt les exemi)laires femelles présentaient une curieuse anonuilie.
l.Ks IIAKl'AC'l'lCIMES DT VAI, l'KiKA r)()7
("oniiiic (Hi Hîi ixtiiit nicoïc dcMiit de cas semblable clic/ nuciiii
Copépode. et c(Miiiiie il se pourrait (lu'il existât un certain ra])p(>rt
entre lui et le caractèi'c essentiel du ('(lutliocdHiptiix. dont on
\ lent de ])ailei'. nous en donnerons an ci'o(piis.
Le ('i/(/<)/)s (if'fiiiis est assez i"are. Aux environs de llàle. nous
lavons tr(uivé en (piatre endroits: dans le <irand étaniidu i>ani-
bois entre Délie et r><'ltort. en l-'raiUM': dans les étanj^s de IJontol
au .luia llern(tis et dans le i.ooweiber entre /otiniiue et OIteii,
en Suisse: au Petit liuniniiue. dans un étaiiii' situé au-delà de la
frontière, en Allemaiine. Les exeni])laires des trctis ))reniières
l(»calités ne se distiniiuaieiU i)ar aucune particularité, ils étaient
noiniaux et inéseiUaieiit cette constance dans les nnuiidres détails
<jui caractéris<' le ucm-e Cvclojis et en fait LantiiMide des Clado-
cères. Les rap]»oits de la loniiueur <les soies et de la furca notani-
nient étaient les uu-nies (pie ceux indi(piés ])ar L'icifAlîl)' : 12
(furca) 12. iJô. S5. s. (^)uain aux exemplaires du Ci/c/oj).'^ <iffii/is
de Huniniiue. on en iKunrait dire autant sans une irrégularité
qui se tr(Mi\(' aux deux biam lies de la furca et (pii c<msiste dans
l'absence c(unplète de la soie conesjiondant au terme oô de la
])ro]Kution de llK tl.Mîl». Le cro(piis représenté sur la planclie
nionti'e très bien cette anomalie et l'end su])ertluet(mte description
])lus détaillée. On voit tout de suite (|ue lanaloiiie avec la furca
du ('(ii/flit)((ni//)f/fs /luist'fif/rr ii"est jias c(miplète. le jietit cône
(pti r«'in|»lace la soie en (piestion clie/ cette es])èce. faisant eii-
tièit'UM'nt défaut (diez notre Ct/r/ttjKs.
Il nous reste à mentionner un fait curieux, cest (pie les exem-
]>laires mâles ne prés(^ntent jias cette variation. Des ll)rei)i'é-
sentants de Tespèce. recueillis à Huilingue. deux seulement ])ossé-
daient un abdomen n(U"iiial. — c'étaient les seuls individus mâles.
• Tieris/im f/fv espèces de Copépofhs libres d'edii flonce qui dreni en J''r(ime.
Ant\. M-ipiic. tint, zofil. T. XTI. 1S!1I.
Beitrag ziir
Kenntnis der Oligochaeten-Fauna (1er Schweiz
K. BRETSCHER
\<Mi Ziifieh.
Mit Textfig-uren.
I. Zur Faunistik und Biologie der schweizerischen
Oligochaeten.
In erster Liiiie draiigt es niich, deii Heneii Prof Dr. A. Laxg
iiiid Privatdozeiit Dr. Heschelp;!! iii Zliricli. Dr. W. Mtckaelskx
in ilaiid)iiri' und Dr. Dan. IIosa in Turin, den tiet'stiuefiihlten Dank
auszusprechen tiir die in freundlichster Weise zur \'ert'ui>unii
gestellte Literatur sowold. wie fur die wertvolleii lîatsclilaiie.
die sie niir erteilten.
Die foli'enden Ausftilirungen sind das Ergebnis der seit uieiner
erste]) Publikation (O/if/orliaeteif 9) und nanientlich wiihrend des
veriiossenen Sonnners 1S1)(S fortgesetzten l^eobaclitungen iiber
die Oligocliaetenfauna der Schweiz. Sie ergaben eine Ileilie neuer
Fundorte, eine nanihafte Zalil neuer Arten und Ix'weiscn. dass
wii' zur Zeit nocli von einer W(tlil durchgearbeiteten I-'aunistiic
unseres Laiules fiir dièse Ainielidenordmmg weit entfei'nt sind.
Nanientlicli gilt dies aucli fiir die Funnen, welcbe unsere (Je-
wasser bewohnen, so sein- sicli eine Reihe von hervorragenden
Forscliern das Studium ilu'er Tierwelt haben angelegen sein-
370 K. KKKTSCIIKK.
lassêii. Ani>'esi('hts drr ziciiilicli imit'aiiurciclu'ii Literatur iiber
die schweizerisclie Olij^ochai'tciit'iuuia — die vnllstiiiidii'e liiste
siclie in Faftva^O — ma.n- v'uw i>e(lrani;te i'hcrsiclit der l)isjetzt
ziir Beobachtuuj;' i^elaiii^teii SiisswassertVu-mcii aiii;ezeij;t er-
sclieinen uiid sei nachsteheiid \ crsiiclit. soweit es wirklich be-
stiiniiitp Arteii betritt't — • aiso mit Weii'lassuiiii' der blosseii Aii-
.iia))eii von (reliera.
Eine almliclie Zusainmeiistelluiiii- der Terricolen der Scliweiz
luaii' tui^licli miterbleibeii. da die weseiitlicbsten Mitteiluiij^eii
liieridier sicii iiiir auf 2 Arbeiteii bescliraiikeii. nauilich aut'die-
jeiiiii'e vôii I)E RlBArcoritT {Etiidi' ;")'_>) iiiid von niir [Oliffo-
rii(i('f('H !)).
Ks \vur(b'n bis dahin konstatirt :
Aco/oson/a HenipricJrii VAw. iin Ziiiicb- und Katzensee.
Fiedhri P>r. im Katzensee.
Pl/n'orz/cfcs f/on/ioi</('s Hartmann in (iais (Hawtm. '2\)) von
Cl.Al'AHÈDE {Rechercher 10) iind Zschokke [Famia 71);
jener faiid es bei Geiit dieser ini (latiensee. Die Synonyniik
dieser Art siehe in Beifrâf/e 4().
Jjiinthr'ioilKs rarief/af/fs 0. F. Millier von ('LAl'AHÈnK (id. 10)
bei (ienf, von Hei s( heiî {Kretusion o'i) im Werdenberf>er-
see von Zschokke {Studien (mS. Betfrafi (>9, Tierwelt 70,
Faufici 7 1) im Gafieii-, Partnun-.( iarschiiiasee. einij»en Seen
a m i>rossen St. lîernliard und dem Lac des Hrenets.
'l'riclKxIrihis (tllolirotiHiii ('la|). von ('l,Ai'AI!ÈI)E bei (Jenf.
{tle.ch. 10).
Sifilodrihis Her'nifi'Kimis ('la|>. von ('i,Al'Af?Èl)K {HeeJierches 10)
bei (Tenf.
St. nahretae \'ejd. im Ziiii(iise(\
(laparedilla tiir ridiomiHsX i^y\. (\à. 10 = IjundHinihis niriefftdus
(■lap.) bei(renfvon ("l.Al'AlîÈDE.
OI.KiorilAKTKN-KAVNA DKK SCinVKlZ. oTl
BythoHoiii II S le iiKi ni Ciw v(tiiF(t];KL(/*«««^24), (tRUBE( Jy/y/r/zr/rs
'2S) iiii (M'iit'crscc. von /s( iioKKE {Bp'tfniii (îî)) iiii l'aiUmii-
1111(1 'rilisuiKiscc.
Tiihifc.r rini/oniiii \jiU]\. voii ('\AI'A1\FA}E {Iieclicrdics 10 = 7'.
hoiiiirti ( '1:1]). ) \)v\ ( icilf. ( i KIBE {Aflfielides 28), FOREl. ( J/r/-
(rriiiii.i '2\. Faillie 24) iiii (ù'iifer-. Neiienburi>er-J]ielersee;
cbciiso Dr IM.Essis [Essai 4!)), tVnuT von Imhoe {MitfjUed
'M\ ), I 'a \esi ( Mate lia/ i 4S ) bei Kovio, Z8( HOKKE ( Beifrai/ (W).
Sfiiilicii ()<S) ini Partnuii-, Tilisuiiasee. {Tienci'/f C)^) iiii Lac,
(les Hi'eiiets, in deii Secn aiiii>rosseii St.lJeriibard (Faiiiia 7 1 ).
von HEV>>cuKn [E.nii rsioii ;)2) ini Zuric'hsee, iiidenTcirlR'ii
(les Kaiitons St. (Talleii {Untertiiirliinif/ oo). vonFuHRMAXN
(Ti'ssii/ 2")) in (len Gebiri^sseen des Kaiitons Tessin.
LiniHodriliis C/aj/arcdimins llatz. iiii /iirichsee.
/>. lioff'iiirisfcri Ch\.\).\{n\ Ci.ArAKÈDE bel Genf {Reclicrc/ics Kl).
/>. rdi'h-i'iiiiaiiiis (la]), von dieseui ebenfalls in Genf.
I's(innN()i\i/ct('s haihafiisW'id. von Dr Plessis ini Joux-. .Neiien-
bui-jL^er-, von AsPEll ini /iiiicli-. Walen-, Ai>en-, Zuger-.
Vienvaldstatter-. Coiiiei-, Liii;aner-. Ober-, Kbhi-. Silseï-.
Silvaplanei'see (Essai V.)). von /s( iiokke ini (xarschinasee
{Sf/idii'ii (is. lîcifraii (iU). von Hei'schek ini Senipacbersee
(34).
Eïuholoci'jdiahis rr/iitiiiiis (inibe von (îRUBE {Aum'ildcs 2S) iiu
(irenfei-. von F()REL( /'Wy/y/r 24) inidenfer-, Neuenburger-.
I>ieler-, l)0(U'n-. von Asi'Kit( Hcifran 1 ) iin Ziirichsee; ebenso
von Dr Plessis (Essai 4'.»). Ivihof (Mdf//ii'd M')), von
ZsciioKKE in (h'ii lîbatikonscen ( lie if rai/ (^S). Eaniia 71).
E. ji/irafiis l{(l])li. von IVl. iÎANDoi.rii iiii Ziiricdisee (50 und ")! ).
Nais cHiifiHisO. V. M. v(»n Dr IM.Essis (/^yls.s^À 49, Eaitiic 24).
> harhafa (). F. M. ini Zurichsee.
> si'rjiciifiiia.O. F. M. ini Ziiriolisee und Katzensee.
» laciisfris Linn. \'on Dr iM.Essis. {E.md 49), Heuscheh
K. IJRP'/rsOIIKK.
[Excursion ol), FoREi. (lùiffi/c 24:), Steck im Moossee-
(lortsce (f)?). ZscHOKKE im Lac des lîrenets {Ticnrclfli)).
J'i's/f/jHi loiHi'ixctd VAw. ini Katzi'iiscf.
.\(ii(///iiii iKiidiiKi \\v. im /urichsee.
^IdciochactiiKi hifcrnx'dia Wv. im Ziii'icliset'.
I }('i() f'/ii((if(i ()kvu. im Katzciisee.
» Pciricr'i Hoiisf. im Ziiricliset'.
» ///f/ifata (). V. M. im /iiiiclisct'.
('Inictof/dsfcr (//aphai/fis (iniitli. voii Dr IM.Kssis (l'essai 49),
ImiioK {Miff/licd ;•)()).
('h. /hi/i/n('i\. I>ar. FoHEL (/'W//A/r 24 = (7/. rciii/ic/i/diix) iiiid
\()]i uiir im Katzeii- mid Zliriclisee.
(■r/sf(i//ii//ts Vejd. im Katzeiisee.
» (//(isfroji/ufs {\n\\[\\. im Katzcii- iiiid Zi'irichsee.
Ldiifl'i Ilr. im Katzeiisee.
I'(iih//(h/his l\i<ifiisfi'f]i(')'i Hatz. l)ei Zurich.
nidciihitiis \\\\ l)ei Hittiiau.
FasT sîimmtiiche hier au%ezaiilteii Arteii wurdeii voii mir el)eii-
falls iiet'uiideii iiiid bestimmt {OJ/f/ocl/dffci/ '.)).
IJeziiiilich eiiizeliier Nameii in obii'er Liste siud iiocii eiiii<;e
J'x'merkniiiieii heizutui^cii.
Sehr ot't kehrt in (h'r citirteii Literatur die An,uai>e. « Linn-
hi-}(nhis . wieder. Sie lasst es uiii»ewiss, ob es sich Jeweilen um
(h'ii Lniiihricdhix rdri('(iafns (). F. Miill. oder um deii Psanmio-
/■//(■fes hdihatas ^ ejd. handek. mit dem (ttit'eiibar (las von Du
Plessis (Essai 40) als LiDuhricnhis jH'/hiciihis bezeichnete Tier
identisch ist. Kr saiit munlich ]». 41 vdii ihiii: «Cette espèce
se distinuue immédiatement |»ar sa très ,i;ran(U^ trans])arence et
par hi leiiteui" (h' ses m(»u\('ments (hi L/ni/hrh/this rdrivfiitttis ».
Deidcs sind Merkmale. die (kirehaus aiif 1\ harhdtds zutretten.
Damit stinnnt aueli das Verzeiclinis der Fundorte. Aspeu liât
denselben ()iii;<u'haeten im Ziiriclisee liautii;- beobachtet und
(>l.|(i()(ilAKI'KN-IArXA DKK SCIIWKIZ. HIH
sc]ii»'ilit vnii ilnii {(irs('//sc/i. •_>. |). 1») 11. ;i. : « Stellt' mail sicli piiicii
lle^t'iiwunii t'ii iiiiiiiatinc vor. dcsscii (liir(lisiclitii>e Haut aber
t'rlanbt. alU' N'oruaiiiic im Iiincni /ii licobacliteii... Wir erkennen
iiii Iiiiirni (U'utlicli die laiiusani |mlsiit'ii(h'U lîhitiit'tassc. Das
l'otc r.liit crhiilt hier sciiif l";irbiiH,u(liiich ciiicii tiiissiui'ii l-"arb-
st(»ttii. s. f. »
Da/ii koiimit. dass icli iiu Ziirichsrc nie ciiicii aiidcrii liiiiii-
bricnlidt'U aiisscr /.. rar/cf/dl/ts. schr liiiutiii- aber aiicli (U'ii l's.
Ixirhtif/tsïnnd. woiiiir die olx'ii aufi^cstcllrc r>(diau|)tuii,i>- (Ut bb-ii-
ditiir v(»ii L. iK'lliicidiis Du l'I. uiid /'s. harlxitus \v]{\. zur
(ifiiiiiic iiachiit'wicscii sein diii't'tc.
Dr IM.Kssis scibcr Ncr/t'ichiict sciiicii L. iii'lhicidns aiicb aïs
r,ilfli()ii(>iinis j)}(if/ni(liis. \M\\{)y (Mltf//I('(/ iU) i(biititi/irt wcitcr
dicsi' l''(»riii mit llt/fl/oi/oiiuis Icnmin (inibc uiid ('//frl/io IciiKiiii
(ir. Das i>t <»tt't'iil>ar uiiricbtiu. dciiii Ili/f/ioi/oiinis /cn/aj// (xb'r
(Titcllio IciiKin/ (inibcist sichcr ciiic uutc Art' uiid somit \(>ii
l's. hnihdtiis vcrscllicdcu.
l\iiili(>l(K-i'pli<ihis ii'ItifiiiNs (ir. timirirr in dcii Piiblikatioiicii
der obt'ii t'rwjihiitcn Autorcii (hii'cdiwci; als S(icii/(ris n'hif'nnis.
Mit ibm stimiiit vicllcicdit aiicb dicl-'onii iibcrt'iii. von (b'rFoi.'Kl,
\ Lmidii '!'■)] \). '^'l'I saut: .le connais dans la l'ruion profonde
' li-li !i;il)c Wiinucr, (lie ici) /ii dicscr Ait rccliiicn /.u mûsscii i;iaul)te, aus
ciinr von Uni. Prof. Blanc in l^ausannc "iiitiust zuucstclltcii Sendung untersucht
iind s. /. von einpi" l'ublikation aliucschcn. wcil nicinc Bofnnde inimer noch cinige
wocntlii-hc I^iickcn aiifw iocn . Die lieziiuliclicn N'otizen lautcn : Farlie gelhlidi
liis dnnkolrot : Lîingo 20 — :50 )nni. Sp^nicnte ca. 40. Knjjfiappen spitzig. mit
giiissc;:. licllen Driiseii licsctzt: vonh-ic Segmente zweiringciig. vordcrcs lîingft
-( liiiiiiler ais dasi hintcrc. Borsten zn 2, alinlicli dfnen von J.iauhriciilus. Sameii-
TavciiiMi 1 Paar in IX: in X ein driisiges Atrinm : 5 (T<'sc]iii'c.lits(iftnnng in X.
l>anii in \'I und dcn tolgcndcn Sciimcnten mit Cldoragogenzellen l)pdeckt. Xi'-
]iiiridi('ntriclitcr lappig. liiiitci' dcni Disscpiment dnisigo Anschwollung; Kanal
laiig. !\ndl)ias(' gross. (iciiiin hintcn tief eingesclinitten, so dass zwei sdinialc
Scitcrdapii.'ti entstclicn. Scitcnhcrzcn iind blinde Gefassastc schienen mir zu
felili 11. V(in Iptztcicn ewiilint (4RinK in sciiier ersteu Puhlikation aucli niclits
(2(1). sondcrn crst in dor zwcitcii (27). Oh hier nicht ciiu' Vorwechsinng mit
Cktparp(iill(( meriflionalis Vejd. vorliest V Es warc selir wiinschenswprt. dass das
'l'icr fndlicli voUstandig iicscliriciicn iind dcsscn systcniatisclic Stellung detinitiv
licrcinitrt wiirde.
o74 K. lîKKrsClIKU.
(U'iix T/ihifci dont riiii est («un fit iVuuc peau v('rru(|iiriist' t(mt
à fait ])aiticulièi('... -
Sdciffu/s raripfiatiis (ir. dci' Aiitorcii ('iits|>i-iclit dciii 'l'/ihif'r.f
lir/i/oi/nii liaiii.. wclclie Uczciclniuiiu als die rrstc aucli die
iiiassiit'hciidc ist.
('hdcfof/dsfcr icnti'iiiildiis l^'oi-cl ( /ùun/c 24) \). S] diu'ftc wnhl
('//. Hmiiaci V. Bar sein zutoljne seiiier wcitcni Aiii>al)e: « i)aiasite
des LiiHiiées du ])ort de Mori»'e8, - demi imr dièse Art kiMiiiiit in
der .MaiitellK'dde der Liiniiîeeii ver.
Dass I cfro/'cniiis h//(i/i///is Iinliet {Mitfilicd )\A] deiii Clidcfo-
f/dsfri- iridj)liduds (iniitli. eiits])reclien (liirtte. liabe icli i)ereits
iii iiieiiier tViiliei'ii Aibeit heiiilirt. Ks ist mil- keiii Tier voiiie-
k(Mniiieii. (las die von ilnn angeiiel)enen Merkiiiale < IJersteii nur
ventral, ani treien Knde i>'al)eliii" i;'es])alten. (hv'isse ohne Teil-
stticke wenii^e nnn.. aiiffallende Diirchsichtiiikeit - so iinzweitel-
liaft in sich vereinii>t wie die erwiihnte Art. IIkddai;!) uiebt die
Stellmiii,' \()ii r. h/fd/iiit/is i\\s « iincertaiii an. { Mni)()f/rdj)I//(' ').
Icli kaini niir lueht vt^-sai^en. aucli eine Liste der bis jetzt von
inir ini Ziii-ichsee aufgefundenen linncolen()lii>()cliaetens])e('ieszii
.ueben: sie tiibrt ani l)esten vor Aiiiien. welclien Fennein'eichtuni
unsere (iewasser an Vertretern ans dieser Ordnunu aufweisen.
AV(d»ei ausdriicklieb zu benierken ist. dass die Intersiicbunuen
sieli l)is jetzt luir aufden untersten Teil des Sees und dessenAiis-
Huss erstreckten, und anderseits au(di Fornien zur Beobac litung'
iicl alliât en, deren i>eniii;ende Bescbreibunu' necli niclit iicliniieii
AV(dIte.
AKOI-OSOVIATIDAT'] : /. Acdiosoilid I Icni jn'nli'ii VÀW.
MMiUMcrLiDAK: :3. Lditihricdhts rdi/cf/dt/ts (). \\ .Midi.
o. Stifhxlrihis iidhn'tdc \ ejd.
Tlini-'iciDAK: 4. 'D/h/fcr riidloniiii Bain.
■~). LiniHodrilHs Cldjidn'ddiiidsWwX/..
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ.
375
6'. Limnodrilus Hoff'meisteri Clap.
7. >> UdekeniianMS CAa,]).
(S'. Psumnton/ctes harhatus Vejd.
9. Embolocephalus velutinus Gr.
i^. » plicatus Rdph.
NAIDOMOEPHA : 11. Nais harhata 0. F. ^Mlill.
12.
13.
14.
15.
16.
17.
is 0. F. Miill.
laciistris Linné.
serpentina 0. F. Millier.
josinae Vejd.
lu rida Tinnn.
Bretscheri Micli.
18. Uncinais uncinata Oerst.
19. Pristina longisefa Elir.
20. Naidium naidina Br.
21. MacroclmeUna inter média Br.
22. Dero Perrieri Bonsî.
23. » digitata 0. F. Miill.
24. CJiaetogaster limnaei v. Bœr.
25. » diaphan?(s Gruith.
26. » dlastrophus Gruitli.
ENCHYTEAEiD.ï : 27. Packt/drilus subterraneus Vejd.
28. Marionina riparia n. sp.
29. Enchytraeus ventriculosus D'Udek.
30. » turicensis n. sp.
Als stândiger und sehr haufiger Bewohner des Ufers ist fenier
noch die Liimbricide AUurus tetraëdnis Sav. zu nennen, neben
der eine Beilie anderer Terricolen sich vorfinden ; doch wollte
ich dièse Arten, w eil es niclit eigentliche Wasserbewoliner sind,
dem Verzeiclniis nicht beifiigen.
Die Verhàltnisse liegen mm nicht so, dass die verschiedenen
Arten zu jeder Zeit und an jedem Ort zu treffen sind. Allerdiiigs
Rev. Suisse de Zool.. T. 6, 1899. 25
376 K. BRETSCHER.
giebt es einigeArten, die scziisageiKlasTenaiiibeheiTschen und
inimer wieder in meist reicher Zalil auftreten, wie Nais lacustris,
serpentina, harhata, elinguis, (Jhaetoyasterdiaphanus an den ver-
schiedenen Wasserpflanzen, Tuhifex rivulorum, Psammorydes
harhatus und Ernholocephalus velutinus ini Grunde des Sees.
Aile andern erscheinen mehr sporadisch und oft eng lokalisirt,
ohne dass sicli, wenigstens jetzt sclion, ein zutreffender Grund
fiir dièses Yerhalten in jedeni Falle angeben liesse.
So fand ich am linken Seeufer nie einen Dero; aile meine
allerdings spârlichen Funde stammen von der rechten Seeseite.
Im Gegensatz dazu erbeutete ich von dieser bis jetzt noch nie
Macrochaetina intermedia, Nais Bretschen und lurida, Uncinais
uncinata, Pristina longiseta. Die neu beobachteten Encliytrœ-
iden stammen ebenfalls vom linken Ufer.
Fur die Dero-Arten riihrt dies ohne Zweifel davon her, dass
mehie Fangmethode fiir dièse interessanten schlannnbewohnen-
den Tierchen unzuverlâssig. und daher eine allfâllige Ausbeute
allzu sehr einWerk desZufalls ist. Fiir die iibrigen Arten kommt
aber offenbar auch der Umstand in Betracht, dass das rechte
Seeufer anlâsslich der Quaibauten in den letzten Jahren mehr
als die ergiebigsten Fundstellen beim Bauschânzli und bei Wol-
lishofen am rechten Ufer kiinstlichen Verânderungen ausgesetzt
waren. die unzweifelhaft einen bedeutenden Einfluss auf die Lebe-
welt des benachbarten Seegrundes ausiibten.
Es scheinen auch wirklich dieselben Stellen des Sees nicht
immer gleich giinstige Existenzbedingungen fiir ihre Bewohner
zu bieten ; ich entdeckte Macrochaetina zum ersten Mal beim
Bauschânzli, wo ich die hiibsche Art trotz einlâsslicher Durch-
forschung seither nicht mehr fand ; um so zahlreicher stellte sie
sich bei WoUishofen ein, wo ich sie fruher nie beobachtet batte.
Desgleichen Nais Bretscheri, die ich am Bauschânzli genau an
der Stelle traf, welche ich fruher auch mehrnuils abgesucht hatte,
ohne eine Spur von dieser Naide gewahr zu werden.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 377
Sicheiiicli sind Stelleii mit grossem Pflanzenreichtum auch
von den Oligocliaeteii bevorzugt ; docli zeigen sich Plâtzemittip-
piger Flora oft wieder auffalleiid arm an tierischeii Bewohnern,
wâhrend gleichzeitig andere sclieinbar weniger giinstige Orte
hievoii wimiiielii.
So sind angesichts der spârlichen und wenig einlâsslichen Be-
obachtungen aile weiterreichenden Schliisse verfriiht. Unihieflir
nur ein Beispiel anzufûhren, scliienen nach meiner ersten Publi-
kation der Katzensee und die ïorftumpel seiner Umgebung eine
eigenartige und voni Ziirichsee erheblicli abweichende, reichere
Oligochaetenfauna zu besitzen. Denn er wies als nur ihm zu-
kommende Formen auf: Derofurcata,ChaetogasterLangl, Aeolo-
sonia Fkdlen, Pristina longiseta, Naislurida. Nachdemnun aber
die beiden letzten Arten und ferner einige neue ini Ziirichsee
zur Beobachtung gelangt sind. bat sich das Verhâltnis wesentlich
zu Gunsten des letztern geândert und wird auf Grund neuer Be-
obachtungen gewiss wieder Modifikationen erfahren.
Bezliglich der kleinen Chaetogastriden und Aeolosoma-Arten
vermag ich jetzt nur deswegen keine liber die erste Publikation
hinausgehenden Mitteilungen zu machen, weil ich das dem
Wasser enthobene Material, die Pflanzen und den Schlamm je-
weilen nur mit der Lupe, nicht auch mit dem Mikroskop ab-
suchte, welches Instrument fiir die Authndung dieser winzigen
Formen unerlâsslich ist, so zeitraubend die Méthode erscheinen
mag ; daher erfordert die griindliche Bearbeitung der Oligochae-
tenfauna eines Wasserbeckens sehr viel Zeit und Geduld, und
macht einen lângeren Aufenthalt an Ort und Stelle unbedingt
notwendig.
Zum ersten Maie bot sich mir Gelegenheit, einen Alpensee
einer einlâsslicheren, immerhin noch durchaus ungenligenden
Durchsuchung auf sehie Bewolmer an Oligochaeten zu unter-
zielien. Es war dies der 1880 m. hoch gelegene Melchsee und
ein kleines, westlich von ihm gelegenes Wasserbecken, das auf
378 K. BRETSCHER.
der Karte N° 393 desSiEGFRiED-Atlaseingezeiclmet, abernicht
mit Namen versehen ist. uiid das ich als Melcliseeli hezeichne.
Es hat weder sichtbaren Ziifluss iiocli AbHiiss, envies sicli aber
gegentiber dem grossen Melchsee merkwiirdig reich an Borsten-
wurmern, sowohl nach Iiidividueii- wie iiach Artenzahl. Uiiter
jedem Steinchen langs des Uferrandes hielteii sieli eiiiige, oft
bis 10 imd iioch mehr Lit mhrk/dus variegatus. mehrere Emho/o-
cephaluspUcatHS, sparlicher Tiibifieiden ('T^//>'//(:',r rivulorfim) aiif,
imd ganz vereinzelt eine Liniibriculide. Die unten yerzeiclmeten
Encliytrteiden bewohnten mehr die tiefern Stellen, doch schien
es mir, als ob sie aile den von der Sonne gut diircliwânnten seich-
ten Randpartien entschieden den Vorzug gâben vor den tieferen
kalten Zonen des Sees. Diesem Unistand, ferner aiich den Charen-
wiesen. welcliedenCTrimddes Melchseeli bekleiden. ist vielleicht
seine reicbere Faima zuzuschreiben, die er gegenûber deni
Melchsee beherbergt ; dieser war damais arm an Wasserpflanzen.
Hier fand ich niir den Lumhriculus variegatus, EwhohcepJwlus
plicatus, TuMfex n?;^«/or^*w iind einen Enchytrseiden, einenLum-
bricididen, aile in verhâltnismâssig geringer Anzahl. In ihn er-
giessen sich ergiebige Bâche, die in Verbindung mit dem Aus-
fluss lebhafte Wasserstromimgen bedingen; dièse und die viel
bedeutendere Tiefe hindern eine ludiere Temperirung seines
Wassers. Der Griind ist reich an ptianzlichem Détritus, der dem
Anschein nach den Oligochsten ausreichende Nahrimg bieten
kônnte. Moglicherweise liegt der angegebene Mangel an Oligo-
chaeten aiich in den imgiinstigen Witterungsverhâltnissen des
Friihlings nnd Vorsommers begriindet, welche die Schnee-
schmelze uni voile zwei Wochen hintanhielten, so dass ni einem
gtinstigeren Jahre zu gleicher Zeit — zweite Hâlfte des Juli —
die Fangergebnisse sich gtinstiger gestalten dûrften, wie sie viel-
leicht aucli spâter im Sommer besser ausgefallen w âren.
Auffâlliger Weise traf ich in den beiden Seen keine einzige
Naide, die doch in diesen Hôhen ganz wohl fortkommen kôimen.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER 8CHWEIZ. 379
Demi Nais elinguis faïul sich an Algen an einer sumpfigen Stelle
in (Tesellschaft mit LumbrlcuJus varkgcduH in ca. 2000 m. Hôlie
vor. Aucli eine sehr sorgfâltige Untersuehung der Wasser-
ptianzen und des Schlammes ans den beiden Seen ergab aus-
nahmslos ein négatives Résultat.
Im Blausee aiif der Melchseealp konnte ich nur EmhoJocepha-
lus pUcatus konstatiren.
Dass der faiinistische Bestand von Wasserbecken zu Wasser-
becken ganz erlieblich wechseln kann, gebt nicht nur aus der
soeben geschiklerten Dilïerenz zwischen dem Melchsee und seinen
Nachbarn hervor, sondern auch aus einer allerdings ganz fluchtigen
Beobachtung am Thalalpsee ( 1 1 00 m), an dessen Ufer ich unterStei-
nen keineneinzigenOligochaetentînden konnte. Unddoch ist jenes
Gebiet nicht etwa arm an wasserljewohnenden Borstenwiirmern.
Auf der Miirtschenalp namhch — 1650 m. — entnahmich einer
sumptigen Stelle ganz aufs Geratewohl 60 cm^Schlamm und
Wasser, die ich recht griindlich durchsuchte. Sie enthielten liber
70 Lumbriculus variegatus, liber 80 Nais elinguis, etwa 10 Tu-
hlfex rivulorum und ebenso viele Aulodrilus Umnoh'ms Br. (s.
unten), trptzdem ich das Material eine Woche lang auf bewahren
musste, bevor es verarbeitet werden konnte. Daneben fanden
sich Pisidien die Menge, Insektenlarven, Nematoden, Platoden,
Protozoen; also auch hier ein Pieichtum organischen Lebens,
wie man ihn gewiss nur in klimatisch bevorzugteren Gegenden
vermuten mochte.
Auf die Durchsuchung der Melchseeli habe ich reichlich 5
Tage Zeit verwendet und bei jedem Fang eigentlich wieder irgend
eine neue Thatsache konstatiren konnen, so dass in der Durch-
forschung dièses kleinen Gebietes hinsichtlich der Oligochaeten
erst ein ganz bescheidener Anfang vorliegt.
Nun zu den landbewohnenden Oligochaeten der Schweiz :
Sie gehoren vornehmlich '1 Familien, den Endij^tra^iden und
den Lumbriciden, an.
880 K. BRETSCHER.
Uber die erstereii sincl die Beobachtungeii nocli sehr spârliche
iiiid bescluaiiken sicli fur die Schweiz nahezu auf das, was ich
1896 publizirte {Olif/ochaeten 9), Irgeiid welclie allgemeine oder
gesetzmassige Beziehung hinsichtlich ihres Aiiftreteiis ist nocli
nicht erkeiinbar. Niir das eine darf hervorgeliobeii werden, dass
sie in den Alpen bis in etwa 2000 m. Hohe zinn mindesten nach
Individuen-, vielleidit aiuli nach Artenzahl eber reicblicher
vertreten sind, als in der ebenen Schweiz. Man trilït sie in der
Humusscbicbt der Bergweiden in grosser Zabi, wie ich in
Lintthal (Tierfebd), der mittleren Sandalp, Cresta (1900 ni.) im
Avers, auf der Fnitt beobachtete, w âhrend mir ihr Vorhanden-
sein in den Wiesen des Mittellandes kaum je autïiel.
Das angegebene Verhalten steht tibrigens durchaus ini Ein-
klang mit ihrer geographischen Verbreitung; demi Eisen be-
schreibt (19) eine grosse Reilie nordischer Formen und Michael-
SEN sagt (39): -Das polare Klima ist der Entwicklung von
Enchytr?eiden in lioliem Masse giinstig. »
In ihrem Vorkominen zeigen sie âhnliche Eigentiimlichkeiten,
wie sie bereits von den Naidomorphen zur Sprache gebracht
wurden. Fridericia helvefica Br. {Oliffocliaeten 9), deren aus-
ftihrliche Beschreibung icli unten nochmals folgen lasse, suchte
ich vergeblicli wieder im Muhn einer hohlen ahen Weide an
der Limmat, die sie vorher beherbergt batte; jetzt ist der Baum
gefâlh worden und damit die Aussicht, des Tieres bakl wieder
habbaft zu werden, redit gering.
Ebensowenig komite ich FacJti/drihis (Vejd.) macuhdus Br.
wieder vx)n derselben Stelle bekommen, wo er friiher hiiutig auf-
getreten war. Àlmliche Beobachtungen stehen mir voni Ziirich-
see zu Gebote; in pflanzlichem Moder an dessen Ufer traf ich
im Friihjahr auf zwei Art en. deren Beschreibung ich gerne im
Herbste kontrollirt und vervollstândigt batte; sie waren im
gleiclien Material an genau der gleiclien Stelle nicht wieder zu
tinden, daflir aber in vier Exemplaren Yertreter von drei andern
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 381
Spezies'. Yom Melchseeli wie vom Zurichsee stimmen die Be-
fiuide durchaus ubereiii: Die Enchytra^ideii sind in grosser Arten-
zahl vertreteii, dage|L>eii sclieiiit die Zabi der Individuel! aiiffallend
gering. Die AutîHndung der soeben erwahnten 40bjekteerforderte
einen vollen ïag nnausgesetzten Suchens mit der Lupe in dem
Material, das in kleinen Partien in tiachen Glasschalen aus-
gebreitet wurde.
Die Lumbriciden zeigen ahnlicbe Verbreitnngsverhâltnisse
wie die Naidoniorplien : Neben P'ormen, die fast iiberall geniigende
Existenzbedingungen tinden, wieder solche, deren Gebiet eng
begrenzt ist. Zn erstern gehoren, darin stimmen De Ribaucourt
(Etude b2)\mà icb iiberein, Lumbricus ruhellus und AïïoJoho-
phora cyanea var. profuga. L. ruhellus wurde von De Ribau-
court sogar noch in 3200 m. Hohe iib. M. aufgefunden, im Avers
traf icli ilm bis 2500 m. ; ahnlicher allgemeiner Verbreitung er-
freut sich A. cyanea prof aga, eine Art, der man eigentlich iiber-
all begegnen kami.
Dasselbe ist wenigstens in der Ostschweiz der Fall mit AUoh-
hopJwra caUginosa var. turgida, putris suhruhicunda und Allnrus
tetraednts, welch' letztere Art fast zuverlâssigjede feucbte oder
sunipfige Stelle bis gegen die Schneegrenze binauf besiedelt.
Geboren Lumhricus hercfdeus und AUolobophora terrestris
vorwiegend dem Flaehlande an, s'o steigt AUolobophora octoedra
nicht in die Niederung hinab (vergl. aucb De Pjbaucourt. Ettide
48, p. 29, 32 und 33).
Von den tibrigen scbeinen die Verhaltnisse noch sehr wenig
abgeklârt, namentlich deswegen, weil sienur ganz vereinzelt zur
Beobachtung gelangten, dann aber aucb, weil die allzu sehr zer-
streuten Fundstellen kein einheitliches Bild ihrer Verbreitung
ergeben.
' Von 2 derselben : Marionina riparia und Enchytraeus turicensis, folgt
die Beschreibung unten.
382 K. BRETSCHER.
Von AUoJohoplwra fœtlda sagt De RiBAUf;()URT (52, p. 44):
« Espèce rarissime dans la Suisse centrale. »
Sclion DuGÉs (17) kamite die Eigenart dieser Spezies, die
warme, in Zersetzung begriffene Schicht von Kompostliaufen mit
Vorliebe zu bewolmen; dalier dlirfte die Vermutiing, dass sie
dort so giit zu tretten sei, wie in der Ostschweiz, nicht unge-
rechtfertigt sein.
Wenn auch nicht gerade anzunelimen ist, wie Hexsex (30,
p. G68) dies turden « grossen Regenwurm », oflenbar Xz^vwfe/v'r ms
lierculeiis thut, dass auf jede Flâche ^on 1 m. Radius min-
destens dn Wurm vorkommen miisse, so bringen doch die Un-
môglichkeit, weite Wanderungen vorzunehmen, ferner die Art
der Begattung es mit sich, dass die Lumbriciden eine Gegend
in verliâltnismâssig grosser Diclitigkeit besiedeln mûssen. Selbst-
verstândlich scbliesst das nicht in sich, dass sie dann auch dem
Sannnler in entsprechend grosser Zabi in die Hânde fallen.
Wenn Lumhrkus rubellus das Mittelland und die Berglehnen
bis 3200 m. Hôhe bewohnt, so bedarf die oben angefiihrte That-
sache seiner allgemeinen Verbreitung doch noch etwelcher Ein-
schrânkung. Auf der Frutt, im Gebiete des Melchsees fand ich ilm
nicht, dafûr den L. melihœus, der ihn hier zu ersetzen scheint.
Im Gebiete des Murtschenstockes beobachtete ich bis jetzt nur
den L. ndellus, wâhrendi. melibœus felilt, wie ihn auch De Ri-
BAUCOURT von der sudwestlichen Schweiz nicht erwâhnt. Darf,
gestûtzt auf dièse Beobachtungen fiir dièse Gebiete — L. weU-
bœiis ist auch im Flachland zu Hause — geradezu von vika-
risirenden Arten gesprochen werden ?
t^infacher scheint die Sache zu liegen fiir AUoJohoplioni her-
manni, argoviense und rhenani. Aile drei lialten sich an nassen
Standorten auf, der erstere nu Schlaunu. Sand und Kies von
Bâchen, letztere beide unter den vom Wellenschlag bespiilten
Steinen von Flussufern, imd zwar A. argoviense ausschliesslich
nach den vorliegenden Funden an der Limmat, A. rhenani nur
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 383
am Rheine. Es hat somit den Anschein, als ob unsere Flussufer
eiiie Reilie von Lokalformen aufwiesen, uiid es darf von der ge-
nauen Erforschung dieser ( )i-tli('hkeiten nooh manches intéres-
sante Ergebnis erwartet werden.
Viel beobachtet imd besprochen ist die Gewohnheit der Regen-
wiirmer, nâchtliche Wanderungen vorzunehmen. DAmxm{Acker-
erde 14) sagt hieruber p. 8 : « Man kann sie des Nachts in grosser
Zabi lunherkriechen sehen...», p. 9: «Sie verlassen alleni An-
scheine nach ihre Rohren zu einer Entdeckungsreise und tinden
auf dièse Weise neue Wohnorte » und p. S : « Kranke Individuen,
welche nieistens von den parasitischen Larveii einer Fliege heim-
gesiicht werden..., wandern wâhrend des ïages heriiui und ster-
ben an der Oberflâche. »
STOLh{Zoogeoqrfq)]iie59, p. 24!)) aussert sich folgendermassen
liber die aktive Wanderung der Oligochaeten : < Sie geschieht
wohl hauptsâchlich unterirdiscli. Die oberirdisch wandernden
Tiere dieser Gruppe sind haufig krank, d. h; von Schmarotzern
besetzt und daher einem bakligen Tode verfallen. Wie viele der
oberirdisch sich aufhaltenden Regenwurnier ausserdem durcli
Ertrhdven, durch Yertrocknen und durch Feinde getôtet werden,
davon iiberzeugt uns fast jeder Morgenspaziergang nach einer
warmen Regennacht. »
Die Angaben von Darwin bestâtigt Mehmed Djemil {Unter-
suchmigen, 16, p. 6); erbemerktferner, wohl nach Hoffmeister,
« dass nicht aile Regenwilrmer dièse gleiche (lewohnheit des
nâchtlichen Wanderns haben, sondern dass sich viehnehr dièse
Thatsache nur auf ehiige besondere Arten erstreckt. »
Hoffmeister (35) erwâhnt p. 13 : Dièse (Lumbricus agricola
Hoffm.) und die folgende Art (L. rubeUus Roïïm.) sind diebeiden
einzigen, welche ihre glatten Rohren zuweilen ganz verlassen
und sich zur Paarung und zum Frasse auf der Oberflâche bei
Nacht herunitreiben. Von der Meinung, dass auch die dritte
Art Streifzuge unternehme, bin ich ganz zuriickgekommen ;
384 K. BRETSCHER.
weiiigstens mag (lies iiiir imter gariz besonderen Umstânden
geschehen koiiiien.
Icli liabe wahreiid lângerer Zeit die bei Regeii aiif der Strasse
waiidernden Terrikolen gesammelt imd dabei folgende Arten
vertreten gefundeii :
AUolobophora cyanea var. profuga und studiosa,
A. terrestris,
A. rosea,
A. fœtida,
A. caliginosa var. turgida,
A. pntns var. subruhicunda,
Lumbricus rubellus,
L. herctdeus,
d. h. aile bei uns allgemeiner verbreiteten Spezies. Dièse That-^
sache in Verbindiuig mit dem fast durchweg nornialen Aussehen
der Tiere fiihrt mich dazu, die Wanderungen der Regenwûrmer,
wie Darwin, als eine normale Lebensâusserung derselben auf-
zufassen. Sie werden offenbar imternommen, uni neue Wolin-
nnd Fiitterplatze aufzusuchen ; sie sind zudem ein Mittel, neue
Nachbarschaft sich zu sichern und Inzucht zu vermeiden. Filr
unsere einheimischen Lumbriciden fallen gewiss dièse oberirdi-
schen Wanderungen weit mehr in Betracht, als die unterir-
dischen. Dass die die Alpen bewohnenden Terricolen zu einem
guten Teil geradezu auf ein Wanderleben angewiesen sind, habe
ich bereits friilier (Oligochaeten 9) ausgefilhrtundsicherlich trifft
die Behauptung zu fur die Alpenweiden mit einer sehr schwachen
Hunmsscliicht. Aber aucli da, wo der Boden tiefgriindiger ist,
wie auf der Frutt, suchen sie mit Vorliebe die Exkrementhaufen
der Weidetiere auf, unter denen sie meist in Mehrzahl, die En-
chytrseiden aber geradezu in Menge sich ansammeln.
Dass daneben vereinzelte Ursachen filr das Verlassen der
Rohren und fiir Wanderungen, wie Krankheiten, Parasiten, Ver-
folgung durch P'einde, zu Kraft bestehen oder bestehen konnen^
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 385
liegt ausser Zweife]. Hensen namentlich betont (30), wie die
Wiirmer ans (1er Erde «hervorschiessen», wemi der Maiilwurf
grabt. Irgend eiiie dieser letzterwahnten Ursacheii ist minwalir-
sclieinlich imSpiele, weim die llegeiiwurmerbeitrockeiiem Wet-
ter, sogar bei lieisseiii Sonnenschein mitten im Sommer an die
Erdoberflâche kommeu. Mail kami gelegentlich einzelne solclier
abiiorm sicli verlialtender ïiere antreffen.
Es darf aiicli iiicht ausser Aclit gelassen werdeii. dass die
Regenwiiriner iiiclit iiiir lediglicli durch feiichte Witterimg ziini
Verlasseii ilirer Woliiirohreii in der Naclit veranlasst werden^
demi der Wind, ja die fallenden Regentropfen selber halten sie
zurtick, wie icli des (iftern wahrziinelimen Gelegenheit hatte^
wenn icli nach Eintritt der Diinkellieit ihr Treiben mit der La-
terne verfolgte. Oft koiuint es daim allerdings vor, dass der Mor-
gen sie auf der Iieise iiberrasclit, bevor sie sich wieder friscli an-
gesiedelt habeii.
Bereits wiirde angetulirt, dass Hensen in dem Maulwiirf den
grimmigsten Feind der Regenwiiriner erblickt; dies ist diirchaus
richtig. Haben doch Dahl {Nahrmigsvorràte 12, Maulwurf \?>),
iind RiTZEMA Bos (Lehensf/eschichte 6) nachgewiesen, dass er
sie im Winter zu Hunderten als Nahrungsvorrat iiin sein Xest
aufhâiift. Icli bin seiner Zeit der Frage ebenfalls nacligegangen
imd habe in 3 Nestern allerdings niir 16, 14 iind 1 Stiick Wiirmer
gefunden, die offenbar als Vorrat aufgespeichert waren, demi sie
tnigen grossenteils deiitliclie Verletzimgen an sich; doch waren
immerliin 6 dieser Objekte vollig intakt iind die A¥iinden der
tibrigeii lagen an den vorderen Segmenten, wie aiich die beiden
genannten Forscher iibereinstimmend angeben. Dagegen konnte
von weitern Vorkehrungen , die Gefangenen am Entfliehen zu
verhindern, nichts wahrgenommen werden.
De Ribaucourt {Etude 52) berichtet in p. 54 von einem
Exemplar der AUolohopJiora caUginosa aus der Umgebung von
Bern, « qui était de plus forte taille que ceux récoltés sur le
386 K. BRETSCHER.
Niesen. » Dazu ist zu bemerken, dass im allgemeinen — nicht
in jodeiii eiiizeliieii Fall — die Grosse der Lumbricideii ahniiimit
mit der Meereshohe ilires Staiidortes, so dass sie also in grosserer
absoluter Hôhe kleiner bleiben, als in den Niederungen.
Folgende Angaben mogen dièse Behauptung illustriren. Es
zeigte
Lumhricus ruhellus.
Fundort Lange Diirchm. Segmente Lângen-, verhàltnis
Zurich .... 95-130'™^ 6™"
Friitt 65- 74""" 4"""
Allohhophora cyanea profKfiu.
Fundort Lange Dmchm.
Hasenberg. . 120-130"»» 5"""
Ehii 60™" 3""" 96
Allai ohopliora calighiosa turçilda.
Fundort Lange Durchm. Segmente Laugen-, Volumverh.
Wadensweil . 80-136»"» 4»»" 135-154 _ ,, . , ,.
5:11 1 : 5-b
Melchtal ... 56- 60»™ 2,5»"" 103-108 •
Die A. cyanea var. studiosa von der Frutt waren durchschnitt-
lich niir halb so lang wie die von Zurich und viel dumier ; âhn-
lich verhâh es sich mit Allurus tetraedrus. Lumhricus melihœus
dagegen erreicht auf der Frutt voUig das Ausmass wie bei
Zurich.
Von diesem Gesichtspunkte aus môgen auch einige der von
De Ribaucourt aufgestellten Varietâten beurteilt werden ; so
vor allem seine Allolohopliora octoedra var. UUpidiana und Allu-
rus tetraedrus var. infinitesimalis.
105-112
91-104
7 : 11
1 : 4
Segmeute
Lângen-,
Volumverh.
L35-153
1 : 2
1 : 5
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCR-W^IZ. 387
II. Zur Systematik der Oligochaeten der Schweiz.
LUMBRICULIDAE.
Lunibriculus variegatus 0, F. Mull, '
Neiie Fiindorte : Untere Glatt , Tiimpel im Melchseegebiet
(Tannenalp), 2000'", ebeiiso in Tlimpeln auf der Murtschenalp ;
im Melchseeli sehr hâiifig, namentlich am Ufer, hier ein ge-
schlechtsreifes Exemplar (Juli).
Der Melclisee und das Melchseeli belierbergen einen andern
Luiiibriculideii, liber dessen systematische Stelluiig ich zur Zeit
nichts bestimmtes auszusagen vermag, da ich seiner nur in
wenigen Exemplaren habhaft werden konnte, und er noch nicht
geschlechtsreif war. Es moge geniigen, hier fiir einmal auf das
Vorkonnnnis aufmerksam zu machen.
TUBIFICIDAE.
Tuhifex rkmlorum Lam.
Neue Fundstellen : Melchsee und Melchseeli, Tiimpel auf der
Miirtschenalp.
Limnodrilus spec.
Im Melchseeli, noch nicht geschlechtsreif, so dass sichere
Diagnose unmoglich war.
EmhoJocephalus plicakis Rand.
Neue Fundorte : Melchsee, Melchseeli, Blausee ; im Melchseeli
zu mehreren unter jedem Stein am Uferrand, in grôsserer Tiefe
kam er nicht mehr vor ; oft mit ganz schwacher Schlammhtille,
fast durchweg geschlechtsreif.
Dièse hier so hâutige Art ist sonst nirgends in Alpenseen beob-
achtet worden.
' Es ist fïir die Systematik fast durchweg Beddard's Monograph (5) zu
Grunde gelegt.
388 K. BRETSCHER.
Als Aiihang" zu deii Tubificiden nenne icli noeh einen Oligo-
cliaeten, liber desseii Stellung im System Clenaueres zu ermitteln
bleibt ; geii'enwârtig- passt er weder zu deii Lumbriculiden noch
zu deii Tubiticideii, und koimte vielleiclit Anlass geben zur Be-
griindung einer neuen Familie. Ich bezeichne ihn als
Aidodrihis limnohius iig. ii. sp.
Lange 10™"\ Segmente ca. 80.
Haut stark driisig, farblos, wenig durchsichtig.
Borsten zu 5-8-10, âhnlich denenYon Ltimhriculus varieffa-
tiis, aber viel stârker /-fôrmig gekriimmt, mit ganz kleinem
oberm Hacken ; Nodulus gegen das âussere Drittel, aile Borsten
von gleicher P'orm, Haarborsten also fehlend.
Darm von VI an (excl.) mit Chloragogenzellen bedeckt, in YIII
nnd folgenden Segment en bedeutend weiter.
Blut gelblicli ; blind endigende Gefasschleifen fehlend. Pul-
sirende Schleife in W, so dickwandig, dass das Blut niclit durch-
scheint, in den hintern Segmenten je eine niclit pulsirende weite
Sclileife, wie sie die Tubificiden besitzen.
Erster Nephridientrichter in VIII ; Kanal sehr lang, vielfacli
verschlungen und fast die ganze Lange des Segmentes einneh-
mend.
Gehirn anscheinend âhnlich dem von Enchytraeiden, Seiten-
rand gerade, Hinterrand schwach eingebuchtet. (Leider gelang
€s mir nie, bei der Untersuchung in lebendem Zustande das Tier
in dorso-ventraler Lage zu bekonnnen; sie legten sich in der
« feucliten Kammer » liartnâckig auf die eine Seite.)
Die Wiirmchen steckten genau wie junge Limnodrili in Rôh-
ren, die aus groben Schlannn])artikeln zusammengeklebt waren;
daher die Genusbezeichnung. Die wenigen Exemplare waren
sâmtlich noch nicht geschlechtsreif ; ich fand sie an sumptiger
Stelle auf der Murtschenalp (1650'»).
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 389
Naidomorpha.
Nais harhata 0. F. Mull.
Ist im Ziiritiisee viel hâufiger als N. elinguis.
N. eJhiguis 0. F. Miill.
Xeue Fundstellen : Tiimpel obeiiialb des Melehsees, (2000™)
und auf der Mûrtscheiialp in Menge. Dies ist bis jetzt der eiii-
zige in der Schweiz in so grosser Hohe konstatirte Vertreter der
Familie.
N. serpentina 0. F. Mûll.
Von dieser im Zurichsee ungemein haufigen Art fand ich Ende
1898 ein vereinzeltes geschlechtsreifes Exemplar.
N. josinae Vejd.
Dièse Art ist neu fiir die Schweiz; ich beobachtete einige
wenige Exemplare an Algen, die aus dem Zurichsee bei Wollis-
hofen stannnten.
N. Brefscheri Mich.
Ist noch nicht beschrieben. Dièse eigentiimliche Naide hat
Herr Dr. Michaelsen laut brieflicher Mitteihuig im Vierwald-
stâttersee entdeckt und ihn wie oben bezeichnet. Ich fand sic
beim Bauschânzli am Ausfluss des Ztirichsees. Wesenthche Er-
ganzungen zu nachstehender Beschreibung sind enthalten in
Michaelsen, Beitrage 4G.
Lange 5-G"™. Segmente bis zur Sprosszone 17.
Augen vorhanden.
Hautmuskelschlauch im Vorderende dunkel pigmentirt, so
dass die Art sich schon durch die Farbe von N. elinguis und
harhata unterscheidet.
Analende mit ventral vorspringender Platte wie bei N. elin-
guis.
Borsten: ventral in II-V dûnne, zarte Hakenborsten zu 4-5,
390
K. BRETSCHER.
obérer Haken bedeutend langer, als der untere (Fig. 1 a); in
VI sind 2, in VII-XII je 1, weiterhinten 2-4 Borsten per Bûndel.
Die einzeln stehenden Borsten in VII-XII wohl zwei mal dicker,
als die andern, aber kanm langer, am distalen Ende scliarf iim-
gebogen, mit sehr kràftigem âusserm und ganz kleinem innerem
Haken (Fig. le), Nodiilus im distalen Drittel; die ventralen
Borsten der hintern Segmente der Form nacli entsprechend
den letztbeschriebenen, nur viel diinner
(Fig. 1 b).
Ein Exemplar trug in VI und VII je
2 Borsten von der Form b, in VIII 2
und IX 1 Borste von der Form c, in X
mehrere wie b.
Dorsale Borsten erst in VI, je eine
spiessfôrmige und eine scliwach /-fôr-
mig gebogene mit Gabelspitze, ohne
Nodulus, entsprechend den kurzen dor-
salen Borsten von N. elinguis.
In den Sprosszonen ventral die Bor-
sten b zu 4, die vorderen « zu 3. Gehirn
hinten tief eingeschnitten. Ûbrige Organisation wie N. elinguis.
Charakteristiscli fiir die Art ist sonacli der Besitz der Borsten
b und c, die von den iibrigen Naidenborsten in der Form durch-
aus abweichend sind.
Fig. 1.
N. lurida Timm.
Dièse Art ist nur dem Namen nacli neu und gleich der N. ap-
pendiculata D'Udek. in meiner ersten Arbeit {OUgochaeten 9).
Beide Arten sind cliarakterisirt durch den Besitz von sehr
langen Rtickenborsten im ersten dorsalen borstentragenden
Segment VI, durch das Vorkommen einer Schlammhiille und
von segmentai angeordneten Sinneshtigeln. Zum ersten Mal
wurde N. appendiculata von D'Udekem beschrieben {Classifi-
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 391
cation 64), danii wieder voii Vejdovsky {St/stem G G), von
Bottsfip:ld {Slavma S) und Bourne {Noten 7). Ûber N. lurida
beriehtet zuerst Timm {Beohaclitungen GO), sodann Bousfield
(8), DiEFFENBACH {St'udien 15). Vejdovsky (66) stellte fiir
appendictdata das Geniis Slavina auf, in welches Bousfield
neben lurida aiich noch N. serpentina einbezog, weil sie eben-
falls mit Sinneshiigeln ausgestattet ist. Stolc (Beitrag 58) tritt
deni entgegen, gesttitzt auf die Thatsache, dass dièse Organe
Yon lurida iind appert diculata einerseits, serpeidina M\(\çi^(^\iH
pliysiologisch imd anatomisch ganz différente Bildimgen seien —
jene kontraktil, dièse nicht — inid ninmit letztere wieder zii
Nais. ïibrigens ist in der Tafel der BousFiELD'schen Arbeit
eine falscbe Bezeichnung namhaft zii machen, indem seine
Fig. 2 eine appendicidata, Fig. 3 die lurida ilhistrirt, wâlirend
beide als appendiçulata angegeben sind. In seiner grossen Mono-
graphie ordnet Beddard (5) beide Arten dem Genus Nais
imter, weil sie wie die iibrigen Naiden s. s. sich durcli Cephali-
sation anszeichnen imd dorsal verscbiedene Borstenfornien aiif-
weisen. Die durchwegs geringe Borstenzahl in den dorsalen
Biindehi bei den Objekten, die ich vor Aiigen batte, nandich ini
vordersten Biindel 1 — 2 sehr lange und 1 — 2 kûrzere Haar-
borsten, in den folgenden fast durchweg nur eine kurze Haar-
und eine Spiessborste, veranlassten mich, die Tiere zu aprpen-
diculafa zu rechnen. Dagegen ist docli zu sagen, dass die Sinnes-
hiigelreiben wobl als wichtigeres systeniatisches Merkmal auf-
zufassen sind als die Borstenzahl, wenn dièse auch durchweg
dieselbe war. So ist gewiss die Diagnose auf lurida, weil nieine
Objekte zwei Pieihen von Sinnespapillen pro Segment besassen,
die richtigere.
An den Sprosstieren fand ich ôfters die Borsten des ersten
dorsalen Biindels nicht langer, als die tibrigen Rtickenboi-
sten; die gleiche Beobachtinig war auch an einzelnen isolirten.
also erst abgetrennten, Tieren zu machen.
Rev. Suisse de Zool T. 6. 1899. 26
392 K. BRETSOHER.
Neue Fimdstellen : ïoiftuinpel bei Robenhausen, Zûriclisee
bei Wollisliofeii.
Fristina longiseta Ehrbg.
Neuer Fundort : Zurichsee bei Wollishofen.
Macrochaetina hdermedia Br.
Der in Olif/ochaeten (9) gegebeneii Beschreibung- habe ich
nichts beiziiftigen, als dass die Lange ohne Sprosszone 1 — 3
mm. betragt, und oft eine Schlannnhtille vorkommt, soweit die
Ruckenborsten reiclien.
Da der Name Macrochaeta bereits vergeben ist, habe ich ihn
durch den angegebenen ersetzt. Ich fand die Tiere neuerdings
im Friihjahr bei Wollishofen, wo sie scharenweise Algenklumpen
in 3 — 4 m. Tiefe bewolmten.
Uncinais uncinata Oerst.
Ist lieu fur die Schweiz.
Von der Literatur standen mir die OERSTED'sche und die
LEViNSEN'sche Beschreibung nicht zu Gebote, wohl aber die
von Yejdovsky (%sf e);7 66), Menor {Section 4:7), Czermavsky
{Materudia 11), BouRNE {Notes 7), so dass die Bestiminung
mit einigem Vorbehalte iiach diesen Autoren und Beddard
(Monographie 5) erfolgte. Es mag sich empfehlen, die Beschrei-
bung des Tieres nacli meinem Befunde zu geben.
Lange ohne Sprosszone 7, mit dieser 10 mm., Segmentzahl bis
zur Sprosszone 23 — 25. KopHappen stuinpf, mit Tasthaaren
besetzt. Augenflecke vorhanden.
Vordere Segmente mit zerstreuten Pigmentfiecken oder Quer-
streifen.
Borsten ventral zu 4 — 7 per Biindel, doppelhakig, j'-formig
gebogen mit schwacher mittlerer Anschweliung.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 393
Rtickenborsten erst iii YI. zu 2 — 4, Form w ie die der ventralen
Biindel.
Erstes Nepliridiiuii in MI (solleii bei X. littoral is Beddard 5
fehleii).
Lymplik()ii)er rund, zu Klumpen geballt, traubig oder einzeln.
Mao-endanii in "S'I beginnend. in VIII oft niagenâhnliche Er-
Aveiteriing.
In \ verlâsst das lUickengefâss den Darm, steigt zur Korper-
wand enipor und zieht, segmentai je ein Paar Seitenâste abge-
bend, nach vorn. Dièse bilden ein reich verzw eigtes und vielfach
anastomosirendes Hautgefâssnetz, das ich bis in VIII verfolgen
konnte.
Ich fand das Tier vereinzelt bei Wollishofen, bei der Manner-
badanstalt Zurich, ini Schlamme bis in 10 m. Tiefe und an
Algen.
Naidiiim naid'ma Br.
Ist nicht neu, sondern identisch mit meiner Homochaeta
tuiklina {Otigochaeten 9). Beddard hat (in Worms 3 und in
der Monogniphie 5) das Genus Naidium ganz aufgegeben und
mit Pristina vereinigt, weshalb ich friiher ein neues Genus
aufstellte. Nun passt aber Homochaeta bei genauer Ûberlegung
doch in die Gattung Naidium 0. Schmidt. Er schreibt darûber
(in Naiden 56) : « Korper langgestreckt, vorn zugespitzt, hinten
abgestumpft, Oberlippe kurz, die 4 Borstenreihen nehmen den
Anfang auf dem III. Segment — er zâhlt den Kopflappen als I. ;
— ailes Hakenborsten Augen sind nicht vorhanden. » Dagegen
muss die Species aufrecht erhalten werden, weil Haarborsten
durchaus fehlen.
Enchytraeiden.
Die Enchytraeiden bieten von allen unsern Oligochaeten der
systematischen Bearbeitung die grossten Schwierigkeiten dar ;
394 K. BRETSCHER.
(liese liegen weiiiger in deii Untersuchimgsmethoden begrundet..
als in der nierkwiirdigen Variabilitiit iind den ungeniein viel-
faclien Kombinationen, in denen die systematiscli wichtigen
Merkmale vorhanden sind. Sie madien die Entsclieidung tiber
die Ziigehorigkeit zu der einenoder andeniArt oft redit schwer.
Soweit moglich erfolgte die Untersiichung am lebenden Ob-
jekte ; viele Arten sind so durchscheinend, dass die inneren Or-
gane durcli den Haiitmuskelschlaucli mit geniigender Sicberbeit
zu erkennen sind. Daran schloss sich weiiigstens bei den gros-
sern Arten die Zerziipfmigsmethode, wobei die systematisch
wiclitigen Organe in Glyceringelatine eingebettet wurden. Dièse
Art, die Tiere resp. ihre Korperteile zu konserviren, ist selir
empfelilenswert, weil sie eine rasche Orientirung iiber dieselben
gestattet und so die Artbestimmung ungemein erleichtert. Die
Organe hellen sich meist auch so schon auf, dass sie deni Auge
fast jedes wiinschbare Détail bieten. Fiir die Erledigung vieler
Fragen ist die Zerlegung in Schnittserien unumgângiich not-
wendig ; die wenige verfugbare Zeit erlaubte mir jedoch nicht^
in dieser Richtung ein Erkleckliches zu leisten.
Es empfielilt sich unter allen Unistanden. die lebenden Objekte
wenigstens einer vorlâuligen Durchsiclit mit schwacher Ver-
grôsserung unter demMikroskop zu unterziehen ; dièse Vorunter-
suchung ermoglicht, Gleichartiges zusammenzubringen , niclit
Zusammengehôrendes zu tremien, und ist an den konservirten
nur mit ungleich grôsserer Miihe oder auch gar nicht mehr
durchfiihrbar ohne die Zupf- resp. Schnittmethode.
Das Toten und Konserviren der Enchytrieiden nach Michael-
SEN {Untersuchung 37) und Ude {Wûrmer 61) — Ûbergiessen
mit heissem Sublimât, nachher Einlegen in 80 % Alkohol —
leistet vorzûgliche Dienste.
Nachstehend sind nur diejenigen Arten aufgefiihrt, deren Un-
tersuchungsergebnisse mir geniigend erschienen zur Einordnung
in das System; eine ganze Reihe anderer Formen wurden zu-
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ.
395
ruckgestellt, bis neue Funde ini eiiien oder anderii Punkte melir
Klarheit gebraclit haben.
Mesencliytraeiis montanus n. sp.
Lange 20 — 25 mm. ; Durchmesser ^/s — 1 mm.
Segmente 55-
-65.
Farbe : gelblicliweiss. Haut wenig durchsichtig.
Borsten sigmoid, ventral G — 9, dorsal 3 — 5 perBiindel; Ge-
schlechtsborsten nicht beobachtet.
Gtirtel diclit mit kleinen, punktformigen Driisen besetzt, in
XII— XIV.
Kopfporus an der Spitze des Koptiappens.
Gehirn so laiig als breit, hinten eingebuchtet, vorn einge-
sclinitten. — Iliickengefâss entspringt postklitellial.
Blut farblos. — Speicheldriisén fehlen.
8egmentalorgane mit kleinem. trichterformigem Praeseptale,
Postseptale 2 — 3 mal langer, zweilappig, Form wechselnd,
Austulirungsgang im Win-
kel zwisclien diesen Lap-
pen entspringend langer
nls das Postseptale mid mit
mehrerenAnschwellmigen.
<Fig. 2«.)
Samentricliter niedrig.
kaiim langer als breit, Sa-
menkanal kurz.
Samentasclien sackfôr-
mig, nicht in den Darm ilbergehend, Kanal halb so lang wie
dieTasche. ^(Fig. 2&.)
' Die hier l)eschriebenen GeJjilde sehen fur Sperinathelven etwas unge-
wôhnlich aus und icii mochte die Darstellung immerhin nicht ohne jegUchen
Vorbehalt geben. Ich fand sie durch Zerzupfen an den Stellen, wo die ge-
naniiten Organe sich vorfinden. Wenn die Samentaschen wowMnrioninasphag-
iietoniin nach derZeichnung von Michaelsen (in Beilrag 40) mit ganz kur-
Fig. 2.
396 K. BRETSCHER.
Fuiidort : Melchtal, iiii Muliu vermodernder Holzstôcke, zweî
Exemplare, inir eiiies geschleclitsreif.
Leider kann icli das Lâiigenverhaltiiis von Saiiieiitrichter zum
Vas defereiis, eines der wiclitigsteii diagnostisclieii ^Merkiiiale.
iiicht aiigeben, es gelang iiiir iiicht. dasselbe mit Sicherheit
zu ermitteliL Dagegen weiclien die iibrigeii Merkmale so sehr
von den bis jetzt beschriebenen Formen ab, dassdie Art genligend
charakterisirt sein diirfte.
PackydrUus mibterraneus ^ ejd.
Segmente circa 40.
Borsten j*-formig, ventral vorn 4, hinten 2, dorsal 2.
Geliirn breiter als lang, hinten tief eingeschnitten, vorn stark
konkav, Seitenrânder bedentend divergirend.
Riickengefâss entspringt postklitellial.
Blut rot; Schleifen in den vorderen Segmenten reicli ver-
schlinigen, âhnlicli wie Tubifex.
Kopfporiis zwischen Kopf- und ^lundlappen.
Samentrichter 4 — 5 mal langer als breit, Samenleiter selir
lang, vielfach versclikmgen.
Samentasclien mit sehr breitem, kiirzem Kanal, Erweiterung
daller wenig ausgeprochen.
Kopliappen mit dmikeln Papillen besetzt, ebensolclie, nur
kleinere, aiif dem Mundsegment ; in den folgenden nocli einiger-
massen reihenformig angeordnete Driisentiecken.
Fundort : Zurichsee bei Wollishofen, im Seeschlamm ; nur ein
Exemplar gefunden, an dem leider nicht die ganze Organisation
in geniigender Weise verfolgt werden konnte.
Dièse Diagnose war bereits niedergeschrieben, als ich diircli
die Freundlichkeit von Herrn Prof. Dr. Yejdovsky dessen Pu-
zem Kanal angenoiniiipn werden. so ergiebt sieh eine Vovm, die der obigen
sehr nahe kommt. Die geringe Zabi der erheuteten Objekte von dieser Art
machte eben die Contrôle unnriogbch.
OLKiOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 397
blikation (67) ziir Einsicht erliielt. Die Besonderheit im Gefass-
system. die Sameiitrichter, diePapillen aiif deiri Prostomiiim imd
demMundlappen, aucli dieForm derSpermatliekeii stimmen vôllig
mit der von Yejdovsky aiiigestellten Art ; abweicliend ist bei
meinem Objekte die geringere Zahl derBorsten, die Seitenwânde
des Gehirnes koiivergireii melir, und der Kanal der Samenta-
schen ist breiter. I)och sind dièse Piinkte aile mehr initergeord-
neter Natur, und die Einreihiuig des Fimdes in dièse Art gewiss
angezeigt, bis neiies Material ziir Untersucluing vorliegt. Vej-
DOVSKY notirt als Fimdstellen Lille iind Prag; der Ziirichsee
bildet soniit eine niittlere Etappe zwischen diesen zwei Piinkten.
Die Leibeshohle dièses Tieres enthielt gleich MesencJiytraeus
montamis in grosser Zahl langgestreckte piinktirte Gebilde mit
birnformig verdie ktem Ende (Fig. 3). Ich vermoclite
mit Siclierlieit nicht an ilmen eigene Bewegung
wahrzimehmen, bin also nicht sicher. ob sie als ^"'
Lymphkôrper oder als Parasiten zu erklâren sind; eines der-
selben sah ich mit grosser Geschwindigkeit ans dem Kopfporus
des Pachydriliis schnellen, was vielleicht richtiger auf grossen
Druck aiif das Tier, das unter dem Deckgiase sich befand. zu-
ruckgetnhrt wird, als auf Bewegungsvermogen. In der durchge-
nommenen Literatur boten sich keinerlei Anhaltspunkte zur
Entscheidung der Frage.
PacJiijdrilus (?) ntaculaffis Br. (Oligochaeten 9).
Lange 5 mm. Segmentzahl 30.
Auf dem Kopf-, Mundlappen und auf dem Analsegment in un-
regelmâssiger Anordnung ockergelbe Hautdriisen ; in deniibrigen
Segment en sind 2 Peihen farbloser, in der Querrichtung ge-
streckter Driisen vorhanden.
Haut dick und derb.
Borsten zu 3 — 4, /-formig gebogen.
Lymphkôrper langlich ovaî, granulirt.
398 K. BRETSCIIER.
Geliirn hinteii bedeutend breiter als vorii, Hiiiterrand tief ein-
geschnitteii.
lluckeiigefiiss eiitspriiigt in XIII.
Blut rôtiich.
Nephridien mit kleinem Praeseptale, grossem plattenfôrmigem
Postseptale, an dem der Endkanal hinten austritt.
Sanientrichter 2 mal so lang als breit, Kragen deutlich abge-
setzt. verhaltnismâssig gross, Obertiaclie mit grossen glânzen-
den Driisen besetzt. Samenleiter selir lang mid vielfacli ver-
schlungen.
Samentaschen ein einfacher Schlauch mit grosser innerer Er-
weitenmg, die in den Darm einmiindet.
Leider gelang mir die genaue Entscheidung, ob die Hoden
massig oder gelappt seien. niclit mit Sicherheit ; vielleicht gehort
also die Art dem Genus Mmionma an. *
Fundort : Hittnaii, in der Umgebung eines Dûngerstockes.
Ans dem kleinen Melchsee sind 2 Formen namhaft zu maclien,
von denen es mir in gleicher Weise bis jetzt niclit gelang, die
Hodenform mit Genauigkeit festziistellen, die aber zum Genus
FachfjdrUm Vejd. geh(3i'en, vermutlich jedoch, wenn die Lticken
in der Beschreibung ergânzt sind, dem Genus Manomna Mich.
zugewiesen werden miissen. Es sind :
Fachf/drihis (Vejd.) lohcdus n. sp.
Lange 6 mm. Segmentzalil um 30.
Farbe : weiss.
Borsten : sigmoid, ventral zu 3 — 4, dorsal zu 3.
Giirtel scliwach driisig.
Lymphkôrper gross, oval.
lîuckengefass entspringt postklitellial.
Blut gelb.
' lu fier erslen Publikation ist leider rtie Anî.;al)e Vejdov.sky nach « Pa-
chydrilns » iii Folge eines Versehens weygebliebeti.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 399
Gehirn hinten tief eingesclinitten, fast 2 mal so lang als breit ;
Bauchiuark in III, IV und V lappig nach hinten ausgezogen.
(Fig. 4 a.).
Nepliridien mit kleinem, bloss ans dem
Trichter besteliendem Praeseptale, Postsep-
tale gross.
Samentrichter klein, blass, 2 mal langer
als breit, Kragen deutlich, Samenleiter diinn,
lang, vielfach verschlungen.
Samentaschen mit kleiner kugeliger Er-
weiterung, Kanal etwa 3 mal langer, dilnii.
(Fig. 4 /;.).
Fundort : im Sclilamm des kleinen Melchsees in wenigen
Exemplaren.
Pacliydrilus (Vejd.) cmgulatus n. sp.
Lange 6 mm. Segmente ca. 30.
Farbe : weiss; mit orangeroten Flecken am Vorder- und
Hinterende, weniger in den mittleren Korperpartien, meist in
Querreilien, oft aucli miregelmàssig angeordnet.
Borsten : sigmoid, ventral zu 3 — 5, dorsal zu 2 — 4.
Gtirtel mit in Querreihen liegenden, von freien Zwisclienfel-
dern getrennten Drûsenflâchen.
Lymphkôrper rmidlich bis oval, nur undeutlich gekôrnelt, fast
glatt.
Gehirn hinten tief eingeschnitten, mit scharfen Hinter- und
Seitenecken, Seitenrânder nach vorn konvergierend, 1 Va ^^^^
langer als breit (Fig. 5 a). Bauchmarkin den vordern Segmenten
intersegmental stark verbreitert. (Fig. 5 h.)
Rtickengefâss entspringt postklitellial.
Blut gelb.
Segmentalorgane : Anteseptale klein, Postseptale gross, 4 mal
langer, Endkanal so lang wie dièses.
400
K. BRETSCHER.
Sameiitricliter 2 mal langer als breit, driisig, Kragen schinal,
uiideutlich, Saiiieiikanal selir laiig luul dimn.
ISaineiitaschen mit spin-
delf()rmigem Samenraum,
der do})pelt so weit und
lialb so laiig ist wie der
Kanal. (Fig. 5 c.)
Fundort : kleiner Melch-
see, im Uferschlamm, in
wenigen Exemplaren.
Marionina riparian. sp.
mm. Seg-
L
Fiff. 5.
Lange 6
mente 26.
Borsten sigmoid, ventral vorn zii 4, hinten zu 3, dorsal vorn
zu 3, hinten zu 2.
Haut mit ockerroten Driisen sparlich besetzt.
Gûrtel mit grossen freien Feldern zwischen den Driisenflâchen
dièse grob granulirt und unregelmàssig angeordnet.
Lymplikorper gross, breit, o\ al bis rund, grobkornig.
Gehirn 2 — 3 mal so lang als breit (lebend), Hinterrand tief
eingeschnitten, vorn konkav ; nacli vorn stark verschmâlert.
Blut gelb.
Riickengefâss entspringt postklitellial in XIV.
Nephridien mit breitem kurzem Praeseptale ; das Postsei)tale
bildet eine grosse Flatte ; der Ausfiihrungskanal ist kiirzer als
dièse, breit und entspringt seitlich an deren Hinterende.
3 Paar Septaldrtisen. ■
Hoden massig, bilden am Dissepiment ^/xi einen langen Zapfen.
Samentrichter 3 — 4 mal langer als breit, vorn sclimâler, als
in der Mitte, Kanal lang, vielfach verschlungen, in grosse Prosta-
tadriise nnindend.
Spermatheken mit dickem kurzen Kanal, etwa 2 mal so lang
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 401
als (lie einfache spiiidel- oiUt kugelformige Erweiterimg des
Sainenraiimes.
FuiKloi't : Zûriclisee bei Wollishofen, in von den Wellen zuge-
triebeiien venvesenden Piianzenresten ; 2 Exeinplare.
Biichholzia appendiculata Buchli.
scheint in der Schweiz grosse Verbreitnng zu besitzen, demi
ich beobacbtete sie in Kilhvangen an der Limmat in sandiger
Erde und in niehreren Exeniplaren aiif der Friitt in ca. 2000 —
2200 m. Hôhe; sie Avaren sanitlich nicht gesclilechtsreif, da-
gegen spricht die Fonn des Geliirns imd die Zahl der Borsten
deiitlicli geniig filr die Richtigkeit der Diagnose und dafiir. dass
es sich nicht uin B. fallax Mich. handeln kann (Studien 38).
Dièse Art ist neii ftir die Fauna der Schweiz.
Enchytraeus Immicidtor Vejd.
Ziini ersten ]Male in der Schweiz beobachtet. Er fand sich in
Menge vor in der Erde des Terrariunis von Hrn. Tschernyschow,
die er ans den Torfgebieten des Katzen- oder Pfaffikersees her
bezogen hatte. Die P'reundhchkeit, niir die ïiere in reicherZahl
zur Verfiigung zu stellen, sei ihm hiedurch bestens verdankt. —
Sie stimmten genau mit der Beschreibung, dieUr)E(61) gibt. Es
zeigten sich sowolil iui Juni wie im Oktober und Noveniber ge-
sclilechtsreife ExempLare.
Encliytraeus kiricensis n. sp.
Lange 8 mm. Segmentzahl 33.
Borsten gleich lang, gerade, ventral zu 3, dorsal zu 2 per Biindel.
Giirtel mit kleinen punktformigen Driisen dicht besetzt.
Geliirn gross, hinter das 1 Borstenpaar reichend (lebend)^
hinten konvex, nach vorn divergiren die Seitenrânder bedeutend.
Riickengefâss entspringt postklitellial.
Lymphkôrper gross, breit oval bis rund, grob granulirt.
402 K. BRETSCHER.
Speicheldriisen siiid breite, laiiiie. unverzweigte Bander, in
denen ein vielfach gewimdener Kanal verlaiift.
Nepliridien niitlvleinemPraeseptale, das l)loss aus demTrichter
besteht, Postseptale gross, diclit drûsig und dalier diinkel gefârbt,
Aiisfiilirmigskanal liinten entspringend.
Samentrichter aiiffallend kleiii, iKiclistens 2 mal langer als
breit, Kanal sehr lang und vielfach versclilungen.
Sperniatheken sind einfaclie Sclilâiiche, mit spindelformiger
Erweiteriing als Samenranm ; sie gehen in den Darm iiber.
Hautmuskelschlauch ist selir diinnwandig, Darm weit und das
Lumen der Leibesliôhle klein.
Fundort : Zuriclisee bei Wollisliofen, in Pfîanzenmoder am
Ufer. 1 Exemplar gefunden.
Dièse Art zeigt am meisten Uebereinstimmung mit E. hucli-
liohii Yejd. {Monogr. 65 und Ude Cl), weicht jedoch von ilir ab
durch die grôssere Segmentzalil, die Giirtelbildung, die Form des
Gehirns, die Form des Samentrichters und die Lange des Samen-
leiters, ferner durch die Form des Anteseptale.
Enckt/traeus winimus n. sp.
Lange 3 — 4 nnn. Farbe weiss, Hinterende gelblich.
Segmente ca. 30.
Borsten gerade, innen umgebogen, ventral zu 3, dorsal 2, selten
3, verhâltnismassig gross, von halber Segmentlânge.
Kopflappen driisig, undurchsichtig.
Kopfporus zwischen Prostomium und Peristom.
Lymphkorper gross und wenig zahlreich. fast kreisrund, grob
granulirt, mit Kern.
Ruckengefâss entspringt postklitellial. in XII bis XIV.
Speicheldriisen durch zwei Segmente sich erstreckend, ein
breiter, unverzweigter, aber vielfach verschlungener Kanal.
Septaldriisen 3 Paar.
Gehirn 1 V2 — 2 mal langer als die grosste Breite betrâgt, nach
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHAVEIZ. 403
Yorn stark koiivergirend uiicl hier niir lialb so breit als hinten;
v(3rne konkav, liiiiten abgeruiidet oder gaiiz scliwacli eiiiiiebiuh-
tet (lebeiid mitersiiclit); verhâltnismassig gross mid bis zimi 1.
Borsteiipaar reichend.
Magendanii iiicht scliarf abgesetzt.
Clitelhnii sehr schwach aiisgebiklet, mit Liipevergrosserung
nicht erkennbar ; erst iinter dem Mikroskop zeigten sicli kleiiie,
iii Querreiben angeordnete Driisen.
Saiiieiitrichter zierlich, kleiii ; zwei mal langer als breit ; bel
verschiedeiien Exemplai'en wies der Kanal eine verscliiedene
Lange auf, bald war er vielfach aiifgewunden, bald waren dièse
Windungen spârlich.
Samentasclien sind einfaclie Sclilâuche mit mittlerer, spindel-
formiger Erweitening ; sie miinden dorsal in den Darm ein ; Miin-
dnng mit einigen Driisen umstellt.
Baucbmark in V imd VI mit spindelformigen Verbreiterungen^
die wohl als Copulationsdriisen aiifziifassen sind.
Fundort : in nasser Erde, die wâlirend einiger Jahre in einem
verschlossenen Flâschclien war und von Hittnau, der Fundstelle
von FadiydrUus maculatus Br. herriihrt ; sie fanden sicli hier in
grosser Zabi vor.
Von E. arfienteus Mich. {Olig. I 42) weiclit dièse Art ab in
der Form der Lymphkorper, des Gehirns, der Nephridien luid
Samentaschen, wie durch konstantere Segmentzahl und Grosse,
auch fehlt ihr der fiir E. argenteus charakteristische Silber-
glanz.
Fridericia bisetosa Lev.
ist neu fiir die Schweiz. Ich fand die zu dieser Art gehôren-
den Objekte bei Bâretsweil (Rosinli) zwischen vermodern-
den ïannadeln. Das Gehirn war etwas kiirzer, als es Ude
{Wurmer 56) angibt, und das Postseptale nahezu 2 mal lan-
ger wie das Anteseptale, also mehr iibereinstimmend mit dem
404 K. BRE'rSOHER.
Befimde von Michaelsen {S/jnopsls 41, p 45) ; ferner erschienen
die Sameiitricliter otwas laniner als nacli Ude. Gegeii F. Leijdigl
Yejd. {MonofU'aphïe 66) spriolit iiaiiientlicli die Form des Ne-
phridiums, bei dein der Eiidgaiig liiiiten, statt wie hier seitlicli
austritt ; gegen F. Perrieri, die Form des Gehiriis, die Zalil der
Borsteii uiid die Anordming der Clitellardrûsen.
Fridericia Penieri Vejd,
Neiie Fundstelle : Frutt, l)is 2o()0 m. ii. M. Die Wiirmer, die
ich zu dieser Art einordiie, deckeii sich niclit ganz genau mit
der Diagnose von Vejdoysky (3îof?ographie 65), so ist ihr
Geliirn vorn niir abgerundet, die Clitellardriisen melir in Quer-
reihen und die Nephridien breiter, als sie dort gezeichnet sind
(Taf. 8); die ()ffninig der Spermatheken trâgt eine grossere und
eine kleinere Driise, in der Gûrtelregion fanden sich 3 Copu-
lationsdriisen, dagegen stimmt ailes iibrige, namentlich aucli
die Samentaschen und ihre dorsale gemeinsame Anheftung am
Darmtractus selir gut mit den Angaben von Vejdoysky.
Fridericia aidai ctica Bedd,
Eine Beschreibnng dieser fur die Schweiz neuen Art findet sich
in Beddaed {Oligochaeta 4) und ich wiederhole sie hier nach
meinen Befunden unter Angabe der Abweichungen von der
typischen Art.
Lange ca. 17 nnu., lebend 20 — 25 mm.
Durchmesser 1 nnn. Segmente 55 — 65.
Farbe weiss.
Borsten gerade, innere kiirzer, ventral zu 4 — 6, dorsal 3 — 5
(Beddard gibt lur die hintern Segmente 2 an, ich fand regel-
mâssig eine grossere Zabi).
Giirtel nnt blossem Auge kaum wahrzunehmen, aus kleinen
Drtisen bestehend.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 405
Kopfpoms zwischen Kopflappen und Kopfring.
Ruckenporen von VL an.
Lviuphkorper : die grossen sind runde, graiiuliite Scheiben
mit Kern, die kleiiieii glatt, oval.
Haut selir dick, undurchsichtig.
(Teliirn weiiig langer als breit. vorn konkav, liinten gerade ab-
gestiitzt oder scliwacb konvex ; Seitenrânder leicht konver-
girend.
Speicheklrtisen-gross, verzweigt ; nacli Beddard ist die Yer-
zweigung einfach, ich beobachtete mehrfache Verastelung.
Bauclimark hat nach Beddard in XII; XIII und XIV llu-
gelfôrmige Verbreiterungen ; meine Objekte besassen solche
nicht.
Nephridien : Anteseptale etwas mehr als halb so lang (nacli
Beddard gleich lang) wie das Postseptale ; der Ausfûhrungs-
gang entspringt nahe am Dissepiment.
Samentrichter 3 — 4 mal langer als breit, Kragen deutlicli ab-
gesetzt, Kanal sehr lang.
Samentasclien mit 8 — 12 kugeligen, sitzenden Nebentaschen
und langem Kanal, der ])roximal in den Darm eintritt ; àussere
Miindung von einigen Driisen umstellt.
Fundort : Melchseegebiet (Frutt), recbt kâufig.
Die angegebenen Unterschiede rechtfertigen gewiss nicht die
Aufstellung als eigene Art. Beddard hat seine Objekte aller-
dings von Neu-Seeland erhalten; doch kann dies kein Grund
fur die Abtrennung von F, antarctica sein, da eine ganze Reihe
von Enchytrîeiden eine sehr weite Verbreitung besitzen ; so hat
z. B. Ude mehrere europâische Formen an der Stidspitze von
Sudamerika konstatirt {Enchytraeiden 62). Hieher rechne ich
auch Ench) tr^iden, die vom Panixerpass stammen und die im
wesentlichen ebenfalls in den Rahmen obiger Angaben hinehi-
passen.
406 K. BRETSCHER.
Fridericia Batzeli Eis.
Zu dieser Art reclme ich Eiicliytrseiden, welclie icli aiif der
Platteiialp iind Miirtsclienalp miter Kiihdiinger gefuiiden habe,
die also âliiilicli wie F. anfarcUca vorkommeii. Die Merk-
male j^asseii aile durcliaiis in die von Ude (Wiirmer 61)
gegebene Beschreibung mit Ausnahme der gestielten Drusen,
Avelche bei meinen Exemplaren an der Mimdung der Samen-
tasclien fehlen. Ich sah das Elickengefâss in XVI entspringen
mid fand das Postseptale gelbbramn, 3 mal langer als das
Anteseptale. Yoni^. antardica imteracheidet sich die Art diircli
die grossere Borstenzalil, die Form des Geliirns, derNepbridien,
das dentliclie Clitellum, aiich ist die Haut durchsichtiger als bei
jener Spezies.
Dièse Art ist nen fiir die Schweiz.
Friderica hulhosa Rosa.
Ist nen filr die Schweiz ; ich nntersuchte die bloss 7 nun, langen,
zierlichen Tierchen nur lebend ; als einzige Abweichung gegen-
iiber der Beschreibimg von Ude (61) konstatirte ich das Lân-
genverhâltnis zwischen der kugeligen Erweiterung der Sper-
matheken mid dem Kanal = 1 : 5-6, ebenso beobachtete ich die
Driisen an der Mtindmig dièses letzteren. Bosa verzeichnet (53)
als Urspnmgsstelle des Riickengefâsses das 16 — 18. Segment;
ich sah es im XV entspringen.
Fundort : Killwangen an der Limmat, unter Moosrasen.
Fridericia striata Lev.
Zu dieser fiir die schweizerische Fauna neuen Art stelle ich
einige Enchytrseiden, die bei Killwangen an der Limmat in
der Erde unter Moospolstern sich vorfanden. Mit . der aus-
fiihrlichen Diagnose, die Ude (61) von der Artgiebt, stinnnen
fast aile Merkniale sehr wohl iiberein; nur sind bei meinen
ïieren die âussern Miindungen der Samentaschen von ehiigen
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 407
kleinen Diiisen umstellt, iiiid die Tascheii so laiig wie der Kanal
(nach Ude ist letzterer 3 mal langer).
Fridericia helvetica Br. {OUgochaeten 9).
Hat wie obeii ausgefiilirt, niclit wieder aufgefuiideii weideii
kornien. Um die Yergleiclning mit den iibrigen Fornien zii
ermogliclieii. sei die aiisfiihrlicheBesclireibimg des Tieres wieder-
gegebeii.
Lange 5 — 6 mm. Segmente 25 — 40.
Farbe milchweiss.
Die beiden vordersten Segmente sind mit grossen glanzenden
Driisen besetzt, Haut sonst driisenlos.
Borsten gerade, innen umgebogen; zn 2 — 4, innere kiirzer als
die âussern.
Giirtel mit polygonalen Driisen, in Qiierreiben angeordnet.
Kopfponis gross, zwischen Kopflappen und Miindsegment, als
Lângsspalte.
Lymphkorper in 2 Arten vorhanden, grosse in kompakten
Klumpen beisammen, durschsichtig, granulirt.
Geliirn fast zwei mal langer als breit, liinten gerade abge-
stutzt, Seitenrânder dentlicli konvergirend, Vorderrand vor-
gewôlbt.
Rtickengefâss entspringt hinter dem Giirtel.
Speicheldrtisen lange, imverzweigte Schlâuche, in IV knâuelig.
Segmentalorgane mit Anteseptale, das halb so gross ist wie
(las Postseptale, jenes vom Kanal unregelmassig diirclizogen, Aus-
fiilirungsgang liinten am Postseptale austretend.
Samentrichter bis 3 mal so lang als breit, driisig, runzelig,
Kragen deutlich ; Vas deferens endet in w enig erweiterte Pro-
stata.
Samentaschen mit 2 seitliclien und einerbinternErweiterung;
dièse bei àltern Tieren deutlicb von jenen absteliend, in den
Darm mtindend; Kanal langgestreckt.
Rkv. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 27
408
K. BRETSCHER.
Fniidort: Mulm eines hohleii (jetzt gefâllten) Weidenstockes
an (1er Limmat bei Zurich (Hard).
Fridericia alpwa ii. sp.
Lange 10 nnn. Segmente gegen 50.
Farbe weiss,
Borsten gerade. am proxinialen Ende umgebogen, innere kûr-
zer, ventral 6, dorsal 3 — 5 per Bilndel.
Giirtel schwach drlisig, wenig ausgebildet.
Kopfporus zwischen Prostomium imd Mundlappen.
L}inphkôrper : die grossen langelliptisch,
Gehirn IV2 mal langer als breit, hinten tief eingeschnitten,
Seitenrânder nacli vorn divergirend: Hinterecken abgerundet,
Vorderrand vorgewôlbt.
Rlickengefâss entspringt hinter dem Clitellum.
Speicheldriisen lange, darmâlmliche Schlâuche, Verzweigung
nicht beobachtet.
Segraentalorgane bestehen ans einem Prseseptale, das an Grosse
fast dem Postseptale gleicli kommt ; der Ausfuliriingsgang ent-
springt am Hinterende dièses letztern.
Samentrichter klein, migefâhr 2 //^x ■,
mal so lang, als breit, mit niedrigem
Kragen, Samenleiter lang, vielfacli
aufgewunden, diinn.
Samentaschen mit einfacher Er-
weitermig, dièse etwa lialb so lang
als der diinne Kanal, Nebentaschen
fehlen; mit dem Darm verbmiden;
âussere Offnung von einigen Drlisen
(3 — 4) umstellt. An konservirten
Tieren war der Kanal ein wenig
in die Tasche eingestûlpt, dièse da- ^"' '
her umgekehrt birnfôrmig (Fig. G a und h).
0LI(40CHAETEN-FAUXA DER SCHWEIZ. 409
Fundort : Melchseegebiet (Frutt), ca. 2100 m. u. M.
Von F. striafa Lev. ist dièse Art unterschieden durcli die ge-
ringe Segmentzalil die Bildimg des Giirtels, die Form des Ge-
hiriîs iiiid der Nepliridien.
Fridericia lacfisfris n. sp.
Segmeiitzahl 35. Lange ca. 10 mm.
Borsten : gerade, innere kûrzer, ventral zu 4, dorsal zu 2 per
Biindel.
(Tiirteldicht drilsig, dieDriisenfelder inQuerreihen angeordnet.
Kopfporus zwischen Kopflappen iind Mimdsegment.
Lymphkôrper gross, oval. langelliptisch, punktirt; nur dièse
Art beobachtet.
Darm dasLumendesHauptmuskelschlauches fast ganz erfiillend.
Speiclieldriisen : lange, gewundene Sclilâiiche, Verzweigung
nicht beobachtet.
Geliirn liinten nur wenig eingebuclitet, naliezu
2 mal langer als breit.
Eiickengefass entspringt liinter dem Giirtel.
Nepliridien : Praeseptale so gross als das Post-
septale.
Samentrichter viel langer als breit.
Samentaschen mit sclilankem, langem Kanal
und 4 oder 5 kleinen, kugeligen Nebentaschen ;
der mittlere Samenraum ist auffallend klein ; der
Kanal tritt in den Darm ein (Fig. 7). ^'S- "■
Fundort : im Uferschlamm des kleinen Melchsees.
Icli fand die Tierchen nur in wenigen Exemplaren und konnte
sie nur lebend untersuchen ; wenn die hier gegebene Besclireibung
auch mangelhaft ist, so ergibt sie doch die Eigenart der Spezies
und diirfte geniigen, beineuenFundendieldentitat festzustellen.
410 K. BRETSCHER.
Friderkin Michaelseni n. sp. ^
Lange 12 — 15 mm, Segmeiitzahl 45 — 50.
Borsten gerade, iiinere kûrzer, ventral vorn 4 — G, liinten 2:
per Binidel.
Gurtel schwacli driisig, Driisenfelder in Querreihen mit freien
Zwischenfeldern angeordnet.
Kopfporus zwischen Kopflappen und Mmidsegment.
Riickenporen vorlianden.
Lymplikorper : die grossen breit oval, kôrnig.
Geliirn an lebenden Tieren 2 mal, an konservirten Tieren 1 V*
mal langer als breit ; hinten gerade abgestiitzt, Hinterecken
abgerundet, Seitenrânder parallel, vorn schwacli vorgewôlbt.
Riickengefâss entspringt postklitellial, in XIX.
Speicheldriisen sind lange, darmartige Schlâuche, die hinten
in wenige kiirze Aeste sicli verzweigen.
Segmentalorgane mit grossem Anteseptale, 3 mal làngerem
Postseptale, an dem der Ausfiihrungsgang nalie am Dissepiment
entspringt.
Samentrichter 3 — 4 mal langer als breit, Kragen gross, Trich-
ter nacli hinten allmâlig verschmalert, Kanal sehr lang.
Samentaschen mit 2 — 4 kiigeligenNebentaschen, Kanal mehr-
mals langer als die birnfôrmige mittlere Erweitermig, in den
Darm eintretend; an der âussern Miindung eine grosse Drtise.
Fundort : Bâretsweil (Rosinli) unter vermodernden Tarnien-
nadeln.
Dièse Art 'bat viel Verwandtschaft mit F. Piatzelii Eis. (Eisen,
19, Ude 61), ist jedoch viel kleiner mid weicbt ab von ihr im
Gtirtel, der Form der Lymplikorper, der Nephridien, der Zabi
der Borsten iind der Form der Spermatbeken.
' ZuEliren des verdientenOligochaeten-Forschers Dr. Mighaelsen in Ham-
hure: benannt.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 411
Fridericia JJdei n. sp. ^
Lange 15 — 2()iuin; Durchmesser V2 mm, viel schlanker als
J^. antarctica.
Segmente gegen 60.
Farbe weiss, Darm dunkel durcli die Haut scheinend.
Borsten zu 4—6, gerade, innere kiirzer, innerste nur lialb so
gross wie die âussern.
Gurtel dicht drtisig, ohne, oft aucli mit freien Zwischenfeldern,
Driisen in Querreilien.
Speiclieldriisen gross, verzweigt.
Kopfporus zwisclien Kopflappen und Mundsegnient.
Lymphkorper gross, oval bis rund.
Riickenporen von VII an vorhanden.
Gehirn 1 V2 mal langer als breit. vorn konkav, hinten konvex,
Seitenranderleiclitnach hinten konvergirend oder parallel.
Segmentalorgane mit grossem Anteseptale, das Postseptale ist
bis 2 mal grosser, und der breite Ausfuhrungsgang entspringt
nahe am Dissepiment.
Samentrichter 2 mal so lang als breit, mit langem vas deferens.
Samentaschen mit 6 kugeligen Nebentaschen, Kanal diinn und
sehr lang mit zwei Driisen an der Mimdung.
Bauchmark im letzten Gurtelsegment und den beiden folgen-
den je mit grosser Verbreiterung (Copulationsdriisen).
Fundort : Frutt (Melchseegebiet), liâufig, und Bâretsweil (Ro-
sinli) unter vermodernden Tannadeln,
Die Art zeigt nahe Verwandtschaft zu F. f/alha Hoffm. Die
Differenzen liegen hauptsachlich ini ktlrzeren Gehirn, dem be-
deutend kiirzeren Samentrichter und in der Beschatfenheit des
Nephridiums, welch letzterem Punkt wohl der grôsste Wert als
^pezifisches Merkmal beizumessen ist.
^ HeiTii Dr. Ude in Hannover ffewidmet.
412 K. BRETSCHER.
Henlea ventriculosa D'Uclek.
bereitsfrlilier bei Zurich konstatirt {Olig. 9), fand sicli in pflanz-
lichem Détritus vor, den die Welleii bei Wollishofen am Ziirich-
see aufgeliauft hatten.
Ausfûhrliclie Besdireibuiigeii der Art geben D'Udekem {Des-
cription 58), Vejdovsky [MonofimpMe 60), Ude {Wiïnner 56),
so dass icb fiiglich auf deren Wiedergabe verzicbten kanii.
Bei Wollishofen enthielt der Seeschlamm bis in einige m Tiefe
2 andere Enchytrseiden in spârlichen Exemplaren. Leider gelang
es mir nicht, die Objekte mit der wiinschenswerten Vollstândig-
keit zu untersuchen. Da sie wohl wieder aufzufinden sein werden,
verzichte ich z. Z. auf weitere ]Mitteilungen um so mebr, als
beide Formen neue Arten zu bilden scheinen. Dièse Notiz nur,
um anzudeuten, dass auch unsere Seen eine mannigfaltige Enchy-
trîeidenfauna beherbergen.
Henlea Dicksoni Eis.
EiSEN, OUgochaefa 19 und Ude 56. Fur die Schweiz neue Art,
die bei Killwangen an der Limmat und auf der Plattenalp
(Mtirtschengebiet) 1850 m sich vortindet. Aile wesentlichen
iVIerkmale stimmen sehr wohl zu den Beschreibungen der ge-
nannten Forscher. Bei den Wiirniern von der Plattenalp war die
Zabi der Borsten in einem Biindel etwas geringer, nandich
ventral hochstens 6, dorsal weniger, in den hintern Segnienten
dorsal und ventral nur 3; Gehirn hinten stark eingebuchtet,
an der âussern Miindung der Spermatheken einige Driisen;
das Praeseptale ktirzer, als esUDE(61)zeichnet; diejenigen von
Killwangen besassen Samentrichter. die mit liellen Driisen dicht
besetzt waren.
Henlea Basai n. sj).
Lange 5 mm. Segmente 25.
Farbe weiss.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEJZ. 413
Borsten gerade, gieich lang, ventral 7 — 8, dorsal 5.
Giirtel mit grossen polygonalen Driisen, dazwischen freie
Felder.
Haut diinn iiiid diirchsclieiiieiid.
Lymplikorper grosse rimde bis ovale Sclieiben, mit grober
Granulirung.
Chloragogenzellen gross, die Leibesliohle nahezii vollstaiidig
aiisftillend.
Septaldrtisen in 3 Paaren.
Gehirn fast so breit wie lang, Seitenrânder konvergirend,
hinten gerade abgestutzt, vorn eingebuchtet.
Rlickengefâss entspringt vor dem Clitellum.
Speicheldriisen sind dicke, kurze, miverzweigte Schlâiiche.
Nephridien besitzen ein kleines, nur ans dem Trichter be-
stehendes Anteseptale ; das Postseptale, eine grosse, breite Platte,
verschmâlert sich in den Aiisfiihrungsgang, der am Hinterende
desselben austritt.
Samentasclien sind einfache 8chlâuche mit mittlerem, bedeu-
tend erweitertem Samenraiim (3 mal weiter als dei' Kanal).
Finidort: aiif der Plattenalp, 1850 m.
Icli benenne die Art nach dem bekannten 01igocli<etologen
Di". Daniele Posa in Turin.
LUMBRICIDAE.
AU II ni S tetraëdrns Sav.
Neue Fundorte : Pheinau, am Rheinufer, an der Einmiindung
der Tôss in den Pihein ; ebenso am Ufer der Limmat und der
Glatt; am Egelsee, Ziirichsee, Melchsee und Melchseeli, auf der
Murtsclienalp.
Alhirus hercynius Micb.
fand icli in Elm als vereinzeltes Exemplar unter zablreiclieh
A. tetnu'din^, also im Gegensatz zu Michaelsen (Lumhrkulen
414 K. BRET.SCHER.
41). fier an dessen Fundort keiiieii der letztern nachweisen
koiiiite. Beddard zielit in seiner Monographie (5) die Art zu
A. fefraëdrus. A. herci/rfius, nen fiir dieOstschweiz, wurdeschon
von De Ribaucourt (52) beobachtet.
A. fieapolHinuis Oerh'.
Neu fur die Schweiz, in 2 Exeniplaren bei Rheinau von mir
am Rheinufer gefunden. Ich rechne sie hieher, trotzdem das
Klitelliini und die Pubertâtstuberkel je uni 1 Segment nacli
riickwarts verljingert sind, gegenuber der typischen Art, die
Segmentzahl mit 82 und 108 geringer ist, dagegen stimmen
das Prostomium und die unsichtl)aren Geschlechtsôtïhungen gut
mit der typischen Art. (Rosa, Rcvisione 54, p. 73),
Der Zufall fiihrte mir einen J.//MrMszu, der ganz erheblich von
der Xorm abwich : Prostomium Vi , Ô Greschlechtsoffnung in IX,
Giirtel in XVII — XXII, Tubercula pubertatis in XIX — XXI.
Ohne Zweifel handelt es sich bei diesem Objekt um ein regene-
rirtes Vorderende, wenn auch ausserHch sehr wenig, als etwa
die geringe Breite der 4 vordersten Segmente, darauf hindeutet.
Nach den einlâsslichen Untersuchungen von Dr. Hescheler, der
tibrigens nach Einsichtnahme des Objektes meine Vermutung
bestâtigte, wird in der That ein grosserer Defekt an dieser Kôr-
perpartie nicht wieder vollstândig ergiinzt (30).
AUolobo2)hora caUfiinosa var. turgida Rosa.
Neue Fundstellen : Rusein sura (Sandpass) 2200 m ii. M.;
Melchtal, Miirtschenalp. IGOO m : Turgi, am Limmatufer ; Bach-
tel : Biilach.
A. terrestris Sav.
Von Ziirich liegen einige Exemplare mit etwas abweichenden
Bildungen vor; namlich die Pubertiitstuberkel auf XXXI bis
XXXIV (statt auf XXXII— XXXIV) ; Giirtel auf XXIX bis
XXXV, (statt normal XXVII— XXXV) ; die ventralen Borsten
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 415
in XXVIII — XXXIV steheii auf Papillen, normal diejenigen in
XXXI. XXXIII und XXXIV.
A. cyanea var. 2)i'ofuga Rosa.
Neue Fimdstellen : Rusein sura, 2200 m.; Elm, Uelialp und
Untersandalp, Bachtel, Egelsee, Rheinau am Rheinufer, Tarasp
(Dr. Hescheler).
var. stiidiosa Mich.
Neue Fundorte .• Frutt und Melchseegebiet bis 2000 m.
Von dieser Varietât fand ich ein Exempiar mit Tubercula pu-
bertatis in XXIX— XXXII (normal XXX— XXXIII) in Wâdens-
weil, auf der Frutt eines mit Tub. pub. auf XXX bis XXXIV.
A. chlorotica S av.
Neue Fundstellen : Rheinau und Einmundung der Tôss am
Rheinufer; Turgi, am Ufer der Limmat.
var. valdensis Rib. am Bachtel.
A. iwrvegica Eis. (Lumbricider 18, N" 8, p. 49)
ist neu fur die Schweiz.
Bei meinen Objekten weicht einzig der Fortsatz des Prosto-
miums. der das Peristom mit schwach konvergirenden Seiten-
rândern zu Va durchsetzt, von den EiSEx'schen ab.
Dessen Beschreibung ergânzend filge ich bei :
Die 5 Cxeschlechtsôffnung ist nicht sichtbar ; die Farbe blass,
das Clitellum schmutzig weisslich.
Spermatheken 2 Paar in IX und X, Mtindung in IX/X und
X/XI, in der Hohe der 4. Borste gelegen.
Ruckenporen hinter dem Clitellium und etwa 8 Segmente vor
demselben deutlich als feine schwarze Punkte erkennbar, weiter
vorn nicht mehr.
Fundort : Frutt, 1 Exempiar, es weicht so sehr von allen iïbrigen
dort gefundenen Terricolen ab, dass ich nicht anstehe, es einer
besonderen Art einzureihen.
416 K. BRETSCHER.
A. odoëdra Sav.
Neue Fimdorte: Frutt, Mtirtschengebiet (Platten- imd Mtirt-
schenalp (1800—2000 m).
Die Exeinplare von der Friitt besassen deutliehe (5 Geschleclits-
offnungen in XV imd Papille in XVI, diejenigenvonderPlatten-
alp nur die letztere.
Am Melchseeli fand icli 2 Exemplare, die in XIV und XV sehr
stark vortretende und deiitlicli ausgebildete Geclilechtsoff-
nungen besassen ; 1 Exemplar von der Plattenalp trug sie nur
auf einer Seite. Der Nachweis, ob es sicli hier uni eine Ver-
doppelung der (^ Geschlechtsôffnung handelt, oder ob die ( )ff-
nung in XIV die Mlindung des Eileiters ist, gelingt sicher wolil
nur durch Schnittserien ; bei der makroskopischen Untersuchung
schien niir eher das letztere zuzutreffen.
In allen iibrigen Merknialen stimniten die 3 Tiere durchaus
mit der typischen Art liberein.
Vergl. auch: Morgan, A Study ofMetamerisni {Q]\M't. Journ.
Micr. Se. 1895. 37. p. 395—476) et Michaelsen 44.
A. putris car. subruhicunda Eisen,
Neue Fundstellen: Rusein sura, 2200 m.; Elm, Ueli-, Unter-
sand-, Obersandalp, 1900 m.: Plattenalp ; Frutt und Engstlen-
alp ; Turgi, am Ufer der Limmat. 1 Exemplar von der Platten-
alp besass die ^ Geschlechtsoffnung in XIV (statt XV) ; einige
die ïubercula pubertatis auf XXIX, XXX und XXXI statt nor-
mal in XXVIII, XXIX und XXX.
var. arhorea Eis.
Neue Fundstellen : Turgi und Killwangen an der Limmat,
Frutt, Panixerpass, Bâretsweil (Kanton Ziirich).
1 Exemplar besass dieTub.pub. auf der einen Seite in XXVIII
und XXIX. auf der andern in XXIX und XXX.
A. icterica Sav.
ist neu fiir die Ostschweiz ; kh fand sie in Ziirich (Garten),
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 417
De Ribaucourt in der Westschweiz inelirfach {Etude 52
p. 59).
A. alpina Rosa.
Neiie Fundorte : Riisein siira. Obersaiidalp, Plattenalp (Miirt-
schengebiet).
A. constricta Rosa.
Neii gefimdeii in Wâdensweil, Zurich, Elm.
A. veneta var. Jwrtensis.
Neuer Fimdort : Wâdensweil.
A. rosea Sav.
Neue Fundorte: Katzensee, Bâretsweil, Baclitel, MelchthaL
A, jassyenis Micli.
Neu fiir die Schweiz, gefunden am Egelsee und von Dr. Mi-
CHAELSEN, Hamburg, nacli brieiîicher Mitteilung am Rigi.
Mein Exemplar wicli in einigen Punkten vom Tyi)us (vergL
MiCHAELSEN, Hamburg, (4) ab, so felilten ihni die Papillen
in den Segmenten X, XI, XIII und XXYII, docli ist es nocli niclit
vôllig ausgewachsen.
Zu den Angefûlirten kommen nun nocli G neue Arten ; nâmlich
A. rhenani n. sp.
Lange 50 — 60 mm., Durclimesser 2,5 — 3 nun.
Segmentzalil 80 — 105.
Farbe blass, Clitellum weisslicli, im Habitus alnilich A. her-
manni.
Form cylindrisch, Segmente IX — XIII dicker, (namentlich
IX), heller gefârbt, mit ventralen Papillen versehen.
Prostomium mit breitem Fortsatz, zu y» das Peristom durcli-
schneidend ; Seitenrander nach hinten konvergirend.
Borsten eng paarig.
(5 CTeschlechtsôtfnung nicht sichtbar.
Clitellum in XXYII — XXXII, XXXIII =^ 6,7, kaum ange-
418 K. BRETSCHER.
schwollen und rings lierum entwickelt, mit \ erwischten Seg-
inentgrenzen.
Tub. pubertatis: XXVIII— XXXI, XXXII =4,5, als fort-
laufender Streifen ausgebildet.
Spermatheken 2 Paar in IX und X, (Jttimng in 'Vx und Vxi,
etwas liber dem ventralen Borstenpaar gelegen.
Rûckenporen nicht siclitbar.
Fùndort bei Rheinau, am Ufer des Rheines, hauiig unter Stei-
iien, die noch voni Wellensclilag bespillt werden.
A. argoviense n. sp.
Lange 50 — 60 mm. Durchmesser 2.5 — 3 nmi.
Segmente 80 — 105.
Form cylindrisch.
Farbe dunkelrot bis braunrot, Clitellum hell bis gelblicb.
Prostomium V^ — 'A; schmal, Fortsatz mit parallelen Seiten-
rândern.
Haut durchscheinend, so dass z. B. das Bauchmark deutlich
sichtbar ist.
Borsten fast gleicli weit abstehend, aa = 1 V^ f'^J = ^c =1 Vs cd.
(5 Geschlechtsotînung unsiclitbar.
Clitellum: XXVIII— XXXIV = 7. nicht liber die ubrige Haut
vortretend. sattelfôrmig, also ventral nicht entwickelt.
Tub. pub. : XXVIII— XXXIV, XXXV, XXXVI = 7 — 9 und
iim 1 — ^2 Segmente iiber das Clitellum hinaus reichend.
Spermatheken 3 Paar in VIIL X und XI. Miindung in ^"'/ix,
^^/x und ^/xi, etwas unter der 3. Borste gelegen.
Vorderster Rûckenporus in 1 Exemplar in ^Yvn gesehen, bei
andern nicht beobachtet ; der erste kann also noch weiter vorn
liegen.
Vorkommen : unter Steinen am Ufer der Limmat bei Kill-
Avangen und ïurgi, so weit der Wellensclilag reicht (also wie
A. rhenani) ; zahlreich.
OLIGOCHAETEX-FAUNA DER SCHWEIZ. 419
A. hercuIeafHi ii. sp.
Lange 120 iiiui. Durclimesser 8 iiim.
Segmentzahl 100.
Im Habitus, Grosse, Form iind Farbe gleicht sie gaiiz dein
Lumbricus herculeus, imr ist sie gedrungener, kiirzer als dièse;
Farbe ebenfalls diinkelrotbraim, Clitellum heller ; in IX ein ven-
trales Pai)illenpaar.
Prostoiniiim-Fortsatz V», breit, Grenzen undeutlich, nach liin-
ten wenig verschniâlert.
Borsten ganz eng gepaart.
(5 Geschlechtsoffnimg imsichtbar.
Clitellum : XXV — XXXI = 7 ; Segmentgrenzen deutlich ;
sattelforniig.
Tub. pub. : XXVII — XXX = 4, Lângswulst, von den Inter-
segnientalfurchen durchzogen.
Sperinatheken : 2 Paar in VIII und IX, ( )ffnung in ^'"/ix und
'^/x, in der Hohe der 3. Borste gelegen.
Auf deni Hasenberg unter Steinen in 1 Exemplar gefunden,
A. Vejdovskyi ^ n. sp.
Lange 55 — 60 mm. Durclimesser 3 — 3,5 mm.
Segmentzahl 1 1 0 — 1 1 5 .
Fârbung rotbraun, heller als Lumbricus rubellus.
Prostomium-Fortsatz 'A, Seitenrânder etwas nach hintenkon-
vergirend.
Borsten engpaarig, das ventrale Paar in IX oder IX und X von
einem erhohten Hautwall umgeben.
(5 Geschlechtsoffnung undeutlich.
Clitellmu : XXV, XXVI — XXXII, XXXIII = 7—9, sattel-
forniig.
Tub. pub. : XXVIII — XXXI, XXXII = 4 — 5, das Clitel-
lum ventral begrenzend.
' Ich beehre mich, dièse Art Herrn Prof. Dr. Vejdovsky in Prag zu widmen.
420 K. BRETSCHER.
Spermathekeii in TX und X, 2 Paar, das vordere Paar iiicht
kugelig wie das liiiitere, sondern dreilappig, Muiidmig in 'Yx
und Yxi, etwas unter der 3. Borste.
Eilckenporen niclit beobachtet.
Auf der Obersandalp neben Lumhricus rubeUus, 1900 m.;
2 Exemplare gefunden.
A. alpestris n. sp.
Liinge G5 — 80 nmi. Durchmesser 3 — 4 nnn.
Segmente 125 — 130.
Farbe blass, Clitellum gelblich.
Prostomiiim mit Fortsatz, der dasPeristom zu 'A diirchschnei-
■det, Seitenrànder nacli liinten wenig konvergierend.
Borsten eng paarig.
(5 Geschlechtsôffnmig in XV deutlich, auf Papille, die sich
auch auf XIV und XVI erstreckt.
Clitellum: XXV, XXVI — XXXI, XXXII = 6 — 7, stark
verbreitert und seitlich vortretend (âlmlich wie A. rosea)^ sattel-
fôrmig.
Tub. pub. : XXVII, XXVIII — XXXI, XXXII = 4 — 5.
Von Spermatheken nur 1 Paar beobachtet, neben der dorsalen
Mittellinie gelegen (âhnlich wie A. rosea Savigny 55, Bed-
DARD, Monof/raph 5, p. 698 und A. lonnhergi in Michaelsen,
Flonda 45).
Erster Iluckenporus in '"/iv und '7v beobachtet; sie sind auf
der ganzen Lange , auch auf dem Clitellum deutlich als schwarze
Punkte sichtbar.
Auf der Frutt, 2000 m., hâufig.
A. nival i s n. sp.
Liinge 05 mm. Durchmesser 4 nnn.
Segmente 106; hintenistjedes Segment zweiringehg, vorderes
Eingel 7^ des hintern.
Prostomium V^, schmal, Seitenrànder parallel.
OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ. 421
Borsten abstehend ; ah^ hc, cd, fast gleich gross und V'2 ««•
(5 Ôtfnung unsichtbar.
Clitellum : XXIX — XXXVII = 9, sattelforiuig, mit deutli-
chen Iiitersegmeiitalfurcheii.
Tiib. pub. : XXX— XXXVII = 8 ; nicht ul)er das Clitellum
liinausreichend.
Spermatbeken 2 Paar in X und XI, Mtindung in 'Vx vnià ^/xi,
in der Holie der 3 Borste.
Dièse Art ist nahe verwandt mit A. complanata Dug. und A.
trmspadmm'Rosïi. Jene bat aber IGO — 190 Segmente, Borsten
mit nacli oben abnehmenden Distanzen, Prostomium nur V^,
Tul). pub. liber das Clitellum hinausgebend. A. transpadana
stimmt in den letzten beiden Merkmalen mit A. complanata\\\)ev-
ein und bat 5 Paar Spermatbeken. Die Eigenart von A. nivalis
liegt also in der Form des Prostomiums, der Bildung der Tub.
pubertatis und der Zabi der Spermatbeken.
Fundort : Hohedes Jocbpasses, 2200m., anStellenwoderScbnee
(Anfangs August) eben erst weggegangen war; 2 Exemplare.
Lumbricus rubeUus Hoffm.
Neue Fundorte : Bacbtel, Uelialp, Unter- und Obersandalp,
Plattenalp, Jocbpass, Melclital. Diejenigen von der Platten- und
Murtschenalp trugen Tubercula ])ubertatis aufXXVII bis XXXI
(normal XXVIII— XXXL)
L. castaneus Sav.
Neue Fundstellen : Hasenberg, Kâferberg (Ztiricb) ; bei diesen
waren Clitellum und Tub. pubertatis gegenûber den normalen
um 1 Segment nacb vorn verschoben.
L. melihœus Rosa.
Neu gefunden an der Limmat bei Zurich, aufderFrutt baufig;
auf dem Rigi (brietiicbe Mitteilung) v^on Dr. Michaelsen.
L. herculeus Sav.
Neue Fundorte : Wâdensweil, Elm, Bâretsweil, Bacbtel.
422
K. BUETSC'HKK.
Verzeichnis der in der Schweiz neu beobachteten Arten.
(TUBIFICIDAE ?) :
Auîodrikis limnobms ii. g. n. sp.
Naidomorpha:
Naisjosinae Vejd. N. Bretscheri Mich.
Uncinais uncinata Oerst.
Enchytraeidae :
Mesenchytraeusmontmmsn.si}.
PacJiydrilussuhterraneusYe]d.
P. (?) lobatus n. sp.
P. (?) angulatus n. sp.
Marionina riparia n. sp.
Buchholma appendiculata Bh.
Enchytraeus humicuUor Vejd.
E. turicensis n. sp.
E. mininius n. sp.
Fridericia hisetosa Lev.
F. antarctica Bedd.
F. R(dzeli Eis.
F. hdbosa Rosa.
F. striata Lev.
F. alpina n. sp.
-f''. lacustris n. sp.
i^. Michaelsem n. sp.
jP. C/iT^ei n. sp.
Henlea Dicksoni Eis.
if. Rosai n. sp.
LUMBRICIDyî: :
AUurus hercynius Micli.
J.. neapoUtanus Oerl.
AUolobophora norvegica Eis.
.4, jassyensis Mich.
^. rhenani n. sp.
^. aryoviense n. sp.
-.4. herculeana n. sp.
Jt. Vejdovskyi n. sp.
^. alpestris n. sp.
^. nivalis n. sp.
OLKiOCHAETEX-FAlXA DRR SCHWEIZ. 423
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426 K. BRETSCHER — OLIGOCHAETEN-FAUNA DER SCHWEIZ.
6I{. D'Udekem, Description d'une nouvelle espèce d'Enchylroeus. Bull. Acad.
Roy. Sci. de Belgique. XXI. 1854, p. o83-864.
64. — Nouvelle classification des Annélides sétigères ahranches. Mém. Acad.
Roy. de Belgique. XXXI. 1859, p. 1-28.
65. Vejdovsky. Monographie der Enchijtraeiden. Prag. 1879, p. 1-62.
66. — Si/stem tind Morphologie der Oligochaefen. Prag. 1884. 1-166.
67. ^ Note sur le Pachydrilus subterraneus n. sp. Revue biologique du
Xord de la France. I. X" 4. 1889, p. l-a.
68. ZscHOKKE. Faunistische Studien an Gebirgsseen. Vei'handl. d. naturf.
Gesellsch. Basel. IX. 1890, p. 1-62.
69. — Beitrag zur Kenntnis der Fauna der Gebirgsseen. Zoolog. Auz.XIV.
1891, p. 119-123.
70. — Die Tierwelt der Juraseen. Revue suisse de Zoologie. 1894, p.
349-376.
71. — Die Fauna hochgelegener Seen. Verhandl. der naturf. Gesellschaft
Basel. XI. 1895, p. 36-133.
ANOMALIE
DE L'APPAREIL GÉNITAL MALE CHEZ LA SANGSUE
PAR
Emile ANDRE
Premier assistant d'aiialoniie comnarée — Université de Genève.
Nous avons eu l'occasion de constater, chez Hirudo medicinalis,
un cas tératologique des organes génitaux mâles que nous n'avons
pas trouvé mentionné dans
la littérature et qui nous pa-
rait digne d'être signalé.
Cette monstruosité con-
siste dans le fait qu'il y a
deux pénis et que la moitié
droite de l'appareil mâle est
déplacée, d'arrière en avant,
de la longueur d'un segment
interne.
La moitié gauche de l'ap- Fig. 8.
pareil mâle, normalement Explication de la figure : pd pénis droit; ed
placée, est constituée, comme épididyme droit; / fi premier testicule
^ ' ' droit; 2 td deuxième testicule droit; cg
à l'ordinaire, de neuf testi- canal déférent gauche se continuant en
CUles, réunis par le canal avantdel'épididyme;e^épididyme gauche;
' *■ pg penis gauche ; 1 tg premier testicule
déférent. Celui-ci fbig^ se pro- gauche. Gross. 2 fois. Vue dorsale.
longe en avant, audelàdel'é-
pidid} me gauche, d'une longueur égale à celle d'un segment interne,
€t, s' atténuant petit à petit, se termine en cul-de-sac au niveau de
428 ANOMALIE CHEZ LA SANGSUE
la prostate droite. Ce canal déférent envoie un canaliculeàrépi-
didyme gauche. Ce dernier (efi) est plus grand et plus allongé que
dans la règle. Le pénis gauche (pg) est moins long et moins épais
(]ue normalement; sa portion prostatique est peu développée; il
sort, comme le pénis unique des Sangsues normales, entre le 30"'*^
et le Sl'""^ anneau (segment externe).
La moitié droite est formée également de 9 testicules, réunis
par le canal déférent qui aboutit à un épididyme normal (ed). et
du second pénis (pd) qui est conformé normalement. Comme nous
le disions plus haut, cette moitié du système mâle est reportée en
bloc, d'arrière en avant, d'un longueur égale à celle d'un seg-
ment interne. Les deux moitiés de l'appareil génital mâle ne se
font donc pas symétrie; de sorte que le premier testicule droit
(1 td) n'est pas dans le même segment que le premier testicule
gauche, mais dans le segment précédent, celui qui contient les
organes génitaux femelles. Le deuxième testicule droit (C^^o^f^it
vis-à-vis au premier testicule gauche (1 tg). Le pénis (pd) est
situé dans le segment interne précédant celui qui contient le })énis
gauche (pg)^ et débouche entre le 25"^*^ et le 26™^ anneau.
En résumé, T appareil génital mâle est composé de deux moitiés
qui possèdent chacune un pénis et qui n'ont aucune relation Tune
avec l'autre. La moitié droite est conformée normalement, mais
reportée en avant de la longueur d'un segment; la moitié gauche
occupe la situation normale, mais présente les particularités si-
gnalées plus haut. Les organes génitaux femelles sont normaux et
la vulve s'ouvre, comme chez les Sangsues normales, entre le 35"^^
et le 36"^ anneau ; les ovaires sont cependant un peu refoulés vers
la gauche par le premier testicule droit.
Die Molliiskenfauna des Vierwaldstàttersees
von
Georg SURBEGK.
Hierzu Tafel 11 u. 12
und eine Verbreitung'skarte.
EINLEITUNG.
Die vorliegende Arbeit ûbernahm ich im Auftrage der lim-
iiologischen Commission der Schweizerischen Naturforschendeii
Gesellscliaft durch Vermittlung meines verehrten Lehrers, Hrn.
Prof. D^' F. ZsCHOKKE, des Prâsidenten der genamiten Commis-
sion und Leiters der zoologischen Arbeiten,
Das Programm zur limnologischen Untersuchimg des Viei-
waldstâttersees, die von der limnolog. Commission unter Mit-
wirkung der Naturforschenden Gesellscliaft in Liizern unter-
nommen wurde, erschien Ende Jiili 1895. Daraiis seien folgende
Pmikte, die ich zu beriicksiclitigen batte, hier wiedergegeben :
PROGRAMM FUR DEN ZOOLOGISCHEN TEIL.
(Bearbeitet von Prof. D^ F. Zschokke in Basel)
1895.
s A. LiTOUAL.
Ziel. l. Genaue Feststellung der Gesamtzusammensetzungder Ufertierwelt.
2. EventuellerNachweis lokaler Faunen.
3. Nachweis der Variation gewisser Tierformen von Ort zu Ort
(speciell der Mollusken).
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 29
430 GEORG SURBECK.
Miltel. 1. Wiederholter Besuch einiger Uferplâtze (zu verschiedenen Jahres-
zeiten) im Becken von Luzern. Kiissnacli, Hergiswil, Alpnach,
Weggis, Gersau. Fliielen.
2. Speciellere Beriicksichtigung kleinerer Bucliten und Flussmun-
dungen.
3. BerQcksichtigung des Gegensatzes von felsigem Steilufer und san-
digem Seichtufer.
B. Pelagisch.
G. TlEFENFAlNA.
Ziel. i. Feststellung der Gesamtfauna.
2. Feststellung lokaler Faunen.
3, Feststellung des allgemeinen und speciellen Charakters der Tie-
fenfauna. Anpassungs- und Yariationserscbeinungen.
Mitlel. Mehrere Dredgeziige in jedem Hauptbeeken und zwar
a) in geringerer Tiefe (13 — 2o m).
b) in mitllerer Tiefe (50—60 m).
c) in grosser Tiefe (100—120 m).
d) in grossier Tiefe (180—200 m).
Um ein môglichst vollstlindiges Bild der Molluskenfaima zu
erhalten, hielt icli es fur notwendig, iiicht nur einzeliie Uferstelleii
in den verschiedenen Seebecken. sondern das Ufer in seiner Ge-
sanitheit abzusuchen. Zunachst befasste icli micli mit deni Sam-
meln der litoralen Molliisken und begann damit im Sommer 1896.
Der erste Aufenthalt in Brunnen im August/September galt zu-
nachst dem Urner-undGersauerbecken. Die Exkursionen unter-
nahm ich damais mitmeinemvvertenFreunde, Hrn. D' H. Bach-
MANN in Luzern, der die litorale Flora des Sees sammelte. Un-
sere Ausrlistung war eine sehr einfache ; sie bestand aus einer
leichten Schaluppe mit geringem Tiefgange, welcher gestattete,
môglichst nahe ans Ufer aufzufahren. An allen zugiinglichen
Stellen des Seeufers untersuchte ich die vorgelagerten Steine auf
jNIollusken. Zum Herauf holen von Schlannn und Muscheln dien-
ten mir zwei Blechseiher mit verschieden langen Stielen. Im
Uebrigen folgte ich beziiglich des Sammelns und Praparierens
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTER8EE8. 431
des Materials den von Clessin (38) aiigegebenen Methoden.
Aiisserdem legte icli einige Yertreter der einzelnen Species in
vierprozentiges Fornialdeliyd, um einer etwaigen spâteren ana-
tomisclien und liistologischen Untersuclmng vorzuarbeiten.
Leider waren die Witterungsverhaltnisse jenes Sommers fur
solclie Exkursionen die denkl)ar ungtinstigsten. Durcli den fast
iinauf liorlichen Regen war das Niveau des Sees auf eine ausser-
gewohnliche Hohe gestiegen, was begreiflicherweise das Sam-
mehi litoraler Tiere sehr hinderte, indem die Ufersteine, die bei
gewôhnlichem Wasserstande leicht zugânglich sind, kaum mehr
erreicht werden konnten. Zudem wird, besonders im Urner-
becken, der Fôhnwind fiir kleinere Fahrzeuge leicht gefâhrlicli.
Aber auch bei nur schwacli bewegtem See ist das Sanimeln ani
Ufer erscliwert, indem das Schitichen durch fortwâhrendes Auf-
schlagen an den îSteinen bescliâdigt wird. In Folge aller dieser
Umstânde komite icli in der oben angegebenen Zeit nur die Ufer
des Urner- und Gersauerbeckens absuchen.
Wâlirend des Winters 1896/97 besuchte ich einigemale ver-
scliiedene Uferstellen. Einen zweiten langeren Aufenthalt nahm
ich ni Kastanienbaum bei Luzern im April/Mai 1897, um von
hier aus in den untern Seebecken zu sammeln. Mitte Mai hatte
ich das ganze Ufer des Sees nach litoralen Mollusken abgesucht.
Es hat dasselbe, nach einer Karte im Maasstab von 1 : 1 50,000
annâhernd gemessen, eine Lange von ca. 130 km.
Mit dem Sammeln der Tiefseemollusken beschâftigte ich mich
hauptsâchlich in den Monaten Juli/August 1897 ; einige Exkur-
sionen nmste ich ferner imOktoberdesselben Jahres noch unter-
nehmen. Auf die Mehode, nach welcher ich die Dredgeziige aus-
fuhrte, werde ich spiiter bei der Besprechung der Tiefenfauna
nâher eingehen.
Zum Bestinnnen des Materials dienten mir hauptsâchlich Ar-
beitenvonCLESSiN(38, 39),Draparxaud (44), Moquin-Taxdox
(85), RossMÀSSLER (95), W. Hartmann (61) und Philippi (89).
432 GEORG SURBECK.
In meiner Arbeit habe ich iiiicli an diejenige Nomendatur und
systematische Einteilung gehalten. die Clessin (39) dui'chiio-
ftihrt liât.
Die vorliegende Arbeit zerfallt in folgende Haui)tab8chnitte :
1 . SpedeUer Teil.
a) Litoral.
b) Tiefsee.
2. AUf/emeifier Teil. Besprechung der einzelnen Seebecken
in faunistischer und biologischer Hinsicht.
3. Ven/leichender Teil unter besonderer Beriicksichtigung
der schweizerischen (iewâsser, sowie grosserer auslân-
discher Wasserbecken.
Es istmir eine angenehine Pflicht, vor Allemmeinem verelirten
Lehrer, Hrn. Prof. D^' F. Zschokke, den wârmsten Dank aiiszu-
sprechenflirdas Interesse, das er meiner Arbeit entgegenbrachte,
und fiir die Hilfe, die er mir durch seine Ratschlâge zu Teil wer-
den liess. Ebenso verdanke ich die weitgehende finanzielle Un-
terstiitzung, welche die Commission fiir die Untersuchung des
Vierwaldstâttersees fur meine Arbeit gewâhrte. Zu bestemDank
verptiichtet bin ich ferner den Herren S. Clessin in Ochsenfurt
und Prof. P. (iODET in Neuchàtel fiir die mir erteilten Ilatschlage,
sowie insbesondere Hrn. Prof. Bedut, Direktor des naturhisto-
rischen Muséums in Genf, dei- mir die grosse Conchyliensamm-
lung und Bibliotliek Bourguignat's in zuvorkommendster Weise
zur Verfiigung stellte.
Die Abbildungen wurden auf photographischem Wege lierge-
stellt. Ich verdanke an dieser Stelle der Firma Hellige à 0^\
in Basel die leihweise Ueberlassung eines geeigneten Apparates
mit ZElss'schen Linsen.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 433
SPECIELLER TEIL.
Bevor ich zur Aufzâhluiig der gesammelten Arten und Varie-
tâten schreite, môchte ich vorausschicken, dass ich den Vierwaki-
stattersee in sieben Seebecken eiiiteile. Aïs Ufer'des Unwr-
heckens betrachte ich die Strecke von Brunnen nach Fliielen und
von da liber Bauen bis zur Umbiegstelle bei Treib. Zum Gcr-
sauerhecken rechne ich rechtsseitig das Ufer zwischen Brunnen
und der obern Nase, Imksseitig dasjenige zwischen Treib und der
untern Nase. Dièse beiden ersten Seeteile, welche oberhalb des
von den beiden Nasen gebikleten Isthmus liegen, fasse ich als
obère Seebecken zusammen. Die Ufer des Wer/giserbeckens er-
streken sich von der oberen Nase bis Zinnen und auf der gegen-
uberhegenden Seite von der untern Nase bis Kehrsiten, diejenigen
des Kiissnacherbeckens von Zinnen liber Klissnach bis zum Meg-
genhorn. Die Strecke von Kehrsiten liber Stansstad, Acheregg-
brlicke und Hergiswil bis nach Kastanienbaum zahle ich zum
Hergiswilerbecken. Als Ufer des Luzernerbeckens ist die Strecke
von Kastanienbaum liber Luzern bis zum Meggenhorn zu betrach-
ten. Das siebente Becken ist der Alpnacheysee, wozu ich die
Strecke rechne, die slidhch der Achereggbrlicke liegt.
Ich lasse nun, nach dem System geordnet, eine Aufzahlung
der von mir im Vierwaldstattersee gesammelten Mollusken fol-
gen. Dabei sind die den Arten und Varietiiten beigefligten Let-
tern die Anfangsbuchstaben der oben angefiihrten Seebecken und
bedeuten den jeweiligen Fundort der betreffenden Species.
484 GEORG «URBECîK.
KLASSE: GASTEROPODA.
FAMILIE : SUGGINIDAE.
GENUS: SUCCINEA Drap.
Section : Amphibina Môrch.
1. Amphibina Pfeiff'erl Rossiii. (G.)
Section : Lucena Oken.
2. Lîicena oblonga Drap. (G.)
FAMILIE: LIMNAEIDAE.
SUBFAM. : LIMNAEINAE.
GENUS : LIMNAEA Lamarck.
Gruppe: Limnus Montfort.
3. Limnus stagnalis L, var. turgidus Mke. (G. K.)
4. » » var. produdus Colbeau. (G. L.)
Gruppe : Gulnaria Leach.
5. Gulnaria orata Drap. var. lacastriita Cless. (U. G. W. K.
H. L. A.)
6. Gulnaria peregra Mïûl. var. elongata Cle^s. (U. G.)
7. Gîdnaria peregra M\û\. var. airta Cless. (U. G.)
Gruppe : Limnophysa Fitinger.
8. Limnophysa truncatula Miill. (U.)
SUBFAM. : PHYSINAE.
GENUS : PHYSA Drap.
1). Physa fontinalis L. (U. G. AY. H. L. A.)
MOLLUSKENTAIINA DES VIERAVALDSTÂTTERSEE8. 435
SUBFAM. : PLANORBINAE.
GENUS: PLANORBIS Guettard.
Section : Tropodiscus Stein.
10. Tropodiscus carinatus Mûll. (U. G. W. K. H. L. A.)
Section : Bathyomphalus Agassiz.
11. Bathyomphalus contmius L, (U. G. A.)
Section : Gyraulus Agassiz.
12. Gyrwalus defonnis Hartmann. (U. G. W.)
SUBFAM. : ANCYLINAE.
GENUS: ANCYLUS Geoffroy.
Section : Ancylastrum Bourguignat.
13. Ancylastrum capuloides Jan. (U. G. AV. K. H. L.)
FAMILIE : VALVATIDAE.
GENUS: VALVATA Millier.
Gruppe : CiNCiNNA Htibner.
14. Cincinna atdiqua Sowerby. (G. W. K. H. L.)
Gruppe : Tropidina, H. und A. Adams.
15. Tropidina depressa C. Pfeiffer. (G. W. K. H. L.)
FAMILIE : PALUDINIDAE.
SUBFAM. : BYTHINIINAE.
GENUS: BYTHLNIA Gray.
IG. Bythinia tentaculata L. \m. producta jNIke. (U. G. W. K.
H. L. A.)
17. Bythinia tentacidata h. var. ventricosaMkç:. (do).
436 GEORCx SURBECK.
KLASSE : BIVALVAE.
FAMILIE : UNIONIDAE.
GENUS : ANODONTA, Cuvier.
18. Anodonta mutahUis var. lacustrina Cless. (H. L.)
GENUS : UNIO Philippson.
19. Unio pictorum 1j. var. |9roëc/?MS Bourg. (H. L.)
20. TJmo bafavus Lamarck. (G. W. K. H. L.)
FAMILIE : CYGLADIDAE.
GENUS: PISIDIUM C. Pfeiffer.
Gruppe : Floiixixea Clessin.
21. Fisidnini amnicum Mlill. (U. G. H. K. L. A.)
Gruppe : Fossarina Clessin.
22. Pisidium nitidum Jeiiyiis. (G.)
23. Pisidium Clessini n. sp. (Tiefseepisidium, in alleu Becken
des Yierwaldstâttersees gesammelt).
Um einen bessern Ueberblick liber die Yerteilung der gesam-
melten Formen in den einzelnen Seebecken zu geben, lasse ich
zunâchst eine diesbezllgliche Tabelle folgen. Hernacli gelie ich
zur Besprecliung der einzelnen Arten und Varietâten liber. Die
nâheren Fundorte derselben sind in dem der Arbeit beigelegten
Kârtchen eingetragen.
MOLLUSKENTAUNA DES VIERWALD8TATTERSEES
487
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0^
438 GEORG SURBECK.
LITORALE MOLLUSKEN.
AmpMhina Pf'eifferi Rossmaessler.
Fimdort : Muotadelta, an Schilf.
Obschon dièse Art zu den liygrophilen Landsclinecken gehôrt,.
inuss ich doch erwâhnen, dass icli dieselbe an Schilf lierumkrie-
chend fand, das rings von Wasser umgeben war, allerdings bel
deiii aussergewohnlich hohen Wasserstande im August 1896, Bei
niedrigem Wasserstande stehen jene Schilfbestânde ausserhalb
des Sees auf sinnpfigem Boden. Es sind daher zwei Môglichkei-
ten vorhanden. Entweder sind die Tiere durch das Hochwasser
hierhin gescliwemmt worden iind haben am Schilf Rettung ge-
funden ; oder sie haben sich schon vorher am sumpligen Ufer des
Sees befiinden iind sind dann beim Hochwasser liber die Ober-
flâche des Wassers am Schilf emporgekrochen. Rossmàssler
{Iconographie pag. 92) fand die Art in Leipzig auf der Wasser-
oberflâche eines Teiches wie Limnaeen lieriimschwimmend.
Auch andere Forscher haben beobachtet, dass dièse Schnecke
ins Wasser gehe imd sich dort aufhalten kann. Ob dies ftir
lângere Zeit moglich ist, dariiber habe ich keine Angabe gefun-
den.
Das grôsste meiner drei gesammelten Exemplare hat eine
Hôhe von 1 3 mm imd einen Dnrchmesser von 6 mm, ist also ein
verhâltnismâssig grosses, zweijàhriges Tier. Form iind Farbe
der Gehâuse sind die typischen.
Lucena ohlonga Draparnaud.
Fîindort : Muotadelta.
Dièse Art fand ich neben Ampliihina Pfeifferi Rossm. am
Schilf des Muotadeltas, aber nurinzweivereinzeltenExemplaren.
Das Gehâuse ist 6 mm, die Mtindung desselben 3,5 mm lang.
Jedenfalls ist dièse Schnecke auf dieselbe Weise, wie ich es fiir
die vorhergehende Art annahm, infolge des Hochwassers hieher
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 43^
gelangt ; sie lebt, nach C'lessin (38), mehr als die iibrigen Siicci-
iieeii vom Wasser eiitfernt, kann also auf keinen Fall als eigent-
icher Seebewolmer angesehen werden.
Limnus stagnalis Linné.
1. var. proclucta Jul. Colbeaii.
Fundorte: Muotadelta; bei Kûssnach (leere, angescliwemmte
Gehàiise.)
2. var. targida Menke.
Fundorte : Muotadelta, « Inseli » bei Luzern.
Dièse Art scheint im Vierwaldstattersee spârlich vorhanden
zu sein. Lebend fand ich sie ani « Inseli » bei Luzern und in der
ziemlidi ruhigen Bucht beim Muotadelta; an letzterer Stelle
konnte ich vier Exemplare sammeln, worunter eines der var.
producta. Zwei der Gehàuse haben folgende Maassverhâltnisse :
var. producta: Lange des Gehâuses 42 mm.
Breite » » 18 mm.
Lange der Miindung 21 mm.
Breite » » 9 mm.
var. t/uylda: Lange des Gehâuses -42 umi.
Breite » ^> 22 nmi.
Lange der Miindung 25 mm.
Breite » » 13 mm.
Zwei leere Gehâuse der var. producta, die schon etwas verwit-
tert sind und deutlich die Hammerschlâgigkeit zeigen, waren
bei Kiissnach an's Land geschwemmt, so dass ihr fruherer Auf-
enthaltsort wohl in den grossen Schilfbestânden des Kiissnacher-
beckens zu suchen wâre. Letztere daraufhin zu untersuchen
war nicht mOglich, da man in dieselben mit einem Fahrzeug-
Avegen ihrer grossen Dichtigkeit und der geringen Wassertiefe
nicht eindringen kami. Beim Muotadelta sah ich die Tiere am
Scliilf kriechen, teils etwas iiber, teils unter dem WasserspiegeL
In den Schilfbestânden bei Alpnachstad, wo ich die Art etwa.
440 GEORG 8URBECK.
noch zu finden glaubte, koniite ich sie nicht entdecken. Viel-
leicht lâsst der im Al])nacherl)erkeii mit tiislirlier Reftelmassig-
keit auftretende Ostwiiid, sowie das bestandig triibe Wasser, eiii
<jedeihen dieser Art nicht zu, die eher an riihige, kleinere stag-
nierende Gewâsser gebunden zu sein scheint. Bourguignat(16)
fiihrt L. ><ta()naUs in seiner « JlaJacologie du lac des Quafre-
€antons» nicht an. Dièse Thatsache zeugt ebenfalls fiir (bis
sparliche Yorkonnnen dieser Species im Yierwaldstattersee.
Gulnaria ovafa Draparnaud.
var. lacustrina Clessin.
Fundorte : In allen Seebecken. und zwar auf folgenden Stre-
cken: Im Urner- und Gersauerbecken langs der ganzen beidsei-
tigen Ufer ; im Weggiserbecken von Zinnen bis Weggis und auf
dem ganzen Hnken Ufer. In allen diesen drei Seeteilen am recli-
ten Ufer bedeutend hâufiger als am gegeniiberliegenden. Im Ktlss-
Tiacherbecken spârlich vom Meggenhorn bis Kiissnach und bei
Postunen; im Hergiswilerbecken langs der beiden Ufer, am
westlichen hâufiger als am ôstlichen; im Luzernerbecken an bei-
den Ufernhàufig und im Alpnachersee ebenfalls langs der ganzen
Ufer, jedoch am nordwestlichen hâufiger als am sudostlichen.
Die vorliegende Art bat neben Tro2)odiscus carinatusvmd Bi/-
iJiinia tentacuJafa sowohl die weiteste Yerbreitung im A^ierwald-
stâttersee, als auch ist sie in grosser Individuenzahl vorhanden.
Die Form des Gehâuses variiert bei dieser Varietât in ziemlich
weiten Grenzen ; ich war daher liber dièse Form infolge Man-
gels an geniigendem Vergleichsmaterial etwas im Zweifel. Herr
Clessin, dem ich einige Exemplare einsandte, bestâtigte mir,
nach einem Vergleich mit seinem Material aus den oberbayeri-
schen 8een, dass aile meine Exemplare zu der var. lacustrina zu
ziehen seien. Er bemerkt dazu Folgendes: « Ich besitze die var.
lacustrina von mehreren oberba^xrischen Seen, aber aile Exem-
plare sind kleiner, als die Ihrigen, und ich vermute daher, dass in
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTER8EES. 441
(lieser Varietât iiur eine Jiigeiidform vorliegt, die sicli iii ilircr
Weiterentwickhini;- iiiehr der typisclien Form der Gidnarki orata
iialiert... Es ergiebt sicli eben bei dieser Varietât wiederdieselbe
Thatsaclie, dass die Seefaima die Eigeiitiimliclikeit hat, die Eiii-
zelindividueii der Arten luehr zii verândern, als ruhige, stille
Wasser iiiid dass daher die Formenkreise hier weiter gezogen
werdeii iiiûssen, als bei den letztern. »
Clessix (Deutsche ExkurslonsmoUuRjcenfamia) giebt als.
Lange des Gehâuses 1 1 mm an, wâhrend allerdings mein gross-
ies Exemplar eine Lange von 16 mm. erreicht. Was die Varia-
tion der einzelnen Gehâuse anbelangt, so betrifft dieselbe ver-
schiedene Punkte. So ist das Gewinde bei einigen Exemplaren
etwas mehr, bei andern etwas weniger liber die Miindung erha-
ben. Aiich die Form der ]Mtindung ist etwas verscliieden, beson-
ders was die obère Miindungsecke anbelangt, die bei einigen
Exemplaren mit dem letzten Umgang einen spitzen, bei andern
beinahe einen rechten Winkel bildet. Dadiirch, dass die Miin-
dung weiter wird, erlialten die Gehâuse iiberhaupt ein ziemlich
verscliiedenes Aussehen. Ich sehe aber davon ab, neue Varietâten
aufzusiellen, obschon solche schon aufGrund geringerer Verschie-
denheiien auseinander gehalten und benamii worden sind. Ich
halte dies hier aus verschiedenen Griinden nicht fiir angebracht.
Einerseits verweise ich auf die obige Bemerkung Clessins, dass
bei der Seefauna innerhalb der einzelnen Formenkreise ein wei-
terer Spielraum zugelassen werden muss. Anderseits sind die von
mir gefundenen Extrême durch Uebergânge verbunden, die eine
Trennung nicht zulassen, zudem stammen ja aile Exemplare aus
demselben See und kommen nebeneinander vor. Es wiirde also-
eine verschiedene Benennung auch nicht auf verschiedenartige
Fundorte hinweisen, was in gewissen Fâllen eine Aufstellung
von Varietâten rechtfertigt.
Die Farbe der Gehâuse ist bei allen gesammelten Exemplaren
konstant hellgelb, die Schalen waren niemals mit einem schlam-
442 GEORft SURBPXK.
migen Ueberzuge bedeckt. Trotz der geringen Dicke der Schale
erreicht dieselbe doch eiiie ziemliclie Festigkeit ; damit hâiigt
jedenfalls auch zum Teil das sehr zahlreicbe Auftreten der Art
am rechten Ufer des Urner- iind Gersauerbeckeiis zusammen,
<las doch in hohem Grade dem Wellenschlage ausgesetzt ist. Dazu
kommen aber noch aiidere Faktoreii, aiif die icli spâter zuriick-
kominen werde.
Die grussten Exemplare saiumelte ich am linken Ufer des
Weggiserbeckens (Lange 16 mm), sowie im Alpnachersee und
Luzernerbecken (Lange L3,5 mm), wâhrend diejenigen ans den
iibrigen Seeteilen eine Lange von 12 mm nicht iiberschreiten.
Merkwurdigerweise fûhrt Bourguignaï (16) dièse hâufig
vorkommende Art nicht an; auch fand ich in seiner Sammlung
kein Exemplar von Gulnaria ovata ans dem Vierwaklstâttersee.
Er fand aber Linrrmea limosa Moq.-Tand. (= L. ovata Drap) in
verschiedenen Zutiiissen des Sees und in Wasserlâufen der Um-
-gebung. Es ist anzunehmen, dass ursprïnighch dièse Limnaea
ovata aus den Zutiûssen eingewandert ist, und dass aus ihr die
Form der var. lacustrina hervorgegangen ist.
Limnaea auriculariaxM'. caitalis, ftir die Bourguigxat (16)
als Fundort das Klissnacherbecken angiebt, und von der in sei-
ner Sannnhnig ein Exemplar von iiber 20 mm Lange vorhanden
ist, konnte ich nicht finden.
Gulnaria, peveffva Millier.
1. var. eloiiffata Clessin.
2. var. curtu Clessin.
Fundorfe : Urnerbecken und Gersauerbecken (in beiden See-
teilen links- und rechtsufrig.)
Dièse Art fand ich nur im oberen See, und zwarvorzugsweise
im Gersauerbecken in grosser Menge. Ich traf sie iunner an
Steinen, die hart am Rande des Ufers lagen und nur wenige cm.
Yom AVasser bedeckt waren, niemals aber ausserhalb des Was-
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALD8TÂTTERSEES. 443
sers. Es ist dies die eiiizige Form, die mir in so grossen Gesell-
schaften begegnete ; bei Kindlismord z. B., an der Streke zwi-
schen Gersaii und Brunnen, konnte ich in wenigen Minuten eine
sehr grosse Anzalil von Exeniplaren sammeln ; fast an jedem Stein
sassen eines oder mehrere dieser Tiere. Ebenso ist es, neben
JJi/fhinia tentaculata, die einzige Sclmecke, die icb aufderOber-
seite der Steine sich tummehi sah ; der krâftig entwickelte Fuss
erlaubt ihr, sich fest an die Unterlage anzuheften, so dass sie
weniger, als viele andere Schnecken, der Gefahr ausgesetzt ist,
von den Wellen weggespillt zu werden. Uebrigens fand ich Gul-
naria peregra auch mehr an geschtitzteren Stellen, wie z. B. bei
Kindhsmord inid in einer ktinsthchen Bucht bei Beckenried.
Jedenfalls ist sie aber durch ihr grôsseres Gehâuse mehr anf die
Oberiiache der Steine angewiesen, als Physen und Phinorl)en,
welche sich durch das enge Labyrinth unter Schuttliaklen
durchzuzwângen vermôgen. Es scheinen die Thatsachen, dass
Gulnaria peregra so nahe ain Ufer an sehr seichten Stellen und oft
auf den Steinen sich auf hait, auf das grosse Sauerstotïbediirfnis
dieser Art hinzuweisen. Auch ist anzunehmen, dass dièse Tiere
verhâltnismâssig rascli dem Wasserniveau zu folgen im Stande
sind ; demi zu jener Zeit, als ich im oberen See sannnelte, Au-
gust-September 1896, hatte der Wasserstand eine ungewohn-
liclie Hohe erreicht und dennoch hielten sich die Limnaeen mei-
stens am âussersten Rande des Wasserspiegels auf. Im Winter,
am 27. November 1896, fand ich bei Brunnen an einer Stelle,
die nn Sommer stark mit Gulnaria peref/ra bevolkert war, nur
ein einziges Exemplar; auf einer Excursion im Winter 1897-
1898 gar keines. Ich vermutete zunâchst, dass die Tiere dem
jetzt bedeutend zuriickgetretenen Wasserspiegel niclit hatten
folgen konnen ; aber ailes Suchen nach der Art unter den nun im
Trockenen liegenden Steinen war vergebens. Leider war es mir
niclit moglich, in der gleicheii Jahreszeit nocli andere, almliche
Fundorte daraufhin zu untersuchen. Doch darfwohlgesagtwer-
444 GEORG SURBECK.
den, dass dièse Tiere es vorzielieii, sich im Winter tiefer unter
die Steine iind den Schlamm ziiriickzuziehen, als dass sie sich
bei eintretender Kiilte aiif das leste Laiid begebeii, wie nach
RossMÀSSLER (95. pag. 98) von Voith meint.
Nebeneinander, an denselben Finidorten, fand ich zwei
Formen, die Clessin (38) als var. elongata inid var. cmia be-
schreibt. Folgende Maasangaben môclite ich einander gegentiber-
stellen (Ig. bedeutet Lange des Gewindes, Im. Lange der Miin-
dung). Ans dem Urnerbecken :
var. elongata Ig. 8 mm., Im, 8 mm.
var. curta Ig. 5,5 mm., Im. 8 nnn.
Ans dem Gersauerbecken :
var. elongata Ig. 7,5 mm, Im. 8 mm.
var. curta Ig. 6 mm., Im. 8 mm.
Die Wolbung der Umgiinge bei var. curta ist erheblich stârker,
als bei der schlankeren var. elongata. Die beiden Extrême sind
aber in meinem gesammelten Material durch aile Uebergânge
verbunden. Die grossten Gehâiise zeigen eine Lange von 1 6 mm.
Was die Farbe anbelangt, so ist dieselbe bei allen Exemplaren
fast konstant das typische Hornbraun ; nur hie und da tritt ein
dimkleres oder mehr gelbes Exemplar auf, was natiirlich auch
mit der Dicke der Schalen zusammenhângt. Im Allgemeinen
darf ich sagen, dass das rechte Ufer, sowohl im Urner- als im
Gersauerbecken, dieser Art glinstigere Verhâltnisse zii bieten
scheint ; denn im Gegensatz zum linken Ufer fand ich hier eine
grôssere Zahl von Individuen, die im Ganzen auch festschaliger,
dunkler und von bedeutenderen Dimensionen waren.
Limnophgsa truncatula Millier.
Fundort : bei Brunnen.
Limnophgsa truncatula habe ich unter Steinen bei derMauer
des Fohnhafens von Brunnen gesannnelt, und zwar nur in ganz
wenigen und kleinen Exemplaren (Lange 4 mm). Nach Clessin
MOLLUSKENFAUNA DES VIERAVALDSTÂTTERSEES. 445
(38) scliwaiikt die Lange des Gehauses bei dieser Art je iiach deii
Fiindorteii zwischen 3,5 mm. uiid 11 mm. Im Vienvaldstattersee
scheiiien sicli dièse Limnteen nicht eiiigebiirgert zii liaben ; demi
ich begegnete ihneii sonst nirgends, als an der angegebenen
Fiindstelle. Ich bin daher geneigt, anzunehmen. dass die gesam-
melten Tiere ans dem sogenannten «Lehwasser» stammen, das
in den Fohnhafen von P>rnnnen einnnindet. Es ist dies ein lîach,
der von mehreren Qiiellen gespeist wird ; in solchen hait sich die
vorliegende Art mit Vorhebe auf. Leider war es mir nicht môg-
lich, den lîach auf das Vorhandensein von L. triincatiild zn
untersuchen; doch gibt Bourguignat (16, pag. 49) das sehr
haufige Vorkommen der Schnecke in einigen Bachen der Uni-
gebmig an ; im See selbst hat er sie nicht gefunden. Die Exem-
plare ans Bourguignat' s Genfer tSammlung stimmen mit den
meinigen an Form und Grosse iiberein. Im Hinblick darauf
dlirfte die oben ausgesprochene Yermiitung der AVirklichkeit
entspreclien. Clessix (34) gibt L. fiimcatula anch ans dem
Chiemsee an; bemerkt aber dazu, dass dièse Schnecke wohl
nicht im See selbst lebe, sondern in zufliessenden Qnellen.
Pliysa fontinalis Linné.
Fundorte : Urnerbecken, (an dem rechten Ufer vom Beuss-
delta bis Brunnen, am linken von Boschriiti bis Schwiindlen) ;
Gersanerbecken (am ganzen rechten Ufer, linksiifrig vonBecken-
ried bis zur nnteren Nase); Weggiserbecken (obère Nase bis
Liitzelau); Hergiswilerbecken (lângs beider Ufer); Luzerner-
becken (linksufrig zwischen Kastanienbaum und Tribschen);
Alpnacherbecken (lângs beider Ufer).
Physa fontinalis felilte mir nur im Kiissnacherbecken ; doch
ist bei dem auch in denubrigenSeeteilenspârlichenVorkonnnen
dieser Art anzunehmen, dass sie auch im genannten Seebecken
in geringer Individuenzahl vertreten ist : sie kaim mir beim Sam-
meln zufâllig entgangen sei.
Rev. Suisse de Zool.. T. 6. 1899. 30
446 GEORG SURBECK.
Clessin (38) betoiit, dass die Gehâuseforni von Vli. fontinalis
sehr konstaiit ist, und ich kanii bestatigeii, dass dies die einzige
Schnecke ist. die in alleii Beckeii des 8ees aiicli niclit die gering-
ste Formverscliiedenheit aufweist. Aile ûbrigen Arten zeigen
melir oder weniger grosse Verschiedenheiten an den verscliiede-
nen Fundorten. Niir in der Farbe variieren nieine Exemplare,
un.d zwar treten nebeneinander liellere und dunklere Nuancen
aiif. Das grôsste Exemplar liât eiiie Lange von 8 mm., iiberliaupt
fand ich im grossen Ganzen mehr kleine und unausgewaclisene
Tiere. Nie begegnete mir die vorliegende Art in grosserer Ge-
sellschaft, wie dies z. B. bei Bi/thinia fentamiJata an verschie-
denen Stellen der Fall war, sondern sie ist sporadisch wohl am
ganzen Ufer des Vierwaldstattersees verteilt. Icli sammelte Physa
fontinalis stets unter 8teinen ; an Wasserpflanzen kriecliend kam
sie mir nie zu Gesiclit. Ein Suclien nach Phi/sa fontlnalk im
Winter war ohne Erfolg ; ob sicli dièse Schnecke nach Art andrer
Limnseiden in den Schlamm zurûckzieht, vermag ich nicht zu
entscheiden; dass ich sie zu jenerZeit nicht antraf. konnte auch
m Zusammenhang gebracht werden mit der kleinen Individuen-
zahl, welche die Art in unserem See aufweist. Wemi aber Clessin
(31) sagt, dass Phijsa fontinalis das Einfrieren iiber Nacht sehr
gut aushalte, so ist damit nicht ausgedriickt, dass diesen Tieren
niedrige Tempérât ur zutraglich sei, und dass sie sich nicht, wie
andere Arten, im AVinter verkriechen.
Tropodiscus car'inatus Millier.
Fiindorfe: In alleu Seebecken, und zwar folgenderuuissen
verteilt : im Urnerbecken am ganzen linken Ufer spârlich, ebenso
rechtsufrig von Sisikon bis Brunnen, sehr haufig dagegen von
Flûelen gegen Sisikon, im Gersauerbecken von Treib bis Becken-
ried spârlich, von da bis zur untern Nase hâufiger, am rechten
Ufer sehr hâulig, im AYeggiserbecken lângs beiderUfer ziemlich
spârlich, im KUssnacherbecken nur am westlichenUfer, in weni-
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 447
gen Exemplareii ; ain ostlichen Ufer des Hergiswilerbeckens spâr-
licli, liaiiiiger am westliclien Ufer, aber nur zwischen Kastanien-
bauin iiiid Hergiswil. iiu Liizernerbecken linksiitViiizieinlicli haii-
tiii'. weiiiger am recliteii Ufer; ini gaiizeii Al})iiacliersee sparlich
Yorhanden,
TropiMllseus carhiatus zeigt eiiie weite Verbreitung im Vier-
waldstâttersee. Im Allgemeineii ist dièse Art iii grosser Iiidivi-
dueiizahl vorlianden. doch ist dies mehr iii deii beiden oberen See-
beckeii der Fall ; hier wiederum spriiigt, sowolil im Urner- als
im (lersauerbecken, das weitaus hâutigere Vorkummen am rech-
teii Ufer in die Augeii. Auffallend ist die Kleinheit aller gefun-
denen Exemplare, die aber besonders bei dieser Form leicht zu
erklareii ist. Die grôssten Exemplare werden in Weiliern iind
Ttim])eln gefmiden: durcli die Hache Form der Gehâiise ist die
Art aber in stark bewegten Seen, wie z. B. dem Vierwaldstâtter-
see, gegentiber den andern Sclmecken wolil am meisten den
scliadlichen Wirkungen des Wellenschlagês ausgesetzt. Ich habe
sie nie an Wasserpflanzen gefunden; sie muss sich. iim einiger-
massen Schiitz zu iinden, wie die andern Sclmecken miter den
îSteinen des Ufers aufhalten. Die Ausbildung grosser Gehause
ist hier nicht moglich; auch iinden dièse Tiere an solchen Aiif-
enthaltsorten nicht iiberall so reichliche und zusagende Nahr-
ung, wie andenphanerogamenPflanzenunsererkleinen, stehen-
den Gewâsser. und so bildet sich die sogenannte Hungerform
aus. Clessin (34) betont die Kleinheit von Tropodlscus carinafus
auch aus demChiemsee; ferner erwalmt auch Rofflï:x (1)3),
die Exemplare von F/anorbis carinatiis aus dem Brienzersee
seien « de petite taille ». Dièse analogenFalle weisendaraufhiii,
dass <lie vorliegende Art in grosseren Seen im Allgemeinen keine
grossen Formen ausbildet.
Mein grosstes Exemplar besitzt einen Durchmesser von 1 1
inm. und stannnt aus der ruhigen Bucht bei ïribschen am liidven
Ufer des Luzernerbeckens. Im Uebrigen schwankt der Durch-
448 OEORG SURBECK.
messer iin Allgemeiiien zwisclieii .S iind 10 mm. ; iiur bci deiî
Exeiiiplareii ans dem Urnerbecken ubersteigt er 7 mm. iiicht.
Form iiiid Farbe der Gehause sind bei allen Exemplaieii ziem-
licli koiistant; niir vereiiizelt treten etwa solche auf, die eiiie
etwas stârkere Wôlbimg der Umgânge zeigeii. Iiii Vergleich zii
Gehâusen, die ich von aiidern Fundorten 8ah, sind die nieinigen
sehr dlimischalig nnd dnrchscheinend ; die Farbe ist ein belles
Horngelb. Nur die Gebanse der bei Rebmatt im Kiissnacber-
becken gesammelten Tiere waren mit einer brannen Scbbimm-
kruste iiberzogen.
Neben Anqilastrum cajmJ ouïes ist die vorliegende Art die ein-
zige, die icb im Winter in grosserer Anzahl antraf. So sammelte
ich sâmmtliche Exemplare ans dem Kiissnacherbecken Ende
November 1896, nnd um die gleiclie Zeit fand idi die Art auf
einer Exknrsion bei Brnnnen in fast gleiclier Menge, wie icb sie
dort im Sommer sab. Am gleichen Fundorte sammelte icb aber
im Sommer andere Arten, von denen ich im Winter bei sorg-
faltigstem Suchen nichts entdecken konnte.
Bei weitem nicht so hantig, wie die eben besprochene Art.
trifft man folgenden Planorhls im Yierwaldstâttersee an.
Bathyomphalus coiiforfus Liinié.
Fundorte: Urnerbecken (am rechten Ufer stelkniweise
massenhaft, am linken nur ein Exemplar), Gersauerbecken
(làngs des ganzen rechten Ufers und linksufrig zwischen Treib
und Beckenried), Alpnachersee (am siidôstlichen Ufer sehr
sparlich).
BuURGLTiGNAT (1()) gibt als Fundort fiir l'hoiorh/s eontortuR
das Seeufer bei Kiissnacht und den Rothsee an und fiigt bei :
« assez rare ». Ich liabe dièse Art in den untern Seebecken nir-
gends gefunden, als im Alpnachersee in zwei unausgewachsenen
Exemplaren unter Steinen am siidôstlichen Ufer. Im Gersauer-
becken traf ich sie ziemlich sparlich, und inir in der Niibe von
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEE8. 449
Brunneii. am rechten Ufer des Unierbeckens, konnte ich eiiie
sehr grosse Anzalil P]xemplare sanimeln: die Tiere hielten sicli
uiiter SteineninGesellschaft von Bjith'nrkitenfacîdata nnd Phî/sa
fonfhmlis oder in dem die Steine iiberdeckenden Algeniil)erzug
îiiif. J)a (lie Gehâuse sehrklein sind und ihreFarbe nieistens mit
<ler der Steine ubereinstininit, sind sie ziemlich schwer zu finden.
znmal sie fast innner mit einem mehr oder weniger starken
Scbbimmiiberziig bedeckt waren. Ich muss bemerken, dass icli
die Art nur an ruhigen, geschtltzen Orten fand, ich wundere
mich daher, dass sie mir in den ruhigen Buchten der unteren
Seeteile nicht begegnete. Docli ist es nicht ausgeschlossen, dass
sie auch hier aut'tritt, iminerhin aber — ich darf dies in Anbe-
tracht der auf das Sammehi verwendeten iSorgfalt wohl sagen —
nur vereinzelt und selten, was ja auch Bourguigxat (16) betont.
Die Farbe meiner Gehâuse ist ein mehr oder weniger dunkles
Hornbraun. Die grôssten Exemplare, die ich fand, besitzen einen
Durchmesser von nur 4 mm., sind aber ausgewachsen. Clessin
(38) gibt als Durchmesser fur B. contorfus 6,5 mm., die meisten
Autoren 4 — 6 mm. an. Die Art neigt gerne zur Bildung von De-
formitâten der Gehâuseform, was ich an einigen Exemplaren be-
obachten konnte ; im Uebrigen l)ewalirt dièse Form, wie Fhysa
fontinalis, eine grosse Konstanz.
Gyraidus defornils Hartmann.
Fundorte : Urnerbecken (z wischen Franziskustunnel und Dorni ,
ebenso zwischen Fllielen und Dorni spârlich) Gersauerbecken
(rechtsufrig zwischen Gersau und der obern Nase, linksufrig
zwischen Treib und Beckenried, ferner ein leeres Gehâuse in
ô m. Tiefe be; St. Antoni) Weggiserbecken (zwischen ob. Nase
und der Lûtzelau).
Gyraidus deformis Hartmann habe ich in den unteren See-
becken nicht gefunden, in den drei oberen nur sehr spârlich ; im
Urner- und Weggiserbecken nur am rechten Ufer, im Gersauer-
450 GEORG SURBECK.
becken sowohl links- als rechtsufrig. Ans dem Urnerbecken be-
sitze ich eiii kleines Exeiiiplar, das die Umgaiige scalarideiiartig
aufzurollen begiiint, und ans deinselbeii Seebeckeii ein grusseres-
Exemplar mit einer Gewindeabnormitàt, die etwa der Abbildiing,
welche Hartmann (61, Tafel 35, fig. 4) gibt, entspricht. Die
Gewinde der iibrigen gefundenen Gehâuse siiid weniger abnorm
gestaltet, doch zeigt keiii einziges eine vollkoininene Regehiiâs-
sigkeit. Das grosste gesammelte Exemplar liât einen Durchmesser
von 7 nnn. und eine Hohe von 2 nnn. Die Farbe meiner Gehause
stimmt sehr gut iiberein mit derjenigen, die Hartmann (61) in
seinen Abbildnngen aiif Tafel 27,tig. 1 mid 2 wiedergegeben hat.
CTijrafdus deformis mag als gute Art gelten, doch ist sie sehr
eng mit Planorhis albus Milll. {hispidus Drap. ) verbnnden. Als
Hauptiniterschied von diesem letzterem gibt Hartmann (61) das
engere Gewinde, das sich ganz allmahlich erweitert, an, wâhrend
Clessin (38) einen deiitlichen Kiel als Charakteristicum ftir de-
formis anfiihrt. Was nun diesen Kiel anbelangt, so stimmt die
Beschreibiing Clessin's («mit deutlichem Kiele») nicht iiberein
mit derjenigen Hartmanns ; letztgenannter Aiitor sagt namlicli
(61, pag. 96), dass dieUmgange «zwar A-eiwe eigentlicheCarina,
aber doch einen «et iras f/eschdrften Rand» bilden. » Dies kanit
ich aiich an meinen Exemplaren erkennen, besonders deutlich
aber an den grôsseren Gehâusen. Hartmann (61) sagt aberauch
in der Beschreibung von G y ra ni us hispidus Drap. (FJanorhis al-
hus Mtill.) Folgendes : «Die Gewinde haben zwar keinen Kiel, da
sie aber etwas gew(»lbt sind, so entsteht gieichwohl einige Ver-
schâriinig, besonders an alten Individuen, an jmigen ist keine
Spur davon. » In der gleichen Beschreibmig (pag. 92) fûhrt der
genannte Autor eine Abart von G. hispidus an, einen «Uebergang
zu G. deformis, welclier bei erweiterter Miindung doch einen
Umgang mehr hat, und sich daher ebenso schwer von hispidus:
normcdis, als von deformis unterscheiden lasst. Yiele Individueni
iiaheiTi sich aucli inBetreffderErweiterung oder Yerengung des
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 451
letzten Uinganges bakl diesem, bald jenem inehr. » Es sind also
Uebergânge vorliaiiden. die G. dcformis mit PL albiis Miill. ver-
bindeii. Offeiibar gehort aiicli F/auorhis Crosseanus, den BoUR-
GUIGNAT (16)beschreibtimd abbildet (PI. l,fig. 13^15) liieher,
doch erwiihiit der Aiitor iiichts voii einer Andeutimg des Kieles,
so dass seine Fonn walirscheinlich ein Zwischenglied zwischen
alhus iind defonnis darstellt, was sich mir bei einem Vergleich
der im Genfer Museiiiii liegeiiden Exemplare bestjitigte. BouR-
(lUiGXAT bat seine Art nicht im Vierwaldstiittersee selbst, son-
dern in einem Simipfe bei Littaii und im Rotseê bei Liizern ge-
funden. Auffallend ist, dass Clessin in seiner Molluskenfanna
Oesterreich-Ungarns und der Schweiz die Art Bourguignats,
aucb nnter den Synonyma nicht anfiihrt.
Ueber die Verbreitung sclireibt Clessin (39, pag. 578) «nur
im Bodensee» und an anderer Stelle (38, pag. 423) «in einigen
der grossen Seen derbayerischen Alpen.» Hartmann selbst aber
fand die Form aiisser im Bodensee noch in den Nebenkanâlen
des Rheines bei Rheinek und bemerkt, dass sie sich auch bei
Schmerikon am Ziirichersee vorfindet. Sowold Hartmann aïs
Clessin konnen licmorhls devians Porro iiach Beschreibung und
Abbildung, die der Autor gibt, nicht ftir identisch mit der vor-
Hegenden Art hahen ; doch hat Porro selbst die ihm von Hart-
mann aus dem Bodensee zugesandten Exemplare als seinen de-
vians bestimmt.
(lestiitzt auf meine Funde im Vierwaldstiittersee und auf die
besprochene Verwandtschaft mit Flanorhis alhus Miill. môclite
ich fur die vorliegende Art eine weitere Verbreitung annehmen,
als dies Clessin thut, wenn er sagt, dass sie «auf wenige Seen
beschrânkt» sei. Denn einesteils ist sie gewiss schon als PL albus
oder als eine Abnormitat desselben angesehen worden, und an-
dernteils wird sie sich auch noch in Seen finden, die noch
keiner genauen Untersuchung unterzogen wurden. In den Seen
mit steinigen Ufern, die vom Wellenschlage beunruhigt werden.
452 GE0RC4 SURBECK.
zweigt sicli G. deformis jedenfalls leicht von PI. albus ab, indem
daim Gewiiideverschiebiiiiiien auftreteii. die Umgânge langsampr
zuiielnuoii, gedriU'kter werdeii iiiid so eiiieii geseliârfteii llaiid
l)il(l('ii. Icli l)iii zwar der Ansicht, dass mit der Artenmacherei
auf dcm Gebiet der Mollusken des Guteii zu viel geschehen sei,
aber in Fillleii, wo diircli aiissere P]iiitlûsse eine bestimmte Art
so niodificiert wird, dass sie gewissermasseii die Verhâltnisse
ihres Wohnortes zur Schau tragt, halte ich es docli filr gut, deii
Grundsatz zu befolgen, den von Marïens (78) citiert : « melius
est distingiiere qiiam confundere. » Dies wird derFall sein, so lange
man sicli bei der Bestimmung nocli fast ausschliesslicli an die
Gehause hait, d. h. bis die systematische Einteilung unserer
Mollusken auf der Grundlage der Anatomie reorganisiert sein
wird. Bei der vorliegenden Art nun ist der Name nacli dem un-
regelniassig geworfenen Gewinde gegeben. von dem aus man
wieder auf den AVohnort schliessen kann. Sie wurde bis jetzt
nie in ruhigen Tiimpeln oder Teichen gefunden, sondern immer
nur an Seeufern, die mehr oder weniger dem Wellenschlage aus-
gesetztsind. Dies istbekanntlichimYierwaldstâttersee inhohem
Masse der Fall.
Ancylastrum capuloides Jan.
Fimdorte : Urnerbecken (lângs beider Ufer), Gersauerbecken
(am ganzen rechten Ufer, linksufrig von Treib bis Buochs), Weg-
giserbecken (ob. Nase-Llitzelau, Zinnen-Weggis), Ktissnacher-
becken (bei liebmatt), Hergiswilerbecken (von Kastanienbaum
bis Hergiswil sehr spârlich, von da hâutiger bis Stansstad), Lu-
zernerbecken (von Kastanienbaum bis Tribschen und am Meg-
genhorn spârlich, hâutiger beim «Seehof» Luzern.
Eine âhnliche Yerbreitung im Vierwaldstâttersee, wie Tropo-
discus caninduH, zeigt auch Ancijlastnini capuloides, nur fehit
mir letzere Form gânzlich aus dem Alpnachersee, wie auch vom
ganzen Ufer, das zwischen Buochs und Stansstad liegt, Daftir
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 453
tritt sie in grosser Individu enzahl aiif ain Ufer von Weggis bis
Zinnen, auf welclier Strecke icli T. cwrmatus niclit fand. Wenn
icli bei letzterer Art auf die auffallende Kleinheit der Gehâuse
binwies, so ist bei A. capidoides das Gegenteil zu sagen. Neben
kleineren, unausgewachsenen Exemplaren traf ich an den meisten
Fundorten grôssere Gehause von 8 und 9 nnn. Lângsdurchmesser
an, iin Yergieich zu andern Ancylinen unserer Gegend eine ganz
betrâcbtliche Grosse. Clessin (121) erwâbnt, dass J.??c. capii-
loides auch in Schweizerseen die ungewôhnlicbe Grosse von
10 mm. Langsdurclimesser erreiclit. Dièse Art istwolil von allen
andern im Vierwaldstâttersee gefundenen Formen am besten ge-
scliiitzt gegen den Wellenschlag, da sie sicli ungemein fest an
ihrer Unterlage anheften kann. Daraus erklârt sicli das stellen-
weise massenhafte Auftreten der Tiere auch an wenig geschiitz-
ten Lokalitâten. Ich samnielte sie nicht blos unter, sondern auch
auf den Steinen des Ufers, an eingerammten Pfâhlen, an Mauern,
die l)ei bewegtem See stark von den Wellen mitgenommen wer-
den. An Wasserpflanzen allerdings traf ich A. ccqiidoides nie mi;
die Tiere bediirfen eben einer solideren Unterlage. André (8)
macht darauf aufmerksam. dass Aïicylus nie an Blâttern etc.
nagt. Die Xahrung dieser Mollusken besteht aus Algen, Diato-
meen etc., und dièse finden sich an ihren Aufenthaksorten in
grosser Menge, wie ich aus dem Darminhalt aufSchnitten er-
sehen konnte. Sie sind, wie André (1. c.) bemerkt, durch ihre
Lebensweise gegew Clepsinen und Neplielis, die sonstigen Feinde
der Susswassersclmecken, sehr gut geschutzt. Aus allen diesen
Vorteilen andern Gasteropoden gegentiber erklârt sich das gute
Gedeihen der Ancylinen auch im Vierwaldstâttersee.
Wie W\ Bcdhyomplicdus confortus tiel mir auch bei Ane. çapH-
loides das Auftreten von eigentlichen Gesellschaften an einzelnen
StelhMi auf. Dies habe ich z. B. bei Gersau an eingerammten
Ptalden von Badehâusclien und Schiffhiitten, oder wiederum bei
Fliielen an Hafenmauern beobachtet. EndeNovember 1890 fand
454 GEORG SURBECK.
icli die Art bei Luzern lebeiid in feuchten Mauerritzen am Ufer,,
aber etwa 20 cm liber der Wasseroberfiache, nachdem der hohe
Wasserstand des îSees, der den Soiiimer liber vorgelieiTsclit batte,
bedeutend ziiriick gegaiigen war. Ebeufalls Eiide November fand
ich die Fonii in grôsserer Anzahl iieben TropotUscus carlnatns
bei Brimnen.
Die Gehâiise der gesammelten Exemplare waren meist ziem-
lich stark besetzt mit Infusorien und Algen (meist Diatoineen),
aiich kanii ich die von André (8) gemachte Beobachtung be-
stâtigen, dass im Periostraciim der Schale Diatomeen einge-
schlossen sind. Die Gehause der im Kiissnacherbecken, bei
Ptebmatt, gesammelten Exemplare sind mit einer braunen Kriiste
ilberzogen, wie diejenigen von Tr. carmatus, die ich an jener
Stelle fand.
Beim Vergleich meiner Exemplare mit denjenigen in der Gen-
fer Sammhmg von Boue guignât habe ich eine voUige Ueberein-
stimmimg gefunden mit den Schalen, die von Fliielen, ans dem
Luganersee und selbst ans Sicilien vorhanden sind.
Cincinna ardiqua Sowerby.
Ftindorfe : Gersauerbecken (beimMiiotadelta undFallenbach,
bei Kindlismord und St. Antoni), Weggiserbecken (an verschie-
denen Stellen des linken Ufers, rechtsufrig bei Weggis), Kiiss-
nacherbecken (an beiden Ufern verteilt), Hergiswilerbecken
(am ganzen westlichen Ufer, am ôstlichen nur bei Kehrsiten,
gegeniiber von Kastanienbaum), Luzernerbecken (lângs beider
Ufei-).
Cincinna antiqua ist im Vierwaldstâttersee sowohl weit ver-
breitet, als auchandeneinzelnenFundortenmeistinsehr grosser
Individuenzahl vorhanden. Nur aus dem Urnerbecken und dem
Alpnachersee fehlt mir die Art vollstândig. Wie ist dièse That-
saclie zu erklâren?
Das Urnerbecken bietet mit seinen steilen, felsigen Ufern^
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 455
seiiieii ISchuttkegeln uiid Gerôllhalden, einer Schlaminschnecke
sehr weiiig geeiiïiiete Aiifeiitlialtsorte. Die einzige Stelle, wo das
Ufer Hacher iind der Boden aiifgrossere Strecken liinmit Schlaiiim
bedeckt ist, bildet die Abdacliiiiig im obersteii ïeile des Sees mit
Fliielen, Seedorf und der Reussiniiiidung. Dièse Bu clit bietet fiir
eiiie Uferfaima einigermasseii giinstige Verhaltiiisse. Ich fand
hier nebeii einigen Gasteropoden, die auch soiist im Urnerbeckea
vorkommeii, haiiptsachhcli in grosser Menge Fisidium ammeum.
Dièse Art ist aber ans den Zutitissen in die Seen eingewandert^
und es ist also ihr Vorkonnnen an der genannten Lokalitat, be-
sonders bei der Xâhe der Beussmlindung, leicht erklârlich. Ein
Vorkonnnen von Cincinrta antiqua an- derselben Stelle miisste
aber dafiir sprechen, dass dièse Species aus den unteren See-
becken liinaufgewandert, oder, was.doch gewiss sehr sehen ist^
durch Wasservogel hieher verschleppt worden sei. Denn wie die
Valvaten iiberliaupt vorzugsweise in stagnierenden Gewâssern
vorkommen, so ist Gincinna antiqua speciell eine Art, die wohl
luu' in Seen von grosseren Dimensionen sich auf hjilt (cf. Clessin
30, pag. 458). An ein Einwandern aus Zufliissen wâre also nicht
zu denken. Dem Hinaufwandern aus den untern Seeteilen hin-
gegen scheinen sich in der Uferbeschattenheit des Urnerbeckens-
uniiberwindliche Schranken entgegenzustellen. Ein solches Vor-
dringenwâre nur in grosseren Tief en auf demschlammigenGrunde
denkbar. Dagegen spricht aber wiederum die ïhatsache, dass in
meinenDredgezûgen aus grôsserer Tiefe keine lebenden Valvaten
enthalten\varenun(lleere,ver\vitterteSchalenhochstselten. Dièse
letzteren sind wohl auf passivem Wege in die Tiefe gelangt. Das-
selbe gilt wohl auch fiir die wenigen lebenden Exemplare, die
ich noch in einer Tiefe zwischen 10 und 15 m. bei Kindlismord
und bei Weggis fand. Obwohl das Urnerbecken der am stârksten
von Winden bewegte Seeteil ist, mochte ich doch hierin nicht
den Grund des Fehlens von Valvaten erblicken, da Arten sich
vorfinden, wie Phi/sa fontinaUs und andere, auf deren Gedeihen
450 C4E0RG SURBECK.
sonst starke Beweguiig des Wassers einen nachteiligen Eiiifluss
ausiibt. Eiii solcher Eintiuss lâsst sicli allerdings iii gewisser Hin-
siclit, vvie icli spâter iiocli zeigeii werde, besoiiders an der Faiiiia
des Urnersees erkennen, docli kann maii, wie gesagt, kaiiiii
amiehiiien, dass starkeWellenbewegungalleiii das vôllige Fehlen
eiiier Art bedingen kann.
Dies dûrfte aucb in Bezug auf das Fehlen von Cincinna cmfiqua
im Alpnachersee gelten. Hier bângt dasselbe wahrscheinlich da-
mit zusanmien, dass das Wasser dièses Seebeckens jahraus, jahr-
ein mehr oder weniger trtibe ist. Es scheinen sich also die Aus-
sagen verschiedener Autoren, dass Valvafa klares, reines Wasser
liebe, zu bestâtigen. Allerdings wird der Alpnachersee auch fast
bestandig durcli Winde in Bewegung gehalten, woraiif icli mich
bei der Besprechung der einzelnen Seebecken naher einlassen
werde.
Was das gesannnelte Material anbelangt, so fàllt zuerst die
meist bedeutende Grosse der Gehâuse anf. Clessix (38, pag. 457)
gibt an, dass die Hohe vom Normalmaass von 5,5 mm. sicli bis zii
einer solchen von 7,5 mm. aiisdehnen konne. Meingrôsstes Exem-
plar bat nun eine Hohe von 10 nnn.. und Gehaiise von 7,8 und 9
mm. sind miter meinem Material nichts aiissergewohnliches. Es
ist dies um so autïallender, als sonst fast aile Sclmecken, ausser
etwa Bythinia und einzelnen Exemplaren von Ancylastrum
capiiloldcH, im Vierwaldstâttersee nur kleine Formen ausbilden,
die oft nicht einmal das Normalmaass erreichen. Aile dièse
Gênera sind eben gegen âussere schadliche Einli lisse mehr oder
weniger geschûtzt; Vah-af a imd Bi/tkiiria durch ihren Deckel,
Af/ci/his durch sein Vermôgen, sich patellenartig sehr fest an
seine Unterlage anzuheften und den ganzen Korper von der
Aussenwelt abzuschliessen.
Die Gehâuse der vorliegenden Art erhalten ein etwas ver-
schiedenes Aussehen dadurch, dass das Yerhâltnis der Hohe zur
Breite sich nicht iiberall gleich bleibt, weil die Umgânge sich
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTÏER8EES. 457
l»al(l iiielir, bald weiiiger ûbereiiiaiider legen. So z. B., zeigeii
zwei Geliause voni linken Ufer des Weggiserbeckens die gleiche
Hohe von 7,5 mm., walireiid der Durclimesser bei dem eiiien 5,5,
beim anderii 6,5 mm. betrâgt. Wenn auch der absoliite Uiiter-
schied kein grosser zu nenneii ist, so springt doch die rehxtiv
verschiedene Form der Gehaiise in die Augen. Zwei andere
Exemplare zeigen bei gieicliem Durchmesser von 6,5 mm. eine
H(')he von 7 und 8 mm. Auch ist im Allgemeinen der Umfang der
einzehien Umgânge ziemlich wechsekid, so dass nebeneiuander
mehr oder weniger schlanke Formen sich vorlinden, ferner ist
die Mimdung oft ziemlich stark nach oben zugespitzt, oft konnnt
sie der Kreisform nâher. Die Farbe der Gehâuse wechselt zwi-
sclien hellgelb und schmutziggelbgriin. Wenn auch die Verteilung
an den Ufern eine ziendich gleichmâssige ist, so fand ich doch
die Art an einigen Fundorten in grosser Menge vor, wie z. B.
bei Kindlismord und in der seichten Bucht bei Kastanienbaum.
Allerdings befanden sich bei dem Material eine grosse Anzahl
leerer und zum Teil verwitterter Gehiiuse. Bis zu 1 5 m. Tiefe
fand ich bei Kindhsmord noch einige lebende Exemplare, aus
grosseren Tiefen erhielt ich nur hie und da wenige leere Schalen
und zwar beim eben genannten Fundorte noch in 100 m. Tiefe.
Doch sind dièse, wie schon oben bemerkt, jedenfalls aus der
Uferregion hieher gelangt.
Ich habe die vorliegende Art meistens in Schlammproben ge-
funden, selten neben andern Schnecken unter den Ufersteinen
undierkriechend.
TropkUna depressa Pfeifter.
Fimdoïie: Gersauerl)ecken (rechtsufrig) bei Kindlismord,
hnksufrig bei Schwibbogen und St. Antoni), Weggiserbecken
(lângs des linken Ufers zerstreut, am rechten Ufer bei Weggis),
Hergiswilerbecken (nur zwischen Kehrsiten und Stansstad).,
458 GEORG SURBECK.
Kiissnacherbeckeii (bei Vordermeggen), Luzernerbecken (zwi-
schen Kastanienbauin und Tribschen).
Aiich dieseii Vertreter der Yalvatiden koiiiite ich iin Uriier-
beckeii imd Alpnachersee iiicht entdecken; die Grlinde datur
sind wohl die gleichen, die ich bei der Besprechung des Fehlens
der vorhergehenden Art aiigefiihrt habe. Aber aiich ans den
librigen Seebecken komite icb iiiir wenige Exemplare erhalten,
was auf eiii spârliches Yorkoinmen dieser Species im Vierwakl-
stâttersee tlberhaupt schliesseii lâsst. Fast das gaiize Material
€rhielt ich inittelst der Dredge aus ïiefen von 4 — 20 in. an den
verschiedenen Fundorten, zum grossen Teil zwar nur leere Ge-
haiise. Lebende Tiere fand ich nocli in einer Tiefe von 15 m. bei
KindHsmord und einer solchen von 20 m. bei Weggis. Nahe am
Ufer in einer Tiefe von 7o — 1 i^^- ti'af ich, beim Sannnehi der
litoralen Faima, die Form an einigen Stellen der Strecke Stans-
stad-untere Nase. Die grossten nieiner Gehause haben einen
Durchmesser von 4mm. und eineHôhe von 2,5 mm., bh^iben also
nnter dem Normahnaass, das Clessin (38) angibt (5 nnn. und 3.5
nnn.). Ein verwittertes Exemplar aus 20 m. Tiefe bei Vorder-
meggen, das beim Bestimmen in Rriiche ging, zeigte allerdings
einen Diameter von 5 mm.
BouRGUiGXAT (IG) bat die vorliegende Art imMerwaklstatter-
see nicht gefunden; es weist dies wiederum auf das seltenere
Vorkommen hin. Doch liegen in dessenSammlung in Genf Exem-
plare der Schnecke, von anderen Fundorten stammend, die
genau mit den meinigen tibereinstimmen. Der genannte Autor
citiert aber VaJvata crisfafa Mûll., die er im Détritus des Sees
zwischen Kiissnach und Burgeck gefunden bat ; die Belegstiicke
in seiner Sammlung sind ganzhcli verwittert. Mir begegnete die
letztgenannte Species im Vierwaklstattersee nirgends; es istauch
sehr zweifelhaft, ob man ausFunden voneinzehienleerenGehausen
InangeschwennutemDetritusmitSicherheitdaraufscldiessendarf,
dass die betreffende Art ihren Wohnort wirkHchim See selbst bat.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 459
Als letzten Yertreter der im untersuchten Wasserbecken ge-
fuiideiien Gasteropoden ware endlich iioch aiizufuliren :
Bythinia tentaculata Linné.
1 . var. venfricosa Menke.
2. var. pvoduda Menke.
Fundorte: In allen Seebecken, undzwar folgendermassen ver-
teilt: ini Urner-, Gersauer- iind Alpnaclierbecken langs der
ganzen beidseitigen Ufer ; el)enso im Weggiserbecken mit Aus-
nabme der Strecke AVeggis-Liitzelau ; im Kûssnacberbecken sehr
sparlicb am westlichen Ufer, bei Ktissnach angeschwemmt, am
ostlichen Ufer l)ei Postunen ; im Hergiswilerbecken bâufig am
ostlicben Ufer und von Stansstad bis Hergiswil, ferner bei Ka-
stanienbaum sebr sparlicb; im Liizernerbecken sparlicb beim
]\Ieggenborn, bautiger linksufrig bei Tribscben.
Bf/th/iiki fei/facHlcda ist eine der wenigen Arten. die ich so-
wobl liber den ganzen See verbreitet, als aiicb in sebr grosser
Individuenzabl vorfand. Ibr Aufentbaltsort ist in unserem See
meistens unter den Steinen lângs des Ufers zu sucben; nur einige
Exemplare fand icb in rubigen Bucbten auf der Oberseite der
Steine und bei der Mundung der Miiota am Scbilf kriecbend.
In den zwei oberen Seebecken ist ibr Vorkommen bâufiger, als
in den unteren. Im Urner- und Gersauerbecken wird das recbte
Ufer bevorzugt, wahrend in den untern Seebecken das ganze
Ufer von der untern Nase an bis Alpnacb BytMnia tentacu-
lata in bedeutend reicberem Masse lieferte, als das gegentiber-
liegende.
Die Gebâuseform variiert innerbalb der Grenzen von var.
ventricosa Menke und var. prodnda Menke, durcli aile Ueber-
gjinge mit dem Typus verbunden. Der Standort bat mit dieser
Erscbeinung nicbts zu scbatten, da icb z. B. im Urnersee, wo ich
die gT(3sste Anzabl von Exemplaren sammeln konnte, aile dièse
Formen an denselben Fundorten nebeneinander fand. Bei gleicber
460 GEORG SURBECK.
Zalil (ler Umgâiige hat z. B. ein Exemplar eine Lange von 10 miii.
(var. produda) ehi aiideres eine solche von 8 mm. (var. ventricosa);
also eine ziemlicli betraclitliclie Verkiii'zung des Gewindes. Bei
dieser Gelegenlieit moclite icli nur nebenbei bemerken, dass bei
Clessin (38, i)ag. 471) in der Diagnose der vorliegenden Art
der Durchmesser mit 7,8 mm. bei einer liohe von 10 nnn oiïen-
bar viel zu gross angegeben ist. Bei meinen Exemplaren betrâgt
der Durchmesser die Hâifte der Hohe, bei aufgetriebeneren
Formen und verklirzten Gewinden 1 nnn. melir als die Halfte der
Hohe. Das iiusserste Extrem der ^M'.producta fand ich in einem
Exemplar am rechten Ufer des Urnerbeckens ; der letzte Um-
gang des betreffenden Gehâuses beginnt sich vom vorhergehen-
den sealaridenartig loszulôsen.
Unsere beiden Formen dtirfen nicht als Standortsvarietâten
betrachtet werden, imd der Satz Clessin's (38), dass sich die
Y ovm produda in sehr schlammigen Grâben weichen Wassers,
die Form ventricosa mehr in liartem AVasser lindet, fâllt dahin,
da beide nebeneinander vorkommen. Dass ferner der Kalkgehalt
des Wassers bei Bi/thinia auf die Gehàusefârbung einen Einfluss
habe, ist eb.enfalls unwahrscheinlich ; demi es schwankt die Farbe
bei meinen Exemplaren von denselben Fundorten zwischen gelb-
lichweiss mid dunkel gelbbrami.
Nur bei wenigen Schalen ist der erste Umgang angefressen,
und ebenso zeigen nur wenige eine schwache, weisse oder rosa-
farbige Incrustation der oberen Umgange. Die Art besitzt jeden-
falls eine ausgiebige Fortpflanzungsfahigkeit ; demi ich fand oft
Laich in grcsser Menge, die Eier in der bekaimten drei-, seltener
zweireiliigen Anordnung, manchmal in ISchntiren von einigen cm.
Lange ; ebenso begegneten mir oft fôrmliche grosse Gesellschaf-
ten junger Tiere. Die weite Verbreitung und das Vorkommen
dieser Art in grosser Individuenzahl hangt offenbar daniit zu-
samnien. Auch sonst sind ja die Kiemenschnecken in Seen von
grosseren Dimensionen den Pulmonaten gegeniiber im Vorteil ;
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTEKSEES. 461
sie kômieii iiinner uiitcr dcr Oberliache des Wassers verweileri;
uiiter Steiiien, an ^escliutzteii Stellen, imd siiid so weniger deii
schadlichen AVirkuiigen des Wellensclilages aiisgesetzt. Werden
sie doch etwa aufs Trockene geworfen, so konnen sie bei festge-
schlossenem Deckel wenigstens langere Zeit aiii Leben bleibeii.
Anodouta mutahUis var. lacustrina Clessiii.
Fundorte: Hergiswilerbeckeii (in der Honverbucht) und
Luzernerbecken (beim Meggenhorn, zwischen Luzern und See-
biirg und beim « Inseli »). Ferner sind einige Stûcke ini Luzerner
Muséum mit den Fundorten « Tribschen » und « Kûssnach » be-
zeichnet.
Durcli Untersuchungen und Beobachtungen in der freien
Natur haben Clessin (32), Godet (53^55), Hazay (62) und
aiulere Autoren nachgewiesen, dass unsere Anodonten weite
Formenkreise biklen, aus denen es niclit môglich ist, gewisse
Formen als feste Typen berauszugreifen. Je nach dem Standorte,
je nach den âussern Bedingungen wechselt die F(»rm dieser Bi-
valven so sehr, dass, wollte man nach dem Muster franzosischer
Conchj'liologen verfahren und auf Grund jeder kleinen Yer-
scliiedenheit der Unu'issform eine neue Art oder Varietât auf-
stellen, man eine Artenzahl erhalten wiirde, die ins Unendhclie
geht. Ich venveise imr auf die Arbeit von Glessin liber das
(ynwwiAnodonta (32) sowie auf die diesbezughchen Ausfiihrungen
in seiner « deutschen Exkursionsmolhiskenfauna » und « Molhis-
kenfauna Oesterreich-Ungarns und der Schweiz ».
Wider Erwarten konnte icli im Alerwaklstattersee nur ein
sehr sparliches Material von Anodonten sammehi; wider Er-
warten deshalb, weil Bourguignat (IG) nicht weniger als sechs
Arten aus dem See seibst anfiilirt und verschiedene Fundorte
angibt. Ausserdem liegen in der Sannnhmg des genannten
Autors nocli Exemplare aus dem untersuchten Wasserbecken,
die mit Artnamen versehen sind, welche Bourguigxat in seiner
Rev. Suisse de Zool., T. 6. 1899. 31
462 GEORG SURBEOK.
Arbeit iiber die Molliiskeii des VierwaldstJittersees iiicbt aiige-
fuhrt bat. Dièse Belegstiicke legen aber eiii beredtes Zeugnis ab
von der gesucbten Artenmaclierei auf diesein Gebiete, iiidein die
meisten Scbaleii so geriiige Formunterscbiede zeigen, dass die-
sell)en von eineni ungeiibten Auge kaum erkannt werden kônnen.
Dass Arten, auf solcber Grundlage aufgestellt, nicbt niebr hait-
bar sind, wird Jederniann zugeben niiissen, der sicb je mit dem
Sammebi und Bestiunuen dieser Bivalven abgegeben bat.
Die von mir gefundenen Ano(b)nten fasse icb zusanmien unter
Anodanta mutahiUs var. lacustrliia Cless., wie dies Clessin(32)
flir aile Anodonten geltend niaclit, die in den grosseren vor dem
Nordabbange der Alpen gelegenen Seen sicb iinden. Es ist dies
abernicbtsweniger, als einegut begrenzte Varietiit, sondernnur
etwa ein Sannnelname fiir eine Menge lokaler Variationsformen.
Demi es ist sogar eine Seltenbeit, an ein und demselben Fundorte
zwei vôllig iibereinstiimuende Formen zu iinden.
Was die Form meiner gesannnelten Anodonten anbelangt, so
stinmit dieselbe, wenigstens bei den kleineren Exemplaren, ziem-
licb iiberein mit derjenigen von Anodtmfapmmymfa (BouRG. 16
pag. 58, ïaf. lY. tig. 1-4). Dièse Art BouRGUiGXATSziebtCLES-
SIN (39, pag. 710) zu seiner var. lacustrina. Nacb den Exempla-
ren von A. psuinmifa in der Genfer Sammlungvon Bourguignat
zu scbliessen, halte icb sie nicbt fiir eine ausgewachsene Form ;
icb vermute vielmebr, dass mit zunebmendem Alter sicb die Um-
rissform veriindert. Icb sebe davon ab, die gefundenen Formen
einzeln zu bescbreiben, und verweise auf meine Abbildungen.
Der Vollstândigkeit balber fiige icb nocli die Maasse einiger mei-
ner Anodonten bei. Ein Exemplar vom Meggenborn zeigt fol-
gende Verbiiltnisse : Lange 62 mm,, Breite 35 mm., Durcbmesser
19 mm. Bourguignat (16) giebt fiir seine Anodonta psammita
Folgendes an: Liinge 60 nmi., Breite 32 mm., Durcbmesser 20 nnn.
Ein anderes Exemplar, zwiscben Luzern und Seeburg gefunden,
bat eine Lange von 88 nnn., eine Breite von 49 mm. und einen
MOLLUSKENFAUNA DE.S VIERWALDSTÂTTER8EES. 463
Durclimesser von 25 iiim. Wie sehr aucli hier das Verhaltiiis der
einzeliieii Maasse zueinaiider wechselt , zeigt, diesem letzteren
Exeiuplar gegeiiûbergestellt, eiii solclies von gleicher Umriss-
fonn ; da^sselbe hat bei einer Lange von 71 nuii. nnd einer Breite
von o!) nnu. einen Durclimesser von 24 iinn.. erscheint also niehr
aufgetrieben.
Im naturhistorischen Mnseuni von Luzern liegen einige Sclia-
len von Anodonten mit den Fundortsangaben « Tribschen » und
« Kiissnacli » : die Exemplare sind aber zum grossen Teil schleclit
erlialten und defekt ; ebenso sind sie nicht mit Namen bezeichnet.
Die kleineren Exemplare stinnnen mit den von mir gefundenen
in der Form iiberein. Eine Scliale von 84 mm. Lange und 46 mm.
Breite zeigt eine etwas rostrate Form, âhnlich wie sie liossMÀSs-
LER (95, iig. 284) von Anodonta rosfrafa Kokeil abbildet. Ein
anderes, ebenfalls mit dem Fundort « Tribschen » bezeichnet,
âhnelt in Form und Grosse der Abbildung, welche der gleiche
Autor (95, fig. 280, kleinere Abbildung) von A. ceUeusis Schrôt.
giebt. Die ziemlich aufgetriebene Muschel zeigt folgende
Maasse: Liinge 80 mm., Breite 41 mm., Durchmesser 25 mm.
Die grosste Anodonta, die in der Luzerner Sannnlung aus dem
Vierwaldstjittersee vorhanden ist, misst in der Lange 112 mm.
Da aber bei diesen Muscheln ausser dem Fundort gar nichts,
auch (1er Sammler nicht, angegeben ist, konntemangeneigtsein,
die Zuverlâssigkeit auch dieser Angaben zu bezweifeln ; ich gehe
daher auch nicht nâher auf dièse Funde ein.
Im Anbetracht der zahlreichen Funde von Unionen darf ich
annehmen, dass mir die Anodonten, wenn sie hâutig vorhanden
wâren, nicht hâtten entgehen kônnen. Ich halte daher den Vier-
waldstattersee fiir arm an Anodonten. Jedenfalls ist im genann-
ten Wasserbecken das A^erhâltnis umgekehrt, wie Clessin (34)
es vom ('hiemsee angiebt, dass nandich die Unionen von den
Anodonten an Individuenzahl weit iibertroffen werden.
464 GEORG SrRBECK.
Unio hatavus Ijamarck.
Fiindorfe : In allen Seebecken, ausser deiii Uriierbeckeii uiid
Alpnachersee.
Wîihrend Untohafarns Laiii. in den grossen Alpenseen Bav-
erns nnd auch im Genfersee ^ nicht vorkonnnt, liabe ich dièse Art
im Vierwaklstâttersee in sehr grosser Individnenzahl angetrof-
fen. Allerdings beschranken sieh die Fundorte auf die unteren
Seeteile ; im Urnerbeeken, sowie im Alpnacliersee konnte ich die-
Art nicht finden, im Gersauerbecken niir an einer seichten Stelle
in der Nahe von Beckenried, vor dem Einfluss eines kleinen
Rimisales, des Bettlerbaches. In den iibrigen Seebecken findet
sie sich jeweilen an beiden Ufern. Am ârmsten ist das Ufer voit
Kehrsiten bis Stansstad. An den meisten Fundorten ist dièse
Mnschel in sehr grosser Individnenzahl vorhanden. Nach ihren
Fundorten variiert die Art in verschiedener Hinsicht ; sowohl die
àussere Gestalt, als auch die Dicke der Schalen zeigen bei mei-
nem Material ein verschiedenes Geprâge. Schlannniiberzug^
Corrosion, Grosse der Muschehi sind je nach den Stan(h)rten
verschieden. Aber nicht nur das, sondern auch an ein und dem-
selben Ort ist Uino hatavus gewolmlich nicht in einheitlicher
Ausbildung vorhanden. So findet sich unter durchwegs kleinen
Formen an derselben Fundstelle etwa ein grosses Exemphir, an
einer andern Stelle unter stark mit Schlannn iiberzogeneii
Muscheln ausnahmsweise eine solche mit reiner Epidermis,
unter durchwegs dickschaligen etwa ein dtinnes Exemplar. und
umgekehrt. Ebenso lâsst sichkeine Gesetzmàssigkeit beobachteu
etwa in dem Sinne, dass die Muscheln des rechten Ufers sich in
einer bestinnnten Richtung verschieden ausgebildet hatten von
denen des gegenuberliegenden Ufers, sei es in Bezug auf Grosse^
sei es in Bezug auf Dickschaligkeit oder Corrosion. Die Boden-
beschaffenheit ist eben in einem grôsseren See an verschiedeneii
^ Siehe Nachtrae- am Schlusse meiner Abhandlung.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERAVALD8TÂTTERSEE8. 465
Stellen gewôhnliclniiclitdieselbe, so dass zwei Fundorte, diever-
hâltnismassig- iiahe beieinander liegen, der Fauna verschiedene
Lebeiisbedmi-inigeiibieten: dièse zeigt daim deiiigeiuass auoli eiii
mehr oder weniger verscliiedenes Geprâge. Icli will dalier die vor-
liegende Art nacli den einzelnen Seebecken bespreehen und gebe
nacbher eine Ziisammenstelluiig, in welcher auf eiiieii Zusam-
meiihaiig zwischen den einzelnen Eigenschaften der Muschehi
;sowolil imter sich, als auch mit der Bodenbescbaffenheitderein-
zebien Fundorte hingewiesen werden soU.
Im Gersauerbecken, in welchem mir die Art niir an einer
einzigen Fundstelle, bei Beckenried, begegnete, sind die
Muschehi diirchwegs klein ; die grôssten Exemplare haben eine
Lange von mir 50 mm. Die Schalen sind mir wenigmit Schlannn
besclilagen. Die Corrosion ist selir schwach, so dass die Wirbel-
;scu]ptur oft gut erhalten ist. Die Jabresringe stehen, wie auch
l)eim iibrigen Material, bei den einzelnen Exemplaren in mehr
oder weniger grossen Abstânden von einander. Es zeigt z. B. von
zwei Exemplaren mit je sieben Jahresabsâtzen das erste eine
Lange von 35 mm., das andere eine solche von 50 nnn. Aus die-
-sem bedeutenden Grôssenunterschiede geht hervor, dass die Ab-
stânde zwischen den Jahresringen beim ersten geringer sind, als
beim letzteren Exemi)lar, wâhrend wiederum gleich grosse Mu-
•scheln sehr oft niclit die gleiche Anzahl von Jahresabsâtzen auf-
weisen. Das Hinterteil der Schalen wechselt etwas ni seiner
Breite bei gleich grossen Exemplaren ; in einem Falle zeigt das-
•selbe eine abnorme Missbildung, die jedenfalls auf irgend eine
Yerletzung zuriickzufûhren ist, indem auch die tibrige Schale
dieser ^Muschel im Innern starke Perlbildung aufweist. Ent-
;sprechend der allgemeinen Dunnschaligkeit des hier gesammel-
ten Materials sind auch die Schlosszâhne durchwegs scharf, la-
mellenartig ausgebildet.
Weggiserbecken. Die Muscheln aus diesem Seeteile, und
2war vorzugsweise am linken Ufer, sir^d im grossen Ganzen gros-
466 GEORG SIRBECK.
ser, als diejenigen aus dem Gersauerbecken. Icli traf zwei grosse
Miisclielweideplatze, ani Fusse des Biirgenstocks um Kelirsiten
uiid in der Niilie der untern Nase. Das grusste Exeniplar, das
icli hier Yorfaiid, zeigt folgeiide jNIaasse: Lange G7 nnn., Breite
o4 nnn.. Durchmesser 26 nnn. Doch lasst sich besonders liier,
wie ancli an deni Material von andern P'undorten aus unserm
See, beobachten, dass das Verhâltnis der Lange zur Breite weit
davon entfernt ist, ein konstantes zu sein. Icb gebe hier die
MaassverhiUtnisse der zwei Extrême, die ich ani liid^en Ufer,
Kehrsiten — untere Nase ■ — antraf :
Exemplar A: Lange 61 mm., Breite 28 nnn.;
Exemplar B: Lange 5-4 mm., Breite 31 mm.
Das um 7 mm. kiirzere ExempL^r B ist um 3 nnn. breiter, als das
Exemphar A. Durch dièse Tliatsachen erhahen die beiden For-
nien einen verschiedenen Habitus ; ich werde auf ahnhche Ver-
hâltnisse auch bei meinen Unionen von andern Fundorten zu
sprechen kommen. Es sind schon geringere Abweichungen der
Form zur Aufstelhnig von Varietâten, ja sogar von Arten beniitzt
worden. Ich sehe aber davon ab, besonders in diesem Falle, die
vorgefundenen abweichenden Formen als Varietâten aufzustel-
len und zu benennen, und zwar ausfolgenden Grunden : Clessin
(38) sagt liber Uriio hatavus (pag. 546 und 547)folgendes: «Die
vorstehende Muschel ist die verânderlichste der deutschen Unio-
nen... Es lassen sich auch bei dieser Art keine abgegrenzten
Varietâten herausheben. » Die verschiedenen Formen untermei-
nem Material haben vor Allem das wechselnde Verhâltnis der
Lange zur Breite zur Ursache, wie auch etwa das in Bezug auf
die Breite und Umrisse mehr oder weniger verschieden ausgebil-
dete Vorderteil derSchalen. Ebensowohl konnnen sie aber neben-
einander, an derselben Fundstelle vor, als auch sind sie durch
Uebergânge mit einander verbunden ; sie sind eben keine scharf
begrenzten Varietâten. Wenn sich von irgend einer Art Formera
îibgezweigt haben, die mit Bestinnntheit auf gânzlich verschie-
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES- 467
dene Bescliaffenlieit (1er Wohnorte zuriickziifuhreri sind, oder
die an von einander entfernt liegenden Fundorten konstant vor-
konmien, so liisst sicli die Aufstellung und Benennung einer Va-
rietât eher rechtfertigen, aucli wenn sie mir auf kleinen Unter-
scbieden berulit ; besonders ist dies (b^ini der Fall, wenn die
betreffende Forni, scliarf unischrieben, in grosserer Individuen-
zabl einen bestinnnten Wolmort bevôlkert. Docb sollte darauf
liingearbeitet werden, die berrscliende Yerwirrung in der Mol-
biskensystematik, bervorgerufen diircb die oft unverantwortliche
Artenniacberei von Samndern, nicbt zu vergrôssern ; wir wtirden
sonst in der Fannistik der ^lolbisken. wie E. v. Martexs (78)
sagt, eher ein Yerzeichnis der Scbneckensammler, als der Sclme-
cken selbst erlialten. In dieser Hinsicbt ist besonders von fran-
z()sischen Concbyliologen viel gesilndigt worden.
Meine Miiscbehi voni linken Ufer des Weggiserbeckens sani-
melte ich fast aile bei der weit ausgedebnten Muscbelbank in der
Nâhe der Station Kebrsiten. Das Ufer ist hier ziemlicli langsam
abfallend; die Muscheln linden sich sowohl ganz nalie am Ufer,
wo derBodenschlannn mit groberem Sandund Steinen untermischt
ist, als anch ziemlich weit in den See hinaus, wo sie sich in einer
Tiefe von 3 — 4 m. in ausgedebnten, iippigen Charawiesen ver-
lieren. Ebenfalls eine grosse Muscbelbank traf ich in der Nahe
der unteren Nase, wo ich aber nicht viel sammeln koniite, da
hier das Ufer ziemlich steil abfâllt, und die meisten Tiere sich in
einer Tiefe von 3 — 5 m. aufbalten. Im Gegensatz zu dein am
rechten Seeufer gesammelten Material zeigen die Exemplare des
linken Seeufers eine bedeutende Dickschahgkeit, am Vorderteil
oft bis zu 5 uim. Im Allgemeinen sind die Schalen nur schwach
corrodiert, die Schlosszâhne sind kolbenartig ausgebildet. Ein
Exemplar, nahe am Ufer bei Kebrsiten zwischen Steinen gefun-
den, zeigt ein abnormes, verkrupi)eltes Hinterteil.
Auf dem rechten Ufer behnden sich ebenfalls zwei ausgedehn-
te, ausgiebige Fundstellen fiir Unio hataviis, bei Tschupis, zwi-
468 GEORG SURHECK.
sclieii Vitzuau uiid (1er obereii Nase, und auf der Strecke zwi-
scheii Hertensteiii und Weiigis. laiigs welcher sich die Muschel
in Menge findet. Die hier gesamnielten Exemplare sind aile be-
deutend dimnschalig-er, als die vom gegeniiberliegenden Ufer.
Das grosste Exemplar, voui erstgenannten Fundorte stammend,
hat eine Lange von GO nini.. wâlirend die Muscheln, die icli zwi-
schen Hertenstein und Weggis sannneln konnte, die Lange von
54 mm. nicht ûbersteigen. Die Schalen sind allgemein stark cor-
rodieit ; die Corrosion geht so weit, dass bei einem Exemplar die
Ansatzstellen des hintern Schliessmuskels an beiden Sclialen-
liâlften ganz durchgefressen sind. Das Hinterteil der jMusclieln
ist in Bezug auf seine Breite verscliieden ausgebildet. Ich lasse
hier noch die Maassverhâltnisse zweier Exemplare, Fundort bei
Weggis, folgen :
Exemplar A : Lange 54 nnn., Breite 28 nnn.
Exemplar B : Lange 51 mm., Breite oOnmi.
Die Muscheln aus diesem Seebecken sind allgemein mit einer
starken Schlammkruste ûberzogen. Die Formen variieren auch
etwas beziiglich der Aufgetriebenheit der Muschehi.
KûssNACHERBECKEN. Hier tritt am rechten Ufer deutlich zu
Tage, dass sich an ganz nahe gelegenen Fundorten die gieiche
Art in einer ziemlich verschiedenen Ausbildung prâsentieren
kann ; es betrifft dies die beiden Fundstellen bei Postunen und
Hinterholzli, die ca. 250 m. weit voneinander entfernt sind. An
beiden Orten kommt Unio hatavus in sehr grosser Zabi vor ; in
kurzer Zeit ist es môglich, eine grosse Anzahl von Exemplaren
zu sannneln.
Hinterholzli. Das hier gesammelte Material zeigt im Allge-
meinen den gleichen Habitus, wie dasjenige aus dem Gersauer-
becken. Von den vielen gesamnielten Exemplaren erreichen fast
aile kaum die Lange von 50 nnn., nur ein einziges ist (30 mm. lang.
Die Schalen sind verhâltnissmassig diinn, nur mit einem scliwa-
chen Schlanmiuberzug bedeckt und sehr wenig corrodiert. Die
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 4G9
Perlmutter ist aber auffallend schmutzig und tieckig. Die Maass-
veiiialtnisse, also auch die âussere Form, siiid bei dieseiii Ma-
terial koiistant, liochsteiis zeigeii sie gaiiz iniiiiiue A\'r.scliieden-
heiteii.
PosTUNEX. Bei den an dieser Stelle gefiindenen Muscheln tritt
vorallem, imGegensatz zu den ebenbesprochenen, die durchwegs
grossere Dickschaligkeit und die stârkere Corrosion zu Tage.
Einige Schalen sind l)is zu 5 mm. dick. EinsolcliesExemplarvon
64 mm. Lange und 32 mm. Breite bat einen Durchmesser von
27 nnn. ; dadurch erscheint es im Vergleich mit den ûbrigen stark
aufgetrieben, Das Yerbàltnis der Lange zur Breite schwankt hier
wieder inweiterenGrenzen. Die Extrême, die durch Uebergânge
verbunden sind, zeigen folgende Maasse :
Exemplar A: Lange 58 mm., Breite 34 mm.,
Exemplar B: Lange 58 mm., Breite 27 mm.,
bei gleicber Lange also in der Breite eine Ditïerenz von 7 mm.
Am gegeniiberliegenden Ufer fand ich die Art in Buchten in
der Nahe des Meggenhorns und von da an ziemlicb sporadiscb auf
der ganzen Strecke dem Ufer entlang bis tiber Meggen hinaus.
Das grôsste Exemplar bat eine Lange von 60 mm., eine Breite
von 32 nmi. und einen Durchmesser von 24 mm. Im grossen
Ganzen sind die hier gesammelten Muscheln ziemlicb aufgetrie-
ben. Unter dem Material sind viele kleine Formen mit enger-
stehenden Jahresabsâtzen. Stark corrodierte Gehâuse bilden die
Ausnahme, wâhrend aile mit einer ziemlich dicken Sclilaunu-
schicht tiberzogen sind. Das Vorderteil ist bei den verschiedenen
Schalen teils mehr gerundet, teils mehr abgestutzt.
Hergiswilerbecken. Auf der Strecke von St. Niklausen bis
Kastanienbaum ist Unio hafavus nur spârlich vorhanden, und
zwar in durchwegs kleinen Exemplaren mit engestehenden
Jahresabsâtzen.
Bei zwei Exemplaren treffen wir folgende Verhâltnisse an :
470 GEORG SURBECK.
Exemplar A: Lange 45 mm., Breite '27 mm., Jaliresabsâtze 15,
Exemplar B: Lange 54 mm., Breite 28 mm., Jaliresabsâtze L5.
Die Corrosion (1er im Allgemeinen dimnen Schalen ist massig
stark, aber nieht tiefgeliend. Entsprechend der Dtinnsclialigkeit
sind die Schlosszahne lamellenartig ausgebiklet. Bei Kastanien-
baum, um den eisernen Steg siidlich der Damptschifîlande, iindet
sich eine seichte Stelle mit steinigem, felsigem Grund, an der ich
einer Menge grosser, meist leerer Schalen der vorstehenden Art
begegnete, die meist stark fortgeschrittene Verwitterimgzeigten.
Dièse Mnscheln werden jedenfalls von den weiter aussen sich be-
findlichen sandigen Stellen, an welchen lebende Unionen vor-
handen sind, durcli die vom sogenannten «Lopperwind» erregten,
oft starken Wellen auf diesen steinigen Boden geworfen und miis-
sen hier grôsstenteils zu Grunde gehen.
In der riihigen Horwer-Bucht traf ich am nordostlichen Ufer
(bei der Villa des Herrn Le Maire) eine ausgiebige Fundstelle
der Art. Sehr grosse Exemplare, deren grosstes in der Lange
69 mm. misst, sind vorherrschend. 8ie sind sehr dickschalig,
meist stark corrodiert und mit einer ziemlich dicken Schlamm-
schicht iiberzogen. Eine Form prâsentiert sich als von den iib-
rigen ziemlich abweichend, indem der Unterteil etwas konkav imd
der Hinterteil schnabelformig etwas herabgebogen ist ; die Form
gehort aber iinzweifelhaft zu hatanis. Bei dem Eisenbahndamm
gegen Hergiswil, am gegeniiberliegenden Ufer, fand ich, auf
eine Flâclie von einigen m- lokalisiert, eine Uiimenge Exem-
plare von Unlo hatavus, in grobem Sand und zwischen Steinen
steckend, stellenweise den Boden fôrmlich bedeckend. Die
grôsste hier gesammelte Muschel ist G2 nnn. lang; aile sind
dickschalig, aber wenig corrodiert, so dass die auftallend dunkle
Epidermis oft schon fast liber die ganze Schale hin erhalten ist.
Das Verhaltnis der Lange zur Breite ist bei den einzelnen
Muscheln ziendich konstant, docli sind verhaltnismassig breite
MOLLTT.SKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 471
Exemplare vorwiegencl. Trotz der Dicksclialigkeit siiid die
Schlosszahne nicht selir kolbig.
Iaizernerbeckex. Hier traf icli die Muschel ebenfalls in selir
grosser Iiidividuenzalil an. Das am linken Ufer, um Tribschen,
gesannnelte Material ist ziemlicb dimnschalig, nur vereinzelt
tindet sicb liie iind da eine dickere Schale. Das grôsste Exemplar
ist 62 mm. lang; die Scbalen sind nicht stark corrodiert, aber
meist mitziendicb dickem Schhimmiiberzugversehen. Wahrend
die âussere Form im Allgemeinen konstant ist, stellt ein Exem-
plar eine Zwischenform dar, zwischen der oben erwâhnten ab-
weichenden Form ans der Horwerbiicht inid dem typiscben ha-
tavns (var. lacustrts CUess?). Dièse Muschel ist sehr dickschalig
iind aufgeblasen.
Am rechten Ufer, vom Meggenhorn an gegen Lnzern, konnte
ich eine grosse Zabi von Exemplaren sannueln, deren grôsstesin
der Lange 57, in der Breite 28 \m\\. misst, aile iibrigen iiber-
schreiten kaiim die Lange von 50 nnn., bleiben also durchwegs
klein. Die Scbalen, mit starker Schlammkruste, sind oft sehr
corrodiert. Die Extrême, zwischen denen die iibrigen Formen
schwanken, zeigen folgende Maasse :
Exemplar A: Lange 51 mm., Breite 31 mm.
Exemplar B: Lange 51 nnn., Breite 27 mm.
Ich gebenun im Folgenden eineZusammenstellung, in welcher
die haiiptsachlichsten Eigenschaften der gefundenen Muscbeln,
die einem Wechsel nnterworfen sind, einander gegeniibergestellt
werden.
472
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MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTER8EES. 473
Hieran anschliessend mochte ich iiocli einige Worte sagen
liber die Corrosion dieser Muschehi; ich verweise dabei liaupt-
saclilicli auf eiiie Arbeit von Clessin (29), in welcher sich der
genamite Autor mit dieser Erscheinung befasst. Es heisst dort
auf pag. 127 : « Nicht niir sind die Miischeln immer nur soweit
corrodiert, als sie im Grunde stecken, sondern auch die ver-
schiedene Bodenbeschaiïenlieit lasst Unterschiede erkennen, die
gewiss mit derselben im Zusammenhang steben. » Ferner auf
pag. 128: « Das Hinterteil der Muscbeln ist aber me corrodiert
nnd verbaltnismâssig auch sehen von Insekten angegriffen. »
Dazu mochte icli bemerken, dass bei meinén sammthchen im
Yierwaklstâttersee gesammelten Exemplaren von Unio batavus
sich die Corrosion, wenn sie iiberhaupt vorhanden ist, vom
Wirbel an gerade liber das Hinterteil erstreckt ; dass meistens
die ganze obère HâKte der Muschel bis ans hintere Ende, soweit
die Schale eben ins Wasser ragt, corrodiert ist. Also das Gegen-
teil der von Clessin gemachten Beobachtung, indem auch das
Vorderteil, das im Boden steckt, bei fast allen meinen Exem-
plaren eine unverletzte Epidermis aufweist. Auf Grund dieser
Thatsachen aber bat auch der von Clessin aufgestellte Satz in
unserm Falle keine Giiltigkeit, dass namlich (pag. 127) « dem
Boden, in dem die Muscbeln sich aufhalten, in dieser Hinsicht
(Corrosion des Vorderteils, Verf.) eine grosse Bedeutung zuge-
schrieben werden nuiss. » Da Clessin an seinen Unionen die Be-
obachtung maclite, dass das ins Wasser ragende Hinterteil nie
corrodiert ist, nimmt er auch an, dass der Einliuss des Wassers
auf die Corrosion der Muscbeln nicht von grosser Bedeutung sei.
Xacb meinem Material aber miisste dem Wasser, neben der
chemischen Zusammensetzung der Schalen, gerade der grôsste
Einfluss bei der Corrosion zugeschrieben werden. Dem ent-
sprechend existiert dann auch kein so bestinnnter Zusannnen-
hang zwischenBodenbeschaffenheit und Corrosion der Muscbeln,
wie Clessin sagt. Der genannte Autor behauptet namlich, dass
474 GEORG SURBECK.
reiner saiidiger Grund die Musclielii i^ar iiicht aiigreife, aucli
feiiier erdiger Sclilaiiim olme PHaiizenhiimus iiiclit, dass aber die
Musc'heln desto inehr corrodiert siiid, je inelir der Grund mit
Pflaiizenhuinus gemisclit ist. Dass dein in unserni Falle niclit
immer so ist, lâsst sicli aus der oben gegebenen ïabelle ersehen.
Eeinhj'pothetisch und empiriscli bis jetzt durdmichts begriindet,
ist ferner die Annahme Clessin's (pag. 129), «dass die Tiere,
welche Wasser bewohnen, die stark mit Ptlanzensâiiren durch-
mengt sind, beim Ernâhrungsprozess nicht im Stande sind, aile
dièse Sâuren vom zum Hausbau nôtigen Kalke zii trennen, son-
dern dass ein gui Teil solcher Stoffe mit dem Kalke vermengt
zur Âhiagerunf/ an den Schalen gelangt; » im Weitern, dass der
mit Pflanzensàuren gemischte KaJk der Muschelschalen dièse
wieder zu einer cbemischen Aiitiosung geneigter zu maclien
scheine.
Um der Frage nach den Ursachen der Corrosion auf den Grund
zu konnuen, miissen vor allem cliemische Untersucliungen der
Sclialen undfortwâlirende Versuclie angestellt werden. Vielleicht
spielt auch die meist die Scliale bedeckende Schlammkruste eine
Eolle, indem sie durch Abbrockeln die Ei)idermis losreisst und
so die Kalkschicht den Einliiissen des umgebenden Médiums zu-
ganglich macht.
Yor der erwiibnten Arbeit von Clessin beriihrt Walser (112)
die Frage der Corrosion. Es heisst dort : « Letztere liângt von
der Beschaifenheit des Wassers ab ; besonders in kleinen Baclien
und Graben, l)esonders solcben, die ûber Schlamm und Moor-
grund laufen, sind die Wirbel der Muscheln meist mehr oder
weniger corrodiert. Es muss dles jedenfaUs in dem nkht ge-
hiu/denen Koldensàuregelmlt des Wassers liegen. »
AVie ist aber die ausgesprocliene Ptegelmâssigkeit der Corro-
sion auf beiden Schalenhâlften zu erklaren? Da es mir nicht
mr)glich war, diesbeziigliche Untersuchungen anzustellen, be-
gntige icli midi damit, dièse keineswegs uninteressante Frage
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALD.STÂTTERSEES 475
benilirt zn haben, liber die ich in der neueren Litteratur nirgends
eiiieii weiterii Aufscbluss fiiiden koiinte.
Umopictonim var. proëchus Bourg.
Fnndorte : Schilfbestànde bei Stansstad; « Iiiseli » bei Luzerii
(lin naturbistorischen Muséum in Luzern sind einige Exemplare
von « Tribschen »).
Dièse Form. die BourCxUIGNAT (16) als Art bescbreibt, be-
tracbtet Clessix (39, pag. 724) als eine Varietât von Uniopic-
tonim, die sich wabrscbeinlicb nur an der genannten Lokalitât
(Vierwaldstiittersee) finde. Icb scbliesse niicb dieser Ansicht
an und ziebe nocb Unio adephilus dazu, den Bourguignat (16)
ebenfalls als Art bescbreibt. Icb halte U. adepMlus aber nur fur
eine ausgeprâgtere Form von Unioproëclms mit kleinen Abweicli-
ungen, die sich bauptsaclilicb auf den mebr oder weniger concav
gescbweiften Unterrand bezieben. Ein Vergleich der Exemplare
Bourguignat' s in seiner Genfer Sammlung ergab, dass Ueber-
gânge seine beiden Arten — - Vnio proëchus und Unio actephilus
— verbinden : besonders sind die jungen Exemplare beider For-
men von gleicbem Aussehen.
Herr Prof. Godet in Neucbâtel ilberliess mir giitigst einen
Unio proëchus seiner Sammlung aus dem Zugersee. Dièse Form
ist aber von der aus dem Vierwaldstâttersee stammenden in-
sofern verschieden, als das Hinterteil bei ibr scbmâler ausge-
zogen ist, als bei der letztern. Nacli den Angaben Bourguignat's
sollen seine beiden Arten im Vierwaldstiittersee hâufig sein; mir
war es nicht moglich, mebr als zwei hieber gehôrige Formen zu
finden, obschon icb aucli die von Bourguignat als Fundorte an-
gegebenen Lokalitâten absuchte. Icb fand Unio proëchus im
Schilfbestànde bei Stansstad und beim « Inseli » in der Nabe
Luzerns ; einige Exemplare, die nicht bestimmt, aber mit der
Fundortsangabe « Tribschen » verseben waren, liegen im natur-
bistorischen Muséum in Luzern. Das grôsste dieser Exemplare
476 GEORG 8URBECK.
bat (lie ansehiiliclie Lange von 75 mm. iind eine grosste Breite
von 28 mm. Die Form, die icli beim « Inseli » fand, nâliert sich
mehr Unio acfepMus^ wie ilm Bourguignat (1. c. Tafel II, Fig.
7, 8) abbildet und stelit zwiscben diesem mid seinem Unioproë-^
chus. Auffallend ist bei allen Exemplaren die starke Peiibildung,
was ich auch an den Exemplaren in der Genfer Sammhnig von
Bourguignat imd an den Muscbebi ans dem Zugersee beobacb-
tête ; die Perlbildmig scbeint denmach bei dieser Form regel-
mâssig aufzutreten.
Die Farbe der Schalen ist wechsebid, melir oder v^eniger
dunkelbraiin, an einem Exemplar ist sogar die rechte Schalen-
halfte deutlicb bélier gefarbt, als die linke. Die Corrosion er-
streckt sicb nur liber den Wirbel selbst, wahrend die ganze iib-
rige Scbale eine unverletzte Epidermis, olme jeglicbenUeberzug
von Scblamm, aiifweist, obscbon an denselben Fundorten aucb
TJîiio hatavus vorkommt und Scblammkruste iind Corrosion zeigt.
Es bestârkt micb dièse Erscbeinung in meiner bei der Be-
sprecbnng von Unio hatavus ausgesprocbenen Ansicht, dass die
Scblammkruste, die meistens dieMuscbelscbalen iiberzieht, eine
Eolle bei der Corrosion spiele. Leider stebt mir von der vor-
liegenden Form ein zur Anstellung von Vergleichen zu kleines
Material zur Verfugung.
Fisidium amnicum Mtill.
Fundorfe: Urnerbecken (vor dem Reussdelta), Gersauer-
becken (Muotadelta), Ktissnacberbecken (Meggenliorn-Kiiss-
nach, Hinterbolzli, Greppen-Kussnacli) , Hergiswilerbecken
(Horwerbucbt, Stansstad), Alpnachersee (Binsenbestânde vor
der Miindung der Sarneraa), Luzernerbecken (St. Niklausen-
Inseli, Meggenborn-Seeburg).
Dièse Art ist jedenfalls aus den Zutliissen in den See einge-
wandert. Icb fand sie in t} piscber Form am scbonsten und in
grosser Menge vor den Miindungen der Sarneraa, der Muota
MOLLUSKENFAl^NA DES VIERWALDSTATTERSEES. 477
und (1er Reiiss; aber sie begegnete inir aiicli iin Heriiiswiler-
Luzerner- uiul Kiissiiaclierbecken, wo keine grôsseren, wohl
aber kleinere Zulliisse eininûndeii. Boueguigxat (16) gibt als
Fuiidort neben Fliieleii iioch St. Antoni bei Buoclis an, und es
ist aiich anzunelnnen, dass Flsidlum aninkum bei der Miindung
der Engelbergeraa anzutreffen ist ; icli habe dasselbe jedocli hier
nicht gefimden. Auch ini ganzen Weggiserbecken habe ich kein
Exemplar der vorliegenden Art erlialten konnen. Bourgtigxat
(IGj tiihrt eine var. ufflatuni Megerle, mit aufgetriebenem Wirbel,
an, es ist jedocli haufig, dass unter einer Anzahl vonExemplaren
einige niehr oder weniger aufgetrieben sind, inid ich halte es nicht
fiir berechtigt, auf Grimd einer vielleicht abnormalen Aiif-
treibung eine gute Varietat aiifzustellen, wenn sich dieselbe
nicht in einer grôsseren Anzahl von Exemplaren und an bestinnn-
tenFundorten konstant prâsentiert. C"LESSix(39)zitiert dieselbe
Varietat aus dem Siidtirol. Bas entgegengesetzte Extrem wâre
etwa var. nitidum von Moquix-Tandox, die Ci.ESSix aus dem
Gardasee angiebt (39).
Bei meinen Exem})laren von Fisidimn amnkiim ergeben sich
kleine Unterschiede an den verschiedenen Fundorten. Die vor
dem Reussdelta gesammelten Muscheln sind etwas dunkler,
glanzender, Wirbel und Hinterteil stârker mit rostfarbigem
Schlammiiberzug belegt, im Ganzen iiberhaupt mit etwas kriif-
tiger ausgebildeter Schale, als z. B. diejenigen vom Muotadelta.
An diesen beiden genannten Orten fand ich eine viel grossere
Anzahl ausgewachsener Tiere, als in den unteren Seebecken.
Die grôsstçn Exemplare zeigen folgende Grôssenverhâltnisse :
Lange 9 mm., Breite (5.5 mm., Durchmesser 5,5 mm. Die schon-
sten sammelte ich in einer Tiefe von 0.5 m beim Reussdelta.
Unausgev^^achsene und kleine Exemplare habe ich aucli noch in
einer Tiefe von ca. 2 m. gefunden. Doch hat sich von 7'. aunùcum
kein Tiefseepisidium abgezweigt: darauf werde ich l)ei der Be-
sprechung der Tiefenfauna zuriickkonnnen,
Rev. Suisse de Zool.. T. 6. 1899. ' .82
478 GEORU SURBECK.
Der letzte Lamellibrancliier, den icli aus der litoralen Mol-
luskt^iifaima iioeh aiiziiftilireii liabe. ist foliïende Spocies:
Pisidium nltidum Jeiiyiis.
Fiuidorf : Miiotadelta.
Pisidium nitidum ist das einzige Pisidium, das icli ausser
P. amnicum im Litoral des Yierwaldstâttersees fand, und zwar
iiur gaiiz spâi'lich an eiiier Stelle, in der Nahe der Muota-
niilndung. Bourguignat (16) gibt als Fundort das Ktissnacher-
l)ecken an (aiuii ans dem Rothsee bei Luzern), benierkt aber,
dass die Art sehr selten zu sein scheine. Es ist daher moglicb,
dass sich dieselbe aucb nocli an andern Stellen des Yierwald-
stâttersees fîndet und niir beim Sammeln vielleicbt entgangen
ist. Aucb P. casertanmn Bourg. (= P. fossarinum Cless.) und
P. pusiUum Gmelin, die Bourguignat aus unsereni See anf ïibrt,
das erstere von Fliielen, das zweite von Stansstad, babe icb nicht
angetroiïen. In Anbetracht der auf das Samniebi verwendeten
Zeit und Sorgfalt aber darf icb sagen, dass cbe Pisidien, im
Gegensatz zu andern, z. B. oberbayerischen Seen. in der Litoral-
fauna des Yierwaldstâttersees, mit Ausnabme von Pisidium am-
tficum, sebr spârlicb vertreten sind. Es bieten die Ufer des unter-
sucliten Wasserbeckens auch sebr wenig gilnstige Aufenthaltsorte
fur die kleinen Bivalven.
TIEFSEE.
Die grosste Zabi der Dredgeziige ftibrte icb im Juli und
August 1897 aus und batte als Ausgangspunkt tur die Exkur-
sionen (lersau gewâblt. Herr cand. ])liil. (}. Burckhardï aus
Basel, der sich zu jener Zeit mit Planctonstudien am Yierwald-
stâttersee bescbâftigte, stellte mir in zuvorkommender Weise
seine Schaluppe, die mit eineni 200 m. langen dunnen Kabel fur
MOLLUSKEXFAUNA DE.S VIERWALDSTATTERSEES. 479
Verticalfaiige aiisgerûstet war, zur Verfliiïuiig' ; dafûr sei ilim an
dit'ser Stelle der beste Dank aiisgesproclieii. Dâs Kabel war auf
eiiier Spule aufgewiiiideii uiid lief ani hiiitern Eiide des Fahr-
zeuges liber eine Rolle ; ein Zahiirad mit Zifferblatt signalisierte
je deii abgelaufeiien Meter. Am Eiide des Kabels batte icb, je
iiacb der Tiefe des vorzunehmenden Dredgezuges, ein Gewicht
von 2 — 4 kg. angebrat'bt, am Gewicht ferner eine 3 m. lange
Scbniir mit einem Blecbkiibel, wie ibn Forel (47, § 4) anwendet.
Um die grôssten Tiefen des Urner- und Gersauerbeckens zii er-
reiehen. waresnotwendig, noch eine starke Schnur von ca. 20 m.
zwischen Kabel und Gewicht einzufiigen. Ich Hess nun jeweilen
bei ruhig stehendem Fahrzeuge das Kabel in die Tiefe ; das senk-
recht fallende Gewicht gab mir diirch Aiifschlagen auf den See-
grund die genaue Tiefe der betreffenden Stelle bekannt. Sodann
gab ich noch einige Meter zu und that darauf einige kràftige
Ruderschlage. Dadurch hob sich das Gewicht natiirlich etwas
vom Boden, so dass ich dann jeweilen wieder so viel Draht ab-
wickeln musste, bis es den Seegrund von Neuem beriihrte. Xur
so ist es mdglich, dass der Kessel sich mit Schlamm fiillt. Nach-
dem ich dièse Manipulation drei bis viermal wiederholt batte,
zog ich den Kessel der dann meistens mehr als halb mit Schlamm
gefiillt war, herauf ; das bat ziemlich langsam zu geschehen, da-
mit nicht durch den Widerstand des Wassers der Inhalt aus dem
Gefâsse hinausgewirbelt wird. Den gehobenen Schlamm fiihrte
ich in Blechbiichsen mit, um nachher die Mollusken mittelst
eines feinen Blechseihers herauszuwaschen.
Die Exkursionen unternahm ich allein; die angegebene Mé-
thode des Dredgens leistet nach einiger Uebung gute Dienste
und macht das Mieten eines Schiffers iiberflussig.
Im Ganzen fiihrte ich im Vierwaldstàttersee 72 Dredgeziige
aus. Dieselben verteilen sich auf die einzelnen Seebecken folgen-
dermassen :
480
GEORG SURBECK.
Urnerbecken
G:
an verscliied. Stellen in Tiefen v.
35-196 m.
Gersauerbeck.
39;
» » »
3-214 m.
Weggiserbeck.
7;
» » »
6-152 m.
Kiissnacherb.
G;
» » »
3- 75 ni.
Hergiswilerb.
8;
» » »
5-105 m.
Luzernerbeck.
1;
im Kreiiztrichter in einer Tiefe v.
111m.
Alpnachersee
5;
an verscliied. Stellen in Tiefen v.
10- 33 m.
Total 72 Dredgezûge.
Melir als die Hiilfte der Fange entfallt demnacli auf das Ger-
sauerbecken, an dem ich stationiert war, wâhrend ftir die weiter
abliegenden Seebecken unterhalb der beiden Nasen die Dredge-
ziige auf das Notwendigste beschrânkt werden mussten.
Gerne batte ich die Tiefen des Urnerbeckens genauer durcli-
forscbt ; icli wurde jedoch bei ineinen darauf gerichteten Exkur-
sionen mehrere Maie von stiirmischem Wetter iiberrascht, so
dass es bei den oben angeflihrten 6 Fângen in den verschiedenen
Tiefen des Urnerbeckens bleiben musste.
Von den 72 Schlammproben enthielten im Ganzen 64, also
rund ^;9 7», ^lollusken. Ein Dredgeziig im Urnersee mid 7 im
Gersauerbecken lieferten mir keine solche Tiere. Dagegen
waren in den unteren 5 Seeteilen in allen Fângen Mollusken
enthalten.
Ans einigen Seen sind verscliiedene Vertreter des Genus I/lm-
naea, Vivipara und Valvata als Bewohner der Tiefenregion be-
kannt. Aus dem Genfersee z. B. Llmnaea profunda Cless. L,
aht/ssicola Brot, und L. Foreli Cless. von 50 m. Tiefe abwârts
(Siehe Forel 47 und Clessin 39). Aus demselben Wasser-
becken citiert Brot (23) Valvata ohtma Drap., eine Species, die
spâter von Clessin (39) als Valvata lacustris Cless. beschrieben
wird ; nach letzgenanntem Autor bat sich die Art von V. antiqua
abgetrennt. L. ahysskola wird von Asper (11) ausserdem nocli
aus dem AVallensee und dem Comersee angeflihrt. Aus einer
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES- 481
Tiefe von 60 m. siiid ans dem Gardasse Vivipara immersa Clesîi.
und Valr. imhida Cless. beschrieben wordeii (siehe Imiiob^ 70).
Ebeiifalls ans dem Gardasee siiid bekannt Viv. Nej^tun Cless.
VaJr. profunda Cless., beide ans 60 m. Tiefe, und Valr. Tmhofi
Cless. bei 90 ni. Tiefe (s. Clessin 39). Zu den aufgezâhlten
Formen treten noch eine oder mehrere Arten des Genus Fisi-
dium als Tiefseebewohner. Wâhrend also die Tiefenfauna
der meisten untersucliten Wasserbecken ans verscliiedenen
Species und verscliiedenen Gênera von Mollusken zusammen-
:gesetzt ist, hwn ich nur eine Art der Gattung Pisidium als
Beivohner der ei/jentlichen Tiefenregion des Vierwaldstàttersees
unfuhren.
Allerdings waren in den Ftingen aus geringerer Tiefe, bis zu
20 m., auch noch Formen zu tinden, die in der litoralen Fauna
vertreten sind. Jedoch waren es meistens nur leere, verwitterte
Geliâuse, und zwar von Gulnaria orata var. lacustrina Cless.
Fhysa fontinalis L. , Gyraulus deformis Hartm. , Cincinna antiqua
8ow., Tropid. depressa Pfeiff. und Byth. tentacuJafa L. Leere
Schalen von iJinc. ardiqua fand ich im Gersauerbecken, vor Kind-
lismord, noch in einer Tiefe von 100 m. Von da an abwârts ent-
liielten die Dredgeztige nur noch Pisidien. Bgtîi. tentaculata war
in einem Falle in 5 m. Tiefe noch lebend anzutreffen, wâhrend
ich vereinzelte, lebende Exemplare von Cinc. antiqua bis zu
15 m. und von Trop, depressa bis zu 20 m. Tiefe sammeln konnte.
Lel)ende Limnoeen aber kamen mir bei keinem der Dredgeztige,
auch aus geringen Tiefen, zu Gesicht. Die einzelnen der soeben
aufgezâhlten Arten fanden sich aber jeweilen nur in den Fângen
aus denjenigen Seebecken, deren litorale Molluskenfauna diesel-
ben Formen aufzuweisen hat. Abweichungen von letzteren lies-
sen sich in irgend einem Punkte nicht constatieren. Vollkommen
iibereinstinnnend mit dem friiher erwâhnten Fehlen der Valva-
ten im Litoral des Urner- und Alpnachersees ist die Thatsache,
dass auch die Dredgeztige, die ich in den genannten Seebecken
482 GEORG SURBECK.
aiisfiilirte, weder leere Gehaiise iiocli lebende Exemplare voiï
Oinc. antiqua oder Trop, depressa eiitliielten.
In uni so grosserer Individuenzahl bevolkern die Pisidien don
Boden des Vierwaldstâttersees bis in die grôssten Tiefen. In An-
betraclit des erzielten Sammelergebnisses darf ich sagen, dass.
dièse Tiere in enormer Menge ziemlich gleichmâssig liber den
iSeegnind samnitlicber Teile des untersiicliten AVasserbeckens.
verteilt sind. Nicht nur aiif dem iiaclien Boden der grôssten Tie-
fen, sondern auch da, \vo der Grund gegen die Ufer liin sicli niehr
oder weniger steil erhebt, konnte ich ein reiches Material sam-
mebi, so z. B. an dem steilen linken Ufer des Gersauerbeckens
gegeniiber Kindlismord bis in eine Tiefe von 20 m. hinab.
Da es mir mangels an Yergleiclismaterial unniôglich war, die
gesammelten Tiefseepisidien zu bestimnien, sandte icheinenTeil
des Materials Herrn S. C'lessix in Oclisenfurt ziir Beurteilung,
und zwar ans jedeni Seebecken und den verschiedenen Tiefen je
eine grossere Anzahl Exemplare. Herr Clessin besass die grosse
Frenndlichkeit, meine Pisidien mit seinem umfangreichen Mate-
rial ans anderen Seen zu vergleiclien und teilte mir brieflich Fol-
gendes mit: « Nach genauer Durclisiclit der Tiefseepisidien muss
ich die sâmtlichen Exemplare als zu einer Art geJwrig erklâren,
die allerdings nach den einzelnen Fundorten variiert Es.
bestâtigt sich wieder meine Erfahrung^ dass jedes Wasserbe-
cken eine oder einige Specialformen fur die Tiefenfauna bildet,
so dass anzunehmen ist, dass jeder See eigenartige Verhâltnisse
im Grunde, Bodenschlannn etc. erzeugt. »
Ich nenne die neue Art Fisidiu m Clessin l und uKichte dadurch
meinen Dank, den ich Herrn Clessin fiir seine Ratschlage
schulde, zum Ausdruck bringen.
Pisidium (Jessini n. s}).
Tafel 12.
Muschel klein, mâssig aufgetrieben, glânzend ; fein und unre-
M0LLU8KENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES- 483
gelinâssig gestreift, Jahresringe schwacli angedeutet ; von hell-
gelber Horiifarbe, durclisclieiiieiid ; Wirbel der Mitte geiiahert,
selir breit, abgeruiidet uiid eiiieii grossen Teil der Oberseite ein-
iieliineiid, iiiclit stark hervortreteiid ; Oberraiid scliwacli gebo-
gen; Sdiildchen angedeutet, Schildecke abgerimdet; Vorder-
rand gerade und mit einer starken Wolbung in den Unterrand
iibergehend. Unterrand sehr gewolbt, Hinterrand schief abfal-
lend und obne deutlicbe Grenze in den Unterrand Iibergehend.
Ligament kurz, iiberbaut. Perlnmtter schwach, weisslicli. Mus-
kehiarben nicht sichtbar.
Schlosszilhue : in der linken Scliale zwei Cardinalzahne, der
àussere dtinner als der innere und etwa den hinteren Drittel des
letzteren deckend ; der innere nacli vorne etwas zugespitzt ; Sei-
tenzabne einfach, verhâltnismâssig derb und hoch. Redite
Schaie: C'ardinalzahn 1, gebogen, nach hinten keulenformig
verdickt ; Sêitenzahne doppelt, die inneren langer, stiirker und
liôher als die ausseren; Rinne verhâltnismâssig breit und tief.
Durchsclmittmaasse der Muschel: Lange 2, G mm.. Breite 2,1
mm.. Durchmesser 1,5 nnii.
Die Beschreibung der Schlosszâhne habe ich beigefiigt, da es
mir gelang, letztere bei mehreren ^Muscheln zu prœparieren und
da dieselben bei sâmtlichen Exemplaren tibereinstimmten. Nur
die Dicke und Stârke der Zâhne ist etwas wediselnd. Im Uebri-
gen bin ich zur Ansicht gelangt, dass die Schlosszâhne zur Clia-
rakteristik fiir die kleinen Species der Pisidien nicht beizuziehen
seien. Denn an den Schlosszâhnen ein undderselben Art von Unlo
z. B. lassen sich bei den einzelnen Individuen zieudich bedeutende
Differenzen in Grosse und Gestalt konstatieren ; um so melir wird
dies beiunserenkleinenTiefseepisidienderFall sein. HèrrCLESSm
giebtmir in diesem Punktc in einer brieflidien Mitteilung Piecht
und fiigt bei, dass nur fur die (Trup])encharaktere sich die Form
und Stellung der Zâhne gebrauchen lasse, und dass namentlich
Pis. amnkiim hierin ein sehr charakteristisches Merkmal besitze.
484 GEORG SURliECK.
Die Zeichiiung der Schlosszahiie von Pis. CJessini hat Herr cand.
pliil. 0. HuBER ausgeflilirt ; ich spreclie ihni an dieser Stelle
meinen besten Dank ans.
Es liegt nicht in meiner Absicht, auf die individuelle Variation
der Art an den einzelnen Fundstellen nâlier einzutreten. Die
Abweiclmngen beziehen sich namentlich darauf, dass die (Tren-
zen der einzelnen Eiinder mehr oder weniger abiierundet sind.
Aucli sind die ^Maassverhàltnisse von Lange zu Breite und Dicke
in zienilich lioliem Grade wechselnd. Abnormitâten sind niclit
selten und uiacben sich besonders ani Hinterrande geltend. Im
Weitern ist der Unterrand liiiutig alniorui etwas eingebuclitet,
wie auch Furclien auf den Schalenhâlften auftreten kônnen. Ich
verweise auf nieine Abbildungen, die ich auf microphotographi-
schem Wege herstellte.
Die Grôssenunterschiede shid zienilich betrachtlich. Die gros-
sten Exeniplare — es sind allerdings Ausnahmen — erreichen
eine Lange von 3,5 nnn., und eine Breite von beinahe 3 nnn. (z.
B. in 90 m. Tiefe zwischen Treib und Brunnen, und in 35 ni.
Tiefe bei der Achereggbriicke.) Gewohnlich wird aber das Nor-
malmaass, das ich in der Beschreibung anfiihrte, nur wenig
tiberschritten.
Schliesslich môchte ich noch einen Punkt bertihren, den Cles-
8IN schoii zur Sprache brachte (39, pag. 788). Der genannte
Autor spricht von Pis. Moussonianum Cless. aus dein Lago mag-
giore und hait die deui Hinterrande dieser Muschel aufgelager-
ten dicken Schnmtzpakete fiir einen sichern Beweis, dass in der
Tiefe lebhafte Strômungen vorhanden seien. Dementsprechend
seien die Muscheln verhâltnismâssig gross ; durcli die Strômung
werde mit deiu ISchlamme mehr Nahrung zugefiihrt und somit
erklâre sich die auffallende Grosse der Muschel in ehifacher
Weise. Die Strômung selbst sei darauf zuriickzufiihren, dass das
kalte Wasser der einmimdenden Bâche und Fliisse wegen seiner
grôsseren Schwere sofort beim Eintritt in den See in die Tiefe
MOLLUî-iKENFAUNA DP:S VIERWALDSTÂTTERSEES. 485
siiikt. Icli kami die Ausfuliriiiigen Clessin's in allen Punkten
bestàtijj^en. An zwei Fundorten liabe icli dieselben Beobach-
tungen niachen k()nnen. Sowold vor dem Muotadelta, als vor
der Einnùindung der Engelbergeraa bei Buochs zeigten die Tief-
seepisidien einen rostfarbigen Ueberzug, sowie dicke Schlamnï-
autlagerungen an dem ans dem Grunde ragenden Hinterteile.
Auch fiel mil- die betrachtliche Grosse der an den genannten
Lokalitiiten gesannnelten Pisidien auf. Ich nKichte mit Clessin
behaupten, dass dièse Erscheinungen mit nichts anderem, als mit
Stronuingen inZusammenhangstelien. Besonders schôn kannman
bei der Engelbergeraa oft beobachten, wie das triibe Wasser des
Elusses bei der Mimdiing inFolgeseinerniedrigerenTemperatur
sofort in die Tiefe sinkt. Dass dadiirch ziemlicb lebhafte Stro-
nuingen in grosseren Tiefen entstelien, mid einen Einfluss auf
die Pisidien auszuiiben im Stande sind, steht ausser Zweifel,
wenn sie auch, wie Forel (47) meint, in ihrer Existenz und Rich-
tung niclit konstant sind.
Ich habe Herrn Clessin gegenuber die Vermutung ausge-
sprochen, dass das von ihm (39, pag. 781) beschriebene Pis.
quadrangidum, aus dem Yierwaldstattersee und Plansee (Tirol)
nur eine etwas abweichende Form meiner Art sei. Ich kam zu
dieser Ansicht, weil Abweichungen in der Umrissform vom Typus
der oben beschriebenen Species nicht selten sind. Es lagen Cles-
sin nur wenige Exemplare von Pis. quadrangulum vor; das
Schloss konnte er nicht beschreiben. Der Autor teilte mir aber
mit, dass Pis. qimdranguhtni v^olûksumizw der neuenArt zu zie-
hen sei ; er hait sie fur spezitisch gut zu unterscheiden.
48B GEORG SURBECK.
ALLGEMEINER TEIL.
In dieseiii Abschiiitte solleii die eiiizeliieii Seebeckeii infaiiiiis-
tischer iiiid b'iologisclier Hiiisicht besprochen werdeii. Ich will
versucheii, die Verteilimg der Mollusken in den verschiedenen
Abschnitten des Vierwaldstâttersees, sowie je an den beiden
Ufern derselben in Zusannneidiang zii bringen mit der Uferge-
staltiing, der Flora inid den sonstigen ausseren Lebensbedin-
giingen. Ziinaclist will ich eine Tabelle vorausscliicken , in
weldier graphisch dargestellt ist, wie die Zabi der von mir ge-
samnielten Arten iind Yarietaten in den einzelnen S'eeteilen
wet'hselt.
I. Uenerbecken.
In deni obersten Telle des A^ierwaldstâttersees, dem Urner-
becken, sammelte icli folgende Formen :
1. Gulnaria ovafa var. lacustriria Cless.
2. '> peregra Mûll. var. elongata Cless.
3. » » » » curta Cless.
4. Llmnophysa tnincahda Miill.
5. Fhi/sa fontinalis L.
6. Tropodiscus carinatus Milll.
7. Bathiiomphahis contortus L.
8. Gijnudiis (leformis Hartni.
9. Ancylastrum capuloides Jan.
10. Bytliinia tentaculata var. producta Mke.
11. » » » ventricosaMke.
12. Pisidium amnicum Mûll.
13. Pisidium Clessini n, sp.
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MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTTÂTEKSEES. 487
C. SCHMIDT (97) schreibt : «Wâhrend das Stuck Yienvald-
stâttersee von Biiochs bis Brumien ein typisches Muldeiithal ist,
iiniss der Urnersee mit seiiieii Steiliifern iind flaeliein Bodeii,
ebenso wie des siidliclie Reussthal. als ein Querthal, eine Ero-
sionsfurche bezeiclmet werden. Zu beiden Seiten des Sees sind
hier die Berge von ihren 2000 — iîooO m. hohen Gipfein bis auf
•437 m., deni Xiveau des Sees, hinab in natlirlichem Querschnitt
aimâliernd senkreclit zmn Streichen der Schichten angeschnit-
ten.»
Es wàre voraiiszusehen gewesen, dass von allen Becken des
Vierwaldstâttersees wohl dasjenige des Urnersees am wenigsten
fiir den Aufenthalt einer reiclien ^loîluskenfauna tauglich sei,
wenn man in Betracht zielien wollte, dass die Schnecken unserer
Seen ruhige. mit Pilanzen bewachsene Uferstellen nacli den bis-
herigen Erfahrungen mit Vorliebe als Wohnort beziehen. Zu
beiden Seiten des Urnerbeckens fallen die Ufer fast senkrecht
ab bis zu grosser Tiefe. Lângs dieser gewaltigen Felswânde
treten nun viele kleine Buchten auf, wo sich das Ufer in dem
Grade flacher gestaltet, dass sich Gerollsteine auflagerten, unter
welchen Gasteropoden ihr Dasein fristen konnen. Flachere
Stellen von etwas grosserer Ausdehnung linden sich am rechten
Ufer um Sisikon, am hnken uni Bauen. Grôssere seichte Buchten
triiït nuxn zu beiden Seiten des Reussdeltas ; in der ôsthch gele-
genen, kleineren Hegt Fliielen, in der westUchen die paarHiiuser
von Seedorf.
Sind so schon die Verhâknisse der ausseren Bedingungen fiir
das Gedeihen einer htoralen Molhiskenfauna sehr ungtinstig, so
werden sie noch missHcher gestaUet dadurch, dass das Urner-
becken der am hâutigsten und stârksten bewegte Teil des ganzen
Sees ist. ZiemHch genau von Siid nach Nord sich erstreckend,
lâsst dièses Thaï deminjenerGegend relativ hâufigen Folmwind
freien Einlass, der Wellen von betrâchtlicher Stârke zu erregen
im Stande ist.
488 GEORG SURBECK.
Trotz allen dieseii Uinstanden koiinte ich im Unierbecken 13
verschiedene Formeii von Mollusken sammeln. Vergleichen wir
dièse Arteiizahlmit derjeiiigen aus deii andern Seebecken, so selien
^\[Y. dass sie vom Gersauerbecken um 7, vom Luzernerbecken
uni 1 iibertroffen wird, derjenigen im Hergiswilerbecken gleich
ist. Die iibrigen Seeteile weisen eine geringere Artenzahl auf.
Einige der Fornien im Urnerbecken sind auch in grosser Indivi-
duenzahl vorlianden, soz. B. Gnlnariaovata\M. lacustrina C\ess.,
Tnjpodiscus carhmtus Mull., Bathyomphalus contortus und
AncylaMrum capuloides Jan. Doch tritt dabei mit grosser Deut-
lichkeit zu Tage, dass das linke Ufer bedeutend spârliclier mit
Mollusken bevôlkert ist, als das gegenûberliegende, sowolil was
die Anzalil der Formen, als auch was die Individuenzahl betrifft.
Es lassen sich folgende Verhâltnisse feststellen :
I. Liings der ganzen beidseitigen Ufer, auf dem recli-
ten aber in grôsserer Individuenzahl traf ich . . 6
II. Liings des ganzen rechten Ufers, am linken nur an
vereinzelten Stellen 3
III. Yereinzelt nur am rechten Ufer 2
IV. Nur vor dem Reussdelta 1
V. Nur am linken Ufer 0
YI. Tiefsee 1
im Ganzen also 13
Formen.
Unter I. figurieren :
1. Gulnaria ovata var. lacustrina Cless.
2. und 3. Guln. peregra Miill. (beide Varietâten).
4. Ane. capuloides Jan.
5. und 6. Bijth. tenfaeidata L. (beide Varietâten).
Unter II. sind inbegriffen :
MOLLU8KENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 489
1. Physa font w (dis L.
2. Trop, carinatus Miill.
3. Bathyoniph. contortiis L.
Unter III. :
1. Limnoph. truncatidaMïiW.
2. Gyraidus defonnis Hartm.
IV. ist lïsidium amnicum Miill. iind eiidlich
V. Fis. dessin i n. sp.
Werfeii wir zum Vergleich einen Blick auf die Verteilung der
litoralen Flora im Urnerbecken, so ergeben sich analoge Unter-
schiede zwischen rechtem imd linkem Ufer. Icli entiiehine die
folgenden Angabeii einer brieilicheii Mitteilimg meiiies Freuiides^
Herrn D^" H. Bachmann in Luzern. Eiiie iippige Végétation ist
vorhanden in den Buchten links und redits der Reussniiindung ;
es wachsen dort verschiedene Potameen, Myriophyllum, Phrag-
wi^esund Chara, in derwestlichen Bucht zwischen Bôschriiti und
Bolzbach auch Bammcidus divaricaUisSchrduk. Sonst aber tindet
man am ganzen rechten Ufer aiisser vereinzelten Pofamof/efon-
stôcken nichts als ausgedehnte Algenrasen ; am linken Ufer tritt
im Vergleich zum rechten auch die Algenvegetation sehr zurtick.
Es fiel mir auch beim Sammeln schon auf, dass die Steine am
linken Ufer viel weniger mit Algen tiberzogen waren, als am ge-
geniiberliegenden. Jedenfalls geht man nicht fehl, wenn man
dièse beiden Thatsachen, Vorherrschen sowohl der Gasteropoden,
als der Algen am rechten Ufer, Zuriicktreten beider am linken,
in Zusammenhang bringt. Doch ist damit nicht gesagt, dass da,
wo Algen die Steine ilberziehen, auch jeweilen Schnecken
gedeihen. Vielmehr ist im Vorkommen der letzteren auch deut-
lichderEinflussdes Wellenschlageszu erkennen. Zwischen Brmi-
nen und deniFranziskustunnelz. B. saliich in einer sehrgeschutz-
ten ruhigenBucht Schnecken auch auf der Obertlache von Stehien,
die dicht mit Algen tiberzogen waren, umherkriechen. Nahe da-
400 GEORG SURBECK.
bei, an einem Schuttkegel, der aber dem Wellenschlage sehr aus-
gesetzt ist, war auf uiid iinter den Steinen keiiie Spiir von Sehne-
cken zu tindeii, obschon hier eine nicht minder ûppige Algenve-
getation vorhanden war. Aehnliche Fàlle waren auch von andern
Fundstellen ini Urnerbecken anzufiihren.
Das bedeiitend hâufigere Yorkommen der Sclmecken und Al-
gen am rechten Ufer dièses Seeteiles kann, besonders was die
Algen betritït, einigermassen erkliirt werden durch die verschie-
den starke Belicbtung und Erwarniung der beidseitigen Ufer.
Wahrend nàmlich das linke hauptsâchlicb von der Morgensonne
beschienen wird, ist das rechte Ufer der viel intensiveren Licht-
und Wârmebestrahlung der Mittagssonne ausgesetzt. Es giebt,
und das gilt hauptsâchlicb vom linken Ufer, eine Anzahl Orte,
kleinere Buchten. in welche wegen der fast iiberhângenden Fels-
wânde nie oder filr kurze Zeit des Tages directes SonnenKcht
dringt. An solchen Stellen ist ein Gedeihen griiner Algen, der
Hauptnabrung unsrer Limnaeen, nicht gut moglich, wâhrend
sich dièse PHanzen ani rechten Ufer stellenweise sehr reich ent-
faltet haben. AVenn dann hier solche Orte noch vor starkeni Wel-
lenschlage geschûtzt sind. so siiul die Hauptbedingungen filr das
Gedeihen einer Gasteropodenfauna gegeben. Die Verhâltnisse
sind also auf der rechten Seite giinstiger gestaltet: reichlichere
Nahrung und stârkere Erwârmung des Wassers lângs des Ufers.
Zu erwâhnen ist im Urnerbecken das Auftreten von ff^irm-
liclien Gesellschaften ein und derselben Art an local engbegrenz-
ten Orten ; folgende Beispiele seien angefiihrt : Batlujompliahis
cohforfiis war massenhaft vorhanden an einer kleinen Strecke
zwischen Brunnen und dem Franziskustunnel ; ani ganzen iibri-
gen Ufer des Seebeckens hndet sich aber dieser Planorhis luir
sehr selten und vereinzelt. Tropodiscus carinatus konnte ich
sonst nirgends in so grosser Menge sannneln. wie an einer Ufer-
niauer vor den nôrdlichsten Hausern von Fliielen. Ebenso fiel
niir das niassenhafte Auftreten von Ancylastnim capuloldes an
M0LLU8KENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSKES. 491
Schutzmauern bei Flûelen auf, wenii dièse Art sich aucli an an-
deren Uferstellen in zienilicli i^rosser Individuenzahl aufluilt. Es
seien noch einige ausgiebige Fundorte am recliten Ufer des Ur-
nerbeckens erwiihnt. P^ine âusserst reiche Schneckenfauna traf
ich z. B. in der Bucht. die zwischen die hohen Felsen der soge-
nannten Ortbânder, ungefâhr beim ersten Sechstel des Oelberg-
tunnels von Brunnen ans, eingelassen ist. Unter den Steinen der
dort betindlichen Scbuttbakle haben sich die im Urnerbecken
hautiger vorkomnienden Art en meist in grosser Anzahl angesie-
delt. Ebenfalls einen ausgiebigen Ertrag an Schnecken lieferte
niir die kleine Bucht an der Siidseite des. Hôtel Bellevue in
Brunnen. Unter den Steinen lebten neben vielen Platoden und
Phryganidenlarven eine Menge verschiedener Gasteropoden; zu
beiden Seiten dieser Bucht traf ich solclie nur sparlich an.
Besondere Erwahnung verdienen nocli die Yerhâhnisse ini
Fohnhafen von Brunnen. Es gedeiht in demselben eine iiusserst
tippige Végétation von Hippuris, CaUitr/che, lUamogeton und
Banuiicidus, so dass dièse Pflanzen eine dichte Wiese biklen. Es
ware also fur das Gedeihen einer reichen Molhiskenfauna genii-
gend Nahrung vorhanden ; zudeni ist der Ort ^'or den schiidhchen
Wirkungen des AVellenschhiges geschiitzt. Trotzdeui konnte ich
keine Spur von lebenden Molhisken an den Ptianzen entdecken ;
iniBodenschlamm waren auch keine Bruchstucke von Schnecken-
schalen 7a\ linden. Ich erkliire mir das Fehlen von Molhisken
an dieser Lokalitât aus der sehr niedrigen Teniperatur, die das
Wàsser hier zeigt, und die bedingt wird durch die Einniundung
des « Lehwassers », eines von Quellen gespeisten Bâches. Am
11. August 1896 schwankte die Temperatur des Wassers im
F(»hnhafen, an verschiedenen Stellen gemessen, zwischen 9°, 6 C.
und 12° C. Amfolgenden Tage ergab die Temperaturmessung
im F()hnhafen 10° C. wâhrend das Seewasser in der Mitte zwi-
schen Treib und Brunnen 14°, 6 C. Wârme aufwies; es ergiebt
sich also der betrâchtliche Unterschied von fast 5° C. Wenn
492 GEORG SURRECK.
derselbe sicli auch im Laufe des Jalires andert, so ist docli jeden-
falls ini Soimiier, ziir Zeit des Wachstiims iindderFortpflanzung
der Molluskeii, das Wasser des Fohiiliafens kâlter, als dasjenige
ausserhalb desselben. Da nimiinsere Sclmecken warmeres Was-
ser als Aufenthaltsort vorzielien, so iiKiclite ich das Fehlen sol-
clier an der beschriebenen Lokalitât aus deii angeftilirten ïem-
peraturen erklaren. Ich verweise dabei aufdiefriiher ausgespro-
cheiie Aiisicht, dass Limfioplujsa tnoicatuJa, die ich ausserhalb
des Hafens unter Steinen fand, ans dem erwâhnten «Lehwasser»
stanime.
Um eine etwaige Veranderung in der Molhiskenfauna des
Yierwaldstattersees im Winter zu konstatieren-, unternahni ich
zn dieser Jahreszeit einige Exknrsionen an einzelne Lokalitaten
des Sees. Im Urnerbecken besuchte ich am 27. Xovember 1896
die oben erwâhnte Fundstelle beim Hôtel Bellevue in Brunnen.
Hatte mir dieselbe im Sommer des gleichen Jahres eine reiclie
Ausbente von verschiedenen Gasteropoden geliefert, so waren
jetzt nur wenige Formen in spârlicher Anzahl zu fiinden. Xeben
einigen Exemplaren von Tropodisciis mrinatus und AucylaHtrum
capuloides fand ich nocli eine GuJnaria peregra. Von Bijthinia
tenfaculata, Gidn. ovata var. lacustrina, Bath. contortus und
Physa fontinalis^ die im Sonnner hier zum Teil reichlich vertre-
ten waren, konnte ich nichts entdecken. Dasselbe Résultat
ergab sich an dem gleichen Fundorte bei einer p]xkursion am 4.
Jamiar 1898.
Im Folgenden sei noch darauf hingewiesen, wie sich die Mol-
hiskenfauna des Urnerbeckens zu derjenigen der ubrigen See-
teile verhalt, in welchem Grade die im erstern gefundenen Arten
auch 01 den letzteren verbreitet sind. Nur. eine Art, Limnophi/sa
truncatula, ist dem Urnerbecken eigen und begegnete mir nur an
der angegebenen Fundstelle bei Brunnen. Die beiden Varietàten
von Gulnanaperef/ra konnnen noch im Gersauerbecken vor, und
zwar in grôsserer Individuenzahl, als im Urnerbecken. Weitaus
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 498
(lie grôsste Zahl der hier gefiindenen Forinen ist auch in den
iibrigen Seebecken verbreitet, Gulnaria ovata var. Jacusfriiia,
Trop, cariitatiis, die beiden Varietâten von Bijthhiia tentacnlata
und in der Tiefsee Pis. Cles.sini habe ich auch in allen anderen
Becken des Vierwaldstâttersees angetroffen. Fast ebenso ver-
breitet sind Pkt/safontincdis, Ane. capuloides und Pis. amnicum,
indem ich je niir in einem Seebecken dièse Tiere nicht fand.
Batli. confortus und Gf/ranlus deformis konnten von niir ausser
ini Urnersee noch je in zwei Seeteilen gesannnek werden; der
erstere im Gersauer- und Alpnacherbecken, der letztere ini Oer-
sauer- und Weggiserbecken.
Dagegen fehlen im Urnersee auch solche Formen. die sonst in
allen Teilen des untersuchten Wasserbeckens, den Alpnachersee
ausgenomnien, vorkonnnen uud zwar zum Teil in grosser Indivi-
duenzahl, so Cincinna cmtiqua und Trojndina depressa, ebenso
die Unionen. Es sind aber aucli die Yerhâltnisse der Ufergestal-
tung fiir dièse den Bodenschlamni bewohnenden Mollusken in
keinem andern Seeabschnitte so ungimstig, wie hier. Einzig zu
beiden Seiten der Reussmiindung konnten die genainiten Tiere
einen Aufenthaltsort in jenen seichten, schlamniigen Buchten
fiinden, die von Pis. amnicum bewohnt werden. Dièses ist aber,
wie ich friiher schon bemerkte, ursprûnglich ein Bewohner der
Fliisse und Bâche und aus denselben, in unserem Falle aus der
Reuss, in den See eingewandert. Die Valvaten aber, ausge-
spro chêne Bewohner ruhiger Gewâsser, wâren an den genannten
Stellen im Urnerbecken zu sehr den verderbliclien Wirkungen
des Wellenschlages ausgesetzt, Pis. amnicum dagegen, an be-
wegtes Wasser angepasst, kann sicli mit seinem lang ausstreck-
baren Fusse verhâltnismâssig stark festheften und den Wellen
eher Stand halten. Wiirden aber auch die Yerhâltnisse hier ein
Gedeihen der Valvaten zulassen, so konnten dieselben nicht, wie
Pis. amnicum. aus den ZuHussen an diesen Standort gelangen,
sondern sie miissten sich denselben durch allmâhliges Hinauf-
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 1899. 33
494 GEORtt SURBECK.
waiidern ans den uiiteren Seeteilen erobern, oder aber auf passi-
vein Weg hieher verschleppt werdeii. Letztere Art der Verbrei-
tuiig ist jedoch bei unserii Mollusken selteii, wemi inaii von der
Verschleppung von Glochidien durch Fische absieht. Anderen-
teils siiid eiiier Ausdehnuiig der Wohnorte der Valvateii in
dem Sinne, dass die Tiere im Laufe der Zeit durch aktive Wan-
derung aus den unteren Seebecken an das oberste Ende des
Urnerbeckens gelangen, uniiberwindliche Schranken entgegen-
gestellt durch die beschriebene felsige Ufergestaltung einerseits
und durch die grosse Tiefe dièses Seeteiles andererseits.
Nach verschiedenen Cxesichtspunkten hin lâsst sich eine Pa-
rallèle ziehen zwischen dem Urnerbecken und dem Kônigssee in
Oberbayern. Nach der Beschreibung, die Clessin (34) von letz-
terem gibt, ist die Uferbeschaffenheit autt'allend ahnlich mit der-
jenigen des Urnersees ; in beiden Wasserbecken tinden wir ziem-
lich die gleichen Existenzbedingungen fur Mollusken. Dièse
Uebereinstimmung spiegelt sich aucli in der Fauna der beiden
Gewâsser, Clessin (1. c.) zitiert aus dem Kônigssee zwei Lim-
naeen, flinf Planorben. zwei Valvaten und drei Cycladeen, im
ganzen also zwôlf Formen, genau dieselbe Zabi, die ich, neben
einer Tiefseeart, im Litoral des Urnerbeckens zu verzeichnen
habe. Weini nun auch die Zusammensetzung der beiden Faunen
eine verschiedene ist, so ist doch ein Punkt beachtenswert, das
Fehlen der Anodontenund Unionen injedem der beiden Wasser-
becken. Dièse Thatsache erklârt Clessin (1. c.) ftir den Kônigs-
see als Folge des Mangels geeigneter Wohnorte. Die gleiche Er-
klarung mochte ich auch fiir den besprochenen Abschnitt des
Vierwaldstâttersees geltend machen.
II. (tERSAUERBECKEN.
DieMolluskenfauna des (lersauerbeckens setzt sich aus folgen-
den Formen zusanmien :
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 495
1. AmpMhwa Pfeiff'eri Rossm.
12. Liicena olloi/f/a Drap.
3. Limnaea stagnaUs var. pnxlacta Colb.
4. » » » turgida Mke.
5. Gulnaria orafa var. Jactistrina Cless.
6. Guhuiria pcrcgra var. ohhwga Cless.
7. » » » rw>frt Cless.
8. Physa fontinaUs L.
9. Troimdiscus carmafus Miill.
10. Buthgomphalus contortus L.
1 1. Gyrmdus deformis Hartm.
12. Ancylastrum capuloides Jan.
13. Cincinna antiqua Sowerby.
14. Trojndina depressa C. Pfeiffer.
15. Bythinia tentaculata var. prodMCta Mke.
16. » » » ventricosa Mke.
17. f/wio hatavus Lam.
18. Pisidimn amnicum Mtill.
19. P^>. nltidum Jen.
20. Pis. Clessini n. sp.
Mit dieserZahl von verschie(lenenF(fi*men steht das Gersaiier-
becken an der Spitze aller Seeteile. Es tlbertrifift damit das
Luzernerbecken um 6, dasUrner- iind Hergiswilerbecken um 7,
das Weg'giser- und Kûssnacherbecken uni je 9 imd denAlpnacher-
see um 12 Formen. Das Gersauerbecken, rund 14 km. lang und
an der breitesten Stelle ca. 3,5 km. breit, bietet den Mollusken
im Allgemeinen glinstigere Verhâltnisse dar, als das Urner-
becken. Wir haben hier nicht melir die hohen, fast senkrecht in
den See abfallenden Felsenufer, sondern melir flachere Stellen,
die eine Ansiedelung von Mollusken erlauben. Auf dem linken
Ufer zwischen Treib und Beckenried zwar ist eine gewisse Aehn-
lichkeit mit dem Urnerbecken nicht zu verkennen; die Nord-
seiten des Stûtzberges und des Zingelberges bilden immerhin
490 GEORG SURBECK.
noch eiii ziemlich steiles Ufer, das sich rasch bis zu j>Tosser Tiefê
seiikt. Wir liiideii da einige mehr oder weniger grosse, fluliartig
gestaltete Uferstrecken, an deiieii Mollusken niclit gedeilieii
k()imeii. Von Beckenried an gegen Buoclis wird das Ufer des-
8ees bedeutend Hacher; hierliegt die ()l)erste Stelle ini Vierwald-
stattersee, an der icli Unlo hatavus als Vertreter der grôssereii
Bivalven sannneln konnte. Ani westlichen Ende des Seebeckens-
liegt die ansgedehnte, seichte Buelit von St. Antoni; der See-
grund senkt sich ganz alhnahlig iind mit regehnassigeni Gefalle bis
in eine Tiefe von liber 200 m. Liings der Streckezwischen Becken-
ried undBuochs zieht sich eine Quaimauer, die nur beim Bettler-
bach auf eine Strecke von etwa 700 ni. durch das natûrhche Ge-
lande nnterbrochen wird. lîechtsufrig treffen wir ebenfalls
stelfenweise steile Abhânge, hani)tsilchncli zwischen Gersan und
derabgeliachtenBncht beim Fallenbach, und dann wieder gegen
die obère Nase zn. Jedoch sind hier Stellen ungleich hauiiger, als
imUrnersee, derenBeschaiï'enheit dasGedeihen einer Mollusken-
fauna zulâsst. Bei Kindlismord scliiebt sich eine Barre quer
durch den See vor, deren hochster Punkt nur noch 53 m. unter
dem Wasserspiegel liegt. So haben wir hier eigentlich zwei
Wasserbecken ; das grosse, westlich der Barre hegende erreicht
eine Maximaltiefe von 213,9 m., die grôsste Tiefe des Vierwald-
stâttersees iiberhaupt ; das kleine ôsthche Becken hatb ei 125 m.
unter dem Seeniveau seine grosste Tiefe erreicht.
Eine Uebersicht iiber die Verteilung der im Gersauerl)ecken
gesammelten Formen an dessen Ufern gestaltet sich folgender-
massen : Es wurden von mir gefunden :
I. Nur beim Muotadelta 6
II. Nur an einer Stelle des linken Ufers .... 1
III. Vereinzelt an beiden Ufern 3
IV. Làngs des ganzen rechten Ufers, am linken
nur an einzelnen Stellen 2
Uebertrag : 1 2
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEE8. 497
Uebertrag : 12
y. Langs der gaiizen beidseitigen Ufer .... 7
YI. In der Tiefsee 1
Total 20 Formel!.
Unter I. sind folgende Arten und Varietâten zusamniengefasst :
1. Amphihina Ifeiff'eri Rossm.
2. Luc. ohJonga Drap.
3. imd 4. L. sfagnaUs (beide Varietâten).
5. Pis. amnicum Miill.
6. Pis. nitidum Jeu.
Dabei ist zii bemerken, dass N° 1, 2 und 6 uberhaupt niir an
<dieser Stelle desVierwaldstâttersees gefunden werden; wâhrend
die librigen aiich noch andere Fundorte im See aufzuweisen
iiaben.
Unter II. iiguriert Unio hatavus Lam. •
III. umfasst :
1. Gyy. r?e/b/-w?i.s Hartm.
2. Cincinna antiqua Sowerby.
3. Tropid. depressa Pfeiff.
Unter IV. sind anzufûhren :
1 . Phi/sa fontinalis L.
2. Bathyomph. contortus L.
Unter V. sind inbegriffen :
1. GMln. ovata YSiY. lacustrbm ClesB.
2. und 3. G.peregra Mtlll. (beide Varietâten).
4. Trojyod. carinatus Mûll.
5. Ancyl. capuloides Jan.
6. und 7. Bi/fh. tentaculata L. (beide Varietâten).
N° 2, 3 und 5 fehlen niir allerdings von der kleinen Strecke
:2wiscben St. Antoni und der unteren Nase.
VI. endlich ist Pis. Glessini n. sp.
498 GEORG SURBECK.
Wenn wir die imr beiiii Muotadelta gesamiiielten Arten unci
Varietâten ausser Betraclit lassen, weil dieselben das Gesaint-
bild der im Gersauerbecken vorgefuiidenen ^Molluskeiifaiiiia nicht
weseiitlicli veraiidern, kommen wir zii folgendeii Resultaten. Im
Gegensatz zu den Ergebnissen im Urnersee, ist liier die Arten-
zahl am linken Ufer nicht geringer, als am gegeniiberliegenden ;
sie wird sogar um 1 vermehrt dur cli das Auftreten von Unio hatavus
am Bettlerbacli. Das wiclitigere Moment in unserem Falle aber
ist, dass die Individuenzahl der meisten Formen in hohem ]Maasse
tiberwiegend ist am rechten Ufer. In diesem Pnnkte stimmen die
beiden oberen Abschnitte misères 8ees vollkommen iiberein.
Ein gewisser Zusammenhang der litoralen Molluskenfauna
mit der Flora des Sees ist auch hier nicht zu verkennen. Nach
den Angaben von Herrn D'" Bachmaxn in Luzern trelf'en wir,
abgesehen von den Schilf- und Charabestânden beim Muotadelta,
an beiden Ufern des Gersauerbeckens vereinzelte Fotaniogeton-
stocke und kleinere Bestânde, beidseitig also ein âhnliches Bild.
Da aber, wie w ir sahen, die Phanerogamen in grôsseren und den
Winden ausgesetzten Seen bei weitem keine so grosse Rolle als
Aufenthaltsorte und Nahrung fiir die Mollusken spielen. wie in
Teichen und Tiimpeln, so miissen w ir nach dem Verhalten der
Algen sehen. Da ergibt sicli wiederum, analog den Yerhâltnissen
im Urnersee, eine bedeutend reicliere Algenvegetation am rech-
ten Ufer. In meinen beim Sammeln gefiihrten Notizen liabe ich^
wenigstens fur die Strecke von Treib bis Beckenried, hervor-
gehoben, dass hier sehr wenig Algen vorhanden sind. Nur zwi-
schen Beckenried und Buochs haben sicli in einigen kiinstlich
eingefassten Buchten, die als Auf bewahrungsorte fur Fahrzeuge
dienen, dichtere Algenrasen ausgebiidet. Wie ich beim Urner-
becken die Verschiedenheit der floristischen Verhâltnisse an den
beiden Ufern auf den Einfluss des Sonnenlichtes zuruckfiihrte,
so kann dasselbe auch in diesem Falle wledergeschehen. Nur
ist hier der Unterschied in der Belichtung und p]rwannung der
M0LLU8KEXFAUXA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 499
beiden Ufer noch viel aiisgepragter. Aiif cler eiiien Seite liaben
wir (las soiinige iiiid waniie redite Ufer, auf der andeni Seite
die Strecke vonTreibbisBeckenried, die nur kiirzere Zeit direk-
tes Sonneidicbt erliiilt : einige Biichteii, die zwiscben Felsen ein-
gelassen sind, sind wohl iimner beschattet. Die Strecke von
Beckenried bis Buocbs imd die grosse Bucht voii St. Antoiii sind
allerdings dank ihrer offeneren Lage etwas niebr den Sonnen-
strablen aiisgesetzt.
Die Arten, bei welchen am meisten das quantitative Yorwiegen
ani recbten Ufer zii Tage tritt, sind Guln. ovafa var. laciistrina,
Fhysa fontinalis, Trop, carinatus und Ane. capulmdes. Als die
an Molkisken ârmste Strecke muss ich das Ufer zwischen St. An-
toni iind der untern Nase bezeichnen ; niclit weniger als 7 Formen
konnte icli liier niclit tinden, die sonst an beiden Ufern des See-
beckens vorkonnnen : die beiden Varietaten von G. peregra^
Batli. coifforfus, uinc. capuloides und die zwei ini Merwaldstât-
tersee vorkomnienden Valvatenspecies, Cinc. antiqua und Trop,
depressa. Diejenigen Arten, die mir an der genamiten Stelle be-
gegneten, sind in grôsserer Menge vertreten. Das zum grôssten
Teil felsige Ufer bietet liir ^lollusken wenig geeignete AVobnsitze.
Sehr sparlicli war das Sammelergebnis auch an der zwiscben
Beckenried und Treib liegenden Strecke.
Im Urnersee ist, wie wir gesehen liaben. die Ufergestaltung
zu beiden Seiten annajiernd die gleiclie ; links- und rechtsufrig bie-
ten sich fiireineMolluskenfauna nur wenige giinstige Wolmorte.
Dass dieselbe dennocli auf der einen Seite spârlicb, auf der an-
deren reiclilicher entfaltet ist, erklàrt sich, wie icli friiher aus-
fiihrte, hauptsâchlich durch die so verschieden starke Algen-
vegetation an den beiden Ufern. Im Gersauerbecken treffen wir,
wie sclion erwàhnt. analoge Verbaltnisse ; nur tritt hier nochein
anderer Faktor liinzu. Wenn namlich die an Individuen armere
Molluskenfauna ani linken Ufer dièses Seeteiles auch in Zusam-
luenhang mit den ungiinstigen Nahrungsverhâltnissen gebracht
500 GEORG SUR15ECK.
werdeii kann, so darf doch nicht ausser Acht gelassen werdeii,
dass (las redite Uferungleich viel melir Stellen aufweist, an deneii
Schiieckeii sicli aiisiedelii koiiiieii. Es hâni^t also auch viel von
der giinstigeren naturlichen Beschaffenheit des Gelandes selbst
al), dass niir die Strecke von Bruinieii l)is ziir oberen Nase ein
grosseres ^lolluskenmaterial lieferte, als das Ufer zwischen Treib
und der unteren Xase. Innnerhin sind die einzeUien Fmidorfe
linksiifrig mit wenigen Ausnahnien scliwaclier bevôlkert im Ver-
gleicli zii den rechtsufrigen. Solche Ausnahnien liessen sicli
hauptsâchlicli konstatieren in kilnstlicli eingefassten kleinen
Buchten lângs der (^)uaiinauer zwischen Beckenried und Buochs.
An einer derartigen Stelle, z. B. zwischen dem Lielibach und dem
Traschlibach bei Beckenried, war eineâusserst reiche Gasteropo-
denfauna zu tinden ; auf derObertlache der mit dichten Algenrasen
uberzogenenUfersteinekroch(T?//w.^;É'/'e^>'ainsehrgrosserMenge
umher, wàhrend unter denselben andere Species ebenfalls selir
zahlreich vertreten waren. Aehnlich wie im Urnersee konnte ich
auch im (xersauerbecken stellenweise ein Auftreten von grosseren
Gesellschaften einzelner Arten feststellen. Ane. capuJoides war
vorzugsweise an den Pfâhlen der Dampfscliilï'lâiide von Gersau
massenhaft vorhanden ; die Gehâuse waren auffallend stark mit
Diatomeen und grilnen Algen besetzt, was darauf schliessen lâsst,
dass die Tiere an dieser Fundstelle eine reichliche Nahrung tin-
den. Aus der Bucht bei Felsenegg, westlich von Gersau, sind
besonders reiche Funde von GmIïk perefira und Bytli. tenfacMlafa
zu verzeichnen. Ueberhaupt lebt Guln. peregra im Gersauer-
becken in grosster Individuenzahl. Wohl der ausgiebigste Fund-
ort fiir dièse Species war die tiache Uferstelle bei der Kindhs-
mordkapelle, einer windgeschtitzten Einbuchtung ; die Tiere
hielten sicli in ungezâhlten Exemplaren hauptsaclilich unter
Steinen aut die am Bande des Ufers lagen und nur ganz wenig
vom Wasser bedeckt waren. Ich habe sclion friiher daraufhhi-
gewiesen, dass dièse Thatsache in Anbetracht des damaligen
MOLLUSKENFAUNA DES VIERAVALDSTÂTTERSEES. 501
aussergewôhnlicli hohen Wasserstaiides beachtenswert ist, in-
dem (laraiis auf die Fâliiiiïkeit von GuJn. peregra geschlossen
werden kaiiii, rascli deiu sicli veraiidenideii Wasserniveau zu
folgen. Eigeiitiimlich ist, dass das Verbreitimgsi^ebiet der ge-
iianiiten Schnecke im Vierwaldstâttersee mit der î^inengung
zwischen den beiden Nasen wie abgesclinitten erscheiiit ; in den
iintern Seebecken konnte ieh GnltL^ieregra nirgends iinden. Ich
verniag dariiber keine Erklàrung zu geben ; eine solche ans den
Yerscliiedenheiten der aussern Eedingungen berzuleiten ist nicht
nioglieh ; denn auf keinen Fall sind die Wohnverhâltnisse fiir die
fragiiche Schnecke andenUfern desUrner- und Gersauerbeckens,
\vo dieselbe zahlreich vertreten ist, giinstiger als in den untern
Seebecken, wo mir nicht ein einziges Exemphir von G. perejira
begegnete. Allerdings nuiss ich benierken, dass ich die oberen
Seeteile im August und September absuchte, wâhrend ich das
Sammehi in den untern Becken im April und Mai des folgenden
Jahres vornahm. Es ist aber unwahrscheinlich, dass zu letztge-
nannter Jahreszeit die in Betracht fallende Schnecke noch in
ihrer Winterruhe verharrt batte, nachdem die iibrigen verwand-
ten Linnueiden, die ich doch ni den untern Seebecken ebenso
fand, wie oberhalb der beiden Nasen, bereits im Wachstum be-
grifïen waren und die Fortpfianzungsthâtigkeit aufgenommen
hatten.
Wie ich eingangs dièses Abschnittes schon bemerkte, ist das
Gersauerbeckenderjenige Seeteil, inwek-hem ich das an verschie-
denen Formen reichste Material sannnehi konnte. Ein Vergleich
dieser 20 iVrten und Varietâten umfassenden Molluskenfauna
mit den Sammelergebnissen in den iibrigen Seebecken tuhrt zu
folgenden Resultaten. Yon alh^n im See tiberhaupt gefundenen
Molhisken fehlen \\\w Anod. midabilis, Unio pictorum var. proë-
d)us\\m\LimiL fruncahila. Dem Gersauerbecken eigen sinddrei
Arten, namhch Aniph. Pfeiffen, Luc. ohlotiga und Pis. Nifidum,
sâmthche vom Muotadelta stammend; die Stellung (k'r beiden
502 GEORG SURBECK.
erstgeiiannten Species zur gesaininteii ]Molluskenfauiia des Vier-
waldstatten'sees habe icli bereits im specielleii Teile meiiier Ar-
beit bespi'ocbeii. Nebeii den 5 Forineii, die in alleii Abscbiiitten
des Sees gefuiiden wiirdeii, iind die icli bei der Behaiidluiig des
Urnerbeckens bereits aufzâldte, bleibeii sich iinOersauerbecken
ebeiifalls gieicli die ans dem Urnersee aiigeftihrteii drei Arten,
welche nur in einem Seebecken fehlen.
Die beiden Varietâten von G. peregra komite ich bekanntlich
sonst nur noch im Urnersee linden, Drei Arten, die beiden Val-
vaten und Unio batavus haben ihren Wohnsitz ausser im Ger-
sauerbecken noch in vier, L. stagnalis, Batli. contortiis iind Gijr.
defornns noch in zwei andeniAbschnitten des ganzen untersuch-
ten Wasserbeckens. Fur die beiden Varietâten von L. stagnalis
und fiir Fis. amnicmn ist aïs einzigerFundortimGersauerbecken
das Muotadeha zu verzeichnen. Man ersieht also aus dem Ge-
sagten, dass mir dieletztgenannte Fundstelle allein sechs Formen
lieferte, die ich sonst an beiden Ufern des soeben besprochenen
Seeteils nirgends traf ; sie sind es hauptsâchlich, die bei der Er-
reichung der relativ grossen Formenzahl der litoralen Molhisken-
fauna im Gersauerbecken den Ausschlag gegeben hal)en.
III. Weggiserbecken.
Im AVeggiserbecken wurden gefunden :
1. Gulnaria orafa var. lacustrina Cless.
2. Physa fontinalis L.
3. Tropodiscus carirudus Miill.
4. Gyraidus deformis Hartm.
5. Ancylastrum capuloides Jan.
6. Cincinna antiqua Sowerby.
7. Tropidina depressa Pfeilï.
8. Bythinia tenfaculata var. producta Mke.
9. » » » ventricosa Mke.
MOLLUSKEXFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES- 503
10. Unio hatavus Laiii.
11. Fisidium dessin in. sp.
Mit dieser Artenzahl weist das Wejo'î^iserbecken eine an
Species arme Molluskenfaiiiia auf. Nuineriscli kommt sie der-
jeiiigen des Kûssiiaclierbeckens gleicli; nur der Alpnachersee
stelit mit achtFormeiiunterdengenamitenbeidenSeeteilen. Aile
ilbrigeii Becken des Vierw aldstâttersees lieferteii mir eine arten-
reicliere Fauna. Aber aiicli die Individuenzahl der aufgezâlilten
Arten tritt im Weggiserbecken im Yergleicli zu den bisher be-
sprochenen Abschnitten des Sees im Ganzen erlieblicli zurilck.
Eine Aiisnahme bildet Unio hcdavus, welclie Species ich hier in
zalilreiclien Yertretern sammeln konnte. Das spârliche Vor-
konnnen von Gasteropoden einerseits und das stellenweise massen-
liafte Auftreten der Unionen andererseits steht in offenbarem
Ziisammenhang mit der Gestaltnng der U ferverhâltnisse. Links-
seitig haben wir das scliattige Ufer zwischen der unteren Nase
und Kehrsiten, mit den Abliângen des Biirgenstocks, die fast
iiberall ziemlich steil bis zn grôsserer Tiefe in den See abfallen.
An einigen Stellen, z. B. bei Wispeln, trifft man wieder senk-
reclite Felswande, welche an die Uferbeschatfenheit des Urner-
sees erinnern und den Mollusken keine Wohnorte darbieten.
Besser kôimten sich solclie Tiere ansiedeln an grôsseren Strecken
liings des BUrgenstocks, \vo unter den am Ufer liegenden Steinen
geeignete Aufenthaltsorte sich linden liessen. Das Gedeihen von
Gasteropoden wird aber hier durch verscliiedene Umstânde er-
schwert. Einmal lagern sich den Ufersteinen fortwâhrend neue
GerOUmassen, die vom Biirgenstock herunterkounnen, auf; ferner
spielt auch hier der Einfluss des Sonnenlichtes und, damit ver-
bunden, die Algenvegetation dieselbe Rolle, wie ich es fiir die
linksseitigen Ufer des Urner- und Gersauerbeckens beschrieben
habe. Ich will mich daher nicht mehr nâher auf dièse Verhâlt-
nisse einlassen, die an der Nordseite des Biirgenstocks so ziem-
lich die gleichen sind, wie an den entsprechenden Abhângen des
504 GEORG SURBECK.
Stiitzberges imd Zingelberges im Gersauerbeckeii. Wâhrend also
die Bediiigiiiigen fiir die Gasteropoden iinglinstige sind, fiiideii
dieUnioiieii an deii beideii End en des linken Ufers des Weggiser-
beckens geeignete Wohn])latze. Oestlich ist es die Abtiacliung
des Bcdens bei der unteren Xase, westlicb diejenige bei der
Station Kehrsiten ; beide beherbergen f/w/o hafavus in grosser
Menge. Aebnlich liegen die Yerhaltnisse recbtsseitig, nur dass
hier das Ufer bedeiitend mehr abgeflacht ist. Wiederum treffen
■svir aiisgedehnte Muschelweideplâtze mit Urrio hafavus ostlich
in der Vitznauerbucht um Tschupis, westlicb hauptsâchbcli
zwiscben Hertenstein und Weggis. Aber das Gedeihen einer
Gasteropodenfauna wird aiich an der Strecke von der oberen
Nase bis Hertenstein wesentlich beeintrâchtigt. Weniger ge-
gescbielit dies durcb die natiirliche Bescbatt'enheit des Gelândes,
wie am Hnken Ufer, als durcb kiinstliche Quaimauern, die den
Aveitaus grossten Teil des recbten Ufers einfassen. An den vor-
gelagerten Steinen leben allerdings Schnecken, aber nieist nur
in spârlicber Zabi. Unmôglicb war das Sammebi an vielen Stellen
zwiscben Weggis und Yitznau, weil grôssere Felsblocke die
Untersuchung von eineni Fahrzeug aus hinderten. Die einzebien
Arten sind folgendermassen an den beiden Ufern verteilt :
I. Lângs des ganzen Hnken Ufers, am recbten
nur an einzebien Stellen 6
II. Lângs des ganzen recbten Ufers 0
III. Sowohl bnks- als rechtsufrig nur zerstreut . 1
IV. Nur am recbten Ufer 3
V. Nur am linken Ufer • 0
YI. Tiefsee 1
Total 11 Formen.
Die unter I. zusammengefassten Arten und Yarietâten sind :
1. Guln. ovata var. lacustrina Cless.
2. TropofJ. carmatus Mtill.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 505
3. Cinc. antiqua Sowerby.
4. Tropid. depressa Pfeilf.
5. und 6. Bijth. tent. (beide \'arietàten).
III. ist Unio hatavus.
Unter IV. figurieren :
1. Phi/sa for/ tinalis h.
2. 6^//>'. deformis Hart.
3. ^4«c. capuloides Jaii.
Die Tiefseeform ist wie in alleu Seebecken Pis. Clessini n. sp.
(N° YI).
Mail ersieht also aus obiger Zusammeiistellung, dass das
redite Ufer des Weggiserbeckens drei Arteii mehr aiifzuweisen
hat, als das gegenûberliegende. Merkwiirdig ist, wie die eiii-
zeliien Species am erstgeiiaiiiiten Ufer verteilt siiid. Die Strecke
zwischeii Weggis und Liitzelaii, an welcher ich keine Molhisken
sannneln konnte, scheint das redite Ufer, nach dem gefundenen
Material zu schliessen, in zwei Absdinitte zu teilen, die eine
verscliieden zusammengesetzte Schneckenfauna aufzuweisen
liabeii. Eine kleine Tabelle wird dièse Yerhâltnisse ani besten
veranschaulidien.
Hertenstein-Weggis Liitzelau-obere Nase
Ane. capuloides - — —
Bytli. tent. (2 Yar.) — —
Unio hatavus — —
G. ovata v. lac. —
Cincinna antiqua —
Tropid. depressa —
PJiysa fontinalis —
Tropod. carinatus —
Gyr. deformis — -
Die drei ersten Arten sind beiden Uferstrecken gemeinsam ;
dazu treten westlidi der Ltitzelau drei Sclineckenspecies, die
506 GEORG SURBECK.
ostlicli davon fehleii ; hier wiederum konnte ich drei aiidere
Formeii sammeln, welclie luir aber westlicli von Weggis nicht
begeii'iieten.
Am liaiitig'steii siiid ini Weggiserbeckeii Gid. ovata var. lacus-
irhta. Bi/thinia tentaculata imd Unio bataviis. Ancyl. caimloides
faiid ich am ganzeu linken Ufer zwar nirgends, bei Weggis aber
waren die Tiere an eiiier bestimmten Stelle, eine formUche Ge-
sellschaft bikiend, el)eiis(t inassenhaft vorhanden, wie es bei
einigen Fiuidorteii in den bisher ])ehandeh-en Abschnitten des
Sees der Fall war.
Ein Vergleich der Molhiskenfauna des Weggiserbeckens mit
dem gesammelten Material der iibrigen Seeteile ergibt keine
besondern Eigentiimlichkeiten. Arten, die nur dem erstgenannten
Becken eigen wâren, wiirden keine gelunden: solche eigenen
Formen enthalten iiberhaupt nur die beiden oljeren Stucke des
Yierwahlstâttersees. Viehnehr liahen sich im Weggiserbecken
hauptsâchUch soU-lie Species auf, die id)er den grossten Teil des
untersuchten Sees verbreitet sind Xe])en den bekannten fûnf
Weichtierarten, welche ich ans allen Abschnitten unseres Sees
anziiftihren habe, leben im Weggiserbecken auch Physa fonfi-
ruilis und Ane. capuJoides; dièse beiden Formen fehlen je nur in
einem Seebecken, Jedoch konnte ich Fis. amniCMm, das beziig-
lich seiner Verbreitung den letztgenannten Arten anzuschliessen
ist, nicht finden; die Muschel bihlet aber einen Bestandteil der
Fauna aller iibrigen Seebecken. Die beiden Yalvaten und Unio
batavus kommen ausser im Weggiserbecken je nocli in vier,
Gijr. defornifs noch in zwei anderen Teilen des Yierwahlstâtter-
sees vor.
lY. KÛSSNACHERBECKEN.
Das im Kûssnacherbecken gesannnelte Material besteht aus
folgenden Formen :
M0LLU8KEXFAUNA DES VIERAVALDSTÂTTERSEES. 507
1. Limnus stagnalis \m\ producta Colbeau.
2. Gidnaria ovata var, lacustr'ma Cless.
3. Tropodlscus car'matus Miill,
4. Ancylmtriim capuloides Jan.
5. Cincwna antiqua Sowerby.
6. Tropidina depressa Pfeiif.
7. Bythinia tentaculata var. producta Mke.
8. » » » rentricosa Mke.
9. Unio hatavus Laiii.
10. Pisidium amnicum Miill.
11. Pisidium Clessinin. ii}}.
Die Faiiiia dièses Seebeckens weist also die gieiche Arten-
zalil auf, wie diejeiiige des Weggiserbeckeiis. Auch die Zii-
sammeiisetzimg derselben ist in beiden Seeteilen ganz alinlich.
Niir tretenhier an Stelle von Plu/sa fotdiNalismid Gyr. deformis,
welche Arten ich im Weggiserbecken fand, die yïiy. producta von
L. stagnalis sowie Pis. amnicum.
Wemi man die Ufergestaltung des Kiissnachersees betrachtet,
so idjerrascht es, dass die Molliiskenfauna desselben ans einer
geringeren Artenzahl l)esteht, als z. B. die des Urner- und
Gersauerbeckens. Denn die âusseren Bedingungen fiir das Ge-
deihen litoraler Muscheln und Sclinecken sind weitaus gtinstiger,
als in den oberen Seebecken. Wir haben im Kiissnachersee nir-
gends steile Abliânge und Felswande, die rascli in grôssere Tiefe
abfallen, sondern an beiden Ufern ist der Boden niehr oder
weniger flach. Am seichtesten sind etwa die Bucbten von Kiiss-
nacli und bei liebmatt, wo der See erst ungefâbr 200 m. vom
Ufer entfernt eine Tiefe von 10 m erreicht. Am steilsten hin-
gegen ist der Boden vor den Waldungen zwischen Postunen und
Greppen am ôstlichen Ufer ; doch stehen auch hier die Tiefen-
kurven nirgends enger. als etwa um Weggis. Einen liemmenden
Eintiuss auf die Entwickhnig einer Molhiskenfauna kann auch
hier die Bewegung des Wassers austiben ; doch ist es im Kiiss-
ÛIKS GEORG SURBECK.
nacliersee selteiierderFohn, derdie Wellenbewegimghervorruft,
als die haiiiig- auftretende Bise, welciier der geiiaimte Seeteil
offeiien Eiidass gewahrt.
Dass ich im Allgemeiiien die gesammelten Schneckeii imr
in spârlicher Individuenzahl saimneln koiiiite, iiiochte ich ziim
grosseii ïeil auf die Hindernisse zuruckfiihren, die sicli dem
Sainmeln oft eiitgegenstellten. Einerseits sind es am westlichen
Ufer die weit aiisgedehiiteii imd dichteii Scliilfbestande, die an
vielen Orten das Zufahren an's Land mit einem SchiiïVdien niclit
gestatten. Anderseits sind dem ((stlichen Ufer zwisclien Zinnen
iind Greppen stellenweise grosse Steine vorgelagert, die eben-
falls der Untersuchung liinderlich sind. Aiich treffen wii- hier
grôssere Strecken mit grobein Kies oder tiach aulîiegenden Stei-
nen. wo die Schnecken keinen Schutz vor dem Wellenschlage
hnden konnen. Thatsâchlich ist die genannte Uferstrecke sehr
ai'm an MoUusken, wenn wir von Unio batavus, Pis. amnicummid
Cinc. anfiqua absehen, welche Species weiter vom Lande entfernt
im Bodenschlamm leben. Zwischen Greppen und Kilssnach ziehen
sich ebenfalls betrachtliclie Schilfbestânde dem Ufer entlang.
Eine Erganziing des Sanmielergebnisses am westlichen Ufer
konnte ich diircli eine Exkiirsion Ende November 1896 erlan-
gen, indein icli zu Fuss dem Ufer vom Meggenliorn bis Kiiss-
nach entlang ging und dabei einige Stellen absuchte, die vom
See ans nicht ziigângiich sind. Doch begegneten mir, vielleicht
wegen der nngiinstigen Jahreszeit, neben wenigen Exem])laren
von Gui. ovata var. laciistrina und Limn. stagnaUs hauptsâch-
\K\\\mY Tropod. carinafusumlAnc. ca/pidoides. In dem sumptîgen
Terrain, in welches der See in der Gegend von Merlischachen
iibergeht, dtirfte sich vielleicht noch die eine oder andere
Schneckenspecies finden ; das îSannneln ist aber der Bodenbe-
schaffenheit lialber hier nicht moglich.
Folgende Zusannnenstellung giebt einen Uberblick iiber die
Yerteilung der einzelnen Arten an den beidseitigen Ufern :
M0LLU8KENFAIJNA DES V1ERWALD.STÂTTERSEES. 509
I. Sowohl am ostlicheii als am westliclien Ufer sani-
melte ich 6
IL Nur am westliclien Ufer 4
III. Nur am ôst lichen Ufer 0
IV. In der ïiefsee 1
Total 11 Formen
Die Strecke vom ^leggenhorn bis Klissnacli lieferte mir also
ein iim vier Arten reiclieres Material, als dasgegeniiberliegende
Ufer. Dièse Species sind L. stagnalis, Tropod. carinatus. Ane.
capuloides und TropUl. depressa; sie sind unter N" II ziisammen-
gefasst. N° IV ist wiederum Pis. Clessini ; der Rest der eingangs
dièses Absclmittes aufgezahlten Arten fignriert in obiger zusam-
menstelkmg iinter X" I. Aber aiicli die Vertreter der letzter-
wiihnten Gruppe von Mollusken sind am ostlichen Ufer sparli-
cher und melir vereinzelt \ orhanden, als am westliclien. Sehr
giinstige und weit ausgedelinte Wolinorte findeii iiii Kllssnacher-
becken die sclilammbewohnenden Mollusken. Daraus erklàrt sicli
das ungemein zahlreiche Vorkommen besonders von Unio hata-
rns an den beidseitigen Ufern. Aucli Cinc. antùpia ist hâuiig vor-
lianden. An vielen Stellen des genannten Seebeckens sammelte
ich auch Pis. amrtkuni, wenn auch nicht in sehr grosser Indivi-
du enzalil. Meistens waren es kleine undunausgewachseneTiere.
Dass dièse Bivalven im Kiissnachersee so weit verbreitet sind,
mochte ich ni Zusammenhang bringen mit der grossen Zahl von
kleinen AVasserlaufen, die an beiden Ufern des Beckens einmlin-
den. Auf der von mir benutzten SiEGFRiED-Karte (1 : 25,000)
sind deren 36 angegeben.
Limmis sta(jnaUs, Trop, carinahis und Ane. capuloides, Ar-
ten, die mir vom ostlichen Ufer ganz fehlen, faiid ich auch am
westliclien nur zwischen Meggen und Kiissnach : Tropidiua de-
jïi'essa nur an einer einzigen Stelle bei Meggen.
Ich branche hier nicht melir darauf einzugehen. in welcher
Revue Suisse de Zool., T. G. 1891\ 34
510 GEORG SURBECK.
Weise die im Kiissiiacherbecken gesammelten Arten aucli in den
iibrigen Seebecken verteilt sind, demi es siiid ja iin (xanzeii die-
selbeii Species, welche ich aus dem Wegiïisserbeckeii aiifuhrte.
Es sei darum auf das im vorigen Abschnitte ûber die eiiizehien
Formen (Tesagte verwiesen. Nur ist zu beachten, dass an IStelle
von Fhijsa ford/jtalis, die mir mir aus dem Ktlssnacherbecken
fehlt, hier Fis. amnicum tritt. eine Art, die in allen Abschnitten
des Vierwaldstattersees gesaumielt wiirde, mit Aiisnahme des
Weggiserbeckens. Ferner nimmt den Platz von Gyraidns defor-
mis, Limnus sfaf/naHs ein, welclie Form sonst nur noch das
Gersauerbecken und Luzernerbecken als Fundorte aufzuweisen
hat.
Autïallend ist, dass mir im Kiissnacherbecken, wo den Bival-
ven so giinstige Verhâltnisse sich bieten, keiNe Anodonten zu
Gesicht kamen, besonders wennman die so iiberaus zahlreichen
Funde von Unio hcUavus in Betracht zielit. Es ist allerdings
nicht ausgeschlossen, dass in den erwâhnten unzugânglidien
Schilfl)estânden Anodonta lebt ; doch ist es innnerhin eigentîim-
lich, dass mir an den grossen Muschelweideplâtzen, die stellen-
weise formlich mit Unionen geptlastert waren, nicht ein einziges
Exemplar des Genus Anodonta begegnete. Auch wâre nach der
Uferbeschatî'enheit zu erwarten gewesen, dass neben Pis. amni-
ciim noch andere htorale Pisidien das Kiissnacherbecken bevôl-
kern : ich war aber beim Sammehi nicht so giilckhch, wie BouR-
GUIGNAT, welcher aus dem eben besprochenen Seeteile noch Pis.
mtidum und zwei Arten von Sjdiœrinm anftllirt (16). Uebrigens
werde ich spàter in einem besonderen Abschnitte auf einen Ver-
gleich der citierten Arbeit Bourguignat's mit meinen Resulta-
ten nâher eingehen.
V. Hergiswilerbecken.
Im Hergiswik-rbecken wurden gefunden :
M0LLU8KENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 511
1. Guln. orata var. Jacustr'nia Cless.
■2. Physa foutinalis L.
o. Tropodlsciis carwatus Milll.
4. Ai/c. capuloides Jan.
5. Cùtchiua anfiqffa Sowerby.
6. Trojjid. depressa Pfeiff.
7. Biitlimla terdacnJ(da var. producta Mke.
8. » » » ventricosa Mke.
9. Anodorda mutahdis var. lacustnna Cless.
10. ?"///o hatariis Laiii.
11. Unio pictorum var. proëdms Bourg.
12. Flsidmm aninlcum Miill.
13. Fisidiiim CJessini ii. sp.
Walirend wir im Kiissîiacherijecken durchwegs flache Ufer
aiitrafen, zeigt das Hergiswilerbecken in der Ufergestaltuiig an
vielen Stellen niehr wieder den Habitus der oberen Seeteile. Be-
sonders zwischen Kehrsiten und Stansstad fallen die Westab-
hange des Biirgenstockes fast tiberall fiiihartig in den See ab.
Ebenfalls steil und felsig ist das Ufer zwischen Hergiswil und der
Acherbrûcke, am Nordabhange des Lopperberges. Sehr seicht
ist der See ani Westufer zwischen Kastanienbaum und Spissen -
egg; es ist hier stellenweise sogar unmôglich, wegen der Untie-
fen und der eingestreuten erratischen Blôcke von eineni Schiiî-
chen aus die Ufersteine zu untersuchen. AehnHch wie im Kiiss-
naclierbecken pr;esentieren sich die Uferverhaknisse in der ruhi-
gen Horwerbucht; besonders an ihrem nordwestlichen Ende
trehen wir ausgedehnte Schilfbestânde. Solche breiten sich auch
"bei der « Harissenbucht » vor Stansstad aus, wo der Seeboden
so tlacli ist, dass er erst ca. 300 m. vom Ufer entfernt eine Tiefe
von 7 — 10 m. erreicht. Leider hinderte das dichte Schilf eine
genaue Untersuchung dieser Uferstelle.
Die ehizelnen Arten fand ich folgendermaasen an den beiden
Ufern des Hergiswilerbeckens verteilt :
512 GEORG srRBECK.
I. Sowolil am ostlichen, als ani westlichen Ufer sam-
iiielte ich 8
IL Nur am westlichen Ufer 2
III. Nur am ostliehen Ufer 2
IV. In (1er Tiefsee , 1
Total 13 Formen
Unter N" II fasse ich znsammen Âne. capuloides und AnocL
mutabiUs; unter III Tropid. depressa und Unio pict. var. ptraë-
cJius. Ans der Tiefsee ist wiederum Fis. Clessim zu verzeichnen.
wahrend der Ilest der gefundenen Arten an beiden Ufern in
melir oder weniger grosser Individuenzahl gesammelt werden
konnte. Die beiden Unionenspecies erhielt ich am ostliehen
Ufer nur von einer Stelle, ans den Schilf bestânden von Stans-
stad.
Als hâufigste Mollusken im Hergiswilerbecken waren etwa
Gidn. ovata var. lacustrwa, Cmc. mitiqua und Unio hafavus an-
zufiihren. Wahrend noch Phpsa fontinalis Vdïigs der gSinzen beid-
seitigen Ufer, allerdings in spârlicher Zahl, gesammelt werden
konnte, waren die iibrigen Arten mehr nur an bestimmten, ftir
Mollusken geeigneten Wohnorten zu tinden. Beachtenswert ist
das Vorkommen von Pis. amnicum in der Nâhe der wenigen, in
das Hergiswilerbecken einmiindenden Zufliisse ; so am ostliehen
Ufer einerseits bei Kelirsiten, andererseits bei Stansstad, und
ferner am gegenuberliegenden Ufer bei Winkel am nordwest-
lichen Ende der Horwerbucht. Der voiu Pilatus konnnende und
bei Hergiswil einmûndende Bergbach fiihrt so viel Geschiebe^
dass an ein Einwandern der genannten Muschel aus diesem Ge-
wâsser in den See nicht zu denken ist.
Besondere Eigentiimlichkeiten im Verhalten der Mollusken-
fauna des Hergiswilerbeckens sind keine zu erwahnen, und
es ertibrigt noch, zu zeigen, in wie weit die hier gefundenen
Species aucli in den iibrigen Absclmitten des Yierwaldstâtter-
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 513
•sees vertreten sind. Neben den fiinf schon melirfacli zitierten
Formeii, welclie in allen Seoteilen verbreitet sind, finden sich im
Hergiswilerbecken sànnntliche drei Arten, die je nur in eineni
Becken felilen, Tmpod. carincdus, Ane. capulmdes und Fis. am-
nicum. Die beiden Valvaten und Unio hatavus, jeweilen zu-
sammen vorkommend, felilen ini Urner- und Alpnachersee. Es
bleiben nun noch iibrig Anod. mut. var. lacustrina und Unio
pict. var. proëclius; von diesen beiden Formen ist zu bemerken,
dass sie ausser dem Hergiswilerbecken nur noch den nâchsten
:zu betraclitenden Seeteil, das Luzernerbecken, als Fundort auf-
zuweisen haben.
YI. Luzernerbecken.
Die Molluskenfauna des Luzernerbeckens setzt sich ans fol-
^■enden Arten zusannnen :
1. Limnus stagnalis var. turgida Mke.
2. Gulnaria ovata var. lacustrina Cless,
3. Physa fontinalis L.
4. Tropodiscus carinatus Mlill.
5. Ancylastrum capuloides Jan.
6. Cincinna antiqua Sowerb}'.
7. Tropidina depressa Pfeiff:
8. Bytliinia tentaculata var. prodMCta Mke.
9. » » » ventricosa Mke.
10. Anodonta mutahïlis var. kicustrimi Cless.
11. Unio hatavus Lam.
12. Unio pidorum var. proëclius Bourg.
13. Pisidium amnicum Miill.
14. Pisidium Clessini n. sp.
Mit dieser Artenzahl steht das Luzernerbecken zuniichst dem
<jersauerbecken ; sie wird nur in letzterin Seeteile tibertroffen,
514 GEORG SURBECK.
walirend die iibrigen Beckeii eine geriiigere Formenzahl aiif-
weisen. Die oben aufgezahlteu Molliiskeii sind geiiau dieselben,
welcbe die Fauna des Hergiswilerbeckeiis zusainmensetzen ; nur
kommt im Luzernerbecken die var. turgida von L. stagnalis
lieu biiizii. Die aiissereii Bediiigiuigen sind hier der ^Molkisken-
entwicklung sehr gùnstig. Zu beiden Seiten haben wir flaclie
Ufer mit iippiger Végétation. Links- und reclitsnfrig sind grosse
Schilfbestîinde, daneben Potamogeton , Characeei/. Hippnris und
Seerosen. Die Flora zeigt also einen ahnlidien Habitus, wie in
kleineren, stehenden Gewâssern. Der Seeboden steigt von ca.
100 m Tiefe beim Kreuztricbter langsam gegen Luzern an und
biklet in der untersten Partie des Luzernerbeckens eine weite
Flâdie, die nur '2 — 3 ni unter deni AVasserspiegel liegt. Leider
wird das Sammebi an vielen Stellen erscbwert. Einesteils lassen
die Schilfbestânde nicht iiberall eine Untersucliung des Ufers
zu, andernteils ist der rege Dampfscbiffverkebr sehr hinderhch.
Besonders in dem wegen seiner geringen Tiefe schon erwJihnten
untern Teile des Luzernersees konnte ich des zuletzt genannten
Hindernisses halber niclit saniniehi. Es ware intéressant gewe-
sen, festzustellen, ^vie weit in deni seichten Seeabschnitte die
litoralen Molhisken gegen die Mitte des Wassers vordringen,
Immerhin kann ich behaupten. dass liier Unio hatavns von bei-
den Ufern her bis in die Seemitte vorgeriickt ist ; icli beinerkte
nâniHch bei einer Durchquerung der Bucht fast tibernll im
ScUainme die deiitlichen Furchen grôsserer Bivalven. Ueber-
haupt bietet das Luzernerbecken hauptsâchlich den schlamm-
bewohnenden Molhisken, den Yalvaten und Bivalven, die gihi-
stigsten Bedingungen, wie wir dies schon vom Kûssnacherbecken
zu sagen hatten. Die Iibrigen Molhisken lialten sicli auchimLu-
zernersee unter den Ufersteinen auf. Demi wenn schon das ge-
nannte Seebecken einer der ruhigsten ïeile des Vierwaldstatter-
sees ist, so sind die zuweilen auftretenden Wellen immerhin so
stark, dass die oben erwâhnten Wasserpflanzen den (iasteropo
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 515
deii keinen gimstigeii Aufeiihaltsort ziibieteii vermogeii. Icli konn-
te an clen Ptlaiizen weiiigsteiis keine Sclineckeii fiiideii, obsclion
y. Martens (78) sclireibt, dass die Uiiterseite scliwimiiiender
Blâtter, z. B. der Seerosen, Lieblmgsaiifentlialtsorte filr Lim-
naeen und Anci/Jfis sind, luid dass aiich Valrafeu niid Bythinia
hier lebeii.
Die Verteilung' der im Luzernerbecken gesammelteii Arteii an
den beiden Ufern gestaltet sich folgenderniassen ;
I. Links- und rechtsufrig f and ich ... 9
II. Nur am linken Ufer 4
III. Niir ani rechten Ufer ...... 0
IV. Tiefsee (Kreuztrichter) 1
Total 1 4 Fornien.
Die unter II. zusammengefassten MoIIusken sind .•
1. L'un. f;f(i(/n((lis var. tfayida Mke.
2. Phijsa fmtiKaVis L.
3. Tropid. depressa Pfeiiï.
4. U. pi cf or H m var. proëcJms Bourg.
Aus der Tiefe des Sees, allerdings nicht in der eigentlichen
Luzernerbuclit, sondern inisogenannten Kreuztrichter. erliiek ich
wiederuni Pis. Clessini. Unter N" I. sind die iibrigen der ini Lu-
zernersee gesammelten Species inbegriffen. Dabei ist zu bemer-
ken, dass Byth. tentacidida, die Art, welche sonst mit zu den ini
Vierwakistattersee verbreitetsten Schnecken geliôrt, niir nur an
zwei Stellen begegnete ; ani rechten Ufer in der Nahe des Meg-
genhorns, liiiksseitig nur bei der Pension Stutz zwischen St. Nik-
lausen und Tribschen. In iiberaus grosser Individuenzahl sind
aber in (k^ui aus der Luzernerbucht stammenden Material vor-
handen die schlaunnbewohnenden Arten : Unio bcdavus und
Cinc. ardiqua, daneben in nicht geringerem Maasse, unter Ufer-
steinen lebend, Gidn. oimta var. lacustrina. Die beiden erstge-
nannten Species verhalten sich hier also àhnhch, wie im Ktiss-
516 GEORO SURBPX'K.
naclierbecken, wâlireiid icli G. < >r a fa dort \\e\ spârliohervorfaïul.
Eine weitere Aehiiliclikeit luit letzereui Seeteile lâsst sich koii-
statiereii in deiii verbreiteteii Vorkoiiiiiieii von Pis. amnicuni an
beiden Ufern der Luzernerbiicht. Dièse Ersclieiniing môchte ich
aiicli hier daraufziiriU'kfiihren, dass zii beiden Seiten vielekleine
Bâche einniiinden, aus denen die erwâhnte Species eingewandert
zu sein scheint. Jedenfalls lebt sie auch in dem sumpfigen Ter-
rain linksiifrig bei Schonenbûhl imd im Tribschenmoos, rechts-
ufrig zu beiden Seiten des AVilrzenbaches. Allerdings mtinden ja
auch in die oberen îSeebecken, wo ich Pis. amnicum nur vor dem
Reuss- und Muotadelta fand, viele Wasserlâufe. Es sind aber
ausschliesslich nieln^ oder weniger steile Bergbâche, die (bis
Wasser von den hohen, den Vierwaldstâttersee einralinienden
Bergen herunterleiten und sehr viel Geroll niitfûhren. Die ^lu-
schel kann also nicht aus ihnen in den See gehmgen, indem ihre
Existenz in solchen Gewâssern nicht nioglich ist.
An verschiedenen Stellen fand ich einzelne Arten, wie Ane.
capuloides, Guln. ovata var. Jacustrina und vor allem Clnc. (ui-
tiqua in grosser Menge, Gesellschaften bildend, auf kleinere
Strecken hjkalisiert. Dies traf nieist in geschiitzten Buchten zu,
wâhrend an andern Uferstellen die Molhisken in spârlicher An-
zahl lebten. EndeNovember 1896 besuchte ich die Streckezwi-
schen Luzern und Seeburg. Das Résultat dieser Exkursion war
insofern iiberraschend, als ich an der Mauer der Pension Seehof
bei Luzern von einem Verkehr der Limnaeen, G. orafa var. la-
cmfrina^ niassenliaft lebende Exemplare sammeln konnte. Die
Temperatur der Wasseroberflâche betrug an jenem Tage (25.
Nov.) uin 3 Uhr nachmittags luir 0" C. Der Fund ist uni so be-
bemerkenswerter, als ich sonst auf den Winterexkursionenkeine,
oder doch nur vereinzelte Limnaeen antraf.
Nahe bei oben bezeichneter Steile fand ich am gleichen Tage
auch viele lebende Exemplare von Ane. cajmJoirJes und zwar
iiber dem Niveau des Sees in Mauerritzen. Die Lufttemperatur
MOLLl'SKENFAUNA DES ^^ERAVALD8TATTERSEES. 517
betrug am Nacliiiiittag bei Somieiischein -j- ^^^ C., war aber
iiachts schon eiiiige ^lale iinter 0° gesimken; ebenso war am
Iblgendeii Morgeii eiii zieinlich starker Frost eiiigetreten, Das
beweist, class dièse Ancylideii sehr iiiedrige Temperaturen aus-
zuhalten iin Stande siiid. Das Yorkommen dieser Mollusken
ûl)er deni Wasserspiegel scheiiit iiiir fiir die geringeBeAvegungs-
taliigkeit von Anct/lus zii sprechen. Die Schiiecken waren iiicht
im Stande, deni seit dem Sommer bedeutend zuruckweicbenden
Seeniveau zu folgen. Darin liegt aucb eine Bestiitigung des Sa-
tzes, den Buchner (25) in seiner Abbandknig liber die Asjm-
metrie der Gasteropoden aufstellt, und der lautet : «Die am we-
nigsten asymmetrisdien Formen sind ziigleich, und zwar aus-
nalnnslos, die am wenigsten beweglicben (Ancyliden z. B.) » Weiter
heisst es in der gleichen Arbeit des genannten Autors : «Wenn
die Tiere sessil werden, ist die spiralige Aufrollung der Schale
unnôtig geworden und es tritt dieselbe in den Dienst anderer
Postulate fiir die Lebensbedingungen des Tieres.» Wenn nun
auch Ancylus nicbt zu den sessilen Molkisken gehôrt, so ist doch
seine Locomotionsfakigkeit gegeniiber unseren meisten iibrigen
Gasteropoden auf ein ^Minimum reduziert. Die Sckale bietet un-
sern Ancylus Arten bei Vermeidung jeglicker Oberflâchenver-
grosserung guten Sckutz gegen Wellenscklag und aile âusseren
Angriffe. Damit bringe icli das so zaklreicke Vorkommen von
Ancf/Iastnim capuloides im Vierwaldstâttersee in Zusammen-
liang.
Wie die im Luzernerbecken gesammelten Arten in den iibri-
gen Seebecken verteilt sind, ist aus den diesbeziiglichen Bemer-
kungen bei der Besprechung des Hergiswilerbeckens ersichtlich,
da die Fauna beider Seeteile gleich zusammengesetzt ist. Nur
von L. stafinaliH, der im Luzernerbecken dazu konnnt, sei gesagt,
dass sicb die Art ausserdem nocli imGersauer-undKiissnacher-
becken vorfand.
518 GEORG SURBECK.
VIL Alp^achersee.
Die weiiigen Arten die icli iiii Alpnachersee finden koiiiite.
sind:
1. Guh'Hiria ovata var. lacustrma Cless.
2. PJujsa font'mcdis L.
3. Tropodiscus mrinatus Miill.
4. BathijonipJiaïus contortus L,
5. Bi/thinia tenfacuJata var. producta Mke.
6. » » » ventricosalslXs.^.
7. Pisidium amnicum Mtill.
8. Pisidium Clessini n. sp.
Der Alpnachersee ist in verscliiedener Hinsiclit wolil der ei-
gentnmlichste Teil des Vierwaldstattersees. Er bildet ein klei-
nes, fast g-esondertes Wasserbecken fur sich, indem er durcli den
nacli Osten vorgeschobenen Auslâufer des Pilatiis, den Lopper-
berg, beinahe ganz vom Hergiswilerbecken getrennt ist. Nur
eine ca. 200 m breite Wasserstrasse erliâlt die Yerbindung des
Alpnacherbeckens mit dem librigen See. Das westliche Ufer ist
hier durch die Achereggbriicke mit Stansstad verbunden. Der
Seeboden wird gebiklet durch eine fast das ganze Wasserbecken
ausmachende Ebene mit einer ^laximakiefe von 33 m. Die
Ebene steigt langsam an ehierseits gegen das Deka der Sar-
neraa und die Bucht von Alpnachstad, \vo das seichte Ufer zu
beiden Seiten der Aa in ein Sumpfterrain ndt grossen Schilf-
und Binsenbestânden iibergeht. Andererseits erhebt sich der See-
grund, ebenfalls langsam ansteigend, gegen das Stansstaderried
und reicht in dem schmalen Verbindungsarm bis 1 — 2 m. unter
den Wasserspiegel liinauf (Siegfried Karte, Blatt 377.) Zu bei-
den Seiten fallen im Alpnachersee die Ufer ziemlich steil bis zur
]\Iaximaltiefe in den See. Das Gelande ist also fiir die Entfaltung
einer Molluskenfauna keineswegs gîinstig. Dazu tritt nun noch
MOLLUSKENFAUXA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 519
eine Reihe von physikalischeii uiul chemischen Fliinentuinlich-
keiteii, die ich kurz berilliren moclite. Arxet (9) weist iii seiiicr
Arbeit iiber das Gefriereii der ceiitralschweizerischen Seen auf
die Soiiderstellimg des Alpnachersees liin. Der Aiitor betoiit,
der See verlialte sicli fast ganz wie ein isoliertes Wasserbecken
imd bedeutend anders, als die tibrigen Biicliten uiid Beckeii des
Vienvaklstattersees.
Yor allem ist fur deii Alpiiachersee die koiistante Trid)uiig des
Wassers charakteristisch, die allerdingsjenachdenWitterungs-
verhâltnissen einen verscliiedenen Grad erreiclit. Niemals aber
zeigt das Wasser dieselbe Klarheit und blaue Fârbiing, wie in
den iibrigen Seebecken. Herr Kantonscheniiker D'" ScHU-
MACHER-KOPP in Liizern, der die clieniisclie Untersiiclning des
Vierwaklstattersees tibernoninien hat, und dessen brietiiche Mit-
teikmgen ick an dieser Stelle bestens verdanke, schreibt mir
dariiber, er vermute, dass die Trûbung eine Folge von Schwefel-
quellen sei, die reicldicke Gypsbiklung verursacken. Ferner er-
kiek ick von genannteni Herrn iiber den Kalkgekak des Wassers
folgende Angaben : « Den Kalkgeliak fànd ick in allen Becken
bis jetzt fast gleick, nâkndick 7 — 9,4 mgr. per Liter, nur der
Alpnackersee kat 12—13 nigr und 30,9 mgr. SOa!»
Als eine weitere Ersckeinung ini Alpnackersee sei folgendes
angefiikrt, Arnet (9) sckreibt : « Der Gewâkrsmann, Herr Di-
rektor Wixkler, erwaknte in seinem Berickte als eigentiindick
uncf ckarakterisck das Vorkandensein sekr vieler warnier Quel-
len, Sumpfgasquellen, vom Volke « Kockbrunnen » genannt
Dièse Quellen befinden sick vorziiglick ani linken (westlicken)
Ufer; dock sind auck einige auf deni reckten (ostlicken) Ufer,
sowie in der Mitte des Sees. »
Ob und in welckem Grade die angefiikrten Yerkaltnisse
einen Eintiuss auf die Molluskenfauna ausiiben konnen, weiss ick
nickt zu sagen. Dariiber kônnten nur speziell darauf gericktete,
eingekende pkysiologiscke Versucke genauen Aufsckluss geben.
520 GEORG SURIÎECK.
Uebrigeiis wird ein Urteil aiicli leichter werdeii, wenn eininal
die Ergebnisse der physikalisclieii luid cliemischen Untersucli-
ungeii, sowie auch das Verhalteii der iibrigeii Fauna des ganzen
Sees bekamif sind. Immerhiii giaubte icli, dieerwahntenThatsa-
cheii. in Aiibetracbt der an Arten iind Individuen so armen Mol-
luskenfaiina iiu Alpnachersee, nicbt ausser Acht lassen zii diir-
fen.
Zu bemerkenist nocli, dass das Wasser des Alpnacherbeckens
liâufig diirch Winde beimruhigt wird, diebetrâchtlichenWellen-
sehlag zu erzeugen im Stande sind. Aucb dieser Umstand iibt
aiif die Entfaltung der Molluskenfauna einen nachteiligen Ein-
tiuss ans. Mit grosserKonstanz tritt, soweit meineeigenenBeob-
achtungen reichen, iind was sich sonst dariiber erfahren liess,
taglich gegen Mittag ein von Nordost konnuender Wind auf, der
mehr oder weniger starke Wellen hervorruft.
Folgende Zusammenstellimg soll die Yerteilung der einzelnen
Fornien an den beiden Ufern ^eranschauliclien :
I. An beiden Ufern fand ich 5
II. Nur am siidostlicben Ufer 1
III. Nur ani nordwestlichen Ufer 0
lY. Nur beim Delta der Sarneraa 1
Y. Tietsee 1
Total 8 Fornien
N" II ist Batk. contortus, lY. Pis. amnkum und Y. wiederum
Fis. Clessini Unter N° I. sind die iibrigen Arten und Yarie-
tâten zusammengefasst.
Der Alpnachersee liât mit dem Urnerbecken, ini Gegensatz
zu den andern fiinf Seebecken, gemeinsam das P'ehlen der Yal-
vaten und der grosseren Bivalven, wie Anodonta und Uniù. Da-
gegen tritt Bath. contortus, eine Art, der wir seit deniGersauer-
becken niclit mehr begegneten, wieder auf, allerdings in sehr
spârlicher Individuenzahl am siidostlichen Ufer des Alpnacher-
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALD8TÂTTERSEE8. 521
sees. Beachtenswert ist (las Fehlen von Ancyl. capuloides; dièse
Species konnte icli soiist in allen Seebecken. nnd zwar meistens in
grosser Menge, sannneln.
Dass die Molluskenfanna des Alpnachersees nicht mir an Ar-
ten, sondern auch an Individuen arni ist, kann man ausser mit
den oben angefiihrten Eigenschaften des Wassers aucli mit dem
Mangel an geeigneten Wohnplàtzen iiberliaiipt in Zusannnen-
liang bringen. Denn an beiden Ufern wird fortwâhrend frisches
(Tcrull und Geschiebe aufgelagert, und haiiptsâchlich am ostli-
cben Ufer konnte ich viele récente Schiittliaklen bemerken, an
denen sich weder Algen, noch irgend welche Tiere ange-
siedelt hatten. Dabei darf ich einer Erscheiimng nicht vergessen,
die ich bei den Schilf- und Seerosenbestânden zwischcn Rotz-
loch und Stansstad beobachtete. Der Boden ist dort ii])era]l so
liart, dass es mir nicht moglich war, Schlannnproben heraufzu-
liolen, uni dieselben auf MoUusken zu durchsuchen. Die Erklâ-
rung dafïir hatte ich bakl gefunden. Der von der Cementfabrik
in Rotzloch stammende Cementstaub bedeckt auf weite Strecken
hin, besonders in der Richtung gegen Stansstad, das Wasser;
die Schichten sinken dann fortwâhrend zu Boden, und so wird
derselbe forndich auscementiert. HerrD'" Schumacher bestâtigt
mir die Richtigkeit dieser Erklârung. Es darf mit Sicherheit an-
genommen werden, dass an jenen Stellen schlammbewohnende
Molhisken nicht existieren konnen; auch am Schilf und den
Bhittern der Seerosen fand ich keine Spur von Schnecken.
Neben den fiinf in allen Seebecken vorkommenden Formen
treffen wir im Alpnachersee noch zwei Species, welche je nur in
einem Abschnitte des ganzen Sees fehlen, Pliysa fontinalk und
Pis. amnicum. Es bleibt nun noch Bath. contortus tibrig, eine
Art, die ausserdem nur noch im Urner- und Gersauerbecken ge-
funden wurde. Die im Alpnachersee gesammelten Arten und Va-
rietâten sind also fast ausschliesslich solche, die im Vierwald-
stâttersee tiberhaupt die weiteste Verbreitung aufweisen, sich
522 GEORG SURBEC'K.
denniach am besten den Yerhaltnisseii angepasst liaben, die
ihiien das iintersuchte Wasserbecken bietet. Mari darf daher
aiich aiinehineii, dass dièse Formen am meisten befâliigt siiid,
gegen die ungunstigen Bediiiguiigen im Alpnachersee anzukâm-
pfeii.
VERGLEICHENDER TEIL.
Die Aufgabe, die mir voii der liiniiologischeii Commission ge-
stellt wurde, habe ich im specielleii luid im allgemeinen ïeil nach
Moglichkeit gelost. In dem nun folgenden Abschnitte mochte ich
zunâchst die Resultate, die BourCtUIGNAt in seiner « Malacologie
du lac (les Quatre-Cantons » (16) niedergelegt bat, mit meinen
Sannnelergebnissen ans dem Yierwaldstâttersee vergleicben.
Hieraiif werde ich, miter besonderer Berûcksichtigung der
schweizerischen Gewâsser, die mir zugângUche Litteratur liber
WassermoUusken zmn Yergleiche beiziehen, Letzteren werde ich
folgendermassen durchfuhren : es sollen mir die von mir im Vier-
waklstâttersee gefundenen Arten iind Varietâten in Betracht
faHen, iind es soll die Verbreitung derselben in andern Gewàs-
sern, soweit es mir môghch ist, festgestellt werden. AUerdings
diirfen dabei nahe verwandte Formen nicht ausser Acht gelassen
werden. Ebenso muss ich beim Geiiiis Anodorda weitere Gren-
zen ziehen, da ich mit Clessin (32) die Anodonten der grôsseren,
nordlich der Alpen gelegenen Seen unter A. uudabilis var. lacu-
strifia zusammenfasse. Ich werde bei jeder Art in zwei Rubriken
jeweilen den Autor iind den Fundort anfiihren ; in einer dritten
Rubrik fiige ich allfâlHge Bemerkiingen bei. Gesondert und in
tabellarischer Form behandle icli die oberbayerischen Seen
(Clessin 33 und 34), denBodensee (nach verschiedenen Autoren)
mid die Plônerseen (Brockmeier 1 7).
Im folgenden stelle ich das Sainmelergebnis Bourguignat's
(16) demmeinigen parallel gegeniiber. Dabei mochte ich zuvor
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES.
523
ausdiiicklich betoiien, dass icli ans der citierteii Arbeit nur die-
jeiiigeii Formen beriicksiclitige, welcbe der Autor aus dem Yier-
waldstâttersee selbst anfulirt ; die Species, die Bourguignat aus
der Umgebung dièses Wasserbeckens aufzâlilt, fallen hier ausser
Betracht. Auf dièse Weise ergibt sich folgendes :
ViERWALDSTÀTÏERSEE.
Bourguignat (16).
Pinnorhis contai tus.
» carinatus.
Limnacit jx'n'fira.
A ne y In s Jani .
Bi/thinia tentaculato .
var. ventricosa.
var. prodiicta.
Valrata contortd.
P is ici iiim amiiicum.
Pisidinni nitidnm.
Unio bat a vus.
Unio proecims.
Plaiioibls coiuplanatus.
» lotundatus.
' Limnaea elophila.
n auricuUu'ia v. canalis.
» palustris.
A ncylas riparius.
Valvata cristata.
' Sphaerium corneum.
» lacustre.
P is id ium caser tanum .
n pusillnm.
mihi.
Bdthtpympk. contorlus L.
Tropodiscus carinatus MuU.
Gnlnaria pereyra Miill.
var. elongata Cless.
var. cîirta Cless.
Ancijl. capuloides Jan. (Syn.)
Bijthinia ientaculata L.
var. ventricosa Mke.
var. prodncta Mke.
Ciucinna antiqua Sow. (Syn.)
Pisidinm amnicnni Miill.
Pisidinni nilidnni Jenyns.
Unio batavns Lam.
U. pictornin var. proi'chus Bourg.
zu Ane. capuloides.
524
(tEORG surbeck.
Unio Sanderi.
» actephilns.
Anodonta ohloiu/a.
» anatina.
» Rayi.
» psammila.
» idrina.
» rostrata.
fûhrt 6 verscli . Species v. ^ nodonta
an.
zii t'. l/ahivns (s. Clessix 39).
zii fy. piclorum var. proëclms.
vereinipt unter
Anodonta miitdhiUs Cless.
Amphihina Pfeifjeri Rossm.
Lucena oblouf/a Drap.
Lininus staf/naïis L.
var. turgida Mke.
var. producta Colb. ,
6'«7«. ourtYa var. lacustrina Cless.
Limnophjjsa iruncatnla MLill.j
PAy.^fl fontinalis L.
K a—eu-,--*. AMJcita ,- w- ••^ ^T'^l
Gjjrfpilns deformis Hartm.
Tropidina depressa Pfeiff.
Anodonta mutab/'lis Cless.
Pisidium Clessini n. sp.
Das Sammelresultat Bourguignat's stimmt also imr in 11
Arteii iiiid Varietaten mit dem meinigen iiberein. 19 Forraen,
welclie der genannte Autor anliihrt, liabe icli demnach einer
kritisclien Betraclitung zu iiiiterwerfen. Davon fasse icli die 6
Anodontenspecies zusammen imter Anodonta mutabllis Cless.,
Unio Sanderi zielie icli zu Unio hafavus, U. actepliihis zu
U. pidorumysLY. proëcJiHS imd Ane. liparius 7A\ A. capidoides,
Feriier ist zu den 6 mit '^ bezeichneten Arten zu beuierken, dass
BouEGUiGNAï dieselben im angeschwemmten Détritus des Sees,
zum Teil in der Nâhe von Bachmiiiidungen, gefunden hat. Nun
habe ich schon friiher gelegentlich die Ansicht ausgesproclien,
dass es kaum berechtigt sei, auf Grund derartiger Funde die
betreffenden Species als eigentlicbe Bewobner des Sees zu be-
trachten. Denn angesiclits der vielen Zufliisse des Vierwald-
M0LLU8KENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES. 525
stiittersees ist es leiclit begreifiicli, dass im Seeauswurfe sicli
Gehâiise iinden, die ans deii eiiniiiiiidendeii Bâclieii iiud Fliissen
stainmeii; liâufig werden ja auch Sclialeii von Landscliiieckeii im
Détritus am Ufer des Sees gefunden. Auch die von Bourguignat
citierten Sphaerien môchte ich nicht als wirkliche Bewohnerdes
Sees bezeiclmen, selbst wenn sie in deni angrenzenden sunipfigen
Terrain leben sollten. Es bleiben nun nocli 4 Arten iibrig, die ich
im untersuchten Wasserbecken nicht antraf, obwohl sie Bour-
guignat aus dem See selbst citiert. Als Fundort ftir Limnaea
auricularia var. canalis gibt der genannte Autor nur Kiissnach
und Pvain an, fiir L. palustris nur Kiissnach. Fis. casertanum
sannnelte er nur bei Fltielen, Pis. pusiUum nur bei Stansstad.
Es sind also ailes Formen, die jedenfalls, wenn sie auch ini Vier-
waldstattersee vorkommen, nicht hâutig sind.
Dem gegenuber habe ich, Anodonta mutahilis ausgenommen,
zehn Formen zu verzeichnen, welche Bourguignat in seiner
Arbeit entweder gar nicht oder wenigstens nicht aus dem See
selbst anfilhrt. Schon Martens (79) macht darauf aufmerksam,
dass Lhnn. sfagnaUs und 7%7/s«/b«^iw«/y's wider Erwarten fehlen.
Beide Arten, die erstere in zwei Varietâten, habe in nun an ver-
schiedenen Fundorten lebend im See angetrofien. Eigentlimlich
ist, dass Bourguignat Giih. ovata var. lacusfrina nicht fand,
obschon dièse Form im untersuchten Wasserbecken seJtr hâufig
ist. Allerdings nennt er Lhnn. Hniosa Moq.-Tand. (synonym mit
L. ovata Drap.) aus verschiedenenZutiiissen des Vierwaldstâtter-
sees. Ebenfalls in der Umgebung desselben sammelte der er-
wâhnte Autor Amphihina Pfeiff'eri, Luc. oUonf/a und Limn.
truncatula. Auf die Stellung dieser drei Formen zu der Gesamt-
molluskenfauna des Sees habe ich im speciellen Telle hingewiesen.
Ganz fehlen endlich noch bei Bourguignat Tropndina depressa,
Gyr. deformis und selbst verstandlich auch Pis. Clessir/i, da der
Forscher in der Tiefsee iiberhaupt nicht sammelte.
Rev. Sdisse de Zool. T. 6. 1899. 35
526 GEORG SURBECK.
Oberbayerische Seen.
Clessin besclireibt in seiiier ausfûhrlichen Arbeit liber die
oberbayerischen Seen (34) die Molluskenfauna von 25 Wasser-
becken. Davon werde ich den Bbdensee nachher gesondert be-
handeln. Dafûrftige ich in den mm folgenden Tabellen den Starn-
bei'gersee bei, dessen Molluskenfamia Clessin an anderer Stelle
(o3) bearbeitet bat.
Mollusken des Vierwald-
stàttersees.
.-=: &,o ts
Amplilbina Pfeijfcri Rossm.
Lucpua oblonçia Drap.
Limnus slagnalis L. — —
Gu/n. orala v. lacnstrina Cless. — —
Gi'Inarla ])eref/ni Miill. ( — )
Liinn. truncatidn Miill. — —
Pki/sa fontinalis L. —
Tropodiacns carinatns Miill. — — — — —
Baihijompk. contortus Miill. — — —
Gyraidns deformis Hartm. (P!.albiis)(Pl.arQiis')— (Pl.albys)(Fl.;iil)us)-(Pl.albus)
Ane. capn/oiilcs .lan.
Ciitc. aniiqiia Sow. — — — —
Tiopid. di'prrssa Pfeill".
Dijthinia fcnlar.nhita ii. — — ? ? —
Anodonta ■ — — — —
Uitio batavHS L.
Unio pictornm L. —
Pisidium. amniciim Miill. — — — —
Pis. nitidiim Jenvns. —
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES.
527
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528
«EORG SURBECK.
Ampbil)ina Pfeilïeri Rossm.
Ltieena oblonga Drap.
Limniis stagiialis L.
Guln.ovata v. lacustrinaCless.
Gulnaria peregra Miill.
Linin. truncatula Mull.
Physa fontinalis L.
Tropod. carinatus Miill.
Bathyonipliakis contortus L.
Gyraulus delormis Hartni.
Ane. capuloides Jan.
Cincinna antiqua Sow.
Tropid. depressa Pfeitî.
Bythinia tentaculata L.
Anodonta
Unio bâta vus Lani.
Unio pictoruni L.
Pis. amnicum Miill.
Pis. nitidum Jen.
l 'Il
1
(Pl.albus)
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Aipsee
bel Fiissen
(Pl.albus)
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MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 529
Aiischliessend an die vorliegeiiden Tabellen ist Folgendes zu
bemerkeii :
Bei Limn. stuf/Nalis iiiid Uniopictorum habe icli iiicht iiurdie
von niir gefundenen Varietâten, sondern sâmmtliche Yarietâten
<ler beiden Arten ûberhaupt beriicksichtigt, von Anodonta aile
von Clessin angefiilirten Vertreter dièses Genus. Bei Gyraulus
■deformis ist auch FI. aihus in Betraclit gezogen worden, da sicli
-erstere Species von letzterer abgezweigt hat. Die Fragezeichen
bei Bijth. tentacidata unter tSpitzingsee und Tegernsee bedeuten,
dass Clessin die genannte Art zwar nicht gefimden hat, ihr Vor-
komnien aber doch fiir wahrscheinlich hait. Éin Teil des Alpsees
beilmmenstadt ist durch einen Bahndamm vom tibrigen Wasser-
becken abgeschlossen und allmahlig versunipft; die in diesem
Absclmitte gesammelten Formen, welche im See selbst nicht ge-
funden wurden, sind in der Tabelle emgeklammert. Darunter
beiindet sicli auch Planorbis albus. Im Starnbergersee selbst ist
Unio hatavus nicht vorhanden, wohl aber im Abflusse desselben,
in der Wiirm. Ebenso ist in der Umgebung des gleichen Sees
Limnophysa truncatula, wie auch Guln. pereym, hâufig;
beide Arten jedoch fehlen nach Clessin im Starnbergersee selbst.
Ueberhaupt istbemerkenswert, dasser Guln.peregnt aus keinem
<der 25 Wasserbecken citiert. Nur im Tegernsee fand Clessin
die genannte Species, bemerkt aber dazu, dass dieselbe sicher
zugeschwemmt worden sei (deshalb in meiner Tabelle eingeklam-
meit). AffcijL capuloides gibt der Autor in seiner Arbeit uberdie
oberbayerischen Seen ebenfalls nicht an. An anderer Stelle aber
(37 und 38) erwâlmt Clessin das Vorkommen der betreftenden
Art im Starnberger- und Chiemsee.
Die grôsste Verbreitung in den oberbajerischen Seen weïst
Bytlnnia tentacuJata auf ; die Art lebt in 1 6 von 25 Wasserbecken.
Es folgen Tropod. carinatiis, Cindmia antiqua und das Genus
Anodonta mit je 12, Linrnus stagnalis mit 11 Seen. Von den
MoUusken des Yierwaldstâttersees fehlen in den von Clessin
530 GE0R6 SURBECK.
(33, 34) untersuchten Gewasseni : Lucena ohlonga, Ane. capic-
laides (sielie oben), GtiJfi. peref/ra, Tropidifia depressa luid Vnio
hatavus. Dem gegeniiber ist die letzgeiiaiiiite Fonii in unserem
See in sehr grosser Individiienzahl vorlianden.
Dei" Chiemseeenthâlt 1 1 Artenvon Molliisken (neben anderen),
die aiich im Yierwaldstâttersee leben iind stebt mit dieser Zahl
an der Spitze der tibrigen Seen Oberba3'erns. Ibm zunâchst
komnit dann der Annnersee mit 9 solcher Species. Der Badersee-
iind der Wagenbrecbsee dagegen baben keine P'orm aiifzuweisen,
die ziigleich das von mir initersiicbte Wasserbecken bewobnt.
Im erstgenannten See fandCLESSiN liberhaupt nur eine Varietât
von Limn. mucronafa. Der sebr kleine Wagenbrecbsee ^vurde
nur oberflâchlicli imtersucht, und Clessin citiert ans demselben
nur Pis. fossarinnm. Schbessbcli ist nocb zu bemerken, dass der
genannte Autor den Tbumsee nicbt selbst untersucbt bat ; die
angefubrten Anodonten aus demselben fand er in der Held'
schen Sammbuig vor.
BODENSEE.
Die Angaben in der nâcbsten Tabelle sind folgenden Autoreu
entnommen: Clessin (34), Gredler (nacb Clessin 34), AA\ Hart-
mann (61), G. L. Hartmann (58) und Miller (84).
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÀTTEllSEES. 531
Mollusken des Vierwald- ^ ts s | ^
stàttersees. = i^^J ;g M ^
s? ^ °^ "~" _3 -2^
Aiiipliibina PfeilTeri Rnssin. —
l>ucena oblon^a Drap.
Limntis stagnalis L. — — —
(juin, ovata v. lacustrina Cless.
Gulnaria peregra Miill. — —
Limn. truncatula Miill. —
Physa fontinalis L. —
Tropod. carinatus Miill. — — —
Bathyomph. concortus L. —
PI. teoellus. Stud.-
GyraulusdefonnisHarlm. - G. deform. llart. ^
Ane. capuloides .Jan.
Cincinna antiqua Sow. — —
Tropid. depressa PfeilT.
Hyth. tentaculata L. — • — —
Anodonta. — — — —
Llnio bâta vus Lam. — ?
Unio pictorum L.
Pis. amnicum Miill. — ■ — —
Pis. nitiduni Jeu.
Nacli den Angaben aller in der Tabelle aiifgefiilirten Aiitoren
ziisammen hâtte also der Bodensee 13 Species von Mollusken
mit deni Vierwaldstâttersee gemeinsam. Fraglich ist das Vor-
konnnen liauptsâclilicli von zwei Arten. Soverneint Clessin(34)
dasjenige von Guln. peregra^ obschon Gredler dièse Form in
seiner «Faima Vorarlbergs» ans dem Bodensee citiert. Ichmochte
meinerseits niclit bezweifeln, dass G. peregra dort lebt, beson-
ders da aiicli Miller (84) die Sclinecke ans dem betreffenden
Wasserbecken anfûhrt. Von Unio batavtis bat Clessix niir an-
gescbwemmte Schalen gefimden ; der Autor bezweifelt, dass die
Muscbel ini Bodensee lebend vorhanden sei. Auch Kreglinger
532 GEORG 8URBECK.
(74) betoiit das Fehlen von Unio batavus in genanntem See. An
anderer Stelle (39) spriclit Clessin ferner die Vermutung- aus,
dass aucli Guln. ovata var. lacustrina Cless. im Bodensee lebe.
Seen der Plônergegend.
Die Angal)en liber Mollusken der Seen von Pion entnehme icli
einer Arbeit vonBROCKMEiER (17). Danachhâtten dièse Wasser-
becken folgende Molluskenspecies mit dem Vierwaldstâttersee
gemeinsam :
Limnus stagnalis L.
LimnopJiysa truncatula Miill.
l'injsa font'malis L.
Tropodiscus carinatus Miill.
Batliyomplialus contortus L,
BytMnia tentaculata L.
Fisidium amnicum Mtill.
Ferner sind als Formen, die nahe verwandt sind mit solchen
aus dem Vierwaldstâttersee zu erwâhnen :
Gidnaria ovata Drap. ij^.
Gijraulus albus Miill.
Anodonta cellensis und piscinalis.
Uniopictormn L. tj-p.
Im Folgenden gehe icli dazu iiber, die Angaben liber die Ver-
breitung der einzelnen von mir im Vierwaldstâttersee gefun-
denen Mollusken nach der mir zugânglicli gewesenen Litteratur
zusammenzustellen. Die mit * versehenen Angaben betreffen
einige auslândische, aile tibrigen scliweizerische Gewâsser. Ich
beginne mit
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES.
583
Amphibina Pfeifferi Rossm.
Au'
roR
FUNDORT
Amstein
(2)
bel Malans. Zizers.
- (o)
Quellabtliiss bei Serneus
- (6)
Kanton (iraiibiinden
- (7)
See auf Stels bei Schiers,
Blazka
(1-5)
Elbe-Tiimpel
HoKER (122) Kanton Aargau.
Jeffreys (67) Lac de Bret
Regelsberger (92) Thunersee.
Slwik (101) Bohmen
Westerlund (124) Arktisches Europa.
SuTER (123) Ufer des Ziirichsees
Bemerkungen
Naherer Fundort? Im Wasser
an Holzstiicken.
Oft an Wasserpflanzen, bis 1 m
unter der Wasseroberflâche.
Ampibisch.
An Wasserpflanzen. An der
Oberflache von Teichen
schwimmend.
hâufig'.
Lucena oblonga Drap.
AuTOR Fundort Bemerkungen
Daday (43) Balaton.
JuRiNE (73) um Genf.
RoFFiAEN (93) beiKussnach(Vierwstsee.) Selten.
'Slavik (101) Bohmen Nur an einer Fundstelle,
Selten.
HoFER (122) Aargau : Egelsee, Quell-
bache etc.
SuTER (123) Zurichberg, Uetliberg. Auf totem Laub.
Limnus stagnalis L.
Autor Fundort
Am Stein (2) Trinsersee.
— (4) Trinsersee, Caumasee.
Seenv. Tarasp. Schwarzsee.
Bemerkungen
534
GEORG SURBECK.
AUÏOR
FUNDORT
— (6) Laaxersee.
FoREL (47) Léman.
AV. Haiîtmann (61) Ziirichseebei Schmerikon.
Halhvylersee.
HoFER (122) Hallwyler-, Egelsee.
Jmhof (12o) Murtensee.
Pfyffkr (88) Rotsee boi Luzern.
Regelsberger (92) Thunersee.
RoFFiAEN (93) bel Fliielen, hei Genf
am Seeufer.
Steck (103) Moosseedorfsee.
Westerlund (124) Arktisches Europa.
ZscHOKKE (119) Jouxsee
Lac des Brenets
SuTER (123) Ziirichsee, Katzensee.
Bemerkungen
In beiden Seen die var. tur-
gida (im Halhvylersee Flei-
scher leg'it).
Bei Genf die var. lacustrina
Stud.
var. angulosa Cless.
var. vulgaris WesterL
Gulnaria ovata Drap.
AUTOR
Am Stein (7)
"Daday (43)
Heer (64)
Hofer (122)
Martens (80)
Regelsberger (92)
Roffiaen (93)
Slavik (101)
Steck (103)
SUTER(110)(123)
Zschokke (119)
FUNDORT
Graubiniden
Balaton.
In Alpenseen des Kanton
Glarus, Berglisee 6750'
il. M.
Kanton Aargau, in Wasser-
graben und Weihern.
Kant. Appenzell und
St. Gallen.
Thuner-, Brienzersee.
Brienzersee.
Bohmen, in stehenden Ge-
wâssern.
Moosseedorfsee.
Pfâffikersee (Kt. Ziirich).
Lac des Brenets
Bemerkungen
var. obtusa Kobelt.
Bodensee ausgeschlossen.
var. lacustrina Cless.
var. lacustrina Cless.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTA PTERSEES.
535
Gulmirla perc(/ra ^liill.
AUTOR FUNDORT
Am Stein (4) See aul' der Lenzerheide.
Gross-See 1). Davos. Lai
da Vons, ïrinsersee, Silva-
planersee, Puschlaversee.
— (o) QiiellabHuss bei Serneus.
— (6) Schwarzsee l)ei Tarasp.
— (7) ScliwarzseeiinUnter-Laret.
Christ (28) Schwarzsee am Matterhorn
2500 m il. M.
Craven (41) Lotschthal, ca. 2800 m u.M.
W. HARTiMANN(61) Ziirichsee bei Zurich und
Wiedikon.
Heer (64) Kt. Glarus
HoFER (122) KantonAargau,in Wasser-
grâben, bei Melllngen.
Jeffreys (67) S("h\varzsee
J URINE (73) bei Genf.
Regelsberger (92) Egehnosli bei Bern.
Bemerkungen
G.peregra ist deram meisten
verbreitete Verlreter d. Lim-
iiaeen im Kl. Graubiinden.
Mousson leg.
var. excerpta.
Bei Mellingen die var. elon-
gata.
var. Blauneri.
Bodensee ausffenommen.
M.ARTENs (80) Kt. Appenzellu. St.Gallen.
Studer (105) Schweiz, ohne lùihere An-
gaben.
SuTER (110) Durch die ganze Schweiz
verbreitet.
' Westerlund (124) Ariitisches Europa.
SuTER (123) Zollii\oner Weiher. InTei- var. elongata.
chen.
Steck (103) fiihrt die vorliegende, soiist so verbreitete Art
ans dem Moosseedorfsee nicht an. Ebenso betont Forel (47)
das Fehleii von Guln. peregm im Genfersee. Beaclitenswert ist,
dass die genannte Schnecke bis in die hochalpine Région liinauf-
steigt, wie ans den Funden von Christ (28) und Craven (41)
ersichtlich ist.
536
GEORG SURBECK.
Limnopliysa truncatula Mtill.
AUTOR
FUNDORT
Am Stëin (4)
See bei Tarasp.
-(6)
Kanton (iraubiinden
-(7)
Alpenseeii von Partnun u.
Garschina.
Craven (41)
Lortschthal ca. 2300 m ii.M.
FOREL (47)
Genfersee.
- (49)
Schweizerseen.
FUHRMANN (50)
Seeii voiiRitom, Toni iind
Cadajjno.
Heer (64)
Kt. Glarus, in Bàchen und
Pfiitzen.
Heuscher (66)
Wangselsee, Weldenber-
gersee (K. St. Gallen.)
HOFER (122)
Kt. Aargau, AUwasser der
Reuss.
Jeffreys (67)
Léman bei Lausanne. Lac
des Rrenets.
IMHOF (69)
Silsersee (Graubiinden).
- (126)
Piz Corvatsch
J URINE (73)
bei Genf.
Martens (80)
Seealpsee 1 142 m ii. M.
Regelsberger (92)
1 Neben anderen ijernischen
Fundorten auch Faulensee
und Thunersee.
ROFFIAEN (93)
bei Altdorf
Slavik (101)
in stehenden und tliessen-
Bemerkungen
var. ohlonga und var. 'ininnr
«Grossie Hôhe, die von Was-
sermollusken erreicht wird,
ist 2S20-2610 m ii. M.»
var. venlricosa und var. sub-
angulata.
den Gevvâssern Bohmens.
L. truncatula ist wohl èine der verbreitesten Schnecken iiber-
haupt ; auch dièse Species steigt, wie aus obiger Zusammenstel-
lung zu ersehen ist, in den Alpen bis in betrâchtliche Hôhe hin-
MOLLUSKENFAITNA DES VIERWALDSTÂTTER8EES.
537
auf, AVeiin aber Imhof (12G) sagt, dass die Wassermollusken
iiiclit liolier gehen als 2()0()iii., so ist dies insofern imrichtig, als
Crayen (-41) iioch in 2(S00 m. ii. M. Exemplare von Guln.pere-
f/ra sammeln konnte.
Phi/sa fontinalis L.
AUTOR FUNDORT
HoFER (122j Stille Reuss bei Fischbach
(Kt. Aargau).
Jeffreys (67) bei Yverdon, Orbe.
J URINE (73) Il m Genl'.
Pfyffer (88) Rotsee bei Luzern.
Regelsberger (92) Egelmôsli bei Bern.
Slavik (101)
BeMERKUNGEN
Weit verbreitel, aber nicht
haufig aiizutreden.
Fliessende und steheiide
Gewasser Bohmens.
Steck (103) Moosseedorfsee.
Suter(HO) Zïirichsee.
— (123) Ziirich-, Katzensee,Limmat.
In der Ostschweiz scheint Ph/safontinalis nicht sehr verbreitet
zu sein. Demi einerseits citiert Martens (80) die Art nicht aus
den Kantonen St. Gallen und Appenzell ; allerdings bemerkt der
Aiitor, sie dilrfte an passenden Orten nicht fehlen. Andernteils
fiihrt Am Stein in seinen Arbeiten liber die Molhisken Grau-
biindens Phy sa fontinalis nirgends an. Auch Forel (47) macht
darauf aiifmerksam, dass ini Genfersee Physa zu fehlen scheine.
Tropodiscus carinatus Mull.
AUTOR FUNDORT BEMERKUNGEN
Am Stein (4) Laaxersee.
'Clessin (30) Siidbayern.
\Y. Hartmann (61) Katzensee (Kt. Ziirich).
Lagomaggioreb. Locarno. Bei Locarno Charpentier leg.
538
GEORG SURBECK.
FUNDORT
Bemerkungen
AUTOR
HoFEU (l'2'i) Nebnn vei's(iiiefl(MiPnOrten
im Kl. Aargau auch Eyelsee.
Jeffreys (67) Genfersee, LacdesBrenets.
JuRiNE (73) bei Genf.
Regelsberger (92) Thiiner- iind Brienzersee.
RoFFiAEN (93) Brienzersee.
Slaviic (101) Inst. Gewiissern Biilimens.
Steck (103) Moosseedoi'fsee.
Suter (110) Durch die ganze Scliweiz In der Schweiz hâutiger als
verbreitet. PI. marginatm.
Suter (123) Ziirich-.Katzensee, Roi)en- var. «^^«èminiKatzensee, bei
hausen. Wangen. Robenbausen etc.
Durcbvvegs kleinc Fornien.
Xacli FOREL (47) sclieint (las Genus Planorhis im Léman zu
felilen. Daday (43) i.'il)t ans demBalaton Trop, carinatus niç\\t an.
Baf]i_)/oi)ij)]/((Jus confortus L.
AUTOR
Am Stein (3)
— (4 und 6)
VandenBroeck(21]
'Clessin (30)
HoFEU (122)
Jeffreys (67)
JuRlNE (73)
Martens (80)
Pfyffer (88)
Regelsberger (92~
*Slavik (101)
Steck (103)
Fhndort
See von Tarasp.
Kanton Graui)iinden, ver-
schiedene Fuiidorte.
Am Aiisgang des Glacier
des Bois.
Siulbayerii.
Badener SladUveiber.
Miirtensee. Bei Lausanne.
Lac des Brenots.
Bei Genf.
Kantone Appenzell und
St. (ialleii.
Kant. Liizerii.
Tliniier-. Brienzersee.
Bidimen.
Moosseedorfsee.
Bemerkungen
Bodensee ausereschlossen.
Nur an zvvei Lolvalitaten ge-
fiinden.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 589
AUTOR FUNDORT BeMERKUNGEN
Studeu (106) Schweiz ohne nahere An-
gal)eii.
SuTER (110) Katzensee(Kt. Ziinch),Un-
tersee.
SuTER (123) Katzensee. Rohenliauseii.
Gynudus deformi.s Hrtiii.
(uiul Giji-. alhus Miill.)
AUTOR
'Clessin i'M))
FUNDORT
SiUlbavern
W. Hartmann (61) Muptner- Bielersee. Bo-
densee, Nebenkanale des
Rheines b. Rheinek. Zii-
richsee bei Scbnierikon.
HOFER (122)
Jeffrey,? (67)
Imhof (12o)
Jurine (73)
Martens (80)
Rolirdorfermoos
Lac des Brenets
Murtensee
Bei Genf
Kt. Appenzell u. St. Gallen
Regelsberger (92) Thunersee
Slavik (101) Biilimen
Steck (103) Moosseedorfsee
Studer ( 1 Oo) Schweiz ohne nahere An-
eraben.
SLTER(liO)
— (123)
Ziirichsee, Untersee.
Ziirich-Pfiiffikersee.
Ziiriclisee.
BEMERKUNGEN
PL hispidiis Drap, {alhiis
Mûll.) und G. deformis Hrtm.
Ans den beiden ersten Seen
PL tenellus Stud. (nach Cles-
sin 38=: G. deformis Hrtm.)
Uebrige Orte PL deformis
Hartmann.
PL nlhus.
PL kispidns Drap.(P/. albus).
G. tenellus (G. deformis).
PL hispidiis [PL albus).
PL (dhiis. Bodensee ausge-
schlossen.
PL alhas.
PL albus.
PL albus.
. PL corneus Stud. (nach Cles-
sin 3i synomym mit G. de-
formis Hofer.)
G. deformis.
G. albus.
G. deformis.
Am Steix fillirt in seiiien Arbeiten liber die ^lolhiskeiifuuiia
des Kantons Graubiliideii weder Gi/r. albus ^liill. noch G. de-
540
GEORG SURBECK.
fonnis Hrtm. an. Nachtraglich muss ich nocli bemerken, dass
Jeffreys (67) [ans dem Lac des Brenets?] PL subcarinatus
Charp. citiert, der nach Hartmann (61) synonymist mit seinem
Gyr. deformis.
Ancylastrum capuloides Jan.
AUTOR
BOURGUIGNAT
FUNDORT
Luganersee.
Bemerkungen
In der Genfersammlung Bour-
guignat's.
Clessin (37) Ziirichsee.
— - (38) Comersee.
In den grossen Schweizer-
seen.
* — (39) Gardasee. leg. Gredler.
Ziirichsee. leg. Glessin.
PoRRo(i. CLESsiN,37)Comersee.
SuTER (HO) Zurich-, Luganersee.
SuTER (123) Ziirichsee bei Riesbach.
Im Genfersee lebt nach Forel (47), und im Brienzersee
nach Begelsberger (92) Ane. fluviatUis. Ebenso fûhrt Slavik
(101) ans Bôhmen nur die ebengenannte Art als Vertreter der
Ancyliden an.
Cincinna antiqua Sowerby.
Autor
FuNDORT Bemerkungen
AsPER (H)
Genfer-, Ziirich-,PfafflIver-
see.
HOFFIAEN (93)
Brienzersee. Voir. Colbeaui RolT. = Valc.
contorta. = Cinc. ontiqua
(«variété subscalari forme »).
SUTER (HO)
Zurich-, Kalzen-, Unter-,
Neuenburgersee
- (123)
Ziirich-, K?tzensee.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÀTTERSEES.
541
ZsCHOKKE (119) giebt aus deii Juraseen keine Valvaten aii^
wâhrend Jeffef.ys (67) V. pJanorhls ans dem Lac des Brenets,
sowie ans dem Murtensee citiert. Nacli Daday (43) lebtiinBala-
toii als eiiiziger Vertreter der Valvaten F. fliivkdUis Colbeaii.
Forel(49) envaliiit aus dem Léman F. jjisma/isMull.InGrau-
biinden sdieint die vorliegende Art zu fehlen, wenigstens fiihrt
sie Am SteDs^ unter den Mollusken dièses Kantons nirgends an.
Tropidina depressa Pfeiifer.
AUTOR
Studer (108)
SUTER (110)
FUNDORT
Miinchenbuchseemoos
(Kt. Bern)
Untersee.
Bemerkungen
Valv. jjidchella Stud. nach
Clessin (38) synonym mit
Trop, depressa.
Trop, depressa gehort zu den seltneren Arten. Die obigen
Angaben sind die einzigen, die mir iiber das Vorkommen der
Schnecke in der Schweiz zu Gesicht kamen. Auch der Vierwald-
stâttersee ist als Fundort fiir die vorliegende Species neu.
Imhoi'
Bijtldma tenfaculata L.
Bemerkungen
Paludina impura (synon.)
AUTOR FU^'D0RT
Am Stein (1) Kt. Graiibiinden
— (t)) Sumpr iin Misox.
AsPER (11) Ziiricli-, Greifensee.
FoREL (i9) Schweizerseen.
Heer (64) Kt. Glarus, in Grâben des Pal. impura (synonym).
Unterlandes.
HoFER (122) Kt. Aargau, steh. u. fliess.
Gewâsser. Egelsee.
■Q) Gardasee, in. 60 m. Tiefe.
Rev. Suisse de Zool., ï. 6. 1899.
36
542
AUTOR
GEORG SURBECK.
FUNDORT
HEGELSBEur.ER (92) Thuiiersee.
RoFFiAEM (93) Schvveiz.
BeMERKUNGEN
Ohne lùiliere Anffaben.
Steck (103) Moosseedoi'fsee.
Studer (106) Schweiz, premein inunsern
Wassergraben. Pa/uil. iacnlator (synonym).
SuTER (110) In den meisten Gevvassern
der Schweiz.
SuTER (123) Ziit'ich-, Katzensee. Haulig.
ZscHOKKB (119) Jouxsee. Lac des Brenets. B. ventricosa Gray (?).
Maetens (80) erwâliiit die vorliegende Art iiicht speciell aus
den Kantonen Appeiizell und St. Galleii; die weit verbreitete
Schnecke dûrfte aber dort ebenfalls iiicht fehleii. Auch Jurine
(73) citiert B. tent. iiicht aus der Uiiigebuiig von Genf.
Anodonta.
AUTOR
Am Stein (3)
- (V)
Brot (22)
Dad\y (43)
FOREL (47)
-(49)
Godet (33)
Heer (64)
Heusgher (66)
HOFER (122)
FuNDORT
Flimsersee
Kt. Graubiiiiden.
Léman
Balaton.
Léman.
Schweizerseen.
Neuenburgersee.
Walensee.
Kt.St. Gallen, einigeTeiche
Stehende Gewasser des
Aargau. Egel- und Hall-
wylersee.
Bemerkungen
An. anatina, fraglich, weil
ganz JLinge MuscheL
A. anatina.
Verschiedene Varietiiten von
Anod. cygnea, cellensis, pis-
cinalis und Pictetiana.
A. niutabilis var. pisc.
A. platienica Serv. und
A. balatonica Serv.
A. anatina, A. Pictetiana.
Diverse Species von Anod.
» )) )) )>
A. anatina.
A . Cj/gnea .
A. ce//i'iisis.
A. d'il. var. Cliarpentieri.
MOLLUSKENFAUNA DES V^ERWALDSTATTERSEES.
543
AUTOR
Imhof (12o)
JURINE (73)
Meyer von Kno-
NAU (83)
-Mvsr (86)
Pl'VFKEU ^88)
Razoumowsky(91)
Regelsberger (92)
' schliciiter (96)
'Slavik (101)
Stegk (103)
Studer (105)
- (108)
Suter (110)
-SUTER (110)
"ZSCHOKKE (119)
SUTER (123)
FUNDORT
Murtensee
Bei Genf.
Kt. Schwvz.
Kt. Freiburg.
Rotsee hei Luzerii.
Jorat und iTingebung.
Faulensee.
Thunersee.
Federsee.
Bohmen.
Moosseedorfsee.
Schweiz.
Schweiz, weit verbreitet.
Ziircher-, Unter-, Lovver
zer-, Neuenburgersee.
Villeneuve.
Neuenburgersee.
Stein am Rhein.
Ziircber-, Neuenburgersee
Lugano.
Untersee.
Lac des Brenets.
Katzensee.
Ausfluss des Ziirichsees.
Ziirichsee.
Bemerkungen
A. anatina u. Pictrtiana.
A . (uvitina.
Mijl. (inalinus.
A. anatina und crlUnsis.
A . cijfjnea .
Miflilns analinns.
A. (/aliica Bourg.
il. anatina.
A. mutahilis Cless.
Diverse Species.
A. cellensis.
A. anatina und cygnea.
A. matahilis var. cygnea,
ci'l/ensis und piscinalis.
A. mutahilis var. cygnea.
» » cellensis.
» » Pictetiana.
» )) anatina.
» » piscinalis.
A. mntabilis var. Charpen-
tievi.
A . mntabilis var. rxsnlcerata.
A. matahilis var. oviformis.
A. cellensis.
A . mutahilis var. cygnea.
A. mntabilis var. cellensis.
A . mutahilis var. lacustrina.
Jeffreys (67) giebt sich nicht mit den vielen Species von
Aiiodonten ab; der Autor giaubt, dass die in der Schweiz vor-
konimenden Anodonten auf eine, hôchstens zwei Arten reduziert
werden konnen.
544
GEORG SURBECK.
Unio hatavHs Lam. *
FUNDORT BeMERKUNOEN
(Léman ?) Lac de Bret.
Walensee Fraglich.
Kt. Aargau, in Bachen,
Altwassern und Grâben.
Versch. Orte im Grossher-
zgt. Baden, aber nicht im
Bodensee.
Regelsberger (92) Thunersee.
Schweiz, ohne niiliere An-
gabe
In fliessenden Gewassern
von Bôhmen haulig.
Urseren (Kt. Bern).
In Fliissen und Seen der
Schweiz nordiich d. Alpen.
Lowerzersee. Neuveville. var. ater àVils.
Ausfluss des Ziirichsees.
Glatt (Fluss im Kt. Zilrich) var. ater Nils.
Umgebung von Schwab-
liausen (Oberbayern) MiteinerReihev.Varietaten.
AUTOR
Brot (22)
Heer (64)
HOFER (122)
Kreglinger (74)
ROFFI^N (93)
*Slâvik(101)
Studer (108)
SUTER (MO)
- (123)
* Walser (112)
var. crassiis Retz.
var. ater Nils.
Zii bemerkeii ist vor Allem, dass Am Stein Unio bafarus aus
Graubûnden nicht anfuhrt. Ebenso felilt die Artnach Daday (43)
im Balaton.
Unio pidorum var. proëchus Bourg.
Die Art, U. }}i(ioni)n L. wird ans deii verschiedensten Seen
der Schweiz und des Auslandes citiert, Unio proëcJms erw âhnt
SuTER, (110) aus dem Zugersee und fasst die Form ebenfalls nur
als eine Varietiit von U. pictorum auf. Godet hat in seiner
Sannnhnig die vorhegende Art von demselben Fundorte.
^ Siehe Xachtrag am Sclilusse meiner Arbeit.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTATTERSEES .
545
Pisidium amnicum Mûll.
AUTOR FUNDORT BEMERKUNGEN
Brot (23) Untersee in 20 m. Tiefe.
€lessin (39) Xeueiiburgersee.
' Gardasee.
FoREL (47) Léman.
— (49) Schweizerseen.
Heer (64) Kt. Glarus, in den Graben
des Unterlandes.
HoFER (122) Kt. Aaryau, Seitengriiben
der Reuss.
Regelsberger (92) Thunersee.
Studer (lOo) Schvveiz. Cyclas amnica Drap.
Studer Th. (108) Umgebung von Bern.
Slter (MO) Boden-,Unter-, Neuenbur-
gersee, Egels. b. Thaingen.
Westerlund (124) Arktisches Europa.
Pis. amnicum. scheint nacli Am Stein in Graubûnden, nach
Steck (103) im Moosseedorfsee, nach Slavik (101) in Bohmen
und nach Daday (43) im Balaton zu fehlen. Auch Suïer (123)
giebt die Muschel ans keinem der zûrcherischen Gewâsser an.
Pisidium nitidum Jenyns.
AUTOR FUNDORT BeMERKUNGEN
Am Stein (7) Kt. Graubiinden. Typusund var. /acM.s-^reGless-
(Zschokke leg.)
BouRGUiGNAT (16) Rotsec bei Luzern.
Cless[n (39) In den meisten Seen des
Unterinnthales.
Seen von Ritom, Toni und
Gadagno.
Lac des Brenets. Lac de Bret.
Moosseedorfsee. Einziges Pisidium des Moos-
seedorfsees.
fuhrmann (30)
Jeffreys (67)
Steck (103)
.Suter (110) (123) Ziirichsee.
546 GEORG SURBECK.
Fis. nitidum sclieint in den grosseren Seen iiicht sehr ver-
breitet zu sein. Auch im Vierwaklstattersee fand icli die Art niir
an einer Stelle in selir spârliclier Zalil.
SCHLUSSBETRACHTUNG.
Unter Berticksiclitigiing der einzelnen, im Progranmi fiir die
Yierwaldstatterseeiintersucliinig aufgestellten Piinkte ^ fasse ich
das Ergebnis der vorliegenden Arbeit kiirz zusammen :
I. Die Molhiskenfauna des untersucbten Wasserbeckens ist
ans 23 Art en bzw. Varietaten ziisammengesetzt ; davon sind 22
litorale Formen, eine Art gehôrt der Tiefenregion an. Dièse
Faima ist bei der grossen ]\Iannigfakigkeit von Lebensbedin-
gungen, die der See in seinen einzebien Teilen bietet, eine arme
zu nennen.
II. Die litoralen Molkisken des Vierwaldstâttersees sind auch
in den iibrigen Scliweizerseen mebr oder weniger verbreitet.
Eine lokale Fauna bat sich nicht ausgebiklet.
III. Ein Vergleicb mit auswârtigen Seen ergiebt, dass die
Molhiskenfauna des Vierwaklstàttersees bezlighch ihrer Zusani-
mensetzung derjenigen des Bodensees und einiger oberbaye-
rischer Seen am nachsten steht.
IV. Die Tiefenregion ist nur mit einer Art, Pmd'mm Clessini
n. sp., bevôlkert; dièse Species tritt aber in sehr grosser Indivi-
duenzahl auf.
V. Variation von Ort zu Ort làsst sichnuringernigemMaasse-
konstatieren. Es bezieht sich dieselbe hauptsâchhch auf ver-
schiedene Grosse und Dickschahgkeit der einzelnen Species.
VI. Sehr verschieden ist die Artenzahl der Molluskenfauna in
den einzelnen Seeteilen. An der Spitze steht das Gersauerbecken
mit 20 Arten bezw. Varietaten, wahrend der Alpnachersee deren
nur 8 aufzuweisen bat.
^ Siehe Einleitunff.
MOLLUSKENFAUNA DES \1ERWALDSTÂTTERSEES. 547
VIL In ein iiiid (lemselben Seebeckeii sind die einzeliienlfer-
streckeii verscliiedeii diclit bevôlkert. Bei einigen Arteii kaim das
Aiiftretçn von individuenreiclien Gesellschaften an engbegrenz-
ten Lokalitâten beobachtet werden. Dièse iind andere derartige
Erscheinimgen sind ziini grossten Teil ans der natiiiiidien Be-
schalï'enlieit der Fnndorte, ans den floristisclien, physikalischen
und clieniischen Verhaltnissen erklârt worden.
VIII. Der Gegensatz von felsigem Steilufer und sandigeni
Seichtufer tritt liauptsachlich durcli das Vorkommen oder Feh-
len der schlammbewolmenden Schnecken und der grossen Bival-
ven deutlich zu Tage. Beide Tiergruppen kommen vor Allem im
seichten Litoral der unteren Seebecken zu reicher Entfaltung,
wâlirend die Unioniden und Valvaten im Urnersee ganz fehlen
und im Gersauerbecken nur an wenigen Stellen vorhanden sind.
548 GEORG 8URBECK.
NACHTRAG.
Nach Ahschluss meiner vorliegenden Arbeit war es niir durch
die Giite von Herrn Prof. Dr. Th. Studer in'Bern vergônnt, die
grosse Concliyliensammhing von Shuttleworth , welche ini
naturhist. Muséum in Bern deponiert ist, zu besiclitigen. Es be-
finden sich dort wenige Exemplare von Unio hafavus Lam. mit
der Anmerkung : var. squamosus, Charpentier, Genfersee. Dièse
Belegstûcke wiirden also den Angaben verschiedener Autoren,
dass Uniobatavus im Genfersee vollstândigfehle, widersprechen.
Ich vernmte aber, dass es dieselben Exemplare sind, welche
Charpentier (27) erwâhnt ; demnach wâren es nicht Bewohner
des eigentlichen Sees gewesen, demi letztgenannter Autor
schreibt (27): «trouvé en 1811 dans un fossé aboutissant au
lac de Genève, près de Noville. »
Herr Prof. Studer besass ferner die Freundlichkeit, mich auf
eine Notiz aufmerksam zu maclien, die mir entgangen war und
die sich in den Verhandhmgen der waadtlândischen naturf. Ge-
sellschaft findet (127). Sie lautet in extenso folgendermaassen :
« M. le D'' ScHARDT présente les coquilles de trois Unio bata-
vus, trouvés vivants dans le lac Léman, à Villeneuve, parmi les
nombreuses Anodontes qui pullulent sur le fond vaseux, entre
l'embouchure de l'Eau-Froide et celle du Grand-Canal. L' Unio
hatavus n'a pas encore été constaté comme habitant normal de
notre lac. Dans les rares citations qui en ont été faites, sa pré-
sence peut être attribuée à des accidents ; tel l'échantillon unique
trouvé par M. Brot devant les Pàquis, à Genève, et celui cité
par M. de Mortillet à l'embouchure du Vengeron. M. Forel
a trouvé des coquilles de ce Mollusque sur la grève du lac, près
de Morges, et M. Lugeon à S*-Sulpice. M. Charbonnier, insti-
tuteur à Nj^on, a trouvé des coquilles, avec restes de l'animal,
abandonnées par les Corbeaux sur la grève du lac près de Nyon.
MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDSTÂTTERSEES. 549
Il n'est pas possible de dire s'il s'agit d'animaux égarés ou
amenés par les Oiseaux des fossés et ruisseaux des environs, oiî
VUnio abonde, pendant qu'il manque généralement dans le lac.
Les trois individus de Villeneuve sont, sauf un, en bon état et
adultes, et ne peuvent guère, ni être venus par l'Eau-Froide, ni
avoir été transportés par des Oiseaux qui les auraient perdus au
vol. Ce sont peut-être les derniers survivants de l'espèce envoie
de s'éteindre dans le lac, car il est certain que VUnio hataims
était très fréquent à une époque qui n'est pas très éloignée, à en
juger par la présence de ses valves à l'état subfossile dans les
limons de certains endroits de la rive, et dans les anciens sédi-
ments lacustres reposant sur les dépôts glaciaires à la hauteur
de 2 à 5 mètres au-dessus du niveau du lac. »
Herrn Prof. Studer in Bern spreche icb an dieser Stelle fiir
seine Mitteilung meinen verbindlichsten Dank aus.
Kurz vor Erscheinen meiner Arbeit erhalte icli soeben von
Herrn Prof. Bedot in Genf die verdankenswerte Mitteilung,
dass er vor einigen Jahren im Genfersee (« à la Bellote près de
Genève, dans un endroit nonnné la Pointe à la Bise ») ein leben-
des Exemplar von Unio batarus gefunden bat. Bei der genannten
Fundstelle mundete kein Bach in den See ; Anodonta ist in grosser
Zabi vorhanden. Trotz mehrmaligem Besuch desselben Fund-
ortes gelang es Herrn Prof. Bedot seither niclit melir, ein wei-
teres Exemplar von U. hatavus aufzufinden.
550 GEORG SURBECK.
Litteralur.
1. A.M Stkin .1. G. Verzeiclinis (1er Land- ninl WiisscrmoUaskcn Grau-
biindi'ns. Jahreshericht dcr naturf. Ges. (iraiibuiidens. N. F. III. .lahr-
gang 1858.
â. — Nachlrag zu dm MoUnskenGraubilndens. Jahresbericht dcr naturf.
(ies. Graubiindens. N. F. VII. Jalirg:. 1862.
3. — Ziveilcr Nachtraq zur Mollusket\f(nina Graubiindens. .lahresbericht
der naturf. Ges. Graubïuidens. N. F. XVII. .Jahrg. I87;i.
4. — Verzeichnis der Mollusken Graubiindens. Beilage zu den Jahres-
i)erichten der naturf. Ges. Graubiindens. Jahrg. XXVII und XXVIII.
1883, 1884.
5. — Nitcktrafi zu den hei Sernens beobachtelen Binnenconchi/iien . Bericht
der naturf. Ges. Graubiindens. Bd. XXX. 1886.
6. — Beitrdf/e zur Molluskenfauna Graubiindens, une solche vom Herbst
1<S<^4 — Herbst 1889 zur Kenntnis gelangt sind. Jahresbericht der
naturf. Ges. Graubiindens. Jabrg. XXXIII. 1889.
7. — Beitrdge zur MoUaskenfauna Graubiindens, die vom Herbst 1889
— Neujalir 1892 zur Kenntnis gelangt sind. Bericht der naturf. Ges.
Graubiindens. .lahrg. XXXV. 1891.
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Hevue Suisse de zoologie. I. Bd. 1893.
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10. AsPER G. Etudes sur la faune des lacs alpestres. Archives des sciences
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11. — Wenig bekannte Gesellschaften kleiner Thiere unserer Scluveizerseen.
Xeujahrsblatt der Ziircher naturf. Ges. auf das Jahr 1881. LXXXIIL
1880.
12. — Beitrdge zur Kenntnis der Tiefseefanna der Schweizerseen. Zoolo-
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MOLLISKENFAUNA DES VIERWALDSTÂÏTERSEES. 551
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berg. Bd. 47.
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Jahreshefte des Vereins fiir vaterlandische Naturkunde in Wiirttenn-
berg. Bd. 48.
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Vereins in liegensburg. .lahrg. 25. 1871.
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zool.-minerolog. Vereins in Regensburg. .lahrg. 26. 1872.
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respondenzblatt des zool. -niineralog. Vereins in Regensburg. Jahrg.
26. 1872.
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552 GEORG 8URBECK.
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IX. Bd. Basel 1893.
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Nachtrag.
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sciences nat. III. série. T. XXIII 1888, pag. XXII.
Rev. Suisse de Zool. T. 6. - 1899.
KUSSNACH
0 1 ^34 j'^'"-
LUZERN MEGGEN f \SREPPeN
KARTE DES VIERWALDST^TTERSEES
MIT DEN IJM TEXTE aTIERTEN FUNDORTEN.
N. B. - Von den Zutlfisgen slad Qur di« UntortA&ie elngtlragen.
STrRAIMZiSKOS
SARNERAA
FLUELEN
G. SURBECK. - MOLLUSKENFAUNA DES VIERWALDST^ETTERSEES
OBSERVATIONS
INFUSOIRES CILIÉS DES ENVIRONS DE GENÈVE
avec la doscription de nouvelles espèces
PAR
Jean ROUX
avec les i)lanclies lo et 14,
INTRODUCTION
Les observations que nous avons groupées dans ce travail ont
été faites au cours de recherches faimistiques, entreprises en
automne 1896 sur le conseil de M. le Professeur YuxG.
Nous poursuivons encore actuellement ces études et espérons
pouvoir prochainement en publier les résultats complets. Nous
nous bornerons à mentionner ici les formes nouvelles, les Infu-
soires décrits récemment dans des contrées lointaines et que nous
avons retrouvés en Suisse et en outre d'autres espèces déjà con-
nues mais sur lesquelles nous avons pu étudier certains points
spéciaux.
Je veux tout d'abord adresser mes sincères remerciements
à M. le Professeur YuxG, pour les directions qu'il m'a
domiées et pour l'amabilité avec laquelle il m'a procuré les ou-
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 1899. 37
558 JEAN ROUX
vrages ({iw j'ai eu à consulter; à M. le Professeur Bedot
qui a mis à uia disposition la bibliothèque du Musée d'Histoire
Naturelle; et à MM. les Assistants du laboratoire de Zoo-
logie et d' Anatomie comparée, D^" E. André et D'' 0. Fuhrmann
pour l'intérêt (ju'ils n'ont cessé de porter à mes recherches.
Les Infusoires cités dans ce travail ont été rangés dans Tordre
systématique. Nous avons ado])té la classification générale des
Ciliés en 5 ordres : HoJotr/rhrs. Hrfrrof riches, OVifiofrlehes, Hypo-
tricJies et FêrifricJies.
La division en familles est celle de Schewiakoff (2) pour les
Holotrklies (Asptrof iklia^Q\\Q\\ .) et deBtJTSCHLi pour les autres
ordres. Nous indiquerons, dans le cours du travail, les modifications
que nous avons pu y apporter.
Avant de commencer la description des Infusoires, nous de-
vons indiquer brièvement de quelle façon nous avons orienté l'a-
nimal. Nous nommons face ventrale celle qui porte la bouche et
face dorsale celle qui lui est opposée; elles pourront parfois être
représentées seulement par des arêtes. L'Infusoire est placé
avec la face ventrale en bas, et les côtés sont désignés par hord
f/auehe et hord droit, ou quand il y a lieu, par fareJatéraJe ganclie
et face latérale droite. Les dimensions sont indiquées en micro-
millimètres (a).
MASTIGOTRIGHES Schew.
Dans le cours de mes recherches, j'ai rencontré une forme tout
à fait particulière que je placerai, en dehors de la sous-classe des
Ciliés, dans le groupe ambigu des Mastigotricha créé par Sche-
wiakoff (21) pour des êtres qui possèdent à la fois des carac-
tères des Flagellatae et des Ciliatae.
Moïumiastix n. g, ciliatus n. sp.
Planche 13, tig. 1.
Cet étrange animal de petite taille, possède un corps très al-
INFUSOmES CILIÉS 559
longé, dont la loniiueur est environ 5 fois plus grande que la
largeur.
J'ai observé plusieurs individus qui mesuraient, en moyenne,
Ib IX. de longueur et 14 f/. de largeur.
La forme générale est celle d'un cylindre légèrement aplati.
La partie antérieure forme une pointe émoussée, puis le corps
s'élargit quelque ])eu jusqu'au tiers antérieur; à partir de là et
jusqu'à l'extrémité postérieure, il conserve approximativement
la même largeur. Il est terminé en arrière par une partie faible-
ment arrondie qui présente en son milieu une petite dépression.
C'est en ce point que se trouvent Tanus et le pore excréteur de
la vacuole contractile.
Le corps est flexible et semble pouvoir se contracter légère-
ment dans sa partie antérieure. L'animal contracté ne mesure
plus ([ue ô() a. de longueur, mais sa largeur s'est accrue quel-
que peu.
Le protoplasma est incolore, transparent. La couche ectoplas-
mique périphérique est très mince et se dessine connue une ligne
très line, plus claire que l'endoplasme contenant de petites granu-
lations, des corpuscules graisseux et des particules alimentaires.
Je n'ai pas observé de couche de transition entre l'ectoplasme et
l'endoplasme. On distingue sur le corps quelques sillons longitu-
dinaux peu i)rofonds, convergeant vers la partie antérieure, au
dessous de la bouche, et à l'extrémité postérieure. Dans ces
sillons sont implantés des cils relativement longs, soyeux, dont
les vibrations semblent se faire sans ordre et les mouvements se
produire lentement. Ces cils ne sont pas serrés les uns contre les
autres : ils sont peu nombreux comparativement à ce que l'on
rencontre chez les autres Ciliés. Ils représentent néanmoins
des appendices bien dittèrenciés du flagellum fixé antérieure-
ment.
Le i)ôle antérieur, où est située la bouche, forme une légère
proéminence. Sur le bord même de la bouche s'insère un flagellum
560 JEAN ROUX
long, bien distinct, dont la partie proximale seule est dirigée vers
l'avant et présente une épaisseur un peu plus grande (pie le fouet
lui-même. Celui-ci, à Fétat de repos, retombe gracieusement sur
le côté du corps; il est très délicat, transparent, et sa longueur
atteint la moitié de la longueur totale. Il est analogue à un fouet
de Mastigophore, mais ses mouvements sont cependant beaucouj)
plus lents ; il exécute des ondulations plutôt que des rotations et
des mouvements tourbillonnaires.
La bouche, très petite, est située sur la proéminence antérieure.
Immédiatement au dessous on aperçoit quelques longs filaments
(trichites) excessivement minces, peu nombreux, assez longs et
quelque peu arqués. Entre ces trichites j'ai observé un espace
très restreint, plus clair que le plasma environnant; c'est peut-
être un pharyiLx qui est mal défini et en tout cas court et étroit.
Comme je n'ai malheureusement pu assister, malgré de très
longues observations, à la prise des aliments et à leur introduc-
tion dans le corps, je ne puis trancher la question, car la taille
très petite de l'animal et de son appareil buccal rendait fort
difficiles des constatations de ce genre.
lia vésicule contractile est unique, assez grande, placée dans
le grand axe du corps, tout près de l'extrémité postérieure.
Pendant sa sj'stole, on peut apercevoir un court canal, très net,
qui aboutit au pore excréteur placé dans la dépression que nous
avons mentionnée précédemment. Les contractions sont très
lentes, elles se produisent en moyenne toutes les 40 secondes.
Le macronucleus est représenté par deux masses de forme
ovale, situées assez près l'une de l'autre, dans le grand axe du
corps et dans la région moyenne. Ces masses sont de grosseur
moyenne et possèdent chacune un micronucleus ovale, très
petit, homogène, bien visible après application du réactif co-
lorant.
La nourriture paraît consister, d'après ce que l'on rencontre
dans l'intérieur du corps, en particules très fines (débris végé-
INFUSOIRES CILIÉS 561
taux, gouttelettes de graisse etc.). Il est probable que rorifice
buccal peut s'élargir au moment de l'ingestion des aliments.
L'animal a des mouvements lents, il se traîne et nage entre les
débris accumulés sur les plantes submergées. Les cils du corps
sont toujours en action et, à intervalles plus ou moins longs, le
riagelluin entre enjeu et s'étend en avant du corps; grâce à ses
ondulations, la progression est faiblement accélérée, A en juger
par la lenteur de ses mouvements, il semble préposé plutôt à une
action tactile ou directrice, l'action locomotrice étant surtout ré-
servée aux cils.
J'ai trouvé 5 exemplaires de cette forme intéressante dans
l'eau provenant d'une pêche faite au mois de Février 1897, aux
marais (rEtrembières. Cette eau avait déjà séjourné quelque
temps au laboratoire, mais ne contenait encore aucune plante dé-
com])osée.
^Dmomastir doit donc être })lacé parmi les représentants du
grou])e des MasUgotrivlia que créa Schewiakoff, il y a quelques
années pour le genre Maupasia, avec lequel notre forme ne pré-
sente d'ailleurs pas d'affinités. Le Hagellum de Mononiastlx est
unique et bien plus nettement différencié des cils vibratiles que
les fouets de Maupasia. Il n'existe pas non plus de Cilié qui
possède, fixé à la partie antérieure de son corps, un flagellum
comparable à celui du genre qui nous occupe, lleonema dispar
Stokes présente bien un appendice buccal, mais la structure plu-
tôt complexe de cet appareil n'a rien de commun avec le flagellum
de Monomastix.
M. le \y 0. FuHRMANN a bien voulu contrôler mes ob-
servations sur les points spéciaux qui caractérisent ce genre, en
particulier la présence du fouet et son point de lixation au pôle
antérieur du corps.
Jlonomasti.r a disparu très ra])idement de l'eau où il avait été
trouvé, ne pouvant probablement pas supporter la putréfaction.
Il se montre ainsi doué d'une force de résistance beaucoup moins
562 JEAN ROUX
grande que celle d'autres Infusoires, contre les conditions défa-
vorables d'existence.
Les noms de genre et (V espèce ont été tirés des caractères les
plus saillants : i)résence simultanée d'un tiagellum et des cils
vibratiles, d'où le nom Mouomasti.r ' ciliafHs.
(\ir. Gen. Corps de forme très allongée, cylindrique, un ])eu
aplati, plus étroit antérieurement. Pôle antérieur terminé en
pointe émoussée. Partie postérieure légèrement arrondie. Bouche
très petite, au pôle antérieur, munie d'un tiagellum dont la lon-
gueur égale la moitié de celle du corps. Pharynx? indistinct, court
et étroit. Trichites, peu nombreuses, assez longues. Cils longs,
soyeux, assez éloignés les uns des autres et disposés en rangées
longitudinales rares. Mouvements plutôt lents.
Car. sp. Taille petite. Dimensions : longueur 75 a. largeur
14 a. Corps transparent, incolore, flexible, légèrement contrac-
tile antérieurement. Endoplasma granuleux. Vésicule contractile
unique, postérieure, grande, réunie par un court canal au ])ore
excréteur. Ce dernier et Tanus placés au pôle postérieur. Ma-
cronucleus formé de 2 masses ovales, placées dans la partie
moyenne du corps. Chaque masse possède un micronucleus très
petit.
Habitat: Marais d'Etrembières, Février 1897. Eau stagnante
claire, entre les débris végétaux.
CILIÉS
V Ordre : Holotriches.
JJrotricha glohosa Schewiakoff.
PI. 13, tiix. 2.
Cette petite espèce s'est abondannnent umltipliée dans l'eau
d'une pêche faite en Août 1898 à l'étang de ^Morillon (propriété
' Mononmstix: de ^o-jo% un et (/««jrtÇ fouet.
INFUSOIRES CILIÉS ÔOH
Du Pan). Cette eau séjournait depuis une semaine déjà au labora-
toire et contenait quelques végétaux en décomposition lorsque cet
Infusoire a commencé à ])ulluler. Il se tenait, de préférence entre
les débris accunmlés au fond du récipient,
La forme du corps chez ces individus est légèrement ovoïde,
l'extrémité postérieure étant un ])eu moins large que la partie
antérieure. Les dimensions sont à peu près identiques à celles de
l'espèce de Schewiakoff (21); la longueur varie de 15 p.. àlT u.
et la largeur de 13 u. à 15 a.
Les cils du corps sont très longs, serrés et soyeux, moins raides
que ne l'indique Schewiakoff (21. PI. 2, tig. 33); ils sont le plus
souvent dirigés vers la bouche. Autour de cette dernière, j'ai
pu apercevoir, avec un fort grossissement, des cils beaucoup plus
courts et plus fins que les autres. Le champ postérieur ne
présente qu'une seule soie longue, placée dans l'axe longitu-
dinal et insérée au pôle même ; cette soie est souvent en mouve-
ment.
La bouche et le pharynx sont identiques à ce qu'a décrit
Schewiakoff, de même que les autres caractères d'organisation.
L'anus et la vésicule contractile sont situés postérieurement
et le macronucleus est un corps sphérique. -Lai observé la division
transversale qui se fait très rapidement pendant la natation. Les
mouvements de l'animal sont très rapides et les changements de
direction fréquents. C'est cette forme que représente la figure 2
de la Planche 13.
J'ai trouvé en Octobre dernier, dans le bassin du Jardin Bota-
nique, quelques Urotricha f/lohosa parfaitement sphériques. Chez
ces exemplaires les cils étaient aussi excessivement longs, mais n'é-
taient pas tous dirigés en avant, l^es cils placés en arrière s'ac-
colaient le long de la partie postérieure nue et mêlaient leurs
mouvements à ceux de la soie tactile. Ces appendices se mou-
vaient lentement, tandis que les cils antérieurs vibraient très ra-
pidement.
564 JEAN ROUX
Il est fort probable que la soie et les cils dirigés en arrière
jouent le rôle principal dans les changements de direction. Les
autres caractères étaient absolument semblables à ce qui existe
normalement.
Lacrymaria coronata Claparède et Lachmann
var. aqua (lulcis.
PL 13. tig. 3.
Bien qu'il existe quelques petites différences entre l'espèce de
Claparède et Lachmann (4) et l'Infusoire que nous décrivons,
nous envisageons ce dernier connue une simple variété d'eau
douce de la Laci\t/maria corcmata Cl. et L. qui vit dans l'eau
de mer. On retrouve chez les deux formes des caractères communs,
et les dissemblances qu'elles présentent ne nous ont pas paru
assez importantes pour motiver la formation d'une nouvelle
espèce.
La forme générale du corps et ses dimensions, variant de 70 ^u.
à 90 a., sont assez semblables à ce que l'on trouve chez l'es-
pèce marine ; mais l'apjjendice antérieur est moins i)ointu et porte
dans sa partie moyenne en tout cas plus d'une couronne de grands
cils. J'ai pu apercevoir chez quelques exemplaires trois cercles
parallèles placés les uns près des autres qui portaient des cils
longs, soyeux, puissants, tantôt étalés en arrière, tantôt rabattus
sur la bouche. La séparation bien nette chez l'espèce marine
entre la partie antérieure et le corps n'est pas marquée distinc-
tement chez cette variété.
La bouche est située au pôle antérieur, à l'extrémité de l'ap-
pendice. Le pharynx court est tubulaire et ne possède pas d'arma-
ture.
La vésicule contractile est toujours située à l'extrémité pos-
térieure; sa grandeur peut varier. Chez quelques individus, je
l'ai trouvée i)lutôt petite et munie de deux canaux afférents qui
INFUSOIRES CILIÉS 565
forment pendant la systole deux vésicules secondaires allongées.
Chez d'autres, dont la forme en poire est plus accentuée, la vési-
cule est plus grande et ne possède pas les canaux ; elle occupe le
tiers postérieur du corps, tout comme chez Lacry maria Colml
Kent., que les auteurs ont identifié à l'espèce qui nous occupe. Lors-
que la vésicule contractile disparaît chez ces individus, toute la
partie postérieure du corps se rétrécit et se plisse, pour reprendre
un peu plus tard sa forme, lorsque la vacuole est de nouveau
formée. Le pore excréteur est placé au pôle postérieur.
Le macronucleus est en forme de bande arquée, placée plus
ou moins obliquement dans la partie moyenne du corps. Sa lon-
gueur ])eut varier. Il est plus court chez les exemplaires qui pré-
sentent une grande vésicule contractile.
Chez tous les individus observés dans l'eau douce, le corps est
rempli de corpuscules gris et noirs que Kent (13) représente
aussi dans le dessin de Lacrymaria Cohni (PI. 27, tig. 25-27).
Ces corpuscules, à contour plus ou moins polyédrique, sont sem-
blables à ceux que l'on observe très fréquemment chez Ophriiofflena
atra Lieberk.
Les stries du corps, très légèrement obliques, portent des cils
serrés, assez longs, distribués uniformément sur tout le corps,
sauf sur le cône buccal où ne se trouvent que les cils particuliers.
Cette espèce vit surtout au fond de l'eau, progresse très rapi-
dement entre les débris, en tournant fréquemment autour de son
axe longitudinal. La partie antérieure conique présente les
mouvements spéciaux ((ue Ton observe chez toutes les Lacry-
maires.
Le protoplasma est faiblement contractile antérieurement.
Lorsque l'animal est comprimé, la i)artie antérieure se déforme
ens'élargissant. l'appendice antérieur fait moins fortement saillie
et semble i)lutôt vouloir s'enfoncer dans le corps. Ce dernier est
légèrement liexible et peut parfois se rétrécir ; mais les déforma-
tions ne sont jamais très grandes.
506 JEAN ROUX
Cette variété s'est trouvée dans l'eau de divers étangs, iiotam-
ment à Bel-Air (près de Chêne), la Petite Grave (près de Car-
tigny). Morillon (propriété Du Pan), Veyrier (route d'Etreni-
bières) et marais de Troinex, automne 1898.
Askei/asia eler/ans Bloclimann.
PI. 13, tig. 4.
Ce charmant Infusoire ne sVst présenté que dans une seule
pèche, mais en (juantité assez grande pour que nous puissions
l'étudier d'un peu près. La forme du corps est bien celle que
décrit Blochmann (2, p. 91). La partie antérieure estlégèrement
rétrécie et conique, tandis que le reste du corps est globulaire.
L'Infusoire est petit, la taille des exemplaires trouvés n'excédait
pas 50 ju.
On reconnaît néanmoins cette espèce au premier coup d'o'il,
malgré ses faibles dimensions, par les puissantes membranelles
de la zone moyenne, qui la distinguent des Infusoires de même
taille et de même forme. Le pôle antérieur est occupé par la
bouche, à la suite de- laquelle j'ai ])u voir un espace clair, très
restreint, mal défini, qui représente lephar3iix. Blochmann dé-
crit ce dernier connue parfaitement distinct, nuiis chez les ex-
emplaires ({ue j'ai observés, il n'était que légèrement accusé, car
immédiatement derrière la bouche sont inq^lantées des trichites
d'inégale longueur qui se recourbent i)lus ou moins en arrière.
A la base du cône buccal se trouvent les cils placés en groupes
comme chez les autres Cijdodmina. Ces groupes sont assez nom-
breux et les cils qui les garnissent, extrêmement tins, longs et
soyeux. Ceux-ci sinmlent, en faisant concorder à intervalles ré-
guliers leurs vibrations, des membranelles ondulantes triangu-
laires qui forment une rosace à 7 dents. Blochmann (2) représente
(PI. 5, tig. 167 bj une rosace à 12 dents, ce que je n'ai jauiais
INFUSOIRES CILIÉS 567
observé chez les individus que j'ai eus sous les yeux. Les cils
et les membranelles sont un peu plus longs (pi'il ne l'indique sur
la ligure.
Immédiat enient derrière cette couronne de cils se trouvent des
membranelles, bien développées, placées en ceinture dans la par-
tie moyenne et formées de cils coalescents. Elles sont plus ou moins
déjetées en arrière.
Je les ai toujours vues immobiles ; elles gardaient cette position
même dans les moments de vive agitation et de déplacement.
Elles sont souvent fortement recourbées en arrière et presque
accolées au corps, qu'elles semblent garantir ainsi en lui formant
une sorte de gaine protectrice. Quand j'ai conq)rimé l'animal,
elles ont présenté de faibles mouvements lents, et ont nettement
montré les cils formateurs, longs et moins lins que ceux de la
couronne antérieure. Ces membranelles ont une forme triangu-
laire et leur base est assez large. Entre elles font saillie des soies
excessivement fines, placées par groupes de 2 ou o. Ces soies sont
])our le moins aussi grandes ({ue celles (THaUeria grandinella.
Je ne les ai pas vues en mouvement, de sorte que j'ignore si
elles sont simplement tactiles ou si elles jouent un rôle dans la
locomotion.
La vésicule contractile et le macronucleus sont bien placés
comme l'indique Blochmann. J'ai vu le micronucleus, qui est
un petit corps ovale appliqué contre le macronucleus.
Le corps est en général grisâtre et contient presque toujours des
corpuscules réfringents et des globules graisseux.
Les mouvements de l'animal sont caractéristiques et sembla-
bles à ceux d'HaUeria firandiNelIa. (0. F. ^lidl.). L'Infusoire
progresse par bonds prodigieux puis s'arrête tout d'un coup; c'est
alors que l'on peut apercevoir la rosace de cils et les fortes mem-
branelles. La progression se fait aussi par rotations plus ou moins
conqjlètes, avec de fréquents changements de direction.
J'ai observé le phénomène de la reproduction, qui se fait par
568 JEAN ROUX
division transversale, pendant la natation ; on voit naître alors
une couronne i)ostérieure de cils et de mendjranelles.
Je n'ai pas assisté à la défécation et par conséquent n'ai pu
fixer la place occupée par Tanus. Je n'ai pas davantage observé
la conjugaison. Cet Infusoire vit dans l'eau stagnante limpide.
Je l'ai trouvé dans l'étang de VejTier (route d'Etrembières) au
mois de Novembre 1898. Il s'est abondaunnent undtiplié en com-
pagnie de Lemhculifm ImUhmm : il se plaît surtout à la surface
de la vase, sur les feuilles de plantes submergées. Après 5 ou 6
jours, le nombre des exemplaires a fortement diminué.
L'Infusoire que Eichwald (8, p. 510. PI. (>, fig. 10) a décrit
sous de nom de TricJiodina rolrox a i)eut être quelque parenté
avec le genre Af^henasia. Je n'ai eu malheureusement que le texte
du travail de cet auteur et n'ai pu consulter les planches.
Ek'HWald donne la description de la couronne de membranel-
les (starrer Strahlenkranz) dont les cils formateurs lui ont paru
immobiles, ahisi que nous l'avons aussi observé. Cette couronne
s'étend, dit-il, jusqu'au delà du milieu, en arrière ; cette obser-
vation peut s'appliquer parfaitement à Asl-enasia. Mais EiCH-
AVALD ne dit rien de la couronne antérieure qui est cependant
assez visible, ce qui fait qu'on ne peut admettre le genre Ste-
plimiidina qu'il a voulu former pour ce nouvel Infusoire.
ClaparÈde et Lachmann (4) identifient cette Tridiodina rol-
rox Eichwald à leur Halteria rolrox. J'ignore si le dessin qu'ils
donnent (PL 14, fig. 10) ressend)le à celui d'EiCHWALi), mais la
l)artie antérieure ne correspond i)as à la structure que nous avons
trouvé chez Asl'enasia. La position de la couronne postérieure de
cette Halte r la est à peu près celle qu'elle occupe chez le genre
formé par Blochmann ; mais ClaparÈde et Lachmann parlent
de cils recourbés en arrière et non de membranelles. Ces au-
teurs ont également décrit cette couronne connue parfaitement
innnobile. Cette observation que l'on retrouve dans toutes les
descriptions et que nous avons faite aussi semble parler en faveur
INFUSOIRES CILIÉS 5G9
d'un rapprochement. ]\rallieureusement, les observations trop in-
complètes (les auteurs rendent hasardée toute idée d'identihcation
de ces formes.
AmpMleptus carchesii Stein.
PI. i;i. ^If,^ o.
J'ai trouvé beaucoup plus rarement cet Infusoire que l'espèce
voisine, V Amphlleptux ('laparedel Stein, dont il se distingue par
sa taille plus grande (longueur 160 a.) et par sa forme plus élan-
cée. Comparativement à la trompe ou partie antérieure rétrécie,
le corps est en effet moins large; cette trompe se recourbe légère-
ment à son extrémité sur l'une des faces latérales. Le corps est
terminé en arrière par une partie plus ou moins acuminée. Il est
aplati et possède des cils distribués uniformément sur tout le
corps en rangées longitudinales. Les cils sont fins et assez longs.
Cette espèce est caractérisée par la présence de trichocystes. On
en trouve un groupe de 10 à 12 très nets, à l'extrémité distale de la
trompe. Mais outre ceux-ci, j'en ai observé dans tout le corps, qui
sont moins visibles que les autres et moins réfringents parce
qu'ils sont disséminés dans le plasma.
Ils étaient nettement visibles chez des exemplaires provenant
de différents étangs.
Les mouvements de l'animal sont les mêmes que ceux de l'es-
pèce voisine, mais Amphileptus carchesii semble se plaire exclu-
sivement dans l'eau limpide, tandis que AmphUeptus Claparedei
ne dédaigne pas les milieux putréfiés dans lesquels il se multiplie
en abondance.
J'ai trouvé VA. carchesii dans les étangs suivants :
Florissant (propriété Romieux), Juillet 1897; Plan-les-
Ouates, Octobre 1897; S*-Julien,Novend)rel897; il était accom-
pagné deCondijIosfMnavorticeUa (Ehrbg.) et de Lioiiotiisfasciola
Ehrbg.
570 JEAN ROUX
Lionotus vcstvulosiis ^tokes.
PI. 13, tig. 6.
Cet Iiifusoire, qui a déjà été trouvé en Amérique et sommaire-
ment décrit par Stokes (24, PI. 9, fig. 27, p. 264), n'a pas encore
été mentionné dans les faunes de nos contrées. Comme il y a
quelques différences entre la description du savant américain et
ce que j'ai trouvé, je donnerai brièvement le résultat de mes ob-
servations.
Le corps est très contractile. Lorsque l'extension est complète
sa longueur est environ 20 fois plus grande que sa largeur et les
dimensions sont : longueur 580 ^., largeur 30 ^. L'animal con-
tracté ne mesure plus que 300 a. de long, mais sa largeur aug-
mentant quelque peu devient alors 45 ^.
Le corps est donc très allongé, linéaire et présente la forme
ordinaire des Lionotus. La partie antérieure rétrécie en forme
détrompe est la plus contractile. Cette trompe très longue, aplatie,
très étroite, présente partout la même largeur contrairement à ce
que dit Stokes (p. 264) « its frontal border slightl}^ dilated and
widened ». La région caudale du corps est effilée, aplatie égale-
ment et, comme la trompe, parfaitement hyaline. Le côté gauche
du corps est seul cilié et aplati, la face droite est nue et convexe
en son milieu. Les cils sont très fins, serrés, assez longs, disposés
en séries longitudinales peu nombreuses. La partie antérieure de
l'arête ventrale possède des cils plus forts qui marquent la posi-
tion de la rigole buccale, mais la crinière qu'ils forment est tout
de même peu visible. On l'aperçoit nettement lorsque l'animal est
étalé et que d'un côté de la tronq)e on voit les cils du corps et de
l'autre les cils particuliers.
L'anus est situé près de l'extrémité postérieure, comme chez
les autres espèces, près du bord ventral, à la base de la portion
caudale.
INFUSOIRES CILIÉS 571
Les trichocystesque possède L. resiciilosus ne f^ont pas disi)osôs
en une rangée continue, mais se présentent d'une façon analogue
à ceux de L. diaplianus, c'est-à-dire sont disséminés dans tout le
corps, mais plus abondamment dans la moitié antérieure. Je n'ai
jamais observé le groupe de trichocystes que Stokes a vu cbez ses
exemplaires, à l'extrémité élargie du cou. Chez les individus que
j'ai étudiés, le cou contenait des trichocystes dispersés dans toute
sa longueur et non groupés à son sommet. L'observation de SïO-
KES rappelle le L. anser (0. F. Mlill.) chez lequel l'extrémité
antérieure du cou est en effet élargie et i)ourvue d'un groupe
de trichocystes. Ces derniers, chez L. vesiculosus, sont assez longs
et fusiformes.
Les vésicules contractiles sont excessivement nombreuses chez
cet Infusoire ; j'en ai compté plus de 20. Elles forment un carac-
tère important dont Stokes s'est servi pour la dénomination de
l'espèce.
Le savant américain ne dit pas, cependant, avoir remarqué une
vésicule contractile, plus grande que les autres, située à la base
de la partie caudale, et qui existe sûrement chez les individus que
j'ai eus sous les yeux. Au premier abord, je croyais cette vésicule
unique, mais apercevant une quantité de très petites vacuoles
claires disséminées dans tout le corps, y compris le cou et la par-
tie caudale, je les examinai attentivement et fus bientôt convain-
cu de leurs contractions alternatives. Ces vésicules sont surtout
nombreuses dans la partie large du corps et sont (hsposées sans
ordre. Elles différencient d'une façon sûre cet Infusoire des formes
voisines telles que L. anser (0. F. Mûll.) et L. f/randis Entz.
Le macronucleus est formé de deux masses arrondies placées
l'une près de l'autre au centre du corps. Chaque masse possède
un micronucleus très petit, sphérique.
Le corps, en général clair, ne renferme que quelques particules
alimentaires très fines et quelques gouttelettes de graisse et grains
d'excrétion. Les mouvements sont assez rapides et se font par
572 JEAN ROUX
glissement sur la face ciliée avec rotations autour de l'axe longitu-
dinal; ces dernières ont lieu principalement quand l'animal est
contracté. Je n'ai pas assisté à Tingestion des aliments pas plus
qu'à la reproduction ou à la conjugaison. Cet Infusoire est ex-
trêmement rare, je ne Tai trouvé que dans l'étang de Yeyrier
(route (rEtreml)ières) dans une pêche faite en Novembre 1898.
L'eau était très claire et l'Infusoire glissait entre de menus débris,
à la surface des feuilles submergées. Il a disparu très rapidement,
car il ne supporte pas la putréfaction. Il était en compagnie de
L. fasciola Ehrbg. et L. lamella Ehrbg.
Cette espèce est donc parfaitement distincte des espèces dé-
crites jusqu'ici en Europe. Ses caractères principaux peuvent être
résumés dans la diagnose suivante.
Car. sp. Taille très grande. Dimensions maximum à l'état
d'extension: 580 u. longueur, oUu. largeur. Corps très allongé, li-
néaire, 20 fois plus long que large quand il est étalé. Trompe mince,
non élargie à son extrémité, très contractile. Queue bien déve-
loppée, très effilée. Crinière peu visible. Cils du corps fins et serrés.
Aims postérieur, à la base de la queue. Vésicules contractiles très
nombreuses répandues dans tout le corps. Une vésicule plus
grande près de la partie postérieure, les autres très petites. Tri-
chocystes assez longs, dispersés dans le corps, surtout dans sa
partie antérieure. ProtO])lasma incolore. Macronucleus en 2 mas-
ses ovales placées dans lapartie centrale. Micronucleus adjacents.
Mouvements assez rapides.
Habitat. Eau stagnante .limpide; se tient au fond, glisse sur
les feuilles.
Loxodes rostnun 0. F. titiller,
PI. 13, lig. 7, 8 et 9.
Cet Infusoire s'est présenté assez counnunément dans quelques
étangs et j'ai pu recueillir, en particulier dans l'étang de Moril-
IXFUSOIRES CILIÉS 573
Ion (propriété Du Pan) une quantité de Loxodes de tailles fort
diverses mais qui présentaient tous la même ort>anisation. J'ai
étudié spécialement rai)i)areil buccal, très intéressant qui a été
décrit déjà par de nombreux auteurs. Les i;rands exemplaires
étaient colorés en brun ])lus ou moins intense et mesuraient
450 à 580 ^., tandis que les plus i)etits étaient parfaitement in-
colores ou ne possédaient de pigment que dans l'appareil buccal.
L'orientation de l'animal a été faite de deux manières diiïérentes
selon qu'on croyait la bouche placée sur l'une des arêtes du corps
ou sur la large face ciliée. Quelques auteurs, parmi lesquels Bût-
SCHLI (3), Blochmann (2) et Schewiakoff (22) décrivent l'Infu-
soire comme très aplati latéralement, tandis que d'autres tels que
Engelmann (9), Wrzesniowski (27) et Balbiani (1) prétendent
que l'aplatissement est dorso-ventral. En d'autres termes, les
premiers ap})ellent la face ciliée face latérale droite, les seconds
la nomment face ventrale.
J'ai pu in'assurer, en constatant la chose sur un très grand
nombre d'exemplaires, que le péristome et la bouche sont situés
entièrement sur la face ciliée, le bord gauche du ])éristome étant,
il est vrai, très rapproché du bord gauche du corps. Nous appel-
lerons donc avec Balbiani face ventrale la large face cihée et
côté gauche ce que BtJTSCHLi nomme arête ventrale,
La structure du péristome a donné lieu à des interprétations
fort diverses. Nous avons fait à ce sujet de très nombreuses ob-
servations que M, le D'" 0, Fuhrmann a bien voulu contrôler.
La forme générale du péristome est connue. Le bord gauche est
plus bas que le bord droit. Ce dernier est relevé en lamelle fai-
blement mobile et pigmentée en brun. Le péristome forme une
sorte de gouttière ou rigole dont la plus grande profondeur se
trouve précisément du côté droit. Cette profondeur diminue pro-
gressivement jusqu'au bord gauche, tandis que le bord droit est
abrupt.
On se rend bien compte de cette disposition en mettant suc-
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 1899. 38
574 JEAN ROUX
cessiveiiient au ])oiiit les différentes parties du péristoiiie. Le
plancher de ce dernier présente une série de fines stries trans-
versales coni])osées de granules jaunes bruns excessivement petits,
et s'arrêtant tout près du bord droit. Ces stries ont été envisagées
par ({uehiues auteurs, en particulier par Schewiakoff (22) et
Stokes (25) comme des cils plus longs que les autres.
Tout près de la base du bord lamellaire droit, dans la région
la plus profonde du péristome, se trouve une rangée unique de
cils extrêmement lins et serrés, plus courts que ceux de la surface
du corps. Cette ligne court parallèlement au bord droit, sur toute
la longueur du i)éristome, jus(iu'à la bouche. Wkzesniowski in-
dique bien dans son travail une ligne ciliée, mais ainsi que Schewia-
koff et Stokes, il ne fait pas la distinction, entre les cils et
les stries. CVst pourquoi ces auteurs décrivent seulement une
rangée de cils longs insérés sur le bord du péristome. Balblvni
ne mentionne pas cette rangée de cils. J'ai pu constater ces
détails sur de nombreux exemplaires et à l'aide de forts gros-
sissements. La rangée de cils lins apparaissait très nette surtout
quand l'animal, un peu comprimé, tournait lentement de la face
ventrale sur la face dorsale, en présentant successivement toutes
les parties de son péristome. Ces cils présentent parfois, en vi-
brant ensend)le, des mouvements ondulatoires, mais on les voit
aussi s'agiter séparément. Ces mouvements sont toujours parfaite-
ment distincts de ceux du l)ord lamellaire droit.
Lorsque l'animal exécute ces lentes rotations, on se rend compte,
d'une façon exacte, du point de fixation de ces cils particuliers.
On remarque également que le bord droit est incliné quelque peu
sur le péristome, qu'il est crénelé plus ou moins régulièrement à
son bord libre qui ne porte pas de cils. Plutôt large à sa base, il
s'amincit progressivement et devient lamelleux ; les cils disposés
sur le corps, en rangées longitudinales, s'infléchissent pour le
contourner dans sa partie basale.
Le bord gauche du péristome, un peu plus élevé que la surface
INFUSOIRES CILIÉS 575
du corps, porte des cils ((iii ne se distinguent en rien de ceux du
reste de la face ventrale.
Balbiani, en conipriniant Loxodes rostnim, a remarqué (pi'il
se produit un espace clair du côté droit, d\)ù il déduit, à tort
selon nous, (pie le plancher péristomien est en réalité une mem-
brane se contractant plus ou moins vers le bord gauche et que
« celle-ci fonctionne comme une lèvre préhensile, à l'aide de
laquelle Tanimal saisit sa proie, comme le font les appendices ana-
logues de la bouche qu'on observe chez les autres Ciliés, » (1, p. 18).
Cette interprétation n'est pas possible avec la structure du
péristome que nous venons de décrire, et elle ne concorde pas
non i)lus avec les observations que nous avons faites sur ce point.
Lorsque l'animal n'est pas incommodé, mais nage très lentement,
c'est à peine si l'on aperçoit, entre la ])ase du l)ord lamellaire et
la rangée interne de cils marquant la tin des stries péristomiennes,
une bande très étroite, claire, dans laquelle on remarque pourtant
quelques granules épars. Lorsqu'on comprime l'Infusoire et qu'on
gêne ainsi ses mouvements, on voit en eft'et se produire du côté
droit un espace clair qui est d'abord limité à la partie postérieure
du péristome. mais s'accentue ensuite tout le long du bord droit,
l)ien que diminuant de largeur. On remarque en même temps,
que la rangée ciliaire est déplacée du côté du bord gauche, avec
les stries transversales dont les granules paraissent alors plus
serrés. Deux causes concourent à la formation de cette portion
claire: d'une part l'aplatissement, dû à la compression de la par-
tie droite du ])éristome, plus profonde (pie le reste de l'appareil
buccal et d'autre part une contraction du protoplasma vers le
bord gauche, Xous ne saurions y voir les mouvements d'une
membrane basale se décollant et se recollant au l)ord droit. Les
membranes ondulantes présentent d'ailleurs toujours des immve-
ments vibratoires; ici, nous n'avons jamais remarqué que des
mou^■ements de contraction du protoplasma, se faisant dans un
sens déterminé par l'écrasement de la partie droite du péristome.
576 JEAN ROUX
Balbiani fait aussi remarquer que « le bord de cette membrane
est parfaitement net » (Loc. cit. p. 18). En effet la rangée de
cils fins qui termine la série des stries transversales forme un ligne
continue, mais sur ce bord nous avons de nouveau observé les
cils. Comment alors expliquer le rôle de cette rangée ciliaire bien
nette, portée vers la gauche par la compression? On ne peut ad-
mettre qu'elle soit déplacée avec le plasma si l'espace clair ob-
servé indique un commencement de fosse buccale. Dans ce cas,
elle resterait plutôt accolée au bord droit et on la verrait pénétrer
dans l'intérieur; mais ceci ne se produit pas, car on la suit dis-
tinctement jusqu'au point où se rencontrent les deux bords péris-
tomiens, point qui marque la place véritable de l'orifice buccal. Nous
ne pouvons donc pas, après cela, conserver l'idée d'une membrane
ondulante chez le Loxodes, meuibrane que Balbiani veut homo-
loguer au point de vue morphologique à celle de Frontonialeiicas
et des Pleuronemina.
Les bords du péristome viennent renforcer dans l'intérieur du
corps la paroi du pharynx sur lequel je n'ai rien de particulier à
indiquer. La face ventrale de Loxodes rostrum est couverte de
cils assez longs et fins, placés dans des stries assez espacées. Les
bords latéraux portent des soies raides, transparentes, plus lon-
gues que les cils, et bien séparées les unes des autres. Les bords
étant très souvent recourbés sur la face dorsale, cela explique pour-
quoi on ne les voit pas toujours. Ces soies sont bien visibles quand
l'animal est arrivé à un degré de réplétion assez grand pour que ses
bords soient étalés; mais la partie antérieure des bords latéraux
reste presque toujours recourbée, ce qui fait que la crinière dont
nous allons parler ne s'aperçoit que lorsque l'animal présente sa
face dorsale. Cette crinière a été signalée pour la première fois
par Balbiani qui dit : « Outre les cils de la face ventrale et les
soies marginales qui viennent d'être décrites, on remarque sur
l'arête gauche de la face dorsale une rangée de cils plus forts,
assez courts, égaux, insérés régulièrement les uns à côté des
INFUSOIRES CILIÉS 577
autres, et affectant au bord antérieur convexe de ce prolongement
la disposition que Dujardin a très heureusement comparée à une
crinière chez quelques espèces de sa famille des Trichodiens. »
(Loc. cit. p. 14.)
Nous avons observé cette crinière, mais n'avons pas vu se
mouvoir les appendices qui la composent, malgré une observation
assez prolongée chez plusieurs individus. En l'examinant nous
nous sommes assurés qu'elle n'était pas formée de cils, mais bien
de soies absolument semblables en forme et grandeur aux soies
umrginales. La différence entre ces soies antérieures et les cils
du corps s'aperçoit très nettement lorsque Tlnfusoire se présente
dans la position de la figure 9. Ces soies antérieures sont plus
serrées que sur les côtés et se tieinient perpendiculairement au
bord sur lequel elles sont insérées; elles sont la continuation des
soies marginales. Cette crinière rigide ne saurait être comparée
à celle qui, sur le bord ventral de Lmiotus et de DUeptus, est
formée de cils bien mobiles, plus longs que ceux du corps. En
effet, nous ne pouvons comprendre la raison pour lacpielle cette
transformation subite des soies marginales en cils longs particu-
liers affecterait la rangée gauche de soies de la face dorsale et
non celle située près de la bouche. On ne peut donc pas trouver
dans cette crinière un nouveau trait de ressemblance entre le
Loxodes et la famille des Trachelides comme le veut Balbiani.
Je n'ai pu réussir à voir, malgré mes nombreuses observations,
la place occupée par l'anus, ni la vacuole contractile. Peut-être,
comme le pense le savant français, les vacuoles endoplasmiques
se déformant lentement, poussent-elles le liquide vers l'anus qui
jouerait en même temps le rôle de pore excréteur.
Je n'ai, pas plus que Balbiani, observé les contractions de la
partie postérieure du corps dont parlent Claparède etLACHMANN
(4, p. 340 et 341), ni aperçu de vésicule contractile placée sur le
côté, comme l'a décrit Schewiakoff (21) pour les individus qu'il
a trouvés aux iles Sandwich.
578 JEAN ROUX
Les vésicules de Mûller ou vésicules d'excrétion sont en
nombre variable, plus abondantes en général vers la partie an-
térieure où elles peuvent être contiguës. Elles contiennent, non
un seul globule réfringent, mais 6 à 10 granules distincts les uns
des autres, bien qu'enserrés dans une masse commune.
Le macronucleus s'est toujours présenté à moi sims forme de
nombreux corpuscules arrondis, placés dans des vacuoles claires,
et accompagnés parfois d'un petit micronucleus.
Les mouvements de l'animal sont plus ou moins rapides. Il
glisse sur sa face ventrale et change quelquefois de face. La co-
loration brune des grands exemplaires est due à des granules
arrondis placés entrés grand nombre dans l'ectoplasme. Ils affec-
tent, entre les stries de la face ventrale, une disposition parti-
culière. Ces granules sont serrés d'un côté de la strie et leur
nombre diminue progressivement jusqu'à la strie suivante, de
sorte que les bandes larges, non ciliées situées entre les stries
présentent une teinte dégradée, allant du l)run foncé au brun
clair. L'endoplasme contient parfois d'énormes vacuoles qui ne
présentent aucun aliment dans leur intérieur. Il peut y avoir
des bols alimentaires et les proies capturées sont enfermées dans
des vacuoles anologues à celles que l'on trouve chez les autres
Infusoires. J'ai vu une Euglène fraîchement ingérée qui était
emprisonnée dans une vacuole assez grande, au-dessous du
pharynx (iig. 8). L'échange entre cette vacuole et le ])lasma
ambiant doit se faire assez rapidement, car quelque temps après,
on remarque les proies enserrées dans les mailles endoplasmi-
ques. Lo.nxies rostnim semble être friand de Diatomées, et sur-
tout de Flagellés {Eaglena, Phacus, etc.) que l'on trouve souvent
en quantité dans le corps, et dont la couleur verte est détruite
petit à petit. L'Infusoire se plaît surtout à la surface de la vase,
il rampe sur les feuilles submergées et les roseaux ou entre les
débris.
Il n'y a (prune seule espèce de Loxodes. Toutes les espèces
INFUSOIRES CILIÉS 579
que Ton a voulu tonner ne sont que des variétés. Celles de
Stokes en ])articulier sont basées sur des caractères qui n'ont
pas de tixité (couleur, noyau, nombre des vésicules de Mûller),
Quelle place faut-il assigner au Loxodes dans la systématique?
BtJTSCHLi (3), dans sa classiiication, divise la famille des Trache-
l'ma en deux sous -familles: 1'' Amphileptina, 2° Lo.rod'nnt. dans
laquelle il place le genre qui nous occupe. Schewiakoff (22),
dans son dernier ouvrage, tout en conservant la famille des Tra-
clieliens pour les genres Trachelius et Bileptus, érige en fa-
mille, la sous-famille des AmpliUeptma et y fait entrer le genre
Loxodes à côté de : AmpliUeptus, Llonotus et Lorophylluni.
D'après les observations (jue nous a^ ons faites soit sur la po-
sition de l'appareil buccal, soit sur sa structure cbez Loxodes,
ce dernier gem-e ne doit pas rester dans cette famille dont tous
les représentants possèdent une bouche en fente située sur l'arête
ventrale. Loxodes est un genre tout à fait particulier, (pii se sin-
gularise par un assez grand noml)re de caractères pour former, à
lui seul, une famille. Cette famille, (jui se placera près de celle
des Amphileptina, pourra porter le nom dont s'est déjà servi
BtJTSCHLi: Loxod'ma.
Chilodon derdutns Fouquet.
PI. 13. li^'. 10.
Je ne veux mentionner ici qu'une particularité que j'ai observée
chez les quelques exemplaires examinés vivants.
Cette espèce se rencontre assez fréquemment dans les eaux
stagnantes, mais le plus souvent à l'état de cadavre, ce qui mon-
tre son peu de facilité à s'adapter aux changements qui survien-
nent dans les milieux où elle se trouve. Quoique mort, ChUodon
denUdns présente des caractères particuliers très nets : appareil
pharyngien courbé en spirale, inacronucleus granuleux, sphérique,
ressemblant à une framboise. La forme du pharynx seule permet
580 JEAN ROUX
de le différencier sûrement des espèces voisines. Chez deux ou
trois individus que j'ai heureusement ohservés en vie, j'ai cons-
taté la présence de deux vésicules contractiles, au lieu d'une
comme on l'indique généralement. L'une est placée en avant,
près de la bouche, l'autre dans la partie postérieure.
L'Infusoire craint la putréfaction et est pour cela beaucoup moins
répandu que ChUodon cucuUulus.
Nulle i)art peut-être, plus que dans ce genre, on peut se rendre
comi)te de l'influence immense qu'a la faculté d'adaptation sur
la dispersion d'une espèce. Nous voj'ons d'une part ChUodon cu-
cuUulus. qui supporte d'assez grands changements dans sa nu-
trition et son habitat, répandu à profusion ])our ainsi dire dans
chaque Haque d'eau ; et d'autre part ChUodon dentatus en nombre
beaucoup plus restreint, qui succoml)e aux plus petites variations
survenant dans les milieux qu'il habite.
TrovhUia paJustris IStein.
PI. 13. li"-. H.
Les exemplaires, peu nombreux, de ce petit Infusoire ont été
trouvés dans une pêche faite en Février 1898 au Jardin Botanique.
Ils présentent quelques petites différences avec les descriptions
des auteurs, mais qui ne sont i)oint suffisantes pour motiver la for-
mation d'une nouvelle espèce.
La forme et les dimensions du corps sont semblables à ce que
décrit IStein (23) page 118. La partie médiane ciliée de la face
ventrale porte en avant un cil plus long que les autres, et en
arrière un cil développé en crochet recourbé.
Des différences existent quant à la direction du phar3'nx et au
nombre des vésicules contractiles. L'appareil pharyngien n'est
pas dirigé, comme le représente Steix (PI. 2, iig. 28-30). La con-
cavité du pharynx est tournée plutôt du côté gauche, et non du
côté droit du corps.
INFUSOIRES CILIÉS 581
Il y a deux vésicules contractiles, dont les mouvements ont
lieu alternativement ; l'une est située en avant de la bouche, à
droite, l'autre est placée à gauche près de l'extrémité du pha-
rynx.
Le macronucleus est de même forme que dans les dessins de
Stein.
Bi/sferopsis n. g. m'mufa n. sp.
PI. 13, tig. 12.
Cet Infusoire, de dimensions très petites, s'est présenté en assez
grand nombre dans une de mes pêches; c'est une forme dont je
n'ai vu aucun dessin ni description dans les ouvrages que j'ai
consultés.
Les dimensions sont : longueur 28 ^y.., largeur 16 a.
Le corps est parfaitement hyalin, sa forme générale est ovale,
on remarque une légère dépression dans la partie antérieure
gauche. L'Infusoire est assez fortement comprimé dorso-ventrale-
ment. La face dorsale est lisse et convexe, tandis que la face ven-
trale, plane en son milieu, présente sur son pourtour une sorte
de bourrelet marginal très accentué en arrière, mais qui s'a-
baisse en avant et n'existe plus du tout dans la partie antérieure
gauche.
La bouche est située dans la moitié antérieure et sur la partie
plane de la face ventrale. Elle est ovale et donne entrée dans un
l)harynx entouré d'un appareil de l)âtonnets, conique, dirigé en
arrière et à gauche. Ces bâtonnets sont larges antérieurement
puis diminuent progressivement de largeur. Ils sont très longs
comparativement aux dimensions du corps, mais en petit nombre
(j'en ai compté 6 ou 7). Les cils sont localisés sur la face ventrale.
Ils sont placés près du bord droit, à la base du bourrelet marginal,
en 5 rangées parallèles qui suivent la courbure du corps. Ces ran-
gées commencent en arrière à quelque distance de l'extrémité
582 JEAN ROUX
postérieure, en avant du point (Finsertion d'un crochet très
i;rand, arqué vers la droite, et peu mobile. Elles se terminent sur
le bord antérieur gauche dans la partie qui ne possède pas le
bourrelet sus-mentionné. Les cils sont longs, soyeux, vibrant
sans ordre et paraissant un peu plus longs et plus serrés en avant.
Près de la bouche se trouve une rangée incomplète, courte dont
les cils vibrent cle façon à simuler les mouvements d'une meui-
brane ondulante.
Les vésicules contractiles sont au nombre de deux; Tune est
placée antérieurement à droite de la bouche, l'autre en arrière
près du crochet postérieur. Ces vésicules sont petites et se con-
tractent alternativement à intervalles assez courts.
Le macronucleus placé dans la partie postérieure, près du
bord gauche, présente deux parties bien distinctes, séparées par
une fente transversale étroite à forte réfringence, et qu'on peut
déjà observer sur l'animal vivant. La ])artie postérieure, la plus
grande, est de forme ovale et de structure granuleuse; elle pos-
sède un petit micronucleus sphérique placé près de la fente. La
partie antérieure est une masse arrondie, réfringente et homo-
gène. Cette conformation particulière du macroiuicleus a été ob-
servée chez tous les Dijstcyopsis sans exception.
Les mouvements se font surtout ])ar glissement sur la face
ciliée et sont rarement accompagnés de changements de face.
L'Infusoire peut progresser parfois assez rapideuient, et comme
il est très petit et de plus, aplati dorso-ventralement, il est ex-
cessivement difficile de l'innnobiliser ou même seulement de ra-
lentir sa course. Son corps contient quehpies grains réfringents
et des particules graisseuses ou de nature végétale. Je n'ai i)as
observé la défécation. J'ai vu i)ar contre se produire la reproduc-
tion qui se fait par division transversale. La disparition de cet
Infusoire a eu lieu au moment où Teau commençait à se i)utrétier. Il
aime l'eau limpide et se plait sur les feuilles des plantes aqua-
tiques : Potamofjeton , Typlia etc. ; je l'ai trouvé aussi dans des
INl-^USOIRES CILIÉS 583
(létritus récoltés sur les élytres iV Hi/drophilns piceus. Avec luise
trouvaient de nombreux Chilodon c/tcji/hihis Elirbi,^ et Cineto-
chilum margaritaceiim Ehrbg.
Bysteropsis minuta doit être placé dans la famille des Bysterina
Cl. et L., mais à côté des genres déjà existants. Des caractères
particuliers importants empêchent, en effet, toute assimilation
avec les autres formes. Le genre dont notre Infusoire se rapproche
le plus est le genre Dj/steria Huxley, mais la forme du corps et de
r appareil pharyngien est différente.
Le corps de Dysteria est plus ou moins semblable à une co-
quille bivalve dont l'entre bâillement, toujours étroit, correspond
à la face ventrale seule ciliée.
Chez Bysteropsis la ciliation est bien réduite au côté droit,
mais la face ventrale est large et bien développée. C'est en
somme une Byster'm dont on a enlevé la moitié gauche du corps
qui était repliée sur l'autre. L'appareil pharyngien de Bysterla
est tout à fait différent de celui du genre que nous décrivons.
Bysteropsis minuta a été trouvé à Rouelbeau, dans l'eau d'un
fossé, en Octobre 1898. L'eau était très limpide.
Nous pouvons donner de cette nouvelle forme les diagnoses
suivantes :
Car. Gen. Corps ovale, aplati dorso-ventralement. Face ven-
trale plane en son milieu ; bords convexes formant un bourrelet
tout autour du corps, sauf en avant, sur le côté gauche. Bouche
dans la partie antérieure. Pharynx entouré d'un appareil de bâ-
tonnets, très long, conique ; bâtonnets larges et ])eu nombreux.
Cils situés seulement sur la partie droite et antérieure de la
face ventrale, en dedans du bourrelet marginal et disposés sur
chiq lignes parallèles, arquées, partant du ])oint d'insertion d'un
crochet postérieur bien développé, arqué à droite. Les lignes se
contimient jusqu'au bord antérieur gauche. Lignes ciliées in-
complètes près de la bouche. Cils longs et soyeux, vibrant sans
ordre.
584 JRAN ROUX
Mouvements rapides se faisant par glissement sur la face ven-
trale. Nourriture : dél)ris de végétaux. Reproduction par divi-
sion transversale.
Car. s/9. Taille très petite, dimensions : longueur 28 y.., lar-
geur 16 u. Corps hyalin, 2 vésicules contractiles, Tune antérieure
près de la bouche, l'autre postérieure près du crochet.
Macronucleus postérieur, placé près du bord gauche et composé
de deux parties : l'une grande, postérieure, granuleuse et ovoïde
avec un micronucleus ; l'autre plus petite, antérieure, arrondie,
homogène et réfringente. Ces deux masses sont séparées par une
fente transversale bien visible.
Habitat: Etang de Rouelbeau, Octobre 1898, dans l'eau sta-
gnante limpide, sur les plantes aquatiques, en compagnie de
ChUodon et Oinetockilum.
Trkliosplra n. g. dextrorsa n. sp.
PI. 13, fig. 13.
J'ai trouvé 4 ou 5 exemplaires de ce gracieux Infusoire que
j'ai pu étudier assez complètement. La taille moyenne de l'animal
est de 85 p.. à 100 ^.. pour la longueur et 32 a. à 35 |U. pour la
largeur.
Le corps est incolore ou légèrement grisâtre ; il contient des
particules nutritives diversement colorées. La forme générale est
ovale ou faiblement ovoïde ; la largeur, qui est parfois un peu
plus forte en arrière qu'en avant, est environ le tiers de la lon-
gueur. Les deux extrémités sont arrondies, cependant celle qui
est située en avant est légèrement tronquée vers la face ventrale.
Le corps est quelque peu aplati latéralement, de sorte que les
faces latérales sont un peu plus larges que les autres.
La face ventrale est moins bombée que la face dorsale.
La bouche est située dans la partie tout à fait antérieure, oc-
cupant la troncature dont nous avons parlé. Elle est placée au
IXFUSOIRES CILIÉS 585
fond (lu péristome, fosse peu i)rofoiuIe de forme ovale ou ovoïde et
alors plus large en avant qu'en arrière ; le bord gauche de cette
fosse est plus élevé que le bord droit.
A la partie antérieure du péristome prend naissance une ligne
spiralée légèrement surélevée qui porte des cils serrés, plus fins et
plus courts que ceux du corps. Cette ligne suit le bord droit de
la fosse buccale et se continue en arrière en décrivant autour du
corps un tour complet de spire jusque près de l'extrémité i)OSté-
rieure. Cette ligne est d'abord parallèle aux autres lignes ciliées
du corps; puis la spire s'aplatit considérablement de façon à si-
nmler, presque à s'y méprendre, une couronne ciliaire autour de
l'extrémité postérieure. Une observation un peu attentive permet
de corriger cette idée. On peut suivre avec assez de facilité la
si)ire qui vient se terminer sur la face latérale droite, en s' ar-
quant du coté de l'extrémité postérieure. Les cils terminaux de
cette ligne semblent être un i)eu plus courts que ceux qui la gar-
nissent dans le reste de son parcours. On ne peut s'assurer de la
direction et de la position exactes de cette ligne que lorsque l'a-
nimal, légèrement comprimé entre la lame et le couvre-objet,
effectue de lentes rotations autour de son axe longitudinal.
L'ectoplasma est formé d'une mince pellicule et d'une couche
corticale assez épaisse, qui contient des trichocystes fusiformes,
minces, espacés les uns des autres, et dont la longueur atteint
parfois 4 ^.
L'endoplasma est granuleux, unpeu plus clair que l'ectoplasme ;
il renferme des corpuscules graisseux et des bols alimentaires.
Les cils du corps sont rares, longs, soyeux, disposés en ran-
gées peu nombreuses arquées et obliques de droite à gauche.
Ces cils vibrent lentement, et sont un peu plus longs à l'extré-
mité postérieure où ils forment en s'étalant une sorte d'éventail.
La vésicule contractile est unique, assez grande, placée dans la
partie moyenne du corps, mais plus près de la face ventrale. Ses
contractions se font plutôt lentement, et pendant la systole on voit
586 JEAN ROUX
apparaître huit à dix vésicules secondaires qui se réunissent bien-
tôt pour former la nouvelle vacuole. Son pore excréteur est pro-
bablement situé sur la face latérale droite.
Le macronucleus est grand, il occupe la partie moyenne du
c(n'ps, mais je Tai parfois trouvé un peu plus en avant, près de
la partie postérieure de la fosse buccale. Il est réniforme, placé
obliquement par rapport aux axes du corps. Coloré par le vert
de méthyle, il montre une structure granuleuse. Un petit mi-
cronucleus sphérique, homogène, est placé dans la partie concave
du macronucleus. Les mouvements de l'animal ne sont pas très
rapides, mais se produisent sans interruption par rotation au-
tour de Taxe longitudinal du corps. De ce fait, l'Infusoire est
très difficile à étudier ; le mieux est de l'emprisonner entre les
débris et de l'observer ainsi, car si on le comprime, sa forme s'al-
tère ra])idement et la mort ne se fait pas longtemps attendre.
L'emprisonnement des Infusoires dans un espace plus ou
moins restreint est une méthode très commode pour ceux d'entre
eux qui ne supportent pas une pression très forte entre les lames
de verre. C'est de cette façon que j'ai pu, en retirant un peu d'eau,
étudier la direction de la Hgne spiralée.
Les vacuoles alimentaires sont assez grosses, mais diminuent
très rapidement de volume.
Malgré des observations répétées, je n'ai pas réussi à voir l'in-
gestion des aliments, ni la défécation.
J'ai trouvé cet Infusoire dans de l'eau décomposée provenant
d'une pêche faite en Avril LS98 dans le marais de liouelbeau.
Il était accompagné de Flagifopyla nasuta St. et vivait comme
ce dernier dans les débris de la vase où il trouvait sans doute sa
nourriture. Celle-ci doit se conqioser de particules végétales et
de gouttelettes de graisse. C'est une espèce rare.
Nous ne i)ouvons établir un rapprochement entre l'Infusoire
que nous décrivons et le JA'rispira stre/phosoma Stokes (25. Pl.-IV
hg. 13, p. 150). Il faut dire d'abord que l'animal étudié parle sa-
INFU80IRES CILIÉS 587
vaut américain n'a pas les caractères d'un P(?r/.s7/À>ï/.; (Vautre i)art
la description ne mentionne ni la position de la bouche, ni la pré-
sence des tricliocYStes. Seule, la direction de la ligne spiralée
ciliée pourrait rapprocher les deux Infusoires.
Il est regrettable que les descriptions et les dessins de ce
naturaliste soient si souvent incomplets, car il est matériellement
impossible d'établirdessynonymies, voire même des comparaisons.
Tyklimpira est en tout cas bien diliérent par ses caractères du
genre Perispiia: il se rapproche du genre Blepharosf orna i^cliew.
et doit être placé à côté de ce dernier dans la famille des Chili-
fcra.
La différence consiste en ce que, dans le genre créé par
SCHEWIAKOFF, les cils spéciaux existent des deux côtés de la
bouche, tancUs qu'ici ils ne bordent qu'un seul côté du péristome.
Le nom Trichosplra ^ que nous avons donné à ce nouveau genre
est tiré du caractère principal : la présence d'une ligne spiralée
cihée.
Pour dénommer l'espèce, nous avons utilisé la direction de la
spire qui va de droite à gauche, d'où le nom T. dextrorm.
Car. Gen. Corps ovale, cylindrique ou faiblement aplati laté-
ralement. Extrémités arrondies. Partie antérieure tronquée obli-
quement sur la face ventrale. Bouche située au fond d'une dépres-
sion péristomienne ovale, ])eu profonde, occupant la troncature
antérieure. Bords antérieur et droit delà fosse munis d'une ligne
garnie de cils particuliers courts et serrés, ligne qui se poursuit
en spirale autour du corps et s'arrête près de Textrémité posté-
rieure, sur le côté latéral droit.
Cils du corps longs, soyeux, rares, plus longs dans la partie pos-
térieure, disposés en lignes arquées, obliques de droite à gauche.
Mouvements pas très rapides, accompagnés de rotations autour
de Taxe longitudinal.
' do: T(0'.;^oç, cil, et spira. spire.
588 JEAN ROUX
Nourriture : Algues, débris de végétaux, etc.
Habitat: Eau stagnante; ne craint pas la putréfaction.
Car. sp. Taille moyenne. Dimensions: longueur 90 ^a.-lUO ^u.
largeur 35 ij.. Tricliocystes bien développés. Vésicule contrac-
tile unique placée dans la partie moyenne, près de la face centrale.
Macronucleus central, grand, réniforme, avec un micronucleus
contigu.
Plasma hyalin, bols alimentaires colorés. Espèce rare.
Habitat: Trouvé en Avril 1898 à Rouelbeau, dans de l'eau
ayant séjourné deux semaines au laboratoire.
Plagioixunpa miitabile Scliewiakoff.
PI. i;}, tig. 14.
Cet Infusoire que Schewiakoff (2 1) a trouvé pour la première
fois en Australie, s'est présenté en assez grand nombre dans l'eau
de l'étang du parc de TAriana (Mare aux Canards), dans une
pêche faite en Octobre 1898.
Les dimensions de l'animal sont semblables à celles que donne
Schewiakoff (loc. cit. p. 51-52); il en est de même de la forme
du corps, de la position et de la structure de la bouche, de la
vésicule contractile et du macronucleus.
La bouche est susceptible d'un élargissement considérable
quand l'Infusoire avale une proie. Plaglocampa est très vorace et
ingère, tout comme Colejjs, des aliments fort gros si on les com-
pare à la masse du corps. C'est au moment de l'ingestion de la
nourriture que la structure de la bouche s'aperç^'oit nettement.
J'ai très souvent vu le corps rempli de corpuscules de nature
graisseuse, de coloration foncée, qui donnaient à l'animal une
teinte noirâtre à peu près uniforme.
Chez les individus que j'ai observés, j'ai toujours trouvé, à
l'extrémité postérieure du corps, une soie extrêmement ténue,
longue, liexible, dont l'extrémité distale est souvent recourbée.
INFUSOIRKS CILIÉS 589
Cette soie niaiique chez les exemplaires que représente Schewia-
KOFF (21. PI. 3, fig-. 48). La soie tactile devient bien visible
quand on emploie un fort grossissement. On serait tenté de ra])-
procher cette forme du genre Flenronema Duj. mais la position
et la structure de la ])ouclie ne le i)ermettent pas.
Leucophri/(J//i )i/ u. ix. ji/ifr/H/int n. sp.
PI. i;i. M-, lo.
Cet Infusoire est de taille moyenne ; les individus observés
mesuraient environ loô a. de long et 75 a. de large. Le corps
est de forme ovoïde, la partie antérieure est rétrécie et tronquée
obliquement du côté ventral ; la jiartie postérieure est au con-
traire large et arrondie.
Lorsque l'animal nage librement, il possède une, surface toute
bosselée et ridée. Les concavités et les proéminences sont dispo-
sées sans ordre. On remarque souvent des arêtes assez bien accu-
sées partant de la partie antérieure ou des bords de la bouche et
se prolongeant plus ou moins loin en arrière. Par suite de ces
déformations, les faces dorsale et ventrale sont un i)eu plus étroi-
tes que les faces latérales. Si Ton comprime légèrement T animal,
les inégalités de surface disparaissent ; il en est de même lors-
que le corps est renqjli de bols alimentaires très volumineux.
La troncature antérieure est occupée par la bouche qui a la
forme d'une fente assez étroite. Au-dessous de cette ouverture se
trouve une fosse écrasée qui constitue un pharynx dont la pro-
fondeur augmente vers la partie postérieure. M. le professeur
YuxG a bien voulu contrôler mes observations sur la bouche de
Leiicophrydium. Il suffit, pour examiner plus commodément la
bouche, d'augmenter légèrement sa largeur en com])rimant fai-
blement rinfusoire.
L'appareil buccal possède trois membranes ondulantes bien
distinctes. Une première membrane, la plus grande de toutes,
Rev. Suisse de Zooi.. T. G. 1899. 39 '
5!)0 JEAN Rorx
est insérée sur le bord i>uuclie de la bouche. Sa lai'i^eur est iné-
gale: très étroite à la partie antérieure, elle s'élargit progressive-
ment en arrière. Quand elle est complètement étalée, elle couvre
la plus grande partie de l'ouverture orale ; mais le plus souvent
elle est plissée et présente de petits mouvements de vibration qui
pourraient faire croire à l'existence de plusieurs petites mendjra-
nelles ])arallèles, ou faisceaux de cils coalescents. On aperçoit
dans ces membranes, d'une façon très distincte, lastriation trans-
versale.
La membrane du bord droit a une forme i)lus régulière, mais
est moins large que l'autre. Elle est plus étroite à ses deux extré-
mités ({ue dans sa partie médiane. La troisième membrane est une
lamelle étroite insérée dans le fond du pharynx, sur sa paroi dor-
sale, mais plutôt du côté droit. Elle ne commence qu'à une cer-
taine distance du bord antérieur et se poursuit jusque dans la
partie profonde postérieure au pliarynx. On l'observe très nette-
ment lors([ue l'animal est un peu aplati et les mouvements ondu-
latoires des trois membranes sont absolument distincts.
p]n arrière de la partie postérieure du pharynx se forme, dans
l'endoplasme, la vacuole alimentaire qui a toujours des proportions
énormes. J'ai pu suivre tout le phénomène de formation de cette
vacuole et de l'ingestion d'une proie.
A une petite distance de la partie postérieure du pharynx, et
réunies à elle par un espace clair, on a|)erçoit d'al)ord de lon-
gues traînées rayonnées, claires également, formées dans le plas-
ma par l'apport de l'eau extérieure; le contenu augmentant, ces
rayons se boursouflent et, exerçant une forte pression sur les par-
ties voisines du corps, se réunissent enfin en une énorme vacuole
de contour irrégulier d'abord, puis parfaitement sphérique. Cette
grosse vacuole (Y) i)ousse vers la partie postérieure les vacuoles
l)récédentes et aide ainsi à la cyclose des aliments.
L'Infusoire chasse et capture souvent des Ciliés assez gros, par
exem])le Uroncma ou Glaucoma. A ce moment la bouche s'élar-
INFUSOIRES CILIES 591
git, les membranos vil)r('nt violemment et... parfois la proie
échappe. Quand elle passe dans le phaiynx, elle est introduite
immédiatement dans la grosse vacuole, qui occupe souvent à elle
seule toute la partie moyenne du cor])s. La vacuole avec son con-
tenu se détache alors du pharynx et avance quehpie i)eu dans
le corps, en poussant toujours les précédentes devant elle. La
quantité d'eau qu'elle contient est assez grande pour que l'Infu-
soire capturé puisse encore se mouvoir et vivre pendant quel-
ques minutes. Cependant, les échanges s'effectuent rapidement
entre la vacuole et le plasma environnant ; le volume d'eau dimi-
nue ])rogressivement et le prisonnier est enserré toujours davan-
tage. Ses mouvements, de normaux qu'ils étaient aujjaravant, de-
viennent désordonnés. L'Infusoire send)le sentir sa tin prochaine.
Bientôt après, les contractions de sa vacuole contractile se ralen-
tissent, l'agitation cesse, et la proie, complètement déformée, est
mêlée à la masse protoplasmique. Çn ne remarque plus chez elle
ni mouvements, ni contraction, elle est méconnaissable et trans-
formée en bol alimentaire. Cette observation a duré quinze
minutes.
Leucoplirfjdium reforme peu ai)rès une nouvelle vacuole et
s'apprête ensuite de nouveau à chasser. Il semble que l'Infusoire
attende pour capturer ses proies que la grosse vacuole soit entiè-
i"ement formée et prête à les recevoir. Le corps contient souvent
4 à 6 vacuoles semblables. C'est au moment où se forment les
rayons que l'on remaniue le mieux les bossellements de la surface.
L'anus est situé à l'extrémité postérieure du corps, du côté
ventral. Les cils recouvrant uniformément tout le corps sont lins,
courts, serrés, difficilement visibles sous les grossissements ordi-
naires. Ils sont disposés en rangées longitudinales qui s'arrêtent
en avant, autour de la bouche. Ces rangées sont assez nond)reu-
ses.
La vacuole contractile est unique, placée vers l'extrémité pos-
térieure, près de la face ventrale. î^lle est entourée, dans sa sys-
592 JEAN ROUX
tole, (le vésicules secondaires au nombre de six à huit. Les con-
tractions se font ra])idement, ce qui se conçoit aisément, car la
grande quantité d'eau ingérée aA^ant chaque proie pour former
la vacuole, doit ressortir — en grande partie du moins — par la
vésicule contractile.
Le macronucleus est situé dans la partie médiane du corps; il
est très volumineux, en forme de rehi allongé. Il possède un mi-
cronucleus ovale placé dans la concavité. La reproduction a lieu
par division transversale, à Tétat libre. Je n'ai pas vu de kvste.
Le protoplasma présente une coloration jaunâtre très claire.
Leucophri/dium est un carnassier dangereux ; il se nourrit
(Vlnfusoires et de Flagellés. Ses mouvements sont très rapides;
il progresse en tournant autour de son axe longitudinal ou en
glissant sur une face de son corps. Il se plaît dans les eaux putré-
fiées; j'en ai trouvé une dizaine d'exemplaires dans de l'eau pro-
venant d'une infusion de foin coupé dans la promenade des Bas-
tions. C'est un Infusoire plutôt rare.
Ce genre vient se placer dans la famille des ChiUfera, à côté
du genre LeMCophrt/s Ehrbg., avec lequel notre Infusoire possède
quelque ressemblance. Le nom de Leiicophrfjil'mm, donné à ce
genre rappelle cette parenté. Néanmoins la structure de labouche
et la forme du macronucleus sont assez différentes pour motiver
la formation d'un genre nouveau. En effet, chez Leiicoplirys, il
n'y a que deux membranes ondulantes, tandis que Leucopliry-
(Uum en possède trois, bien distinctes, dont deux insérées sur les
bords de la bouche et la troisième dans le pharynx. De plus, la
membrane la mieux développée est placée à gauche chez ce nou-
veau genre, et à droite chez Leucophnjs. Le nom donné à Ves-
i^èce putrinum, indique le milieu dans lequel se plaît l'Infusoire.
Car. Gen. Corps de forme irrégulière, ovoïde, rétréci et tron-
qué obliquement sur la face ventrale, à la partie antérieure:
élargi et arrondi en arrière. Surface bosselée. Bouche en forme
de fente, occupant la troncature antérieure et possédant 2 membra-
INFU80IRES CILIÉS 593
lies oiidiilaiites, Tune plus large insérée à gauche, l'autre plus
étroite placée à droite. Une o'"*" membrane fixée à la face dorsale
du pharynx aplati. Cils du corps fins, courts, serrés, disposés en
rangées longitudinales. Mouvements très rapides, rotations et
fréquents changements de direction. Nourriture: Infusoires et
Flagellés.
Car. sj). Taille moyenne. Dimensions: longueur 130 ja., lar-
geur 75 a. Couleur jaunâtre claire. Vésicule contractile unique,
grande, placée postérieurement, du côté ventral^ et entourée de
vésicules secondaires. Macronucleus très gros, réniforme, allongé
et central. ^licroiiucleus petit et sphérique. Vacuoles alimen-
taires énormes remplissant l'endoplasma. Espèce rare.
Hahitat: Eau stagnante putréfiée. Infusion de foin. (Promenade
des Bastions, 26 Mai 1898.)
Fronton ia leucas Ehrenberg.
PI. 13, tio. 16.
Cet Infusoire est extrêmement connu et a fait déjà l'objet de
recherches spéciales. Je ne m'attarderai donc pas à le décrire à
nouveau et ne ferai que mentionner une observation relative à
l'appareil buccal.
Cette espèce s'est fréquemment trouvée dans un grand nom-
bre de pêches, mais présentait des dimensions parfois très diffé-
rentes.
La longueur ordinaire varie entre 180 u. et 200 ^. Quelques
individus, colorés en vert i)ar des Zoochlorelles, avaient de plus
grandes dimensions, ils atteignaient souvent 350 ^j.. ; mais chez
ceux-ci Tétude de la bouche est rendue difficile par la présence
des Algues.
Dans l'étang de Chambésy (Villa Ile à Calvin), j'ai trouvé des
exemplaires en assez grand nombre, dépourvus de Zoochlorelles
et de taille colossale, ils mesuraient jusqu'à 453 y..
594 JEAN ROUX
Sur ces Fronton'm]W. pu in'assurer de la structure de la bouche
et du sillon et y reiuanjuer une particularité. La première ran-
ijjée de cils (PI. 13, tig. 1(5) qui borde le côté droit du sillon n'est
pas formée connue les autres d'une ligne droite où les papilles des
cils se succèdent régulièrement les unes aux autres. On remarque
déjà, à un faible grossissement, qu'elle présente des ondulations
dans sa partie moyenne. Avec un plus fort grossissement, on voit
que les papilles sur lesquelles se trouvent les cils et qui sont,
semble-t-il, un peu plus serrées dans les lignes du sillon que sur
le reste du corps, le sont ici encore davantage. De plus, ces pa-
pilles forment, dans la région moyenne, une succession de petites
courbes laissant entre elles un faible espace non cilié.
Les papilles sont situées si près les unes des autres, qu'elles ar-
rivent à former une sorte d'arête crénelée continue dont le relief,
augmenté encore par les courbures, est plus accentué que celui
des autres rangées.
Les parties terminales forment une simple ligne ordinaire.
Cette structure n'a pas été relevée chez les exemplaires de
taille moyenne. Il est difficile de constater si elle existe partout,
à cause de la taille plus petite des Frontonia ordinaires et de
leur appareil buccal; ])eut-être aussi ne se présente-t-elle pas
chez chaque individu.
Le corps de ces grosses Frontonia leiicas est généralement de
forme ovale, plus régulière que chez le type ordinaire ; mais le
macronucleus et la vésicule contractile ne montrent aucune diffé-
rence.
Ophri/ofjlena flavkans Ehrenberg.
PI. 13, n^. 17.
L'Ophr3^oglène dont je veux dire quelques mots, présente les
caractères généraux de rOjjhrijoglena flavkans d'EHREXBERG,
mais en diffère cependant en certains points. La forme du corps
INFUS0IRE8 CllJÉS 595
est l'inverse de celle que l'on rencontre le plus fréquemment, mais
Claparède et Lachmaxx (4) et FABRE-Do:\rERGUE (10) (luioiit
étudié cette espèce, mentionnent la grande variation de l'orme
(lui peut exister chez un même tyi)e. L'Infusoire que nous avons
trouvé est lar.i'e et arrondi en arrière, et se termine en avant
par une partie pointue, légèrement arcjnée et tournée vers la gauche
lorsque l'animal est placé sur sa face ventrale.
Les dimensions sont à i)eu près les mêmes que celles que Ton
trouve en moyenne chez cette espèce : 160 ^x. de longueur.
Le corps est absolument rempli de globules graisseux jaunes
doimant une teinte semblable au ])roto})lasuux. Autour du corps,
on peut remarquer une petite lame plus claire, constituant Tecto-
plasme. En avant, cette couche s'épaissit, de sorte que les corpus-
cules de graisse conteims dans l'endoplasma ne peuvent arriver
jusque dans la portion terminale.
La bouche, de forme semi-lunaire, est bien développée ; son
pharynx assez long possède une membrane ondulante. 1 /organe
en verre de montre, très réfringent, ressort net et distinct.
La vésicule contractile est unique, située de côté dans la partie
postérieure du corps, à égale distance de la région moyenne et
de l'extrémité. Le macronucleus est une masse ovalaire également
placée dans la moitié postérieure du cori)s. Le micronucleus con-
tigu est ovale et très petit.
L'exemplaire que j'ai trouvé ne contenait aucun trichocyste,
pas plus quèTInfusoire décrit par Fabre Domergue et qui n'est
autre (jue YOjjhnjof/Iena flavlcaus d'EHREXBERG. L'absence de
ces appareils n'a rien qui nous étonne, car on connaît en effet des
espèces chez lesquelles les trichocystes, présents chez certains
individus, peuvent parfaitement faire défaut chez (Vautres.
J'ai observé de quelle manière les Ophryoglènes en général, et
celle-ci en particulier, opèrent pour introduire les aliments dans
leur corps. Leur nourriture habituelle semble être les corpuscules
graisseux provenant des petits Crustacés d'eau douce {Baplmla,
596 JEAN ROUX
Ci/clops etc.). On trouve en effet souvent ces Infusoires en com-
pagnie de ('rustacés et même parfois dans le corps de Ci/clops
morts.
La forme du corps des Ophri/o(/lena est en relation avec la
manière dont elles prennent la nourriture, et la partie pointue
qu'elles présentent presque toutes leur sert à se frayer un passage
et à s'introduire ainsi dans les milieux où elles trouvent en abon-
dance de quoi se nourrir. Les iiulividus dont la partie antérieure
est acuminée tournent rapidement sur eux-mêmes en s' enfonçant
toujours plus avant dans la masse de nourriture. Une fois le courant
produit, les globules de graisse sont engloutis en si grand nombre,
qu'au bout de quelques minutes le corps en est absolument rem-
pli, souvent même il se déforme.
Les Ophryoglènes dont la forme du corps est l'inverse, se ser-
vent de leur partie postérieure, plus étroite, pour se frayer un
passage. Aussi les voit-on i)arfois progresser avec leur partie
, postérieure dirigée en avant.
EjKiJrisn. g. nitrahilisu. sp.
PI. 13, lig. 18.
Par sa forme générale, cet Lifusoire bizarre rappelle de loin
VAspkllsca h/ffce?is 0. F. Mûll. Le corps est de taille très petite,
sa longueur varie entre 32 a. et 40 fx. ; sa largeur est comprise
entre 27 u. et 30 ^.
La forme générale est celle d'un triangle, lors(pie l'animal est
placé sur sa face dorsale. Le corps est aplati dorso-ventralement.
La face ventrale présente une convexité assez marquée dans
sa plus grande partie, tandis (lu'à droite, elle est creusée d'un
sillon dont nous aurons à reparler. La face dorsale est également
convexe.
Le bord gauclie de la face ventrale est une arête assez aiguë,
régulièrement arquée. Le bord droit, recourbé sur la face ventrale,
INFUSOIRES CILIÉS 597
au-dessus du sillon, est concave antérieurement et présente en-
suite une convexité bien accusée.
A la partie postérieure, le corps est tronqué obliquement, ce
qui a i)our eifet de raccourcir la face ventrale et de former une
surface légèrement concave, de contour plus ou moins ovale, et
dont les bords sont munis de crénelures ou cornes caractéristiques,
de dis])()siti(»n et de forme lixes chez tous les exemplaires trou-
vés.
La bouche est difhcile à apercevoir au premier abord. Elle se
trouve dans la partie antérieure gauche de la face ventrale, au
fond du sillon péristomien. Celui-ci commence à la partie posté-
rieure et diminue progressivement de largeur en avant. C'est
près de la partie rétrécie que se trouve la bouche. Le sillon est
bordé à droite par le bord droit du corps ; à gauche il est limité
par une ligne bizarrement découpée allant de l'extrémité anté-
rieure à la partie droite ventrale de l'extrémité postérieure.
Dans sa i)artie postérieure, le sillon possède, sous le bord gau-
che, une rangée de cils fins, assez serrés ; puis, toujours du même
côté, une série de membranelles particulières, vibrant séparé-
ment et lentement, se soulevant comme des doigts, et qui amè-
nent la nourriture à la bouche située dans une échancrure de ce
même bord gauche. La bouche est munie elle-même d'une mem-
brane ondulante vibrant rapidement et sans interruption. L'ori-
fice est extrêmement petit, il m'a paru orienté transversalement
et la membrane doit être insérée au bord postérieur delà bouche;
ne puis cependant garantir la justesse absolue de cette observa-
tion très difficile.
Je n'ai pas observé de pharynx.
Les cils ne sont pas disposés d"une manière uniforme sur tout
le corps, mais sont placés en certains points déterminés. Sauf
ceux du sillon dont nous avons déjà parlé, ces cils sont très longs,
fins et soyeux.
A la partie antérieure du corps, sur le côté droit se trouve un
598 JEAN ROUX
i^n'oupe fie cils, dirigés à droite, et (|iii (K('ii])eiit la concavité nieii-
tiomiée plus haut.
L'extrémité de chaque créiielure postéi'ieurejKtssède un i;r(uipe
de 3 ou 4 cils: enfin la partie i)ostérieure du hoi'd i^auche est
munie d'un i^roupe de cils plus forts que les précédents. On trouve
également quelques cils à l'entrée du sillon, à Textrémité posté-
rieure du bord droit.
La vésicule contractile est placée dans la partie i)ostérieure,
du côté gauche du péristome. Ses contractions se succèdent avec
rapidité.
Le macronucleus, de forme ovalaire, est placé près du Ixad
gauche du corps.
Je n'ai i)as observé la i)lace de l'anus.
Le protoplasma est clair et renferme quehpies petites granu-
lations, mais chez tous les individus, on a])erçoit le long du bord
gauche un amas assez dense de gouttelettes très réfringentes (pii
doivent être de nature graisseuse.
Les mouvements de Epal.ris sont très vifs et ininterrompus. Ils
se font surtout avec les cils postérieurs ; ceux du sillon buccal
sont aussi continuellement en action. Pour bien observer Tani-
mal, il faut l'emprisonner entre des débris et l'on peut alors l'exa-
miner facilement. ISi on le comprime, sa forme s'altère très rapi-
dement et il devient peu à peu méconnaissable.
Sa nourriture paraît consister en ])articules végétales très fines
et corpuscules graisseux.
Cet Infusoire a été trouvé dans l'eau ])rovenant de deux en-
droits bien différents, mais dans des étangs où les conditions
d'existence étaient absolument les mêmes. Il est à remarquer
aussi (jue ces deux pêches ont été effectuées à Va même é])oque,
bien qu'à une année d'intervalle, l'une en novendjre lcS!)7. l'au-
tre en novembre 1898. L'étang de Vessy et celui du Château d(!
Vernier, où ces pêches ont été faites, contenaient tous deux dans
l'eau une quantité innombrable de Spirostoniniii ainhlg/mn}. La
INFUSOIRES CIL1JÔ.S 599
végétation était semblable aussi et se composait sui-tout de Typha
et (le Lemna.
Epal.ris mirabilh existait en grand nombre dans chaque
étang, il se trouvait principalement du côté de la lumière, dans
les récipients où Teau avait été placée, soit à la surface de la
vase, soit au-dessus. Il possède des caractères particuliers dont
le principal est bien la présence de ces crénelures postérieures.
Nous nous sommes servis de ce caractère pour la dénomination
du genre Epalris^ ; l'aspect bizarre et tout spécial de l'espèce
lui a valu le nom de E. iiiirahiUs.
Cet Infusoire doit être placé parmi les Trichostomata dans la
famille des Microtlioracina Wrzesn. avec laquelle notre Infusoire
possède (juelques affinités, notaunnent la présence d'un périslome
counnencant à la partie postérieure et se poursuivant sur la face
ventrale, mais plus avant toutefois que chez le genre Oinetochi-
lum.
Car. Geii. Corps as}inétrique, de forme triangulaire, aplati
dorso-ventralement. Face ventrale convexe en son milieu, con-
cave près du bord droit. Face dorsale convexe. Côté gauche
bombé, côté droit concave antérieurement, puis convexe. Partie
postérieure tronquée obliquement ; d'où la face ventrale est plus
courte que la face dorsale. Les bords de la face postérieure sont
munis de crénelures caractéristiques.
Bouche dans la moitié antérieure du corps, près du côté droit,
à l'extrémité d'un sillon large qui commençant postérieurement,
est limité à droite par le bord du corps recourbé et à gauche par
une ligne découpée. Le sillon porte du côté gauche, d'abord un
rang de cils postérieurs, puis une série de membranelles dans sa
partie moyenne. La bouche, située innnédiatement en avant de
ces dernières, possède une très petite membrane ondulante. Cils
du corps longs et soj^eux, placés en des points particuliers ; un
groupe antérieur sur le côté droit du corps, un groupe à Textré-
* Dp eTT(/.'/.^ii = créneau.
600 JEAN ROUX
mité de chaque créiielure et dans la partie })()stérieiire de chacun
des côtés. Mouvements rapides, se succédant sans interruption,
avec fréquents changements de face.
Car. sp. Taille petite. Dimensions : longueur o2u-40u; lar-
geur'27p. à 30/^.. Vésicule contractile unique, placée postérieu-
rement à gauche du sillon péristomien. Macronucleus ovale situé
près du bord gauche du corps. Nombreuses gouttelettes réfrin-
gentes le long du même bord. Espèce rare.
Habitat: Eau stagnante. Trouvé à Vessy (Novend)re 1897) et à
Yernier (Etang du Château. Novembre 1898), dans de l'eau
conservée pendant plusieurs jours au lal)oratoire.
Fayawec'mm pidritiunt Claparède et Lachmami.
PI. i:i, ti^^ 19.
Je rapproche, malgré quelques dittérences, les Faramecium
que j'ai trouvés dans l'eau putréfiée provenant du Jardin Bota-
nique, de l'espèce que décrivent Claparède et Lachmann (4),
p. 266. Ces auteurs mentionnent la présence d'une seule vésicule
contractile; j'en ai constamment trouvé deux, occupant la posi-
tion ordinaire. La forme du corps est assez semblable à celle de
Paranu'clum h^rsarla Ehrbg., cependant le pseudostome n'est
pas si large. Les individus (pie j'ai trouvés ne possèdent pas de
trichocystes, ce qui concorde bien avec la diagnose de Clapa-
rède et Lachmann. Le macronucleus pyriforme ne possède
qu'un seul micronucleus. Près de la partie postérieure, une houppe
de quelques cils plus forts se trouve implantée, comme chez
Paramecium can(latMm Ehrbg., mais plutôt en avant du pôle,
sur la face ventrale. La partie postérieure est toujours bourrée
de corpuscules et vacuoles à contenu grisâtre ou noir. De nom-
breux grains d'excrétion réfringents sont aussi réunis dans cette
région et lui donnent cette coloration foncée que j'ai retrouvée
chez tous les exemplaires.
INFUS0IRE8 CILIÉS 601
SCHEWIAKOFF (21) a décrit aussi comme Panmiecmm putrl-
'iium des individus possédant deux vacuoles contractiles et des
triclioc3-stes. Il a également observé les grains d'excrétion, mais
ceux-ci se trouvaient surtout nombreux dans la partie antérieure.
FJaqhpyla uasiifa Stein.
PI. i:{, n^-. 20.
J'ai trouvé cette espèce dans plusieurs étangs des environs de
Genève, notamment à Yieussieux et à Bel-Air (près de Chêne) en
Mars 1898. Cette forme a été déjà décrite par Levaxdek (16,
p. 62, PI. 3, fig. 28 à 30) ; j'ai pu vérifier sur les exemplaires
(pie j'ai eus sous les yeux, les princi])aux caractères qui la distin-
guent : dimensions du corps, direction du sillon buccal, position
de la bande striée, présence de trichocystes, etc.
Dans le sillon buccal, les stries qui portent les cils sont tou-
jours dirigées vers la bouche; les cils du bord supérieur, plus
longs que les autres, sont toujours recourbés au-dessus du sillon,
tandis que les cils du bord inférieur se maintieiment constam-
ment droits.
La nourriture, consistant en particules très fines, peut arriver
très facilement à la bouche, étant retenue le long du sillon par
une sorte de grillage continu formé par les cils. Le pharjiix m'a
le plus souvent paru court. La bande striée est bien située,
connue le représente Levaxder, sur le côté dorsal du corps et
non sur le côté ventral, connue le disent d'autres auteurs.
La vésicule contractile postérieure est toujours très grosse ;
pendant sa systole elle est entourée de vésicules secondaires.
Le macronucleus est en général plus allongé que ne l'indique
Levander; arrondi aux deux extrémités, sa partie postérieure
est souvent rétrécie, de sorte que sa forme générale est celle
d'un ovoïde étiré, placé chez presque tous les individus dans
la direction de l'axe longitudinal du corps.
602 .JEAN ROUX
De grosses vacuoles alimentaires, à contenu jaunâtre formé
de fines particules, remplissent surtout la partie postérieure du
corps. Les tricliocjstes sont bien développés ; je les ai vus déco-
chés dans la partie postérieure chez la plupart des exemplaires
observés.
Les mouvements se font sans interruption et assez rapidement ;
ranimai progresse en tournant autour de son axe longitudinal.
Dans les pêches effectuées, FJafi'wpyla nasuta était presque
toujours accompagnée de Metopus sifpndides Clap. et Lachm.,
(^mwmorpha medusula Perty et Spirostomum ambigtiîmi Ehrbg.
Ces Infusoires présentent donc au point de vue de l'habitat et
de la nutrition des caractères communs. On peut les conserver
fort longtemps : ils vivent de préférence dans la vase où ils trou-
vent leur nourriture.
Cristlf/era n. *j;. ji/eHroifoiioïdes n. sp.
PI. 14. tig:. 1.
De nombreux exemplaires de cette intéressante forme ont été
trouvés dans une pêche faite le 16 Septembre 1898, dans le ma-
rais de liouelbeau ; l'eau était très limpide et contenait des ro-
seaux et feuilles mortes en quantité.
Le corps est de petite taille. Les dimensions sont : longueur
64/^. -70 a, largeur (face ventrale) 27 //.. La forme générale est
ovoïde ; la partie antérieure est tronquée transversalement et la
partie postérieure, également aplatie, présente une petite saillie
l)articulière. L'animal est comprimé latéralement; il en résulte
que les faces dorsale et ventrale sont plus étroites que les faces
latérales.
La face ventrale est très irrégulière; elle est concave surtout
vers le bord gauche. La concavité est accentuée encore davan-
tage dans la moitié antérieure qu'occupe la fosse buccale. Le
côté gauche de cette face forme une ligne saillante, ou crête, pla-
INFUSOIRES CILIÉS 603
cée i)ré('iséiiieiit au-dessus de la réiiioii la plus excavée. Cette ligne
présente toujours un fort relief et on se rend compte de sa posi-
tion exacte en mettant au point les différentes parties de la face
ventrale. C'ette arête est bizarrement découpée, mais cliez tous
les individus étudiés, elle présente la même disposition. Elle suit
d'al)()rd la fosse buccale en la bordant à gauche et en formant
une ])roéminence aiguë et se continue jusqu'à la saillie postérieure
dont nous avons parlé, en s'intiéchissant plusieurs fois. Le côté
latéral gauche est donc un peu moins large que le côté droit. Ce
dernier, ainsi (pie la face dorsale, est légèrement convexe.
La fosse buccale occupe la moitié antérieure de la face ven-
trale ; comme forme, elle est analogue à celle des Phuronewa,
mais non creusée sur le bord postérieur gauche. Elle possède
une mendjrane (mdulante bien développée, insérée le long du
bord gauche. Cette membrane, étroite en avant, s'élargit pro-
gressivement vers la partie postérieure du péristome. Il m'a
semblé la voir remonter sur le côté droit, en formant ainsi une
poche, mais je ne i)uis garantir l'exactitude de cette observa-
tion, car elle était rendue difhcile par les vibrations des cils
bordant le côté droit et qui se termhiaient dans la même région.
La membrane ondulante se déploie, connue chez Pleurrmema,
quand l'animal est au repos. Elle peut également se plisser et
s'engager entièrement dans le péristome.
Les cils ne sont pas placés uniformément sur toute la surface
du corps. Ils forment deux larges bandes, l'une antérieure, l'autre
postérieure. L'extrémité antérieure et la partie médiane sont
totalement dépourvues de cils. Ceux-ci sont disposés en rangées
longitudinales, naissant à une petite distance de l'extrémité an-
térieure, cessant dans la partie médiane, pour reprendre ensuite
jusqu'au pôle i)ostérieur. Ces lignes s'aperçoivent sur toute la
longueur du corps, mais sont particulièrement bien accusées dans
les régions ciliées. Dans celles-ci, les cils sont placés sur de pe-
tites papilles plus ou moins rapprochées les unes des autres et
(i04 JEAN ROUX
qui (loiment aux lignes criuiplantation un aspect crénelé. Les cils
sont différents de nombre et d'aspect selon la région que l'on
considère. Ceux de la partie antérieure sont longs, tins, soyeux
et serrés; ils présentent des mouvements moins puissants que les
cils postérieurs. Les cils qui terminent les rangées antérieure-
ment sont roides et dirigés en avant ; leur i)oint de fixation est
net et l'on se rend bien compte de Tabsence totale d'appendices
au pôle antérieur même.
Dans la partie postérieure, les cils sont plus rares, plus longs
et rigides. A l'extrémité postérieure même, sur la saillie termi-
nale, est implantée une soie tactile très longue, mesurant 40 .a.
Les cils postérieurs sont analogues à ceux de Cydidimn et doi-
vent jouer le principal rôle dans les mouvements brusques; ceux
de la portion antérieure, plus lins, sont utilisés pour les petits
déplacements.
La vésicule contractile est unique et située dans la moitié
postérieure du corps ; elle débouche pVobablement sur le côté
latéral droit. Elle est assez grande et ses contractions sont ra-
pides.
Le macronucleus est ovoïde, un peu a])lati, d'assez grande
dimension, et placé transversalement dans la moitié anté-
rieure du corps ; il est accompagné d'un micronucleus ovale et
petit.
Le corps est de couleur jaune-brun, ce qui provient sans doute
de la nourriture, se comi)osant de particules végétales, débris de
roseaux, etc. Ces particules sont introduites dans des bols ali-
mentaires qu'on trouve en quantité dans le corps. La partie pos-
térieure contient souvent quelques granules réfringents.
Crisfifjera se meut à la façon de Pleuroricma et progresse très
rapidement en tournant autour de son axe longitudinal, puis
s'arrête tout d'un coup, présente en général son côté latéral gau-
che, déploie sa membrane ondulante et fait également vibrer ses
cils antérieurs. Il tourne brusquement sur lui-même, exécute
INFUSOIRES CILIÉS 605
qiie](iiies sauts de côté et (V autre et repart à toute vitesse pour
s'arrêter de nouveau plus loin. Malgré de longues observations,
je n'ai pu apercevoir la place de l'anus. Il est probablement situé
près de l'extrémité postérieure, du même côté (pie la vacuole
contractile.
Cet Infusoire vit dans l'eau limpide et se plaît dans la vase
où on le rencontre en compagnie de LoxoplujUuni meleafiris
(0. F. Mtill.) etde Sfeutor cœinh'îisF.hi'hg. Nous ne T avons trouvé
que dans un seul étang, en nombre assez considérable, mais il
a rapidement disparu.
Cristigera présente certaines analogies avec le genre Fleuro-
nema Duj. auprès duquel il vient se placer dans la famille des
Plenroi/emiiia. Il en diffère cependant par la manière dont les
cils sont disposés sur le corps, par sa forme générale et la ligne
en saillie, découpée, du bord gauche de la face ventrale. Nous
avons pour cette raison formé un genre nouveau que nous avons
appelé Cristigera ' .
Le Cydidiiim Utomesiim 8tokes(25 p. 188 PI. 5, fig. 10), pré-
sente quehpie analogie avec notre genre pour ce qui est de l'ar-
rangement des cils, mais nous ne pouvons établir de rapproche-
ment, à cause des lacunes de la description. Il faut dire aussi que
les dimensions sont assez différentes.
Car. Gen. Corps ovoïde, tronqué transversalement à l'extrémité
antérieure, aplati à la partie postérieure, comprimé légèrement
latéralement. Face ventrale concave, surtout vers la gauche. Son
l)ord gauche relevé est saillant et découpé d'une façon caracté-
ristique. Côté droit régulièrement convexe. Face dorsale bombée.
Bouche au fond d'un péristome en forme de fosse, occupant la
moitié antérieure de la face ventrale. A son bord gauche, une
grande membrane ondulante, de forme analogue à celle de Phu-
nmema. Cils longs et soyeux, mais non répandus uniformément.
' De crista, crête et gerere, porter.
Rev. Suisse de Zool. T. 6. 189i). 40
(iO() JEAN ROUX
Dans la i)artie antérieure, une lari-e couronne de cils loni;^, fins
et serrés, implantés en rangées longitudinales n'atteignant ni
Textréniité antérieure, ni le milieu du corps. Dans la partie posté-
rieure, des stries régulières, garnies de longs cils plus forts mais
moins serrés que ceux delà partie antérieure. Au pôle postérieur,
une soie tactile fort longue. ^louvements très vifs, avec rotations,
sauts et arrêts subits.
Nourriture : Algues, débris végétaux.
Car. sp. Taille petite. Dimensions : longueur 65 u-7() u. lar-
geur du côté gauche 34 ^j.. (Coloration jaune l)run. Lignes ciliées
rares; vacuole contractile uni(jue postéro-terminale. Macronu-
cleus ovoïde, placé transversalement dans la partie antérieure.
Micronucleus ovale, contigu. Nombreux bols alimentaires dans
rendoi)lasma. Espèce rare.
Hahifaf : Eau stagnante limpide; dans la vase. Trouvé à
Kouelbeau (Septembre 1898.)
2*5 ORDKE : HÉTÉIiOTRICHE^.
lUepharisma laferifia (Ehrbg.) var. ni'mima n. var.
PI. 14, lig. 2.
("est également dans l'étang de Rouelbeau, dans une pèche
faite en Mars 1898, que j'ai trouvé de petits exemplaires de Ble-
pharisma laferifia assez semblables connue forme à ce que décrit
Stein (24, page 180, PI. 1, lig. 11).
Je ne pense pas, comme ce savant, (pie nous ayons là des
formes jeunes de Bhpliarlsnia, mais bien une variété de cette
espèce, La forme du corps reproduit dans son ensemble celle de
resi)èce normale, mais la partie postérieure est toujours fortement
acuminée. La longueur du corps est de 43 y. et la largeur maxinmm
deldju, dimensions bien diftérentes de celles de l'espèce com-
INFIJSOIRES CILIÉS 607
nmne. Ces petits individus, toujours incolores, possèdent un péris-
tome qui occupe toute la moitié antérieure du corps et sur le
bord droit duc^uel s'insère une membrane ondulante bien plus
visible que chez la grande variété. Les stries du corps sont tou-
jours très espacées, par conséquent fort peu nombreuses.
Le macronucleus est beaucoup plus gros comparativement et
sa forme diftere de celle qu'on trouve ordinairement. Il occupe
presque tout le tiers médian du corps; il est réniforme et i)ossède
un micronucleus bien distinct dans sa concavité.
La vésicule contractile postérieure est également bien déve-
loppée. Le plasma, incolore ou légèrement grisâtre, contient peu
de granulations. J'ai trouvé de nombreux individus de cette
petite variété, tous de même taille et présentant les mêmes carac-
tères, vivant avec iVïiutres Blejjharisma normaux peu nombreux
et colorés en rose. Aucun de ces derniers n'a été surpris en divi-
sion, et les individus issus de la reproduction auraient sans doute
été aussi colorés.
Les différences ne m'ont pas semblé assez importantes pour
motiver la formation d'une nouvelle espèce; mais l'idée qu'ils'agit
de forme jeune de l'espèce normale doit aussi être écartée et ces pe-
tits individus doivent être considérés comme une variété. En rai-
son de sa taille nous la nommerons Bl. laferifia var. minima.
Thylalxid'myn truncatum Schewiakoff.
P. 14, li-i-. 3.
Cet intéressant Infusoire, que Schewiakoff (21) a trouvé à
Sidney en Australie et décrit dans son ouvrage, s'est présenté en
grand nombre dans l'eau de l'étang de Yeyrier (Route d'Etrem-
bières) dans une pêche faite à la fin du mois d'Octobre LS98.
Cette forme, d'après ce que j'ai pu voir, n'a pas encore été
mentionnée dans notre pays. J'ai pu vérifier chez ces individus
tout ce que SCHEWiAKOFF indique dans sa description. Les Infu-
()08 JEAN ROUX
soires, tous rem])lis de Zooclilorelles, se tenaient à la surface de
l'eau ; ils formaient, par leur nombre considérable, une poussière
verte dans laquelle ressortaient nettement des points noirs, nom-
breux aussi, et qui étaient des Stentor nù/er Ehrbg.
Les dimensions de cet Infusoire oscillent entre 80 f/ et 110 //
pour lalongueur et 45 ^ui à 60 // pour la largeur. J'ai cependant ren-
contré, des individus plus allongés, mais rarement. Le péristome
s'étend un peu plus loin dans le corps que ne le dessine Schewia-
KOFF (21, PI. 3, tig. 52) et ses bords sont parfois extrêmement
rapprochés l'un de l'autre dans la région moyenne, lorsque l'ani-
mal nage librement.
Le savant russe dit n'avoir jamais observé de mouvements de
rotations autour de l'axe longitudinal; j'ai précisément vu le
contraire et la progression, très rapide, se fait surtout par des
rotations.
Je n'ai malheureusement pas rencontré de Thylahid'mm en
division ou en conjugaison.
Stentor polymorphus Ehrbg.
PI. 14, tig. 4.
Je ne veux pas décrire en détail cet Infusoire si connnun par-
tout, je ne parlerai que de quelques observations relatives aux
soies tactiles. Dans une pêche faite en Octobre 1898 dans l'étang
de Chambésy (Villa Ile à Calvin) je trouvai des Stentor poly-
morplms Ehrbg. pourvus de nombreuses soies tactiles bien déve-
loppées, que j'ai pu étudier. Les soies tactiles des Stentor ont été
d'abord remarquées chez l'espèce dédiée à Roësel ; leur forma-
tion a été expliquée de plusieurs manières différentes. Le Stentor
polymorphus et le Stentor cœruleus^vé^Qnieni aussi ces soies, plus
ou moins bien accusées.
On a observé que ces appendices, visibles pendant quelques
secondes à une place déterminée, semblaient disparaître tout
INFUSOIRES CILIÉS 609
(l'un coup, et c'est pour cette raison qu'on les a d'abord décrits
connue organes analogues à des pseudopodes, pouvant à volonté
s'étendre ou se retirer dans le corps. Johnson (12), dans son
travail sur le Stetitor, explique autrement cette disparition. Il
décrit connue temporaire la fonction de ces soies qui ne seraient,
selon lui, (jue de simples cils s'arrêtant tout à coup de vibrer et
remplissant alors une fonction tactile. Leur disparition serait due
à la reprise régulière du mouvement vibratoire, ce qui fait
qu'elles ne se distingueraient plus en rien des cils voisins.
Chez les Sfenfor que j'ai observés à cet effet, j'ai trouvé les
soies tactiles nombreuses surtout derrière les membranelles et
je ne les ai pas vues disparaître quand l'animal était comprimé
et ne faisait aucun mouvement. Un point intéressant qui me
semble militer en faveur d'une différenciation acquise et durable
des cils en soies tactiles, c'est que ces dernières ne sont pas par-
tout également longues. Je les ai mesurées sur une même strie
et elles atteignaient, innnédiatement derrière le péristome 32 /a
de long, tandis que plus en arrière, sur le corps, elles n'avaient
])lus (pie 1?) a. En se différenciant, le cil a pu s'allonger plus ou
moins fortement, mais cette différence de longueur ne s'est pas
produite sans raison. En effet, les soies placées derrière les mem-
branelles doivent, pour pouvoir être utilisées, être proportionnées
à ces appendices spéciaux ; tandis que sur le corps une pareille
longueur ne leur est pas nécessaire. J'ai en outre remarqué que
les soies sont en général un peu plus longues que les cils ordi-
naires.
Si les soies tactiles étaient des cils modifiés d'une façon tem-
poraire, on remarquerait cette différence très sensible dans la
longueur des cils du corps. Nous pensons donc que les soies tac-
tiles sont bien des cils spécialisés pour une fonction, mais qui le
sont d'une façon définitive. Quant aux points d'implantation des
soies, les observations que nous avons faites ne sont pas concor-
dantes et devront être reprises.
610 JEAN ROUX
Sur quelques individus, nous avons remarqué, dans les uiénies
sillons que les cils, les soies tactiles plus loni>ues et bien déve-
loppées; elles ont une inclinaison souvent différente de celle des
cils. Lorsque ces derniers vibrent dans le même plan qu'elles, on
aperçoit ensemble les deux sortes d'appendices et Ton ])eut alors
juger de leurs dimensions respectives. Si les cils ne vibrent pas
dans le même plan que les soies, on aperçoit seulement ces der-
nières, fixes et immobiles par elles-mêmes. Leur extrémité dis-
taie très ténue est souvent inclinée, mais cette inclinaison est
produite par la force du courant que déterminent les vibrations
ciliaires.
On trouve des soies solitaires, ou groupées par 4 ou 5 souvent
de grandeurs diverses. Il nous a semblé que dans ces groupes les
soies n'étaient pas situées sur un même plan. Peut-être sont-elles
implantées, en dehors de ces sillons, sur des mamelons particu-
liers, placés, entre les stries et particulièrement bien visibles
dans la partie antérieure du corps, autour du péristome. Ces
mamelons, nettement accusés quand l'animal nage en pleine eau,
disparaissent rapidement si l'on comprime l'Infusoire. Les soies
étaient aussi implantées, nous a-t-il semblé, sur ces aspérités de
la surface, mais cette observation n'est pas absolument sûre. Il
faudrait alors admettre et expliquer la migration des soies hors
dessillons longitudinaux contenant les cils, desquels elles dérivent
vraisemblablement.
o*^ Ordre : Olig(3TRIches.
Strombidium riride Stein.
PI. 14, lîg, oa et ob.
Stein (24:) donne une diagnose très succincte de ce bel Infu-
soire (p. 103, note) que nous avons trouvé dans quelques-unes de
nos pêches. Il frappe tout de suite par sa forme particulière,
INFUSOIRES CILIÉS 611
rétrécie aux deux extrémités, mais souvent plus en arrière (|u"en
avant. Sa taille est petite, les dimensions sont : 70 y. à 80 a de
loiiiiueur et 55 a de largeur. La i)artie antérieure est souvent
tronquée sur la face ventrale et les bords du péristonie un peu
surélevés, surtout du coté droit. Le cor])s présente un léger
aplatissement dans un sens (ju'on peut ai)peler dorso-ventral.
Le péristonie n'atteint pas la moitié de la longueur de la face
ventrale. C'est une fosse arrondie en avant, i)lus étroite en arrière,
au fond de laquelle se trouve la bouche. Les seuls appendices du
corps sont les puissantes membranelles insérées autour du jiéris-
tome et venant le border à gauche en se transformant là en la-
melles courtes qui se poursuivent jusque dans le pharynx à peine
indiqué. Le bord antérieur ])roprement dit et le bord droit du
l)éristome sont nus ; mais la fosse jiéristomienne se creuse à droite,
et l'on peut se convaincre, i)ar un simple changement de i)lan à
l'aide de la vis niicrométri(iue, de l'existence de ce bord interne
droit du péristonie. Il sert de ])ohit {rinsertion. dans sa moitié
postérieure, à une membrane ondulante étroite, mais dont la
striation est évidente. Lorscpie l'animal est légèrement comi)i'imé,
les cils formateurs sont nettement accusés. Cette membrane ne
fait pas saillie hors de la bouche, puis(iu'immédiatement au-dessus
d'elle se trouve le bord externe du péristonie surplomliaiit la
cavité. Les membranelles locomotrices sont excessivement bien
développées et c'est grâce à elles que l'Infusoire exécute ses
mouvements si violents. J'ai constamment trouvé dans le cor])s,
des Zooclilorelles et d'autres corpuscules ovoïdes jaunâtres, en
plus ou moins grande quantité, dans la partie postérieure. Le nom
d'espèce donné par Stein jn-ovient sans doute de la ])résence d(^
ces Algues. •
Dans la partie postérieure, et coiniiien(;ant dans la région la
plus large, se trouve une ceinture de longs trichocystes serrés,
inclinés parallèlement au corps et dont les dimensions peuvent
atteindre presque le tiers de la longueur du corps. Examinés à
612 JEAN Rorx
un fort grossissement, les plus longs d'entr'eux se montrent sous
une forme de fuseau hyalin, extrêmement allongé, et contenant
3 ou 4 points réfringents (Fig. 5b), mais ils ne semblent pas con-
formés comme de vrais trichocj'stes et paraissent aussi longs
dans le corps cpiau dehors.
L'anus est situé à la partie postérieure. La vésicule contractile
est ])lut6t petite et placée dans la région moyenne du corps, à
droite ou en arrière de la bouche. Ses contractions sont assez
rapides. Le macronucleus est également situé dans la ])ortion
centrale du corps, ou du côté gauche. Il montre une structure
particulière semblable à celui du ChUodon cucuUuhiS. Un micro-
nucleus est accolé au macronucleus. La nourriture se compose
de i)articules végétales très fines et de gouttelettes de graisse.
Le protoi)lasma lui-même est grisâtre.
Les mouvements sont très violents : l'animal exécute autour
de son axe longitudinal des rotations incomplètes, des balance-
ments, puis il s'arrête un moment ])our recommencer ensuite.
Lorsqu'on le comprime, il progresse régulièrement, mais il se dé-
forme vite et meurt rapidement.
On le trouve à la surface des eaux limpides en compagnie
d'autres Infusoires chloroplnllés tels que: Euplotes pateUa, Vor-
ficella Nchilifera, etc. Il est plutôt rare. Je n'ai observé ni la
rejtroduction, ni la conjugaison.
^I. Zacharias (29) dans ses Famiisfische MlttlieUungen
(1895, Part. IV, p. 75), donne la description d'un Infusoire
(|u'il nounne Vsilofrkha fallax. n. sp. et qui n'est autre, selon
nous, ({Ui'W Stroinhid ht )ii viride de Stein ou une espèce toute
voisine.
Ce soit disant FsUofricha appartient sûrement à l'ordre des
Oligotriches par la forme de son péristome et la disposition de
ses membranelles. Le genre Stromhidium possède, en effet, une
échancrure ])éristomienne assez prononcée au fond de laquelle
se trouve la bouche. Les cils que Zacharias dessine sur le côté
INFUSOIRES CILIKS 618
gauche de ce péristoiiie sont très prol)ableiuent les petites iiieiu-
branelles qui simulent des niouveineiits ciliaires. Quant à ceux
qui sont figurés sur le côté droit, ils rei)résentont, sans doute,
ceux (pii forment la membrane ondulante, mais leur ])oint de
fixation n'a pas été indiqué exactement.
Ces difiërences proviennent certainement du fait (pie les
dessins représentent le résultat d'observations faites sur des
exemplaires fixés. C'est probablement pour cela aussi que le
péristome a paru })lus long et (pie Zacharias lui donne de telles
proportions.
De multiples raisons nous font identifier le Fsilofricha fullax
au StiomlndliDn rlridc. C'est d'abord la forme du corps qui est
absolument semblable à celle que j"ai trouvée et qui a été décrite
aussi par Stein; puis les dimensions et proportions relatives du
corps. Il doit à ce proi)OS s'être glissé une erreur dans les dimen-
sions de la largeur (pi'indi(iue Zacharias, elle est sans doute de
50 a à 55 p. et non de 70 ^u, à en juger, du moins, i)ar son des-
sin. Vsilofnclm falla.r contient, connue le Sfmmhidium riride, des
corpuscules jaunes et des Zoochlorelles, de sorte que la couleur
qu'on observe est bien celle d'un gros FerUl'niium, connue le dit
Zacharias. Ces corpuscules jaunes sont peut-être des Zoochlo-
relles digérées par l'animal, car on peut trouver toutes les
teintes variant du vert au jaune, chez un même individu.
Il est regrettable (pie Zacharias n'indi(iue pas de ([uelle ma-
nière se faisaient les mouvements ; il les dit extrêmement rapides,
ce (pii est aussi bien le cas dans le genre SfromUd'mni (pie chez
Fsl/ofrlcha. Il ne fait pas mention de la présence, dans la région
moyenne, d'une ceinture de longs bâtonnets qui sont probable-
ment des trichocystes, mais il dessine par contre ce ({ue j'ai ob-
servé chez la plupart des StromUdium. c'est une ligne transver-
sale, visible surtout du côté dorsal et qui indique la limite* supé-
rieure de la ceinture de bâtonnets. Cette ligne corres])ond à la
partie (pii s'élargit la i)remière lorsqu'on comi)rime l'animal.
()14 JEAN ROUX
Zacharias n'indique pas non plus la position de la vésicule
contractile puisqu'il n'a pu étudier l'Infusoire vivant.
Un dernier trait de ressemblance entre son Infusoire et le
Stromhidium est offert par le macronucleus. Chez l'espèce de
Stein, en effet, nous avons si.i^nalé un noyau de structure jtar-
ticulière. Nous avons trouvé un i^ros nucléole central entouré
d'autres plus petits. Zacharias, dans son dessin (PI. 1, tiii'. o a)
représente le nucléole central ; mais il n'a pas dessiné le uii-
cronucleus contii.^u.
Les caractères qui rapprochent Tlnfusoire décrit ])ar Zacha-
lllAS, de Stromhidium viride Stein sont autrement ])lus forts (pie
ceux (pii rappellent le genre Psilotricha. Nous identitions, par
suite, \e Psilotricha fallax 7jiic\i. au Styowhidlum viride Stein.
Il n'y a pas de raison, naturellement, ])our chani^er la diag-
nose du genre Psilotricha qu'a indiipiée Steix.
Car. sp. Taille petite. Dimensions: longueur, 65 u -SO «.lar-
geur, 42 a - 45 a.
Corps ovoïde, extrémité antérieure rétrécie et souvent tron-
quée ; extrémité postérieure amincie et arrondie. Bouche au
fond d'un péristome ovoïde, étroit en arrière. Zone adorale
puissante. Pharynx court contenant aussi des mendn'anelles.
Bord intérieur droit du péristome nmni d'une membrane ondu-
lante étroite et recouverte par le bord externe droit. Pas
d'autres cils sur le corps, que la zone de uieud)ranelles.
Anus postérieur. Longs trichocystes minces et serrés, placés
en ceinture dans la moitié postérieure du corps. Vésicule con-
tractile unique, dans la région moyenne. ^lacronucleus ellipsoïde
avec gros nucléole interne. Micronucleus contigu, ovale et petit.
Zoochlorelles. Espèce rare.
Habitat : Surface de l'eau stagnante limpide. Trouvé à Pin-
chat, Etrembières, Veyrier. (Eté et automne L'^^US.)
LNFU80IRES CILIES 615
4^ Ordre : Hypotriches.
Dlpleurostyla ii. g', acaminata ii. sp.
v\. li, tifr. 6.
Cette forme curieuse ne s'est présentée qu'une seule fois, dans
Feau provenant d'une pêche faite près de Vernier (Etang du
Lignon), au mois de Juin 1897.
C'est un Infusoire de petite taille. L'exemplaire que j'ai ren-
contré mesurait 70 a de longueur et 40 a de largeur
maximum. La forme du corps est très singulière et caractérise
l'animal. Lorsqu'on examine l'Infusoire par la face ventrale, on
voit que le corps est uniformément arrondi à l'extrémité anté-
rieure qui est la partie lu plus large. De là, le corps dimi-
nue progressivement jus(pi'à l'extrémité postérieure, terminée
en pointe aiguë tournée à droite. Le bord latéral gauche forme
une courbe convexe régulière, tandis que le bord droit s'inllé-
chit légèrement dans la partie qui suit immédiatement l'extré-
mité antérieure. Il présente ensuite une petite proéminence assez
aiguë et se termine à l'extrémité postérieure ai)rès avoir subi
de nouveau une légère inflexion. Vu de profil, Bipleurostyla
présente une face ventrale à peu près plane, ayant une légère
surélévation postérieure et dont je reparlerai. La face dorsale
est inégalement bombée, de telle façon que le corps est aplati
antérieurement, puis augmente d'épaisseur graduellement jus-
que dans la partie moyenne et diminue de nouveau juscju'à
l'extrémité postérieure et sur les côtés.
Le protoplasma est bourré de granulations foncées, grises ou
noires, d'inégale grosseur. On y distingue aussi quelques bols
alimentaires et globules graisseux. Sur les bords, surtout du côté
610 JEAN ROUX •
droit, on peut apercevoir une zone périphérique étroite et plus
claire. Le corps a une forme bien déterminée qui ne varie pas.
La zone adorale est très développée. Elle commence en avant
sur la face dorsale, puis passe sur la face ventrale et y décrit une
courbe régulière se poursuivant jusque près de l'extrémité posté-
rieure.
Les membranelles qui la composent sont nond)reuses et puis-
santes. La bouche se trouve placée à l'angle postérieur du péris-
tome, c'est-à-dire près de la partie terminée en pointe. Ostdans
cette région que la dépression péristomienne, quoique faible, est
le mieux indiquée.
Le bord gauche du ])éristome est donc constitué par la zone
adorale, très étendue ; tandis que le bord droit ne commence à
s'accuser que dans le milieu de la face ventrale par une ligne à
double courbure dont la convexité, tournée d'abord du côté du
bord droit, est ensuite dirigée vers la bouche. Sur ce bord s'insère
une membrane ondulante qui, étroite en avant, s'élargit bientôt
et garde la même dimension jusque vers la bouche. Cette mem-
brane est donc très visible et présente des mouvements plutôt
lents.
La face ventrale n'est munie que d'un nombre réduit d'appen-
dices. On y compte d'abord 4 cirres frontaux bien dévelo})pés et
forts. Sur la partie antérieure du côté droit du corps sont inqilan-
tés deux grands cils épineux; ils sont placés obliquement, l'un
regardant en avant, l'autre, le postérieur, tourné vers l'arrière.
Ces deux grandes épines donnent une physionomie toute particu-
lière à ranimai. Dans la i)artie postérieure du corps, mais plutôt
du côté droit se trouve une région surélevée n'atteignant pas la
])artie postérieure, et ({lù accentue quelque peu la dépression
buccale. En cet endroit, en arrière de la ])ouche, se trouvent 4
forts cils épineux, arqués, dirigés vers la pointe postérieure du
corps.
La vésicule contractile est unique; elle est placée dans la
INFUSOIKES CILIÉS 617
partie postérieure droite du corps, près de la bouclie, plutôt du
côté dorsal. Ses contractions se succèdent assez rapidement.
Elle possède un canal afférent venant de la partie antérieure du
corps. Son pore excréteur est placé sur la face dorsale.
Le niacronucleus est représenté par 2 masses arrondies, de
grosseur moyenne, placées l'une au-dessus de l'autre dans le
milieu du corps. Chaque masse possède un micronucleus arrondi,
bien distinct. Malgré de patientes observations, je n'ai ])u m'as-
surer de la position de l'anus.
L'animal a des mouvements très vifs; il progresse rapidement
au moj^en de sa puissante zone adorale, soit au moyen de ses
forts cirres. Il est alors très difficile à observer, car il se meut
sans interruption, tourne autour de son extrémité postérieure,
])uis change de face en s' appuyant sur le bord gauche et l'extré-
mité de ses membranelles. Les cirres postérieurs ne m'ont paru
posséder que de faibles mouvements. Ils n'entrent guère en jeu
que lorsque l'Infusoire exécute les rotations violentes autour de
sa pointe postérieure. Les deux cils épineux latéraux sont sans
doute préposés plutôt à une action tactile qu'à une action loco-
motrice. La nourriture se compose de débris végétaux. Cette
espèce semble être très rare; je n'en ai observé qu'un exemplaire
que j'ai pu heureusement conserver assez longtemps pour l'étu-
dier. L'eau dans laquelle il se trouvait renfermait déjà quelques
végétaux en putréfaction, car elle séjournait depuis quelque
temps déjà au laboratoire.
Nous servant des caractères particuliers les plus frappants
pour cet Infusoire, nous l'avons appelé : Dlpleuwstyla ' acumi-
nata.
Cette forme intéressante présente les caractères de la sous-
famille des Psilotrichina Biitschli par le fait de la réduction des
cirres de la face ventrale. Les cirres ventraux ])i-oi)rement dits
' de ^i;. deux fois, nlsMoa. côté, aruXo;, stylo = 2 styles marginaux.
618 JEAN ROUX
ne sont pas développés; peut-être pourrait-on envisager le cirre
frontal situé le plus en arrière comme cirre ventral. Les cirres
anaux sont bien représentés par les 4 cirres postérieurs arqués.
Les cirres marginaux sont réduits aux deux épines latérales.
Dipleurostyla vient donc se placer à côté des genres Psih-
tricha Stein et BaUadma Kowal. La forme du corps, de la zone
adorale et la disposition des cirres marginaux sont tout à fait par-
ticulières à ce genre et suffisamment distinctes des caractères
analogues des genres voisins pour former un genre spécial.
Car. Geri. Forme du corps caractéristique : élargi et arrondi
antérieurement ; se rétrécissant progressivement en arrière et se
terminant en pointe à l'extrémité postérieure, pointe tournée
vers la droite. Face ventrale à peu près plane. Face ^orsale con-
vexe dans sa partie moyenne. Zone adorale jjuissante bordant à
gauche le péristome et allant du bord antérieur jusque près de
r extrémité postérieure. Côté droit du péristome plus court que
le côté gauche, courbé, portant une membrane ondulante bien
visible. Bouche à l'angle postérieur du péristome. 4 cirres fron-
taux. 2 cils épineux dans la partie antérieure du côté droit. 4
cils postérieurs en épine (cirres anaux). ^Mouvements très rapides,
fréquents changements de face.
Nourriture : algues monocellulaires, débris végétaux, etc.
Car. sp. Taille petite. Dimensions : longueur 70 u, largeur
maximum 40 p^. Vésicule contractile unique, placée dans la partie
postérieure droite. Pore excréteur dorsal. Macronucleus en deux
masses arrondies possédant chacune un micronucleus.
Hahifaf: Eau stagnante avec végétaux décomposés.
Balladiïia efortf/afa n. sp.
J'ai trouvé en deux endroits différents, notannnent dans l'eau
d'une pèche faite dans l'étang de Yeyrier (Route d'Etrembières)
au mois de Novembre 1898, quelques exenq)laires d'une BaUa-
dma différente de la forme décrite par Kowaleski (14).
INFrSOIRES CILIÉ.S 619
La taille de riiifiisoire est inférieure à celle de Tespèce
comme; elle n'excède pas 32 u-?)5 u de lonc^ et 11 (j-V2 [j. de
large.
Le coî'ps est donc de forme allongée, sa longueur égale 3 fois
sa largeur. Les extrémités également larges sont toutes deux
arrondies et les côtés sont parallèles et presque rectilignes, tan-
dis que chez Tautre espèce ils sont convexes.
Le péristome est très limité chez cette espèce; il n'occupe que
le Vs antérieur du corps et ne s'étend pas à droite, au delà de la
moitié de la largeur de la face ventrale. Les membranelles sont
peu nombreuses, mais ])lus longues que chez Balladimi parvula.
Le bord droit est arqué vers la gauche et porte une membrane
ondulante peu développée. Les cirres ventraux forment une seule
rangée, mais sont plus nombreux que chez l'espèce décrite par
KOWALESKI.
Les cirres anaux, très grands, sont au nombre de cinq. Les
cirres marginaux sont également bien développés, font saillie sur
les côtés du corps, et forment une ligne ininterrompue dans la
partie postérieure.
Les soies dorsales, excessivement fines, sont très longues; elles
mesurent 10 ,a de long et sont réparties en rangées peu nom-
breuses au nombre de 4 ou ô seulement. La vésicule contractile
est située dans la partie moyenne du corps près du bord gauche.
Le macronucleus est représenté par 2 masses ovales, plutôt
petites, ([ui jiossèdent chacune un micronucleus ; je n'ai pas remar-
qué dans leur intérieur une structure analogue à celle que l'on
trouve chez l'espèce comiue. L'une des masses est placée dans la
partie antérieure, l'autre dans la ])artie postérieure du corps.
Les mouvements de cet Infusoire sont vifs et se succèdent sans
interrui)tion. Le cor])s renferme quelques bols alimentaires
colorés et des corpuscules gris et noirs, nombreux surtout dans
la partie gauche de l'animal. Ces corpuscules ne sont pas si)héri-
ques, mais de contour in'égulirr, ])olyédrique. Le protoi)lasma
f)'20 JEAN Rorx
est grisâtre, mais souvent plus clair autour du péristome et dans
la partie antérieure.
Les différences observées dans les dimensions et la forme du
corps et du péristome, des cirres ventraux, etc., m'ont semblé
suffisantes pour motiver la formation d'une nouvelle espèce de
BaUadina que je nonnne elongata à cause de sa forme carac-
téristique.
Car. sp. Taille très petite. Dimensions : longueur 32 ^.-35 u,
largeur 11 'j.-l2 u. Forme allongée. Extrémités arrondies. Côtés
rectilignes et parallèles. Péristome très court, n'occupant que le
'A antérieur du cori)s. ^lembranelles de la zone adorale très
développées, très longues.
5^ Ordre : Péritriches.
Sajpliidia anioehea Grenfell.
PI. iï, fig-. 8 et 9.
En examinant les nageoires de (pielques petits Leudscus rufl-
his provenant d'une pêche faite dans un étang situé sur la route
de Veyrier, à Etrembières, je les trouvai presque toujours occu-
pées par des Infusoires ciliés et par ce curieux et intéressant
Trématode : le Gyrodactyliis.
Les Infusoires étaient presque tous groupés vers le bord libre
des nageoires du Poisson et ne paraissaient nullement inconnuodés
par les mouvements brusques que celles-ci exécutaient, — adap-
tation particulière sans doute.
Les Infusoires étaient des Epistylis et des Scyplddiu. J'ai
reconnu dans ces dernières l'espèce (pie (tREXFELL (11) décou-
vrit sur les nageoires de l'Epinoche.
Le corps est de taille plutôt petite ; sa longueur varie entre
70 u. et 82 y. et sa largeur antérieure est de 25 m à 28 a.
INFUSOIRES CILIÉS 621
La tonne générale est celle d'une urne allongée, bien ditte-
rente en cela de la forme de Se. Umacina et Se. ph(jsancm.
Le corps, large antérieurement, se rétrécit d'abord quelque
peu, immédiatement au-dessus du péristome, puis s'élargit de
nouveau. Il diminue ensuite progressivement jusque près de
l'extrémité postérieure où se trouvé de nouveau un léger élargis-
sement servant à la fixation. Lorsque l'animal se contracte, le
corps devient pyrilbrme, uuiis la partie postérieure amincie sub-
siste toujours.
Le disque ciliaire n'est pas très élevé. Il est plus ou moins
incliné sur la partie antérieure; parfois l'inclinaison est si faible
qu'elle ne se voit même pas. Les bords du péristome ne sont pas
renversés, mais simplement penchés en dehors. Les cils anté-
rieurs sont très longs, ils mesurent environ 12,5 //. Ils sont fins
et serrés et forment un ai)pareil puissant. Près de la bouche ils
se raccourcissent passablement et garnissent le vestibule jusque
vers le pharynx proprement dit. Une membrane ondulante assez
bien développée fait saillie hors du vestibule.
La surface du corps présente partout des fines stries trans-
versales bien visibles. A une distance d'environ 25 [x. de la partie
antérieure, en observant la surface, on remarque une ligne trans-
versale plus accentuée que les autres et qui se traduit, sur le
profil du corps, par un léger épaississement cuticulaire. Cette
ligne était visible chez tous les individus que j'ai observés. Ce
n'est pas autre chose que la ligne d'insertion de la couronne sup-
plémentaire de cils. Elle est donc située plus en avant que chez
les autres Péritriches. Les cils qui la composent sont assez longs,
plus forts mais moins nombreux cpie ceux de la partie antérieure;
ils s'agitent violemment, mais sans ordre. Le plus souvent le corps
est incolore ou grisâtre. La partie antérieure contient ])resque tou-
jours de nombreuses vacuoles alimentaires, assez grosses, remplies
de particules grisâtres très fines. Outre cela, le corps contient des
granulations réfringentes (pii sont répandues un peu partout.
Revue Suisse de Zool. T. H. 1899. 41
622 JEAN ROUX
La partie postérieure forme un dis(|ue léi>èremeiit épaissi et
élargi au moyen duquel l'animal adhère à la nageoire, mais on
remarque tout autour de ce pied une sorte de plaque claire qui
est formée de i)rotoplasma t(uit à fait hyalin, dans lequel on ne
voit aucune granulation. Cette plaque, destinée sans doute à
augmenter l'adhésion aux corps étrangers, présente des bords
lobés ou plus ou nu)ins étirés. La forme est différente chez les
divers individus, mais la i)laque existe toujours. J'ai fait de lon-
gues et })atientes observations pour surprendre des mouvements,
uuiis je n'ai i)u en remarquer. Souvent l'on trouve deux ou trois
individus (pii sont placés sur une plaque transparente commune
résultant très probablement de la fusion des plaques particu-
lières. Ce mode de fixation est tout à fait spécial.
La vésicule contractile est située près du vestibule dans la
partie antérieure. Ses contractions se succèdent lentement. J'en
ai compté, chez un exemplaire, deux seulement en un quart
d'heure: peut-être était-ce un cas pathologique.
Le macronucleus n'est pas, conmie le représente Grenfell, un
corps arrondi, mais une grosse masse pyriforme dont la partie la
plus large est tournée vers la bouche et atteint toujours la ligne
transversale particulière. Les côtés du noyau sont parallèles aux
( ôtés du corps. La coloration au vert de méthyle laisse voir dans
son intérieur des granules excessivement nombreux et de gros-
seur différente. Je n'ai pas réussi, nuxlgré des observations sur
plusieurs Sriiplndia, à apercevoir de micronucleus.
L'animal se contracte très rarement lorsqu'il n'est pas placé
dans une quantité d'eau trop limitée. Il se nourrit de particules
amenées à la bouche par ses longs cils qui vibrent très fortement
(piand le Poisson sur lequel vit Tlnfusoire progresse dans l'eau
et y détermine des courants. Lorsqu'on a coupé la nageoire du
Poisson, rinfusoire déploie plus rarement qu'au])aravant son
appareil ciliaire.
Quand la couronne supplémentaire est formée, le corps ne
INFUSOIRES CILIKS fi23
tarde pas à se déformer considérablement ; il s'aplatit, mais sa
partie postérieure plus étroite subsiste. Je n'ai pas pu voir Tani-
mal détaché, ni assister à la reproduction que Grenfell dit être
transversale.
Carchesium aselli Engelmann.
l'I. l'i. (i^. 10 il 12.
J'ai trouvé sur des AseJlus aquaficus provenant des marais de
Troinex, des Carcheslmn qui diffèrent quelque peu de resi)èce
décrite par Engelmann (9) et des diagnoses qui en ont été don-
nées postérieurement.
Les pattes et leurs appendices étaient absolument envahis
l)ar ces Péritriches, qui se trouvaient surtout nombreux aux ar-
ticulations. Ces individus diffèrent d'abord de l'espèce type par
leur taille qui n'excède pas 40 [j. au lieu de 1)() [x et même 100 /u
que l'on trouve ordinairement. Cependant, comme Engelmann
parle d'exemplaires beaucoup plus petits, nous n'avons pas hésité
à envisager cette petite variété comme le Carchesium aselU.
La longueur est donc 40 //, la largeur maximum 19 a.
La forme n'est pas très allongée. Le péristome modérément
élargi est suivi d'une partie i)lus étroite, à laquelle succède bien-
tôt la i)ortion du corps présentant la largeur maximum. De là. le
corps se rétrécit progressivement jusqu'à la partie postérieure
qui ne mesure plus que 9 ,a. C'est en avant du milieu que le corps
est le plus large.
Le disque ciliaire est ordinairement placé horizontalement ou
faiblement incliné sur le péristome et il est toujours très peu
élevé. Les bords du péristome ne sont pas renversés, mais sinqile-
meiit épaissis en bourrelet. I^e vestibule et le pharynx sont forts
courts, la membrane ondulante peu visible. Le corps, contraire-
ment aux diagnoses données, a toujours été trouvé pourvu d'un
système de stries transversales très fines, mais très distinctes. La
624 JEAN Rorx
vésicule contractile est placée un peu en arrière du bord du
péristome, près du pharynx ; ses contractions sont assez rapides.
Le macronucleus est une bande arquée placée transversale-
ment, au-dessus de la partie mo} enne du corps. Il est accompa-
gné d'un petit micronucleus ovale, placé sur le côté convexe.
Le corps est incolore ou grisâtre et rempli de petites granula-
tions et de bols alimentaires assez nombreux contenant des par-
ticules jaunâtres très fines. La couronne supplémentaire de cils
se forme un peu au-dessous du milieu du corps.
Lorsque l'animal est contracté, il présente en avant une petite
partie surélevée en bourgeon avec quelques plis faiblement mar-
qués.
La partie tout à fait postérieure du corps est cjdindrique et
l'on aperçoit dans son intérieur, d'une façon très nette, les
fibres de la tige musculaire qui divergent dans le corps.
Le pédoncule est de même largeur que la partie basale du
corps. Il contient la tige musculaire qui occupe, comme le dit
Engelmann, toujours la ligne médiane. La largeur de cette tige
est d'environ .30 fx; elle laisse apercevoir des fibres longitudinales
nombreuses de grosseurs inégales. Très fréquemment, la partie
terminale de la tige musculaire vers la base des colonies, dimi-
nue de largeur et se termine plus ou moins en pointe. Les nou-
velles tiges qui naissent présentent aussi une petite partie amin-
cie, puis elles prennent ensuite leur épaisseur normale.
Le pédoncule lui-même, examiné à un fort grossissement n'est
pas du tout lisse. Il est au contraire pourvu de stries transver-
sales moins fines que celles du corps mais parfaitement nettes et
répandues sur toute sa longueur.
Des stries beaucoup moins accusées, situées dans la direction
longitudinale, se trouvent autour de la tige umsculaire dans le
corps même du pédoncule. Ce dernier présente comme longueur
maximum 104 p., ce qui montre en même temps la hauteur ordi-
naire des colonies. Ces colonies se réduisent le plus souvent à
INFl'SOIRES CILIÉS 625
2 ou 3 individus ; ce n'est qu'exceptionnellement que j'ai compté
4 individus. Exgelmann parle de colonies de 12 Infusoires mais
indique également qu'elles n'en comptent la plupart du temps
(pie 2 à 4. Chez deux des Asellus examinés, les Carchesium ne
comptaient qu'un animal sur une tige, et les colonies de 2 et 3
individus étaient l'exception. Dans ce dernier cas, l'un des Car-
chesium de la petite colonie, quoiqu' ayant un pédoncule fort
court, présentait la couronne supplémentaire de cils, ce qui indi-
que (jue l'Infusoire allait bientôt se détacher pour se fixer plus
loin. C'est ainsi que j'ai pu m'expliquer le grand nombre de ces
Carclieslum, le plus souvent uniques sur leurs tiges. Sur ces der-
nières j'ai remarqué également des parties en saillie qui sont re-
produites sur la figure 12 et qui indiquent les places occupées par
les Infusoires qui se sont détachés.
Epistylis nympliurum Englm.
PI. 14, ti^^. 13.
J'ai trouvé des colonies de ce hdEjnsfylis fixées en grand
nombre sur la tête d'une larve de Ctikx, dans l'eau provenant
d'une pêche faite aux marais de Troinex en Novembre 1898.
Les observations que j'ai pu faire modifient quelque peu la
diagnose qu'en donne Engelmanx (9, page 390).
Les colonies trouvées ne contenaient qu'un nombre restreint
d'individus. L'Infusoire lui-même est de taille moyenne, sa lon-
gueur est de 1 ()0 u. à 120 // et la largeur dans la région antérieure
d'environ 48 p. tandis que dans la partie médiane elle est de 40 ij.
seulement.
La partie postérieure est un peu rétrécie. Le corps est donc
environ 3 fois aussi long que large, et cette largeur à peu près
égale en avant et au milieu. La surface est finement striée trans-
versalement.
Le disque ciliaire est le plus souvent placé obliquement, mais
626 JEAN Rorx
n'est i)as très élevé. Les cils sont assez longs et tins. Les bords
du péristonie ne sont pas renversés, mais simplement épaissis.
Le vestibule et le pharynx se prolongent assez loin dans le corps ;
ils atteignent presque la moitié de la longueur de l'animal et
forment une partie arquée dont la largeur diminue progressive-
ment en arrière. Les parois du pharynx sont pourvues de cils.
La membrane ondulante fait saillie au dehors du vestibule.
La vésicule contractile est située dans la partie tout à fait
antérieure du corps, à côté du vestibule. Ses contractions sont
assez rapides.
Le macronucleus est une longue bande arquée, placée longitu-
dinalement et s'étendant sur presque toute la longueur du corps.
Dans sa partie médiane, du côté concave, se trouve un petit
micronucleus.
Le corps contient quelques vacuoles alimentaires et de nom-
breux granules réfringents de grosseur diverse. Les individus
sont ordinairement fixés deux par deux sur un large pédoncule
qui mesure à leur base 2S // environ, soit le double de la largeur
postérieure du corps.
Entre les deux Infusoires on aperçoit très souvent une légère
échancrure. Lorsque la colonie croît, cette échancrure s'accentue,
mais il reste à chaque point de division de la tige, une ligne trans-
versale plus ou moins bien marquée.
Les tiges sont absolument incolores, hyalines et ne présentent,
à part les lignes sus-mentionnées, aucun système de stries longi-
tudinales ou transversales.
Lorsque l'animal se contracte, il ne le fait le plus souvent que
partiellement, car les individus sont serrés les uns contre les
autres et la forme générale reste la même; la partie antérieure
présente alors quelques plis irréguliers. Les colonies observées
ne possédaient pas plus de 8 à 12 individus.
INFUSOIRES CILIÉS 627
Opercnlaria coarcfata (Cl. et L.)
l'I. li, liJ,^ l\ et lo.
Nous rangeons dans le genre Opercularia, Tlnfusoire (lue
Claparède et Lachmaxn (4) ont décrit sous le nom (VEjnstylis
coardata (p. 113, PI. 1, fi g. 8).
Cette espèce s'est trouvée en grande abondance dans Teau
d'une infusion faite avec du foin de la Promenade des Bastions.
Les dimensions de l'animal sont un peu supérieures à celles
qu'indiquent Claparède et Lachmann; la longueur est d'envi-
ron 60 .a à 65 |U et la largeur 25 ;/ à 27 ,a. Les colonies, très peu
nombreuses, comptent généralement 3 à 4 individus et présentent
l'aspect connu. En étudiant cet Infusoire, nous avons constaté
qu'il présente de nombreux traits d'organisation communs avec
le genre Opercularia et s'éloigne passablement du genre Ejyis-
tylis. C'est pour cela que nous le faisons entrer dans le ])remier
de ces deux genres.
La forme générale du corps est celle d'une Operculaire, les
rétrécissements postérieur et antérieur sont bien accusés; les
bords du péristome ne sont pas renversés ou épaissis, mais simple-
ment frangés et de même largeur et épaisseur que la partie du
corps qui leur fait suite. I^a structure de l'appareil ciliaire pré-
sente beaucoup plus de caractères de V Opercularia (jue de ÏEpis-
tylis. C'est ainsi que le dis(|ue lui-même est déjà réduit (punit à
ses dimensions; de plus il est élevé au-dessus du bord de la même
façon que cbez les Operculaires. Il est vrai (pi'il n'est pas aussi
élevé que chez la plu])art des espèces de ce dernier genre et
qu'il est presque toujours porté horizontalement.
L'analogie se remarque surtout dans le vestibule et le pharynx.
On sait que chez Episti/Us les deux parties ne sont jamais déve-
loppées au même degré que chez Opercularia. Chez ce dernier
genre on trouve un vestibule très large et de forme particulière
628 JEAN ROUX
et un pharynx assez long qui lui fait suite. C'est précisément ce
que nous observons chez Tespèce qui nous occupe. Le vestibule
est très développé et porte des cils localisés ; le pharynx, bien
visible, est cilié et, se prolongeant en arrière, atteint la partie
moyenne du corps. La membrane ondulante, elle aussi, est très
développée ; sa forme et ses dimensions sont tout autres que ce
que l'on trouve généralement chez Epktylis.
L'aspect de la colonie entière, les individus inclinés sur leurs
tiges rappellent aussi le genre Opercularia.
Nond)reux sont donc les caractères qui rapprochent la forme
décrite par Claparède et Lachmanx du genre créé par Stein.
Le corps est pourvu de stries transversales très fines. La vési-
cule contractile se trouve près du vestibule, dans sa partie
moyenne.
Le macronucleus est une bande arquée placée transversale-
ment dans la moitié antérieure du corps, dans le voisinage du
pharynx. Le corps contient souvent un grand nombre de bols
alimentaires dont le contenu donne une coloration gris-jaunâtre
à rinfusoire. On remarque surtout dans la région postérieure,
une quantité de granules réfringents. Le pédoncule est lisse, très
étroit et ne présente jamais une bien grande longueur.
Opercularia ijlomerata n. sp.
PI. 14, lig. Ifi et 17.
J'ai trouvé de nombreuses colonies de ce bel Infusoire sur les
éljtres de Hijdro2)hihis jnceus que j'ai recueilli dans les fossés
du marais de Rouelbeau en Octobre 1898.
Bien que cet Lifusoire ait des traits connnuns avec l'espèce
que Stokes (25) décrit sous le nom de OpermlariaaUensi (p. 250,
PI. 9, fig. 7) il est d'autres caractères importants qui diffèrent
considérablement et empêchent de le rapporter à cette espèce.
Les individus que j'ai trouvés mesuraient tous au moins une
INFl'SOIRES CIUKS 629
loiigueiir égale à 4 72-5 fois leur largeur. Les dimensions étaient :
longueur 450 ^a et largeur 145 a-15() ^.
Le corps est donc extrêmement allongé et possède la forme
ordinaire des Operculaires. Les deux extrémités sont rétrécies et
le corps quelque peu renflé dans la région mej-enne. Les bords
du péristome sont très faiblement crénelés. Le corps tout entier
est couvert de stries très fines disposées transversalement. Le
disque ciliaire est très élevé au-dessus du corps et porté sur un
pédoncule très étroit ; ce disque est en tout cas plus incliné et de
plus petites dimensions que chez l'espèce de Stokes. La mem-
brane ondulante est aussi plus élancée et mieux développée. Le
vestibule est connue toujours, largement ouvert et ])ourvu de
groupes de longs cils. Le pharynx proprement dit, (pii lui fait
suite, est assez long; on y distingue aussi des vibrations ciliaires.
La partie terminale du pharynx se trouve dans la portion moyenne
et renflée du corps. La vésicule contractile est située très en
arrière, presque à l'extrémité du pharynx. Le macronucleus est
une bande arquée placée transversalement dans la région pharjii-
gienne, et il possède un micronucleus, petit et si)héri(iue.
La partie postérieure du corps présente toujours ([uchpies plis,
très accentués quand Tlnfusoire est contracté, et faiblement indi-
qués quand il est étalé. Quand la contraction se produit, le
corps reste à peu près de la même forme ; la partie antérieure
seule se rétrécit quelque peu et présente deux plis principaux.
lia coloration jaunâtre du corps est due au nombre assez con-
sidérable de bols alimentaires situés surtout dans la partie
moyenne, et dont le contenu est formé de particules jaunâtres.
La portion antérieure est plus claire et grisâtre. Dans la région
postérieure, la partie terminale est claire, hyalhie; on y remarque
les fibrilles contractiles qui divergent dans le corps et les plis
concentriques. Immédiatement avant cette région se trouve une
partie remplie de corpuscules gris et noirs, qui sont sans doute
des grains d'excrétion.
680 JEAN ROUX
La forme de la colonie est très différente de celle (VOpercularia
aUens'i Stokes. Ce savant décrit en effet un « pedicle profusely
and dicliotoniously brancliing » (loc. cit.). Chez notre espèce, au
contraire, quoique les colonies soient très grandes, les branches
secondaires sont rares et en outre ne sont pas disposées dichoto-
niiquement.
Les pédoncules présentent une striation longitudinale très vi-
sible, mais nous n'avons jamais remarqué des stries transver-
sales ou anneaux plus ou moins irréguliers. Un caractère que
nous avons retrouvé chez toutes les colonies est la coloration
jaune du pédoncule que Stokes n"aurait pas manqué de relever,
comme il l'a fait, du reste, pour son 02)ercuJaria vestifa.
La manière dont les Infusoires sont fixés sur les tiges est en
outre complètement différente de ce que décrit le savant américain.
On voit, d'après son dessin, 2 hulividus placés au sommet d"une
tige peu épaisse, tandis qu'ici, il existe au sommet des tiges des
glomérules ou bouquets d' Infusoires. Les individus eux-mêmes
sont portés sur des pédoncules distincts, très courts, jaunes éga-
lement. A chaque sommet de branche se trouvent en général
1 0 à 1 2 animaux. Les individus contractés sont souvent inclinés
faiblement sur leurs pédoncules. Les colonies, toujours nombreu-
ses, atteignent en moyenne une longueur de 1 millimètre à
1,4 mill. Elles formaient sur Télytre de VHijfhopJ/lIus une sorte
de gelée grisâtre.
Nous avons appelé cette espèce 0. glomerata à cause de la
disposition en glomérules des Infusoires à l'extrémité des bran-
ches.
Car. sp. Taille très grande. Dimensions: longueur 450 u, lar-
geur, 145a-ir)()a. Corps très allongé, presque 5 fois aussi long
que large, strié transversalement, pourvu de plis à la i)artie i)os-
térieure. Disque ciliaire très élevé, très oblique. Membrane ondu-
lante élancée et bien développée. Vésicule contractile située en
arrière près de la partie postérieure du i)liarynx très long. Ma-
INFUSOIRES CILIÉS 631
croimcleus en bande arquée, placée transversalement dans la ré-
i^ion de la vésicule contractile. Coloration du protoplasma gris-
jaunâtre. Pédoncules striés longitudinalement, colorés en jaune.
Branches secondaires rares, alternantes.
Infusoires groupés en glomérules de 10 à 12 individus au som-
met des branches. Leurs pédoncules particuliers très courts.
Colonies nombreuses, atteignant souvent en hauteur 1 milli-
mètre et ])lus.
Habitat: sur les éhtres ([^ Htjdroph'dns piceas.
0})luij(lium versatUe (0. F. M.) var. acauUs n. var.
PI. 14, ny. 18 à:23.
J'ai trouvé des colonies d'une variété iVOphrijdhim versatile
dans plusieurs étangs et marais des environs de Genève, mais
surtout à Pinchat, à Piouelbeau et au Petit-Saconnex (Asile des
Vieillards). Elles étaient abondantes surtout au printemps, en
Mars et Avril. Ces colonies présentent une particularité que je
tiens à signaler ici. Les individus, eux-mêmes, sont en tout sem-
blables à Tespèce type. Ils atteignent environ 240 a à 260 ^, de
longueur moyenne. La surface de leur corps est entièrement striée
transversalement et les Zoochlorelles remplissent complètement
l'animal, au point de rendre presrpie invisibles la vacuole con-
tractile et les détails d'organisation du péristome et de l'appareil
ci li aire.
Très souvent, j'ai trouvé des Opl/i-t/dljuit isolés et je n'ai remar-
qué alors aucune enveloppe gélatineuse quelconque autour d'eux.
Ils s'étalaient, tixés par leur partie postérieure sur des filaments
d'Algues, etc.
Cette partie postérieure ne présentait aucun pédoncule con-
fonné comme chez VOphri/difini ordinaire. Il n'existait qu'un
petit bourrelet protoi)lasmique hyalin (un peu allongé chez un
seul exemplaire). Ce bourrelet a été retrouvé chez les individus
C)32 .JEAN ROUX
réunis en colonies. Ces dernières, de la grosseur d'un pois, con-
tenaient des Infusoires placés, comme Wrzesniowski (28) l'a
décrit chez Oplnid'mm versatile var. hyal'mum, dans de petites
fossettes creusées dans la masse gélifiée. Les individus étaient
fixés au fond de ces fossettes par ces bourrelets qui possédaient
de très fins prolongements (fig. 21). Malgré les recherches les
l)lus minutieuses, je n'ai pu, même avec de forts grossissements,
découvrir une trace quelconque de pédoncule. Ce fait m'a été
confirmé à Genève même, par M. le professeur Chodat, qui a
aussi exjiminé les colonies de ces Oplirydium des marais.
J'ai eu l'occasion d'observer des colonies de V0p1ii\i/(lmm
versatile ordinaire (pie ]M. le D'" Penard a récoltées dans des
pêches faites dans le lac. Ces colonies, de taille presque identique
à celle de la variété nouvelle, avaient des pédoncules nombreux,
parfaitement développés et qu'on apercevait facilement.
La variété à' Ophrydium que nous décrivons est donc dépour-
vue de pédoncule, mais le mode de fixation que nous avons relevé
est difiérent de celui que Kexï (L3) indique pour son Oplirydium
sessile (PI. 41, fig. 20 et 21). Chez ce dernier, tous les individus
sont réunis dans le centre de la masse commune, tandis que nous
avons toujours remarqué des fossettes indépendantes, bien dis-
tinctes les unes des autres.
Cette forme ne peut donc être assimilée à F espèce de Kent et
on ne peut pas non plus la considérer comme VCphrydium ordi-
naire, puisqu'elle est sessile.
La masse gélatineuse était rendue plus apparente par les
débris et poussières qui y étaient attachés ; mais les bords des
fossettes ne m'ont pas i)aru aussi relevés que Tindique le dessin
de Wrzesniowski (28, PI. 20, fig. 7).
Cette variété que nous appelons 0. versatile var. acaulis se
trouve en général à la surface de l'eau, fixée sur des roseaux et
feuilles de plantes aquatiques. Elle abonde surtout en hiver
(Février et Mars) et au commencement du printemps.
INFUSOIRES CILIÉS 638
J'ai d'abord pensé que les individus trouvés sans pédoncule
constituaient une exception à la règle générale; mais j'ai trouvé
par la suite, ainsi que M. le professeur Chodat, de nombreuses
colonies, dans différents marais, et qui étaient toutes dépourvues
de tige. C'est donc un caractère particulier et important (pie j'ai
utilisé pour dénommer la nouvelle variété, distincte de l'espèce
0. sessile décrite par Kent.
Les kystes que j'ai rencontrés en assez grand nombre, sont
de forme ovalaire ou parfois ovoïde, La membrane enveloppante
est assez épaisse (fig. 23). Le macronucleus forme au centre une
masse placée transversalement. Dans la partie inférieure du
kyste, près de la partie médiane, on peut remarquer une zone
d'épaississement qui se dessine sur les faces larges, tandis que
sur l'un des côtés, on peut voir une partie de la membrane un
peu plus transparente que le reste.
Les kystes mesurent en moyenne 85 u de longueur et 75 ^x de
largeur.
CiHA JEAX ROUX
INDEX BIBLIOGRAPHIQUE
l. Balbiani E. g. Etudes sur le Lo.rodfS. Annales Microgr. Vol. II, p. 401-
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5. Delage et Herouard. Traité de Zoologie concrète, l''^' vol. La cellule et
les Protozoaires. Paris. 189(5.
6. DujARDiN. Histoire naturelle des Zoopkijtes lufusoires. 22 planches.
Paris 1841.
7. Ehrenberi; Cii. C Die Infusioustitierchen als volkouinienen Oi\qanis-
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8. EiCHWALD. Beitrafi zur Infusorienhunde Russiands. Bull. Soc. Imp.
Xat. Moscou. Dritt. Nachtr. I. p. 388-536. PI. 6. 1852. (.le n'ai pu
consulter que le texte de ce mémoire).
9. ExGELMANN Th. W. Zuv Nalurfffsckichte der infusorien. Zeitsch. f. vviss.
Zool. Vol. XI, p. 347-393. PI. 28 à 31. 1862.
10. FABRE-DoMEiiGUE. Reclierclies anatomicjues et phjsiolofiiques sur les lufu-
soires ciliés. Annal. Se. nat. Zool. Tome V, 7^ série, p. 1-140. 1888.
11. Grenfell. Ou a new species of Scijphidia and Dinojdiijsis. Journ. Roy.
Micr. Soc. London 1887.
12. Johnson H. A. .4 Goutributiou tothe uiorphologij and Inologij ofthe Sten-
tors. Journ. Morph. Boston vol VIII, p. 467-562 3 hg. T. 23-26. (Je
n'ai pu consulter que le compte rendu de ce travail, dans les Zool.
Jahresbericht. Neapel Protozœn. p. 27. 1893.)
13. Kent S. A uianual of lu fusoria. London, 2 vol. 1 atlas. 51 pi. 1880-1882.
14. KovvALESKi M. Reitriifje zur Naturfieschickte der O.rgtricliiuen. Phisiogr.
Denksch. AVarschau vol. II, p. 395-411, PI. 29 et 30. (polonais).
1882. (Je n'ai consulté que le compte rendu de cet ouvrage. Auszug
von Wrzesniowski in Biolog. Centralbl. vol. III, p. 235-243. 1883.)
lo. Lauterboi$n R. Uber die Winlerfauna einiger Gewdsser der Oberrhein-
ebene, mit Beschreibvng neuer Protozoèn. Biol. Centralbl. Vol XIV,
p. 390-398 1894.
16. Levander K. m. Beitràge zur Kenntniss einiger Citialeu. Helsingfors
80 pages. 3 pi. (Acta societatis pro Fauna et Flora Fennica IX. X^ 7.)
INFUSOIRES CILIES
635
17 Levandkr K. m. Materialen zur Ki-nnlniss di'v Wassn-faunu in dcr UmfjC-
hiinfi corn He/sinf/fors, mit Bi'nïrksirJitiffuntf ih's Mt'cri'sfanna. I Pro-
tozoa. ilo pag. 3 pi. Helsinj^fors 1894. (Acta Societatis pro Fauna
et Flora Fennica XI n» 2.)
18. Perty. m. Zur Kmntniss kleinstt'r LcbrmformnK Berii. 17 \^\. 1832.
19. Philipps. ISole a new Infusoria nllml to Plcnronema. Cali/ptoiriclm. n. g.
Journ. linn. Soc. London. Zool. XYI^, p. 47()-478. 1 pi. 1882. (.le
n'ai i)u ('(iiisulter de ce mémoire que le compte rendu publié dans le
Journ. Hoy. Micr. Soc. London 1882 p. 799, et le Zoological Record,
vol. XIX. 1882.)
20. ScHEWiAKoiF \V. Bi'itrafj zur Keniititis.s IJolotrichen Ciliaien. Cassel 4».
77 pages, 7 pi. Th. Fischer. 1889. A. u. d. T. Biblioth. Zool. (Leu-
KART et Chun) S" Heft.
21. ScHEWiAKOFF W. Ubev die geo(/rciphisch(' Verbreilung der Siissirasser-
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hourg. VIP série 1893.
22. ScHEWiAKOKF W. Infusoria Aspirotricha (Hototricha auctorumj. Mem.
Acad. Imp. Se. St-Pétersbourg VHP série (en .langue russe) 1896.
23. Steix Fr. Der Orf/auismus der Infusionsthiercken, nach etijenen Fnr-
schungen in sgstem. Reiheufolge bearbeit. /" Abth. Allgein. Theil rmd
Natnrgeschichte der hgpotrichen Infusionsthiere. Leipzig 1839.
24. Stein Fii. Der Org((ni.smî(s der InfKsionsthierchen, nach eigenen For-
schiiiigen in. sgstem. Reihenfolge bearbeit. Ii> Abtheil. Dnrsteibnig der
neiiensten Forscimngsergebnisse liber Ban Fortpflanzung iinil Enlwick-
lung der Infusionsthiere. Naturgeschichte der Heterotrichen Infuso-
rien. Leipzig 1867.
23. Stokes a. g. a preliminarg contribulioii toward u hgsiorg of the frisch
irriter Infusoria of the United States. Journ. of. ïrenton nat. hist.
Society Vol. I, N" 3, p. 71-344. 13 pi. 1888.
26. Stokes A. G. Notices of tome undescribed Infusoria fram the brackisch
ivaterof the Eastem U. S. .lourn. Roy M. Soc. London p. 297-302.
PI. 3, 1893.
27. Wrzesniowski A. Uber Infusorien aus der Umgebnng ron Warsrhtru.
Zeisch. r. wiss. Zool. Vol. XX p. 467-311. PI. 21 à 23, 1870.
28. Wrzesniowski A. Beitrage zur Naturgeschichte der Infusorien. Zeitsch.
f. wiss. Zool. Vol. XXIX p. 267-323. PI. 19 à 21, 1877.
29. Zacuarias 0. Faunistische Mittheilungen in Forschungsbericht. Biol.
Stal. P/on. 1893. Partie IV. p. 73. PI. 1, f. 3. ( Psilotricha fallax).
TABLE DKS MATIERES
Fages.
[ntn
1)
3)
4)
5)
6)
7)
8)
9)
10)
11)
12)
13)
14)
15)
16)
17)
18)
19)
20)
21)
22)
13)
25)
26)
27)
28)
29)
30)
31)
Kliiction
Mastigotriches Sehew . .
Mi)ii()iu'is(i.r ci/iiitus 11. ^. II. s|(.
Ciliés
1*^' OkuIîE : HOLOTRICHES .
Urotricho globosa Sehew.
Lacvijmarui coronata Cl. et L. vai
Askenasia elegam Blochm. .
Amphileptus carchesii St.
Lionotus vesicnlosus Stokes.
Lo.rodes rostrum {0. F. Miill.) .
Chilodon dentatus Fouqiiet .
Trocki/iapalnstris'^i. .
Dijsteropsis minuta n. ^. ii. sp.
Tricko-spira dextrorm n. g-, n. sp.
Plagiocampa mutabUe Schevv. .
Leucophrijdium putrimim n. g. n.
Fronton la Ipucas Ehrbg.
Ophrgof/h'na flaoicans Elirgb.
Epalxi s mirabilis n. g. n. sp. .
Parampcimn pntrinum Cl. et L.
Plaqiopijla nasuta St. . . .
Cristif/era ph'iironemoides w. g. n. sp.
2™« Ordre : Hétérotriches .
Blepkarisma lateritia (Ehrbg.) var
Tliijhikidium truncatnm Schw. .
Stentor polymorpkns Ehrbg.
3™^ Ordre: Ougotriches.
Strombidium viride St. .
i"'*' Ordre : HvPOTRiCHEs.
Dip/piirosti/la aciiniinata n. g. n. sp
Balladina elongata n. sp.
5rae Ordre : Péritriches .
Sct/pliidia amoebea (îrenfell .
Carr.hfsium aselli Englin.
Epistglisngmpharum Englm.
Opercularia coarctata(C\. et L.)
Opcrcalaria glomerata n. sp.
Ophrgdiam versatili' (0. F*. M.) var
dulc
n.
acdulis. II. var.
var,
EXPLICATION DE LA PLANCHE 1
Fig. 1. Squelette céphalique du Silurus glnnis L., vu de profil.
Fïg. 2. » » vu d'en haut.
A2-\.3 apophyses épineuses fusionnées
des deuxième et troisième
vertèbres.
Ai-7 apophyses épineuses des ver-
tèbres 4 à 7 .
ahd orifice de l'alisphéiioïde par
lequel le nerf abducteur sort
du crâne.
Ail (voir /), arc inférieur de la
première vertèbre.
Ai2 arc inférieur de la deuxième
vertèbre.
Aia (voir M), arc inférieur de la
troisième vertèbre. (L'arc in-
férieur de la quatrième ver-
tèbre n'est pas visible dans
les figures, il sert de base à
Ais).
Ais-e arc inférieur de la cinquième et
de la sixième vertèbre.
Al alisphénoïde.
Ant os aiitorbital .
Art articulaire.
Asi (voir (S), arc supérieur de la
première vertèbre.
Ax2-\-3 arcs supérieurs soudés des deu-
xième et troisième vertèbres.
Asi-5 arc supérieur de la (|uatrième
et de la cinquième vertèbre.
Bm barbillon maxillaire.
BSr barre du supra-claviculaire, ap-
puyée sur l'occipital latéral.
CHm crête de l'os hymnaudibulaire
servant à l'origine du muscle
adducteur mandibulaire |)ro-
fond .
Chy cérato-liyal.
Cl claviculaire.
eu claustrum.
CMk cartilage de Meckel .
Co crête occipitale.
Di os dental.
Elitj épihyal.
Et il ethmoide.
Exo oxoccipital.
Ff fissure frontale.
Fo fissure occipitale.
Fj) frontal principal.
gl orifice de l'os occipital latéral
par lequel le nerf glosso-
pharyngien sort du crâne.
Hhy hypohyal.
Hm os hyomandibniaire.
I(Aii) incus ou arc inférieur de la
première vertèbre.
lop interopercule.
Ln ligne nucale sur le frontal prin-
cipal.
M{Ai3)inalleus ou arc inférieur de la
troisième vertèbre.
Mpt métaptérygoïde.
Mx os maxillaire (rudimentaire).
Nas os nasal.
nWb orifice de l'occipital supérieur
par lequel le nerf de Wkber
sort du crâne,
oc orifice de l'os occipital latéral
par lequel le nerf occipital
sort du crâne.
Ocs occifutal supérieur.
01 occi|iital laléral.
o?ft + îr/ orifice de l'alispliénoïde par
lequel les nerfs oculo-n;oteur
et trochléaire réunis sortent
du crâne.
Op opercule.
op orifice par lequel le nerf optique
sort du crâne.
Ors orbito-sphénoïde.
Pa
Pe
pariétal .
os pétreux.
Pmx
os prémaxillaire.
Pop
Prf
P.S'
Fsf
préopercule.
préfronlal.
parasphéiioïde.
post frontal.
Qd
os carré.
Rbi-15 rayons braiichiostèges.
Epi -16 rayons de la nageoire pectorale.
S stylo-hyal.
S{Asi) stapes ou arc supérieur
première vertèbre.
Si' supra-claviculaire.
So (3) trois os sous-orbitaires.
de la
Sq
os squameux.
F4-f5 Corps fusionnés des quatrième
et cinquième vertèbres.
vg orifice de l'os occipital latéral
par lequel le nerf vague sort
du crâne.
X osselet tubuliforme reliant l'o-
percule avec l'os s(iuameux.
Orifice par lequel le tronc byoïdeo-mandibulaire parvient à la face externe
de l'os hyomandibulaire (voir fig. 6).
Orifice situé à la limite entre l'os carré et le préopercule et livrant passage
à la branche mandibulaire interne du tronc hyoïdeo-mandibulaire (voir
fig. 5 et 6).
Orifice situé à la limite entre l'os hyo-mandibulaire et le préopercule et
livrant passage au nerf hyoïdien (voir fig. 5 et 6).
Rrv. Suisse de Zool. T.O. IS9S.
PU.
Xas Ant ftf 1-p !'s op om4rl Psi' Hm Sq A.^j 01 Kxo Se A4. Ai, Ai 5 A?
d:oqo. nat. juur M. Juge.
Mi.Wtmerl^ WvrdtT, Francforts/M.
-M . Juge. Silui'f
EXPLICATION DE LA PLANCHE 2
Fig. 3. Nei'k cévèhraiix du Silurus glanis L., vus de profiL — Les nerfs
moteurs oculnires ne sont pas représentés dans celte ligure. A part
le nerf de Weber {nWb) et les rameaux ascendants antérieurs
(rase) qui sont en noir, les branches du trijumeau-facial sont en
couleur: les ophtalmiques en jaune, les maxillaires en hleu, le
tronc hyoïdeo-mandiliulaire en vert.
Fig. 4. Nerfs cérébraux de la moitié gauche de la tête, vus d'en haut. — Lés
figures 3 et 4 ont été dessinées d'après la même préparation et se
complètent l'une l'autre. Dans la figure 4, les nerfs moteurs ocu-
laires sont figurés eu rouge. Les branches du trijumeau-facial ont
les mêmes couleurs que dans la figure 3.
abd nerf abducteur.
ac nerf acoustique ; aci i)artie an-
térieure, ac2 partie posté-
rieure.
baTi-3 branche antérieure de chacun
des trois troncs branchiaux
du vague, ou nerf postérieur
des trois premiers arcs bran-
chiaux (seul le parcours dor-
sal est représenté).
bi branche intestinale du nerf
vague.
Bni barbillon maxillaire(seulemeut
la base, en pointillé).
hpTi-s branche postéPieure de chacun
des trois troncs branchiaux
du vague, ou nerf antérieur
des trois derniers arcs bran-
chiaux (seul le trajet dorsal
est représenté) .
bs branche superficielle du nerf
latéral du vague.
cav composant antérieur du nerf
vague.
Ce cervelet.
epv composant postérieur du nerf
vague.
/' faisceau communicant entre le
tronc du trijumeau et le
tronc hyoïdeo-mandilmlairc.
71-8 ganglions des trois troncs bran-
chiaux du nerf vague.
ggp ganglion du nerf ghtsso-pba-
ryngien.
90
9P
hmd
hy
Li
LMa
Lo
Ls
md
mde
mdi
me
Mep
mi
mxi
mxs
N
nhjJV
ganglion du nerf occipital,
nerf glosso-pharyngien.
tronc hyoïdeo- mandibulaire
(facial) .
branche hyoïdienne de hnd
(trajet dorsal et ventral).
lèvre inférieure.
lobe de la moelle allongée.
bulbe olfactif (dans la fig.
le tractus qui le relie
prosencéphale n'est pas
présenté).
lèvre supérieure.
3,
au
re-
branche mandibulaire du tronc
hyoïdeo-mandibulaire.
branche externe de md.
branche interne de md.
branche mandibulaire externe
du nerf maxillaire inférieur.
moelle épinière.
branche mandibulaire interne
du nerf maxillaire inférieur.
nerf maxillaire inférieur.
nerf maxillaire supérieur [)é-
nétrant dans la base du bar-
billon maxillaire.
fosse nasale, en communication
avec les deux orifices nasaux
externes (contour en poin-
tillé).
partie dorsale du nerf branch.
postérieur du qualrième arc
(ce nerf dé|)end de la branche
pharyngienne inférieure).
nlv nerf latéral du vague.
nn nerf des narines (dépend du
nerf ophtalmique superfi-
ciel).
nol nerf olfactif.
7i]ib nerf postérieur du barbillon
maxillaire.
nWb nerf de Webkk (coupé près de
sa base dans la fig. 4).
0 œil.
oc nerf occipital.
om nerf oculo-moteur commun.
omds rameau de om destiné au muscle
droit supérieur.
on rameau oculo-nasal de la
branche ophtalmique su-
perficielle.
op nerf optique (dans la fig. 3,
la partie en pointillé est
cachée par le tronc du triju-
meau-facial .
opr branche ophtalmique pro-
fonde recouvrant une grande
partie du nerf maxillaire
supérieur.
os branche ophtalmique super-
licielle.
phi branche pharyngienne infé-
rieure du vague.
pmx branche prémaxillaire du nerf
maxillaire supérieur .
ri, r2 premier et deuxième rameau
de la brandie superticiolle
du nerf latéral.
Toi rameau alvéolaire dépendant
de me.
(•«2 rameau alvéolaire dépendant
de 7)11.
ram rameau adducteur mandibu-
laire.
rap rameau adducteur palatin.
rase rameaux ascendants antérieurs
du trijumeau -facial.
rc rameau ciliaire (dépend de on).
rcd rameau cardiaque du vague.
rdv rameau dorsal du vague.
rhpg rameau hypoglosse (dans la
fig. 4, représenté seulement
en partie ; dépend du nerf
occipital et du premier nerf
spinal),
ri rameau inférieur de la branche
ophtalmique superficielle.
ri rameau labial dépendant du
nerf maxillaire inférieur.
rof rameau operculaire du tronc
hyoïdeo-mandihulaire (fac).
rov rameau operculaire du vague.
rrh rameau du tronc maxillaire
destiné au muscle rétracteur
du barbillon.
rs rameau supérieur de la branche
ophtalmique superficielle.
rscl rameau supra-clavictdaire du
nerf latéral.
sp nerf sphéno-palatin.
to tractus olfactif.
tri nerf trochléaire sortant
l'oculo-moteur commun.
de
(fig. 4), contour du prolonge-
ment antérieur de la cavité
crânienne.
I(/-IV« Branche dorsale des quatre premiers nerfs spinaux.
Iv-Wv Branche ventrale des (juatre premiers nerfs spinaux.
i Rameau du nerf ophtalmique superficiel destiné à fenveloppe oculaire et
au tégument situé autour de l'œil.
2 Rameau du nerf oculo-nasal ayant même fonction que 1.
:{ (fig. 4), rameau du nerf ophtalmique profond ayant même fonction que 1 et 2.
4 (fig. 3), rameau de l'ophtalmique profond ayant même fonction que l, 2 et 3.
!<n: Suisse <lr Zool . Td. /S.9S.
PI. 2.
:af nirnirtmurr, 1
M . ^J 1. 1 y e . S 1 1 L) r e
iiii
■ ilili
EXPMCATIO.N DK I.A PLANCHE :\
Dans celte planche, les muscles sont en rose, les tendons et les ligaments en
bleu, et les nerfs en jaune.
Les (lésitfiiations concernant les nerfs sont en caractères droits, mais sans
majuscule (nerfs) ; les désignations de muscles sont en italique et commencent
par une majuscule (Muscles) ; les autres sont en caractères droits et commencent
par une majuscule (Os).
Kig. 5. Tète de Silurus glanis L., vue d'en haut. Du ciUé gauche, on a seule-
ment enlevé la peau; du côté droit, on voit les muscles situés au-
dessous de ceu\ représentés à gauche.
Fig (3. Vue dorsale de la moitié gauche de la tété, après que l'on a enlevé le
couvercle crânien et le muscle élévateur palatin. Les os squameux
(Sq), post-frontal (Psf), alisphénoïde (Al) et orbito-sphénoïde (Ors)
sont donc vus en section horizontale.
Fig. 7. Partie dorsale de l'appareil branchial du côté droit, vue d'en haut.
Fig. 8. Partie dorsale de l'appareil branchial du côté droit, vue d'en bas. Le
revêtement cutané a été enlevé jusqu'à la partie libre des arcs.
Fig. 9. Moitié gauche de la tète, face ventrale. La peau seule est enlevée
afin de faire voir les muscles superficiels. Les pointillés repré-
sentent des parties situées plus profondément.
Fig. 10. Musculature ventrale profonde de la tête, vue d'en bas.
Côté gauche : on a enlevé le génio-hyoïdien, le hyo- hyoïdien infé-
rieur, la plus grande partie du cérato-hyal (Chy) et coupé près
de leur base les six premiers rayons branchiostèges (Rb) ; le con-
tour de la partie antérieure de la clavicule est représenté par le
pointillé noir, afin de rendre visibles les parties que cet os
recouvre ventralement.
Côté droit : on a enlevé la moitié droite de l'uro-byal, le sterno-
hyoïdien et les deux pharyngo-claviculaires, afin de montrer la
musculature la plus profonde des extrémités ventrales des arcs
viscéraux.
a rameau du nerf ma\iliair(! in-
férieur destiné au barbiIi(Mi
maMililiuiaire antérieui'.
a partie latérale de Aim .
(Il tendon de la partie a de Aiin.
abd nerf abducteur.
Ahm adducteur hyomandibulaire.
Al alisphénoïde.
Anu adducteur mandibulaire, por-
tion superficielle (dans la
fig. 9, on n'en voit que le
bord inférieur).
.1 »(2
adducleur mandibulaire, por-
tion pruloïKle (dans la fig. o,
seulement la partie anté-
rieure).
.4 1112 t
tendon de Anu.
A mp
prolongement de Am s'insé-
rant sur le cartilage de
Mkc.kei..
Ant
os antorbital.
Ao
adilucteur operculaire.
Art
articulaire.
b nuiieau pcaucier et moteur
(voir rim) du nerl' maxillaire
intérieur.
b partie uiédiale de l'adducteur
maiidil)ulaire superlieiel.
Ba barbillon mandibulaire anté-
rieur.
baTi-3 branche antérieure des trois
troncs branchiaux du nerf
vague, ou nerf postérieur des
trois premiers arcs bran-
chiaux.
bi branche intestinale du nerf
vague.
B|) barbillon mandibnlaire posté-
rieur.
BpTi-3 branche postérieure des trois
troncs branchiaux du nerf
vague, ou nerf antérieur des
trois derniers arcs bran-
chiaux.
bi tendon de la partie médiate (6)
de A nii .
bt + dt lame tendineuse formée de la
réunion de bt et di, rede-
vient musculeuse en avant
(fig. 0, Amp).
C copule.
c rameau du nerf maxillaire in-
férieur innervant le muscle
génio-hyoïdien.
Gbrl-IV cérato-branchiaux des quatre
arcs (dans les fig. 7 et 8, ils
sont coupés horizontalement
près de leur extrémité pos-
térieure).
Ceth cartilage médian de l'ethmoïde.
Chy eérato-hyal (dans la fig. 9,
contour en pointillé).
Cl os claviculaire (dans la fig. 10,
contour en pointillé).
Clt claiistrum.
CMk cartilage de Mec.kel.
ConsZ F constricteur du quatrième arc
branchial (dans la fig. 7, il
est caché par l'épibranchial
IV ; dans la fig. 8, sa partie
latérale est coupée horizon-
talement).
Cph constricteur pharyngien (dans
la fig. 8, sa partie latérale
est coupée horizontalement
comme les arcs branchiaux).
cpv composant postérieur du nerf
vague.
ct tendon de la partie latérale du
muscle adducteur mandibu-
laire profond.
d rameau du nerf maxillaire in-
férieur destiné au barbillon
mandibulaire postérieur.
De nuiscle droit externe de l'œil.
Di muscle tlroit interne de l'œil.
Doa dilatateur operculaire, partie
antérieure.
Dop dilatateur operculaire, partie
postérieure.
Dot tendon du Do.
Ds muscle droit supérieur de l'œil.
Dt os dental.
6 rameau peaucier du nerf ma-
xillaire inférieur.
Ebrl-IVépibranchiaux des quatre arcs.
Ec partie supérieure de l'élévateur
claviculaire.
Ehy épihyal.
Eib extenseur inférieur du bar-
billon maxillaire.
Eibo origine de Eib.
Elbi-i élévateurs branch. des quatre
arcs (dans la fig. 7, on voit
les parties supérieures des
quatre muscles, mais déta-
chées des os du crâne sur
lesquels elles naissent ; dans
la fig. 8, on ne voit que la
partie postérieure et infé-
rieure des deux muscles pos-
térieurs).
Eo élévateur operculaire.
Ep élévateur palatin.
Esb extenseur supérieur du bar-
billon maxillaire.
Esbo origine de Esb.
Eth os ethmoïde.
fAnn fascia de l'adducteur mandibu-
laire superficiel prolongé en
avant.
Fp frontal principal.
Gh muscle génio-hyoïdien.
gp nerf glosso-pharyngien.
Hbrl-III hypobranchiaux des trois pre-
miers arcs.
hyo-hyoïdien inférieur (le poin-
tillé rouge limite la partie
recouverte par le muscle
génio-hyoïdien).
tendon de Hhi.
partie de Hhit s'insérant sur le
hypohyal de l'autre côté.
byo hyoïdien supérieur.
origine de Hhs à la face interne
de l'appareil operculaire.
Hhi
Hhit
Hhit 1
Hhs
HhSn
Hliy liypoliyal (dans la li;;. U, coii-
loiu' en poinlillé).
Hin os liyoïuaiuliliulaire.
Iiiiul Ironc hyoïdeu- niaiidibiilaire
(facial),
hy brandie liyoïdieiine du linid
(dans la lig. 9, son parcours
dorsal est en pointillé).
//// muscle intenuandibulaire.
lop interopercule.
L liyanient entre l'articulaire et
le bord île la mâchoire supé-
rieure.
LIop ligament reliant l'iuteropercule
à la réijiou angulaire de
rarticulaire.
LM\ ligament reliant l'os maxillaire
au prémaxillaire et à l'eth-
moïde .
LUhy ligament reliant l'uro-hyal à
l'bypohyal.
md branche mandibulaire du tronc
hyoïdeo-mandibulaire(hmd).
mde branche externe de md (dans
la fig. 9, le pointillé indique
le trajet sur la face supé-
rieure de l'arcade palatine).
mdi branche interne de md (dans
la fig. 9, son passage sous
le cartilage de Meckel est
indiqué en pointillé).
Mdl muscle dorso-latéral (prolonge-
ment céphalique) .
me branche mandibulaire externe
du nerf maxillaire inférieur.
mi branche mandibulaire interne
du nerf maxillaire inférieur
(dans la fig. 9, le pointillé
indique le passage contre la
face interne de l'os dental).
Mphi muscle reliant les extrémités
postérieures du cérato-bran-
chial IV et de l'os pharyn-
gien inférieur.
Mpt métaptérygoïde.
Mvl partie antérieure du muscle
ventro-latéral (s'insère sur la
fHce postérieure de la clavi-
cule).
Mx os maxillaire rudimentaire.
mxi nerf maxillaire inférieur.
mxs nerf maxillaire supérieur.
N cavité logeant la cniiule nnsale.
Nas os nasal.
nbpiV
Odi
Oda
Od„
Oi
Oio
Op
opr
Ors
Os
Pah
Paht
Pbrl+II
Phrl-lV
Pcei
Pceo
Pci
Pcii
Pciu
Phi
phi
Pht
Pop
Pph
I Prf
Psf
Qd
nerf branchial postérieur du
quatrième arc (dépend de
phi).
(»blique dorsal inséré sur le
premier arc branchial.
obliques dorsaux, partie anté-
rieure.
obliques dorsaux, partie posté-
rieure.
muscle oblique inférieur de
Tœil.
orifice interne du canal de
l'optique dans l'alisphénoïde.
opercule.
branche ophtalmique profonde.
orbito-spliénoïde.
muscle oblique supérieur de
l'œil.
muscle pharyngo-arcuo-hyoï-
dien.
tendon du Pah.
extrémités médiates des pha-
ryngo-branchiaux I et II
soudées en une pièce com-
mune,
pharyngo-branch. des quatre
arcs.
partie médiale de l'insertion
du pharyngo-claviculaire ex-
terne (Pce).
origine du Pce.
pharyngo-claviculaire interne.
partie postérieure de l'insertion
du Pci.
origine du Pci.
os pharyngien inférieur (dans
la fig. 8, coupé horizontale-
ment près de son extrémité
supérieure ; dans la fig. 10,
il est en grande partie re-
couvert par des muscles).
branche pharyngienne infé- .
rieure du vague.
muscle pharyngien transverse.
préopercule.
plaque pharyngienne (supposée
transparente).
préfroifctal .
post-frontal.
os carré.
rameau alvéolaire dépendant
de la branche externe (me)
du maxillaire inférieur.
ra^ rameau alvéolaire tlé|HMi(lant
de la l)raiiclie interne (mi)
ilu maxillaire inférieur.
rani rameau adducteur mandibu-
laire.
Rbi-15 rayons branchiostègos.
Bba rétracteur brancliial antérieur
(sa partie postérieure qui
s'attache en arrière sur l'ex.-
occipital est représentée en
pointillé, afin de rendre
visible ce qui est situé au-
dessous).
rbg rameau branchial du nerf
glosso- pharyngien se pro-
longeant dans le pharyngo-
arcuo-hyoïdien.
Rbm rétracteur du barbillon maxil-
laire .
Bbp rétracteur branchial postérieur
(son extrémité postérieure
a été simplement détachée
de l'exoccipital sur lequel
elle prend naissance.
rhv rameaux branchiaux du vague
se prolongeant dans le pha-
ryngo-arcuo-hyoïdien.
reib rameau du tronc hyoïdeo-man-
dibulaire destiné à l'exten-
seur inférieur du barbillon.
resb rameau du tronc hyoïdeo-man
dibulaire destiné à l'exten-
seur supérieur du barbillon.
rhpg rameau hypoglosse (dépend du
nerf occipital et du premier
nerf spinal).
ri partie du rameau inférieur de
la branche ophtalmique su-
perficielle.
rim rameau du nerf maxillaire in-
férieur allant au muscle in-
termandibulaire.
rof rameau operculaire du tronc
liyoïdeo-mandibul. (facial).
rov rameau operculain' du nerf
vague.
rrb rameau du tronc maxillaire
destiné au rétracteur du bar-
billon.
rrod rameaux des troncs branchiaux
destinés aux obliques dor-
saux.
rros rameaux frontaux de la branche
ophtalmique superficielle.
rrp rameaux peauciers dépendant
des branches opbtalmiques
et du nerf maxillaire infé-
rieur.
rs partie du rameau supérieur
de la hranche ophtalmi(iue
superficielle.
rtd rameau du deuxième tronc
branchial destiné au trans-
verse dorsal.
Se supra-claviculaire.
sp partie du nerf sphéno-palatin .
Sq os squameux).
Sth muscle sterno-hyoïdien.
Stho origine du Sth sur la face su-
périeure de la clavicule (Cl).
Td transverse dorsal moitié dr.).
tri nerf trochléaire.
Tv transverse ventral.
Uhy uro hyal (moitié gauche).
X osselet tubuliforme entre le
squameux et l'opercule.
y paroi membraneuse de la ca-
vité branchiale.
1 orifice par lequel le tronc hyoïdeo-mandibulaire [)arvient à la face externe
de l'os hyomandibulaire.
2 orifice livrant passage à la branche mandibulaire interne du tronc hyoïdeo-
mandibulaire (fig. 5, mdi).
3 orifice livrant passiage au nerf hyoïdien (fig. o, hy).
/frr. Sittsse de /.ool ■ To. IK>S.
Hbr 1 ni
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Pal,
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^ Od,
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■^ mb.
P(C,
F.lh^
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-l'pl,
iofLnatlur M. Juge.
liA. Wirr^.-t Ht' ■
M . J II q t^ . Si
,1
EXPLIC.ATKW DE LA PLANCHE 1
Fig. l Ecliinocarâinm mediterraneum. Face dorsale. Graiuleur naturelle.
Fig. 2 » » Face postérieure. »
Fig. 3 » » Face ventrale.
Fig. 4 » » Face latérale. »
Fig. 5 jEc/'. /7rt«e.sce».s de petite taille. Face dorsale. »
Fig. 6 » » de grosseur moyenne. Face dorsale. »
Fig. 7 ' » de grande taille. Face latérale. »
Fig. 8 » • » Face ventrale. »
Fig. 9 » « " Face postérieure. »
Fig. 10 ■> » » Face dorsale. »
Fig. M » » de petite taille. Face latérale. »
Fig. 12 Pédicellaire gemniiforme ù'iJch. flavescens. G = 115.
Fig. 13 Pédicellaire tridactyle d'i^ch. flavescens. G = o5.
Fig. 14 Pédicellaire geniinifornie d'Ech. mediterraveuiii. G = 75.
Fiii. lo Echinocardiiini pennntifidum. Face dorsale. Grandeur naturelle.
Rcv. Suisse de Zool. T.6. 1898.
PL '1-.
util.. WtTv.eri WùtUr, Fran
R . Koe h 1 e r . ' ^] c 1 1 i n o c a rd i u m .
TAFEL 5
FKtUHE.XEKKLAUIXG.
F\g. 1 l^ii/i/(lesiinis hi'Iri'licns. Copuhttiuiist'uss.
» 2 — 4r/ » )) Enden der (lopulîitionsfiisse.
» o 1) snhinleijcv, vai' //^/m//^'r/?. linker Copulationsfiiss
von innen geselien.
» 6 » truiiculu.s , reelUer Copulationsfuss von innen
gesehen.
» 7 II. 7^/ Atidclosnmii niontivaqiim, \ai\ silratlcnin. Vorderes Copu-
lationsfusspaai',Aussenteile,P^ig.7
von innen, Fig. 7 a von aussen
gesehen.
» 8 )) » var. sihaticti.ni, vorderes Paar
der Copulationsfiisse, Innenteil.
» 9 » » Hinteres Paar der Copnlations-
fiisse, von vorn.
)) 10 Airaclosonia iiiiiiliinnii Vcntralplatte des iiintern llinges des
6. Segmentes.
» Il » » Erstes Paar der Co|iiilalionstusse von
vorn gesehen.
» 12 » » Zwcites Paar der Copulationsfiisse
von vorn.
» i;] u. i:}'^' Crdspei/osona flavescrris, var. kolveiicuiii. Hinteres Paar der
Copulationsfiisse.
» 14 CAo*v/f'/f/»a ;;^////^/»///. EineChitinlamelledesletztenTarsalia.
» 15 » » Erstes Paar der Copulationsfiisse von
hinten.
» 16 » » Zvveites Paar der Copulationsfiisse von
vorn.
» 17 » » Drittes Paar der Copulationsfiisse von
liinten.
» 18 » » VIertes Paar der Copulationsfiisse von
vorn.
hW. Xias.^e di' Zoel 76. /S.i/S/.
/y..:
F^/7
H RctfienZ'ûAUr. dei
/mp Jul£sR^~ 0en^9
H.Rothenbûhler. Myriapoda.
Fi-
19
.-
i20
))
21
»
22
.)
23
»
24
»
25
»
26
»
27
))
29
))
30
»
31
»
32
»
33
1)
U
»
35
TAFEL 6.
FIGUREiNERKLÀRUiNG.
Cliord. pdllidion var. fiilr/on. Ersles C()|)iilatii)nsrusspaar.
» » " » Zweites »
» » nioiistrositas. Krstes »
» » » Zweites »
» » )) Drittes »
» ') » Viei'tes »
lHiuiiuhis flinhrialïis.. HtilFte des ersten Beinpaares dei-
Mannehen.
» » Copulationsfiisse, vorderes Paar.
» » » liinteres »
28 Juins, londinnisis. Halfte der Copulationsfiisse von innen
g-eselien.
A, B, C = Vorder-, Mittel ■• und Hinter-
ijlatt : F =^ Flagelluin ; S = Samenblase ;
T := Chitinstiitzen.
Juins Paiisioinm, subsp. miraciilns. Halfte des ersten Bein-
paares der Mannehen.
» „ » » Copulationsfiisse, linke
Halfte von aussen.
» » » » Copulationsfiisse, reehte
Halfte von innen.
Juins nilidns. subsp. spinifoa. Halfte des ersten Beinpaares
der Mannehen.
» « » » Pénis mit den beiden stum-
pfen Spitzen.
» » » » Halfte derCopidationsfiisse,
von innen.
» » » » Ende eines Hinterblattes.
starker verffnissert.
Rer. Suisse de Zoûl T6 /SM.
H 6.
H.Rothenbùhler. Myriapoda.
TAFEL 7.
FIGURENERKLÀRUNG.
Fig:. 36 Jîdus gracilis. Halfte der Copulationsnisse von innen.
» 37 Juins namis. Halfte des ersten Beinpaares der Mannchen
» 38 » » Halfte der Gopulationsfiisse von innen.
» 39 Juins Bi')il,it)ii. Obérer Teil eines hintern Klanimerliiattes.
pr. Ausfiihrungsgang- der Prostatadriise.
Rer. .Vimse de Zool T. û. /S^.9.
PI 7.
ff. SotAenii/Àler, M
frrtp Jules Rev. Gertâ^
H. Rothenbùhler. Myriapoda.
TAFEL 8.
FIGUUKNKRKLAHUXG.
Fig". 1. Apkoruraminor n. s\). Verteiliiiii;- der Pseudocellen.
Fiiss.
Mandibel.
Ocellen und Postantennalorgan.
Postantennalorgan starker vergrossert.
Fuss.
Mucro.
Antennalorgan, isoliei't.
Ende von Ant. IV mit dem Antennaloroan.
Ansiclit des Kopfes von unten.
Fuss.
Springgabel mit Mucro.
Mucro von oben.
Mucro von der Seite.
Ant. IV mit Antennalorgan.
Kopf von oben.
Ocellen und Postantennalorgan.
» n »
Fuss.
Dens mit Mucro.
Fuss.
Augentleck mit der Grul)e fiir das Postan-
tennalorgan.
23. » » Postantennalorgan mit den zvvei vordersten
Ocellen .
24. » » Kôrpergestalt von oben.
25. Isoloma lanuginosan.sp. Mucro.
26. » » Fuss.
27. » » Springgabel von der Seite.
28. » » Kopf mit den Antennen von oben.
29. » » Ocellen und Postantennalorgan.
30. » saltans. Fuss (nach Schoït).
31. » » Mucro (nach Schott).
32. » » Springgabel (nach Schott).
33. » Theobaldi n. sp. Ocellen und Postantennalorgan.
34. » » Behaarung des Riickens.
35. » » Fuss.
36. » » Mucro.
37. fsotoma alticola n. s|). Krallen.
38. » » Mucro.
39. » » Kopf mit den Antennen von oben.
40. » elegansn. sp. Fuss.
41. » » Mucro.
42. » liiibia, Fuss.
2.
n
n
3.
n
»
4.
A(
:hori(l('s
S ifi Hiatus
5.
))
))
6.
»
))
7.
»
))
8.
»
viaticus.
9.
„
»
10.
»
Schupplii.
11.
))
))
12.
»
»
13.
).
))
14.
))
»
15.
»
»
16.
»
»
17.
))
»
18.
»
Schott i.
19.
))
»
20.
SchuteUn ,
rltàtica n.
21.
))
))
22.
»
»
:t Smae de ZopI T 6 IS.9S^
J'IJ
ïrrfi JiiUiSqtC'. C
J. Cari. Collembo]<
I
Fii
4;{.
44.
45.
46.
47.
48.
49.
50.
51.
5:i.
54.
55.
5(i.
57.
58.
59.
60.
'31.
62.
63.
64.
TAFEL 9.
FIGUi\h:NEUKLÀaUNG.
Isutoma fimctaria. Mucro.
» » Antenno 1 iind Postantennalorfii'an.
» parado.id n. sp. Orelleii und Postantennalorji-an.
» » Muci'o.
» » Fuss.
» » Antenne, redits Mass fiir die Lange des
Kopfes.
Orclicsi'lla fuf'f'strns var. pal/iihi. (ianz belle Forni.
» » » » yewohnliehe Forni.
» )) » 0 Forni mit grosseren Fleekeii an
den Segmenten.
» » fiiniin jiriiicijKilis. Kngadiner Exemplar.
Entoiiiohrijd orchi'.sfl/oidi's. Von oben, Bebaariing weggelassen.
» » Ocellen.
» » Antenne I und II.
I Th. I = erstes Thoracalsegnient
11,1 .r j , ., ' m. = Manubiium.
)) ittikliHla. \()ndel•^elte •. d. = Dens der Springgabel (Fmca).
f me. = Mucro.
» » Mucro.
» » Fuss.
» » Ocellen.
■( ^' Sira corticalis n. sp. Scbupi^en.
Sira corticalis. Mucro.
- » ganzes Tier von oben.
» » Ocellen.
» » bewimpertes Keulenbaar von Tb. III.
65. \ b. Sira eloncjata. Verschiedene Formen von Scbujipen.
( c.
66. Lepidocyrtus cijaneiis. Antenne.
67. » » Mucro.
68. Sminthurns aureus. Springgabel.
69. » » Fuss.
Rer Suuse de Zool T S. iiSSS
Pl.ff.
//y JuUs^'iO'XtneK
cJ.Carl. Collembola.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 10.
Fig:. 1. Canthocamptils nnisetifier nuv. spec. Patte de la cinquième paire.
Gross. X 700.
» 2. » » ') Opercule anal. Gross. x 700.
» 3. )) » » Membre de la furca. Côté dor-
sal. Gross X 700.
gr. s. ext. = grande soie externe,
g-r. s. int. = grande soie interne.
C. ext. =: côté externe.
S. d. = soie dorsale.
C. int. = côté interne.
Fig. 4. Ci/clops ajfmis Sars. exempl. 9 ''^ Huningue.
t. = tube digestif,
s. a. ^ segment antépénultième de l'abdomen,
s. p. ^= segment pénultième de l'abdomen,
tels. =: telson on dernier segment de l'abdomen,
op. = opercule anal (moitié supra-anale du telson).
r. = rétracteur de l'anus,
c. = rangée de cils anales,
a. = anus,
br. ^ branche de la furca ou extrémité du segment pénultième
de l'abdomen,
s. 8 ^ soie 8 du rapport de Hiciiaud.
s. 85 := soie 85 du » » »
V. =: vide laissé par la soie 35.
s. 12 = soie 12.
R€F. Suisse de Zool. r. e. /S.9fi.
PL iO.
(?raeier del
ImflJulesReiféCi'i
A.Graetep. Happacticides
TAFEL 11.
FIGURENERKLÀRUNG.
Die Abl)ildur)gen beziehen sich aile auf Ihio batavns Lam. ; samtliche
in natiirlicher Grosse.
Fig. l.Fundort: Gersanerbecken (Bettlerbacir). Grossies Exemplar von
diesem Fundorte. Lange 50 mm. (7 .lahresringe.)
» 2. Gleicher Fundort. Lange 49 mm. 12 Jabresringe.
» 3. i> » » 35 mm. 12 »
» 4. Fundort: Weggiserbecken, linkes Ufer. Grossies Exemplar dièses
Fundortes. Lange 07 mm.
» 5. Gleiclier Fundort. Lange: 61 mm. Breite : 28 mm.
)) 6. » » » 54 » i> 31 )'
» 7. » » Exemplar mil abnormem Hinterleil.
» 8. Fundort : Gersauerbecken (Beltlerbach). Mit abnormem Hinterteil.
» 9. » Horwerbucbt, nordl. Ufer. Liinge 60 mm. Breite 35 mm.
» 10. » ibidem » 58 » » 31 »
1) 11. » » » 64 » » 33 »
mit concavem Unterrande und hinabgezogenem Hinterteil.
» 12. Fundort: Meggenhorn. Lange 51 mm. Breite 31 mm.
» 13. 1) i> » 51 » i> 27 I)
Rev. Suisse de Zool. T 6. 1899.
PI. 11.
G. Surbeck, phot
G-. Surbeclv. Mollusken.
TAFEL 12
FIGUREiNERKLÀRUNG.
Fig. l. Unio picforuin var. proi'chus Bour»'. nat. Gr. Fundort : Luzerner-
becken.
» 2. Unio pictorumwar. proi'chus Bourg, nat. Gr. Fundort: beiStansstad.
» 3. » » » » » » » aus dem Zugersee, er-
halten von Herrn Prof. P. Godet.
» 4. Anodonta mutabilis var. lacnstrina Gless. nat. Gr. Fundort : Meggen-
horn .
» 5. Anodonta mutabilis var. /acw^'/r/ua Cless. nat. Gr. Fundort : ibidem.
Die folgenden Nr. sind sâmtlich Âbbildungen von Pisidium Clessini n.
sp. (Microphotograpliien, ausgenommen Fig. (5).
» 6 Schalenschloss. (Herr cand. phil. 0. Huber del.)
» 7. Typus der Art. Fundort : Hergiswilerbecken. 80 m. Tiefe.
)' 8 Fundort: Alpnachersee, 13 m. Tiefe. Etwas variierend.
» 9. >■> Weggiserbecken, 50 m. Tiefe. Variationsforni. Etwas
abnormer Hinterteil.
» 10. Fundort: Kiissnacherbecken, 50 m. Tiefe. Abnormer Unterrand.
» H. » Urnerbecken, 95 m. Tiefe.
» 12. » Gersauerbecken, 60 m. Tiefe. Stark abnormer Hinterteil.
» 13. » Urnerbecken, 160 m. Tiefe.
» 14. » » 35 m. Tiefe.
» 15. » Alpnachersee, 15 m. Tiefe. Abnormer Unterrand.
Rev. Suisse de Zool. T. 6.
PI. 12.
m ^
^
10
12
m
14
15
G. Surbeck, phot. Fit>. 6, 0. Huber, 'tel
Gr. Surbeck. Moliusken.
EXPLICATION DE LA PLANCHE 13.
Explication des lettres.
A.
B.
B. g.
B. d.
B. l. g.
B. L d.
B. S.
C. B.
C. S.
C. V. C.
Ec.
En.
E. d.
F. V.
El.
L. S.
M. o.
M. o. g.
M. o. d.
anus.
M. o. i
. =
membrane ondulante interne
boucho.
Ma.
=;
macronueleus.
bord gauche.
Mi.
=^
micronucleus.
bord droit.
M.
=
membranelles.
bord latéral ffauche.
bord latéral droit.
1>.
=:
péristome.
P. e.
=
pore excréteur. •
bande striée.
Ph.
=
pharynx.
cils buccaux.
R. c.
^
raie ciliée.
couronne supplément
aire
S. T.
r=
soie tactile.
canal de la vésicule contr
ictile.
Tr.
=
trichocyste.
ectoplasme.
Tri.
=
trichite.
endoplasme.
V. C.
^
vacuole contractile.
face dorsale.
V. A.
^
vacuole alimentaire.
face ventrale.
V.
=:
vacuole.
flagellum.
V. S.
r=
vacuole secondaire.
ligne spiralée.
V. M.
=;
vésicule de MuUer.
membrane ondulante
Z. A.
r=
zone adorale.
membrane ondulante
gauche.
Z.
^
Zoochlorelle.
membrane ondulante
droite.
Fig. 1. Monomastix ciliatus n. g.n. fi\). Vu de côté. Grossi 1000 fois.
» 2. Urotricha globosa Schevv. Vu de côté. Grossi 2000 fois.
') 3. Lacrymaria coronata CL et L. var. aqua-didcix n. var. Vu de
côté. Grossi 400 fois.
» 4. Askenasia elegans Bloclim. Vu de côté. Giossi 700 fois.
» o. Amphileptus carchesii 'èi. Vu de côté. Grossi 520 fois.
» 6. Lionotus vesiculosas Stokes. Vu du côté g-auche. Grossi 140 fois.
» 7. Loxodes rostrum 0. F. M. Face ventrale. Bords latéraux en partie
étalés. Grossi 200 fois.
» 8. Le même. Partie antérieure. Face ventrale. Grossi 700 fois.
» 9. Le inèine. Partie antérieure. Face dorsale. Grossi environ 260 fois.
10. Chilodnn dentatus Fouquet. Face ventrale. Grossi 1250 fois.
" 11. Trochilia palustris St. Face ventrale. Grossi 1600 fois.
» 12. Dijsteropsis minuta n. g. n. sp. Face ventrale. Grossi 1900 fois.
» 13. Trichospira de.r.trorsa n. g. n. sp. Vu du côté droit. Grossi 800 fois.
» 14. Plagiocampa mutabile Schew. Vu de côté. Grossi 1000 fois.
0 15. Leucophrydium putriniim n. g. n. sp. Vu de côté. Grossi environ
500 fois.
" 16. Frontonia leucas Ehrhg. Aiipareil buccal. Grossi env. 930 fois.
17. Ophrijoglena flamcans Elirbg. Face ventrale. Grossi 380 fois.
» 18. Epalxis mirabilis n.g. n. sp. Face ventrale. Grossi env. 1800 fois.
» 19. Paranipcium piitrinum CL et L. Côté droit. Grossi 400 fois.
» 20. Plaf/inpi/la nasiita St. Face dorsale. Grossi environ 550 fois.
Re,'. Suisse de Zool. T. 6. 1899.
PI. 13.
ovu^ ad. -i-ai, d^\
• I.K<nix. '^it Pii.soii'e^s
/
EXPLICATION DE LA PLANCHE 14,
Explication des lettres.
M. o. i. — membrane ondulante interne.
Ma. =:= macronucleus.
Mi. =: micronicleus.
M. =^ membranalle.
p. z= péristome.
p. e. = pore excréteur.
Ph. = pharynx.
R. c. = raiée ciliée.
S. T. =; soie tactile.
Tr. = trichocyste.
Tri. = trichite.
y, c. = vacuole contractile.
y. A. = vacuole alimentaire.
Y. = vacuole.
V. S. = vacuole secondaire.
V. M. — vésicule de MuUer.
Z. A. = zone adorale,
Z. = Zoochlorelle.
A. = anus.
B. = bouche.
B. g. = bord çauche.
B. d. = bord droit.
B. l. g- = bord latéral gauche.
B. l. d. = bord latéral droit.
B. .S. =^ bande striée.
C. B. = cils buccaux.
C. .9. := couronne supplémentaire.
C. V. C. = canal de la vésicule contractile.
Ec. = ectoplasme.
En. = endoplasme.
F. d. = face dorsale.
p. i'. = face ventrale.
^■7. = flagellum.
L. S. = ligne spix-alée.
M. 0. = membrane ondulante.
M.o. g. = membrane ondulante gauche.
M. o. d. = membrane ondulante droite.
Fig. 1. Cristigera fleuronemoUes n. g. n. sp. Vu de côté. Grossi 860 fois.
2. Blepharisma lateritia (Ehrbg.) var. minima n. var. Côté droit.
Grossi 960 fois.
3. Thijlakidium truncatum Scliew. Face ventrale. Grossi 600 fois.
)) 4. Stentor polymorpkus Ehrbg. Partie antérieure. Grossi 90 fois.
» 3. Strombidium viride. Stein.
a) Face ventrale. Grossi environ 700 fois.
B = Macronucleus. M = Micronucleus.
b) Trichocyste isolé. Grossie 2000 fois env.
6. Dipleurosti/la amminata n. g. n . sp. Face ventrale. Grossi 800 fois.
7. Balladina elongata n. sp. Face ventrale. Grossi 1200 fois.
8. Scyphidiaamoebea Grenfell. Etalé. Grossi 800 fois.
,) 9. Le même. Rétracté. Grossi env. 600 fois.
« 10. Carchesium aselll Englm. Colonie. Grossi 400 fois.
» H. Le même. Individu isolé. Grossi 8o0 fois.
12. Le même. Tige. Grossi 1400 fois.
.. 13. Epystilis nympharum Englm. Partie d'une colonie. Grossi 300
fois.
>, 14. Opercularia coarctata (Cl. et L.). Colonie. Grossi 400 fois.
» 15. Le même. Individu isolé. Grossi 1300 fois env.
,, 16. Opercularia glomerata n. sp. Colonie. Grossi 60 fois.
)) 17. Le même. Individu isolé. Grossi 190 fois.
,. 18. Ophrydiim versatile (0. F. M.), var. amulis. n. var. Individu
isolé, étalé. Grossi 350 fois.
.. 19. Le même. Individu isolé, à demi-contracté. Grossi 350 fois.
» 20. Le même Individu isolé, contracté. Grossi 350 fois.
» 21. Le même. Extrémité postérieure. Grossi 1400 fois.
» 22. Le même. Fragment de colonie. Grossi env. 100 fois.
» 23. Le même. Kyste. Grossi 430 fois.
Rri^Saisse de Zool. X 6. 1S9.9.
PL. Ti.
j.r^oux.
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HEVIE SUSSE DE ZOOLOGIE
■ DE LA
SOCIÉTÉ ZOOLOGIQUE SUISSE
ET DU
illUSÉE D'HISTOIRE NATURELLE DE GE^È\E
PUBLIÉES SOUS LA DIRECTION DE . .
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Maurice BEDOT
niKKCTF. Uli I>U MUSÉI-: D 'il I s T OIRK N A T L' R T. I. 1. lî
PROFr.SSEUR EXTRAORDINAIRE A l'uMVERSITÉ
AVEC LA COLLABORATION DE
MM. les Professeurs E. Béraneck (Neuchâtel), H. Bi.anc (Lausanne),
A. Lang (Zurich), Th. Studer (Berne), E. Yung (Genève)
et F. ZscHOKKE (Bâle)
ET DE
MM. V. Fatio, p. de Loriol, A. Pictet et H. dk Saussure
Mciubri's d(i la Commission du Musée d'Histoire naturelle de Genève.
TOME 6
A V e c I 4 p 1 a n c h e s .
GENÈVE
IMPRIMERIE W. KL'XDIG & FILS, RUE DU VIEUX-COLLÈGE, 4.
1899
CONDITIONS DE PUBLICATION ET DE SOUSCRIPTION
La Bévue Suisse de Zoologie paraît par fascicules sans nombre
déterminé et sans date fixe, mais formant autant que possible un
volume par année.
Les auteurs reçoivent gratuitement 50 tirages à part de leurs
travaux. Lorsqu'ils en demandent un plus grand nombre, ils leur
sont livrés au prix de revient, à la condition, cependant, de ne pas
être mis en vente.
Le prix de souscription est fixé à 40 fr. par volume, pour la
Suisse, et à 43 fr, pour les autres pays de l'union postale.
Les demandes d'abonnement doivent être adressées à la rédac-
tion de la Bévue, Musée d'Histoire naturelle, Genève.
La Revue Suisse de Zoologie est en dépôt che2 MM. Friedlânder, libraires.
Carlstrasse 11, Berlin N. W.
REVUE SUISSE DE ZOOLOGIE
TABLE DES MATIÈRES
Tome 1. 189».
M. Bedot. Camille Pictet. Note nécrologique. — C. Pictet. Hydraires de la baie
d'Amboine. avec 3 pi. — E. Eéraneck. Embryogénie et histologie de l'œil des
Alciopides, avec 1 pi. — A. Locard. Les Dreissensia du système européen, avec
3 pi. — C. Emerv. Forniicides de l'Archipel Malais, avec 1 pi. — M. Bedot.
Révision de la Famille des Forskalidee. — E. Béraneck. Embryogénie de la
glande pinéale des Amphibiens, avec 3 pi. — H. de Saussure. Revision de la
tribu des Hétérogamiens. — E. Simon. Arachnides de l'Archipel Malais. —
G. DU Plessis. Organisation et genre de vie de VEima laeustris. Nénierticn des
environs de Genève, avec 1 pi. — P. de Loriol. Echinodermes de la baie d'Amboine,
avec 3 pi. — E. André. Anatomie et j)hysiologie des Ancylus laeustris et flucia-
tilis, avec 1 pi. — E. Béraneck. Organe auditif des Alcioi)ides, avec 1 pi.
Tome Sî. 1894.
M. Bedot. Hermann Fol, sa vie et ses travaux, avec 1 portrait. — L. Joubin.
Céphalopodes d'Amboine, avec 4 pi. — A. Locard. Les Bythinia du système
européen, avec 2 pi. — L. Zehntner. Crustacés de l'Archipel Malais, avec 3 pi.
— O. Fuhrmann. Die Turbellarien der Umgebung von Basel., avec 2 pi. —
E. André. Recherches sur la glande pédieuse des Pulmonés, avec 2 pi. —
F. ZscHOKKE. Die Tierwelt der Juraseen, avec 1 pi. — E. Béraneck. Quelques
stades larvaires d'un Chétoptère, avec 1 pi. — H. de Saussure et L. Zehntner.
Notice morphologique sur les Gryllotalpiens, avec 2 pi. — M. Jaqxjet. Recherches
sur la vessie natatoire des Loches d'Europe, avec 1 pi. — K. Kampmann. Ueber
das Vorkommen von Klappenapparaten in den Excretionsorganen der Trematoden,
avec 2 pi. — M. Bedot. Note sur une larve de Vélelle, avec 1 pi. — P. de Loriol.
Notes pour servir à l'étude des Echinodermes, avec 3 pi.
Tome 3. 1895-96.
H. DE Saussure et L. Zehntner. Revision de la tribu des Perisphaeriens, avec
1 pi. — A.BiENZ. Bermatemys Mavii, Eine osteologiscbe Sudie mit Beitràgen
zur Kenntnis vom Baue der Schildkrôten, avec 2 pi. — ■ E. Béraneck. Les
Chétognathes de la Baie d'Amboine, avec 1 pi. — Th. Stingelin. Die Cladoceren
der Umgebung von Basel, avec 4 pi. — R. Kœhler. Echinodermes de la Baie
d'Amboine (Holothuries et Crinoides). — J. Keller. Turbellarien der Umge-
bung von Zurich. — H. de Saussure. Revision de la tribu des Panesthiens et
de celle des Epilampriens. avec 1 pi. — P. de Loriol. Supplément aux Echino-
dermes de la Baie d'Amboine, avec 2 pi. — M. Bedot. Les Siphonophores de la
Baie d'Amboine et Revision des Agahnidse^ avec 1 pi. — F. Kcenike. Neue
Sperchon Arten aus der Schweiz, avec 1 pi. — E. André. Le pigment méianique
des Limnées. — 0. Fuhrmann. Beitrag zur Kenntnis der Vogeltfenien, avec
1 pi. — L. Joubin. Note complémentaire sur un Céphalopode d'Amboine. —
J. Barrois, Développement des Chelifer, avec 3 pi. — K. Bretscher. Die Oligo-
chseten von Ziirich. — M. Bedot. Note sur les cellules urticantes, avec 1 pi.
Tome 4. f 8»« «7.
E. DE RiBAUcouRT. Etudp SUT lu faillie lombficiik' do la Suisse, avec 3 pi. —
0. FuitKMANN. Bcitras; ziir Koiintnis der Vogcltienioii, avoc 1 ])1. — P. dk Loriol.
Notes sur (luelqnos Brachiopodcs ciétacés, recueillis par M. Ernest Favre dans
la chaîne centrale du Caucase et dans le néoconiien de la Crimée, avec 2 pi. —
.E. RiGGENHACH. Das Genus Ichthi/utœnia, avec o pi. — H. de Sau.ssure. Note
supplémentaire sur le genre Hemùnerus, avec 1 pi. — E. Yung. Observations
sur le Strungylus ref ortie forum, avec 1 })1. — A. Kaufmann. Die Schweizeri-
schen Cytheriden. avec 4 pi. — R. Bergh. Eolidiens d'Amboirie, avec 1 jiL —
E. André. Mollusques d'Anibc)ine. avec 1 pi. — H. de Saussure. Revision du
genre Tridactylus. — E. Topsenï. Spongiaires de la Baie d'Aniboine. avec 4 pi. —
0. FuHRMANN. Recherches sur la faune des lacs alpins du Tessin.
Tome 5. 189T-98.
L. Hausmann. Ueber Trematoden der Siisswasserfisclie, avec 1 pi. — H. Meyer.
Untersucliungen ûbcr einige Flagellaten, avec 2 pi. — E.-F. Weber. Notes sur
quelques mâles de Rotateurs, avec 1 pi. — E. Simon. Matériaux pour servir à la
Faune arachnologique de la Suisse. — 0. Fuhrmann. Sur un nouveau Ténia
d'Oiseau, avec 1 pi. — G. du Plessis. Turbeïlaires des cantons de Vaud et de
Genève. — P. de Loriol. Notes pour servir à l'étude des Echinodermes, avec
3 pi. — E. André. La fossette trtnngulaire caudale des A rions, avec 1 fig.
— H. DE Saussure. Analecta entomologica. I. Orthopterologica, avec 1 pi. —
H. SuTER. Verzeichnis der MoUusken Ziirichs und Umgebung. — P].-F. Weber.
Faune rotatorienne du bassiu du Léman, avec 16 pi. — H. de Saussure. Ana-
lecta entomologica. L Orthopterologica. Appendice.
Tome 6. 1899.
M. Juge. Recherches sur les nerfs cérébraux et la musculature céj)hnliqne de Si-
lurns glanis, avec 3 pi. — R. Kœhler. Sur les Echinoairdium de la Méditer-
ranée et principalement sur les Ech. flavescens et ineâitcrranemn, avec 1 jil. —
W. VoLz. Statistischer Beitrag zur Kenntiiiss des Vorkomniens von Nematoden
in Vôgeln. — H. Rothenbijhler. Ein Beitrag zur Kenntnis der Myriajjodenfauna
der Schweiz, avec 3 pi. — J. Carl. Ùber schweizerische Collembola, avec 2 pi. —
A. Gr.ï:teb. Les Harpacticides du Val Piora, avec 1 pi. ■ — K. Bretsher. Beitrng
zur Kenntnis der Oligochaeten-Fauna der Schweiz. Mit Texttiguren. — E. André.
Anomalie de l'ap])areil génital mâle chez la Sangsue. — G. Surbeck. Die MoUus-
kenfauna des Vierwaldstàttersees, avec 2 pi. — J. Roux. Observations sur quel-
ques Lifusoires ciliés des environs de Genève, avec 2 pi.
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5 WHSE 04834